Les 1200 milliards de dette c'est la Macronie ! - Thomas Ménagé (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:11OuverteRéponse directe
Expliquez-nous concrètement ce qui peut se passer durant les deux prochains jours.
- 0:15FerméeRéponse directe
Il n'y a plus aucune négociation possible entre vous et le Premier ministre ?
- 0:19FerméeRéponse directe
Cette motion de censure, c'est sûr. Vous la votez ?
- 1:26OuverteRéponse partielle
C'était quelque chose auquel vous attendiez ?
- 2:53OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qu'on se dit ce soir ?
- 3:55OuverteRéponse partielle
Vous êtes un élu du Nord depuis longtemps. Cette séquence-là...
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« un budget qui va augmenter les impôts de 30 à 40 milliards, baisser la mission agriculture de 13% »
- 1:12InvitéFait
« ceux qui bossent, les retraités, ceux qui ont bossé toute leur vie »
- 2:18InvitéChiffre
« 380 000 foyers qui ne payaient pas d'impôts, qui vont devoir les payer »
- 2:27InvitéChiffre
« 380 000 foyers qui vont devoir payer un impôt »
- 2:30InvitéChiffre
« 17 millions de Français qui vont payer plus cher »
- 4:45InvitéChiffre
« 1 milliard d'euros de dividendes pour la famille Mullier, actionnaire de Decathlon »
- 5:01InvitéChiffre
« on va supprimer 2400 postes chez Auchan »
- 6:25InvitéChiffre
« nous proposons 8 milliards d'euros de recettes supplémentaires »
- 10:46InvitéChiffre
« ça ferait rentrer quasiment 400 000 foyers fiscaux dans le barème de l'impôt sur le revenu »
- 11:03InvitéChiffre
« un couple de retraités où les deux auraient 1800 euros de pension de retraite chacun, paieraient 100 euros d'impôts en plus »
- 15:17InvitéChiffre
« On n'avait jamais eu un taux de chômage aussi bas dans les dernières années, dans les dernières décennies même. 7,5% »
- 22:39InvitéFait
« La situation, les 1 200 milliards de dettes, c'est vous »
- 22:42InvitéFait
« La balance commerciale, une des pires de l'histoire »
- 26:55InvitéFait
« le président a été élu en 2022 dans les conditions que nous savons »
- 27:00InvitéFait
« il a été élu deux fois contre l'extrême droite »
- 27:10InvitéFait
« on n'appelle pas la démission »
- 27:26InvitéFait
« Soit la dissolution, mais on sait que pour le moment c'est bloqué jusqu'au mois de juin »
- 29:15InvitéFait
« il faut qu'il assume que cette situation est quasi uniquement de son fait et de sa faute »
- 29:43InvitéFait
« Emmanuel Macron dissout l'Assemblée alors qu'il y avait une majorité, certes, qui n'était pas absolue »
- 29:53InvitéFait
« il met deux ou trois mois à nommer un gouvernement, à nommer en tout cas un Premier ministre pour être seul pendant les Jeux Olympiques »
- 30:44InvitéFait
« le Mozart de la finance, avec le temps qu'on connaît, donne son directeur de cabinet au Premier ministre »
- 33:45InvitéPromesse
« il y aura un budget dans ce pays, ce qu'on appelle un projet de loi de finances rectificatif »
- 33:50InvitéPromesse
« Il y aura un budget voté en début d'année 2025 »
- 38:42InvitéFait
« nous sommes la seule démocratie à avoir un système comme celui-là »
Temps de parole
- Invité20 %
- Présentateur17 %
- Invité 216 %
- Invité 316 %
- Invité 412 %
- ?7 %
- Invité 56 %
- Invité 64 %
- Invité 72 %
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Nous sommes avec Thomas Ménager, député du Loiret, porte-parole du RN à l'Assemblée Nationale. Bonsoir. Bonsoir à vous.
Thomas Ménager, vous avez les cartes en main du côté du Rassemblement National. Expliquez-nous concrètement ce qui peut se passer durant les deux prochains jours. Il n'y a plus aucune négociation possible entre vous et le Premier ministre. Cette motion de censure, c'est sûr. Vous la votez. Alors, stricto censure, je crois que le Premier ministre peut déposer encore un amendement et modifier le texte qu'il soumet au 49.3 et sur lequel il engage sa responsabilité jusqu'à ce soir. Donc,
c
'est simple. Si, avant ce soir, il dépose un amendement, celui qu'on avait déposé avec Marine Le Pen aujourd'hui, qui revient sur la désindexation des retraites, comme c'était la ligne rouge que nous avions fixée et que nous avions confirmée au Premier ministre aujourd'hui, il n'y
aurait
pas de censure. Mais aujourd'hui, il a dit, quand il est monté à la tribune, qu'il ne bougeait plus, qu'il maintenait son texte. Donc, aujourd'hui, nous avons confirmé l'engagement que nous avions pris,
que
nous avions dit à Michel Barnier.
Vous allez jusqu
'au bout, donc. D'aller jusqu'au bout de la censure pour éviter un budget qui va augmenter les impôts de 30 à 40 milliards, baisser la mission agriculture de 13%, qui va ne pas faire de réformes structurelles et des économies pour maîtriser définitivement la dépense publique et qui va faire toujours payer les mêmes, ceux qui bossent, les retraités, ceux qui ont bossé toute leur vie. Et donc, c'est la raison pour laquelle, pour protéger les Français, nous avons fait le choix de cette censure.
–
Et Léonore Carrois, c'est le Rassemblement national qui est en train de faire chuter le gouvernement Barnier. C'était quelque chose auquel vous attendiez ?
–
Alors, c'est quelque chose qui était possible, mais on ne les avait pas beaucoup entendus se plaindre du budget jusqu'à présent. Ils avaient leur procès. Là, aujourd'hui, ils reviennent en force, rien ne leur va. Alors même qu'ils reconnaissent qu'il
y a
un certain nombre de leurs propositions qui se retrouvent. C'est un budget de compromis. Un budget de compromis, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que personne n'est 100% d'accord avec le budget. Moi, si je regarde ligne par ligne, il y
a
plein de choses qui ne me vont pas. Maintenant, il faut donner un budget à notre pays. C'est irresponsable de ne
pas
le faire. Ça va coûter très cher pour les retraités que vous prétendez défendre, pour les travailleurs, pour les classes moyennes. Ça va vouloir dire que l'on reprendrait au mieux, si on vote la loi qu'on va nous proposer, le budget de l'an dernier. Et ça veut dire qu
'il
n
'y
aura pas d'indexation. Ça veut dire qu'il y aura
des impôts pour 380
000 foyers qui ne payaient pas d'impôts, qui vont devoir les payer. 17 millions de
Français... Combien
de foyers qui ne...
