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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 3 décembre 2024 42 minAutoproduitActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsRetraites

Les 1200 milliards de dette c'est la Macronie ! - Thomas Ménagé (BFMTV)

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 19 %Attaque 64 %Défensif 17 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:11OuverteRéponse directe

    Expliquez-nous concrètement ce qui peut se passer durant les deux prochains jours.

  • 0:15FerméeRéponse directe

    Il n'y a plus aucune négociation possible entre vous et le Premier ministre ?

  • 0:19FerméeRéponse directe

    Cette motion de censure, c'est sûr. Vous la votez ?

  • 1:26OuverteRéponse partielle

    C'était quelque chose auquel vous attendiez ?

  • 2:53OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qu'on se dit ce soir ?

  • 3:55OuverteRéponse partielle

    Vous êtes un élu du Nord depuis longtemps. Cette séquence-là...

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:02InvitéChiffre
    « un budget qui va augmenter les impôts de 30 à 40 milliards, baisser la mission agriculture de 13% »
  • 1:12InvitéFait
    « ceux qui bossent, les retraités, ceux qui ont bossé toute leur vie »
  • 2:18InvitéChiffre
    « 380 000 foyers qui ne payaient pas d'impôts, qui vont devoir les payer »
  • 2:27InvitéChiffre
    « 380 000 foyers qui vont devoir payer un impôt »
  • 2:30InvitéChiffre
    « 17 millions de Français qui vont payer plus cher »
  • 4:45InvitéChiffre
    « 1 milliard d'euros de dividendes pour la famille Mullier, actionnaire de Decathlon »
  • 5:01InvitéChiffre
    « on va supprimer 2400 postes chez Auchan »
  • 6:25InvitéChiffre
    « nous proposons 8 milliards d'euros de recettes supplémentaires »
  • 10:46InvitéChiffre
    « ça ferait rentrer quasiment 400 000 foyers fiscaux dans le barème de l'impôt sur le revenu »
  • 11:03InvitéChiffre
    « un couple de retraités où les deux auraient 1800 euros de pension de retraite chacun, paieraient 100 euros d'impôts en plus »
  • 15:17InvitéChiffre
    « On n'avait jamais eu un taux de chômage aussi bas dans les dernières années, dans les dernières décennies même. 7,5% »
  • 22:39InvitéFait
    « La situation, les 1 200 milliards de dettes, c'est vous »
  • 22:42InvitéFait
    « La balance commerciale, une des pires de l'histoire »
  • 26:55InvitéFait
    « le président a été élu en 2022 dans les conditions que nous savons »
  • 27:00InvitéFait
    « il a été élu deux fois contre l'extrême droite »
  • 27:10InvitéFait
    « on n'appelle pas la démission »
  • 27:26InvitéFait
    « Soit la dissolution, mais on sait que pour le moment c'est bloqué jusqu'au mois de juin »
  • 29:15InvitéFait
    « il faut qu'il assume que cette situation est quasi uniquement de son fait et de sa faute »
  • 29:43InvitéFait
    « Emmanuel Macron dissout l'Assemblée alors qu'il y avait une majorité, certes, qui n'était pas absolue »
  • 29:53InvitéFait
    « il met deux ou trois mois à nommer un gouvernement, à nommer en tout cas un Premier ministre pour être seul pendant les Jeux Olympiques »
  • 30:44InvitéFait
    « le Mozart de la finance, avec le temps qu'on connaît, donne son directeur de cabinet au Premier ministre »
  • 33:45InvitéPromesse
    « il y aura un budget dans ce pays, ce qu'on appelle un projet de loi de finances rectificatif »
  • 33:50InvitéPromesse
    « Il y aura un budget voté en début d'année 2025 »
  • 38:42InvitéFait
    « nous sommes la seule démocratie à avoir un système comme celui-là »

Temps de parole

  • Invité20 %
  • Présentateur17 %
  • Invité 216 %
  • Invité 316 %
  • Invité 412 %
  • ?7 %
  • Invité 56 %
  • Invité 64 %
  • Invité 72 %

≈ 21,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Nous sommes avec Thomas Ménager, député du Loiret, porte-parole du RN à l'Assemblée Nationale. Bonsoir. Bonsoir à vous.

0:05
Invité

Thomas Ménager, vous avez les cartes en main du côté du Rassemblement National. Expliquez-nous concrètement ce qui peut se passer durant les deux prochains jours. Il n'y a plus aucune négociation possible entre vous et le Premier ministre. Cette motion de censure, c'est sûr. Vous la votez. Alors, stricto censure, je crois que le Premier ministre peut déposer encore un amendement et modifier le texte qu'il soumet au 49.3 et sur lequel il engage sa responsabilité jusqu'à ce soir. Donc,

0:32
Locuteur

c

0:32
Invité

'est simple. Si, avant ce soir, il dépose un amendement, celui qu'on avait déposé avec Marine Le Pen aujourd'hui, qui revient sur la désindexation des retraites, comme c'était la ligne rouge que nous avions fixée et que nous avions confirmée au Premier ministre aujourd'hui, il n'y

0:45
Locuteur

aurait

0:45
Invité

pas de censure. Mais aujourd'hui, il a dit, quand il est monté à la tribune, qu'il ne bougeait plus, qu'il maintenait son texte. Donc, aujourd'hui, nous avons confirmé l'engagement que nous avions pris,

0:54
Locuteur

que

0:54
Invité

nous avions dit à Michel Barnier.

0:55
Locuteur

Vous allez jusqu

0:56
Invité

'au bout, donc. D'aller jusqu'au bout de la censure pour éviter un budget qui va augmenter les impôts de 30 à 40 milliards, baisser la mission agriculture de 13%, qui va ne pas faire de réformes structurelles et des économies pour maîtriser définitivement la dépense publique et qui va faire toujours payer les mêmes, ceux qui bossent, les retraités, ceux qui ont bossé toute leur vie. Et donc, c'est la raison pour laquelle, pour protéger les Français, nous avons fait le choix de cette censure.

1:19
Locuteur

–

1:19
Présentateur

Et Léonore Carrois, c'est le Rassemblement national qui est en train de faire chuter le gouvernement Barnier. C'était quelque chose auquel vous attendiez ?

1:30
Locuteur

–

1:30
Invité

Alors, c'est quelque chose qui était possible, mais on ne les avait pas beaucoup entendus se plaindre du budget jusqu'à présent. Ils avaient leur procès. Là, aujourd'hui, ils reviennent en force, rien ne leur va. Alors même qu'ils reconnaissent qu'il

1:42
Locuteur

y a

1:42
Invité

un certain nombre de leurs propositions qui se retrouvent. C'est un budget de compromis. Un budget de compromis, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que personne n'est 100% d'accord avec le budget. Moi, si je regarde ligne par ligne, il y

1:51
Locuteur

a

1:51
Invité

plein de choses qui ne me vont pas. Maintenant, il faut donner un budget à notre pays. C'est irresponsable de ne

1:57
Locuteur

pas

1:57
Invité

le faire. Ça va coûter très cher pour les retraités que vous prétendez défendre, pour les travailleurs, pour les classes moyennes. Ça va vouloir dire que l'on reprendrait au mieux, si on vote la loi qu'on va nous proposer, le budget de l'an dernier. Et ça veut dire qu

2:10
Locuteur

'il

2:10
Invité

n

2:10
Locuteur

'y

2:10
Invité

aura pas d'indexation. Ça veut dire qu'il y aura

2:13
Locuteur

des impôts pour 380

2:18
Invité

000 foyers qui ne payaient pas d'impôts, qui vont devoir les payer. 17 millions de

2:22
Locuteur

Français... Combien

2:23
Présentateur

de foyers qui ne...

2:23
Invité

380 000 foyers qui vont devoir payer un impôt. Si on fait juste un report mécanique, 17 millions de Français qui vont payer plus cher. Donc je suis désolée

2:32
Locuteur

de dire... La loi spéciale permet l'indexation, madame. Mais vous ne pouvez pas dire... Mais m'interrompez pas. Est-ce que vous parlez aux Français qui ne connaissent pas et vous jouez

2:39
Invité

sur la méconnaissance des procédures législatives ? Vous ne pouvez pas dire ça. La loi spéciale permet de réindexer l'impôt sur le revenu. Justement, c'est en censurant qu'on évite la désindexation des retraites puisque l'indexation

2:50
Locuteur

des retraites est prévue par la loi. Je vous laisserai finir, mais vous ne pouvez pas dire n'importe quoi. Qu'est-ce qu'on se dit ce soir ? Revenons à ce qui s'est joué

2:56
Invité

là, ces dernières heures. Qu'est-ce qu'on se dit ce soir dans les rangs macronistes et dans l'entourage du Premier ministre Barnier ? C'est fini, c'est terminé. Vous aussi, vous vous y préparez ? Écoutez,

3:06
Locuteur

ça

3:07
Invité

a toujours été une possibilité. Si Michel Barnier a été nommé, alors même qu'il vient d'un des groupes politiques les moins représentés à l'Assemblée nationale, c'était sur sa capacité de rassembler, de faire des compromis, donc de proposer des choses qui allaient aller un peu à tout le monde. C'est un effet. Aujourd'hui, on voit que les oppositions, qu'elles soient de gauche avec le NFP ou d'extrême droite, disent fin de non-recevoir, ligne rouge. Rien que ce concept de ligne rouge ne marche pas quand on doit faire des compromis. Donc on voit qu'ils vont tomber. Oui, et on voit que la faute est au Rassemblement national, mais aussi à la gauche, qui n'a pas fait un pas pour se

3:39
Locuteur

retrouver.

