Philippe Ballard : "Instaurons la présomption de légitime défense pour les policiers !" (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 17 %Attaque 60 %Défensif 23 %
Questions et réponses
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- 0:02OuverteRéponse partielle
Philippe Allard, vous qui faites les lois, elle est mal faite la loi, excusez-moi.
- 2:04RelanceRéponse directe
Donc là, vous allez vous opposer à la loi, puisque vous n'allez pas les marier. Ça veut dire que vous êtes consciente que vous vous exposez aujourd'hui à des peines de prison, à des peines d'amende et aussi à une inéligibilité. Ça ne vous fait pas peur, ça, aujourd'hui ?
- 7:28FerméeRéponse partielle
La loi dit donc que la maire est obligée de marier n'importe qui, à partir du moment où le procureur lui donne raison, c'est ça ?
- 9:58OuverteRéponse partielle
Est-ce que là aussi, il n'y a pas quelque chose qui ne colle pas ? Le fait de faire ce mariage fait que cette personne va être régularisée, au fond.
- 26:26OuverteRéponse directe
Vous avez décidé, face au deal, face à la violence, vous avez décidé de réoccuper le terrain dans votre ville. Expliquez-moi un peu quelle est l'opération que vous allez lancer pendant une dizaine de jours.
- 29:08OuverteRéponse directe
Ces images, elles sont liées à quoi pour vous ? Comment ça se fait qu'on en ait arrivé là chez vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:27Invité politiqueChiffre
« Je risque 5 ans d'emprisonnement. Je risque 75 000 euros d'amende. Je risque une inéligibilité. »
- 4:09InvitéFait
« Je me marie pour avoir des papiers. »
- 8:21Fabien QuieriniFait
« L'obstacle à l'obligation de marier est une infraction pénale. »
- 8:31Fabien QuieriniFait
« Le Conseil constitutionnel considère que le droit à se marier est un droit fondamental, une liberté fondamentale qui doit être respectée. »
- 9:27Fabien QuieriniFait
« Le mariage aujourd'hui conduit presque systématiquement, automatiquement, à un titre de séjour et donc à une régularisation de la situation sur le territoire. »
- 22:31InvitéFait
« Il y a une loi qui a été votée pour lutter contre les narcotrafiquants, elle va pas assez loin mais elle va dans le bon sens. »
- 31:56InvitéFait
« On a retrouvé une Kalashnikov, j'ai presque envie de dire aujourd'hui c'est quasiment banal dans du ville. »
- 45:06Invité politiquePromesse
« pour la présomption de légitime défense »
- 42:40InvitéFait
« les renseignements intérieurs et extérieurs de la France, la DGSE et la DGSI ont fait des rapports très précis sur l'évolution du narcotrafic en France en disant attention la France va devenir une plaque tournante des narcotrafiquants »
- 40:36InvitéFait
« il y a une montée en puissance en France de la criminalité organisée, c'est indéniable »
Temps de parole
- Invité53 %
- Invité 214 %
- Invité 312 %
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- Philippe Ballard2 %
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Philippe Allard, vous qui faites les lois, elle est mal faite la loi, excusez-moi. Oui, c'est pour ça que... Alors, je vais y venir parce qu'il y a une proposition de loi qui a été votée au Sénat le 20 février précisément. Mais ce qu'on oublie parfois de préciser quand même, c'est qu'un maire est OPJ, c'est-à-dire c'est un officier de police judiciaire. Et dans le cas présent, ce que demandent le procureur et le préfet, mais en suivant la loi, c'est ça qui est terrible et c'est pour ça qu'il faut changer la loi, c'est en fait de régulariser quelqu'un qui n'a rien à faire sur le territoire national.
Enfin, on demande à un OPJ, une OPJ en l'occurrence, officier de police judiciaire, de régulariser quelqu'un qui est en situation irrégulière. Alors là, il n'est pas sous OQTF, mais à Béziers, la personne est... Il n'est pas sous OQTF, mais en situation illégale en France. Oui, non, mais c'est-à-dire qu'il n'a pas de vie, il n'a aucun risque. Il n'a pas à être sur le territoire national. Et là, on l'oblige, on oblige la maire à marier cet individu parce qu'effectivement, la loi est mal faite. Donc, il y a une proposition de loi qui a été votée au mois de février au Sénat. On espère qu'elle va arriver au plus vite à l'Assemblée nationale. Là, il y a un débat.
Je ne vous dis pas, il faudra suivre les débats. Ça va être très intéressant à suivre. Et si elle est votée, qu'elle soit promulguée le plus rapidement possible. Jérôme Dubus. On en a déjà parlé à plusieurs reprises. C'est l'affaire Ménard, puisque Ménard avait refusé, lui, de marier. Donc, il est en instance de condamnation, malheureusement. Ça va très loin, puisque là, le processus judiciaire est engagé. Mais en réalité, moi, je crois que la loi doit être changée. Effectivement, vous avez parfaitement raison tous les deux. Et je crois que la dernière décision doit revenir au maire. Alors, on va l'écouter, cette maire. Parce qu'elle s'explique clairement. Elle lit en plus.
Il travaille au noir. Tout le monde le sait. Il travaille au noir dans la ville. Écoutez.
Je ne veux pas être complice d'une situation concernant une validation d'un mariage. Parce qu'il y a trop d'éléments dans le dossier qui font qu'à mon âme et conscience, je ne procéderai pas, ni aucun de mes élus ne procédera à ce mariage samedi.
Donc là, vous allez vous opposer à la loi, puisque vous n'allez pas les marier. Ça veut dire que vous êtes consciente que vous vous exposez aujourd'hui à des peines de prison, à des peines d'amende. Et aussi à une inéligibilité. Ça ne vous fait pas peur, ça, aujourd'hui ?
Écoutez, je crois que... Ce n'est pas que je crois. C'est que je suis certaine que je n'ai absolument pas peur de ce type de sanctions, puisque je le sais. Je risque 5 ans d'emprisonnement. Je risque 75 000 euros d'amende. Je risque une inéligibilité. Mais lorsqu'on est maire, on a des convictions. On ne peut pas tout accepter de ce que nous demande l'État. C'est du non-entendement. C'est un ras-le-bol. Je ne parle pas en mon nom seulement, mais aussi au nom de tous mes collègues élus qui, lorsqu'on se rencontre, eh bien, nous avons les mêmes difficultés.
Voilà. On est donc dans une situation où on a une maire qui va être devant un tribunal qui risque de la prison ferme. Elle risque... Elle n'aura pas, je pense, mais elle risque de la prison ferme. Elle risque l'inéligibilité. Elle risque une amende. Elle, elle risque. Et le mec qui est ici, en France, en situation irrégulière, il ne risque rien et il va se marier à la mairie ? Non mais c'est quoi ce pays, Christine Kelly ? C'est exactement ce qui me choque dans ce dossier. C'est-à-dire que dans tous les articles, on voit ce que risque la maire. On voit ce que risque un élu. On voit ce que risque quelqu'un pour qui des habitants ont voté.
