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Discours / meetingFrançois Piquemal· 20 février 2026 31 minAutoproduitActualité / polémiqueEnvironnement & énergieInstitutions & électionsSolidarités & familleImmigration & asile

Mon discours sur l'ÉCOLOGIE, l'AMITIÉ et l'ANTIFASCISME à Toulouse !

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 35 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:01Fait
    « Toute société qui prétend assurer aux femmes et aux hommes la liberté doit commencer par leur garantir l'existence. »
  • 5:01Chiffre
    « 13 hommes assassinés pour des motifs racistes et souvent par des militants d'extrême droite en moins de 4 ans. »
  • 14:11Fait
    « On avait un T4 rue d'enfer Rocher à 660 € par mois. Qui a ça aujourd'hui ? Bon, c'est pour ça qu'on va encadrer les loyers. »
  • 21:02Fait
    « Moi, je me résici tous les glaciers de ces montagnes aient disparu. »
  • 21:59Chiffre
    « La LGV, c'est un projet qui occasionne 13 fois plus de dégâts environnementaux que la 69. »
  • 26:13Fait
    « Monsieur Pikmal a déclaré "J'ai l'honneur de partir la semaine prochaine avec la flottie humanitaire pour Gaza. Point." »
  • 26:44Chiffre
    « The Land 7 vient annoncer qu'il y avait au BAM 83000 personnes qui avait été tué à Gaza dont près de 23000 enfants. »

Temps de parole

  • ?96 %
  • non_speech4 %

≈ 3,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Locuteur

engagé dès les premières heures dans le logement et porte-parole du dalle. Il est aussi dans toutes les luttes sociales, féministe, antiraciste, antiLGBT phobie, antivalidisme. Il a été sur une flottie à Gaza. Il est aussi débuté du Nouveau Front Populaire et surtout surtout c'est le futur maire de Toulouse. Alors, applaudissez-le et accueillez monsieur François Pman. [applaudissements]

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Non speech

[applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements]

1:21
Locuteur

Toute société qui prétend assurer aux femmes et aux hommes la liberté doit commencer par leur garantir l'existence. Comme cette phrase de Léon Bloom raisonne singulièrement à nos oreilles, quelques jours après le drame survenu à Lyon où Quentin de Ran militant d'extrême droite a perdu la vie suite à Enrix avec des militants antifascistes. C'est un drame et rien ne justifie sa mort. Chacun peut comprendre ici la peine d'une famille dont les parents perdent leurs enfants, queles que soient ces idées politiques, fussent-elles contraires au nôtres depuis ce weekend. Nous voyons passer les visages de ceux qui auraient participé à cette X. Ce sont des jeunes et l'un d'eux est mort.

Et ne doutez pas que tous vont vivre hanté avec cette dernière. Et je pense à cette heure à eux tous, à leurs proches, leur famille, leurs amis, leurs compagnes, leurs compagnons et aux vies brisées qu'il y a tout autour. Le drame de Lyon est l'histoire d'une chute, celle de la conscience collective de notre société sur les mécanismes qui avaient amené au pire dans les années 30, à savoir l'expansion des idées violentes et racistes de l'extrême droite qui a intoxique jusqu'aux franches de notre jeunesse.

2:42
Non speech

[applaudissements]

2:47
Locuteur

Trop de gens désert dans la classe médiatico-politique, le combat antifasciste voire attis désormais certaines haines de l'autre. C'est le cas aussi de l'État des institutions publiques qui ont laissé des groupuscules d'extrême droite avoir pignon sur rue à Lyon et il n'y a pas si longtemps aussi à Toulouse. La rencontre de ces deux désertions appuyées par les discours xénophobes à heure de grande écoute n'a fait qu'xélérer les actes nombreux de violence commises ces dernières années à caractère raciste, homophobe et religieuse.