3:41
Invité

Je vais vous répondre, là. Très bien.

3:43
Locuteur

J'ai été

3:44
Invité

reçu par Michel Barnier.

3:45
Locuteur

Je

3:45
Invité

peux vous dire que les réponses de M. Barnier n'étaient pas tout à fait satisfaisantes, mais j'y reviendrai. Mais il vous a reçu.

3:50
Locuteur

Et vous avez fait des propositions. Et il n'y a rien de débat. On n'a

3:53
Invité

eu aucune

3:53
Présentateur

proposition. Avant de parler de... Vous êtes un élu du Nord depuis longtemps. Vous avez un peu d'expérience, Patrick Cannaire. Cette séquence-là...

4:01
Locuteur

Pas

4:01
Présentateur

un peu trop, j'espère. Non, juste ce

4:02
Locuteur

qu

4:02
Présentateur

'il faut. Non, mais un mot sur cette séquence tellement particulière. Il doit y avoir des Français, des Françaises qui nous regardent, qui sont un peu groggy, qui se disent qu'est-ce que c'est ? On va vers où ? C'est la honte. On nous regarde de l'étranger. On ne sait pas trop sur le plan fiscal à quelle sauce on va être mangé. Est-ce que c'est... Franchement, on est dans une période d'incertitude. Je ne

4:20
Locuteur

vous

4:20
Présentateur

parle pas des licenciements dans les PME. On a eu un chiffre aujourd'hui épouvantable. 1 500 licenciements par semaine dans les boîtes de moins de 10 salariés. Donc,

4:29
Locuteur

que

4:30
Présentateur

vous inspire, à vous,

4:32
Locuteur

qui

4:33
Présentateur

avez une expérience politique, je le redis, cette situation singulière, unique ?

4:38
Invité

Vous me permettez de prendre un article d'un journal que je connais bien, qui est La Voix du Nord. Je ne

4:44
Locuteur

sais

4:44
Invité

pas si nos téléspectateurs le voient. 1 milliard d'euros de dividendes pour la famille Mullier, actionnaire de Decathlon. Il est sorti hier. Vous parliez d'un homme du Nord, une famille du Nord, qui vit d'ailleurs plutôt du côté de la Belgique.

4:57
Locuteur

1

4:57
Invité

milliard d'euros, alors qu'on va supprimer 2400 postes chez Auchan. Je rappelle à nos téléspectateurs que le groupe Mullier, c'est Auchan, Leroy Merlin, Decathlon, Flunch, Boulanger, enfin, je fais de la pub. Ça appartient à une famille dans une association. Ils viennent de se verser 1 milliard d'euros, alors qu

5:17
Locuteur

'on

5:17
Invité

va licencier encore une fois 2400 personnes. Donc, moi, je me mets à la place des Français pour répondre à votre question. J'ai entendu la diatribe entre députés de l'ex-majorité présidentielle et du RN. Les Français n'y comprenaient rien. Enfin, la loi spéciale, ils ne comprennent pas. D'ailleurs, je ne

5:32
Locuteur

suis

5:32
Invité

pas sûr que moi-même, j'y comprends toujours quelque chose. On découvre plein de choses en ce moment. Donc, ça ne va pas. Ça ne marche pas. On a une situation où les Français peuvent être inquiétés. Et nous, nous avons une responsabilité qui est de leur dire, oui, la vie politique peut passer par une motion de censure qui sera votée selon toute vraisemblance mercredi, mais la vie va continuer. Et qu'il y aura un après la motion de censure. Donc, moi, je tiens à rassurer les Français. Mais

5:58
Locuteur

qu'est-ce que vous dites à

5:59
Invité

ceux qui ne comprennent pas cette alliance, d'une certaine manière, entre la gauche de l'Assemblée

6:04
Locuteur

nationale

6:04
Invité

et le Rassemblement

6:05
Locuteur

national

6:06
Invité

pour faire tomber le gouvernement ? Il n'y a aucune alliance. Notre but n'était pas, comme celui du RN, manifestement, de faire tomber quoi qu'il en coûte le gouvernement. Je vais vous donner un exemple très concret parce que je pense qu'il faut donner la vérité aux Français. Quand, dans la commission mixte paritaire, cette réunion entre 7 sénateurs et 7 députés, nous proposons 8 milliards d'euros de recettes supplémentaires.

6:29
Locuteur

Et

6:29
Invité

Jérôme Gage, qui était notre représentant, qui vient souvent sur vos plateaux, a dit à tout le monde,

6:34
Locuteur

écoutez,

6:34
Invité

si vous nous accordez ces 8 milliards,

6:36
Locuteur

il

6:37
Invité

n'y aura pas de censure de la part du Parti Socialiste. 8 milliards,

6:41
Locuteur

c

6:41
Invité

'est 1,5% du budget de la Sécurité Sociale. Et on a dit non à Jérôme Gage. Le gouvernement...

6:47
Locuteur

C

6:48
Présentateur

'était 8 milliards, donc, de quoi ?

6:49
Locuteur

De recettes supplémentaires. D'impôts supplémentaires. De

6:51
Invité

recettes supplémentaires.

6:52
Locuteur

Des

6:52
Invité

taxes, d'impôts,

6:53
Locuteur

de prélèvements.

6:53
Invité

Pour permettre de ne pas trop taper sur les

6:55
Locuteur

classes

6:55
Invité

moyennes.

6:55
Locuteur

On est déjà le

6:56
Invité

pays le plus taxé du

6:57
Locuteur

monde.

6:58
Invité

Non,

6:58
Locuteur

mais, 1

6:58
Invité

,5% de recettes supplémentaires. Ça a été refusé. Et il n'y avait pas de censure si on ne l'avait accepté. J'étais reçu avec...

7:06
Locuteur

Oui, donc,

7:06
Invité

ce que vous voulez dire, c'est que vous avez essayé de

7:07
Locuteur

négocier. Et que, contrairement au

7:09
Invité

Rassemblement National, pour vous, le Rassemblement National n'avait qu'un objectif, faire tomber

7:13
Locuteur

ce gouvernement. M.

7:14
Invité

Kanner, vous êtes avec le NFP qui a dit qu'on censure a priori.

7:18
Locuteur

Vous avez dit, il y a un mois, une LF qui est en sécurité. Moi, je suis

7:20
Invité

ici

7:20
Locuteur

représentant

7:21
Invité

du Parti

7:21
Locuteur

Socialiste.

7:22
Invité

Quand on se fait élire grâce

7:23
Locuteur

aux voix de la LFI, nous sommes dans tous vos

7:25
Invité

camarades. Attendez, il y en a d'autres qui ont été élus avec les voix de la LFI.

7:28
Locuteur

Ils

7:28
Invité

ne

7:28
Locuteur

s

7:28
Invité

'en plaignent pas trop, d'ailleurs. Ah, ben, ce n

7:30
Locuteur

'est pas

7:30
Invité

nous. Ce n

7:30
Locuteur

'est

7:30
Invité

pas vous, ça, je

7:31
Locuteur

vous le conseille. Les

7:32
Invité

macronistes. Mais ce que je sais, c'est que depuis 7 ans, vous êtes passé, ça, je le regrette, de 8 députés à 142. Vous

7:38
Locuteur

regrettez la démocratie ? Je regrette simplement qu'une mauvaise politique

7:41
Invité

a abouti à ce que l'extrême droite devienne dans l'esprit des Français une solution, notamment dans ma région. Je le regrette, oui, je le dis, fortement. À partir de là, M. Macron choisit M. Barnier et il nous le dit. Nous sommes reçus par M. Macron le 22 août. Les membres du NFP. Il nous dit, mais moi, je dois choisir quelqu'un qui durera dans le temps. Donc, je ne peux pas prendre M. Casté ou quelqu'un de chez vous. Eh bien, on voit la catastrophe,

8:07
Locuteur

aujourd'hui, nucléaire. Vous avez proposé Bernard Cazeneuve. Vous aviez dit, on ne le censure pas. Il

8:10
Invité

n

8:10
Locuteur

'a

8:10
Invité

pas proposé Bernard Cazeneuve. Arrêtez de... Excusez-moi, madame.

8:13
Locuteur

Non, mais vraiment. Mais ne

8:14
Invité

dites pas des mensonges aux téléspectateurs.

8:16
Locuteur

Bernard

8:16
Invité

Cazeneuve n'a jamais été une solution pour M.

8:20
Locuteur

Macron.

