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DébatSud Radio (sur YouTube)· 8 novembre 2024ContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSécuritéJustice

Trump réélu / Tensions Ajax-Maccabi / Retailleau annonce des sanctions contre la drogue

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Sur les appels d'offres et les normes RSE, comment expliquez-vous cette situation ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Ces entreprises installées loin de leurs bases traditionnelles, comment vont-elles gérer la sécurité de leurs salariés ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Sur le tifo Free Palestine au Parc des Princes, quelles sanctions pour le PSG ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Faut-il annuler ou délocaliser le match France-Israël ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    L'Europe doit-elle craindre une réélection de Trump ?

  • 25:00RelanceRéponse directe

    Les États-Unis sont-ils encore des alliés fiables pour l'Europe ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Sophie de MentonFait
    « On a créé une atmosphère qui devient impossible, irrespirable. Comment vont faire ces salariés ? On n'a pas pensé aux salariés. On a pensé à l'idéologie. »
  • 10:50Mehdi RaïsFait
    « C'est le seul conflit au monde, c'est le seul conflit au monde qu'on aime importer. Et la seule justification, c'est « Ah ben non, on va aller chasser du juif ». »
  • 15:50Mehdi RaïsFait
    « Ce n'est pas un message politique. On continue la même conversation, quoi. Oui, mais c'est juste un sujet différent. »
  • 20:50Jacques MillardFait
    « Macron, on va pas le mettre dans les carnivores. Il est carnivore. Il y a longtemps qu'il n'a plus de dents. »
  • 30:50Jacques MillardFait
    « Il faut aussi taper sur les doigts des consommateurs. Ensuite, il y a aussi un autre problème. C'est qu'on a effectivement des gens qui flinguent à longueur de temps. »
  • 35:50Jacques MillardFait
    « La peine de mort aurait été établie. Eh bien, c'est pas vrai à Marseille ou ailleurs. »
  • 40:50Arnaud StéphanFait
    « Les trafiquants de drogue, c'est les meilleurs chefs d'entreprise qui existent. Ils ont des techniques de marketing, ils ont des réseaux de distribution. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Benjamin Glaze. Mettez-vous d'accord, pour l'instant on est plutôt d'accord, on va voir comment ça évolue. Sophie de Menton, chef d'entreprise, président du mouvement éthique.

Jacques Millard, maire de Maison Lafitte, auteur de Bye Bye Démocratie, chez Lafond Presse. Bédier Reich, porte-parole de Génération Libre. Et puis Arnaud Stéphan, fondateur de l'agence La Note de Com.

On poursuit avec les coups de cœur, les coups de gueule. On a eu un coup de gueule important de la part de Sophie de Menton. Sur ces appels d'offres, où on fait appel à des boîtes, à des entreprises étrangères.

On va poursuivre avec un autre coup de gueule, celle d'Arnaud Stéphan. On va parler d'une entreprise où les salariés sont carrément escortés par des vigiles. Oui, enfin c'est pas une seule entreprise.

C'est un coup de cœur, coup de gueule, parce que le coup de cœur, c'est gaguesque. La situation est gaguesque. C'est-à-dire que par idéologie, tout d'un coup, un certain nombre d'entreprises se sont dit c'est merveilleux.

On va installer nos entreprises dans de nouveaux territoires, au plus proche de ces populations qui souffrent. Nous allons faire de l'idéologie économique et nous allons nous installer très loin de nos bases traditionnelles. Patatras.

En effet, ils se sont installés loin de leurs bases traditionnelles et ce ne sont pas simplement une entreprise, mais des entreprises, plus le ministère de la Justice, qui est obligé d'organiser des navettes sécurisées pour ces cas à côté d'Aubervilliers, parce que sinon, ils se font agresser ou embêter ou harceler. Et donc, ce sont des milliers de salariés qui se retrouvent dans une situation impossible. Nous avions déjà vécu il y a quelques années la même chose avec Vente privée, qui était obligée de faire raccompagner par des vigiles ces salariés femmes.

Et ma société de télémarketing, parce qu'on avait des réducs quand on s'installait en banlieue. Oui, des aides, oui. On avait des gens, ça a été beaucoup moins grave qu'aujourd'hui, pour les raccompagner au métro le soir.

Et oui, voilà. Et donc ça, ça fait quand même déjà 15 ans. On vous appelle, un ami vous appelle peut-être.

Je suis content de voir un ami. Le téléphone sonne, effectivement, de Sophie Bontouille. Et donc voilà, ces entreprises, tout d'un coup, parce qu'aujourd'hui, on parlait des appels d'offres tout à l'heure avec Sophie, il faut voir ce que c'est qu'un appel d'offres aujourd'hui pour une entreprise.

C'est-à-dire qu'on va dire, on dit n'importe quoi, il y a 100 pages d'appels d'offres. Il y en a 40, c'est sur le RSE, la bonne gestion, comment il faut être gentil, il ne faut pas toucher aux petits oiseaux. Si jamais vous installez à Bagnolet, on ne sait pas pourquoi, tout d'un coup.

Mais bon, voilà. Et c'est devenu complètement dingue. C'est-à-dire que l'économie n'a pas besoin d'idéologie.

Je parle sous votre contrôle, Sophie. Et on a créé une atmosphère qui devient impossible, irrespirable. Comment vont faire ces salariés ?

On n'a pas pensé aux salariés. On a pensé à l'idéologie. Aujourd'hui, on est en train de se fracasser contre le mur de la réalité.

Donc c'est un coup de gueule, mais c'est aussi un coup de cœur. Parce que, bien fait, et en plus, il y a un côté gaguet. C'est-à-dire que le ministère de la Justice, dont on sait que c'est tropisme quelquefois, se retrouve lui-même obligé de reconnaître que ce n'est pas simplement un sentiment d'insécurité.

Parce que visiblement, les fonctionnaires du ministère de la Justice...

Et moi, ce qui me rend malade, c'est que je ne vois pas comment on s'en sort. Qui aura le courage ? Parce que vous avez laissé les boîtes, Sophie.

Les boîtes, 40 pages de...

Excusez-moi l'expression, mais les auditeurs me pardonnons. De conneries RSE, de tartines. Comment ça, on a laissé...

L'entreprise est gentillée. J'ai fait un appel dans l'Express cette semaine. On était ensemble, un appel...

Mais vos collègues, les membres de votre syndicat, ils ne sont pas contents ? Waouh ! Déléguer RSE, encore plus de gens...

Ils ne sont pas à la grève, ils ne descendent pas dans la rue, ils ne sont pas violents et ils bossent. Excusez-nous ! Donc ça, ça ne se fait pas, ça.