Dès lors, oui, une jeunesse s'est organisée à l'autodéfense et si elle l'a fait, c'est que d'autres qui aujourd'hui crient avec les loups n'était plus là pour faire vivre l'antifascisme. Celui [applaudissements]

3:38
Non speech

[applaudissements]

3:39
Locuteur

celui de Léon Bloom justement, de Lise London et même de Raymond Aaron. Et voici comment nous aboutissons à des drames comme ceux de Lyon. La justice doit maintenant faire son travail loin du bruit des commentateurs médiatiques alimentés par la fâchosphère. Car l'instrumentalisation qui est faite de ce drame est sordinde en faisant l'impasse sur le continuum des violences dans lequel il intervient. Et j'en sais quelque chose.

Moi qui étais là à quelques centaines de mètres, une nuit du 1er avril 2012 quand déboulant sur la place Arnaud Bernard, le groupuscule d'extrême droite des jeunes identitaires avait tous à cagé, cassant le mobilier d'un kebab, assommant le patron à coup de chaise et placant et passant place des tiers serettes. s'était acharné sur Manuel sur Manuel Andres Pardo avant que justement tes jeunes antifascistes le sauvent inextrémiste. drresse et aujourd'hui émiplégique. Car oui, cela fait trop longtemps que dans notre pays, l'extrême droite agresse, blesse et tue sans que les autorités publiques ne soient à la hauteur de la réponse que cela implique.

4:52
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

5:01
Locuteur

Toute société qui prétend assurer aux femmes et aux hommes la liberté doit commencer par leur garantir l'existence, disait Léon Bloom. Mais qui a garanti l'existence de Federico Arambourou, de Mamadou Sissé, d'Eminkara, d'Abduramine Kiril, de Sirine Aï, d'Argostas, de Jamel Bedabala, de Rxassi, de Mustapha et Hamid, d'Abou Bakar Sissé, d'ichem Mirai, d'Ismaël à Ali.

5:30
Non speech

[applaudissements]

5:31
Locuteur

13 hommes assassinés pour des motifs racistes et souvent par des militants d'extrême droite en moins de 4 ans. Où sont les unes de vos journaux ? Où sont les émissions spéciales pour comprendre les mécanismes de la haine ? Où sont les minutes de silence consacré à leur mémoire ? [applaudissements]

5:58
Non speech

[applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements]

6:27
Locuteur

et au semeur de haine je veux dire ceci Ici est le corps des humanistes pour qui toutes les vies comptent, celle de Quentin comme celle de Federico, d'Amid, d'Angela, d'Ismaël et tous les autres.

6:40
Non speech

[applaudissements]

6:42
Locuteur

Et que personne ne se trompe. La manière dont est instrumentalisé le drame de Lyon poursuit un objectif qui correspond à une nouvelle étape fascisante dans notre pays. Y faire interdire le principal mouvement d'opposition, la France insoumise et tous ses alliés. Dès lors, je m'adresse ici à vous tous, ainsi qu'à ceux dans la droite républicaine et dans la social-démocratie qui ont encore une mémoire de l'histoire. Nous avons un devoir, être les garantéal, d'une conscience qui nous donne la responsabilité de vrai à la paix civile, à la sûreté de toutes et tous et à tenir la ligne face à la montée du fascisme.

Car si nous nous cédons, alors la vague brune va en emporter bien d'autres avec elle.

7:31
Non speech

[applaudissements]

7:33
Locuteur

Et je vous le dis, ici depuis une ville plurimillénaire Toulouse, elle dont le nom vient d'un peuple libère qui a son capitol comme à Rome avant d'être le royaume d'un peuple qu'on disait barbare les fisigu qui a connu la famine, les maladies, les persécutions et laaffire calasse, les guerres de religion et les guerres mondiales. qui pleure encore un enfant du pays qui était un chentre de l'amitié entre les peuples. Jorè, celle qui a accueilli les réfugiés de la guerre d'Espagne, fuyant franco. Celle qui a accueilli les réfugiés du Chili, fuyant Pinochet.

celle qui a vu sur son sol le premier acte de résistance face au régime de vichier sa barbarie être accompli par des jeunes venus d'Italie et d'Espagne celle qui sait aussi l'horreur des attentats de Mohamed Mera et qui a eu certains de ses enfants qui sont partis combattre Daesh au Kurdistan ville qui n'oublie pas et qui sait tout ce qu'elle doit aux antifascistes venus des cinq continents. Une ville qui n'a cessé de se tenir debout face à l'histoire et face à l'humanité. et une ville qui sait que la paix, nos libertés publiques, la tolérance ne tombe pas du ciel mais sont le fruit d'un combat qui porte à nom celui de leur petit fascisme.

