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Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 20 septembre 2022 4 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieEurope & internationalInstitutions & élections

Edouard Philippe doit assumer ses choix !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

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    « on ne sortira pas de la crise actuelle sur le plan de l'énergie, seulement avec des mesures de marché »
  • 0:10Fait
    « Il faudrait reparler de l'ARENH, qui est un scandale majeur »
  • 1:00Promesse
    « réinvestir dans une vraie stratégie de production d'électricité décarbonée »
  • 1:20Fait
    « Ursula von der Leyen ne dit pas un mot du nucléaire »
  • 1:50Promesse
    « Il faudrait que l'Union européenne empêche l'Allemagne de fermer ses centrales »
  • 2:20Fait
    « Emmanuel Macron est évidemment responsable et coupable »
  • 5:00Fait
    « les Français ne le voient pas parce que le bouclier tarifaire fait que ce sont leurs enfants qui vont le payer »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Comme je le dis depuis le début de cette crise, on ne sortira pas de la crise actuelle sur le plan de l'énergie, seulement avec des mesures de marché. Et bien sûr, l'énergie, c'est un marché. Bien sûr, dans ce marché, il y a des choses qui dysfonctionnent et qui dysfonctionnent encore.

Il faudrait reparler de l'ARENH, qui est un scandale majeur. Il faudrait reparler aussi des propositions qui ont été faites, qui me paraissent pour le coup problématiques, sur la question de la taxation des profits qui sont faits par ceux qui aujourd'hui délivrent une électricité décarbonée. Mais ça, c'est un sujet : le marché.

Le problème, c'est que le vrai sujet, c'est la production. On ne peut pas parler de l'électricité ou de l'énergie, seulement du point de vue du marché, il faut en parler du point de vue de l'industrie. Vous pouvez transformer le marché comme vous voudrez.

Vous pouvez taxer dans tous les sens. Vous pouvez chercher l'argent où vous voulez : à la fin, si vous ne produisez pas assez d'énergie, eh bien vous allez, 1- vers des pénuries et 2- vers des prix structurellement très élevés. Parce que tout ce qui est rare est cher. - Produire plus d'électricité, par exemple en France, ça passe par quoi ? - Eh bien ça passe par le fait de réinvestir dans une vraie stratégie de production d'électricité décarbonée. - Nucléaire, notamment. - Exactement.

Et quand l'Union européenne, quand la Commission européenne a fragilisé le nucléaire pendant des années, quand cette année encore, y compris la semaine dernière dans son discours, Ursula von der Leyen ne dit pas un mot du nucléaire, et qu'elle ne dit même pas un mot de la situation de pays comme l'Allemagne ou la Belgique, qui sont aujourd'hui en train de fermer leurs centrales nucléaires encore en activité, c'est une folie ! Nous nous préparons à envoyer du gaz en Allemagne pour l'aider à passer l'hiver, et simultanément, nous la laissons fermer des centrales qui produisent aujourd'hui...

Mais comment l'en empêcher ? Il faudrait que l'Union européenne empêche l'Allemagne de fermer ses centrales ? Évidemment !

Ce qui se passe, c'est un scandale majeur. On va probablement vers des pénuries d'électricité, et on est tous interconnectés. Donc ce que fait l'Allemagne, évidemment, a un impact sur nous.

Ce que nous faisons a aussi un impact sur l'Allemagne. On risque d'aller demain vers des coupures d'électricité en France, les prix de l'électricité atteignent des sommets, et on laisse l'Allemagne et la Belgique très tranquillement fermer des centrales qui, aujourd'hui, produisent de l'électricité. Les fermer même dès cet hiver.

C'est évidemment une folie ! Comment voulez vous... - Nous aussi, en France, on a une programmation pluriannuelle de l'énergie qui prévoit la fermeture de réacteurs.

Il faut revenir dessus ? - Mais c'était, évidemment, une folie aussi ! Et là-dessus, Emmanuel Macron est évidemment responsable et coupable.

Et Edouard Philippe avec lui. Quand j'entends Emmanuel Macron dire sur Fessenheim : "qu'on ne vienne pas me chercher". Mais quelle irresponsabilité scandaleuse !

Quand j'entends Edouard Philippe nous dire il y a deux jours : "j'aurais aimé ne pas fermer Fessenheim". Mais pardon, mais qui était aux responsabilités ? Il était évidemment possible de ne pas fermer ces centrales qui représentent des milliers d'éoliennes à elle toute seule.

On peut, si vous voulez, s'engager dans une espèce de vision mythologique de la transition énergétique. À la fin, ce qui compte, c'est de revenir à la rationalité. - Pardon, mais le manque d'investissement sur le nucléaire, ce n'est pas uniquement Emmanuel Macron. - Ah, non, c'est aussi François Hollande.

Je vous l'accorde, parfaitement, la politique d'Emmanuel Macron a prolongé et a aggravé celle de la gauche au pouvoir. Même François Hollande n'avait pas osé. Même la gauche au pouvoir, parce qu'elle avait encore un peu de sens de la continuité républicaine, n'avait pas osé nommer au ministère chargé de l'énergie, des ministres antinucléaires.

Il n'y a qu'Emmanuel Macron qui ait fait ça. Nicolas Hulot. François de Rugy.

Barbara Pompili. Trois ministres de l'Énergie. Trois ministres anti-nucléaires.

Quand le parti communiste français lui même sait que, au fond, le pacte français a reposé beaucoup sur ce choix d'investissement stratégique qui s'est révélé d'une actualité incroyable avec la crise climatique, qu'était le parc nucléaire français. Oui, évidemment. Emmanuel Macron a prolongé la politique de François Hollande.

Il aurait pu la changer. Il est responsable de ce choix stratégique et je pense que, d'une certaine façon, aujourd'hui, nous sommes devant les conséquences des choix faits pendant ces dix dernières années. Si les Français vont manquer d'électricité cet hiver, si les prix de l'électricité sont en train d'exploser - les Français ne le voient pas parce que le bouclier tarifaire fait que ce sont leurs enfants qui vont le payer - mais les entreprises, les PME, les TPE, les artisans, les agriculteurs, tous le voient très bien.

Les factures d'électricité explosent. C'est la conséquence des politiques menées au cours des dix dernières années. Et on peut changer toutes les règles du marché qu'on voudra, on ne change pas les premiers principes de l'économie.

Et le premier principe de l'économie, c'est tout ce qui est rare et cher.