Non, mais d'accord, mais il n'empêche que les entreprises se sont délectées de ça. Mais pour la bonne et simple raison...

Non, mais comment on fait ? Moi, je suis partante. Donnez-moi une idée.

Il y a un moment, vous connaissez le mot non ? Mais on dit non ! Mais on est infuissants !

Vous dites non ! Non, mais j'ai eu un contrôle sur l'état de sécurité des bureaux à éthique hier. Oui, oui.

Je vous donne en mille chaque mois. Sécurité, ce n'est pas tout à fait pareil, ce n'est pas comme si on avait vérifié qu'il y avait des toilettes mixtes dans mon bureau. Les bureaux sont-ils une sécurité ?

Vous savez, la seule réflexion qu'ils ont fait, c'est qu'on pouvait se prendre les pieds dans le tapis de mon bureau. Non, mais sérieux, c'est arrivé à coudre, non ? C'est arrivé à des gens qui se prennent les pieds dans le tapis ?

Non, mais c'est extraordinaire, parce que c'est tellement drôle. Elle a dit, bon, ma seule réflexion, tout est bien. Mais alors là, je note quand même, on peut se prendre les pieds dans le tapis du bureau de Mme de Menton.

Oui, mais c'est un café genré. C'est l'U.S.

Médier Reich, avant de donner la parole, bien sûr, à Jacques Myard, que je ne l'oublie pas. Ce qui est gaguesque, le mot, il est bien utilisé, c'est que ce soit le ministère de la Justice qui en vient à devoir protéger ses propres administrés. Et qu'est-ce qu'on fait ?

C'est incroyable. Il ne sert à rien qu'on crie ici. Mais qu'est-ce qu'on fait ?

Jacques Myard, par exemple, quelle réponse possible selon vous, Jacques Myard, maire de Maison L'Eff. C'est très simple. En réalité, on est arrivé à le règne du burroi.

Et donc, on est arrivé à un moment où c'est la technocratie qui gouverne et qui n'a de cesse de pondre des normes où tout va. Et ça, c'est la faute du politique. C'est la faute du politique qui a voté toute une série de lois sans en avoir les conséquences.

Et donc, il faut reprendre tout ça. Moi, j'ai fait l'analyse, par exemple, du portée à connaissance de l'État envoyée au schéma à la région pour l'élaboration du schéma directeur de l'île-de-France E. Eh bien, je peux vous dire que c'est une suite de, comment dirais-je, de pluie de normes que les politiques ont votées et ils ont donné le pouvoir à la technocratie qui pond un certain nombre de normes à profusion.

Donc, tout ça est à reprendre. Et comme le vient de le dire Arnaud, il y a un moment, il faut dire non. On va aller vous faire foutre.

Allez vous faire foutre. Et on ne va pas, je dirais, répondre à cette querelle. Il y a un risque.

C'est qu'effectivement, derrière, dans l'État actuel de l'État de droit, c'est que s'il y a un recours et que vous n'avez pas rempli toutes les cases, eh bien, votre appel d'offres va aller au tapis si vous avez été retenu. Mais c'est un problème majeur où il faut purger totalement, je dirais, l'État de droit français de ces facéties qui bloquent tout le monde et qui n'aboutissent à aucun résultat parce que c'est contre-productif à l'envie. – Oui, forcément, beaucoup d'élus et de patrons d'entreprises. – Mais on découvre que la France, c'est les peuplés de libéraux qui s'ignorent.

C'est quand même incroyable. On se plaint sans cesse de l'administration. On se plaint des normes et on fait tout pour en avoir.

À chaque fois qu'il y a un problème, on va nous sortir une législation. – Mais je croyais que le mot à la mode, c'était simplification, choc de simplification. En fait, c'est juste un mot.

On n'avance pas là-dessus. – Mais on parle de décentralisation, on ne la fait jamais. On ne donne pas de pouvoir aux communes.

On ne donne rien. En fait, tout est centralisé sur Paris. Tout est centralo-parisien.

C'est un terme que je viens d'inventer, mais c'est toujours la même chose. – Je félicite. – Oui, merci. – Je fais des mémoires sans l'air. – Mais qu'est-ce que voilà ? – Mais ça ne ressemble à rien.

On se plaint. – Non, en fait, on se plaint des choses alors qu'on en chérit les causes. Ça n'a aucun sens. – Je suis d'accord. – Donc, en fait, se plaindre que l'administration, effectivement, qu'on est dans un sur-état administré, qu'il y a trop de législation, trop de normes, et on est les premiers à en demander dès qu'il y a un problème.

Dès que le Français, il n'est pas content, il dit « Ah ben non, non, non, il faut en venir à mon secours ». – Oui, mais l'objection quand même, c'est que, par exemple, moi je suis très contre les aides aux entreprises. Mais les aides aux entreprises, elles sont données parce qu'on attaque tellement certains secteurs que si on ne faisait pas des aides parallèles, etc., on les mettrait en très grande difficulté. – C'est un effet de compensation. – Donc, c'est pour ça que, finalement, on est tellement taxé, le pays le plus taxé au monde quand même, sur le plan des entreprises, qu'on prend tout ce qui passe, évidemment, et c'est lamentable. – Est-ce qu'on n'a pas l'impression un peu… – Arnaud Stéphane pour conclure, oui, sur le débat. – Comme c'est le cas quand on découvre que la France donne 130 millions d'euros par an à la Chine pour son développement. – Oui, il y en a rien. – Est-ce que sérieusement, des aides pour L'Oréal ou pour Michelin, etc. – Une des propositions d'éthique, c'est de suivre. – On a supprimé, aujourd'hui, toutes les aides extérieures aux autres pays.

C'est une proposition pour gagner de l'argent. Je n'ai plus le nombre de milliards parce que j'ai du mal avec les milliards. Et on a proposé de les supprimer toutes, terminées.

Ça avait déjà été diminué. Et il y a un moment où le Premier ministre pourrait décider de supprimer les aides. On peut mettre ça pendant un an, si on veut.

Mais de supprimer les aides extérieures. – Pour toutes les entreprises. – Non, non, les aides extérieures, on dit qu'au pays. – Au pays, oui. – Non, non, non, moi, je suis d'accord. – 60 milliards. – Non, mais par exemple, sur les subventions, on se plaint. – Qui commence par faire des économies ? – On se plaint que les entreprises demandent des subventions.

L'État donne des subventions aux entreprises. Ensuite, l'État se dit « Ah oui, mais non, en fait, vous utilisez mal l'argent qu'on vous donne ». – C'est inimaginable. – C'est illogique. – Jacques Miaroy, rapidement. – Oui, je veux dire qu'il faut être un peu intelligent.

