DISSOLUTION : COMMENT MACRON A MIS LE PAYS À FEU ET À SANG
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Après avoir procédé aux consultations prévues à l'article 12 de notre Constitution, j'ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote. Je dissou donc ce soir l'Assemblée nationale. »
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« Les Français en masse ont voté pour des idées fascisantes. »
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« Emmanuel Macron a préféré temporiser tout l'été en repoussant la nomination d'un Premier ministre. »
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« Le gouvernement décide et l'Assemblée s'exécute. Mais ce que Barni a refusé de voir, c'est que l'Assemblée avait pas mal changé depuis la dissolution. »
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« La nomination de Bairot avait été mise en scène dans le style d'un mauvais feuilleton avec des réunions à padeur, des revirements au milieu de la nuit, des menaces et des coups de pression. »
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« Est-ce que vous parlez d'islamophobie ? Non, je ne parle jamais d'islamophobie. »
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« On a très vite vu que c'était un écran de fumée pour faire en sorte que l'arnaque ne soit pas trop visible. »
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« Condamné en première instance à de l'inéligibilité, le futur politique de Marine Le Pen ne survivra pas à une nouvelle dissolution. »
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« Macroniste, LR et RN semblent faire le parti unique que le clan Le Pen a si souvent critiqué. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour et bienvenue dans Dissolution. Depuis septembre maintenant, nous décryptons dans ce programme l'actualité politique et parlementaire pour déconstruire les discours dominant. On a montré les conivances grandissantes entre la droite, l'extrême droite et le centre.
On a aussi montré les victoires de la gauche tant que les stratégies réactionnaires pour empêcher le progrès écologique et social. Alors, c'est vrai que tout ça peut donner envie de laisser tomber la politique, mais la politique, elle ne s'arrête pas pour autant. On va donc faire un petit récap de l'année pour dégager les grandes questions qui se sont posées et celles qui restent encore à régler.
Et il y en a en effet, le 9 juin 2024, on s'en souvient. À l'issue des résultats de l'élection européenne, Emmanuel Macron dissolver l'Assemblée nationale. Après avoir procédé aux consultations prévues à l'article 12 de notre Constitution, j'ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote.
Je dissou donc ce soir l'Assemblée nationale. Je signerai dans quelques instants le décret de convocation des élections législatives qui se tiendront le 30 juin pour le prer tour et le 7 juillet pour le second. Moins de 24 heures après l'annonce, nous avions déjà analysé les discours et stratégies de Macron quand il avait engagé ce coup de poker.
Un an après, il est temps de faire le point. Qu'est-ce que cette dissolution a vraiment provoqué sur le paysage politique français ? Est-elle cette opportunité de clarification revendiquée par Emmanuel Macron ?
Quelle recomposition a-t-elle engagé ? Une nouvelle dissolution est-elle possible ? Et pourquoi faire ?
C'est ce qu'on va voir tout de suite dans ce numéro spécial de dissolution. Je dissou donc ce soir l'Assemblée nationale. Alors pour faire le point sur l'année politique, on va revenir sur les grandes étapes qui l'ont jalonné parce qu'elle n'a pas été de tout repos.
Elle a même pu être usante. Bonsoir Marine Le Pen. Bonsoir.
Bonsoir Marine Le Pen. Bonsoir. Oui, bonsoir.
Comme le sourire jadis triomphal de Le Pen, on peut dire que les choses se sont bien enlisées depuis 1 an. La politique n'avance plus. Les institutions pédalent dans le vide et ce qui se fait c'est encore et toujours au détriment des plus démunis et des classes moyennes.
Dans une forme de mise en scène morbide, c'est un drame en trois actes que le peuple français a vu jouer devant ses yeux durant cette année. Dans un premier acte le plus terrifiant, la clarification attendue par le président a eu lieu. Les Français en masse ont voté pour des idées fascisantes. 20 ensuite Michel Barnier et son inévitable censure pour un second acte aussi prévisible que ridicule qui n'a pu mener qu'à l'entrée en scène de Bairou.
