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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 26 octobre 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéTravail & emploiInstitutions & électionsSolidarités & famille

17-Octobre: Linda Kebbab, secrétaire du syndicat de police Un1té, réagit aux propos du président

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteÉludée

    Est-ce que le président de la République a raison de dire "plus jamais de 17 octobre" ?

  • 2:41OuverteRéponse partielle

    L'ordre a été tenu ? Est-ce qu'il est rétabli ?

  • 5:40OuverteRéponse directe

    Ce soutien du président aux forces de l'ordre est-il conséquent et sincère ?

  • 8:58OuverteRéponse directe

    Sur quoi le président fait-il le pari de tenir ses promesses de sécurité ?

  • 10:18OuverteRéponse directe

    Que fait-il de la prime de risque et du gel des salaires des policiers ?

  • 16:28RelanceRéponse directe

    Cette phrase "ça s'est relativement bien passé à part quelques pillages" est-elle acceptable ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:22Fait
    « Il a parlé de tous les samedis. En fait, on est reparti comme en 40 ou plutôt comme en 2018-29 avec le mouvement des gilets jaunes. »
  • 3:15Fait
    « L'ordre a été tenu. Non non, les policiers ont tenu la République, ça ça aurait été beaucoup plus appréciable et entendable. »
  • 4:27Fait
    « On nous demande l'impossible avec pas de moyens, pas de reconnaissance. Et j'ai envie de vous dire presque même un mépris. »
  • 7:43Chiffre
    « Plus de 70 % des policiers sont syndiqués et le taux de participation aux élections professionnelles, c'est 90 % dans la police. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

L'ordre sera tenue et il n'y aura plus jamais de 17 octobre. Bonsoir Linda Kebab. Bonsoir madame. Merci d'être là. Secrétaire national du syndicat de police unité, Hélène Lecomte nous accompagne, notre consultante police justice BFM TV. Est-ce que le président de la République a raison, l'Ind Kebab de dire de manière affirmée et assumée plus jamais de 17 octobre ? Alors euh, visiblement, il semble avoir beaucoup confiance dans les policiers puisque cette affirmation au final, elle ne repose que sur les épaules d'un seul groupe, à savoir les forces de sécurité intérieure. Et donc, quand il dit qu'il n'y aura plus jamais de 17 octobre ou en tout cas qu'il appelle de ses vœux qu'il n'y en est plus, il dit quoi ? Il dit "Je m'en remets entièrement à vous dans un contexte, je rappelle, de crise

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économique et sociale profonde de notre pays qui n'a pas commencé avec les mouvements lycéens. Et encore une fois, il dit au policiers, la main sur le cœur, à quel point il est reconnaissant à leur endroit, tout en ayant quand même depuis quelques années peu, comment dit-on ? D'empathie et de pédagogie lorsqu'il s'agit de dialogue social. Ah, on va en parler, on va en parler de du soutien qu'il a apporté, mais je sens évidemment plus que votre ironie a une forme de colère aussi froide par rapport au manque de soutien que vous estimez du président envers les Bleus comme on dit. Mais on est en train d'acter l'inda kebab de samedi en samedi qu'on aura un dispositif sécuritaire inédit. massif sur le terrain. Est-ce que matériellement, est-ce que techniquement, est-ce que humainement ça

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peut tenir ? En fait, vous avez raison, c'est ce qu'il est en train d'acter. Il l'a dit il y a 17, le 24, il y aura samedi prochain puisque une intersyndicat appelle encore à manifester, il y aura le 5 novembre et il l'a dit, il a parlé de tous les samedis. En fait, on est reparti comme en 40 ou plutôt comme en 2018-29 avec le mouvement des gilets jaunes. Sauf qu'à l'époque, une fois encore, on lui avait dit "Attention, vous avez épuisé les forces." Et là, à nouveau, il y a épuisement des forces. Il y a parfois du désengagement. Euh, on a eu plusieurs dizaines dizaines pardon centaines de CRS la semaine dernière, heureusement avant le samedi, qui euh ont été malades et qui ont dû consulter leur médecin et ça il le sait. Et donc, on ne peut pas indéfiniment presser le