On a un problème de multiplication des normes. En ce qui concerne les aides d'entreprise à l'exportation, notamment avec la caisse, il faut regarder souvent, ce sont des prêts qui permettent à des entreprises de s'installer dans certains pays pour pouvoir gagner des marchés. Bon, ça, il faut être intelligent, mais il y a un problème réel.

C'est que si on continue, un, les maires seront des bouffons, c'est-à-dire des pots de fleurs. Deux, il y a des centaines de milliers de logements en province et on ferait mieux d'aider les entreprises à y aller que de tout concentrer en région parisienne où on ne peut plus circuler. Donc c'est un problème d'aménagement du territoire à retrouver avec intelligence. – Jacques Muir, Sophie de Menton, Mehdi Raïs, Arnaud, Stéphan, on reste ensemble.

La suite des débats, on va revenir sur ce qui s'est passé à Amsterdam hier soir. Vous avez sans doute vu cela, des supporters israéliens agressés en pleine ruse. Ça vous fait réagir.

Eh bien, on vous retrouve dans un instant. – Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Benjamin Glaze. – Eh oui, on débat, mettez-vous d'accord avec Sophie de Menton, Jacques Muir, Mehdi Raïs et Arnaud Stéphan qui sont toujours avec nous.

Alors Jacques Muir, je ne vous oublie pas, on fera votre coup de gueule dans une petite dizaine de minutes. D'abord, parce qu'on va écouter le coup de gueule tout de suite de Mehdi Raïs et on va pouvoir enchaîner sur toute cette question-là. Vous voulez revenir à Mehdi Raïs sur ce tifo Free Palestine qui a été déployé pendant un match de Ligue des Champions au Parc des Princes alors que des supporters israéliens, eux, hier soir, ont été violentés, agressés en pleine rue à Amsterdam.

Donc, cette fois-ci, après un match de Ligue Europa, au moins 10 personnes blessées, le président du CRIF qui dénonce un lynchage de masse et cette question aussi avec le match France-Israël dans moins d'une semaine, ce sera le 14 novembre, jeudi prochain. Vous, vous voulez revenir d'abord sur ce tifo Free Palestine ? – En fait, les deux sont intrinsèquement liés et en fait, c'est plus qu'un coup de gueule, en fait, j'en ai marre de ça.

C'est-à-dire qu'il n'y a pas une seule journée où on ne parle pas de ça et le sujet est extrêmement grave, j'en conviens parfaitement, mais en fait, ça m'énerve. Quand je vois ce qui s'est passé hier avec ce qui s'est passé à Amsterdam, est-ce qu'on chasse des Russes parce qu'il y a eu la guerre en Ukraine ? On ne le fait pas.

Pourquoi ? En fait, c'est le seul conflit au monde, c'est le seul conflit au monde qu'on aime importer. Et la seule justification, c'est « Ah ben non, on va aller chasser du juif.

Ah non, excusez-moi, on va chasser du dragon. Ah non, on va chasser du sioniste. » En fait, j'en ai marre de… Prenons que c'est tellement instrumentalisé, c'est tellement poussé à l'extrême, c'est tellement devenu identitaire qu'on importe un conflit qui maintenant, et même plus, c'est même plus un conflit, c'est devenu quasiment une guerre de religion où finalement, on se trouve dans… « Ah ben non, maintenant, t'es juif.

Maintenant, je peux te faire un lapo. En Amsterdam, c'est comme ça qu'on pense. » Et en fait, ce qui m'a choqué, c'est que ce matin, lorsque j'ai regardé le tweet de Raphaël Arnaud, il arrive à justifier le fait que, parce que le Maccabi Haïfa ou Maccabi Tel Aviv, effectivement… Qui est élu à France Insoumise.

Enfin, je parle du club de foot Maccabi Tel Aviv, il a justifié le fait que le Maccabi Tel Aviv a des supporters d'extrême droite. Ce qui est vrai, c'est du genre des slogans du type « Il faut buter ». Parce que c'est un match Ajax-Amsterdam face au Maccabi Tel Aviv.

Voilà, le Raphaël Arnaud disait « Ah oui, parce qu'en fait, le Maccabi Tel Aviv, ses supporters disent « Ah ben, j'aimerais bien que l'armée israélienne bute des Arabes ». C'est exactement ce que dit le… » C'est justifié d'aller faire de la chasse aux juifs ensuite. C'est-à-dire qu'on arrive à un moment où on justifie n'importe quelle violence, et il y aurait donc un contexte possible où, en Europe, en France ou en Amsterdam, on peut tolérer d'aller chasser du mec parce qu'il est d'une religion.

Je trouve ça insupportable. J'en ai marre, en fait. Ce sujet m'énerve.

Le fait que le PSG dise « Ah ben non, le tifo, je n'étais pas au courant. » Il y a un énorme tifo de 20 mètres sur 20 mètres dans mon stade qui dit… C'est quoi un tifo pour les gens nuls comme moi ? Un tifo, c'est une immense banderole qui est déployée sur les tribunes par les femmes.

Plusieurs dizaines de mètres, ouais. Et c'est énorme. Le tifo en question, en fait, certains disent que ce n'est pas un combattant du Hamas qui est dessus.

Mais en fait, il y a le Kéffier qui est sur là-bas. Il y a aussi Al-Aqsa dessus. Ouais, et la Mosca-Aqsa.

C'est très important, la Mosca-Aqsa. En fait, le PSG dit « Ah ben non, je n'étais pas au courant. » Alors que c'est le PSG qui finance son COP, donc le tifo.

Et là, on est là. « Ah ben non, il n'y a rien du tout. » L'UEFA ? « Ah ben non, il n'y a rien du tout.

Je préfère fermer les yeux. » Pas de sanction. Il n'y a pas de sanction.

Ce n'est pas un message politique. On continue la même conversation, quoi. Oui, mais c'est juste un sujet différent.

Mais le thème est exactement le même. J'en ai marre de tous ces sujets. J'en ai marre de ce sujet Israël-Palestine.

Franchement, ça me saoule à titre personnel. Donc, ça me gaffe qu'on en parle tous les jours. Au lieu d'être du côté de l'humanisme, de se dire « Bon, allez, on espère que cette situation se résout enfin, qu'il y a un débouché à la fois pour Israël et pour la Palestine. » On est là à dire « Ah ben non, on ferme les yeux.

Si vous pouvez aller chercher, aller chasser du juif, vous ne gênez pas. » Sophie de Menton. Je n'ai rien à ajouter.

C'est tellement effondrant. C'est effondrant, c'est un nouvel antisémitisme. Ce n'est pas le même, mais c'est un nouvel antisémitisme.