8:55
Non speech

[applaudissements] [applaudissements] [applaudissements]

9:06
Locuteur

L'antfascisme, ce mouvement qui le 13 février 1936 se levait après que Léon Bloom a été lyché par des militants fascistes de l'action française. Ce mouvement encore qui aujourd'hui est présent quand il s'agit, y compris à Toulouse, de protéger les marches des fiertés car des personnes homosexuelles y sont menacées. Encore avant-hier, un groupe anti un groupe fasciste pardon est venu. Ça leur arrive moins souvent que les groupes antifascistes. Heureusement, ils sont venus à Saint-Michel, ont agressé les clients d'un bar.

Saavent-ils seulement que la prison derrière laquelle il se tenait à abriter les résistantes et résistants qui étaient emprisonnés, qui parfois s'y sont fait exécuter, parfois étranger, tous antifascistes et qu'il connaissent ces noms. Angel Bettini Del Riot, François Verdier, Conchita Granger Ramos, Mandel Marcel Langer, Enzo et bien d'autres encore. [applaudissements]

10:10
Non speech

[applaudissements]

10:11
Locuteur

Et désormais, plus que jamais, nous avons le devoir de faire vivre la mémoire de la cause antifasciste et de la conjuguer au présent. La question des prochaines élections municipales ne sera pas comme le DC News. Voulez-vous faire barrage à LFI ? Non, elle sera la suivante et que tout le monde se la pose en conscience. Voulez-vous faire barrage au fascisme ? Voilà la question qui se pose [applaudissements] et je le dis depuis une ville qui a élu quatre députés du nouveau Front populaire Adrien Clouet Anstamb Terre noire Christina Rigiy moi-même et avec en cerise sur le gâteau Christophe Bex et le professeur. Oui, on peut les applaudir.

[applaudissements] Et si je le dis, c'est parce que le professeur d'histoire que je suis n'oublie pas que dans Nouveau Front Populaire, il y a Front populaire et que le Front populaire est justement né du combat antifasciste à l'heure où la France était menacée, la gauche a su faire l'unité pour faire face. Alors qu'en Allemagne au même moment la division des gauches a conduit au pire dans les urnes. Dès lors quand on est de gauche, qu'on a de la mémoire historique et que l'on est responsable, on ne tourne pas autour du pot pour savoir si on va faire l'union de la gauche au second tour. On fait l'Union de la gauche et c'est tout. et on ne cède rien face au fasciste. [applaudissements]

11:43
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

11:48
Locuteur

Car seule une gauche solide sur ses appuis sera en mesure de tenir tête. D'autant plus si par malheur l'année prochaine l'extrême droite arrive au pouvoir. Mais il faut déjà prendre position ici pour inverser la tendance et faire en sorte que ce grand malheur pour la France n'arrive pas. Pour cela, nous devons être une ville résistante qui assure la paix civile et la protection de toutes et tous. Une ville qui protège avec une police municipale de proximité formée contre la contre la lutte contre dans la lutte pardon contre toutes les discriminations. Une ville aussi qui se tiendra auprès de toute victime de racisme y compris devant la justice.

Une ville où dès le plus jeune âge on apprend que l'amour des siens pas la haine des autres et que la différence n'est pas un problème mais une richesse. une ville où l'on prend soin de soi et des autres où l'on puisse se rencontrer et rompre l'isolement qui conduit au repli sur soi. Car pourquoi cette soirée sur l'écologie et l'amitié si ce n'est pour parler justement de ce qui touche un trop grand nombre d'habitantes et d'habitants de notre ville et ailleurs, l'isolement.