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citron en pensant qu'il va pouvoir donner du jus pendant des mois et des mois sans aucune considération, sans aucune reconnaissance. Mais au-delà de ça, madame Mabrou, moi ce qui m'interpelle, c'est que quand il dit "Je compte sur vous pour les samedis à venir" dans l'absolu, il va les faire tenir comment ces policiers ? On peut pas être sur des plans de rappel à 75 % de taux de présence en permanence. Il l'a dit lui-même que les policiers ont dû revenir sur leur congés, que c'est du temps au moins avec leur famille et cetera, mais enfin la crise sociale, elle frappe aussi les policiers. Et donc du coup, d'un côté, on est conscient des sacrifices qu'ils font et de l'autre côté, on leur dit "Bon bah, tenez bon. Euh par contre derrière euh n'oubliez pas euh dans 6 mois c'est euh la fin de

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mon mandat puisqu'il a parlé lui-même de l'échéance présidentielle. Dans 6 mois, c'est la fin de mon mandat et puis on verra si le suivant vous remerciera pour les fautes que j'ai moi-même commis. En tout cas, moi c'est comme ça que je l'entends et mes collègues également. Hélène, on va euh le compte, on va rappeler dans quelques instants ce dispositif et puis ce qui est demandé simplement encore Linda Kebab pour Emmanuel Macron, l'ordre a été tenu ? Est-ce qu'il a été tenu ? Et est-ce qu'il est rétabli ? C'est différent. Un ordre tenu, est-ce que c'est un ordre totalement rétabli ? c'est je vous cache pas que la phrase m'a interpellé quand il l'a prononcé. Je l'ai entendu en direct et je me suis dit ça m'a beaucoup étonné de la part d'un président de la République qui est en capacité de

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pouvoir formuler des phrases avec des verbes, des sujets, des verbes et des compléments et avec des sujets qui parfois il souvent même commencent dans sa bouche par un jeu et de dire l'ordre a été tenu. Non non, les policiers ont tenu la République, ça ça aurait été beaucoup plus appréciable et entendable. L'ordre ne s'est pas tenu tout seul. Il a pas été tenu par la force du politique. Sûrement pas. Il a été tenu par les seules forces de sécurité intérieure républicaines qui ont tenu le 17, le 24 mais pas que avant avec toutes les mobilisations qui ont débuté en septembre. Mais j'ai envie de vous dire même depuis des années puisqu'il a été ministre, je vous rappelle, sous monsieur Hollande euh lors de la loi travail et où à ce moment-là déjà les forces de sécurité intérieure faisaient

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preuve de savoir-faire, de professionnalisme, d'engagement et étenait la République quand le Black Block euh détruisait Paris contre cette réforme euh la loi qu'on appelait à l'époque euh Elcomerie et puis derrière il y a eu les gilets jaunes et puis après derrière il y a eu le Covid avec le dire qu'on ne tient que grâce aux forces de l'ordre qui serait le dernier cordon. Eh ben écoutez, madame Mabrou, dans une démocratie euh tout tient sur un ensemble de critères, c'est-à-dire le dialogue social, euh les politiques de sécuritaire, les politiques économiques, l'économie les politiques sociales. Mais puisque les deux derniers points n'existent plus, en fait finalement tout ne repose plus que sur nos épaules. On peut pas faire ça. On vous demande l'impossible.

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Mais on nous demande l'impossible avec pas de moyens, pas de reconnaissance. Et j'ai envie de vous dire presque même un mépris. Nous depuis quelques années policiers, on est juste représentatif de ce qui se passe dans la société française. Quand on dit depuis des années, et je vous l'ai dit plusieurs fois que le dialogue social, les corps intermédiaires ont été tués mais pas seulement les organisations syndicales. Et je parle pas seulement des organisations syndicales représentant les salariés quand aujourd'hui des syndicats de lycéen. Alors vous pouvez dire ils sont peu représentatifs. Néanmoins, ils les ont intégrés dans le dialogue. Ça apprennent par voix de presse. Il est difficile, il est difficile aujourd'hui de les ignorer ces syndicats lycéens puisque cette