On voit ce que risque quelqu'un qui représente, en quelque sorte, l'État. Et pour autant, parallèlement, on a quelqu'un qui n'est même pas sous OQTF, qui travaille au noir, qui, effectivement, comme vous l'avez dit, n'a même pas de visa touristique et qui vient au vu et au nez et à la barbe de tous se présenter en disant « Mais oui, je veux me marier ». Quel est ce couple ? Selon ce que j'ai lu dans les dossiers, elle a 49 ans, elle a 6 enfants, il a 35 ans, ils sont ensemble depuis 8 mois. Il a écrit leur amour. Sauf qu'un maire est supposé aussi faire une enquête avant de marier un couple. C'est ce qu'il a fait. C'est ce qu'il a fait.
Et d'ailleurs, c'est là où l'homme a dit « Je me marie pour avoir des papiers ». Et c'est écrit noir sur blanc que, justement, « Je me marie pour avoir des papiers ». Donc, moi, ce qui me choque dans ce dossier, c'est comment aujourd'hui, dans les médias, même cette femme, c'est elle qu'on met en accusation. C'est pas ce qu'on a fait. Nous, on l'a plutôt mise en avant. Oui, mais même... Non, non, mais je comprends ce que vous voulez dire. On la met en accusation. C'est ce que fait Valérie Barney. Valérie Barney, c'est ce que vous faites. Vous dites à la tort. C'est poursuivre ce jeune homme qui veut se marier, qui n'a pas ses papiers, et qui ne doit pas être.
Non, moi, je dis juste que c'est une élue de la République. Donc, vous la mettez en accusation. Elle doit respecter la loi. Donc, vous la mettez en accusation. Elle ne peut pas se substituer à la loi. Vous la mettez en accusation. Non, elle doit prendre la responsabilité de respecter la loi. Elle prend la responsabilité de ne pas régulariser une personne. Elle ne peut pas faire ça. La loi... Elle décide de ne pas régulariser une personne qui n'a pas à être sur le territoire français. Elle ne peut pas faire ça. Et bravo à la mère. Moi, j'ai dit bravo, bravo à la mère. La mère, vous avez raison. Quand j'ai été élu pendant une vingtaine d'années, j'ai procédé à des centaines de mariages.
Il y a un certain nombre de gens qu'on recevait. On sentait très bien que ça n'allait pas, qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. On transmettait au procureur. Le procureur nous a toujours suivi. Bon, on a eu de la chance. Là, il se trouve que le procureur n'a pas suivi. Mais force doit revenir, in fine, à la mère. Alors, on continue à parler dans l'instant. On est très en retard. On sera avec un avocat qui va nous expliquer un peu quelles sont les limites de la loi dans tout ça. Parce que c'est très intéressant pour l'instant. Le CNews Info, il est saigné. Somaia Labiti. La colère agricole ne retombe pas.
À partir du 26 mai, nous appelons avec les jeunes agriculteurs à une nouvelle manifestation, à de nouvelles actions. Les mots ce matin sur RMC d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, qui précise que les quatre premiers ministres, en un an, n'ont pas mis en œuvre les promesses qui ont été faites à la filière. La justice ordonne la prise en charge d'une transition de genre. Un homme trans de 31 ans a obtenu gain de cause à Strasbourg après le refus de la CPAM du Barin de rembourser sa mastectomie. Le tribunal a reconnu une discrimination fondée sur l'identité de genre et condamné l'organisme à verser 3 000 euros de dommages et intérêts.
Et puis, Donald Trump pourrait se rendre en Turquie dès demain en cas de progrès dans les discussions. Déclaration qui intervient après l'arrivée de la délégation russe à Istanbul pour les premières négociations directes entre Kiev et Moscou depuis 2022 pour parler sans Vladimir Poutine, alors que le président ukrainien, lui, est à Ankara pour rencontrer son homologue turc. Voilà, c'est tout. Merci sur CNews, merci d'être avec nous. On continue à parler de cette mère qui refuse ce mariage avec un sans-papier. Alors, je voudrais vous dire ce que dit le procureur, parce que c'est intéressant ce que dit le procureur. Le procureur affirme ne rien avoir contre cet homme tunisien.
Il affirme que l'homme a accepté de repousser autant que nécessaire à la date du mariage. Donc, merci à l'homme en situation illégale. Et il ressort... Alors, ça, c'est la phrase... Excusez-moi, je tombe des nuits. Il ressort que cet homme n'a jamais commis d'infraction, même mineure. Non, mais enfin, il est en situation illégale. C'est pas une infraction ? C'est une infraction, bah si. C'est pas une infraction ? Enfin... C'est plus un délite... Il travaille au noir et il est en infraction. Depuis au lendemain... Et ça, c'est pas une infraction. Le délite, c'est juré. Bah oui, c'est une infraction. Bah oui, c'est une infraction. Non, mais le travail au noir, c'est une infraction.
Mais par contre, le travail au noir, c'est une infraction. Visiblement, il y a plusieurs témoignages selon lesquels il travaille au noir, et il n'est pas condamné. On est avec Fabien Quierini, qui est avocat. Bonjour, Maître. Merci d'être en direct avec nous. C'est vrai que cette situation, elle est totalement délirante. La loi dit donc que la maire est obligée de marier n'importe qui, à partir du moment où le procureur lui donne raison, c'est ça ? Oui. Bonjour Jean-Marc. Bonjour à tous et à toutes. Effectivement, la répartition des pouvoirs des uns et des autres est claire dans la loi. Le maire va instruire au départ et vérifier que les conditions légales pour le mariage s'appliquent.
Mais s'il a la moindre difficulté ou un doute sur le sérieux du mariage, il doit transmettre au parquet. Et c'est le parquet qui ensuite va procéder à des investigations supplémentaires en la matière. Mais ça veut dire que la maire n'a aucune marge de manœuvre, Maître ? Non, elle a à la fois un devoir d'instruire, mais elle a aussi un devoir de marier. Et c'est le problème du texte en la matière. C'est que l'obstacle à l'obligation de marier est une infraction pénale. Et sachant que le Conseil constitutionnel considère que le droit à se marier est un droit fondamental, une liberté fondamentale qui doit être respectée.