Une personne sur quatre en France est isolée et c'est pour cela qu'on a tenu à faire cette rencontre avec Julia Mignakar, Nicolas Lopez, Arnaud Saint-Martin que je vois, Yamina Issa Abdi, Chlo et moi qui nous fera le plaisir de chanter et bien sûr Clémence Geté ici présente que je remercie d'avoir porté le thème de l'amitié en avant. [applaudissements] Plus que jamais, on a besoin d'amitié dans ce monde anxiogène. Les amitiés sont celles qui souvent nous ouvrent au monde, nous font aller au-delà de notre cercle familial. Alors, je me suis dit que ce soir, j'allais vous raconter une amitié, une amie que j'ai eu qui s'appelle Brigitte. Brigitte d'AVA.

Elle était fille elle-même d'antifasciste italien qui avait fui à l'époque pendant la guerre. J'ai rencontré Brigitte presque par hasard à l'automne 2010. À ce moment-là, j'étais jeune étudiant. Je passais je commençais à passer les concours pour être prof d'histoire géo et je vivais comme beaucoup de jeunes en colocation. On avait un T4 rue d'enfer Rocher à 660 € par mois. Qui a ça aujourd'hui ? Bon, c'est pour ça qu'on va encadrer les loyers. Et à ce moment-là,

14:22
Non speech

[applaudissements]

14:23
Locuteur

l'immeuble a été racheté par un promoteur. Le promoteur s'est présenté à nous et nous a dit "Écoutez, j'aimerais que vous partiez dans 2 mois parce que je compte faire des travaux pour faire des logements un peu plus standing." Bon, nous on était jeune, on connaissait pas le droit, pas la loi et une amie nous a dit "Mais vous devriez aller voir le dall le droit au logement." Et me voilà près d'empal dans un local associatif entouré de gens qui avaient des problèmes bien plus importants que les miens à regarder une dame qui les accueillait, qui faisait leur dossiers qui leur mettait la main sur le bras quand ça allait pas, qui trouvait des mots réconfortants et c'était Brigitte.

Et donc je suis allé la voir, je lui ai expliqué le problème et elle nous l'a démêlé. Elle m'a dit "Mais vous comptez partir quand vraiment ? Parce que votre bail il reste 2 ans dessus mais vous voulez partir quand J'ai dit bon en fait on a tous des projets, on veut partir à la fin de l'année universitaire. Elle m'a dit "Alors voilà ce qu'on va faire. On va faire croire au promoteur que vous voulez pas partir à moins qu'il ne vous fasse pas payer les 6 mois de loyer restant." J'ai dit "Ah oui, on peut faire ça ?" Bon, je me suis dit bon qui ne tente rien à rien ?

On l' elle a écrit un courrier, on l'a envoyé et il a dit "OK." Donc je me suis dit bon il y en a pour qui le logement c'est pas juste à toi, c'est de la rente locative en fait. Du coup je suis bon je suis devenu la star de ma de ma colocation vous en doutez. Et je suis retourné pour remercier Brigitte. Elle m'a dit "Si tu veux me remercier Tak rester avec moi aujourd'hui puis tu m'aides pour la permanence." Et c'est comme ça que j'ai commencé à faire des permanences, à accueillir les gens, à faire des dossiers administratifs. J'ai appris que l'on pouvait être très efficace pour militer comme Brigitte par des actes et des actions précieuses et pas que par des beaux discours.

Et j'ai rejoint le DAL. Avant d'être retraité, Brigitte, elle travaillait comme laborentine puis une fois à la retraite, bah c'est comme beaucoup de retraités, très active. Elle voyageait avec son mari là un peu. Elle était beaucoup bénévole au Dal. Elle avait même repris des études au Bart. pour faire de la photographie. Elle était bénévole aussi au festival du film italien parce que ça lui rappelait le pays qu'elle n'avait pas connu, celui de ses parents. En l'observant, j'ai appris la patience, la rigueur à trouver parfois les mots pour réconforter. Bref, j'ai grandi.