380 000 foyers qui vont devoir payer un impôt. Si on fait juste un report mécanique, 17 millions de Français qui vont payer plus cher. Donc je suis désolée
de dire... La loi spéciale permet l'indexation, madame. Mais vous ne pouvez pas dire... Mais m'interrompez pas. Est-ce que vous parlez aux Français qui ne connaissent pas et vous jouez
sur la méconnaissance des procédures législatives ? Vous ne pouvez pas dire ça. La loi spéciale permet de réindexer l'impôt sur le revenu. Justement, c'est en censurant qu'on évite la désindexation des retraites puisque l'indexation
des retraites est prévue par la loi. Je vous laisserai finir, mais vous ne pouvez pas dire n'importe quoi. Qu'est-ce qu'on se dit ce soir ? Revenons à ce qui s'est joué
là, ces dernières heures. Qu'est-ce qu'on se dit ce soir dans les rangs macronistes et dans l'entourage du Premier ministre Barnier ? C'est fini, c'est terminé. Vous aussi, vous vous y préparez ? Écoutez,
ça
a toujours été une possibilité. Si Michel Barnier a été nommé, alors même qu'il vient d'un des groupes politiques les moins représentés à l'Assemblée nationale, c'était sur sa capacité de rassembler, de faire des compromis, donc de proposer des choses qui allaient aller un peu à tout le monde. C'est un effet. Aujourd'hui, on voit que les oppositions, qu'elles soient de gauche avec le NFP ou d'extrême droite, disent fin de non-recevoir, ligne rouge. Rien que ce concept de ligne rouge ne marche pas quand on doit faire des compromis. Donc on voit qu'ils vont tomber. Oui, et on voit que la faute est au Rassemblement national, mais aussi à la gauche, qui n'a pas fait un pas pour se
retrouver.
Je vais vous répondre, là. Très bien.
J'ai été
reçu par Michel Barnier.
Je
peux vous dire que les réponses de M. Barnier n'étaient pas tout à fait satisfaisantes, mais j'y reviendrai. Mais il vous a reçu.
Et vous avez fait des propositions. Et il n'y a rien de débat. On n'a
eu aucune
proposition. Avant de parler de... Vous êtes un élu du Nord depuis longtemps. Vous avez un peu d'expérience, Patrick Cannaire. Cette séquence-là...
Pas
un peu trop, j'espère. Non, juste ce
qu
'il faut. Non, mais un mot sur cette séquence tellement particulière. Il doit y avoir des Français, des Françaises qui nous regardent, qui sont un peu groggy, qui se disent qu'est-ce que c'est ? On va vers où ? C'est la honte. On nous regarde de l'étranger. On ne sait pas trop sur le plan fiscal à quelle sauce on va être mangé. Est-ce que c'est... Franchement, on est dans une période d'incertitude. Je ne
vous
parle pas des licenciements dans les PME. On a eu un chiffre aujourd'hui épouvantable. 1 500 licenciements par semaine dans les boîtes de moins de 10 salariés. Donc,
que
vous inspire, à vous,
qui
avez une expérience politique, je le redis, cette situation singulière, unique ?
Vous me permettez de prendre un article d'un journal que je connais bien, qui est La Voix du Nord. Je ne
sais
pas si nos téléspectateurs le voient. 1 milliard d'euros de dividendes pour la famille Mullier, actionnaire de Decathlon. Il est sorti hier. Vous parliez d'un homme du Nord, une famille du Nord, qui vit d'ailleurs plutôt du côté de la Belgique.
1
milliard d'euros, alors qu'on va supprimer 2400 postes chez Auchan. Je rappelle à nos téléspectateurs que le groupe Mullier, c'est Auchan, Leroy Merlin, Decathlon, Flunch, Boulanger, enfin, je fais de la pub. Ça appartient à une famille dans une association. Ils viennent de se verser 1 milliard d'euros, alors qu
'on
va licencier encore une fois 2400 personnes. Donc, moi, je me mets à la place des Français pour répondre à votre question. J'ai entendu la diatribe entre députés de l'ex-majorité présidentielle et du RN. Les Français n'y comprenaient rien. Enfin, la loi spéciale, ils ne comprennent pas. D'ailleurs, je ne
suis
pas sûr que moi-même, j'y comprends toujours quelque chose. On découvre plein de choses en ce moment. Donc, ça ne va pas. Ça ne marche pas. On a une situation où les Français peuvent être inquiétés. Et nous, nous avons une responsabilité qui est de leur dire, oui, la vie politique peut passer par une motion de censure qui sera votée selon toute vraisemblance mercredi, mais la vie va continuer. Et qu'il y aura un après la motion de censure. Donc, moi, je tiens à rassurer les Français. Mais
qu'est-ce que vous dites à
ceux qui ne comprennent pas cette alliance, d'une certaine manière, entre la gauche de l'Assemblée
nationale
et le Rassemblement
national
pour faire tomber le gouvernement ? Il n'y a aucune alliance. Notre but n'était pas, comme celui du RN, manifestement, de faire tomber quoi qu'il en coûte le gouvernement. Je vais vous donner un exemple très concret parce que je pense qu'il faut donner la vérité aux Français. Quand, dans la commission mixte paritaire, cette réunion entre 7 sénateurs et 7 députés, nous proposons 8 milliards d'euros de recettes supplémentaires.
Et
Jérôme Gage, qui était notre représentant, qui vient souvent sur vos plateaux, a dit à tout le monde,
écoutez,
si vous nous accordez ces 8 milliards,
il
n'y aura pas de censure de la part du Parti Socialiste. 8 milliards,
c
'est 1,5% du budget de la Sécurité Sociale. Et on a dit non à Jérôme Gage. Le gouvernement...
C
'était 8 milliards, donc, de quoi ?
De recettes supplémentaires. D'impôts supplémentaires. De
recettes supplémentaires.
Des
taxes, d'impôts,
de prélèvements.
Pour permettre de ne pas trop taper sur les
classes
moyennes.
On est déjà le
pays le plus taxé du
monde.
Non,
mais, 1
,5% de recettes supplémentaires. Ça a été refusé. Et il n'y avait pas de censure si on ne l'avait accepté. J'étais reçu avec...
Oui, donc,
ce que vous voulez dire, c'est que vous avez essayé de
négocier. Et que, contrairement au
Rassemblement National, pour vous, le Rassemblement National n'avait qu'un objectif, faire tomber
ce gouvernement. M.
Kanner, vous êtes avec le NFP qui a dit qu'on censure a priori.
Vous avez dit, il y a un mois, une LF qui est en sécurité. Moi, je suis
ici
représentant
du Parti
Socialiste.
Quand on se fait élire grâce
aux voix de la LFI, nous sommes dans tous vos
camarades. Attendez, il y en a d'autres qui ont été élus avec les voix de la LFI.
Ils
ne
s
'en plaignent pas trop, d'ailleurs. Ah, ben, ce n
'est pas
nous. Ce n
'est
pas vous, ça, je
vous le conseille. Les
macronistes. Mais ce que je sais, c'est que depuis 7 ans, vous êtes passé, ça, je le regrette, de 8 députés à 142. Vous
regrettez la démocratie ? Je regrette simplement qu'une mauvaise politique
a abouti à ce que l'extrême droite devienne dans l'esprit des Français une solution, notamment dans ma région. Je le regrette, oui, je le dis, fortement. À partir de là, M. Macron choisit M. Barnier et il nous le dit. Nous sommes reçus par M. Macron le 22 août. Les membres du NFP. Il nous dit, mais moi, je dois choisir quelqu'un qui durera dans le temps. Donc, je ne peux pas prendre M. Casté ou quelqu'un de chez vous. Eh bien, on voit la catastrophe,
aujourd'hui, nucléaire. Vous avez proposé Bernard Cazeneuve. Vous aviez dit, on ne le censure pas. Il
n
'a
pas proposé Bernard Cazeneuve. Arrêtez de... Excusez-moi, madame.
Non, mais vraiment. Mais ne
dites pas des mensonges aux téléspectateurs.
Bernard
Cazeneuve n'a jamais été une solution pour M.