En fait, ce qui est intéressant, c'est que dans la répartition de la loi, ce qu'il faut noter et rappeler à vos téléspectateurs, c'est que techniquement parlant, c'est le parquet qui doit décider d'empêcher le mariage. Et s'il estime, lui, qu'il n'y a pas de possibilité pour l'empêcher, le maire va devoir marier effectivement les deux personnes. Et d'une manière très concrète, ensuite de quoi il y aura un examen de la capacité pour la personne étrangère à bénéficier effectivement d'un titre de séjour du fait de ce mariage. C'est peut-être là, effectivement, d'ailleurs, qu'il faut réfléchir et travailler.
C'est-à-dire que plutôt que de modifier la répartition des pouvoirs entre le maire et le ministère public, il est peut-être utile de réformer le texte en matière d'autorisation de séjour et de titre de séjour, puisque le mariage aujourd'hui conduit presque systématiquement, automatiquement, à un titre de séjour et donc à une régularisation de la situation sur le territoire, ce qui pourrait être modifié dans le cadre des textes. Mais effectivement, aujourd'hui, le maire a le devoir de marier cette situation. – Mais maire, maître, pardon, le problème dans cette histoire, c'est qu'on se retrouve avec une mère qui, en fait, va régulariser quelqu'un. Or, ce n'est pas le rôle de la mère non plus.
C'est-à-dire qu'on a une personne qui est en situation irrégulière. Le fait de faire ce mariage fait que cette personne va être régularisée, au fond. Est-ce que là aussi, il n'y a pas quelque chose qui ne colle pas ? – Alors, dans l'ordre des choses, vous avez raison, Jean-Marc, le mariage va lui permettre de rester sur le territoire, alors que jusqu'à aujourd'hui, il est dans une situation illégale et irrégulière. Pour autant, une fois que le mariage est réalisé, prononcé, effectivement, c'est l'OFI, donc l'Office français d'immigration en la matière, qui va instruire si les conditions d'obtention d'un titre de séjour lui permettent de rester sur le territoire.
Donc, il y a une phase transitoire postérieure au mariage, où il est en situation régulière du fait du mariage, mais ensuite, effectivement, il faudra que l'autorité et l'administration française lui délivrent un titre de séjour. Alors, effectivement, la condition première, c'est le mariage, en bonne et due forme, mais ensuite, il y a des conditions supplémentaires qui doivent être respectées. – On marche sur la tête. – C'est là, effectivement, qu'il faut peut-être… – On marche sur la tête. – Merci beaucoup, Maître. Merci pour toutes ces précisions, Jérôme Dubus. Franchement, comment vous voulez que les Français comprennent ça ? – Il faut que la loi soit modifiée, ça c'est clair.
Il faut que, contrairement à ce que disait l'avocat, moi je suis pour que le maire reste décideur, cette fois-ci, in fine. – Non, il peut demander l'avis du parquet. – Non, non, mais il peut demander l'avis du parquet. – C'est ce qu'on fait, on demande l'avis du parquet. – C'est ça, c'est ça, mais ça je suis d'accord. – Quand vous avez l'avis du parquet, le maire doit décider en son âme et conscience. Et j'ai vu la déclaration de la maire, qui était très intéressante sur ce qu'elle disait concernant les mariés. Elle disait que la mariée, elle voulait protéger la mariée. Donc elle connaît la situation. – Oui, bien sûr. – Et ça, seul un élu peut le faire.
Le procureur a des maïs, ouais, de la situation des citoyens. Il n'y a que l'élu qui connaît la situation des citoyens. – Dans un pays où on a trop de normes, trop de lois, trop de textes pour faire construire une barrière ici, on est obligé de passer par tellement de textes. Dans un pays où la loi donne plus de droits aux squatteurs plutôt qu'aux squatteurs, plus de force aux délinquants qui attaquent les pompiers, plus de force aux délinquants qui attaquent les policiers. Voilà l'état dans lequel on est.
Et je suis très étonnée de voir qu'on est en 2025 et on est en train de découvrir qu'il y a un texte de loi qui va encore, encore un texte de loi qui va à l'encontre de la protection même de la population. – Allez, un dernier mot sur ce sujet. – Est-ce que c'est le maire qui doit avoir la main, in fine ? Moi, je ne pense pas, je veux dire pourquoi imaginer un maire et les filles. Lui, il savait être à tour de bras les mariagements, à tour de bras. – Et vous voulez dire imaginer un maire et reine, il y en aura beaucoup moins. – Je termine votre démonstration. – En ce sens où une personne en situation irrégulière ne pourrait pas être mariée.
– Mais là, c'est l'intime conviction du maire, c'est lui qui connaît la situation. – Oui, maire et les filles, soyez les filles, elle reine, peu importe. – Et pour finir sur ce dossier, il y a sans doute encore un dernier moyen, c'est que le ministre de l'Intérieur, alors je ne cible pas pour le plaisir Bruno Rotailleau, mais auprès du préfet a sans doute encore un moyen d'agir, au moins sur soi. – Oui, mais il ne faut pas annuler le procureur. – C'est pour ça qu'on voit qu'il faut changer la loi et j'espère qu'elle sera maire adjointe du ville de 20 000 habitants. Et j'ai connu des cas similaires.
– Allez, autre sujet dans l'actualité, une fois de plus ce matin, je pense que les images que vous allez voir dans Morandini Live vont vous faire halluciner. C'est cet influenceur allemand qui est allé à Nîmes dans un quartier. Il fait ce qu'il appelle le tour des ghettos, c'est-à-dire qu'il est allé à Marseille, il est allé à Montpellier, il est allé à Toulouse, et il a filmé les armes, la drogue en faisant la promo, en étant mort de rire tout le long. Alors, les images de Nîmes ont été retirées, vous les avez vues ce matin sur CNews, elles ont été retirées. Mais ce qui est assez fort, c'est que moi, je suis allé sur sa chaîne YouTube.
Et vous avez les images de Marseille, vous avez les images de Toulouse, vous avez les images de Montpellier qui, elles, sont toujours en ligne et il en fait la promo totale. Alors, on va commencer, je vous ai sorti quelques extraits. Regardez Toulouse, par exemple. – Oh, direct à l'émotique non. – Voilà, c'est suraliste. Autre exemple, Montpellier. Voilà, il présente ça comme un jeu. – Des Aides Mafia quand même. – Des Aides Mafia, oui, bien sûr. – On n'a pas fermé sa chaîne YouTube. – Bien sûr, sa chaîne YouTube est toujours ouverte, alors qu'il est, on a juste retiré la vidéo de Nîmes.
J'étais sidéré ce matin, sidéré, parce que je suis allé sur la chaîne, je me suis dit, il ne va plus rien rester, en tout cas, de tout ce qui est sa visite des cités. C'est toujours là. Bruno Bartosetti, bonjour, merci d'être avec nous. – Oui, mais si c'est une mise en scène, c'est la réalité. C'est ce qu'on vit aujourd'hui dans notre société. Vous imaginez, avant de développer plus longuement sur le sujet, vous imaginez aujourd'hui ce qu'on représente en Europe et partout dans le monde, ce que représente la France. On fait rire l'Europe entière.