On avait pas la même culture militante, pas le même âge, pas les mêmes centres d'intérêt et pourtant on était complémentaire et on s'appréciait beaucoup. Brigitte m'a aussi aidé à comprendre que parfois un symbole peut avoir plus d'importance qu'on le croit. C'est comme ça qu'elle nous a motivé à ce que on se préoccupe d'un banc. Oui, d'un banc. C'était le banc qui était au karme dans un vieil hôtel particulier du 15e siècle et en fait était imbriqué. Le banc était imbriqué à l'immeuble classé au monument historique le banc et une banque est arrivée. Sauf que le banc il était utilisé aussi par des personnes sans abri qui trouvait là du rép.

Alors c'était l'époque où les dispositifs antifleurissaient. Donc ils ont décidé de mettre un dispositif antif sur le banc pour empêcher les gens de s'allonger. Elle vous a dit si si il faut y aller, faut aller à l'action là. C'est important ce qui se passe. Moi j'étais là écoute Brigitte, on a des dizaines de personnes, peut-être qu'il y a un campement, une réquisition. Non non, faut y aller. Bon, on y allit. On a fait les actions. On a même occupé pacifiquement bien sûr la banque en leur offrant un bon. Tant si bien qu'ils ont fini par retirer le dispositif anti SDF avant de le remettre quelques années plus tard. Mais à ce moment-là, elle m'a dit quelque chose.

Elle m'a dit "Tu vois ce banc, il symbolise une vision de la ville et de l'espace que l'on partage ensemble depuis près de 500 ans. Des gens l'utilisent. Il a dû connaître beaucoup de choses, des histoires de quartier, d'amitié, des querelles, de voisins, des histoires d'amour, des ruptures, des retrouvailles. Il a réconforté des personnes aussi qui n'avaient nulle part ou prendre une pause ou s'allonger. Surtout, il a rendu possible des rencontres qui ne l'auraient pas été entre des gens de différentes générations, de différentes catégories sociales. Une ville qui n'a plus de banc. C'est ville où le répit et la rencontre ne sont plus possibles.

Regardez bien notre ville comment monsieur Moud a supprimé tous les bancs. Oh, il a pas supprimé que ça. C'est vrai. Il a rasé des lieux de rencontre culturelles comme Mixatmiris ou comme le bleu bleu en bord de Garode. Voilà la ville asceptisée, déshumanisée qu'il nous propose. Avec Brigitte, on s'est battu pour les bancs et on s'est battu pour les gens. Elle a fait reloger beaucoup de familles et beaucoup lui étaient reconnaissantes. Elle nous a quitté le 21 décembre 2016. C'était un jour d'hiver. C'était mon amie et quand je repasse devant un banc, je repense à elle et elle me manque comme les bancs manquent à notre ville.

Car une ville humaniste, c'est celle qui n'empêche personne de se reposer s'il en a besoin. Brigitte était triste de la tournure que prenait la ville et la société de manière générale et je pense que si elle était avec nous ce soir, elle nous dirait surtout de continuer notre combat et de rien lâcher pour que on construise une ville pleine d'humanité.

19:29
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

19:37
Locuteur

Et je veux dire à celles et ceux qui se sentent seuls isolés, décalés, déconnectés dans cette ville, les mots que Brigitte utilisait pour les mal logés qui arrivaient. Vous n'êtes pas seul. Vous n'êtes pas seul parce qu'à partir de mars, nous allons dans notre programme remettre en place des dispositifs qui permettent de retisser du lien humain. Dans chaque quartier, il y aura des cantines, des ressourceries et des jardins des voisins où l'on apprend une recette à réparer un objet, à cultiver des fruits et des légumes ensemble. des cours de sport santé dans les gymnases et les parcs à petit prix, des centres de santé municipaux dont un centre de santé mentale.

Le développement du logement coopératif qui permet d'avoir des salles de vie communes et de ne pas se sentir isolé et de vieillir dans des immeubles impersonnels. On va renforcer l'offre culturelle avec des espaces de création, le lancement du programme 15 15 festivals dans 15 quartiers. étendre pendant les vacances Toulouse Plage au parc piscine de la Cépière justement mettre en place la colo à 1 € par jour avec l'ouverture de nouveau centre de vacances dans les Pyrénées. Bon les Pyrénées, c'est moi qui ai choisi arbitrairement. Je vais vous expliquer pourquoi. Parce que un un point commun que j'avais avec Brigitte, c'est que j'aime bien aller randonner dans les Pyrénées.

