Entretien exclusif du président de la République Emmanuel Macron à Saint-Pierre-et-Miquelon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:38OuverteRéponse directe
Que retiendrez-vous en priorité de ces deux jours passés sur le territoire ?
- 2:17OuverteRéponse directe
Comment faire concrètement pour que ces projets donnent des emplois aux jeunes et qu'ils puissent revenir et rester sur le territoire ?
- 3:46FerméeRéponse directe
Quand les Saint-Pierrais verront-ils ces changements ?
- 5:09OuverteRéponse directe
Concrètement, est-ce que cela signifie aussi davantage de quota pour les pêcheurs de l'archipel ?
- 7:54OuverteRéponse directe
Vous sentez aujourd'hui que le Canada est prêt à assouplir ?
- 8:36OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut aujourd'hui un dispositif spécifique pour faire baisser les factures des habitants ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:54Chiffre
« L'État n'a jamais autant investi sur le territoire à travers ses fonctionnaires, ce qui est une force. Et on a environ 60 % de l'activité de l'archipel, ce sont les agents de l'État. »
- 0:54Chiffre
« il y avait zéro vol entre Saint-Pierre et Paris. Aujourd'hui, on en a 12 à Miclon »
- 4:26Chiffre
« Lookup qui est aussi une entreprise du spatial français qui va installer ici des structures, qui va investir 20 millions d'euros sur l'archipel et créer des emplois. »
- 5:09Fait
« Jamais un premier ministre canadien en fonction n'était venu à Saint-Pierre et Micolon. »
Temps de parole
- ?100 %
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Monsieur le président, bonjour. Bonjour. Merci de nous accorder cet entretien exclusif. Alors, c'est votre premier déplacement à Saint-Pierre Miclan. Vous avez choisi de rester ici pendant 48 he que retiendrez-vous en priorité de ces de jours passés sur le territoire ? D'abord, je j'ai été très heureux d'être là pendant en effet ces de jours, d'être au côté de nos compatriotes. J'ai appris à découvrir ce territoire que je connaissais par les dossiers, les décisions prises depuis maintenant bientôt 10 ans et je l'ai découvert, aimé. J'ai été très touché par l'accueil qui a m'a été réservé et puis j'ai aussi pu voir tout ce qu'on a collectivement investi ces 10 dernières années.
L'État n'a jamais autant investi sur le territoire à travers ses fonctionnaires, ce qui est une force. Et on a environ 60 % de l'activité de l'archipel, ce sont les agents de l'État. Donc c'est important, mais avec aussi des projets d'investissement, ce qu'on a commencé à faire sur lesqu ce qu'on a fait avec justement la liaison directe, c'est quand j'ai été élu il y a 9 ans, il y avait zéro vol entre Saint-Pierre et Paris. Aujourd'hui, on en a 12 à Miclon et le déplacement du village qu'on a commencé depuis 2023 et j'ai annoncé la deuxième phase avec des nouveaux investissements comme j'ai annoncé la deuxième phase sur le quai du commerce.
Et donc au fond, c'est de dire la fierté d'avoir ce morceau de France ici en Amérique du Nord de dire combien il est important stratégiquement et vous l'avez vu avec la visite du premier ministre canadien et combien je suis fier de ce qu'on a collectivement fait ces dernières années tous ensemble. Maintenant on doit se projeter vers l'avenir et c'est aussi ce nouveau chapitre que j'étais venu écrire. Alors justement, monsieur le président, on vous a vu, hein, durant votre séjour, vous étiez beaucoup auprès de la population mais aussi surtout on vous a beaucoup vu auprès des jeunes de l'archipel. Pourtant, vous le savez, Saint-Pierre Miliclan continue de perdre des habitants.
Alors, vous avez annoncé plusieurs leviers de développement économique, mais comment faire concrètement pour que ces projets donnent réellement des emplois à ces jeunes et qu'ils puissent revenir et rester sur le territoire ? Alors, d'abord, il y a des une activité, la pêche. On va créer des emplois. J'étais juste avant de vous retrouver euh justement sur en train de regarder un projet qui est porté par monsieur Cormier et on va l'aider, on va le développer et il y a aujourd'hui toute une ambition qu'on porte. Donc, les travaux qu'on fait sur l'infrastructure pour le port, aussi bien à Saint-Pierre qu'à Miclon.
Il y a ensuite ce qu'on veut faire pour structurer la filière de pêche et donc c'est pour ça que j'avais le comité national des pêches avec moi. J'ai confirmé aussi qu'on va continuer à investir avec le fond pêche qui va permettre d'aider donc le port, structurer la filière pêche, investir dans la recherche pour qu'on sache exactement quelles sont nos ressources. Et donc ça c'est ce qui est très important, l'Arda, l'IFEMER, on va réinvestir, se donner les moyens, relancer le dialogue avec les Canadiens, j'y reviendrai dans un instant et puis derrière aider à renouveler notre flotte et aider des nouveaux projets.