Est-ce qu'aujourd'hui, moi je me pose une question, je pense que vous allez la partager avec moi, et ça reste entre nous deux, personne ne nous écoute, est-ce qu'on a envie de venir vivre en France, ou de quitter la France aujourd'hui quand on voit ça ? Je me pose de sérieuses questions, ce sont des questions sociétales, politiques, économiques, et voilà où on en est. Et en plus, on est dans une impuissance pour travailler, nous policiers, parce qu'on sait très bien qu'à travers les réseaux sociaux, c'est très difficile de les appréhender, et ils nous prouvent justement qu'ils peuvent évoluer presque en toute impunité.
De toute façon, une fois qu'on les a appréhendées, la sanction, elle ne les empêche pas de commencer, parce qu'on n'est pas capable aujourd'hui en France de toucher leur portefeuille. Ce sont les saisies attributions du scooter à la maison qui feront du mal à tous ces goignons. Ce n'est pas autre chose, on peut partir sur, on parle beaucoup en France, mais on peut partir sur toutes les lois qu'on veut, si on n'applique pas les saisies attributions, si on fait pas mal au portefeuille, eh bien ils pourront continuer. Et puis alors là, ils sont en train, plus que de nous provoquer, ils sont en train de montrer que nous sommes dans une impuissance, presque totale, dans notre pays.
Bruno Bardossetti, on est encore en France ? Écoutez, là, je vous dis bien, je le disais en tout début, j'entends autour de moi, je pense que vous l'entendez aujourd'hui, beaucoup veulent quitter ce magnifique pays parce qu'ils ne se retrouvent pas à l'intérieur. Aujourd'hui, on ne retrouve pas la France qu'on a connue et qu'on a envie de connaître, c'est-à-dire paisible. Vous avez montré la zone sud, que je connais bien, de Nice jusqu'à Toulouse, et même dans les mondes rurais, on est infecté par ce fléau. Et encore, on parle de la zone sud, mais trouvez-moi une ville aujourd'hui qui est épargnée par la drogue ou les stupéfiants, il n'y en a aucune. Aucune ville est épargnée.
Voilà où on en est, et on parle beaucoup, on se rassure avec des lois, on prend des mesures avec 10 ans de retard, on est encore à retard, on a des enquêteurs aujourd'hui de police ou de gendarmes qui vont au bout parce qu'ils sont passionnés par le boulot. Mais je me demande franchement comment font mes collègues aujourd'hui pour avoir la motivation, et ils l'ont, parce qu'on a des comptes à rendre à la société et aux victimes qui attendent beaucoup de nous. Voilà aujourd'hui où on en est, c'est dramatique, et cette mise en scène montre notre impuissance.
Exactement, alors c'est exactement ce que j'allais vous dire, on a le sentiment d'une impuissance totale, puisque vous êtes de la zone sud, je voudrais vous montrer un exemple dans cette vidéo de Toulouse. Alors Toulouse, il va partir à la rencontre d'un guetteur qui lui raconte la violence, et devant lui, il sort un pistolet, il sort un couteau en disant là, je vais aller m'en servir, je vais aller m'en servir pour me venger, c'est les guerres de territoire, et on les a en images qu'on n'a jamais d'habitude. Regardez. Je suis dans mon poste, je travaille en guetteur, il a venu quelqu'un avec un scooter et un calibre, cagoulet et tout le monde, il m'a donné un coup de crosse là-bas, là.
Vous voyez, il y a des blesseurs, sur sa carotte ? Nous, on parle comme ça, c'est ça la rue, mon sang, quand je l'ai dit, je veux le niquer sa mère, moi aussi, t'enquête, on est là. On est là, à la street, on a niquité, tout le monde là, on est où ici ? On est où ici ? Bellefond, bloc 30, t'en tout, mon sang, t'en tout, mon sang, c'est ça. On est là, le sang, la zone. Il est juste, ta carte, il est juste riait, un frère, il fait le même travail. Bruno Bardos et Ibre, agissez comment, là ? Moi, je pense à la population qui s'enferme chez elle à partir de 17h, quand on voit des voyous complètement dégénérés qui n'ont que deux repères, la violence et l'argent, sans aucune réflexion.
Eh bien, aujourd'hui, on ne peut être que désespéré de voir ça, et j'insiste sur le fait qu'on n'a pas le courage politique d'aller plus loin pour les stopper, mais de manière très ferme. Parce que ce gars que l'on voit, cet individu, eh bien, il ne comprend que les armes et l'argent et la violence. Si on lui sert l'argent, mais je dis bien, j'insiste, la saisie attribution, ça doit se faire, à partir d'un scooter, à partir d'une voiture. Et ça doit, bien sûr, aller encore plus loin. Il n'y a que ça qui peut lui traîner puisque, de toute façon, qu'un seul repère, c'est le principal repère, c'est l'argent.
Et la provocation, elle va très loin puisque maintenant, voilà, on se montre, on va dans les réseaux sociaux, le visage écouté, mais on sait très bien qu'il peut être repéré et reconnu. Voilà où on en est. Et nous, eh bien, on applique des mesurettes avec les moyens que l'on a, alors que vous avez une police nationale aujourd'hui qui est professionnelle, qui est consensueuse, qui a envie de travailler, qui travaille, mais regardez dans quelles conditions, avec quel niveau de provocation. Mais vraiment, il y a de quoi s'inquiéter. Mais au-delà de la France, quelle image on donne, j'insiste, quelle image aujourd'hui donne la France à travers le monde entier ? Parce que c'est ça aussi.
C'est important quand même. On a une image qui aujourd'hui est très négative dans notre pays et n'en parlons pas qu'un séduit de l'extérieur. Juste, dernière question parce que Christine Kelly en faisait la remarque. Elle disait, mais comment ça se fait que cette chaîne YouTube, elle est toujours ouverte à l'heure qu'il est ? Est-ce que ça vous choque ? Est-ce que vous demandez sa fermeture aussi ? Bien évidemment. Mais alors, demander la fermeture, c'est une chose. Nous, ce qu'on demande surtout, c'est que nous, policiers, on nous donne les moyens pour pouvoir identifier ces individus, ou en tout cas, les appréhender, remonter jusqu'à la source. On peut se donner les moyens juridiques.
C'est un moyen politique que nous n'avons pas dans notre pays. Mais bien sûr que ça me choque, mais ça choque la France entière de voir ceci. Mais nous, nous ne sommes pas surpris de voir ceci. On sait très bien que si je peux citer l'application Snapchat, mais faites une tentative, immédiatement, on va vous connecter pour vous vendre des produits. Voilà où on en est.