Et moi, ce qui m'affole complètement, c'est que, excusez-moi, c'est relayé à l'Assemblée nationale. Quand vous avez un mouvement LFI qui débarque avec une banderole pour la Palestine, avec un drapeau palestinien, mais comment on supporte ça ? Moi, j'ai fait demander officiellement qu'il y ait un nouveau règlement à l'Assemblée nationale pour qu'on puisse se séparer de parlementaires, virer de parlementaires.

Je veux dire, ce n'est pas parce qu'on est élu qu'on a le droit de tout faire. Oui, mais il y a un bureau à l'Assemblée nationale, la police du bureau de l'Assemblée nationale. Il n'y a pas de sanctions possibles.

Il faut changer la Constitution éventuellement. Encore ? Pour la 34e fois.

Je veux bien qu'on ne la change pas, mais...

Non, mais attendez. Alors, d'accord. On va continuer.

On en met une bonne rôle. Là, il n'y a rien à faire. On vous avait dit qu'il n'y avait rien à faire.

Très bien. Non, mais sur l'Assemblée nationale, on ne peut pas. Mais comment on ne peut pas ?

On ne peut pas. On ne peut pas jusqu'où ? Ils viennent déjà en tongs, déshabillés.

Notre ami Millard pourra vous expliquer comment fonctionne le bureau de l'Assemblée nationale. Il se trouve que la majorité du bureau de l'Assemblée nationale est tenue par la NFP. Il n'y aura donc aucune sanction pour les députés NFP.

Donc on peut faire n'importe quoi ? Aujourd'hui, ils peuvent quasiment faire n'importe quoi. Oui, quasiment.

Jacques Millard. Ce n'est pas tout à fait vrai à l'Assemblée nationale. Lorsqu'il y a des comportements qui sont, je dirais, contraires à ce que pensent, par exemple, la présidence et le bureau, il y a des sanctions qui sont prises.

C'est ainsi que mon ami Julien Aubert, lorsqu'il avait dit, il avait appelé la présidente, Madame le Président et non pas Madame la Présidente, ça fait taper sur les doigts d'une manière d'ailleurs sacrément éhontée. Mais on peut effectivement, le bureau de l'Assemblée nationale peut prendre des sanctions. Mais je crois qu'il ne faut pas parler de l'Assemblée nationale dans cette affaire.

Où Mehdi a raison, c'est qu'on a importé en Europe ce conflit irrationnel, religieux, et qu'il faut se garder de le faire. Et c'est là où il faut lutter avec force pour éviter cette importation qui est dangereuse, qui peut créer des tensions absolument incroyables. Et donc, il faut être ferme.

On a le droit de critiquer Israël, c'est un État comme les autres, mais on n'a pas le droit de faire ces amalgames sur des individus et se lancer dans une xénophobie et un racisme absolument incroyable et inadmissible. Parce que quand on attaque des joueurs dans la rue sous prétexte qu'ils sont d'une équipe d'un État avec lequel on n'est pas d'accord, eh bien ça, ce n'est pas acceptable. Et c'est quelque chose qui doit tomber sous le coup de la loi.

Ça tombe sous le coup de la loi en France. Et je suis certain que ça tombe sous le coup de la loi également aux Pays-Bas. – Et la question qui va se poser, je le répète, dans moins d'une semaine, on a un match au Stade de France, France-Israël, il y a des questions très concrètes qui se posent, est-ce qu'il faut le maintenir ?

Alors, on a Julien Audoul qui dit, lui, député RN, qui propose de le délocaliser en Corse. Alors, sans aller jusque-là, est-ce qu'on fait un match à huis clos ou pas ? – Et puis, qu'est-ce qu'on en fait de ce match-là, Arnaud Stéphane ? – Si la question aujourd'hui en France, c'est de se dire comment… – C'est la question à court terme, après je ne dis pas sur le long terme.

Bien sûr, là, je vous entendais sur le long terme, j'entends. – Moi, je suis épouvanté de ce que ça dit de la société française et de ce que ça dit de la guerre de tous contre tous aujourd'hui dans notre pays. – À Paris et dans les instances gouvernantes, j'ai l'impression que ce n'est pas pareil. – Non, mais pourquoi ils veulent jouer peut-être à huis clos ?

Vous avez compris pourquoi ? – Ça m'est déjà tel qu'en Belgique. – Pour l'instant, il ne m'est pas, parce qu'il ne m'est pas. – Mais il va être hyper sécurisé, on va faire attention. – Il y aura un gros dispositif dans le stade et avec le stade de France. – Rappelez-moi où il va jouer, à Saint-Ny avec les supporters anglais autour, etc.

Voilà, OK. Donc on a compris de la manière dont ça allait se passer, ça va être hyper sécurisé, on va être obligé de restreindre les accès, etc. On vit dans une vie, c'est une vie blindée, comme on disait pour les juges en Italie, c'est une vie blindée pour éviter qu'il y ait des débordements et que des supporters ou des joueurs israéliens se fassent agresser sur le chemin du stade.

Enfin, je veux dire, on devient… – Dans le métro ! – On devient dingue, les joueurs prennent peu le métro pour aller… – Non, mais les supporters ! – On en revient à… – Non, mais même le convoi des joueurs, le bus, vous pensez que ça va se passer comment ? – Bien sûr, bien sûr. – Vous pensez que ça va se passer comment ? – Leur hôtel, etc. – En hélico ? – Mais ce qui s'est passé, c'est qu'ils y sont allés à la voiture Bélier sur les supporters.

Ce n'est pas une agression. – Bon, alors qu'est-ce qu'on fait ? Parce que je vous entends, je suis désespéré. – Déjà, on a noté tout à l'heure avec le camarade Mehdi que quand même sur la banderole qui a été déployée au Parc des Princes, le typho avec le combattant du Hamas, qui n'est pas un combattant du Hamas, mais qui est quand même, un peu quand même, un combattant du Hamas… – Ça ne veut pas dire ce que ça veut dire, c'est généralement le règlement du Hamas. – Non, il y a des symboles.

Le symbole est partout et le symbole parle plus que toute déclaration. En grand, au milieu, il y a la mosquée d'Alaxa. Voilà.

La mosquée d'Alaxa, c'est le nom que donnent les brigades, par exemple, les martyrs d'Alaxa. C'est la brigade du Fatah, je crois, c'est les martyrs d'Alaxa. C'est la référence suprême pour les combattants palestiniens.

Voilà. C'est la lutte. Tant que nous n'aurons pas libéré la mosquée d'Alaxa, on n'aura pas libéré la Palestine et que le combat doit continuer. – Alaxa, la mosquée d'Alaxa est en plein cœur de Jérusalem.

Donc c'est un symbole très fort. Ils l'ont mis en énorme au milieu. Il n'y a aucun doute là-dessus.