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mobilisation cette mobilisation née devant les lycéens et pourtant qui a été reçu une première fois par le chef du gouvernement des créatrices de contenu. rien contre leur métier puisque visiblement elles connaissent le sujet mais enfin c'est quand même du mépris pour le dialogue social et ça c'est ce que nous voyons depuis 2017 et et cet emprint sur lequel vous vous retrouveriez avec ces effectivement ces syndicats lycéens et toutes ces et toutes ces associations lycées aussi les forces de l'ordre du côté aussi du mouvement trou ça un peu gonflé effectivement pardon pour ce terme que le chef du gouvernement dévoile ses premières mesures et sans sans avoir de mépris pour ces des influenceuses mais que ce soit dévoilé à des influenceuses alors que quelques

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minutes plus tard lycéens et étudiants étaient derrière la porte séparément d'ailleurs euh pour être reçu par ce sont malheureusement des anecdotes que nous avons parfois connu nous-mêmes. Vous dites le mot de de mépris. Pourtant euh je vais vous faire réagir. On va écouter l'hommage rendu par Emmanuel Macron aux forces de l'ordre. Alors est-ce qu'il est de votre point de vue tardif ou peut-être même cynique ou hypocrite ? Écoutons-le. rien pour les événements à venir. On continuera d'avoir des tracés alternatifs pour les manifestations déclarées pour protéger nos centrre-ville et on continuera de tenir les positions pour que le calme demeure parce que c'est ce qu'on doit parce que c'est ça la République et c'est la mission que chaque jour vous faites avec

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fierté et engagement. Ce soutien Linda Kabab est-il est-il conséquent ? Est-il sincère ? Il a varié dans le temps ou pas ? Bien sûr qu'il a varié. Je vous rappelle que il a bafoué la séparation des pouvoirs lorsque un juillet 2023, alors que les policiers étaient en train de subir parmi les pires émeutes de la 5e République, il a tenu les propos selon lesquels l'action du policier dans l'affaire de Nanterre euh et alors même qu'il était encore en garde à vue et qu'il allait être mis en examen, il avait dit que les faits donc l'action du policier était inexcusable. Je veux dire si ça c'est pas du mépris, le mépris de la séparation des pouvoirs, le mépris de la considération de l'instruction, le mépris à l'égard des

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force de l'ordre qui, je le rappelle, je l'ai dit en 2018 et je le redis aujourd'hui ont tenu la République quand sa politique était en train de pousser les Français à se battre les uns contre les autres. Enfin, nous on n' pas oublié oublié, moi j'ai pas oublié les gilets jaunes. J'ai pas oublié ce qui s'est passé. Je le disais déjà à l'époque, le premier est bornier de l'histoire des gilets jaunes, tout le monde l'a oublié mais c'est un policier. C'est un policier qui n'avait que son calot sur la tête pensant que la manifestation se se passerait bien et malheureusement, elle avait déjà été à l'époque fagocitée par l'ultra gauche. Il s'est pris une bombe artisanale et il a perdu un œil. Et ça c'est la symbolique extrêmement forte du euh du mépris depuis 2017 dont

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sont victimes les policiers. OK. Très bien. Que fait-il de cette prime de risque que les policiers réclament depuis quelques années ? Que fait-il de ce gel du salaire que ces policiers dont ces dont les policiers se plaignent ? Et que fait-il surtout des prises de parole qui sont les siennes comme il y a encore quelques jours ? quand il a parlé d'empathie et de pédagogie où encore une fois quand il fait des annonces comme il l'a fait avec aujourd'hui les syndical lycéens où il a déjà fait des annonces en bafouant le dialogue social. Je rappelle juste que dans la police juste que les téléspectateurs comprennent 60 plus de 70 % des policiers sont syndiqués et le taux de participation aux élections professionnelles, c'est 90 % dans la police à faire rougir d'envie