Ils peuvent le faire librement, ils peuvent recruter, j'avais employé le terme CDD, des jeunes pour aller plus loin que dans la vente de stupes, pour aller dans l'extortion de faune, dans le racket, dans les enlèvements, en pleine journée, n'importe quelle rue aujourd'hui de Paris ou de Marseille, de Lille, est exposée à cette violence. Voilà où on en est aujourd'hui dans notre société et à travers les réseaux sociaux. On ne va pas se voiler la face. Nous sommes dans l'impuissance presque quasi totale, sauf en matière de terrorisme ou là on nous donne les moyens pour travailler pour heureusement. Mais on ne nous donne pas les moyens en matière de stupes où on le perd. C'est désespérant.
Merci Bruno Portosetti, merci d'avoir été en direct avec nous Philippe Ballard. Ces images déjà, ces images, elles sont incroyables quand même. On sort le couteau avec lequel on va aller planter quelqu'un, on sort le pistolet, on monte les armes, on monte les balles. Enfin, franchement. Mais ça montre l'état de déliquescence du pays et ce n'est pas nouveau, ça fait des dizaines d'années qu'on tarde à réagir et ce que disait ce syndicaliste policier, l'image de la France en Europe et dans le monde mais c'est terrible.
Alors en fait, moi je suis partagé parce que ces images en fait, c'est bien que vous les diffusiez parce que ça fait prendre conscience à une partie de la population alors qu'il n'est pas dans le trafic, qui est plutôt bien inséré, CSP+, mais qui considère qu'en fait c'est un petit problème mineur. Et puis les montrer à tous ceux qui nous tiennent un discours, là le policier avait un discours et il a entièrement raison de faire meter, mais où ils sont dans d'abord la prévention, le monde des bisounours. Mais quand on voit les types qui répondent aux interviews, mais qu'est-ce que vous allez leur dire ?
Ah, c'est pas bien de vendre de la drogue, c'est pas bien d'avoir un pistolet, c'est pas bien d'avoir un couteau. Donc non, il y a une loi qui a été votée pour lutter contre les narcotrafiquants, elle va pas assez loin mais elle va dans le bon sens. On l'a votée, mais il faut qu'il y ait une prise de conscience mais de l'ensemble de la population française et des politiques pour mettre fin à cela. Le policier parlait des saisies, il y a les saisies conservatoires, ce que n'aime pas parce que là on voit le bas du spectre, mais il y a le haut du spectre, c'est ceux qui organisent tout le trafic. Ce qu'ils aiment pas, c'est qu'on touche à leur argent. C'est ce que disait Bruno Barthas.
Donc saisies conservatoires. Jérôme Dubu, ces images, elles sont incroyables quand même. Moi je suis d'accord avec Philippe, il faut absolument les montrer. Ça sur le principe de montrer les images, il faut le faire. Après interdire la chaîne, effectivement, il y a un moment où il faudra le faire. Deuxièmement... La chaîne YouTube, on parle. Des fois avec l'ARCOM, on ne sait jamais qu'ils comprennent mal tout à coup votre souhait.
C'est pour ça que je me suis permis, je fais juste une petite parenthèse, de dire comment ça se fait que cette chaîne, évidemment il faut la montrer, mais à l'heure où on ferme des chaînes comme C8 qui n'ont pas le minimum de ça, tout le monde a accès à la pornographie, tout le monde a accès à des images comme ça et on va fermer une chaîne comme C8. C'est pour ça que je dis qu'il faut la fermer et évidemment il faut montrer les images. Sur le fond, il faut montrer les images. Sur le fond, moi j'ai l'impression de radoter depuis des années si vous voulez, sur le trafic d'armes. Je vous confirme. Ben oui.
C'est vrai, sur le trafic d'armes, ça fait combien de fois que l'on dit qu'il faut punir beaucoup plus qu'actuellement ? Vous avez un coup où vous êtes condamné à 750 euros ? Ça, on est tous d'accord. Regardez, autre exemple. Ça montre un peu la délication. Autre exemple que je vous ai sorti, c'est Toulouse. Ce fameux YouTuber, il visite un point de deal dans le hall. Alors, vous allez entendre le dealer. Le jeune qui est là, il vous explique mais nous, c'est service 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Vous venez quand vous voulez. On est à votre service. Regardez.
Masque, masque, masque !
Let's go, leute. Laissez-nous reingehen. Ça va, bien ? Bien, et toi ? Ça va, ça va, ça va. Eh bien, c'est simple, regarde, t'es dans le bloc où ça va. Ici, ça vende toute l'année, mon frère, 24-24, 7 jours sur 7. Il n'y a pas de... Il n'y a pas de... Ouais, on ne vende pas. T'as compris ? On est 24-24. Et ici, c'est au 10 passage Georges de Hamel. C'est le bloc 10. Ça vende quoi ? Comment, leute ? Ici, ça vende la coque, mon sang, que la coque. La coque, le shit, 5 gramm 30 euros, 10 euros, le gram il a 50, tu connais. Allez, c'est bien, c'est un petit peu, c'est un petit peu. Com mit, leute, let's go. Après, je te veux, il y a le guet-ter, il est au 5e, tu vois.
Après, si tu veux, on monte, mais la série marche pas. Tu as un haut, tu as un haut, de l'autre côté, on neuf, de côté basso camo. Il y a la panali, la veille à la panali. Das 1 gram ? 1 gram, 1 gram ? 48 euros. Comment est-ce qu'il y a le guet-ter, dans l'Allemagne ? 30 euros. Demi, 30 euros. Et ça, c'est des 20 euros, ça. Ce qui est hallucinant, vous ne voyez pas les réactions sur le plateau, mais Christine Ballard, Christine Kelly, pardon, Philippe Ballard, ils se marient ce week-end, si le maire est d'accord. Christine Kelly ouvre des yeux comme ça, en regardant ces images. Ah oui, oui. C'est hallucinant.
Et je disais qu'il faut que ça soit un influenceur allemand qui vienne faire des images. Oui, c'est sa spécialité. Alors, je ne sais pas trop à quel point il est impliqué dans le trafic, parce qu'il ne fait quasiment que ça. Et qu'aucun média français ne pourrait se permettre de faire un reportage comme celui-ci, avec une caméra au point. Alors, face à tout ça, il y a des mères qui... Juste un mot pour rebondir sur ce que disait Philippe Ballard. Philippe Kelly, si vous voulez. Oui, Philippe Kelly. Bruno Rotaillot, je sais que ça ne vous fera pas plaisir que je le cite, a fait quand même voter une loi, quand vous avez voté, sur le narcotrafic.