Il n'y a aucun doute sur le sous-texte qu'il faut donner à ça. Ce qui va se passer sur le match de… – On va conclure avec vous et puis on passera ensuite au coup de gueule de Jacques Maga. – Il y a une certaine violence politique, à la limite que des échanges soient tendus. – C'est la vie démocratique. – Ça a toujours existé. – Ça existera et c'est même plutôt ça.

Ça veut dire qu'il y a un foisonnement d'idées. Mais là, on dépasse le cadre de la simple lutte politique. C'est devenu vivant.

C'est que dire que maintenant, c'est même pas si tu es juif, c'est si tu es supposé juif, il peut t'arriver un malheur. Moi, je trouve ça affreux. Franchement, il n'y a pas de… – Oui, mais enfin, ce qui est certain, c'est qu'on devrait quand même savoir qui a déployé ce typho, comme vous dites. – On est bien d'accord. – On a des caméras, de toute façon. – Voilà.

Et là, il y a des sanctions à prendre. – C'est très hypocrite du Paris Saint-Germain. – Et voilà, il ne faut pas non plus dévier.

Il est clair que c'est une faute, il est clair que c'est inadmissible et qu'il est clair qu'il doit y avoir une sanction. Point barre. – Alors, on revient dans un instant, Sophie Demanton, Jacques Millard, Médi-Reich et Arnaud Stéphane.

Autre sujet. Alors, on parlera, bien sûr. Jacques Millard nous dira quel est son coup de gueule.

On va parler de ce vent de panique de la part des Européens à la suite de l'élection de Donald Trump. À tout de suite. – Sud Radio. – Parlons vrai. – Parlons vrai. – Sud Radio. – Parlons vrai. – Sud Radio. – Parlons vrai. – Sud Radio.

Le 10h midi, mettez-vous d'accord. Benjamin Glaze. – Et oui, mettez-vous d'accord jusqu'à midi avec nos débatteurs du jour.

Sophie Demanton, chef d'entreprise, présidente du mouvement éthique. Jacques Millard, maire de Maison Lafitte, auteur de Bye Bye Démocratie. Il nous le monde, voilà, à l'image.

Sud Radio, si vous nous regardez sur sudradio.fr ou sur le Facebook de Sud Radio, auteur donc de Bye Bye Démocratie. Aux éditions La Font-Presse, Médi-Reich, qui est porte-parole de Génération Libre.

Et puis, Arnaud Stéphane, fondateur de l'agence La Note 2. Comme on poursuit, c'était le dernier coup de gueule du jour, celui de Jacques Millard. De quoi parle-t-on ?

Eh bien, on parle de cette quarantaine de chefs d'État, de gouvernements européens qui se sont réunis hier à Budapest. L'Europe qui veut faire bloc après l'élection de Donald Trump. Sommet de la communauté politique européenne.

Emmanuel Macron appelle au réveil de l'Europe. Le monde est fait d'herbivores et de carnivores. Si on décide de rester des herbivores, les carnivores gagneront.

Et nous serons un marché pour eux. Je pense qu'au moins, ce serait pas mal de choisir d'être des omnivores. Je veux pas être agressif, je veux juste qu'on sache se défendre.

Mais je n'ai pas envie de laisser l'Europe comme un formidable théâtre habité par des herbivores que des carnivores, selon leur agenda, viendront dévorer. Assumons cela. C'est pour ça que je crois beaucoup à ce format-là.

Je pense qu'en ce lendemain d'élections américaines, nous nous devons d'être lucides, ambitieux, déterminés, sur l'agenda qui est le nôtre. Il est crédible, il est totalement faisable. C'est une question de volonté commune et de capacité à prendre conscience de ce que nous sommes.

Attention à l'Europe herbivore à ne pas se faire manger par les carnivores. Jacques Myard, ça vous a inspiré. Un coup de gueule.

Oui, ça m'inspire un coup de gueule. Parce que premièrement, je veux dire que Macron, on va pas le mettre dans les carnivores. Il est carnivore.

Il y a longtemps qu'il n'a plus de dents. C'est aussi simple que ça. Bon.

En revanche, moi, je suis sidéré par cette espèce d'effet de panique face à ce que les Européens semblent, je dirais, juger être un croque-mitaine. Et qu'effectivement, ils vont se mettre au garde-à-vous devant lui, etc. Alors la position de Macron n'est pas celle de nos autres partenaires européens.

Mais je vais vous prendre qu'un exemple. À propos de cette histoire de l'OTAN, où on craint que, bien évidemment, Trump quitte l'OTAN. Mais c'est une rigolade d'entendre ça.

Pourquoi ? Parce que l'OTAN, c'est l'organisation américaine politique par excellence qui permet effectivement à l'Amérique d'avoir une grande influence en Europe et qu'il ne va jamais quitter l'OTAN. Alors bien sûr, il va dire aux Européens, il faut que vous dépensiez plus.

Dont acte. Et alors ? Mais en réalité, c'est de l'illusion.

Et on est dans un village planétaire. Et dans ce village planétaire, il y a des interactions multiples et variées sur tout et réciproquement. Donc les Américains et M.

Trump ne changera rien à cette géopolitique. Et que les Européens...

Mais si, il ne faut pas croire, Arnaud. Il ne changera rien à ça parce qu'il a un instrument qui s'appelle l'OTAN. Et que vous avez les Polonais qui sont pro-OTAN à 1000%.

Vous avez les Allemands qui sont pro-OTAN à 1000%. Et que ce n'est pas les redémontades de Macron qui changera quoi que ce soit. Et que Trump, de ce côté-là, n'abandonnera jamais l'OTAN.

Il faut le savoir. Ensuite, sur les mesures commerciales qu'il va prendre, eh bien s'il en prend, il en recevra dans la poire quelques-unes en retour. C'est aussi simple que ça.

Malheureusement, Trump a un atout au sein de l'Union européenne. C'est la secrétaire générale von der Leyen qui est pro-américaine à 1000%. Et ça, c'est un problème.

Mais c'est aux Européens, je dirais, à choisir par qui ils veulent être représentés et pas par des pro-américains à longueur de temps. C'est aussi simple que ça. — Je vous voyerais, Gérard Nostéphan. — Oui, parce que la géopolitique a beaucoup changé.

Et ce que l'élection de Donald Trump va apporter ou amener, comme on se place, je vais dire amener, on va dire comme ça, on va amener au lieu d'apporter, c'est peut-être trop positif. Amener. C'est qu'il va y avoir quand même un changement politique et moral assez profond.