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tous les politiques de tout le spectre politique et pourtant il y a du mépris permanent. D'accord. Aujourd'hui, le président, je dire devant toute la France parce que ses propos sont relayés dit plus jamais le 17 octobre et tous on peut dire témoigner tous le monde tous ceux qui nous regardent nous ici que ce sont des images que plus personne ne pourrait supporter voir. En tous les cas quand on est du côté évidemment des des honnêtes citoyens plus personne. Donc quand il le dit de manière aussi affirmée et aussi assurée, c'est qu'il compte véritablement sur un dispositif dont il est sûr alors que la violence va grandissante. Donc sur quoi fait-il le paris pour dire une telle chose ? Parce que si d'aventure samedi ou le 5 novembre le compte de telles images se

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reproduise. On a écouté tout à l'heure le maire de Marseille lui dit "Je ne peux pas concevoir une autre fois que la mairie ou des bâtiments stratégiques soient ainsi attaqués." Mais effectivement la question c'est ça a tenu mais combien de temps ce sera tenable ? On voit quand même et on en parlait, il y a quand même là une accélération politique de rencontre avec le président de la République, rencontre avec le premier ministre, conférence de presse du ministre de l'éducation nationale mais ça arrive un mois, presque un mois et demi après le début de ce mouvement lycéen. Et peut-être que peut-être que si ces jeunes gens avaient été entendus plus tôt, peut-être qu'un début de dialogue aurait pu commencer. Peut-être qu'il ne serait pas qu'ils auraient levé les blocus devant les

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lycées alors qu' alors qu'ils disent qu'ils vont revenir. Et moi, j'ai retenu cette phrase d'Emmanuel Macron. Il dit "Ce n'est pas normal qu'à 6 mois d'une élection présidentielle, le pays soit dans cet état d'ébullition. Euh mais cette phrase en fait à qui l'adresse-t-il ?" Et peut-être que cette question là, pardon, je sors de mon rôle de consultant de policejustice, mais en suivant cette journée comme les comme les précédentes, c'est vrai que on peut se dire mais cette question là, le président de la République peut aussi se l'adresser à lui-même. Je en fait je souris jaune en fait, je suis désolé. C'est la plaque induction qui se moque de la casserole. Désolé, je parle de plaque induction, les gazinières, on peut plus en parler. Les français plus n'ont plus les moyens de

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payer leur gaz. En fait, vraiment, c'est l'hôpital qui se fout de la charité. Je veux dire quand je dis et je l'ai dit sur votre plateau madame brou il y a quelques jours, le politique donne la clé, l'ultra gauche ouvre la porte, les casseurs et les pilleurs s'engouffrent. C'est exactement ce qui s'est passé le 17. Si le politique ne donne pas la clé, l'Ultra gauche n'a pas les moyens, n'a pas l'outil. Je la mobilisation du 17 octobre, c'est le premier samedi des congés scolaires des lycéens. Et à ce moment-là, le politique, le gouvernement comptait sur une démobilisation des lycéens parce que c'était le début des vacances scolaires notamment, ceux qu'ils n'ont pas obtenu. Alors, il y a il y a un point qui est important madame Babrou et qui dit beaucoup, c'est

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que le politique a perdu ses capteurs. Il avance à l'aveugle. Il n'a plus la capacité de pouvoir discerner et et d'anticiper ce qui va se passer sur la voie publique. Je vous avais parlé il y a quelques jours du démantellement des renseignements généraux, mais pas que. Il y a vraiment ils avancent à l'aveugle aujourd'hui et le maillage territorial leur leur fait défaut. Visiblement, pas seulement du côté des forces de sécurité intérieure, mais aussi du côté des élus de proximité. Je ne sais pas quelle est la relation qu'ils ont avec eux, mais visiblement il y a un souci puisque eux-même disent on les a pas vu venir parce que ça fait des années que c'est dur. Je pense à ce qui s'est passé à not à à Notredame des Landes. Je pense à d'autres circonstances comme des soirées