Et c'est intéressant, parce qu'on entendait le précédent interlocuteur parler de terrorisme contre le terrorisme. On a les pouvoirs. Et là, avec le parquet national anticriminalité qui devrait être créé, normalement, les policiers auront plus de moyens. Alors, il y a des... Attendez, parce qu'en direct, je voudrais qu'on le prenne. Justement, sur le quotidien, sur la réalité, on est en direct avec Christophe Kignou, qui est le maire de Mesieux. Bonjour, monsieur le maire. S'il vous plaît. Merci d'être en direct avec tout. Vous avez décidé, vous, face au deal, face à la violence, vous avez décidé de réoccuper le terrain dans votre ville. C'est une démarche que je trouve très intéressante.
Expliquez-moi un peu quelle est l'opération que vous allez lancer pendant une dizaine de jours. Alors, il faut dire que nous avons été le fruit d'une communication extrêmement forte de ces groupes de malfrats qui ont investi une nuit à un des quartiers de la ville et qui ont tiré avec des armes automatiques et qui se sont filmées et diffusées sur les réseaux sociaux. Ce qui, évidemment, est insupportable à voir et qui concourt à vouloir créer un climat d'insécurité et de montrer qu'ils sont maîtres du territoire.
Donc, à partir de là, avec l'ensemble des forces de sécurité, nous nous sommes déployés sur tout le quartier pour montrer que ce quartier était tenu et qu'il ne pouvait pas faire tout ce qu'il voulait, bien évidemment. C'est-à-dire se déployer, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous allez organiser dans la ville, vous allez être présent dans les rues ? Alors, nous sommes déjà présents dans les rues mais encore plus, nous faisons acte de présence permanent donc pour que, quoi qu'il arrive, les personnes qui occupent le terrain ne pensent pas qu'elles sont maîtres dans leur lieu.
Vous savez, c'est fréquent que la petite phrase que l'on entend, c'est « ici, on est chez nous, c'est nous qui faisons la loi ». Non, il n'y a qu'une seule loi et c'est la police et les municipalités, les pouvoirs publics qui tiennent le terrain et on fait ce qu'il faut pour ça. On va regarder justement les images de ce qui s'est passé à mes yeux, de ce qui s'est passé dans la ville parce que c'est important de bien comprendre pourquoi vous avez décidé de réagir et on se reparle juste après. Regardez. En pleine nuit, des hommes cagoulés, équipés d'armes automatiques, ouvrent le feu.
Sur ces images qui pourraient avoir été tournées dans la nuit du Saint-Cosimé à mes yeux près de Lyon, on y voit un groupe de quatre hommes qui se filment à l'aide d'une caméra embarquée. Il tire à l'aveugle sur les immeubles de ce quartier avant de repartir à bord d'une voiture blanche. Diffusée sur les réseaux sociaux et relayée par le média Le Progrès, cette attaque pourrait être liée au narcotrafic et les forces de l'ordre émettent l'hypothèse d'une possible tentative d'intimidation entre deux bandes rivales. Aucune victime n'est heureusement à déplorer. Une enquête confiée à la division de la criminalité territoriale est en cours pour identifier et retrouver ces individus. Comme ça.
Monsieur le maire, ces images, elles sont liées à quoi pour vous ? Parce que c'est vrai qu'aujourd'hui, c'est diffusé sur les réseaux sociaux. Ça fait une... Alors j'allais dire une publicité, mais ce n'est pas une publicité, une contre-publicité, j'ai envie de dire terrible pour votre ville. En fait, comment ça se fait qu'on en ait arrivé là chez vous ? Il n'y avait pas de signe précurseur. La ville de Mesieux est une ville classique, je dirais, en banlieue lyonnaise où malheureusement on subit comme partout des ventes où il y a du trafic de stupéfiants organisés avec des points de ville.
Mais à aucun moment nous n'avions eu une montée de violence telle et avec l'utilisation d'armes automatiques. C'est vraiment stupéfiant, sans mauvais jeu de mots. C'est incroyable de pouvoir passer comme ça d'un stade d'actes classiques je dirais de ventes de stupéfiants à des actions organisées de commandos d'actes de grands banditisme ou plutôt même pourquoi pas de la mafia organisée. Parce qu'au-delà des faits c'est se filmer. On a retrouvé peut-être c'est en exclusivité sur place une kalachnikov une grenade qui n'a pas explosé des fusils à pompe.
Il y a des conflits qui s'organisent et on a parfois l'impression que ce qu'on voyait avant plus au sud et notamment dans la région marseillaise petit à petit remonde avec des actes d'intimidation.
Mais oui c'est une contre-publicité pour la ville terrible parce que la ville fait tout ce qu'elle peut pour fournir un climat de vie agréable à ses habitants et là en une minute et avec le relais des réseaux sociaux on a l'impression que la ville est soumise au grand banditisme sachant qu'au quotidien ça n'est pas le cas et aujourd'hui ça interroge tout le monde et heureusement heureusement qu'il n'y a pas eu de blessés parce que quand on voit les images ils tirent à l'aveugle une balle est quand même rentrée dans un appartement 40 plus de 40 tirs de balles automatiques enfin si la grenade avait explosé je n'ose même pas imaginer ce qui aurait pu arriver donc aujourd'hui moi j'attends évidemment des renforts la police municipale ne peut pas tout on nous en demande toujours plus j'ai entendu notre président qui annonce des nouvelles mesures mais la police municipale ne pourra et ne doit pas remplacer la police nationale et c'est vrai que dans une ville comme mes yeux qui est sur le même territoire que Vau-en-Velin Villeurbanne Rieux dans la même division de police et bien on n'est pas assez équipé bien évidemment on n'est pas assez soutenu par rapport à des faits comme ça de grand banditisme Monsieur le maire une dernière question parce que je dois avouer que je suis un peu tombé des nues en vous écoutant à l'instant vous nous avez dit qu'on a retrouvé une Kalashnikov j'ai presque envie de dire aujourd'hui c'est quasiment banal dans du ville mais on a retrouvé une grenade qui n'avait pas explosé c'est à dire que vous êtes en train de nous dire qu'on a vraiment frôlé un drame terrible parce qu'une grenade lancée dans un endroit où il y a beaucoup d'habitants etc on aurait pu avoir un véritable drame ce soir là absolument on a vraiment l'impression que ces groupes de bandits d'escrocs se font la guerre ça c'est pas mais que finalement les habitants et les riverains sont finalement même pas pris en compte peu importe ce qui pourrait se passer ils vivent dans un monde parallèle ce monde de réseaux sociaux où les règles ne sont plus les mêmes il n'y a plus de hiérarchie plus de lois ils forment leur propre vie avec leurs propres règles et finalement le commun des habitants est mis de côté et peu importe ce qui peut leur arriver ça ne les regarde pas je vous dis c'est une sorte de monde parallèle comme s'ils étaient dans un jeu vidéo et tant pis s'il y a des dommages collatéraux c'est finalement pas un sujet pour eux par contre c'est évidemment notre sujet à nous responsables qui passons notre temps à essayer donc de régler ces problèmes et de comprendre comment on a pu en arriver là parce que le vrai souci c'est là ce dérapage qui dure depuis des années arrive à un summum aujourd'hui et on a l'impression qu'on découvre quelque chose qui était latent mieux qu'aujourd'hui sort au grand jour merci beaucoup monsieur le maire bon courage à vous et puis bon courage aussi à vos administrés parce que c'est aussi les victimes y compris ceux qui vivent dans ces quartiers là il faut le rappeler ce sont généralement les principales victimes de tout ça et puis un grand merci à nos journalistes qui sont sur place Juliette Sadat et Florian Doré grâce à qui on a pu établir cette connexion et ce duplex avec vous merci monsieur le maire on fait une pause on va se retrouver dans un instant on va continuer à parler de tout ça parce que ce qui se passe aujourd'hui en France est totalement incroyable et le pire c'est que maintenant on a des images on le voit alors c'est plus on se souvient de ce ministre qui nous parlait d'un sentiment est-ce qu'il oserait encore venir à la télé nous dire que c'est un sentiment d'insécurité c'est pas un sentiment d'insécurité dans ces quartiers là les gens ont peur les gens ont peur à tout de suite en direct