8:20
Invité

Mais

8:20
Locuteur

attendez, ce

8:20
Invité

qui a été dit et ce qui a été redit, c'est qu'il serait censuré par le NFP. Ça a été dit par plusieurs membres du NFP. Ça,

8:26
Locuteur

c

8:26
Invité

'est pas moi qui l'invente. Non, mais attendez. M. Cazeneuve est un homme de gauche, qui n'est pas un joueur, qui est un homme d'État. Et celui que vous soutenez, M. Macron, qui d'ailleurs se balade actuellement en Arabie Saoudite alors qu'il y

8:37
Locuteur

a

8:37
Invité

une crise politique

8:37
Locuteur

majeure. Non, mais attendez, vous répondez pas

8:38
Invité

sur

8:39
Locuteur

Bernard Cazeneuve. Mais

8:39
Invité

je vous réponds. M. Macron est un homme de droite, qui a le droit de l'être, qui est un joueur et qui n'a plus le sens de l'État. Et donc, aujourd'hui, nous sommes là ensemble, aujourd'hui, pour constater un chaos politique qui a été promulgué par

8:51
Locuteur

le

8:51
Invité

président de la République.

8:53
Locuteur

Il

8:53
Invité

doit démissionner

8:54
Locuteur

? J'ai l'impression

8:54
Invité

que c'est la prochaine étape. Eh

8:56
Locuteur

bien,

8:56
Invité

je vais vous donner un scoop. Nous ne demandons pas la démission de M. Macron. Nous considérons qu'il ne faut pas faire de surenchère dans le chaos actuel.

9:03
Présentateur

Mais moi, j'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer. Je ne sens pas qu'il appellera à Matignon un pré-ministre de gauche. Ça n'en prend pas la direction.

9:11
Invité

Eh bien, c'est bien dommage. Vous

9:12
Locuteur

espérez

9:13
Invité

encore ça ?

9:14
Locuteur

Non seulement... Vous

9:15
Invité

pensez qu'il va le faire ? Non seulement je l'espère, mais je pense que ce sera une bonne chose pour la France. Et que Boris Vallaud, en proposant le patron des socialistes à l'Assemblée, en proposant de mettre autour de la table le front républicain

9:29
Locuteur

qui

9:29
Invité

a gagné ses élections, le NFP n'a pas gagné les élections. Il est arrivé en tête, mais il n

9:34
Locuteur

'a

9:34
Invité

pas gagné les élections. Vous n'avez pas gagné les élections. Et le socle commun n'a

9:38
Locuteur

pas non plus gagné

9:39
Invité

les élections. Donc, puisque personne n

9:41
Locuteur

'a

9:41
Invité

gagné les élections, sauf le front républicain qui a permis d'éviter la catastrophe du RN à la tête de ce pays, doit pouvoir se retrouver à un moment donné. C'est vrai que

9:50
Locuteur

Pierre-Henri Dumont... Comment

9:52
Invité

on voit du côté des Républicains tout ce qui s'est joué et passé cet après-midi ? Vous, vous êtes là, vous observez ?

9:59
Locuteur

Vous frottez les mains ? Non, on

10:01
Invité

ne se frotte absolument pas les mains. Michel Barnier est membre des Républicains, c'est notre Premier ministre, c

10:05
Locuteur

'est le

10:05
Invité

Premier ministre de la France, mais il est membre de notre parti politique. Donc, évidemment, on le soutient, on soutient son gouvernement et on estime que le budget qui est proposé, que ce soit le budget de la sécurité sociale sur lequel il y a la motion de censure ou le budget général du pays, est un budget qui, en l'État, est évidemment un budget de compromis qui n'est pas excellent ici, mais bien meilleur que le budget qui s'appliquerait en cas de censure, c'est-à-dire le budget de l'année dernière. La réalité,

10:32
Locuteur

c

10:32
Invité

'est que la censure, c'est une injustice fiscale qui fait payer beaucoup plus les Français modestes, les Français qui travaillent et qui protègent les plus riches. La censure elle-même ? La non-adoption du budget suite à la censure et suite à la démission forcée du gouvernement, ça a été parfaitement dit par Léonore Carrois, ça ferait rentrer quasiment 400 000 foyers fiscaux dans le barème de l'impôt sur le revenu parce qu'on se base sur les revenus et sur les tranches de l'année dernière et donc on ne prend pas en compte l'inflation, ça ferait des milliers de foyers qui changeraient de tranches et qui paieraient donc plus d'impôts.

Pour vous donner un exemple très concret, un couple de retraités où les deux auraient 1800 euros de pension de retraite chacun, paieraient 100 euros d'impôts en plus s'il y a censure. Et paradoxe, on entendait tout à l'heure, et vous avez raison de citer l'article de La Voix du Nord, cher Patrick Caner, mais dans le budget, il est prévu une contribution exceptionnelle des plus aisés. S'il y a censure, s'il n'y

11:23
Locuteur

a

11:23
Invité

plus de gouvernement, si le budget est rejeté suite à cette motion de censure, la contribution exceptionnelle demandée aux plus aisés, elle disparaît.

11:29
Locuteur

Est

11:29
Invité

-ce

11:29
Locuteur

que... Et donc l

11:30
Invité

'ERN, pardon, mais l'ERN en étant celui... Donc vous êtes plus inquiet des conséquences économiques...

11:35
Locuteur

Moi,

11:35
Invité

je vous dis juste, il faut mettre les choses sur la table.

11:37
Locuteur

C

11:37
Invité

'est-à-dire que là, on est en train de parler de politique politicienne, de savoir qui sera le futur Premier ministre, qui peut être un bon choix, combien de temps l'un ou l'autre va rester. Ça compte quand même. Non, je m'en fiche. Vous

11:47
Locuteur

en

11:47
Invité

fichez

11:48
Locuteur

?

11:48
Invité

Je pense que les Français s'en fichent. Le plus important, c'est de savoir concrètement, derrière le coup judiciaropolitique mené par Marine Le Pen aujourd'hui, qu'est-ce que ça veut dire concrètement pour les Françaises et les Français, si demain, il y a censure du gouvernement, si demain, il n'y

12:01
Locuteur

a

12:01
Invité

pas de budget qui est adopté. Ça veut dire que par exemple, je prends pour chez moi, tous les projets-lois qui ont été annoncés, en particulier le projet-loi immigration, la réduction du panier de soins de l'aide médicale d'État, la création d'un commissariat de police à Calais, le

12:13
Locuteur

renforcement

12:13
Invité

des moyens aux frontières

12:14
Locuteur

à Calais pour lutter contre l'immigration Vous avez quand même utilisé une expression qui n'est pas anodine. Ça veut dire que ça n'existera plus.

12:18
Invité

Thomas Ménager, le coup judiciaropolitique

12:21
Locuteur

de Marine Le Pen, c'est

12:22
Invité

ce que vous avez dit ? Tout à

12:23
Locuteur

fait. Thomas

12:23
Invité

Ménager, qu'est-ce que ça vous inspire ? Rien du tout, franchement.

12:27
Locuteur

C'est totalement à

12:28
Invité

côté de la plaque, désolé de vous le dire. On a été clair.

12:31
Locuteur

Nous

12:32
Invité

avions dit, après le discours de politique générale, pas d'augmentation d'impôts, de taxes sur les classes populaires et les classes moyennes. C'est ce

12:38
Locuteur

que vous faites en

12:38
Invité

tant que budget ? Non.

12:40
Locuteur

Si, factuellement. Factuellement.

12:41
Invité

Vous racontez, franchement, n'importe quoi, un cher ancien collègue, parce que la loi spéciale, et on l'a fait vérifier, il y

12:49
Locuteur

a

12:49
Invité

la possibilité par amendement d'indexer le barème de l'impôt sur le revenu. Très

12:53
Locuteur

bien, on l'a compris. Vous l'avez dit. Premier point.

12:55
Invité

Et deuxième point, c'est ce budget qui désindexe les retraites. Parce que vous le savez très bien, la loi oblige, et je pense que M. Cannaire ne me contredira pas sur ce coup-là, la loi oblige à l'indexation des retraites. Donc c'est le gouvernement de M. Barnier, des macronistes et des LR qui prévoyaient d'appauvrir. Et

13:10
Locuteur

c'est la censure, justement, du Rassemblement national qui permettra... Les amis, je trouve que...

13:16
Invité

Il y avait bien une indexation des

13:18
Locuteur

pensions

13:18
Invité

les plus modèles.

13:20
Locuteur

C'est pas une demi

13:20
Invité

-indexation sur

13:21
Locuteur

l'année. Les

13:22
Présentateur

amis, je trouve que ce

13:23
Locuteur

débat est un

13:24
Présentateur

tantinet, je ne dirais pas abscond, mais vulgaire. Car, en fait, la crise, on est dedans. Pour la première fois, ce matin, l'union des entreprises de proximité qui s'appelle l'U2P, qu'on ne reçoit pas assez,

13:39
Locuteur

ce

13:39
Présentateur

qui représente des milliers de PME, toute petite PME, TPE, nous donne les premiers chiffres qui sont totalement alarmants. Plus de 1 500 licenciements par semaine en France, plus de 1 500

13:53
Locuteur

dans des TPE,

13:54
Présentateur

dans des sociétés de moins de 11 salariés, alors qu'on était en dessous de 1 200 il y a un an à la même époque. C'est-à

14:00
Locuteur

-dire

14:00
Présentateur

que c'est un différentiel considérable. considérable.