Pourquoi l'Union européenne telle que nous la connaissons aujourd'hui et une partie de ses actuels dirigeants tout d'un coup voient l'élection de Donald Trump comme une menace ? Parce que sur beaucoup de sujets, on en parlait tout à l'heure, sur tout ce qui est ce qu'on appelle le RSE dans les entreprises, mais bon, la lutte LGBT, machin, etc., trans, etc., ça va quand même se calmer très très fortement aux États-Unis.

Très très fortement. — Oui, oui. Ça, c'est pas un mal, quand même. — Mais c'est le six-clock paradoxe, on dit ça dans les pays anglo-saxons.

C'est le six-clock paradoxe. C'est que ce qui est parti dans un sens peut exactement revenir dans le même sens. C'est-à-dire que les entreprises américaines peuvent dire « Allez, au fait, on a changé nos normes.

Si aujourd'hui, vous défendez les trucs trans et LGBT, on signe pas de contrat avec vous. » Et toute entreprise qui fera ça ne le fera pas. — On parle de sécurité, on parle aussi d'économie.

C'est ce fameux sujet du choc des droits de douane. On parle...

Donald Trump a parlé d'augmenter ses droits de douane de 10 à 25 %. Il y a quand même des entreprises qui sont inquiètes. — On fait une erreur que je connais, puisque je l'ai vue de mes yeux aux États-Unis.

On pense que les Américains, parce qu'ils nous ressemblent, sont comme nous. — Ils nous ressemblent pas du tout. — Mais pas du tout. — Mais pas du tout, du tout. — Mais du tout, ils n'aiment pas l'Europe.

Voilà, il faut comprendre ça. — Mais ils savent pas où c'est, d'abord. — Il n'aime pas l'Europe pour une raison historique et religieuse.

Ils estiment que l'Europe, c'est le continent de la corruption. C'est le continent qui a fait partir leurs ancêtres, etc. Ils ne nous considèrent pas.

Il y avait une phrase terrible. — C'est un peu exagéré. — Alors, je vais vous citer Barack Obama.

Comme ça, ça va vous faire plaisir. — Non. — Barack Obama racontait que quand il était à Paris, il a dit « Quand j'étais à Paris, j'ai eu l'impression d'être dans une histoire d'amour qui n'était pas la mienne ». — Oui. — C'est terrible que cette phrase me soit. — Non, non, mais alors, Arnaud, très sérieusement.

D'abord, on va distinguer. Les Américains aiment la France. Et ça, moi, j'ai vu qu'aux États-Unis, ils aiment la France.

Alors maintenant, ça va peut-être changer, etc. Peu importe. Ensuite de ça, ce qui est beaucoup plus grave, c'est que je parle sérieusement.

Ils ne savent pas où est la France et ils savent à peine où est l'Europe. Je veux dire que même... — C'est incroyable que des cons pareils dirigent le monde. — Alors, d'abord, je ne vais pas les traiter de cons parce que l'Amérique est quand même un pays extraordinaire. — Non, mais vous dites qu'ils ne savent pas où est l'Europe. — Non, ils ne savent pas où est l'Europe.

C'était du second domaine. — Non, mais je sais qu'il ne faut pas l'utiliser. — Non, non, mais... — On ne sait pas où sont forcément les États américains aussi de l'Ontario. — Et je pense qu'ils ont une culture, les élites sont cultivées.

Ils ont une culture qui est très basique. Il y a plusieurs Amériques. Il y a évidemment New York.

Mais l'Amérique, ce n'est pas New York. Donc voilà, ils ont quand même un bon sens. Il y a cette phrase de Clément Sao... — Ils ont les plus grandes universités du monde.

Qu'est-ce que vous racontez, Sophie ? — Oui, c'est ce que je dis. Mais c'est des élites, ça. — Mais ce n'est pas que les élites.

Enfin, je veux dire... — C'est pas que les élites. — C'est pas l'Amérique profonde. — Je veux dire que quand je vois que tout le monde dit... — Bien sûr qu'ils sont formidables. — Les fils de Donald Trump, quelle andouille.

Vraiment, c'est un âne, etc. Il est diplômé de Warton. — Je viens de dire la même chose.

Je viens de dire la même chose. — Les écoles de commerce aux États-Unis... — Je dis que les universités New York, etc. et les élites, c'est très loin de l'Amérique profonde.

Quand on voit...

Il y a eu des reportages. Quand on voit les campagnes de Trump et ses électeurs...

J'avais pas peur de Trump, j'avais peur de ses électeurs. Il y avait un profil basique... — Vous avez vu les électeurs de base de Harris ?

Enfin, sérieusement, quoi. — En fait, on fait une erreur. — Oui, Medi-Reich. — En fait, si les militants prend un masse à cheveux bleus dans les facs aux États-Unis, on fait une erreur. — On essaie de coller notre propre propre prisme politique sur les États-Unis.

François Hollande aux États-Unis, c'est un bolchevique. Ils prennent...

Même Emmanuel Macron, c'est pas loin d'en être un. Donc en fait, coller notre propre paradigme culturel, politique sur les États-Unis, ça marche pas. On peut pas le faire.

Donc c'est pour ça que parler de...

Enfin, il y a quelque chose d'amusant de dire « Oh, on a tous peur de Donald Trump ». Alors qu'au fond, et je suis plutôt d'accord avec ça pour avoir eu des échanges, c'est que c'est finalement une élection qui est quand même très traditionnelle entre un républicain qui remue les choses plutôt traditionnelles des républicaines, quitte à les faire caricaturables, et Kamala Harris, c'est aussi la même chose avec les démocrates. Au fond, c'est quand même très ordinaire.

Les deux personnages ne le sont pas. Donald Trump est quand même un personnage singulier. Mais le fond de cette élection, au fond, c'est quand même très traditionnel.

Je vois rien d'innovant. Alors je sais pas si c'est une question de l'Europe qui se dit « ça y est, on a peur des États-Unis avec cette réélection de Donald Trump ». Je sais pas si c'est en ça le problème.

Mais j'ai l'impression qu'on se dit « bah tiens, ça y est, les États-Unis, c'est pas forcément des alliés ». En tout cas, c'est d'abord leur santé. – C'est-à-dire que Jacques Millard, et puis après ça… – Oui, alors moi, je vais vous rappeler quand même un certain nombre de clés dans les relations internationales.

Un, les États n'ont pas d'amis. Deux, il y a aucune corrélation. – Non, mais c'est comme si on s'en rendait compte, il y avait une prise de conscience aujourd'hui, j'ai l'impression. – Attendez, laissez-moi terminer.

Deux, il n'y a aucune corrélation entre la taille et la puissance. C'est une question de détermination. Et donc les États-Unis, effectivement, n'ont jamais été de véritables alliés.