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de Ligue des des Champions, on a connu quand même des violences et des bouffées paroxistique de violence. Est-ce que l'État avait avait déjà reculé en réalité et que tout ce qu'on a vu c'était la chronique d'un chaos annoncé selon vous ? Mais en fait, tout ça, comme vous dites, c'est euh une chronique, une série, un feuilleton plutôt qui commence depuis euh 10 ans en fait où progressivement les mobilisations ont changé, les euh l'expression euh de la démocratie sociale a changé, euh l'introduction de la violence dans les cortèges syndicaux euh s'est imposé et puis ensuite la violence de manifestation non déclarée, on l'a eu avec les gilets jaunes et puis les finales ou la demi-finale et la finale de de la Ligue des Champions avec les violences que l'on a connu. la

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réponse pénale serait ferme à chaque fois on affiché la fermeté à chaque fois on a dit que l'autorité serait de là en l'occurrence en l'occurrence la réponse pénale et en tout cas alors peut-être que ce sont des collectifs d'avocats dont vous me direz que peu importe oui mais je sais néanmoins chacun a le droit d'être défendu et les avocats font aussi leur travail dans le cadre de ces procédures qui sont menées. Il y a eu un nombre record d'interpellation, un nombre record de comparé à tel point que Paris a dû multiplier par 4 son nombre de salles de compar. Ça a été le cas aussi à Marseille, pas dans le même volume mais deux ou trois salles de plus et que des réquisitions extrêmement sévère ont été prise. Ça ce sont les directives du ministre de la justice

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mais que des condamnations sévères également à l'égard des faits qui ont été commis et à l'appréciation des magistrats qui jugaient mais des peines de prison ferme pour des gens qui n'avaient pas de casiers, pour des gens qui n'avaient pas d'antécédents judiciaires par exemple ou des mandats de dépôts à l'audience ou des placements détentions provisoires lorsque le procès était renvoyé à une date ultérieure et donc pas de contrôle judiciaire c'està dire qu'on ressort libre dans l'attente de son procè avec un certain nombre d'obligations, mais on va dormir en prison jusqu'à son proc. Et chaque carcéral pour certains le vol est est passible de 3 ans d'emprisonnement en France. Ajoutez-y la réunion, c'est 5. Ajoutez-y toutes les circonstances agravantes autour des

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dégradations, du pillage, voire même des violences exercées sur certains commerçants qui tentaient de de protéger leur boutique. On est sur du 7 ans minimum minimum en terme de en terme de circonstan aggravante. Donc oui, j'ai j'ai pareil, j'ai encore souris jaune quand j'ai vu des avocats. Alors vous avez dit, ils sont dans leur rôle mais être offusqué et je les cite, on n'a jamais vu ça pour des clients qui prenent leurs clients qui prenaient 6 mois. Enfin, je veux dire, vous avez vu le delta entre ce que prévoit le code pénal et les peines qui ont été prononcées parce que vous dites oui, il y a eu des mandats. Mais des mandats mais pas pour 7 ans, pour 6 mois avec les remises de peine, ils en feront 4 et demi. J'ai envie de dire c'est le législateur. D'accord, on est d'accord.

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Non, mais c'est pour ça aussi je veux dire, j'en appelle aux journalistes, reprenez les politiques quand ils disent la justice sera implacable, la fermeté, les auteurs seront punisés. Non, non. L'exécutif n'a pas son mot à dire. l'indépendance des juges, est-ce qu'elle est moi, ça m'insupporte de lire des des tweets euh sur la une plateforme américaine des des gouvernants français qui passent leur temps à dire ils seront punis et non non, vous n'en avez pas la possibilité et pas le pouvoir. Et quand bien même le garde des saut, le ministre de la justice en effet donne des directives au parquet, il est dans son rôle. Les juges eux restent indépendants. Les juges du siège eux restent indépendant. Il y est essentiel. Non mais c'est bien sûr que c'est essentiel mais ça veut dire juste