14:04
Locuteur

Ce

14:04
Présentateur

sont des chiffres qui sont donnés de façon hebdomadaire. Donc j'ai l'impression que la crise sociale, économique, mais surtout sociale, on y est dedans à 100%. Et celle-là, on va se la prendre dans le nez. Et je pense que le spectacle qui est donné aujourd'hui par la classe politique, pardon pour la banalité et la trivialité du propos, il n'y

14:23
Locuteur

a

14:23
Présentateur

rien de plus banal que de dire ce que je dis. Mais enfin, précisément, il y

14:26
Locuteur

a

14:26
Présentateur

des gens qui la regardent la banalité et qui sont en train de se dire c'est désespérant.

14:30
Invité

Mais vous avez raison. Vous avez raison. C'est pour ça que je vous dis moi le budget, est-ce qu'il me plaît ? Est-ce que je suis d'accord avec tout ce qu'il

14:35
Locuteur

y a

14:35
Invité

dedans ? Non. Mais je pense que c'est irresponsable. Irresponsable de voter la censure et de dire après moi le déluge. Que c'est irresponsable de faire un coup politique comme vous êtes en train de faire. D'avoir dit on va être en soutien, finalement on ne l'est plus. C'est complètement irresponsable. Vous savez, vous pouvez faire un 49-2 à n'importe quel moment. Vous pouvez faire tomber le gouvernement s'il ne vous convient pas. Mais là, à ce moment-là, alors qu'on a besoin d'un budget, qu'on a besoin de visibilité, qu'on a besoin de stabilité sur les marchés, c'est irresponsable. Et moi je pense qu'on doit être responsable aujourd'hui. On peut ne pas être d'accord.

On peut se dire que le président de la République a fait des erreurs. On peut être en désaccord avec la dissolution. On peut se dire que depuis 7 ans rien ne va. Ce serait injuste.

15:11
Locuteur

C'est pas de l'envoi.

15:12
Invité

Mais non, je ne pense pas parce qu'on n'avait jamais eu un taux de chômage aussi bas. Vous parliez du chômage. On n'avait jamais eu un taux de chômage aussi bas dans les dernières années, dans les dernières décennies même. 7,5%. On n'avait jamais été le pays le plus attractif d'Europe pour les investissements étrangers. Il y

15:26
Locuteur

a

15:26
Invité

des choses qui ont été faites. Mais très bien. Si on veut dire rien ne va, on tourne la page, très bien. Mais le faire au moment du budget alors que les Français ont besoin d'y voir clair, alors qu'on doit s'endetter sur les marchés financiers, c'est irresponsable et ce n

15:37
Locuteur

'est

15:37
Invité

pas à la hauteur des hommes et des femmes politiques que nous sommes.

15:39
Présentateur

N'empêche que comment ? Ce n

15:41
Locuteur

'est

15:41
Présentateur

pas possible en France de faire une espèce de gouvernement d'union sacrée, de se tendre la main à vous-même, encore une fois. Je dis toujours que vous êtes expérimentés, pardonnez-moi. Mais enfin, on n'a jamais vu ça. On n'a jamais vu ça. La gauche, les macronistes et la droite qui se donneraient la main en disant bon, mais Michel Barnier, il faut protéger le budget.

16:00
Invité

Ça n'existe pas. M. Brunet, on n'a jamais eu non plus une tripartition comme nous la connaissons aujourd'hui. On n'a jamais eu l'extrême droite aussi haute qu'aujourd'hui. Donc oui, la situation a changé. Après les responsabilités, l'histoire en jugera le moment venu. Mais est-ce que depuis le début, c'était injouable pour Michel Barnier ou finalement sa méthode a montré

16:20
Locuteur

ses limites ? Je pense qu'il y a une

16:20
Invité

erreur de casting. Tout le monde pensait que Barnier serait en capacité parce que l'homme du Brexit de trouver les voies de la négociation. On en a fait trop là-dessus ? Oui, en tout cas, je pense qu'il a sous-estimé la situation. Peut-être qu'il a atteint, comme on dit, son phénomène de pétère,

16:37
Locuteur

c

16:37
Invité

'est

16:37
Locuteur

-à

16:37
Invité

-dire qu'il a atteint son plafond de verre et qu'aujourd'hui, en voulant jouer, et j'étais très choqué par le communiqué de presse de Matignon où Mme Le Pen est cité. Enfin, on cite Mme Le Pen dans un communiqué de presse de Matignon en disant, mais finalement, je lui ai lâché encore une dernière...

16:52
Locuteur

ce matin à

16:53
Invité

l'issue d'une conversation téléphonique...

16:55
Locuteur

C'est assez

16:55
Invité

nouveau, vous avez raison, c'est assez nouveau ça. C'est inédit. C'est inédit d'avoir un Premier ministre qui dit, voilà, j'ai essayé, en fin de compte, il va avoir la censure et le déshonneur, pour prendre une métaphore de

17:06
Locuteur

Churchill. La censure

17:08
Invité

et le déshonneur, mais

17:09
Locuteur

le déshonneur de respecter

17:10
Invité

la

17:11
Locuteur

chef de l'opposition du

17:12
Invité

premier

17:12
Locuteur

groupe politique à l'Assemblée nationale. Je

17:14
Invité

dis... Mais vous vivez dans un monde

17:16
Locuteur

parallèle. Je vous dis... Il a reçu M.

17:18
Invité

Barnier les deux chefs d'opposition socialiste Vallaud-Canner il y a maintenant trois jours, mercredi dernier ou quatre jours.

17:27
Locuteur

Vous avez été

17:27
Présentateur

reçu par M.

17:28
Locuteur

Barnier. Une heure.

17:29
Invité

Une heure. Bien trop tard. Et il ne nous a rien proposé. La seule chose qu'il nous a dit, je suis OK sur la taxe compartementale,

17:36
Locuteur

c

17:36
Invité

'est

17:36
Locuteur

-à

17:36
Invité

-dire la taxe sur les sodas, le sucre dans les sodas. Aucune autre proposition, je

17:41
Locuteur

le dis. Les taxis à les

17:42
Invité

billets d'avion ? Il nous a rien... Non, il nous a rien... Oui, mais... Si vous étiez d'accord, j'étais à la

17:47
Locuteur

journée, vous étiez d'accord pour taxer les

17:48
Invité

fonctions

17:48
Locuteur

encore plus. Il nous a rien... Où voulez-vous en

17:51
Invité

venir, Patrick

17:52
Locuteur

? Et donc, ce que je veux dire, simplement, c'est que nous avions des solutions

17:54
Invité

pour augmenter les recettes, effectivement, de demander plus d'efforts aux plus aisés de nos concitoyens, de taxer les superdividends, de taxer les superprofits. Nous l'avons demandé et nous étions même soutenus par le Modem à l'époque.

18:09
Locuteur

Je

18:09
Invité

ne

18:09
Locuteur

sais

18:09
Invité

pas s

18:09
Locuteur

'il

18:09
Invité

nous soutiendrait encore aujourd'hui. Donc, nous avions des solutions pour diminuer la charge sur les Français et notamment, y compris sur des sujets qui font consensus. Et ça n'a pas été possible. Donc, quand on a un mauvais bilan que vous avez vous-même évoqué, quand on a un mauvais budget, quand on utilise le rapport de force avec le 49 alinéa 3 et quand on ne nous donne rien, eh bien oui, nous déposons une motion. C'est un véritable

18:32
Locuteur

plaidoyer pour

18:33
Présentateur

un régime autoritaire, parce que tout va mal. Les bilans, les prédécesseurs, les oppositions, tout va mal. Mesdames, Messieurs, nous allons aller à Matignon car il se pourrait que M. Michel Barnier et son gouvernement vivent ces dernières heures. Mais pour autant, compte tenu du programme de Michel Barnier demain et mercredi, même si c'est ces dernières heures, ça va être difficile de dégager 4 ou 5 heures pour faire les cartons. je crois...

19:00
Locuteur

Edgar Becket.

19:00
Présentateur

Edgar Becket, pardon. Edgar.

19:04
Locuteur

Oui,

19:05
Invité

Éric, une source gouvernementale, je

19:07
Locuteur

vais

19:07
Invité

m'expliquer tout à l'heure que Michel Barnier va continuer tout simplement à travailler pour servir le pays. Pas de politique fiction, nous dit-on. Cette même source gouvernementale qui nous explique que Michel Barnier assume ses responsabilités, comprenez par là qu'il assume d'avoir utilisé le 49.3 et qu'il assume d'avoir engendré d'avoir engagé la responsabilité de son gouvernement. On l'a appris tout à l'heure en début de ce soirée, on sait désormais que le Rassemblement National va voter la motion de censure et ce, malgré les nouvelles concessions qui ont été faites par Michel Barnier aujourd'hui.