Macron.
Mais
attendez, ce
qui a été dit et ce qui a été redit, c'est qu'il serait censuré par le NFP. Ça a été dit par plusieurs membres du NFP. Ça,
c
'est pas moi qui l'invente. Non, mais attendez. M. Cazeneuve est un homme de gauche, qui n'est pas un joueur, qui est un homme d'État. Et celui que vous soutenez, M. Macron, qui d'ailleurs se balade actuellement en Arabie Saoudite alors qu'il y
a
une crise politique
majeure. Non, mais attendez, vous répondez pas
sur
Bernard Cazeneuve. Mais
je vous réponds. M. Macron est un homme de droite, qui a le droit de l'être, qui est un joueur et qui n'a plus le sens de l'État. Et donc, aujourd'hui, nous sommes là ensemble, aujourd'hui, pour constater un chaos politique qui a été promulgué par
le
président de la République.
Il
doit démissionner
? J'ai l'impression
que c'est la prochaine étape. Eh
bien,
je vais vous donner un scoop. Nous ne demandons pas la démission de M. Macron. Nous considérons qu'il ne faut pas faire de surenchère dans le chaos actuel.
Mais moi, j'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer. Je ne sens pas qu'il appellera à Matignon un pré-ministre de gauche. Ça n'en prend pas la direction.
Eh bien, c'est bien dommage. Vous
espérez
encore ça ?
Non seulement... Vous
pensez qu'il va le faire ? Non seulement je l'espère, mais je pense que ce sera une bonne chose pour la France. Et que Boris Vallaud, en proposant le patron des socialistes à l'Assemblée, en proposant de mettre autour de la table le front républicain
qui
a gagné ses élections, le NFP n'a pas gagné les élections. Il est arrivé en tête, mais il n
'a
pas gagné les élections. Vous n'avez pas gagné les élections. Et le socle commun n'a
pas non plus gagné
les élections. Donc, puisque personne n
'a
gagné les élections, sauf le front républicain qui a permis d'éviter la catastrophe du RN à la tête de ce pays, doit pouvoir se retrouver à un moment donné. C'est vrai que
Pierre-Henri Dumont... Comment
on voit du côté des Républicains tout ce qui s'est joué et passé cet après-midi ? Vous, vous êtes là, vous observez ?
Vous frottez les mains ? Non, on
ne se frotte absolument pas les mains. Michel Barnier est membre des Républicains, c'est notre Premier ministre, c
'est le
Premier ministre de la France, mais il est membre de notre parti politique. Donc, évidemment, on le soutient, on soutient son gouvernement et on estime que le budget qui est proposé, que ce soit le budget de la sécurité sociale sur lequel il y a la motion de censure ou le budget général du pays, est un budget qui, en l'État, est évidemment un budget de compromis qui n'est pas excellent ici, mais bien meilleur que le budget qui s'appliquerait en cas de censure, c'est-à-dire le budget de l'année dernière. La réalité,
c
'est que la censure, c'est une injustice fiscale qui fait payer beaucoup plus les Français modestes, les Français qui travaillent et qui protègent les plus riches. La censure elle-même ? La non-adoption du budget suite à la censure et suite à la démission forcée du gouvernement, ça a été parfaitement dit par Léonore Carrois, ça ferait rentrer quasiment 400 000 foyers fiscaux dans le barème de l'impôt sur le revenu parce qu'on se base sur les revenus et sur les tranches de l'année dernière et donc on ne prend pas en compte l'inflation, ça ferait des milliers de foyers qui changeraient de tranches et qui paieraient donc plus d'impôts.
Pour vous donner un exemple très concret, un couple de retraités où les deux auraient 1800 euros de pension de retraite chacun, paieraient 100 euros d'impôts en plus s'il y a censure. Et paradoxe, on entendait tout à l'heure, et vous avez raison de citer l'article de La Voix du Nord, cher Patrick Caner, mais dans le budget, il est prévu une contribution exceptionnelle des plus aisés. S'il y a censure, s'il n'y
a
plus de gouvernement, si le budget est rejeté suite à cette motion de censure, la contribution exceptionnelle demandée aux plus aisés, elle disparaît.
Est
-ce
que... Et donc l
'ERN, pardon, mais l'ERN en étant celui... Donc vous êtes plus inquiet des conséquences économiques...
Moi,
je vous dis juste, il faut mettre les choses sur la table.
C
'est-à-dire que là, on est en train de parler de politique politicienne, de savoir qui sera le futur Premier ministre, qui peut être un bon choix, combien de temps l'un ou l'autre va rester. Ça compte quand même. Non, je m'en fiche. Vous
en
fichez
?
Je pense que les Français s'en fichent. Le plus important, c'est de savoir concrètement, derrière le coup judiciaropolitique mené par Marine Le Pen aujourd'hui, qu'est-ce que ça veut dire concrètement pour les Françaises et les Français, si demain, il y a censure du gouvernement, si demain, il n'y
a
pas de budget qui est adopté. Ça veut dire que par exemple, je prends pour chez moi, tous les projets-lois qui ont été annoncés, en particulier le projet-loi immigration, la réduction du panier de soins de l'aide médicale d'État, la création d'un commissariat de police à Calais, le
renforcement
des moyens aux frontières
à Calais pour lutter contre l'immigration Vous avez quand même utilisé une expression qui n'est pas anodine. Ça veut dire que ça n'existera plus.
Thomas Ménager, le coup judiciaropolitique
de Marine Le Pen, c'est
ce que vous avez dit ? Tout à
fait. Thomas
Ménager, qu'est-ce que ça vous inspire ? Rien du tout, franchement.
C'est totalement à
côté de la plaque, désolé de vous le dire. On a été clair.
Nous
avions dit, après le discours de politique générale, pas d'augmentation d'impôts, de taxes sur les classes populaires et les classes moyennes. C'est ce
que vous faites en
tant que budget ? Non.
Si, factuellement. Factuellement.
Vous racontez, franchement, n'importe quoi, un cher ancien collègue, parce que la loi spéciale, et on l'a fait vérifier, il y
a
la possibilité par amendement d'indexer le barème de l'impôt sur le revenu. Très
bien, on l'a compris. Vous l'avez dit. Premier point.
Et deuxième point, c'est ce budget qui désindexe les retraites. Parce que vous le savez très bien, la loi oblige, et je pense que M. Cannaire ne me contredira pas sur ce coup-là, la loi oblige à l'indexation des retraites. Donc c'est le gouvernement de M. Barnier, des macronistes et des LR qui prévoyaient d'appauvrir. Et
c'est la censure, justement, du Rassemblement national qui permettra... Les amis, je trouve que...
Il y avait bien une indexation des
pensions
les plus modèles.
C'est pas une demi
-indexation sur
l'année. Les
amis, je trouve que ce
débat est un
tantinet, je ne dirais pas abscond, mais vulgaire. Car, en fait, la crise, on est dedans. Pour la première fois, ce matin, l'union des entreprises de proximité qui s'appelle l'U2P, qu'on ne reçoit pas assez,
ce
qui représente des milliers de PME, toute petite PME, TPE, nous donne les premiers chiffres qui sont totalement alarmants. Plus de 1 500 licenciements par semaine en France, plus de 1 500
dans des TPE,
dans des sociétés de moins de 11 salariés, alors qu'on était en dessous de 1 200 il y a un an à la même époque. C'est-à
-dire
que c'est un différentiel considérable. considérable.