Il marque le dernier acte, aussi mou que pathétique de cette triste pièce. Un vieux prof de français sur la réforme, pantouflé au commissariat au plan devient premier ministre. Aussi consistant que la crème hydratante, les Moliant Bairou incarne notre nouvelle normalité politique, patriarcale, de plus en plus erreenne, compatible et fondamentalement dysfonctionnelle.
Alors, revenons à la source du mal, la dissolution de juin 2024. On s'en souvient de cette soirée fatidique du 9 juin 2024. Les résultats des élections européennes pleuvaient.
Le RN était triomphant et les macronistes se pressaient à faire œuvre de contrition. Mais c'est avant tout une défaite pour la majorité présidentielle. Et donc d'abord, il faut le dire et il faut dire qu'il faut écouter les Français, ensuite voir qu'il faut pas relativiser.
Ils sont venus voter les Français plutôt plus que la dernière fois. Et donc il faut pas relativiser ce score. Bien sûr, il y a sans doute des intentions européennes, mais incontestablement il y a aussi euh des leçons nationales.
On se souvient aussi de l'angoissante attente sur les plateaux. Le président allait prendre la parole. On parlait de la dissolution sans trop y croire.
Puis le coup prêt est tombé. On ne parlait plus du tout de la déroute macroniste aux européennes et des enjeux pourtant si importants de ce scrutin. Mais on parlait de cette grenade dégoupillée par le président et jeté entre les jambes des Français.
Lors de son allocution, Emmanuel Macron avait justifié son geste en estimant que le paysage politique français était confus et qu'il méritait une grande clarification. Que la parole soit donnée au peuple souverain, rien n'est plus républicain. Cela vaut mieux que tous les arrangements, toutes les solutions précaires.
C'est un temps de clarification indispensable. Alors cette clarification, comme il dit, on y a bien eu le droit. Près de 11 millions de nos chers concitoyens, ce qu'on croise dans la rue, dans les marchés, au théâtre, au bar ou au café, ont voté pour un parti ouvertement nationaliste et xénophobe.
Ce que l'ambiance générale laissait entendre depuis des années, cette droitisation sourde et croissante de la société a été exposée au grand jour par les élections législatives surprises. Dimanche soir, j'ai pleuré. Le RN finalement sur nous s'est abattu.
Les résultats se joueront à quelques députés prêts qui seront chacun et chacune élus à quelques voies près. La c'est la fin du monde, c'est la fin des droits humains, de l'homisme, de l'humanité. Après ce coup de semon s'effrayant, les résultats définitifs furent un soulagement en demi-te.
Le NFP a fini premier mais les Macronistes et le RN ont tout de même tiré leur épingle du jeu. Un peu trop bien d'ailleurs. Et c'est cette non route présidentielle qui a permis à Emmanuel Macron de procéder à une seconde clarification.
Il a montré à tous qu'il ne cèderait le pouvoir que si on le lui arrachait, refusant d'appliquer la tradition parlementaire qui veut que le premier nom pour Matignon soit celui du premier bloc à l'Assemblée. Emmanuel Macron a préféré temporiser tout l'été. En repoussant la nomination d'un Premier ministre, Emmanuel Macron a voulu exposer l'impréparation de la gauche qui a tardé à trouver un nom.
Lucy Castet. Euh, est-ce que vous allez l'appeler euh demain pour lui dire "Venez me voir, on va voir si vous pouvez composer un gouvernement." Le sujet n'est pas là.
Le sujet n'est pas non. C'était évident qu'Emmanuel Macron n'avait aucune intention de céder le pouvoir à la gauche. En temporisant comme ça, l'objectif était très clair.
Gagner du temps et faire comme si les deux échecs électoraux successifs n'avaient pas eu lieu. Il a pu repousser les discussions budgétaires pour essayer de contraindre l'Assemblée à voter le budget que le gouvernement de son choix préparerait. Notre responsabilité est d'avoir pour nos Jeux Olympiques et paralympiques les meilleures conditions et donc j'ai choisi la stabilité. le gouvernement en charge des affaires courantes avec des ministres qui ont eu un qui ont eu qui ont eu un engagement remarquable sur ce sujet sous l'autorité du premier ministre et bien ils seront aux affaires courantes durant les jeux c'est jusqu'à la fin des jeux jusqu'au 8 septembre donc dès que je le pourrai en tout cas il est clair que jusqu'à la mi-aût nous ne sommes pas en situation de pouvoir changer les choses parce que on créerait un désordre et tout le monde donc c'est ça ce que j'appelle cette trêve pendant ces longs mois d'été il a pu continuer à pratiquer le pouvoir comme il a toujours aimé seul et hors après cette merveilleuse parenthèse enchanté des Jeux Olympiques est venue comme promis par le président le temps des compromis.