Tout à l'heure, en début d'après-midi, le gouvernement a annoncé qu'il n'y aurait pas de déremboursement des médicaments en 2025. c'était l'une des lignes rouges, c'était l'une des principales demandes de Marine Le Pen. Mais malgré ça, la chef de file du RN a annoncé vouloir voter la motion de censure et faire tomber le gouvernement. Alors face à cela, face à ces déclarations de Marine Le Pen, cette même source gouvernementale nous a expliqué tout à l'heure, on voit que le budget n'intéresse pas Marine Le Pen. Ce qui l'intéresse, c'est son agenda personnel. Elle est prête à mettre le pays par terre et à sacrifier ses acquis pour son agenda personnel.

Deux motions de censure ont donc été déposées, l'une par le Rassemblement National, l'autre par le nouveau Front Populaire. Ces deux motions de censure vont être examinées dans les 48 heures, c'est-à-dire soit mercredi, soit jeudi.

20:38
Présentateur

Merci Edgar Becken, merci beaucoup. Et donc le Premier ministre va continuer à traiter les questions qui sont à son agenda, notamment mercredi, Conseil des ministres. Ce que je veux dire,

20:47
Locuteur

c

20:47
Présentateur

'est que pendant ces deux jours, lui, il va continuer à travailler et donc il ne va pas faire ses cartons. Est-ce que Thomas Ménager, député du Loiret, porte-parole du groupe Rassemblement National à l'Assemblée, franchement, dites-moi la vérité, pas de langue de bois, on est entre nous, là. Est-ce que vous ne craignez pas qu'une partie de votre électorat qui était attachée vraiment à la cravate et à la chemise blanche à l'Assemblée Nationale pour les députés hommes, ceux qui étaient des partisans de l'ordre, ceux qui vous ont été élus, est-ce que vous ne craignez pas qu'ils se prennent la tête entre les mains et qu'ils disent qu'est-ce qui lui prend à Marine Le Pen ?

Elle a voté la censure, elle a voté le chaos et ce Barnier, même s'il n'était pas parfait, finalement, lui coupe les ailes. Ça, vous allez avoir des retours dans les permanences, vous allez avoir des coups de fil de gens qui vont vous dire ça n'est pas normal, c'est une erreur politique. Pour le moment, je

21:36
Invité

vois que les sondages demandaient la censure, que les Français avaient vu à quel point ce budget était injuste et justement, je rebondis sur ce

21:42
Locuteur

que vous disiez. Mais répondez

21:43
Présentateur

à ma question,

21:45
Invité

on ne vous a pas déjà

21:46
Présentateur

tiré la manche en disant ce

21:47
Locuteur

n

21:47
Présentateur

'est pas bien ce qu'a fait

21:48
Locuteur

Marine Le Pen ?

21:48
Invité

Il y a historiquement dans l'électorat peut-être deux blocs, c'est-à

21:52
Locuteur

-dire

21:52
Invité

d'abord les retraités mais qui ont vu au final qu'ils étaient fortement touchés et les chefs d'entreprise qui attendaient de la stabilité, vous avez raison, l'UDEP, mais les chiffres que vous avez donnés, c'est préalable à la motion de censure. C'est que la situation aujourd'hui économique est catastrophique et c'est aussi ce budget qui allait augmenter le coût pour les entreprises, augmenter le coût du travail avec la fin des exonérations de charges, augmenter aussi le coût d'un apprenti avec la fin des aides à l'apprentissage. Donc même les entreprises, ils se prenaient de plein fouet ce budget.

Donc tout le monde aujourd'hui est gagnant de la censure et du blocage de ce budget parce qu'aujourd'hui, ce seraient à la fois les retraités, les classes populaires, les classes moyennes, les entreprises qui allaient connaître une baisse de pouvoir d'achat, une augmentation des difficultés et donc à un moment, il faut arrêter de vouloir tenir responsable le Rassemblement National. La situation, les 1 200 milliards de dettes, c'est vous. La balance commerciale, une des pires de l'histoire, c'est vous. Un chômage qui repart à la hausse, c'est vous. Donc à un moment, ce n'est pas à nous de rattraper les erreurs que vous avez commises. Sachant que je

22:51
Locuteur

tiens à... Quand vous dites

22:51
Invité

c'est vous, c'est les macronistes et les LR. Oui, dans la main. Enfin, je veux dire, à un moment, ils ont été élus ensemble, ils gouvernent ensemble, c'est un gouvernement...

22:58
Locuteur

Pardon.

22:59
Invité

Et Madame K, franchement, vous avez donné des leçons sur le budget, vous êtes à 5% de participation, vous avez séché tous les débats, vous êtes 539e

23:06
Locuteur

dans l'hémissive, vous n'avez même pas

23:08
Invité

débattu sur le budget, vous avez fui le budget, il n

23:10
Locuteur

'y

23:10
Invité

avait que le NFP et le Rassemblement national pour essayer de faire le budget, vous avez

23:15
Locuteur

totalement fui, vous n'avez même pas ce que vous avez fait. C'est quelque chose qui revient

23:18
Invité

beaucoup, l'absentéisme.

23:19
Locuteur

Mais oui, je pense

23:20
Invité

qu'il y a... Aujourd'hui,

23:22
Locuteur

il

23:22
Invité

y a la question de...

23:23
Locuteur

C'était une attaque personnelle, c'était un vous.

23:25
Invité

Pas vous

23:26
Locuteur

en particulier, mais vous, c'est

23:28
Invité

incroyable.

23:29
Locuteur

Écoutez, moi je suis députée des

23:30
Invité

Français de l'étranger et j'ai aussi du temps en circonscription,

23:33
Locuteur

j

23:33
Invité

'ai du travail en commission et j'ai participé au budget,

23:36
Locuteur

j

23:36
Invité

'ai défendu des amendements qui d'ailleurs sont passés, donc non, je ne prendrai pas cette attaque. Mais ce n

23:40
Locuteur

'est

23:40
Invité

pas la question. Ce que vous voyez là, c'est votre faute, c'est votre problème, nous on s'en lave les mains. Est-ce que c'est une attitude responsable de personne politique qui veut redresser son pays ? Pas du tout. Vous êtes en train de dire c'est de votre faute, vous avez mal géré, ce que je conteste d'ailleurs très fermement, et vous dites aujourd'hui s'il n

23:56
Locuteur

'y a

23:56
Invité

pas de budget, ça n'est pas notre problème. Si les Français doivent payer des impôts...

23:59
Locuteur

C'est de votre

24:00
Invité

responsabilité. Et bien voilà, et donc vous dites c'est votre responsabilité donc moi je m'en lave les mains.

24:03
Locuteur

Mais vraiment, comment est-ce qu'on peut dire ça aujourd'hui ? Comment est-ce

24:06
Invité

qu

24:07
Locuteur

'on peut être un élu de

24:07
Invité

la

24:08
Locuteur

République ? C'est assez simple.

24:09
Invité

Excusez-moi. Comment

24:10
Locuteur

est-ce qu'on peut

24:10
Invité

être un

24:11
Locuteur

élu de la République ? C'est le sac

24:12
Invité

de Marie Poppins

24:12
Locuteur

le RN,

24:13
Invité

c

24:13
Locuteur

'est-à-dire qu'on pense qu'il est

24:14
Invité

tout petit mais on sort quelque chose à chaque

24:16
Locuteur

fois. Il y a eu

24:16
Invité

4 lignes rouges, toujours les mêmes.

24:18
Locuteur

4 lignes rouges, on n'a pas entendu la fin de ce que disait Mme Carrois.

24:21
Invité

Non, non,

24:21
Locuteur

mais

24:21
Invité

moi ce que je veux dire c'est qu'aujourd'hui ce qu

24:23
Locuteur

'on

24:23
Invité

voit c'est qu'il y

24:24
Locuteur

a

24:24
Invité

quand même des

24:24
Locuteur

oppositions qui veulent... Léonore Carrois,

24:26
Présentateur

cette accusation qui vous est faite, c'est Emmanuel Macron qui a plongé le pays dans la situation dans laquelle il est, c'est une évidence et une banalité, une trivialité, elle est vraie, c'est vrai, la situation économique c'est celle de... Voilà, d'ailleurs je suis d'accord avec vous, elle est plus contrastée qu'il n'y paraît,

24:44
Locuteur

elle n'est pas

24:45
Présentateur

à 100%. Mais enfin, c'est le bilan d'Emmanuel

24:47
Locuteur

Macron. Non mais

24:48
Invité

surtout, attendez, parce que le débat budgétaire l'année dernière, lorsque vous proposiez des milliards d'augmentations d'impôts, des milliards d'augmentations de dépenses, pardon, et des milliards d'augmentations d'impôts, personne ne disait rien. Vous étiez dans une attitude de on y va, le quoi qu'il en coûte, tout le monde l'a voté, le...

25:04
Locuteur

Non mais attendez, le quoi qu

25:06
Invité

'il

25:07
Locuteur

en

25:07
Invité

coûte, sur les 1000 milliards de dettes, dites Macron, le quoi qu'il en coûte, le Covid,

25:12
Locuteur

c

25:12
Invité

'est 300 milliards et nous les avons soutenus. Bien sûr,

25:14
Locuteur

300 milliards sur

25:15
Invité

1000 milliards, donc il y a 700 milliards qui posent un petit problème quand même à

25:19
Locuteur

l'équilibre de l'Agence.