Ce
sont des chiffres qui sont donnés de façon hebdomadaire. Donc j'ai l'impression que la crise sociale, économique, mais surtout sociale, on y est dedans à 100%. Et celle-là, on va se la prendre dans le nez. Et je pense que le spectacle qui est donné aujourd'hui par la classe politique, pardon pour la banalité et la trivialité du propos, il n'y
a
rien de plus banal que de dire ce que je dis. Mais enfin, précisément, il y
a
des gens qui la regardent la banalité et qui sont en train de se dire c'est désespérant.
Mais vous avez raison. Vous avez raison. C'est pour ça que je vous dis moi le budget, est-ce qu'il me plaît ? Est-ce que je suis d'accord avec tout ce qu'il
y a
dedans ? Non. Mais je pense que c'est irresponsable. Irresponsable de voter la censure et de dire après moi le déluge. Que c'est irresponsable de faire un coup politique comme vous êtes en train de faire. D'avoir dit on va être en soutien, finalement on ne l'est plus. C'est complètement irresponsable. Vous savez, vous pouvez faire un 49-2 à n'importe quel moment. Vous pouvez faire tomber le gouvernement s'il ne vous convient pas. Mais là, à ce moment-là, alors qu'on a besoin d'un budget, qu'on a besoin de visibilité, qu'on a besoin de stabilité sur les marchés, c'est irresponsable. Et moi je pense qu'on doit être responsable aujourd'hui. On peut ne pas être d'accord.
On peut se dire que le président de la République a fait des erreurs. On peut être en désaccord avec la dissolution. On peut se dire que depuis 7 ans rien ne va. Ce serait injuste.
C'est pas de l'envoi.
Mais non, je ne pense pas parce qu'on n'avait jamais eu un taux de chômage aussi bas. Vous parliez du chômage. On n'avait jamais eu un taux de chômage aussi bas dans les dernières années, dans les dernières décennies même. 7,5%. On n'avait jamais été le pays le plus attractif d'Europe pour les investissements étrangers. Il y
a
des choses qui ont été faites. Mais très bien. Si on veut dire rien ne va, on tourne la page, très bien. Mais le faire au moment du budget alors que les Français ont besoin d'y voir clair, alors qu'on doit s'endetter sur les marchés financiers, c'est irresponsable et ce n
'est
pas à la hauteur des hommes et des femmes politiques que nous sommes.
N'empêche que comment ? Ce n
'est
pas possible en France de faire une espèce de gouvernement d'union sacrée, de se tendre la main à vous-même, encore une fois. Je dis toujours que vous êtes expérimentés, pardonnez-moi. Mais enfin, on n'a jamais vu ça. On n'a jamais vu ça. La gauche, les macronistes et la droite qui se donneraient la main en disant bon, mais Michel Barnier, il faut protéger le budget.
Ça n'existe pas. M. Brunet, on n'a jamais eu non plus une tripartition comme nous la connaissons aujourd'hui. On n'a jamais eu l'extrême droite aussi haute qu'aujourd'hui. Donc oui, la situation a changé. Après les responsabilités, l'histoire en jugera le moment venu. Mais est-ce que depuis le début, c'était injouable pour Michel Barnier ou finalement sa méthode a montré
ses limites ? Je pense qu'il y a une
erreur de casting. Tout le monde pensait que Barnier serait en capacité parce que l'homme du Brexit de trouver les voies de la négociation. On en a fait trop là-dessus ? Oui, en tout cas, je pense qu'il a sous-estimé la situation. Peut-être qu'il a atteint, comme on dit, son phénomène de pétère,
c
'est
-à
-dire qu'il a atteint son plafond de verre et qu'aujourd'hui, en voulant jouer, et j'étais très choqué par le communiqué de presse de Matignon où Mme Le Pen est cité. Enfin, on cite Mme Le Pen dans un communiqué de presse de Matignon en disant, mais finalement, je lui ai lâché encore une dernière...
ce matin à
l'issue d'une conversation téléphonique...
C'est assez
nouveau, vous avez raison, c'est assez nouveau ça. C'est inédit. C'est inédit d'avoir un Premier ministre qui dit, voilà, j'ai essayé, en fin de compte, il va avoir la censure et le déshonneur, pour prendre une métaphore de
Churchill. La censure
et le déshonneur, mais
le déshonneur de respecter
la
chef de l'opposition du
premier
groupe politique à l'Assemblée nationale. Je
dis... Mais vous vivez dans un monde
parallèle. Je vous dis... Il a reçu M.
Barnier les deux chefs d'opposition socialiste Vallaud-Canner il y a maintenant trois jours, mercredi dernier ou quatre jours.
Vous avez été
reçu par M.
Barnier. Une heure.
Une heure. Bien trop tard. Et il ne nous a rien proposé. La seule chose qu'il nous a dit, je suis OK sur la taxe compartementale,
c
'est
-à
-dire la taxe sur les sodas, le sucre dans les sodas. Aucune autre proposition, je
le dis. Les taxis à les
billets d'avion ? Il nous a rien... Non, il nous a rien... Oui, mais... Si vous étiez d'accord, j'étais à la
journée, vous étiez d'accord pour taxer les
fonctions
encore plus. Il nous a rien... Où voulez-vous en
venir, Patrick
? Et donc, ce que je veux dire, simplement, c'est que nous avions des solutions
pour augmenter les recettes, effectivement, de demander plus d'efforts aux plus aisés de nos concitoyens, de taxer les superdividends, de taxer les superprofits. Nous l'avons demandé et nous étions même soutenus par le Modem à l'époque.
Je
ne
sais
pas s
'il
nous soutiendrait encore aujourd'hui. Donc, nous avions des solutions pour diminuer la charge sur les Français et notamment, y compris sur des sujets qui font consensus. Et ça n'a pas été possible. Donc, quand on a un mauvais bilan que vous avez vous-même évoqué, quand on a un mauvais budget, quand on utilise le rapport de force avec le 49 alinéa 3 et quand on ne nous donne rien, eh bien oui, nous déposons une motion. C'est un véritable
plaidoyer pour
un régime autoritaire, parce que tout va mal. Les bilans, les prédécesseurs, les oppositions, tout va mal. Mesdames, Messieurs, nous allons aller à Matignon car il se pourrait que M. Michel Barnier et son gouvernement vivent ces dernières heures. Mais pour autant, compte tenu du programme de Michel Barnier demain et mercredi, même si c'est ces dernières heures, ça va être difficile de dégager 4 ou 5 heures pour faire les cartons. je crois...
Edgar Becket.
Edgar Becket, pardon. Edgar.
Oui,
Éric, une source gouvernementale, je
vais
m'expliquer tout à l'heure que Michel Barnier va continuer tout simplement à travailler pour servir le pays. Pas de politique fiction, nous dit-on. Cette même source gouvernementale qui nous explique que Michel Barnier assume ses responsabilités, comprenez par là qu'il assume d'avoir utilisé le 49.3 et qu'il assume d'avoir engendré d'avoir engagé la responsabilité de son gouvernement. On l'a appris tout à l'heure en début de ce soirée, on sait désormais que le Rassemblement National va voter la motion de censure et ce, malgré les nouvelles concessions qui ont été faites par Michel Barnier aujourd'hui.