Aujourd'hui, vous avez des dizaines de députés socialistes qui ont été élus avec des voix de droite et du centre. Vous avez des dizaines de députés du centre élus avec des voix de droite et de la gauche. Ça c'est le constat.
Pardon de vous reposer la question. Non, mais ça oblige, c'est pas un constat, c'est une responsabilité qui est la leur et donc je les enjoins de travailler ensemble. C'est ce que les Français veulent.
Alors, regardons de plus près la tête de ce compromis pour avancer. H, c'est bizarre, ça a quand même vachement la tête de la droite réa ce compromis. Mais attends, le conis c'était pas lui ?
Eh avant Bairou, le compromis c'était Barnier, le légendaire négociateur. Posé comme un choix sérieux et de compromis, Michel Barnier était issu des rangs des républicains et représentait un courant particulièrement conservateur et xénophobe. Malgré ses supposés talents pour la négociation, il semblerait que le négociateur n'avait pas le talent nécessaire pour négocier sa place.
Le 4 décembre 2024, pour la 2e fois de la 5e République, le gouvernement a été renversé par l'Assemblée nationale, rappelant à tous que le pouvoir en France reste quand même dans les mes élus du peuple. On ne peut pas mentir éternellement au peuple. Mais si on peut, on peut très bien.
Moi à mon usine, je lui deme mais il aime qu'on lui mente le peuple. Le peuple. Tout le monde nous disait qu'à l'automne, la motion de censure arriverait qui me conduirait à la dissolution, c'est-à-dire en plein budget.
Hier, l'Assemblée nationale a voté à la majorité absolue le rejet du budget de la sécurité sociale et se faisant la censure du gouvernement de Michel Barnier. Cette censure était prévisible. Michel Barnier, en minorité à l'Assemblée nationale a engagé sa responsabilité sur le financement de la sécurité sociale pour 2025 sans s'être assuré de la coopération des parlementaires.
Bref, il a fait de la politique comme d'habitude. Le gouvernement décide et l'Assemblée s'exécute. Mais ce que Barni a refusé de voir, c'est que l'Assemblée avait pas mal changé depuis la dissolution.
La gauche avait réussi à gagner le contrôle du bureau de l'assemblée lui donnant une position surplombante sur ses travaux. Les commissions s'étaient organisées pour faire avancer leurs propres propositions et travaux et ça a fini par se voir. Les commissions ont plus que jamais enquêter sur les sujets que la Macronie voulait cacher.
On s'est rendu compte qu'il y avait eu des échanges fournis avec l'Élysée. Pour vous donner un un ordre d'idée pour comprendre les choses, il y a eu aucun échange direct avec Roland l'escur ministre de l'industrie et dans le même temps, il y a eu trois quatre rencontres ou coup de téléphone organisé entre monsieur Coler et les dirigeants de Nesley. qui a vraiment eu un traitement du dossier à l'Élysée, un suivi en tout cas du dossier du côté de l'Élysée.
On voit donc que l'Assemblée nationale était décidée à gagner son indépendance. La censure de décembre est donc une conséquence directe de la volonté d'Emmanuel Macron de contraindre la discussion budgétaire mais aussi de la surdité de Michel Barnier aux revendications des députés. On aurait pu croire que cette censure changerait un peu les options du président mais aujourd'hui on sait bien que non.
Il s'est enfoncé dans sa stratégie, le chaos plutôt que la gauche au pouvoir. Ce chaos, il a un nom, c'est François Baïrot. Vous présentez tout cela comme si euh euh les déclarations qui sont faites en euh en réponse à des questions au gouvernement étaient des déclarations sous serment devant un juge.