25:19
Invité

Parce qu'on est en train de regarder une

25:20
Locuteur

image alors

25:21
Invité

que c'est une...

25:22
Présentateur

Puisqu'on parle

25:23
Locuteur

d

25:23
Présentateur

'Emmanuel Macron, figurez-vous que ce soir, aux alentours de 18h, sur Youtube, Jean-Luc Mélenchon, c'est prononcé, à évoquer le cas du président de la République.

25:37
Invité

Nous devons rendre la parole au peuple. Il n'y a pas d'autre issue que celle-là dans une démocratie. Il faut, et c'est la seule possibilité qui existe, de revenir

25:50
Locuteur

au

25:50
Invité

suffrage universel que le président démissionne. Que le président démissionne pour qu'on puisse voter, que le président démissionne parce que le seul souverain dans ce pays, c'est le peuple, que le président démissionne parce qu'il faut bien que l'on tranche entre les grandes options qui se présentent à nous comme peuple. Le président doit cesser de vouloir empêcher

26:14
Locuteur

l

26:15
Invité

'application de la décision populaire. Combien d'autres, Michel Barnier, a-t-il l'intention d'user encore avant de tirer les conclusions qui s'imposent et assumer ses responsabilités personnelles

26:30
Locuteur

?

26:31
Invité

Qui pense

26:32
Présentateur

ici qu'il faut que le président de la République

26:33
Locuteur

démissionne

26:34
Invité

? Qui pense ça ? Vous êtes de la même famille que Mélenchon, vous ? Je vous ai déjà répondu. Nous ne sommes pas favorables à la démission. Qui,

26:40
Locuteur

c

26:40
Invité

'est nous ?

26:41
Locuteur

Le Parti Socialiste.

26:43
Invité

Clairement, nous sommes peut-être les seuls à gauche ou à l'extrême droite comme dirait l'autre. Non mais, il est hors de question pour nous de rajouter par une surenchère institutionnelle du chaos au chaos. Donc, le président a été élu en 2022 dans les conditions que nous savons dont actes. D'ailleurs, il a été élu deux fois contre l'extrême

27:02
Présentateur

droite. Qu'est-ce qu'on en pense au Rassemblement national ? Doit-il démissionner ? Il me semble que Marine Le Pen s'est exprimé sur le sujet.

27:08
Locuteur

Elle

27:08
Présentateur

répond oui à la question, non ? Non,

27:10
Invité

on n'appelle pas la démission. Après, aujourd'hui, la Constitution, elle est simple. Il y a trois possibilités quand il y

27:14
Locuteur

a

27:14
Invité

un blocage dans notre pays. Il y a le remaniement, donc peut-être avec un nouveau Premier ministre et on espère là, cette fois-ci, si c'est le cas, qu'il entendra un certain nombre des lignes rouges fixées par les 11 millions d'électeurs qui nous ont fait confiance et qui nous ont donné pour mandat de les protéger. Soit la dissolution, mais on sait que pour le moment c'est bloqué jusqu'au mois de juin, soit

27:29
Locuteur

la dernière

27:29
Invité

hypothèse, la démission du président de la République. Mais ça,

27:34
Locuteur

c

27:34
Invité

'est un choix qui dépend que du président de la République et en aucun cas de l'appeler à l'admission ou de remettre en cause sa légitimité fait partie

27:41
Présentateur

d'un combat qui est le nôtre. Ce n

27:42
Locuteur

'est

27:42
Présentateur

pas une option qu'a évoquée Marine Le Pen, vous avez raison, mais en revanche, elle a été évoquée par quelqu'un de votre famille politique, Pierre-Henri Dumont, c'est ici même Jean-François Copé. Jean-François Copé a dit qu'il serait désormais sain et nécessaire pour la République, en gros, que Emmanuel Macron démissionne.

28:00
Invité

Écoutez, moi, je ne partage pas cet avis, déjà,

28:04
Locuteur

vous n'êtes

28:04
Présentateur

pas nombreux si en plus vous êtes en désaccord.

28:06
Invité

Pour une raison qui est très simple, c'est que le blocage institutionnel à l'Assemblée nationale qui fait qu'il n

28:10
Locuteur

'y a

28:10
Invité

pas de majorité ne sera pas résolu par la démission d'Emmanuel Macron puisque le futur président, si Emmanuel Macron devait venir à démissionner, doit être élu dans un délai assez court qui est fixé par la Constitution, une quarantaine de jours. Et derrière, il ne pourrait quand même pas dissoudre l'Assemblée nationale avant le mois de juillet, probablement avant le mois de septembre pour ne

28:26
Locuteur

pas

28:26
Invité

avoir des élections en plein pendant les mois d'août, les moments des vacances. Donc on se retrouverait dans tous les cas avec au moins six mois de blocage. Donc l'intérêt en réalité est assez faible hormis vouloir se faire plaisir. Et on voit bien la stratégie de Jean-Luc Mélenchon qui était celle qui a été présentée dans sa vidéo sur les réseaux sociaux. C'est la stratégie du chaos.

28:43
Locuteur

C

28:43
Invité

'est la même stratégie qu'il met en place depuis longtemps. Et là aujourd'hui, le Rassemblement national devient, pardon de l'expression, l'idiot-utile de la stratégie du chaos mise en place, théorisée par Jean-Luc Mélenchon que ce soit dans la rue,

28:54
Locuteur

que

28:54
Invité

ce soit dans certains quartiers avec un vote ultra communautariste ou que ce soit à l'Assemblée nationale de façon parfaitement

28:59
Locuteur

visible avec le

29:00
Invité

roi incessant, les insultes envers les ministres et les autres députés.

29:03
Locuteur

Sans

29:03
Invité

parler de démission, est-ce que vous pensez que le président de la République, vu la situation dans laquelle on est, doit maintenant reprendre la main d'une manière ou d'une autre ? Doit s'exprimer, doit s'adresser aux Français ? Est-ce qu'il faut qu'il revienne au premier plan ?

29:15
Locuteur

Déjà,

29:15
Invité

il faut qu'il assume que cette situation est quasi uniquement de son fait et de sa faute. C'est lui qui a la responsabilité majeure pour au moins trois raisons. Un, ça a été dit, une présidentielle galvaudée où il n

29:24
Locuteur

'en

29:24
Invité

a vraiment pas mis du sien pour avoir un vrai débat d'idées. Et en effet, en 2022, de par la campagne menée, de par ce qui se passait également à l'extérieur, en particulier la guerre en Ukraine et la suite du Covid, il n'y

29:34
Locuteur

a

29:34
Invité

pas eu un choix qui a été fait de façon très claire sur des projets de société par les Françaises et les Français. C'était ce qu'on a appelé à l'époque l'effet drapeau. Deuxièmement, Emmanuel Macron dissout l'Assemblée alors qu'il y avait une majorité, certes, qui n'était pas absolue, mais qui permettait de faire passer des textes. Et troisièmement, ça a été dit d'ailleurs, on ne

29:50
Locuteur

sait

29:50
Invité

toujours pas pourquoi ce qu'il a dissout, ça n

29:51
Locuteur

'est

29:51
Invité

toujours pas expliqué. Et puis troisièmement, il met deux ou trois mois à nommer un gouvernement, à nommer en tout cas un Premier ministre pour être seul pendant les Jeux Olympiques. C'est ce temps qu'on a perdu lors des grandes vacances, le mois de juillet, le mois d'août, où le gouvernement, les partis de gouvernement du Parti Socialiste aux Républicains auraient pu discuter d'un projet. Le budget, en réalité, c'est quoi ? Le budget d'un pays, c'est la traduction de grands objectifs politiques. Il n

30:15
Locuteur

'y

30:15
Invité

a pas eu de projet qui a été mis en place dans la coalition, c'est en gros tous ceux qui voulaient bien gouverner, ils étaient les bienvenus au gouvernement. Et comme il n

30:21
Locuteur

'y

30:21
Invité

a pas ce projet qui a été mis sur la table, comme tout a été fait, pardon de le dire, un peu à l'arrache, parce qu'il y avait deux ou trois semaines pour présenter un budget, il y a évidemment

30:28
Locuteur

un budget... Et c'est ce que dit souvent Michel Barnier, qu'il a dû mettre en place un budget

30:31
Invité

en un temps record.

30:33
Locuteur

Et donc il faut être un

30:34
Invité

peu indulgent que Michel Barnier. Michel Barnier quand même, qui a comme directeur de cabinet M. Fournel, un homme peu connu du grand public, mais qui était le directeur de cabinet de M. Le Maire. Donc quand le Mozart de la finance, avec le temps qu'on connaît, donne son directeur de cabinet au Premier ministre, permettez-moi quand même de douter sur l'efficacité des choix. – Éléonore

30:55
Locuteur

Carrois, un petit message

30:56
Invité

pour Bruno Le Maire, au passage. –

30:58
Présentateur

Éléonore Carrois, quand on a espéré, cru, fait partie d'une génération qui a aimé Emmanuel Macron de 2017, disruptif, transgressif, est-ce qu'on se dit pas aujourd'hui, en voyant ce spectacle-là, la censure, mais aussi tout ce qui se passe depuis les européennes, la dissolution, est-ce qu'on se dit pas qu'elle gâchit ? Il est en train de déconstruire tout ce qu'il a construit, parce que vous semblez considérer que le bilan d'Emmanuel Macron jusqu'à ses élections européennes était un bilan positif, vous l'avez dit tout à l'heure, la France est un pays attractif pour les entreprises étrangères, on a fait baisser le chômage comme jamais en France, disiez-vous il

31:39
Locuteur

y

31:39
Présentateur

a quelques minutes, sauf qu'Emmanuel Macron est en train tout seul de déconstruire tout ce qu'il a bâti.