Tout à l'heure, en début d'après-midi, le gouvernement a annoncé qu'il n'y aurait pas de déremboursement des médicaments en 2025. c'était l'une des lignes rouges, c'était l'une des principales demandes de Marine Le Pen. Mais malgré ça, la chef de file du RN a annoncé vouloir voter la motion de censure et faire tomber le gouvernement. Alors face à cela, face à ces déclarations de Marine Le Pen, cette même source gouvernementale nous a expliqué tout à l'heure, on voit que le budget n'intéresse pas Marine Le Pen. Ce qui l'intéresse, c'est son agenda personnel. Elle est prête à mettre le pays par terre et à sacrifier ses acquis pour son agenda personnel.
Deux motions de censure ont donc été déposées, l'une par le Rassemblement National, l'autre par le nouveau Front Populaire. Ces deux motions de censure vont être examinées dans les 48 heures, c'est-à-dire soit mercredi, soit jeudi.
Merci Edgar Becken, merci beaucoup. Et donc le Premier ministre va continuer à traiter les questions qui sont à son agenda, notamment mercredi, Conseil des ministres. Ce que je veux dire,
c
'est que pendant ces deux jours, lui, il va continuer à travailler et donc il ne va pas faire ses cartons. Est-ce que Thomas Ménager, député du Loiret, porte-parole du groupe Rassemblement National à l'Assemblée, franchement, dites-moi la vérité, pas de langue de bois, on est entre nous, là. Est-ce que vous ne craignez pas qu'une partie de votre électorat qui était attachée vraiment à la cravate et à la chemise blanche à l'Assemblée Nationale pour les députés hommes, ceux qui étaient des partisans de l'ordre, ceux qui vous ont été élus, est-ce que vous ne craignez pas qu'ils se prennent la tête entre les mains et qu'ils disent qu'est-ce qui lui prend à Marine Le Pen ?
Elle a voté la censure, elle a voté le chaos et ce Barnier, même s'il n'était pas parfait, finalement, lui coupe les ailes. Ça, vous allez avoir des retours dans les permanences, vous allez avoir des coups de fil de gens qui vont vous dire ça n'est pas normal, c'est une erreur politique. Pour le moment, je
vois que les sondages demandaient la censure, que les Français avaient vu à quel point ce budget était injuste et justement, je rebondis sur ce
que vous disiez. Mais répondez
à ma question,
on ne vous a pas déjà
tiré la manche en disant ce
n
'est pas bien ce qu'a fait
Marine Le Pen ?
Il y a historiquement dans l'électorat peut-être deux blocs, c'est-à
-dire
d'abord les retraités mais qui ont vu au final qu'ils étaient fortement touchés et les chefs d'entreprise qui attendaient de la stabilité, vous avez raison, l'UDEP, mais les chiffres que vous avez donnés, c'est préalable à la motion de censure. C'est que la situation aujourd'hui économique est catastrophique et c'est aussi ce budget qui allait augmenter le coût pour les entreprises, augmenter le coût du travail avec la fin des exonérations de charges, augmenter aussi le coût d'un apprenti avec la fin des aides à l'apprentissage. Donc même les entreprises, ils se prenaient de plein fouet ce budget.
Donc tout le monde aujourd'hui est gagnant de la censure et du blocage de ce budget parce qu'aujourd'hui, ce seraient à la fois les retraités, les classes populaires, les classes moyennes, les entreprises qui allaient connaître une baisse de pouvoir d'achat, une augmentation des difficultés et donc à un moment, il faut arrêter de vouloir tenir responsable le Rassemblement National. La situation, les 1 200 milliards de dettes, c'est vous. La balance commerciale, une des pires de l'histoire, c'est vous. Un chômage qui repart à la hausse, c'est vous. Donc à un moment, ce n'est pas à nous de rattraper les erreurs que vous avez commises. Sachant que je
tiens à... Quand vous dites
c'est vous, c'est les macronistes et les LR. Oui, dans la main. Enfin, je veux dire, à un moment, ils ont été élus ensemble, ils gouvernent ensemble, c'est un gouvernement...
Pardon.
Et Madame K, franchement, vous avez donné des leçons sur le budget, vous êtes à 5% de participation, vous avez séché tous les débats, vous êtes 539e
dans l'hémissive, vous n'avez même pas
débattu sur le budget, vous avez fui le budget, il n
'y
avait que le NFP et le Rassemblement national pour essayer de faire le budget, vous avez
totalement fui, vous n'avez même pas ce que vous avez fait. C'est quelque chose qui revient
beaucoup, l'absentéisme.
Mais oui, je pense
qu'il y a... Aujourd'hui,
il
y a la question de...
C'était une attaque personnelle, c'était un vous.
Pas vous
en particulier, mais vous, c'est
incroyable.
Écoutez, moi je suis députée des
Français de l'étranger et j'ai aussi du temps en circonscription,
j
'ai du travail en commission et j'ai participé au budget,
j
'ai défendu des amendements qui d'ailleurs sont passés, donc non, je ne prendrai pas cette attaque. Mais ce n
'est
pas la question. Ce que vous voyez là, c'est votre faute, c'est votre problème, nous on s'en lave les mains. Est-ce que c'est une attitude responsable de personne politique qui veut redresser son pays ? Pas du tout. Vous êtes en train de dire c'est de votre faute, vous avez mal géré, ce que je conteste d'ailleurs très fermement, et vous dites aujourd'hui s'il n
'y a
pas de budget, ça n'est pas notre problème. Si les Français doivent payer des impôts...
C'est de votre
responsabilité. Et bien voilà, et donc vous dites c'est votre responsabilité donc moi je m'en lave les mains.
Mais vraiment, comment est-ce qu'on peut dire ça aujourd'hui ? Comment est-ce
qu
'on peut être un élu de
la
République ? C'est assez simple.
Excusez-moi. Comment
est-ce qu'on peut
être un
élu de la République ? C'est le sac
de Marie Poppins
le RN,
c
'est-à-dire qu'on pense qu'il est
tout petit mais on sort quelque chose à chaque
fois. Il y a eu
4 lignes rouges, toujours les mêmes.
4 lignes rouges, on n'a pas entendu la fin de ce que disait Mme Carrois.
Non, non,
mais
moi ce que je veux dire c'est qu'aujourd'hui ce qu
'on
voit c'est qu'il y
a
quand même des
oppositions qui veulent... Léonore Carrois,
cette accusation qui vous est faite, c'est Emmanuel Macron qui a plongé le pays dans la situation dans laquelle il est, c'est une évidence et une banalité, une trivialité, elle est vraie, c'est vrai, la situation économique c'est celle de... Voilà, d'ailleurs je suis d'accord avec vous, elle est plus contrastée qu'il n'y paraît,
elle n'est pas
à 100%. Mais enfin, c'est le bilan d'Emmanuel
Macron. Non mais
surtout, attendez, parce que le débat budgétaire l'année dernière, lorsque vous proposiez des milliards d'augmentations d'impôts, des milliards d'augmentations de dépenses, pardon, et des milliards d'augmentations d'impôts, personne ne disait rien. Vous étiez dans une attitude de on y va, le quoi qu'il en coûte, tout le monde l'a voté, le...
Non mais attendez, le quoi qu
'il
en
coûte, sur les 1000 milliards de dettes, dites Macron, le quoi qu'il en coûte, le Covid,
c
'est 300 milliards et nous les avons soutenus. Bien sûr,
300 milliards sur
1000 milliards, donc il y a 700 milliards qui posent un petit problème quand même à
l'équilibre de l'Agence.
Parce qu'on est en train de regarder une
image alors
que c'est une...