La nomination de Bairot avait été mise en scène dans le style d'un mauvais feuilleton avec des réunions à padeur, des revirements au milieu de la nuit, des menaces et des coups de pression. Tout ça pour faire croire que Bairou tordait le bras à Emmanuel Macron. Euh François, on va dire que tu m'as tordu le bras, OK ?
Eh mais si, mais si, ils y croiront. Arrête un peu tes carabistouilles, hein. On a très vite vu que c'était un écran de fumée pour faire en sorte que l'arnaque ne soit pas trop visible.
Emmanuel Macron décide de nommer quelqu'un d'encore plus proche de lui, un macroniste fidèle et loyal comme un bon berger des Pyrénées. Donc Emmanuel Macron, même quand il perd aux européennes, il gagne. Même quand il perd aux législatives, il gagne.
Et même quand il perd à l'Assemblée, il gagne quand même. Et quand on y regarde de plus près, l'équipe gouvernementale de Bairou, c'est la même que celle de Barnier avec quelques traîtres en plus. Est-ce que vous parlez d'islamophobie ?
Non, je ne parle jamais d'islamophobie. Ah, il se pose là aussi celui-là, hein. Comme déchet radioactif recyclé par le macronisme moribon. [Musique] Par que [Musique] ce deuxième acte aussi turbulent que déroutant s'est ouvert sur un déni présidentiel et s'est achevé sur un déni présidentiel.
Le président a refusé de nommer Lucy Castet soi-disant parce qu'elle risquait la censure et il a nommé François Baïou parce que Barnier avait essuyé une censure. Et Macroniste, après avoir perdu deux élections ne lâche pas le pouvoir, plutôt la crise, le feu et le sang politique que reconnaître la défaite. Et c'est comme ça, par un déni présidentiel que François Bairou a été nommé premier ministre.
Comme un bon petit soldat de plomb, il exécute avec sa lourdeur toute particulière la tâche confié à lui en bon centriste, ne rien faire, peser, ralentir et engluer le paysage politique pour définitivement souder la droite au macronisme. Mais euh dès l'instant que vous avez le sentiment d'une submersion, de ne plus reconnaître votre pays, de ne plus reconnaître les modes de vie ou la culture, dès cet instant-là, vous avez rejeté. On y est en France selon vous.
Est-ce qu'on y est en France ? Oui ou non ? On approche en tout cas c'est c'est dans cette zone qu'on se trouve.
Alors ça c'est la spécialité de Bayrou. Quand on lui pose une question simple, vous savez une question qui est assez facile à répondre, une réponse d'être humain attaché aux valeurs de la République et bien Bairou, il va intentionnellement viser à côté. Et ça s'est vu très récemment avec l'arrestation illégale des passagers du Madeline.
Pressé par Mathilde Panot sur la question de la responsabilité française dans le génocide qui se déroule en ce moment à Gaza. Sa réponse fut comme "Comment on peut s'y attendre. odieuse.
Mais on ne peut pas parler de Gaza sans parler du 7 octobre. On ne peut pas parler de Gaza sans parler de l'assaut et du pogrome que le Hamas a perpétré ce jour-là. Et je crois pour vous dire le fond de ce que je pense, pour vous dire le fond de ce que je pense, je crois que ceux qui ont lancé l'assaut du 7 octobre voulit obtenir la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui.
Ce qu'il prévoyait, c'était le caractère inéluctable et inacceptable de ce pogrome avec la réponse qui ne pouvait être dans leur esprit. qu'une réponse extrêmement puissante et violente d'Israël. Car ce qu'il voulait obtenir, la vraie cible du Hamas le 7 octobre, c'était la possibilité de faire un jour la paix avec Israël, entre Israël et les Palestiniens, Israël et les pays arabes qui l'entourent.
Mais ça ne s'est pas arrêté là. Mathilde Pan lui a aussi demandé ce que la France avait fait pour s'interposer entre l'État israélien et les ressortissants français. du Madeline.