Donc plusieurs de vos pêcheurs en ont et on veut les accompagner et ceux-là vont créer de l'emploi. Donc ça c'est la pêche. Ensuite, c'est la diversification économique et donc le tourisme, l'artisanat, le commerce, mais également les nouveaux axes de développement, tout ce qu'on a autour de la biodiversité et des métiers que ça va engager avec notre stratégie polaire et puis tout ce qu'on veut faire également avec le numérique. J'avais ici trois entreprises à mes côtés, on était à l'instant avec ell qui vont investir sur sur Saint-Pierre et Miclon, qui vont développer un câble. On va faire passer le câble transatlantique par Saint-Pierre. Ça c'est une révolution.
Mais avec l'échéance, monsieur le président, quand les Saint-Pierre révérence ces changements maintenant, ça c'est maintenant, c'est en cours. Et donc les entreprises qui sont là, on a je suis venu pour annoncer le lancement. Les travaux que j'ai annoncé hier, ils commencent là dès la fin d'année. Et donc le câble transatlantique qui passera par Saint-Pierre, c'est entre maintenant et 2030 la finalisation. Derrière, ça permet de faire quoi ?
bah de créer des entreprises, de la donner, d'avoir une vraie souveraineté, pouvoir développer des activités télémédines aussi sur l'archipel et d'aider beaucoup de vos jeunes qui ont des projets dans le numérique qui pourront les consolider, d'avoir aussi des data center et d'être plus souverain. Ensuite, on a Skyopi qui va installer ici des systèmes d'antenne pour améliorer justement notre connaissance de l'espace, c'est de l'investissement et des emplois. Et puis on avait Lookup qui est aussi une entreprise du spatial français qui va installer ici des structures, qui va investir 20 millions d'euros sur l'archipel et créer des emplois.
Tout ça, ça change aussi l'image pour la jeunesse qui est née ici, pour la jeunesse d'ailleurs d'Hexagone ou de la région et leur dire à Saint-Pierre et Miclon, il y a des métiers d'avenir, il y a une qualité de vie et donc venez vous installer. Vous l'avez évoqué hein, la pêche, le Canada. D'ailleurs, vous avez donc rencontré ici le premier ministre canadien Marc Carnet et vous avez acté avec lui un rapprochement notamment dans le secteur de la pêche. Concrètement, est-ce que cela signifie aussi davantage de quota pour les pêcheurs de l'archipel ?
Ça veut dire que ce qu'on doit nous faire, je pense d'abord à ce qu'on ce qui est bon pour nous, on doit aider nos pêcheurs à renouveler leur flotte. Donc, il faut qu'ils puissent créer plus de valeur pour ça, plus de richesse, avoir plus de facilité. Donc ça veut dire une souplesse dans le dialogue. Certains ont commencé à le faire sur le flétant. On veut pouvoir le faire sur d'autres espèces et réussir à enrichir nos pêcheurs pour qu'ils puissent investir et renouveler la flotte.
La deuxième chose, c'est que on veut assouplir les conditions parce que nos pêcheurs aujourd'hui bah ont besoin des ports canadiens parce que c'est là qu' vont faire valoriser qui vendent leur pêche et on a encore beaucoup de contraintes. Donc on veut fluidifier ce dialogue. Et puis la troisième chose, on veut aussi pouvoir transformer chez nous. Et donc ce qu'on veut pouvoir analyser, c'est comment Saint-Pierre et Miclon bah peut avoir un intérêt pour les Canadiens parce qu'en transformant chez nous, il pourrait rentrer plus facilement sur le marché européen.
Puis la dernière chose, c'est qu'on veut évidemment avoir sur le l'extension du plateau continental sur les nouvelles discussions plus de souplesse. Notre conviction, c'est qu'aujourd'hui le rapprochement entre le Canada et l'Europe, parce que il y a le voisin américain qui met plus de pression sur le Canadien par les tarifs parce qu'il y a une communauté de vue et bien le laboratoire de ce rapprochement ça doit être Saint-Pierre et Miclon.
C'est pour ça qu'ici même à cet endroit hier, on tenait notre conférence de presse après avoir passé 2 heures ensemble avec le premier ministre carnet et on a décider de lancer immédiatement ce travail pour aboutir à des solutions très concrètes sur la pêche, sur le sport, sur le transit de nos passagers par le Canada, sur les étudiants, sur l'énergie. Beaucoup de domaines où on peut bâtir ensemble et où Saint-Pierre et Micelon doit être le laboratoire. Mais ce qui m'importe aussi de vous dire en évoquant ça, c'est que ça a été une première historique hier. Jamais un premier ministre canadien en fonction n'était venu à Saint-Pierre et Micolon. Ça doit ouvrir une nouvelle page.
Et moi je sais combien Saint-Pierre et Miclon, l'ensemble des habitants évidemment les pêcheurs ont été marqué par 1992 qui a été vécu comme un abandon par la par la République qui avait pas assez défendu. Vous sentez aujourd'hui que le Canada est prêt à assouplir ? Je sais que le Canada il a un intérêt qui est de réengager avec nous et je sais que nous on a un intérêt qui est d'ouvrir un nouveau chapitre. Et donc je dis il y a eu ce cette phase de l'abandon si dur après 92. On l'a rattrapé les 10 dernières années en investissant comme l'État ne l'a jamais fait à Saint-Pierre et Miclon.