Puisqu'on parle
d
'Emmanuel Macron, figurez-vous que ce soir, aux alentours de 18h, sur Youtube, Jean-Luc Mélenchon, c'est prononcé, à évoquer le cas du président de la République.
Nous devons rendre la parole au peuple. Il n'y a pas d'autre issue que celle-là dans une démocratie. Il faut, et c'est la seule possibilité qui existe, de revenir
au
suffrage universel que le président démissionne. Que le président démissionne pour qu'on puisse voter, que le président démissionne parce que le seul souverain dans ce pays, c'est le peuple, que le président démissionne parce qu'il faut bien que l'on tranche entre les grandes options qui se présentent à nous comme peuple. Le président doit cesser de vouloir empêcher
l
'application de la décision populaire. Combien d'autres, Michel Barnier, a-t-il l'intention d'user encore avant de tirer les conclusions qui s'imposent et assumer ses responsabilités personnelles
?
Qui pense
ici qu'il faut que le président de la République
démissionne
? Qui pense ça ? Vous êtes de la même famille que Mélenchon, vous ? Je vous ai déjà répondu. Nous ne sommes pas favorables à la démission. Qui,
c
'est nous ?
Le Parti Socialiste.
Clairement, nous sommes peut-être les seuls à gauche ou à l'extrême droite comme dirait l'autre. Non mais, il est hors de question pour nous de rajouter par une surenchère institutionnelle du chaos au chaos. Donc, le président a été élu en 2022 dans les conditions que nous savons dont actes. D'ailleurs, il a été élu deux fois contre l'extrême
droite. Qu'est-ce qu'on en pense au Rassemblement national ? Doit-il démissionner ? Il me semble que Marine Le Pen s'est exprimé sur le sujet.
Elle
répond oui à la question, non ? Non,
on n'appelle pas la démission. Après, aujourd'hui, la Constitution, elle est simple. Il y a trois possibilités quand il y
a
un blocage dans notre pays. Il y a le remaniement, donc peut-être avec un nouveau Premier ministre et on espère là, cette fois-ci, si c'est le cas, qu'il entendra un certain nombre des lignes rouges fixées par les 11 millions d'électeurs qui nous ont fait confiance et qui nous ont donné pour mandat de les protéger. Soit la dissolution, mais on sait que pour le moment c'est bloqué jusqu'au mois de juin, soit
la dernière
hypothèse, la démission du président de la République. Mais ça,
c
'est un choix qui dépend que du président de la République et en aucun cas de l'appeler à l'admission ou de remettre en cause sa légitimité fait partie
d'un combat qui est le nôtre. Ce n
'est
pas une option qu'a évoquée Marine Le Pen, vous avez raison, mais en revanche, elle a été évoquée par quelqu'un de votre famille politique, Pierre-Henri Dumont, c'est ici même Jean-François Copé. Jean-François Copé a dit qu'il serait désormais sain et nécessaire pour la République, en gros, que Emmanuel Macron démissionne.
Écoutez, moi, je ne partage pas cet avis, déjà,
vous n'êtes
pas nombreux si en plus vous êtes en désaccord.
Pour une raison qui est très simple, c'est que le blocage institutionnel à l'Assemblée nationale qui fait qu'il n
'y a
pas de majorité ne sera pas résolu par la démission d'Emmanuel Macron puisque le futur président, si Emmanuel Macron devait venir à démissionner, doit être élu dans un délai assez court qui est fixé par la Constitution, une quarantaine de jours. Et derrière, il ne pourrait quand même pas dissoudre l'Assemblée nationale avant le mois de juillet, probablement avant le mois de septembre pour ne
pas
avoir des élections en plein pendant les mois d'août, les moments des vacances. Donc on se retrouverait dans tous les cas avec au moins six mois de blocage. Donc l'intérêt en réalité est assez faible hormis vouloir se faire plaisir. Et on voit bien la stratégie de Jean-Luc Mélenchon qui était celle qui a été présentée dans sa vidéo sur les réseaux sociaux. C'est la stratégie du chaos.
C
'est la même stratégie qu'il met en place depuis longtemps. Et là aujourd'hui, le Rassemblement national devient, pardon de l'expression, l'idiot-utile de la stratégie du chaos mise en place, théorisée par Jean-Luc Mélenchon que ce soit dans la rue,
que
ce soit dans certains quartiers avec un vote ultra communautariste ou que ce soit à l'Assemblée nationale de façon parfaitement
visible avec le
roi incessant, les insultes envers les ministres et les autres députés.
Sans
parler de démission, est-ce que vous pensez que le président de la République, vu la situation dans laquelle on est, doit maintenant reprendre la main d'une manière ou d'une autre ? Doit s'exprimer, doit s'adresser aux Français ? Est-ce qu'il faut qu'il revienne au premier plan ?
Déjà,
il faut qu'il assume que cette situation est quasi uniquement de son fait et de sa faute. C'est lui qui a la responsabilité majeure pour au moins trois raisons. Un, ça a été dit, une présidentielle galvaudée où il n
'en
a vraiment pas mis du sien pour avoir un vrai débat d'idées. Et en effet, en 2022, de par la campagne menée, de par ce qui se passait également à l'extérieur, en particulier la guerre en Ukraine et la suite du Covid, il n'y
a
pas eu un choix qui a été fait de façon très claire sur des projets de société par les Françaises et les Français. C'était ce qu'on a appelé à l'époque l'effet drapeau. Deuxièmement, Emmanuel Macron dissout l'Assemblée alors qu'il y avait une majorité, certes, qui n'était pas absolue, mais qui permettait de faire passer des textes. Et troisièmement, ça a été dit d'ailleurs, on ne
sait
toujours pas pourquoi ce qu'il a dissout, ça n
'est
toujours pas expliqué. Et puis troisièmement, il met deux ou trois mois à nommer un gouvernement, à nommer en tout cas un Premier ministre pour être seul pendant les Jeux Olympiques. C'est ce temps qu'on a perdu lors des grandes vacances, le mois de juillet, le mois d'août, où le gouvernement, les partis de gouvernement du Parti Socialiste aux Républicains auraient pu discuter d'un projet. Le budget, en réalité, c'est quoi ? Le budget d'un pays, c'est la traduction de grands objectifs politiques. Il n
'y
a pas eu de projet qui a été mis en place dans la coalition, c'est en gros tous ceux qui voulaient bien gouverner, ils étaient les bienvenus au gouvernement. Et comme il n
'y
a pas ce projet qui a été mis sur la table, comme tout a été fait, pardon de le dire, un peu à l'arrache, parce qu'il y avait deux ou trois semaines pour présenter un budget, il y a évidemment
un budget... Et c'est ce que dit souvent Michel Barnier, qu'il a dû mettre en place un budget
en un temps record.
Et donc il faut être un
peu indulgent que Michel Barnier. Michel Barnier quand même, qui a comme directeur de cabinet M. Fournel, un homme peu connu du grand public, mais qui était le directeur de cabinet de M. Le Maire. Donc quand le Mozart de la finance, avec le temps qu'on connaît, donne son directeur de cabinet au Premier ministre, permettez-moi quand même de douter sur l'efficacité des choix. – Éléonore
Carrois, un petit message
pour Bruno Le Maire, au passage. –
Éléonore Carrois, quand on a espéré, cru, fait partie d'une génération qui a aimé Emmanuel Macron de 2017, disruptif, transgressif, est-ce qu'on se dit pas aujourd'hui, en voyant ce spectacle-là, la censure, mais aussi tout ce qui se passe depuis les européennes, la dissolution, est-ce qu'on se dit pas qu'elle gâchit ? Il est en train de déconstruire tout ce qu'il a construit, parce que vous semblez considérer que le bilan d'Emmanuel Macron jusqu'à ses élections européennes était un bilan positif, vous l'avez dit tout à l'heure, la France est un pays attractif pour les entreprises étrangères, on a fait baisser le chômage comme jamais en France, disiez-vous il
y
a quelques minutes, sauf qu'Emmanuel Macron est en train tout seul de déconstruire tout ce qu'il a bâti.