Quant à la flottille, je dois vous dire que ces militants ont obtenu les faits qu'ils voulaient obtenir, mais que c'est une instrumentalisation à laquelle nous ne devons pas nous prêter. Nous pensons et nous croyons Nous pensons et nous croyons que l'action du gouvernement français à l'égard du gouvernement d'Israël, l'action de du [Musique] S'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît. Monsieur le Premier ministre termine sa réponse.
Nous pensons Nous pensons que c'est précisément par l'action diplomatique et la et la et l'effort pour regrouper plusieurs États pour faire pression sur le gouvernement d'Israël qu'on peut obtenir la seule solution possible et la seule digne. Une eurodéputée française et deux journalistes françaises, ce sont des militants et puis de toute façon, ils ont bien eu ce qu'ils cherchaient, hein. Donc faut pas trop pousser non plus, hein.
Bref, circuler, il y a rien à voir. Cette réponse vise à masquer le mépris et le désintérêt des macronistes à défendre les droits fondamentaux. Parce qu'il faut rappeler les faits, un convoi humanitaire envoyé dans une zone de massacre qui connaît la famine depuis des mois est arrêté dans les ea internationales par une marine de guerre.
Les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité sont devenus les modes d'agir normaux d'un état que la France arme et soutient. Et François Bairrou manifeste son relatif désintérêt à cette question comme si elle n'était pas vraiment si grave. Il relativise la situation et laisse planer sur l'opposition l'image d'une mystérisation du débat.
C'est une marque de la méthode Byrou. Relativiser et dédramatiser ses propres fautes. Refuser de reconnaître sa propre responsabilité en disant qu'au fond c'est pas si grave.
Je lui ai donné une tape. Je suis d'ailleurs certain que cette scène a été bruit par les télévisions qui à l'époque ont fait faire à cette scène le tour de beaucoup de pays. Pour moi, ça n'est pas de la violence.
Baou, premier ministre, ça a aussi été l'affaire Betaram dont il ne finit pas de ne pas en sortir. Je n'ai aucun souvenir à cette époque, aucun document et personne d'ailleurs ne les a conservés. Il a fallu des mois et de rares concours de circonstances pour que les documents et les preuves réapparaissent.
Savait, savait pas, savait après, savait pendant, savait avant. On s'est posé ces questions pendant des mois au rythme des interpellations de Paul Vanier en séance et des travaux de la commission d'enquête sur les violences en milieu scolaire. Le 14 mai 2025, François Bairou s'est rendu à la convocation de cette commission.
Le premier mot qui me vient quand je pense à cette audition, c'est enfin euh pour moi, cette audition est très importante. Ce qu'on a surtout vu, c'est que Bairou a allumé autant de contrefeu que possible pour éviter les questions gênantes et imposer son narratif. Vous auriez dû prêter serment et ne pas multiplier les mensonges que vous avez multiplié, vous personne d'autre dans le texte de la question que vous avez posé et que je viens de révéler.
Le menteur ce jour-là, ça n'était pas celui qui répondait à la question, c'est celui qui posait la question. Ce serait pas à lui de répondre aux questions, ce serait à Paul Vanier de se justifier dans une commission d'enquête. Il renverse les rôles, se place en victime d'une persécution politique alors que c'est lui le responsable.
C'est quelqu'un qui a quelque chose à se reprocher mais qui va accuser d'autres, c'està-dire qu'il va se positionner en victime. Donc François Berou utilise ce même mécanisme et c'est ça qui est insupportable. Deuxièmement, il il dit que il dit qu'il ne lisait pas la presse locale.
Faut être sérieux, on parle quand même de viol dans la presse régionale. Un président de conseil général, il a la revue de presse tous les jours et en plus c'est passé à la télévision donc forcément il était au courant. Il ne faut pas s'y tromper comme Ségolen Royal le fait remarquer.
C'est une stratégie pensée et réfléchie pour imposer un nouveau narratif dans lequel il est la victime et non le responsable. Derrière ces air gour et maladroit se cache en réalité un sacré requin spécialiste de la survie en e trouble. Avec une carrière politique longue de plusieurs décennies, il a survécu aux aléas politiques et judiciaires qui ont émaillé son parcours sans en subir un prix mortel.