Et c'est tout ce que vous avez dit, il est vrai, c'est qu'il y a l'immensité des Américains qui ne savent même pas où est la France, etc. Quant au fait que l'on puisse aujourd'hui se mettre au garde-à-vous devant les Américains, moi, je ne l'ai jamais été. Et on avait moyen aussi de leur dire, attention, ne jouez pas trop aux cons, parce que nous, on est capables de jouer. – Sophie Demanton, oui, oui. – Oui, alors moi, d'abord, je me souviens quand même que les Américains, ils étaient là pour nous défendre à la Seconde Guerre mondiale et que ce n'était pas rien, qu'il y a des cimetières, quand on y va, on est brisés en France.

Donc moi, j'aime le peuple américain, j'aime bien. C'est vrai qu'il y a une forme de décadence, mais que nous vivons un peu dans de nombreux pays, y compris peut-être un peu en France, qu'il y a une forme de décadence, qu'il y a des mouvements comme le wokis, comme le reste, etc. Donc un pays divisé.

Mais excusez-moi, vous êtes en train de nous raconter la fracture française aussi, parce qu'on y vient. On va finir par être comme ça. Et ensuite, je voudrais dire aussi que j'ai été très choquée de l'unanimisme médiatique pendant toute cette période des élections, où tout d'un coup, Trump est devenu fasciste.

Ah bon, on avait un fasciste. L'utilisation du terme de fasciste est honteux. Il est président des États-Unis.

J'espère qu'il ne va pas être mauvais. J'espère qu'il va réussir. J'espère qu'il aura peut-être des foucades qui feront arrêter les guerres.

J'en sais rien. Et je veux dire, ça commence à bien faire. On a été insupportables pendant toute cette campagne, en disant que c'est une honte.

Tout le monde était pour Kamala Harris, les médias à peu près. Bon, on ne sait pas pourquoi. Très bien.

Pas tous. Oui, ils ont exprimé leur idéologie. Je suis d'accord.

Et on est en train de continuer dans l'analyse. Depuis qu'il est élu, ça continue. Les mêmes.

Il y a ceux qui disent « Personne n'ose dire que ça peut être bien avec Trump ». Mais parce qu'ils vont se faire couper leur vivre. Vous savez le nombre d'associations et de fondations américaines qui financent tous les trucs délirants qu'il y a en France.

C'est ça l'histoire. Il faut dire, M. Millard, on sait, on a été...

Vous étiez élu, moi je n'étais que assistant parlementaire. Combien de vos collègues ont été membres des Young Leaders américains ? Ah oui.

Ah ben ça, un peu trop. Voilà, merci. C'est-à-dire une association qui prend...

Moi je crée qu'il n'y avait que des chefs d'entreprise. Non, non, il y a des politiques de partout. Non, non, mais il y a une stratégie d'influence des Américains dans laquelle un certain nombre de...

Mais nous, on ne le fait pas. ...d'hommes français sont tombés de manière ridicule.

Il y a des alliances françaises. Ridicule. On termine les dirages et on passe par un autre débat.

Moi je veux bien qu'on les critique, mais nous on ne le fait pas. Pourquoi on ne le fait pas ? Pourquoi on ne le fait pas ?

On ne sait pas qu'il n'y a pas de faire du lobbying. Et on le fait aussi, mais pas de la même manière. Oui, mais dans ce cas-là, on n'est pas très percutant, excusez-moi.

Enfin, on est un peu naze. Ça dépend, ça dépend. Ne sous-estimez pas.

Vous savez, c'est une bataille qui va durer longtemps, mais le problème, c'est de savoir si nous, nous mettons de l'ordre dans la maison pour pouvoir être plus offensifs. La question importante aussi, Jacques, la question importante, vous avez écrit un bouquin, vous pourriez écrire un deuxième bouquin, sur le libéralisme. Sur le libéralisme, les Américains, et c'est ça qui m'inquiète, ne sont plus des libéraux.

Ça a été le pays du libéralisme. Mais ils n'ont jamais été, Sophie. Si, si, si.

Ils sont libéraux quand ils viennent chez vous et ils sont protectionnistes, c'est vrai. On revient dans un instant. Mehdi Reich, Sophie de Menton, Jacques Millard et Arnaud.

Stéphane, on va prendre la direction de Marseille dans un instant. Si c'est libéraux...

Sud Radio, votre avis fait la différence. Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Benjamin Glaze. Mettez-vous d'accord, ça débat, ça débat même en rentaine.

On va poursuivre. On termine avec un dernier débat. La lutte contre les trafics de stupéfiants.

Le ministre de l'Intérieur et le garde des Sceaux à Marseille. Aujourd'hui, Bruno Rotailleau et Didier Migaud qui vont présenter un plan de lutte contre le crime organisé. Parmi les propositions sur la table, des sanctions systématiques renforcées vis-à-vis des consommateurs.

Puis la création également notable d'un parquet national indépendant de la lutte contre le crime organisé. Un plan, encore un. Est-ce que vous y croyez ?

Jacques Millard, peut-être pour commencer. Vous savez, je vais vous dire une chose où le ministre actuel de l'Intérieur a raison. C'est que s'il y a des consommateurs, ça appelle, je dirais, des trafics en masse.

Et donc il faut aussi...

On nous dit que ça ne marche pas la répression. Bien sûr, parce qu'il n'y en a pas. Oui, ça, c'est pas fou.

Il n'y en a pas. Bon, quand on pique un gros...

Si, ça marche sur les pieds d'eau ou les vélos. En ce qui concerne...

Un instant, Sophie. Lorsque ça concerne une multitude, je dirais, de consommateurs, c'est eux qui, je le sais, créent l'offre parce qu'ils consomment. Et donc il y a un moment, il faut aussi taper sur les doigts des consommateurs.

Ensuite, il y a aussi un autre problème. C'est qu'on a effectivement des gens qui flinguent à longueur de temps. La peine de mort aurait été établie.

Eh bien, c'est pas vrai à Marseille ou ailleurs. Et donc, là encore, il faut être très ferme et ne pas hésiter. Alors, est-ce que le parquet national va le permettre ?

Pourquoi pas ? Mais à une condition, c'est qu'il fonctionne bien. Il y a une centralisation des informations, centralisation des fonctions, et qu'à ce moment-là, ça fonctionne.

Mais c'est une lutte qui va durer quelques années. Le Gard des Sceaux était assez sceptique au début sur cette idée de parquet national, de lutte contre le crime organisé. Non, mais le Gard des Sceaux, il est à gauche et il veut rien.

Il ne veut pas de répression, c'est très simple. Il est sous la coupe. Nous avons un ministère des Finances, quand même, qui est tendancieux.