Alors, les choses ne sont jamais aussi simples de dire que c'est le président de la République tout seul qui porte la responsabilité de la situation actuelle parce qu'il a appuyé sur le bouton de la dissolution, excusez-moi, mais c'est un peu une simplification et je pense qu'on mérite un peu un débat plus profond. Pourquoi est
-ce
qu'il y
va
? Est-ce que, moi je suis d'accord avec la dissolution ? Non. Est-ce que je la comprends au premier lieu ? Non, évidemment. Mais lorsqu'il explique qu'il y a cette menace de la censure, d'ailleurs brandie par les LR, qu'à ce moment-là ça devait venir et on a vu ce qui s'était passé dans l'Assemblée. Moi j'y ai siégé pendant deux ans. Il n
'y
avait pas de majorité. On avait déjà une difficulté à l'Assemblée nationale. On aurait pu continuer comme ça pendant des années. Il y
a
eu la dissolution. Les Français se sont exprimés massivement. Ils nous ont donné une Assemblée qui ne nous plaît pas, peut-être, nous les politiques, parce qu'elle est très divisée. Elle nécessite qu
'on
fasse des compromis. On ne sait pas faire des compromis. Mais c'est ce que les Français ont décidé. Et ça, je veux dire, il y a eu un vote qui s'est exprimé lors de ces élections législatives. Aujourd'hui, moi ce que je regrette, c'est effectivement que l'on ait parlé des personnes, que le NFP, peut-être pas vous, les socialistes, mais pourtant ce n
'est
pas ce que j'ai entendu cet été, vous étiez pour la censure a priori et pour certains d'entre vous, notre programme, rien que notre programme, disait Jean-Luc Mélenchon,
à
20h05. Mais il n
'a
pas été très contredit par vous. Et puis finalement, c'était la candidate du NFP toute seule. Je veux dire, Michel Barnier, on l'a entendu aux 20h après sa nomination en disant je vais faire quelque chose d'élargi, un gouvernement de coalition. J'irai chercher aussi des ministres de gauche. Personne n
'a
voulu y aller à gauche parce que c'est plus facile d'être dans l'opposition. C'est plus facile de critiquer. C'est plus facile de dire c'est de la faute dentale, etc. Aujourd'hui, on peut refaire l'histoire, on peut passer toute la soirée à le faire. Mais moi ce que je dis, c'est qu'on ne peut pas se donner le luxe de ne rien faire et ne pas voter un budget, ne pas assumer ce qui va se passer si on n
'a
pas un budget, notamment pour notre capacité d'emprunter, notamment pour notre capacité de défendre nos politiques publiques, la justice, la police. Je veux dire, à un moment donné, on ne peut pas le faire. Et de dire c'est pas mon problème, c'est votre problème et pareil à gauche, pardon, mais c
'est pas audible.
Je tiens à préciser encore une
fois,
pour nos téléspectateurs, qu'il y aura un budget dans ce pays, ce qu'on appelle un projet de loi de finances rectificatif. Il y aura un budget voté en début d'année 2025. On va vivre peut-être trois mois un peu compliqués, mais il
y
aura un budget.
Avec quelle
majorité ? Qui votera le PLF ?
Tout
dépendra du gouvernement qui sera nommé.
Tout dépendra du Premier ministre.
Qui sera le prochain Premier ministre
? J
'espère qu'il
y aura
une bonne
question. Qui sera,
mesdames, messieurs, le prochain Premier ministre
? Ce soir, il faut juste préciser que le Parti Socialiste, on a une série de noix à vous proposer, mais le Parti Socialiste dans un communiqué appelle à nommer une personnalité de gauche. Exit Lucie Casté. D'ailleurs, on ne
l
'a pas mis dans notre liste. Alors,
vous
avez raison, mais Daniel Obono de la France Insoumise qui était avec nous il y a quelques minutes dit, elle demeure, Lucie Casté, notre candidate à nous, la France Insoumise, mais le Parti Socialiste a changé de candidat.
Vous avez
expliqué d'ailleurs, Patrick Scanner.
Lucie Casté a été
réévoqué
entre
guillemets. Vous êtes
déloyaux avec vos amis de la France Insoumise. Nous nous sommes pragmatiques et nous voulons réunir aujourd'hui une majorité potentielle à l'Assemblée autour d'un front républicain dans une configuration qu'il faudra négocier. Et dans ce cadre-là, nous pensons que le Parti Socialiste, les forces de gauche, de gouvernement, d'action, de responsabilité doivent pouvoir porter ce message. Les noms qui
circulent.
De possibles potentiels candidats.
François
Bayrou, bien évidemment, Bernard Cazeneuve, Sébastien Lecornu et Raphaël Glucksmann. Voilà, vous avez comme vous avez, on vous a mis deux personnalités de gauche, un Patrick Cannaire pour vous être agréable. Non ? Non,
mais ce
sont des noms qui circulent. Est-ce que vous pensez que... Non, soyons
sérieux. Le LN a une
préférence.
Une de la Ration nationale a une préférence.
Pensez-vous que le temps de la gauche, puisque là,
il
y a deux noms plutôt de gauche qui circulent, Raphaël Glucksmann et Bernard Cazeneuve, pensez-vous que le temps de la gauche est venu
?
Quand on regarde le résultat des élections législatives, pardon de le dire, la gauche n
'a
jamais été aussi faible en nombre de voix et en pourcentage dans notre pays. La réalité, c'est qu'aujourd'hui, la gauche a pu faire un nombre d'élus important à l
'Assemblée nationale. C'est l'hôpital qui
se moque de la charité ou l'inverse.
Je ne sais
pas.
C'est vrai que quand c'est un LR qui dit ça, on n'est pas là pour les deux LR.
Mais là, on me pose la question sur le fait. C'est pour ça que je suis en plus à même d'en parler puisqu'on a vécu cette dégringolade mais vous avez pu vous remonter au moment des élections européennes. Si on regarde le résultat des élections, pardon, mais c'est une analyse cruelle des chiffres qui est aussi la nôtre, qui est que la gauche et le Parti Socialiste en particulier n'a pu s'en sortir que par une alliance contre nature avec la France insoumise pour simplement éviter d'avoir des candidats insoumis qui soient candidats contre le Parti Socialiste pour que le Parti Socialiste préserve les sièges. Donc, le pays n
'a
jamais été aussi à droite, ce serait totalement incongru d'avoir un Premier ministre de gauche qui mènerait une politique totalement à l'inverse de ce
qu'il y a avec la dépréhension. Léonore Carrois... Si vous voulez dire qu'il ne
faudrait plus de candidats socialistes, je suis d'accord.
Léonore Carrois, François Bayrou, ça recollerait à l'équation macronienne.
Écoutez, moi je pense que ce n
'est
pas à nous de décider d'une personne et quelque part, je pense qu'on referait
la
même erreur.