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que l'exécutif que les politiques de manière générale doivent mais oui mais c'est c'est exaspérant à chaque fois d'entendre ces termes de fermeté alors qu'il y aura pas de fer vers quelle société vac cette semaine je crois que ça ça nous a tous interpellé le communiqué de la préfecture de police de Paris. Il est vrai qu'ensuite il a reconnu l'aspect un peu maladroit mais il n'a pas contredit ce qui a été dit. C'est-à-dire qu'on a demandé aux commerçants finalement de se de de se défendre eux-mêmes. C'estàdire, on leur a dit voilà, l'État a failli, on pourra pas, on peut plus tout, l'État ne peut plus tout du tout et ni même assurer madame Kebab, c'est la c'est la première mission, c'est la prérogative la plus importante, c'està-dire nous défendre, défendre notre intégrité physique et nos

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biens. Le contrat social, le contrat social républicain, garantir la sécurité pour garantir les libertés de chacun. Exactement. C'est le fondement du contrat social. Et on entend souvent parler dans le débat politique la question vous savez des territoires perdus de la République et bien en fait les Français ont découvert qu'on a aussi perdu des territoires de centre-ville qui jusque-là étit préservé et où finalement des casseurs et des pilleurs ont fait leur loi. Territoire perdu de la République en plein cent de Paris de Marseille. Le 17 l'État a perdu ses territoires pendant quelques heures bien sûr parce qu'il n'a pas parce qu'il n'a pas anticipé parce qu'il ne les a C'est ce qu'ils disent aujourd'hui parce qu'ils n'ont pas anticipé parce qu'ils n'ont

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pas parce qu'ils n'ont pas vu venir c'est ça ils ont manqué de capteurs qu'ils ont cassé eux-mêmes B je veux dire c'est pas moi, c'est pas les policiers qui ont des portes hein sur les territoires perdus en plein centre des mais enfin vous avez vu les images souvent on regarde un petit peu loin les banlieux en se disant bon c'est les territoires perdus de la République mais ça se passe de l'autre côté du périp Ça concerne d'autres populations mais enfin là en fait tout le monde est outré parce que des gens se sont retrouvés saccagés en centre-ville mais enfin ça c'est une catastrophe madame Mabrou enfin je comprends même pas je veux dire honnêtement il y a des discours aujourd'hui que je peux même pas entendre de la part du de de de membres du gouvernement ou du chef de l'État

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certains discours ont même dit que ce samed est-ce que vous le diriez ainsi ça a choqué l'un des policiers qui était sur ce plateau ici même et nous-même nous l'avons tenu en tant que journaliste. On a dit ça s'est relativement bien passé à part quelques pillages. Est-ce que cette phrase elle est oui elle est inentendable. Pourquoi elle est inentendable ? J'ai l'impression d'entendre à peu près le même discours que après la finale ou la demi-finale du PSG quand on avait on avait entendu. Ça s'est plutôt bien passé en fait. Ça s le 24 si nous n'avons pas si vous les journalistes n'avez pas eu la possibilité d'avoir les mêmes images que le 17, c'est parce qu'il y a eu un déploiement des forces de 75000 %. C'est juste hallucinant. Et d'ailleurs j'avais prévenu quelques

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jours avant, j'avais dit "Attention si on le dit 7, ils ont mal anticipé et vous allez voir, je l'ai dit sur votre plateau, ils vont sortir l'armada vous. Euh Alain Bower, vous avez dit que ça ne se passerait pas le 24 et cetera. Bien sûr, parce qu'ils ont sorti l'armada. Il y a eu beaucoup de communication à l'attention des pilleurs. Du coup, ils ne sont pas venus parce qu'à la différence de l'ultra gauche, eux, ils ne veulent pas voir ils ne veulent pas rentrer en contact avec les policiers. Là où l'ultra gauche arrive euh enfin souhaite la confrontation avec des policiers, nous les voyons sur les pseudo manifestants. Ils sont pas manifestants. Ça c'est un un élément rhtorique qu' va falloir changer dans le spectre journalistique. Mais quand ils s'en prennent à des