Je sais pas s'il y en a d'autres ici. Donc c'est le cas, mais on a cette chance là. Et pour ne rien vous cacher, à de mes endroits préférés à Toulouse, c'est quand vous savez, on passe sur le pont neuf que le ciel est dégagé et boum là, on voit les Pyrénées. Moi, je me résici tous les glaciers de ces montagnes aient disparu. Et c'est l'autre grand défi qu'on a devant nous, c'est de faire la bifurcation écologique par rapport au dérèglement qui est en cours. C'est pourquoi nous lancerons évidemment le zéro passoir thermique et phonique avec l'objectif 2040 et nous rénoverons en priorité les écoles mais aussi les équipements municipaux que ce soit de sport culturel éducatif.

Il y a le grand plan,

21:37
Non speech

[applaudissements]

21:38
Locuteur

le plan du grand parc piscine, je vous en ai parlé. Et comme ça a été dit, une politique ambitieuse en matière d'écologie, c'est une politique cohérente. Donc non, la 69, madame Delga, c'est terminé.

21:54
Non speech

[applaudissements]

21:59
Locuteur

Et madame Tourelier, vous avez raison. La LGV, c'est un projet qui occasionne 13 fois plus de dégâts environnementaux que la 69. Donc c'est terminé. Mais vous avez dû vous tromper de soir pour trouver la bonne salle ou porter le combat. [applaudissements] Et je voudrais remercier je voudrais vous remercier vous les écologistes populaires qui avaient fait le choix justement de la cohérence et de nous rejoindre partout en France. Je parlais tout à l'heure des Pyrénées. Bon, moi j'adore y marcher car vous quand vous êtes en montagne, vous êtes rappelé à l'humilité face au vivant et la nature. C'est aussi un très beau moment à partager entre amis et en plus on y voit le ciel étoilé.

Je parle devant un spécialiste Arnaud Saint-Martin qui est le député spatial de la France insoumise. Et bien j'estime qu'à Toulouse, on voit pas assez le ciel étoilé. Donc, on va lutter contre la pollution lumineuse et on va mettre en place [applaudissements] dans les 15 festivals prévus un festival d'astronomie. Et je souhaite aussi que pendant l'été et bien il y ait pas une nuit des étoiles mais un mois dans des étoiles dans chaque quartier où les pitchun de Toulouse puissent observer le ciel. [applaudissements] Une ville où l'on remène au pas dans ceux de la planète. Une ville d'écologie et d'amitié. l'amitié entre nous, mais aussi l'amitié avec les autres.

Car en regardant les Pyrénées, on ne voit pas qu'une histoire du vivant. On voit aussi une histoire humaine de celles et ceux notamment qui les passèrent pour fuir franco les antifascistes espagnols qui furent accueillir ici à Toulouse, capitale de l'exil de la République espagnole. Et ce qui fait la beauté de notre ville, c'est d'avoir eu la capacité de cet accueil, d'avoir cet héritage. Et je pense que l'amitié entre les peuples participe du fait de faire reculer la xénophobie.

C'est pour ça que nous valoriserons toutes les associations de cette ville qui font vivre les cultures de Toulouse parce que la connaissance de l'autre, c'est le début du recul, de l'indifférence, du racisme et de tous les phénomènes haineux que nous connaissons. Mais nous allons mettre aussi en place une diplomatie de la solidarité internationale. C'est pour ça que dès mars, nous allons redoubler l'aide à Kiev en Ukraine qui est actuellement agressé par Vladimir Poutin. C'est pour ça que nous allons nouer un dialogue avec Mostaganem en Algérie en vue d'un jumelage car nous savons ce qu'on apporté les enfants de Mostaganem à pour la reconstruction de notre ville.

C'est pour ça que nous allons nouer un jumelage avec Cobané au rojava, berceau du communalisme municipal et ville en pointe de la lutte contre Dalèche.