Geoffroy Lejeune directeur général de la rédaction
cette semaine dans le JD News Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau leur défi pour relever la droite le JD News raconte la fin de la campagne pour la présidence des républicains et ce qui attend les deux hommes pour redonner du souffle à leurs idées à lire également le témoignage rare d'un homme atteint de la maladie de Charcot et qui s'oppose à la loi sur l'euthanasie et les éditos de Laurence Ferrari Vincent Hervouette Edouard Tétrault et Philippe Devilliers
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Le pic de drogue la ville de Fontaine en misère mobilisée citoyen une opération de sécurité et d'occupation citoyenne destinée à déloger les trafiquants de leur coin de deal en occupant l'espace a été lancé hier dans cette commune près de Grenoble et qui connaît les mêmes problématiques d'insécurité Dino Scala le violeur de la Sambre à nouveau entendu par la justice aujourd'hui déjà condamné à 20 ans de prison cette audition concerne cette fois une série de viols tentatives de viol et agressions sexuelles sur 14 victimes commises entre 88 et 2009 et puis les très attendus pour parler russo-ukrainien décalés en deuxième partie de journée à la demande de la Turquie déclaration il y a quelques minutes de la porte-parole du ministère russe des affaires étrangères Maria Zakharova lors de son briefing hebdomadaire s'en donnait plus de détails 11h36 sur CNews merci d'être en direct avec nous Philippe Allard vous pouvez me dire ce que vous répétez à l'entête ce que vous me disiez il y a quelques instants vous me disiez moi j'ai des amis qui sont des amis dans un certain milieu en fait qui ne croient pas à cette violence c'est ce que j'ai dit alors peut-être pas en étant assez précis mais oui moi j'ai des amis bien insérés qui ont ma tranche d'âge 5 ans 60 ans qui ont fait des grandes études et qui ne croient pas qui disent mais vous exagérez au rassemblement national ou d'autres d'ailleurs quand vous parlez de ce qui se passe dans ces cités je vais leur filer l'enregistrement de l'émission pour qu'ils regardent ça il n'y a pas que les dingos des LFI ou les écolos qui sont dans la prévention point barre il y a aussi une frange de la population qui ne trafique pas évidemment alors qui peut parfois consommer mais qui minimise complètement et qui passe à travers ce on va l'appeler phénomène mais qui est mortifère pour le pays Valérie Bardi comment vous réagissez à ces images alors moi je trouve ça scandaleux scandaleux vraiment moi je suis un peu outré alors oui évidemment on est dans un état aujourd'hui on parlait de sentiments hier et aujourd'hui on peut parler d'un état d'insécurité évidemment qu'il faut donner beaucoup plus de moyens à nos forces de sécurité pour pouvoir intervenir enquêter aller couper le serpent à la tête voyez moi je suis assez clair mais sur les images mais sur ça je pense qu'on est coups d'accord mais sur le fait que vous avez quelqu'un quand même un youtubeur qui est en train de diffuser toutes ces images je veux dire tout simplement que c'est encore une fois de plus je dirais c'est scandaleux normalement comme vous le dites bien sur le plateau on devrait couper cette chaîne dénonce pas et moi je peux vous dire qu'il voit la police qui arrive par exemple il est mort de rire exactement parce qu'il faut les regarder ces images parce que les gens en parlent sans avoir vu moi je peux vous dire c'est la promotion des drogues et des armes et puis n'oublions pas qu'on a toute une jeunesse qui arrive une génération qui arrive qu'on doit protéger contre toutes ces dérives et comme je dis évidemment vous le disiez tout à l'heure sur le plateau à un certain moment la prévention ne sert à rien oui mais la prévention sans la répression sans prévention ça ne sert à rien aussi et moi je le dis avec beaucoup de fermeté donc il faut prendre nos gamins beaucoup plus gêne il faut les accompagner beaucoup plus gêne à 10, 9, 10, 11 ans pour qu'on puisse les empêcher de rentrer dans ces organismes mafieux et évidemment que moi je suis outré et je suis je suis scandalisé par les images que j'ai vues et n'oublions pas excusez-moi monsieur Morandini il y a pire encore il y a le darknet voyez et ça c'est encore pire le darknet parce qu'on en parle peu du darknet mais c'est encore pire que les réseaux sociaux le réseau social et le buzz qu'il y a sur les réseaux sociaux tout le monde y a accès et je peux vous dire que dans la vidéo de Nîmes qui a été retirée alors encore une fois moi je repose la question pourquoi est-ce qu'on ne retire que la vidéo de Nîmes ça je sais pas dans la vidéo de Nîmes qui a été retirée on voit les guetteurs sur les toits on voit les dealers cagoulés on voit l'endroit où les clients patientent parce que vous avez un petit endroit où les clients patientent avec des boissons attendez la livraison n'est pas encore réveillée on est chez les fous regardez ne pensez pas que c'est comme en Allemagne ici on est là entouré de monde et c'est calme pas de flic dans une vidéo d'une trentaine de minutes ce youtubeur surnommé Lucky Lux suit des dealers du masque de main Ganim comme il l'avait déjà fait dans d'autres villes françaises le vidéaste allemand fait découvrir à sa communauté de fans l'organisation d'un trafic de drogue dans ce quartier nîmois de la position et du rôle de chaque guetteur en passant par la construction des barrages en bas des immeubles et à bord d'une voiture de luxe Lucky Lux met en scène la vie qui s'organise autour d'un point de deal des images qui suscitent de vives réactions de la part des syndicats de police cela me donne la nausée c'est inacceptable il est bon de légiférer si les textes ne le permettent pas aujourd'hui car il s'agit véritablement d'une apologie de la délinquance et de la criminalité organisée Lucky Lux ne s'arrête pas au stade d'observation le youtubeur se permet même de chevaucher une motocross de saluer le travail des dealers pour la plupart mineurs de montrer les règles et les avantages pour les consommateurs de stupéfiants mais surtout de banaliser l'utilisation des armes il a tiré avec son arme directe dans le mur mais t'inquiète il sait très bien que les étages du bas sont vides face à ces démonstrations de force des trafiquants de drogue sur les réseaux sociaux le syndicat Alliance Police Nationale alerte les services de l'Etat M.