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forces de l'ordre qui viennent au contact au point que les les policiers sont obligés d'utiliser notamment du gaz lacrymogène pour les tenir à distance ou charger et faire des bons offensifs pour les faire se reculer. Le pieur, le casseur, le le voleur opportuniste comme on les appelle en ce moment, lui il veut surtout pas de policier dans les pattes. Et quand évidemment le gouvernement a beaucoup communiqué toute la semaine en disant on va dégainer même la BRI, le J sont pas venus majorit qui voulaient tout simplement s'en prendre enfin écoutez il il y a eu évidemment des de la case je veux dire si on prend la manifestation de Paris elle a été magnifiquement bien encadrée d'abord c'est important de le dire par les services d'ordre de l'intersyndical c'est important quand vous avez des

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organisations syndicales et des interlocuteurs avec la préfect future de police de Paris ça se passe bien il y a eu les policiers que je salue qui ont encadré la manifestation qui n'ont pas permis C'était quelque chose que j'appelais de mes vœux déjà à l'époque des gilets jaunes et que j'avais dénoncé et pour laquelle j'avais été menacé une enquête administrative. Ils n'ont pas permis que l'ultra gauche entre dans le cortège de manifestant pour le pourrir dans l'intérieur. Résultat, l'ultra gauche s'est donné rendez-vous directement porte de Vincen en prenant les transports. C'est pour ça, je vous en prie chers journalistes, arrêtez de les appeler des manifestants. Ils ne manifestent pas, ils se donnent rendez-vous pour casser cela c'est une évidence. Mais non, mais

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souvent on entend vos confrères consœurs plutôt euh sur les réseaux dire "Ah, une charge de policiers sur des manifestants" alors qu'on voit que c'est le black blog clairement. Bon, je ferme la parenthèse. Et donc ils se donnent rendus ils se sont donnés rendez-vous, ils sont entrés au contact notamment des gendarmes qui bloquaient les accès parce que euh eux voulaient remonter jusqu'à la place de la nation. J'évite de rentrer trop dans le détail qui ne va pas forcément intéresser vos téléspectateurs, mais le plus important, c'est qu'il y avait une poignée de pilleur. Moi, j'ai vu les images. J'ai vu la vitrine d'un concessionnaire Audi porte de Vincen qui a été qui a été victime du tentative d'fraction. J'ai vu euh des pilleurs qui étaient là à l'affu

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à attendre comme ça que l'ultra gauche fasse le boulot et déborde les policiers. Heureusement, l'ultra gauche n'y est pas parvenu pour la simple raison, c'est que le préfet de police a appuyé sur le bouton charge et bon offensif très tôt avec une récupération très très tôt du terrain. Résultat, les pieurs se sont cassés. D'accord. Donc si prochain samedi ou prochain rassemblement, il y a un dispositif parce que il n'est pas possible qu'il soit aussi conséquent et massif. C'est-à-dire que si cette tenaille finalement ultra gauche et pieur voit juste un moment de faiblesse, c'est reparti. Donc le plus jamais le 17 octobre, ça sera bah ça répétition ça reposera un sur une bonne stratégie de maintien de l'ordre, de rétablissement de l'ordre, de lutte contre les violences urbaines. Il est

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nécessaire vraiment, j'en appelle à mes autorités et notamment au sein de la prure de police de Paris et des grandes villes mutualiser les moyens entre je dirais on on les gendarmes mobiles, les unités de force mobile des gendarmes ont une capacité dite lourde, c'està-dire qu'en fait ils ont des moyens très lourds et ils arrivent à confronter une foule. Les CRS ont une autre méthode de travail à Paris. Les compagnies d'intervention sont très mobiles notamment avec la fameuse Bravem mais pas que. Il y en a aussi qui ont les casques à riure bleu et tous ceuxl doivent travailler de concert et c'est ce qui s'est passé samedi. Ils ont travaillé de concert. Moi j'ai vu il y a eu la coordination, j'ai vu le mur des gendarmes, l'engin lanceur d'eau des CRS et les compagnies d'intervention mobiles

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avec les bravem et les casques bleus qui faisaient des bons offensifs. Tout ce beau monde a travaillé. L'ordre a tenu vous dites non les policiers ont tenu et vous dit des territoires perdus en plein centre-ville. Bien sûr, pendant quelques heures, la France, le gouvernement, l'État a perdu des territoires en plein centre-ville.