Aujourd'hui, je veux regarder l'avenir et je veux pour la nouvelle génération qu'on se dise Saint-Pierre et Mclelon, on est en train de le réinventer parce qu'on a fait ces 10 ans d'investissement, parce qu'on a un potentiel énorme, la pêche, le numérique, la diversification, notre stratégie polaire, cette région redevient au cœur du monde. On l'a vu avec le Groenland et parce que on va réinventer la relation avec le Canada. Et c'était ça le message d'hier et pas qu'un message, la décision qu'on a prise avec le premier ministre Carnet. Et donc je veux vraiment redonner de la confiance et du goût de l'avenir à tous nos compatriotes ici.
Monsieur le président, la vie chère reste une préoccupation majeure pour l'ensemble des Français. C'est encore plus vrai à Saint-Pierre et Miclan. Euh l'alimentation ici coûte près de 70 fois euh euh plus cher que dans l'hexagone. Alors, est-ce qu'il faut euh aujourd'hui un dispositif spécifique pour faire baisser euh les factures des habitants ? Alors, vous savez sur ce sujet, la stratégie est simple, davantage produire localement, mais on sait qu'il y a des facteurs limitants à Saint-Pierre Micelon, mais favoriser la production locale parce que c'est ça qui est la première des souverainetés et qui permet d'avoir des prix beaucoup plus bas.
La deuxième chose, ça a été aussi la connexion pour avoir des denrées qui viennent de l'hexagone plus facilement. Maintenant, on l'a une fois par mois avec le néoliner. On a changé ce système depuis novembre dernier. Donc les choses sont en train de bouger qui permettent d'apporter du frais, de ramener justement aussi les déchets de Saint-Pierre Amicelon vers l'hexagone. Donc ça c'est ça a commencé à transformer les choses. La troisième, ça fait partie de la discussion avec le Canada.
C'est aussi comment, de manière plus simple, avec des tarifs et des relations douanières qui sont différentes, on aide les habitants à vivre moins cher, c'est-à-dire à moins dépendre de ce qui vient de l'autre bout du monde pour s'approvisionner dans le marché local en ayant des systèmes de détaxe. C'est exactement aussi au cœur de cette discussion. En marge de votre visite, il y a aussi monsieur le président l'attente d'une famille. Euh Céline Lafarg a disparu il y a 21 ans. Euh sa famille d'ailleurs vous a écrit, hein, personnellement et et vous a directement interpellé. Que pouvez-vous faire pour elle ?
J'ai vu hier la la fille et la sœur de madame Lafargue ainsi que l'association qui les qui les accompagne. Mon directeur de cabinet les a reçus longuement. Donc d'abord, je leur ai dit vraiment toute notre affection et notre soutien. Et ensuite, nous avons créé ces dernières années, j'en suis très fier, un parquet spécialisé à Nanterre. et pardon de cet anglicisme sur ce qu'on appelle les col case, hein, c'est-à-dire ces ces affaires qui sont non élucidées. Bah, c'est une chance, c'est une opportunité nouvelle et donc ça ouvre une perspective et on va l'accompagner.
Monsieur le président, vous allez vous envoler hein dans dans quelques instants, direction New York où vous allez d'ailleurs rencontrer ce soir le président américain. Quel message-vous porter à Donald Trump ? Je vais retrouver en effet New York, les Nations- Unies et je verrai tout à l'heure le président Trump où bah je continuerai de défendre l'intérêt de la France et notre agenda, la relation bilatérale pour continuer d'assouplir la relation tarifaire. Essayer de bâtir une solution de paix pour Hormous parce que la réouverture d'Ormous pacifique, la baisse de la tension, c'est la clé pour que le marché du pétrole, du diesel, du jet fuel et du gaz se détendent.
et on en a besoin pour nos économies, pour l'ensemble de nos compatriotes et puis aussi avoir une discussion sur sur l'Ukraine parce que ce qui se passe aujourd'hui entre l'Ukraine et la Russie, la guerre d'agression russe a aussi un impact sur notre énergie mais sur la sécurité des Européens. Les Américains sont revenus vers nous lors du sommet du G7 déviant, ce qui a été une vraie avancée du mois de juin dernier. Je veux pouvoir consolider ça parce qu'après je verrai le président Zelinski et donc continuer à mettre la pression pour que la Russie arrête cette guerre d'agression et que là aussi on puisse avoir une paix durable et négociée et clé.
Donc voilà les principaux sujets que j'évoqué avec que j'évoquerai avec le président Trump tout à l'heure. Merci Emmanuel Macron, monsieur le président d'avoir répondu à nos questions ici à Saint-Pierre Émiliclan et bon retour. Merci beaucoup. Merci pour votre accueil et je vais vous dire combien j'étais fier et heureux d'être ici à vos côtés dans ce morceau de France de ce continent. Vous pouvez être formidablement fier et j'ai été très heureux. Je vous remercie infiniment de l'accueil qui m'a été réservé. Merci beaucoup. Merci.
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