Ça va peut-être falloir décider assez vite.
Oui, non, mais pour moi, la question c'est quel projet, quel programme ? Nous, on avait proposé ce pacte d'action, il a été, les socialistes n
'ont
même pas voulu discuter avec nous, les uns et les autres se sont dit il faut essayer de voir la personne. Je pense que ce serait une erreur. Il faut voir quelles sont vos priorités à gauche, quelles sont vos priorités à droite, qu'est-ce qu'on veut mettre en avant ? Pas les lignes rouges, mais quels sont les marqueurs,
les choses que les Français nous demandent ? Accord de non
-censure dont on entend parler là depuis
plusieurs
minutes. Jusqu'à
la prochaine dissolution.
Accord de non-censure, ça veut un peu rien dire à mon sens. Moi, je pense que c'est plutôt accord de projet et on le voit, je ne suis pas en train de dire quelque chose de complètement incongru. Les pays autour de nous qui ont des démocraties qui fonctionnent, des régimes parlementaires, ils font des compromis et ça marche.
Ils
sont d'accord sur un certain nombre de
sujets.
Vous ne craignez pas, mes chers amis, que tout cela alimente un peu l'anti-parlementarisme parce qu'il
doit
y avoir des tas de gens qui se disent « il y en a marre, ils n
'y
arriveront jamais, ils ne se mettront jamais d'accord ». Ce discours doit un peu monter. Alors je pense qu'il ne
faut
pas redouter le 6 février 1934 un siècle plus tard. Mais quand même, il doit y avoir beaucoup d'électrices et d'électeurs qui se disent « ça ne sert à rien, voter ne sert à rien, c'est les magouilles, etc. » Ça,
vous
l'entendez, Patrick
Caner ?
Et je pense, parce que c'est sous-entendu dans votre propos, M. Brunet, que nous devons aller plus loin dans la réforme de la Constitution. Je pense que nous sommes arrivés sinon à une crise de régime, en tout cas à une crise je dirais à caractère institutionnel qui mérite qu'on ait une réflexion sur l'évolution de la
Constitution.
Il y a beaucoup de démocraties dans lesquelles on peut censurer un gouvernement, mais derrière on gouverne. Oui, mais le 49-3,
c
'est quand même une violence inouïe.
C
'est-à-dire qu'on enlève le pouvoir au Parlement de décider. Je veux dire que nous sommes la seule démocratie à avoir un système comme celui-là. Eh bien, dans ce pacte de non-censure, je pense qu'il faudrait intégrer le fait que le Premier ministre, quel qu'il soit, s'engage à ne pas utiliser le 49-3. En tout cas, le casse-tête du Premier ministre va très probablement recommencer. On a bien compris que le RN voulait avoir son mot à dire. Parmi ces profils de candidats potentiels, il y en a un qui vous séduit davantage que les autres. Il se dit que vous aimez bien le profil et le parcours de Sébastien Lecornu. Vrai ou faux ?
Il se dit beaucoup de choses, mais ne soyez pas dans l'esprit de Marine Le Pen, dans l'esprit de Jordan Bardella et dans votre esprit.
Aujourd'hui, je vais être d'accord, je vais vous étonner.
On approche, je pense que
c'est
la fin de l'émission, je vais être d'accord avec
ma collègue. Mais vous ne répondez
pas.
Je
vais être d'accord avec ma collègue. Je vous dis, en fait, le casting, on s'en fiche, on n
'est
pas à The Voice de la Starac. C'est ce qui s'est passé. On nous a vendu Michel Barnier et nous, les premiers, on a dit on lui donne sa chance parce qu'il est poli, il est agréable,
il
est respectueux de tous. Mais derrière, s'il ne
veut
pas changer de politique, rompre avec les satanées de macronisme, s'il continue, quel qu'il soit, ça n'avancera pas mieux. Le vrai problème, ce n
'est
pas uniquement le casting, c'est le scénario. Et le scénario, aujourd'hui, il était mauvais, c'était un scénario catastrophe et catastrophe si le budget passait.
Quand il y a des personnalités dont vous ne voulez pas entendre,
vous savez très bien le
dire
aussi. Ceux
de
gauche et ceux qui voudront appliquer le programme du Nouveau Front Populaire et je pense que ça, le Bloc Central et l'LR avaient dit la même chose. On va voir si maintenant ils vont être prêts à changer. Nous, nous avions dit le programme du NFP était un danger sécuritaire, économique pour notre pays et que nous censurions a priori. Ce que nous n'avons pas fait pour M. Barnier, on n'a absolument pas été gourmand, on a pris 10% des mesures qu'il y avait dans notre contre-budget, on a donné sa chance mais maintenant, on s'est bien rendu compte que ce n'était pas qu'une question de personne, c'était une vraie volonté de changement, de rupture, ce qui n'a pas été le cas pour M. Barnier.
Est-ce que vous pensez, Pierre-Henri Dumont, qu'au fond, Michel Barnier aurait peut-être dû aller au bout des concessions et céder sur la désindexation des retraites pour éviter une telle situation ? Moi, pardon, je trouve que le Rassemblement national s'est comporté comme un enfant de CM2 dans une cour de récréation qui raquette les plus petits
et
qui disait d'abord, je veux t'en goûter et quand on donnait le goûter, ils voulaient prendre le sac de billes et quand on donnait le sac de billes,
ils
voulaient prendre l'anorac.
C'est vous avec 5% qu'il avait raciété en prenant le poste de Premier ministre
? C'est une situation, pardon, mais qui est parfaitement indigne quand on a un responsable politique. Quand on a un responsable politique et qu'on a une France, un pays, une nation qui est dans un tel État, on essaie de se mettre autour d'une table et on n'est pas en train de mégoter, de négocier la virgule près. La situation est extrêmement grave. Il faut bien se rendre compte de ce que ça veut dire si le budget n'est pas adopté, si le gouvernement est renversé. Ce budget n'était pas parfait. On est tous d'accord parce que la situation, d'une part, est très mauvaise. On récupère une situation qui n'est pas bonne, ça a été dit. Et on a, en plus, cette situation,
on
a dû faire en 2 ou 3 semaines un budget. On
l'a compris. Il y avait quoi ? Mais sur le
choix de Michel Barnier de ne pas céder, est-ce qu'il a eu raison ? Moi,
je
pense que... Pardon, il y a déjà beaucoup cédé au Rassemblement National, on l'oublie, mais c'est parce qu'ils ont demandé... Ils ont demandé la cerise sur le Sunday Vanille à la fin. Donc, ils sont en train de dire... Non, mais en fait, ils cherchaient une excuse pour censurer. Ils cherchaient une excuse pour censurer parce que Marine Le Pen, pardon, mais si elle est condamnée à l'inéligibilité à l'issue de son procès avec application immédiate, elle peut rester députée, mais elle ne pourra plus l'être s'il
y
a à nouveau une dissolution. Et donc, aujourd'hui, la censure, elle est gratuite pour le Rassemblement National parce qu'Emmanuel Macron ne peut pas censurer, ne peut pas dissoudre l'Assemblée Nationale avant le mois de juillet. elle pourra rester députée parce que là,
même
si elle est condamnée avec application immédiate, et donc, la réalité, c'est qu'ils devaient envoyer un message à leur électeur. On aurait pu leur donner le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la Crémière, ils auraient quand même censuré. Bien,
merci
beaucoup.