Il est toujours là et toujours premier ministre. Une sorte d'effigie flasque et molle mais inarrêtable parce qu'elle est insais. Tous ceux qui prennent monsieur Bairou pour une chiffmole inconsistante se trompe.
C'est un homme extrêmement résolu et s'il peut lui arriver d'avoir de la faiblesse physique à tel ou tel moment, il n'empêche que sa manière de conduire sa politique est celle d'un homme qui est un guerrier. Ce n'est pas un mou. La méthode Bairou, elle est toute simple.
Survivre à tout prix. La cohérence idéologique, ciao. Les valeurs, ciao.
L'honnêteté, ciao. Il n'y a pas de prix trop haut pour rester en poste. Tout sera bradé.
Cette recomposition de la macronie en machine de pouvoir s'est retrouvée sans surprise jusque dans leur chef, toujours plus mégalo et toujours plus hors sol. Lors du plateau à l'occasion de la 3e conférence des Nations- Unies sur les océans qui s'est déroulé à Nice du 9 au 13 juin, Emmanuel Macron a fait mentir la science pour défendre l'indéfendable. Le glyphosate, on a demandé un rapport scientifique et vous demandez aux agriculteurs qui font de la conservation de sol, ils vous disent "J'ai besoin de glyphosate pour la garder." Oui, mais les scientifiques disent qu'il faut l'interdom.
Non, mais pardon, c'est pas vrai. Sur ces sur ces catégories parce qu'en le retournant, on fait beaucoup plus de dommage. Qu'est-ce que vous répondez au aux gens qui sont déçus par votre bilan sur la question environnementale ?
Vous leur dites "J'ai pas de leçons à recevoir sur l'écologie comme vous l'avez déclaré il y a quelques jours dans la presse région". Que quand même, on s'est beaucoup beaucoup bougé. On a mobilisé très fortement et je vois pas beaucoup de pays d'Europe qui ont fait mieux que nous.
Shut up ! Shut up ! Shut up !
Shut up ! Shut up ! Shut up ! [Rires] Pardon, on s'est égaré.
Qu'est-ce que vous dites à cet homme que vous connaissez bien qui a été l'un de vos proches ? Il a même été votre ministre de l'intérieur, c'est Christophe Castaner. Alors, ça fait un peu mal de dire du bien du go Clément parce que c'est vraiment pas le spécialiste de l'écologie qu'on préfère mais forçait de constater qu'il avait Macron dans le viseur.
Sans peur ni retenue, le président de la République est descendu dans la reine pour défendre encore une fois l'indéfendable avec un ton aussi menaçant que dégradant pour sa fonction. Aujourd'hui, il travaille pour Chine. Il est conseiller stratégique en France de la marque chinoise.
Il y a rien qui qui vous gêne. C'est un peu nul ce que vous faites. Non, c'est pas nul.
Si, c'est un peu nul, je vous le dis. Voilà, c'est nul contrairement à tout ce que lui fait qui est génial. On voit bien qu'au fond l'important c'est de garder le pouvoir.
Rienavance mais ils survivent. Il cèd toujours plus à l'extrême droite alors qu'ils prétendent la combattre mais ils sont toujours là. C'est avec la dette de Macron lui-même que les Macronistes justifient des coupes budgétaires toujours plus injustes.
Mais c'est pas grave, il garde encore le pouvoir. L'angoisse de la fin qui approche peut faire n'importe quoi à celui qui a le pouvoir. Et dans cette sombre pièce, le Rassemblement national semble jouer de plus en plus le rôle de l'acolite.
Condamné en première instance à de l'inéligibilité, le futur politique de Marine Le Pen ne survivra pas à une nouvelle dissolution. Elle ne pourra plus être députée. Elle n'aura plus cette reconnaissance institutionnelle que le RN a si patiemment voulu obtenir.
Le résultat de tout ça est assez simple. Le RN n'a plus intérêt à s'opposer aux macronistes et à chercher la motion de censure. Et ça tombe bien, les macronistes semblent bien vouloir s'arranger de ce partenariat avec l'extrême droite.