31:44
Invité

Alors, les choses ne sont jamais aussi simples de dire que c'est le président de la République tout seul qui porte la responsabilité de la situation actuelle parce qu'il a appuyé sur le bouton de la dissolution, excusez-moi, mais c'est un peu une simplification et je pense qu'on mérite un peu un débat plus profond. Pourquoi est

31:59
Locuteur

-ce

31:59
Invité

qu'il y

31:59
Locuteur

va

31:59
Invité

? Est-ce que, moi je suis d'accord avec la dissolution ? Non. Est-ce que je la comprends au premier lieu ? Non, évidemment. Mais lorsqu'il explique qu'il y a cette menace de la censure, d'ailleurs brandie par les LR, qu'à ce moment-là ça devait venir et on a vu ce qui s'était passé dans l'Assemblée. Moi j'y ai siégé pendant deux ans. Il n

32:14
Locuteur

'y

32:14
Invité

avait pas de majorité. On avait déjà une difficulté à l'Assemblée nationale. On aurait pu continuer comme ça pendant des années. Il y

32:20
Locuteur

a

32:20
Invité

eu la dissolution. Les Français se sont exprimés massivement. Ils nous ont donné une Assemblée qui ne nous plaît pas, peut-être, nous les politiques, parce qu'elle est très divisée. Elle nécessite qu

32:29
Locuteur

'on

32:29
Invité

fasse des compromis. On ne sait pas faire des compromis. Mais c'est ce que les Français ont décidé. Et ça, je veux dire, il y a eu un vote qui s'est exprimé lors de ces élections législatives. Aujourd'hui, moi ce que je regrette, c'est effectivement que l'on ait parlé des personnes, que le NFP, peut-être pas vous, les socialistes, mais pourtant ce n

32:44
Locuteur

'est

32:44
Invité

pas ce que j'ai entendu cet été, vous étiez pour la censure a priori et pour certains d'entre vous, notre programme, rien que notre programme, disait Jean-Luc Mélenchon,

32:53
Locuteur

à

32:53
Invité

20h05. Mais il n

32:54
Locuteur

'a

32:54
Invité

pas été très contredit par vous. Et puis finalement, c'était la candidate du NFP toute seule. Je veux dire, Michel Barnier, on l'a entendu aux 20h après sa nomination en disant je vais faire quelque chose d'élargi, un gouvernement de coalition. J'irai chercher aussi des ministres de gauche. Personne n

33:10
Locuteur

'a

33:10
Invité

voulu y aller à gauche parce que c'est plus facile d'être dans l'opposition. C'est plus facile de critiquer. C'est plus facile de dire c'est de la faute dentale, etc. Aujourd'hui, on peut refaire l'histoire, on peut passer toute la soirée à le faire. Mais moi ce que je dis, c'est qu'on ne peut pas se donner le luxe de ne rien faire et ne pas voter un budget, ne pas assumer ce qui va se passer si on n

33:26
Locuteur

'a

33:26
Invité

pas un budget, notamment pour notre capacité d'emprunter, notamment pour notre capacité de défendre nos politiques publiques, la justice, la police. Je veux dire, à un moment donné, on ne peut pas le faire. Et de dire c'est pas mon problème, c'est votre problème et pareil à gauche, pardon, mais c

33:41
Locuteur

'est pas audible.

33:41
Invité

Je tiens à préciser encore une

33:43
Locuteur

fois,

33:44
Invité

pour nos téléspectateurs, qu'il y aura un budget dans ce pays, ce qu'on appelle un projet de loi de finances rectificatif. Il y aura un budget voté en début d'année 2025. On va vivre peut-être trois mois un peu compliqués, mais il

33:54
Locuteur

y

33:54
Invité

aura un budget.

33:55
Locuteur

Avec quelle

33:55
Invité

majorité ? Qui votera le PLF ?

33:59
Locuteur

Tout

33:59
Invité

dépendra du gouvernement qui sera nommé.

34:01
Locuteur

Tout dépendra du Premier ministre.

34:03
Présentateur

Qui sera le prochain Premier ministre

34:05
Locuteur

? J

34:05
Présentateur

'espère qu'il

34:05
Locuteur

y aura

34:05
Présentateur

une bonne

34:06
Locuteur

question. Qui sera,

34:08
Présentateur

mesdames, messieurs, le prochain Premier ministre

34:10
Invité

? Ce soir, il faut juste préciser que le Parti Socialiste, on a une série de noix à vous proposer, mais le Parti Socialiste dans un communiqué appelle à nommer une personnalité de gauche. Exit Lucie Casté. D'ailleurs, on ne

34:21
Locuteur

l

34:21
Invité

'a pas mis dans notre liste. Alors,

34:22
Locuteur

vous

34:22
Présentateur

avez raison, mais Daniel Obono de la France Insoumise qui était avec nous il y a quelques minutes dit, elle demeure, Lucie Casté, notre candidate à nous, la France Insoumise, mais le Parti Socialiste a changé de candidat.

34:36
Locuteur

Vous avez

34:36
Invité

expliqué d'ailleurs, Patrick Scanner.

34:37
Présentateur

Lucie Casté a été

34:38
Locuteur

réévoqué

34:41
Invité

entre

34:41
Locuteur

guillemets. Vous êtes

34:42
Invité

déloyaux avec vos amis de la France Insoumise. Nous nous sommes pragmatiques et nous voulons réunir aujourd'hui une majorité potentielle à l'Assemblée autour d'un front républicain dans une configuration qu'il faudra négocier. Et dans ce cadre-là, nous pensons que le Parti Socialiste, les forces de gauche, de gouvernement, d'action, de responsabilité doivent pouvoir porter ce message. Les noms qui

35:06
Locuteur

circulent.

35:07
Invité

De possibles potentiels candidats.

35:09
Locuteur

François

35:10
Présentateur

Bayrou, bien évidemment, Bernard Cazeneuve, Sébastien Lecornu et Raphaël Glucksmann. Voilà, vous avez comme vous avez, on vous a mis deux personnalités de gauche, un Patrick Cannaire pour vous être agréable. Non ? Non,

35:24
Locuteur

mais ce

35:24
Présentateur

sont des noms qui circulent. Est-ce que vous pensez que... Non, soyons

35:28
Locuteur

sérieux. Le LN a une

35:29
Invité

préférence.

35:30
Locuteur

Une de la Ration nationale a une préférence.

35:32
Présentateur

Pensez-vous que le temps de la gauche, puisque là,

35:35
Locuteur

il

35:35
Présentateur

y a deux noms plutôt de gauche qui circulent, Raphaël Glucksmann et Bernard Cazeneuve, pensez-vous que le temps de la gauche est venu

35:41
Locuteur

?

35:42
Invité

Quand on regarde le résultat des élections législatives, pardon de le dire, la gauche n

35:45
Locuteur

'a

35:45
Invité

jamais été aussi faible en nombre de voix et en pourcentage dans notre pays. La réalité, c'est qu'aujourd'hui, la gauche a pu faire un nombre d'élus important à l

35:52
Locuteur

'Assemblée nationale. C'est l'hôpital qui

35:53
Invité

se moque de la charité ou l'inverse.

35:54
Locuteur

Je ne sais

35:54
Invité

pas.

35:55
Locuteur

C'est vrai que quand c'est un LR qui dit ça, on n'est pas là pour les deux LR.

35:58
Invité

Mais là, on me pose la question sur le fait. C'est pour ça que je suis en plus à même d'en parler puisqu'on a vécu cette dégringolade mais vous avez pu vous remonter au moment des élections européennes. Si on regarde le résultat des élections, pardon, mais c'est une analyse cruelle des chiffres qui est aussi la nôtre, qui est que la gauche et le Parti Socialiste en particulier n'a pu s'en sortir que par une alliance contre nature avec la France insoumise pour simplement éviter d'avoir des candidats insoumis qui soient candidats contre le Parti Socialiste pour que le Parti Socialiste préserve les sièges. Donc, le pays n

36:28
Locuteur

'a

36:28
Invité

jamais été aussi à droite, ce serait totalement incongru d'avoir un Premier ministre de gauche qui mènerait une politique totalement à l'inverse de ce

36:34
Locuteur

qu'il y a avec la dépréhension. Léonore Carrois... Si vous voulez dire qu'il ne

36:36
Invité

faudrait plus de candidats socialistes, je suis d'accord.

36:39
Présentateur

Léonore Carrois, François Bayrou, ça recollerait à l'équation macronienne.