le ministre intérieur et le directeur général de la police sont présents également en principe ce vendredi à Nîmes donc nous souhaitons évidemment les sensibiliser à ce sujet Si pour le moment l'accès à cette vidéo est réglementé par Youtube celle réalisée dans un quartier de Montpellier cumule déjà plus de 300 000 vues Forcément écoutez la réaction de Laurent Nunez préfet de police de Paris qui était ce matin sur CNews avec Sonia il y a une montée en puissance en France de la criminalité organisée c'est indéniable on a une action qui est très déterminée dans la lutte contre les trafiquants de stupéfiants très déterminée avec des résultats des saisies importantes des interpellations importantes une augmentation des mis en cause mais on voit que leur niveau de violence parallèlement augmente alors il y a une criminalité entre eux qui est très élevée il y a énormément de séquestration d'enlèvement de règlements de comptes entre malfaiteurs comme on dit entre eux pour des logiques d'occupation de territoire occupation de terrain et autres et puis il y a aussi des actes d'intimidation qui sont menés aussi à la périphérie c'est important ça à bas bruit des menaces des intimidations c'est tout le danger du développement du trafic de stupéfiants puisqu'autour du trafic de stupéfiants se développent des formes de criminalité très variées des vols violents des séquestrations j'en parlais à l'instant des vols violents pour rembourser des dettes des séquestrations de membres du réseau parce qu'ils ont une dette ou ils ont perdu de la drogue ils doivent de l'argent donc on voit bien que la criminalité augmente autour du trafic de stupéfiants et puis la crainte évidemment et c'est pour ça que des dispositions ont été mises en place c'est pour ça qu'une loi a été votée pour mieux lutter contre le trafic on voit bien que là le risque c'est que ces narco-trafiquants ces réseaux se retournent contre les institutions on en est là Christine Kelly on en est à craindre que ça se retourne contre les institutions que ça se retourne contre les institutions et vous savez à quoi je pense je pense à Eric Dupond-Moretti garde des Sceaux qui avait repris les magistrats qui en audition avaient dit qu'on allait vers une mexicanisation à Marseille qui avaient dit à quel point le trafic de drogue était devenu horrible et ingérable des procureurs des magistrats qui s'étaient exprimés et lorsque le garde des Sceaux vient reprendre les magistrats voilà la situation dans laquelle on est au lieu d'ouvrir les yeux au lieu de légiférer au lieu de condamner au lieu de condamner justement ce qui se passe sur le terrain on avait un garde des Sceaux qui a quelque part laissé faire non mais c'est pire que ça il y a 10 ans les renseignements intérieurs et extérieurs de la France la DGSE et la DGSI ont fait des rapports très précis sur l'évolution du narcotrafic en France en disant attention la France va devenir une plaque tournante des narcotrafiquants comme le sont comme l'était il y a 10 ans déjà la Belgique et les Pays-Bas et bien c'est exactement ce qui s'est passé et ces rapports ont été classés verticalement Valérie Barbi une honte j'ai envie de vous dire aussi j'ai envie de vous dire et avec beaucoup de pragmatisme que s'il y a des trafiquants si les trafiquants sont là c'est qu'il y a des consommateurs et on a un problème de santé publique aussi en France c'est une réalité après évidemment qu'on peut aussi parler parce que c'est une réalité on la voit nous on la vit moi j'habite dans un quartier populaire et je peux le vivre aussi chaque jour mais il y a plein d'autres choses dans les quartiers populaires qui sont très positives et ça il faut le dire aussi vous voyez moi toujours ok c'est vrai il faut pointer du doigt cette insécurité que les habitants des quartiers populaires vivent mais il faut aussi pointer du doigt aussi cette solidarité l'entraide l'accompagnement aussi des plus grands auprès des plus petits il faut aussi je pense le pointer aussi du doigt c'est important j'entends bien ce que vous dites et c'est très important parce qu'il y a beaucoup moi qui m'occupe des familles monoportales depuis 15 ans il y en a beaucoup effectivement qui sont dans la solidarité dans l'entraide mais il y en a beaucoup qui souffrent justement de cette drogue qui ne peuvent pas avoir qui veulent partir qui veulent changer de logement et c'est ça aussi le cri de ces personnes qui sont dans les quartiers populaires sauvez-nous parce que nous on est là on est dans la solidarité on est dans l'entraide on est dans la construction et pour autant ma fille elle a 14 ans j'ai peur à chaque fois qu'elle rentre elle ne peut pas rentrer parce qu'on est dans un bâtiment qui est tenu par des dealers et ça j'entends ça je suis assez d'accord avec vous le cri de ces quartiers populaires je suis assez d'accord avec vous mais je voulais juste mettre en avant qu'il n'y avait pas que ça dans les quartiers populaires mais c'est tout ce que je voulais mettre en avant les gens qui vivent dans ces quartiers enfin voilà ce que dit Christine est vrai vous vous souvenez de Sokaïna je crois que c'était son nom à Marseille une étudiante de 21 ans quartier à l'heure de Marseille qui a été tuée elle révisait ses cours donc effectivement et puis les policiers qui interviennent dans ces quartiers parce que là j'espère que les collègues de la France Insoumise ils voient ces images enfin un équipage de là-bas qui doit intervenir vous voyez dans quel état se trouve le pays et le quartier dans lequel ils doivent intervenir c'est pour ça qu'il y a je finirais juste parce qu'on a parlé de l'outil législatif avec cette loi qui va pas assez loin mais quand même dans le bon sens pour lutter contre les narcotrafiquants mais les policiers qui interviennent sur le terrain nous on est par exemple pour la présomption de légitime défense parce que quand ils se retrouvent face à des kalachnikov à des grenades découpillées ben pardon mais il faut quand même leur donner à eux aussi des moyens et des outils législatifs pour être couverts quand ils interviennent de même peut-être
Philippe Ballard