Ça leur permet de rester aux commande. S'il faut sacrifier quelques migrants, quelques libertés et quelques lignes de budget, ils s'en accommoderont. Macroniste, LR et RN semblent faire le parti unique que le clan Le Pen a si souvent critiqué. une forme LRRN naissance et le président semble avoir avalisé cette nouvelle combinaison politique qui tient plus de la combine dans un extrait peu analysé par les médias il a annoncé la couleur pas de référendum pour un proportionnelle c'est sans objet à la aux prochaines élections premain des consultations.
La modernisation de notre système politique est une bonne chose mais au moment où je vous parle ça aurait pas de sens. Pourquoi ne serait-il pas pertinent de changer le mode de scrutin rapidement ? La meilleure explication, c'est tout simplement qu'aucune dissolution ne semble être à l'ordre du jour présidentiel.
La proportionnelle n'est donc pas une urgence s'il n'y a pas d'élection à court terme. L'option de la censure ayant été retirée au RN et sans dissolution en vue à l'horizon, la stabilité politique semble avoir été trouvée et cet attelage infernal semble parer pour tenir le reste du quinquena. Les dévastations climatiques et sociales s'accumulent, mais l'exécutif ne fait rien et joue à la politique.
Tout ça parce qu'un homme seul, irresponsable politiquement a pris une décision que personne d'autre n'aurait prise. Notre Constitution donne un pouvoir complètement aberrant au président en lui permettant de dissoudre l'Assemblée nationale. Dans tous les autres régimes parlementaires, c'est d'abord et principalement un pouvoir du Premier ministre.
C'est lui qui risque son poste à l'Assemblée. C'est à lui de décider s'il faut la dissoudre. On sait que Gabriel Atal n'était pas du tout d'accord avec son déclenchement et on le comprend contrairement à Emmanuel Macron, il l'a payé de son poste.
Rien ne va dans cette dissolution. Ni son existence, ni sa justification, ni les conséquences qu'Emmanuel Macron en a tiré. Et après 1 an à avoir tissé des fils pour réparer son pouvoir, le président de la République ne semble plus vouloir redonner la parole au peuple.
La gauche, elle ne s'y est pas trompée. Redonner la parole au peuple serait un bon moyen d'essayer de résoudre l'impasse démocratique que la France traverse. Nous allons faire en tout cas tout ce qu'on peut pour une nouvelle dissolution.
Oui. C'est-à-dire que euh nous, nous le disons très clairement, nous ne supportons pas et nous n'acceptons pas que monsieur Macron qui a été battu aux européennes aux législatives qui a vu monsieur Beou Barnier pardon censurer puisse continuer pendant 2 ans à faire des dégâts dans le pays. Donc plus ça sera plus ça sera plus le retour au peuple sera fait plus mieux ce sera.
Cette année politique ressemble étrangement à la pièce de Géné Yonesco, le roi Sommeur qui raconte l'histoire de Beranger I dont l'autorité décline. "Il est voué à mourir à la fin du spectacle", lui dit un personnage. Comme Beranger Ier, le pouvoir d'Emmanuel Macron est voué à mourir en 2027 et comme pour lui, sa fin de règne s'augure pénible.
Beranger Ier, quand il finit par comprendre qu'il est mourant, c'è à la panique. Après l'échec cuisant des européennes, n'est-ce pas ce à quoi on a assisté ? à la panique d'un président désavoué voulant conjurer au plus vite cette mauvaise passe comme pour se rassurer qu'au fond, il n'avait pas vraiment perdu.
Tout allait bien, il pouvait encore agir. Il restait maître de la situation. En prenant un peu de recul, on voit surtout que c'est un homme seul, isolé par son exercice monarchique du pouvoir et terrifié à l'idée de le perdre.
Comme Beranger, il aboit des ordres. Il exige des parties qu'il coopère, se met en scène pour donner l'illusion du contrôle. Mais comme dans la pièce d' UNESCO, le roi est impuissant et les ordres restent sans effets.