24:48
Non speech

[applaudissements]

24:49
Locuteur

Et puisque je sais le sujet sensible chez certains, c'est pour ça aussi que l'amitié c'est dire quand ce n'est plus possible. Et nous allons dire aux autorités de Tel Aviv que tant que monsieur Netaniaou continuera ses crimes et tant que les droits des Palestiniens seront bafoués, alors oui, il y aura la suspension du jumelage avec Tela Aviv. Et [applaudissements]

25:26
Non speech

[applaudissements]

25:28
Locuteur

sincèrement, j'espère de tout cœur qu'on le reprendra au plus vite car ça voudra dire qu'enfin Israël respecte le droit international. Parallèlement à ça, nous allons passer de la coopération avec Ramala au jumelage avec la ville palestinienne de Ramala pour œuvrer à notre niveau à la paix entre les peuples. Et je tiens à dire à monsieur Moudin qui distribue ce tracte partout. Je sais pas si vous connaissez les tracts de monsieur Moudin. 50 % fake news, 50 % caricature. Alors là, il a fait quand même, il a fait un truc, j'ai pas trop compris. Il il a alors il y a ce tracte et il dit le saviez-vous diviser et opposer les toulousains. Voilà le vrai visage de l'opposition municipale.

Et alors là il met des phrases qui sont censées être problématiques. Donc moi, je suis cité deux fois, Antoine Maurice une fois. Mais il y a une phrase alors il met comme ça. Monsieur Pikmal a déclaré "J'ai l'honneur de partir la semaine prochaine avec la flottie humanitaire pour Gaza. Point.

26:37
Non speech

[applaudissements]

26:44
Locuteur

Mais [applaudissements] monsieur Moud, qu'est-ce que vous avez contre les flottis humanitaires ? Qu'est-ce que vous avez contre les habitants de Gaza ? surtout à l'heure et là j'arrête de rire où The Land 7 vient annoncer qu'il y avait au BAM 83000 personnes qui avait été tué à Gaza dont près de 23000 enfants. Vous devriez avoir honte de ce genre de tracte et oui, vous exprimez clairement sur ce qui se passe à Gaza au lieu de faire l'autruche et de distribuer des tractes comme ceci. Bref, on voilà le niveau intellectuel et face à l'histoire de monsieur Moud. Mais pour conclure, j'aimerais lui donner une petite anecdote qui l'inspirera peut-être surtout dans cette période.

Vous savez quand on a été arrêté sur la flottie de manière illégale, on a été envoyé en prison dans le désert. Vous êtes de plusieurs nationalités, plusieurs langues, plusieurs cultures et vous vous voyez pas entre cellules. Alors ce qui nous a lié très rapidement, c'est les chansons. Et je suis pas un très bon chanteur mais il y en avait de toutes sortes. Et je le dis parce que euh la musique et c'est pour ça qu'on a tenu à ce que Chloé et moi soient présentes ce soir, la musique est aussi un lien d'amitié, un lien de rencontre qui dépasse les frontières, les cultures, les langages et qui nous unit, qui nous donne des émotions.

Et parmi les chansons qu'on chantait, il y en a une, c'était l'hymne l'hymne national de la prison. Je sais pas pourquoi celle-là, peut-être parce que tout le monde la connaissait, parce qu'elle est simple et cetera. Je vais essayer de vous faire deviner laquelle c'est. Je vais finir là-dessus. Bon, c'est un hymne antifasciste italien et c'était la chanson préférée de mon ami Brigitte d'Alava. Donc je vais juste pour finir vous citer les paroles et après je laisse la place à Chlo et moiina misson vato et Vazor au partiano por via Bella ciao Bella ciao bella ciao. Merci à vous. [applaudissements]

28:55
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

29:18
Locuteur

Alléluia ! Il

29:40
Non speech

[applaudissements] [applaudissements] [applaudissements]

30:23
Locuteur

Comment ?

30:51
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

31:04
Locuteur

et surtout rester pour le concert, ça va être super. [applaudissements] Et il y a manger au fond en plus.