36:45
Invité

Écoutez, moi je pense que ce n

36:47
Locuteur

'est

36:47
Invité

pas à nous de décider d'une personne et quelque part, je pense qu'on referait

36:51
Locuteur

la

36:51
Invité

même erreur.

36:52
Présentateur

Ça va peut-être falloir décider assez vite.

36:53
Invité

Oui, non, mais pour moi, la question c'est quel projet, quel programme ? Nous, on avait proposé ce pacte d'action, il a été, les socialistes n

37:00
Locuteur

'ont

37:00
Invité

même pas voulu discuter avec nous, les uns et les autres se sont dit il faut essayer de voir la personne. Je pense que ce serait une erreur. Il faut voir quelles sont vos priorités à gauche, quelles sont vos priorités à droite, qu'est-ce qu'on veut mettre en avant ? Pas les lignes rouges, mais quels sont les marqueurs,

37:15
Locuteur

les choses que les Français nous demandent ? Accord de non

37:17
Invité

-censure dont on entend parler là depuis

37:19
Locuteur

plusieurs

37:20
Invité

minutes. Jusqu'à

37:21
Locuteur

la prochaine dissolution.

37:22
Invité

Accord de non-censure, ça veut un peu rien dire à mon sens. Moi, je pense que c'est plutôt accord de projet et on le voit, je ne suis pas en train de dire quelque chose de complètement incongru. Les pays autour de nous qui ont des démocraties qui fonctionnent, des régimes parlementaires, ils font des compromis et ça marche.

37:37
Locuteur

Ils

37:37
Invité

sont d'accord sur un certain nombre de

37:39
Locuteur

sujets.

37:39
Présentateur

Vous ne craignez pas, mes chers amis, que tout cela alimente un peu l'anti-parlementarisme parce qu'il

37:46
Locuteur

doit

37:46
Présentateur

y avoir des tas de gens qui se disent « il y en a marre, ils n

37:49
Locuteur

'y

37:49
Présentateur

arriveront jamais, ils ne se mettront jamais d'accord ». Ce discours doit un peu monter. Alors je pense qu'il ne

37:56
Locuteur

faut

37:56
Présentateur

pas redouter le 6 février 1934 un siècle plus tard. Mais quand même, il doit y avoir beaucoup d'électrices et d'électeurs qui se disent « ça ne sert à rien, voter ne sert à rien, c'est les magouilles, etc. » Ça,

38:09
Locuteur

vous

38:09
Présentateur

l'entendez, Patrick

38:10
Locuteur

Caner ?

38:10
Invité

Et je pense, parce que c'est sous-entendu dans votre propos, M. Brunet, que nous devons aller plus loin dans la réforme de la Constitution. Je pense que nous sommes arrivés sinon à une crise de régime, en tout cas à une crise je dirais à caractère institutionnel qui mérite qu'on ait une réflexion sur l'évolution de la

38:28
Locuteur

Constitution.

38:28
Invité

Il y a beaucoup de démocraties dans lesquelles on peut censurer un gouvernement, mais derrière on gouverne. Oui, mais le 49-3,

38:36
Locuteur

c

38:36
Invité

'est quand même une violence inouïe.

38:38
Locuteur

C

38:38
Invité

'est-à-dire qu'on enlève le pouvoir au Parlement de décider. Je veux dire que nous sommes la seule démocratie à avoir un système comme celui-là. Eh bien, dans ce pacte de non-censure, je pense qu'il faudrait intégrer le fait que le Premier ministre, quel qu'il soit, s'engage à ne pas utiliser le 49-3. En tout cas, le casse-tête du Premier ministre va très probablement recommencer. On a bien compris que le RN voulait avoir son mot à dire. Parmi ces profils de candidats potentiels, il y en a un qui vous séduit davantage que les autres. Il se dit que vous aimez bien le profil et le parcours de Sébastien Lecornu. Vrai ou faux ?

Il se dit beaucoup de choses, mais ne soyez pas dans l'esprit de Marine Le Pen, dans l'esprit de Jordan Bardella et dans votre esprit.

39:20
Locuteur

Aujourd'hui, je vais être d'accord, je vais vous étonner.

39:22
Invité

On approche, je pense que

39:23
Locuteur

c'est

39:23
Invité

la fin de l'émission, je vais être d'accord avec

39:24
Locuteur

ma collègue. Mais vous ne répondez

39:25
Invité

pas.

39:25
Locuteur

Je

39:25
Invité

vais être d'accord avec ma collègue. Je vous dis, en fait, le casting, on s'en fiche, on n

39:28
Locuteur

'est

39:28
Invité

pas à The Voice de la Starac. C'est ce qui s'est passé. On nous a vendu Michel Barnier et nous, les premiers, on a dit on lui donne sa chance parce qu'il est poli, il est agréable,

39:36
Locuteur

il

39:36
Invité

est respectueux de tous. Mais derrière, s'il ne

39:40
Locuteur

veut

39:40
Invité

pas changer de politique, rompre avec les satanées de macronisme, s'il continue, quel qu'il soit, ça n'avancera pas mieux. Le vrai problème, ce n

39:48
Locuteur

'est

39:48
Invité

pas uniquement le casting, c'est le scénario. Et le scénario, aujourd'hui, il était mauvais, c'était un scénario catastrophe et catastrophe si le budget passait.

39:56
Locuteur

Quand il y a des personnalités dont vous ne voulez pas entendre,

39:59
Invité

vous savez très bien le

40:00
Locuteur

dire

40:00
Invité

aussi. Ceux

40:01
Locuteur

de

40:01
Invité

gauche et ceux qui voudront appliquer le programme du Nouveau Front Populaire et je pense que ça, le Bloc Central et l'LR avaient dit la même chose. On va voir si maintenant ils vont être prêts à changer. Nous, nous avions dit le programme du NFP était un danger sécuritaire, économique pour notre pays et que nous censurions a priori. Ce que nous n'avons pas fait pour M. Barnier, on n'a absolument pas été gourmand, on a pris 10% des mesures qu'il y avait dans notre contre-budget, on a donné sa chance mais maintenant, on s'est bien rendu compte que ce n'était pas qu'une question de personne, c'était une vraie volonté de changement, de rupture, ce qui n'a pas été le cas pour M. Barnier.

Est-ce que vous pensez, Pierre-Henri Dumont, qu'au fond, Michel Barnier aurait peut-être dû aller au bout des concessions et céder sur la désindexation des retraites pour éviter une telle situation ? Moi, pardon, je trouve que le Rassemblement national s'est comporté comme un enfant de CM2 dans une cour de récréation qui raquette les plus petits

40:50
Locuteur

et

40:50
Invité

qui disait d'abord, je veux t'en goûter et quand on donnait le goûter, ils voulaient prendre le sac de billes et quand on donnait le sac de billes,

40:56
Locuteur

ils

40:56
Invité

voulaient prendre l'anorac.

40:57
Locuteur

C'est vous avec 5% qu'il avait raciété en prenant le poste de Premier ministre

40:59
Invité

? C'est une situation, pardon, mais qui est parfaitement indigne quand on a un responsable politique. Quand on a un responsable politique et qu'on a une France, un pays, une nation qui est dans un tel État, on essaie de se mettre autour d'une table et on n'est pas en train de mégoter, de négocier la virgule près. La situation est extrêmement grave. Il faut bien se rendre compte de ce que ça veut dire si le budget n'est pas adopté, si le gouvernement est renversé. Ce budget n'était pas parfait. On est tous d'accord parce que la situation, d'une part, est très mauvaise. On récupère une situation qui n'est pas bonne, ça a été dit. Et on a, en plus, cette situation,

41:28
Locuteur

on

41:28
Invité

a dû faire en 2 ou 3 semaines un budget. On

41:30
Locuteur

l'a compris. Il y avait quoi ? Mais sur le

41:32
Invité

choix de Michel Barnier de ne pas céder, est-ce qu'il a eu raison ? Moi,

41:36
Locuteur

je

41:36
Invité

pense que... Pardon, il y a déjà beaucoup cédé au Rassemblement National, on l'oublie, mais c'est parce qu'ils ont demandé... Ils ont demandé la cerise sur le Sunday Vanille à la fin. Donc, ils sont en train de dire... Non, mais en fait, ils cherchaient une excuse pour censurer. Ils cherchaient une excuse pour censurer parce que Marine Le Pen, pardon, mais si elle est condamnée à l'inéligibilité à l'issue de son procès avec application immédiate, elle peut rester députée, mais elle ne pourra plus l'être s'il

41:57
Locuteur

y

41:57
Invité

a à nouveau une dissolution. Et donc, aujourd'hui, la censure, elle est gratuite pour le Rassemblement National parce qu'Emmanuel Macron ne peut pas censurer, ne peut pas dissoudre l'Assemblée Nationale avant le mois de juillet. elle pourra rester députée parce que là,

42:14
Locuteur

même

42:14
Invité

si elle est condamnée avec application immédiate, et donc, la réalité, c'est qu'ils devaient envoyer un message à leur électeur. On aurait pu leur donner le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la Crémière, ils auraient quand même censuré. Bien,

42:23
Présentateur

merci

42:24
Invité

beaucoup.