La seule chose qui reste, c'est un bruitage présidentiel. Mais en plus, chez Yonesco, Beranger I refuse de voir qu'il est voué à la mort et fait comme si de rien n'était. Ce petit air d'insouciance, d'un esprit libéré de toute responsabilité, on a vu que Macron en raffolait pendant la parenthèse enchanté des Jeux Olympiques qui lui donnait l'occasion de faire comme s'il n'avait pas perdu et d'oublier ses problèmes et ses défaites.
Nous qui avons vécu pendant plus de 2 semaines dans un pays où on a eu le sentiment que l'air était plus léger, que quelque chose avait changé pour citer Barbara, on n' pas envie que la vie reprenne ses droits parce qu'au fond la vie c'est ce qu'on a vécu ces dernières semaines. C'est notre nouvelle normalité politique, un enauvagement lent et irrémédiable de notre classe politique qui préfère s'a coquiner avec l'extrême droite que la combattre vraiment. Que dire d'un Raillot qui souhaite utiliser la reconnaissance faciale dans l'espace public ?
Il faut voir aussi dans le cadre de ces enquêtes judiciaires si on ne peut pas utiliser demain avec un texte législatif la reconnaissance faciale qui sera une aide déterminante déterminante pour reconnaître là encore les coupables. Et enfin il y a là encore une société à changer profondément pour réhabiliter l'autorité et le respect. En Hongrie, Orban a menacé d'utiliser cette même reconnaissance faciale pour identifier et réprimer ce qui se rendrait à la marche des fierté de Budapest.
Retou ouvre la porte à tout cet imaginaire sécuritaire qui sera sans aucun doute exploité autant que possible par le RN s'il arrive un jour au pouvoir. Et c'est le plus inquiétant dans tout ça. En fabriquant son image comme celle d'un monarque capricieux et autoritaire, Emmanuel Macron légitime ce mode d'action et le rend permissible.
Le RN n'aura qu'à dire qu'il ne fait rien de plus que ce que Macron aura déjà fait. Alors, qu'est-ce qui nous reste après ce panorama bien déprimant ? Et bien, nos de mains et notre courage.
Le progressisme a toujours été l'ennemi des classes dirigeantes et possédantes et ça ne l'a pas empêché de triompher. Parfois, la perspective historique est importante. Elle nous rappelle que d'autres, en d'autres temps, ont traversé des épreuves et s'en sont sortis.
L'interdiction du travail des enfants, le droit du travail et le droit de grève ont été conquis au prix du sang. Après de longues années de lutte, aujourd'hui une internationale réactionnaire se forme et avale de plus en plus de notre monde, laissant derrière elle cadavre et vie brisé. Mais la résistance n'est jamais inutile et il n'est jamais trop tard pour redresser la barre.
Avec ce programme dissolution, nous essayons de montrer comment le pouvoir se déguise, les formes qu'il prend et les arguments derrière lesquels il se cache. Nommer les choses, c'est déjà reprendre un peu de pouvoir sur elle, qu'elle cesse de contrôler nos pensées sans qu'on s'en rende compte. Voilà pour cette fois.
On va continuer à couvrir l'actualité politique et parlementaire pour montrer des choses que les grands médias ne montrent pas trop et sous des angles qu'il ne veulent pas adopter. Et tout ça c'est possible grâce à vous parce que Blast c'est un média indépendant et en libre accès. Alors si vous le pouvez, devenez sociétaire.
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Dernier point. À l'heure où nous enregistrons cette vidéo, il reste 25 jours à attendre avant qu'une nouvelle dissolution soit possible. D'ici là, on vous laisse avec cette citation inspirante.
Il ne faut pas oublier que la politique a été conçue comme la continuation de la guerre. La politique comme technique de la paix et de l'ordre intérieur a cherché à mettre en œuvre le dispositif de l'armée parfaite, de la masse discipliné, de la troupe docile et utile, du régiment au camp et au champs, à la manœuvre et à l'exercice. Michel Foucoot, surveiller et punir.
Aujourd'hui, pour moi, le mot le mot résister reste très fort. Pourquoi ? parce que il y a des forces extrêmement puissantes dans le monde qui sont des forces que je peux appeler pour simplifier de barbarie.
Donc vous avez aujourd'hui des guerres où les haines se dévopent. Résister aujourd'hui, c'est de résister à la barbarie. [Musique]