Enfin, souvenez-nous du mur des cons. C'est quand même le seul pays au monde où ça peut arriver, ça. Donc, moi, je n'ai pas confiance.

Malheureusement, je n'ai pas confiance. C'est terrible. J'ai peur de cette justice.

Il y a eu...

Il y a eu...

Arnaud Stéphan, j'aimerais juste...

Non, non, non, Arnaud Stéphan, c'est à vous dans un instant, mais juste un chiffre, un sondage IFOP fiducial concernant Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur, 43% des Français qui lui font confiance pour réduire la criminalité. C'était important de le préciser, parce que ce n'est pas rien. Arnaud Stéphan, pardonnez-moi...

Ce n'est pas rien, mais il a le ministre de la justice contre lui. Je vous ai coupé la parole. Eux, ils sont mis d'accord.

Sophie, non, a priori, voilà. Le ministre de l'Intérieur a sorti peut-être la phrase la plus intéressante sur ce sujet, c'est quand il a dit au bout d'un moment, il faut adapter l'état de droit. Tout le monde est monté au plafond, non, comment ça, toucher à l'état de droit, c'est pas possible, comment voulez-vous faire, c'est monstrueux, etc.

Qu'ont fait les Italiens ? C'est quoi l'article 45 S, je crois, en Italie ? C'est justement une dérogation au droit normal au droit habituel pour lutter contre la mafia.

Les mafieux en perdent dans leurs droits. Ils sont enfermés, ils n'en peuvent pas sortir, ils n'ont pas le droit aux visites, leurs avocats peuvent être mis sur écoute. C'est un truc invraisemblable.

Ils ont autorisé un truc qui nous paraît fait dans la science-fiction. Non, c'est pas vrai. Avec un élargissement aussi du statut de repenti pour les crimes de sang, et ça, ça a permis aussi d'en mettre en prison.

Bien sûr, parce que de toute façon, ils ne pouvaient pas sortir de taux avec ces lois, ils ne pouvaient pas sortir. Les gens savaient que ce coup-ci ne sortaient pas. Donc, coincés, ils ne sortaient pas au bout de 15 ans, – L'État des droits n'est pas intangible. – Ben voilà, exactement. – L'État des droits n'est pas intangible, il peut évoluer à partir du moment où les lois l'adaptent. – Aux États-Unis, c'est pareil.

Quand aux États-Unis, des lois ont été votées contre la drogue, et notamment contre les trafiquants étrangers en Colombie, et qu'on a dit, vous les arrêtez en Colombie, mais vous les renvoyez dans les prisons américaines, ça n'a pas été la même, tout d'un coup. – Alors, Médiraïch, sur ce nouveau plan de lutte contre le crime organisé, il est premier en mesure de dire qu'on va bien y croire. – Je vais me faire l'avocat du diable, juste pour alimenter le débat.

Le raisonnement que fait Bruno Retailleau, il est très intuitif. Plus on sanctionnera le consommateur, donc la demande, plus l'offre va se tarir. Sauf que je ne suis pas sûr que ça marche comme ça.

On a fait la chose avec la prostitution. Ça a créé une situation sanitaire encore pire, notamment pour les prostituées. Comme on pénalise le client, les passes se font avec soit moins de protection, soit la prostituée, elle, elle est en besoin d'argent, donc la passe se fait, et ça crée une situation sanitaire.

Vous demandez aux médecins ou aux praticiens, ils vous diront tous que la situation est s'aggrave. – Mais ce n'est pas pareil, la prostitution est la drogue. Ce n'est pas pareil. – Je vais faire un parallèle.

Si on sanctionne de plus en plus le consommateur, on est déjà dans un marché qui est illégal. En fait, on risque juste plus de déplacer la demande qu'autre chose. Donc moi, je ne suis pas forcément certain que si on sanctionne toujours le consommateur... – Toujours, toujours, on ne l'a jamais sanctionné. – C'est pour ça que l'angle de la légalisation, pour moi, c'est plutôt intéressant ce niveau-là. – Ah non, non, non, non. – Les États-Unis, ils ont légalisé dans un certain nombre d'États, vous n'avez que des zombies dans le milieu des rues. – Oui, oui, oui, absolument. – Oui, mais oui. – Voilà, en tout cas, les... – Et d'ailleurs, ils m'ont dit, pour finir, parce que j'interroge les gendarmes qui m'ont dit « Jamais la légalisation ».

Il m'a dit « Vous savez pourquoi ? Vous êtes une chef d'entreprise. Eh bien, sachez que les trafiquants de drogue, c'est les meilleurs chefs d'entreprise qui existent.

Ils ont des techniques de marketing, ils ont des réseaux de distribution, ils ont déjà prévu qu'on pouvait légaliser juste le cannabis. Et donc, ils ont pris la drogue au-dessus, les drogues de synthèse, pour que ce soit immédiatement reporté le marché, pour pas qu'ils perdent de pognon. Et donc, tout ce qu'on va faire, c'est reporter des consommateurs vers des drogues plus fortes.

Donc ça, il ne faut pas se permettre ça. – Mais j'ai une interrogation, dans ce cas. – Allez jusqu'au bout de l'idée. – Alors, 11h56, une interrogation. – Non, mais c'est ça. – C'est juste pour pousser la réflexion jusqu'au bout.

Si on va jusqu'au bout, si on sanctionne à max, à balle, à balle, à balle, est-ce qu'il y aura toujours de la drogue ou pas ? – Est-ce que la drogue circulera toujours ? – Si vous sanctionnez à fond les consommateurs et que vous êtes dans l'ultra-pénalisation, l'ultra...

Vas-y, je vais vous sanctionner à fond. Est-ce que ça empêchera le marché toujours d'exister ou d'avoir une consommation similaire ? – En tout cas, c'est l'idée, c'est l'idée, je pense, de la part de ce gouvernement, notamment avec les amendes forfaitaires délectuelles inscrites au casier judiciaire et puis davantage de sanctions vis-à-vis des consommateurs.

Un grand merci à vous quatre pour ces débats. Jacques Millard, je suis navré. On va devoir couper parce qu'il y a Jean-Marie Bordry qui arrive et on va essayer de le mettre dans les meilleures dispositions pour qu'il commence à l'heure.

En tout cas, un grand merci Jacques Millard, maire de Maison Lafitte. Je rappelle le titre de votre livre « Bye Bye Démocratie » aux éditions La Fondresse. Sophie de Menton, que vous avez entendu, à l'instant, chef d'entreprise, président du moment, éthique, médiereich, porte-parole de Génération Libre et Arnaud Stéphan, fondateur de l'agence La Note de Com.

Un grand merci d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio. Dans un instant, Jean-Marie Bordry. Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai, Sud Radio, parlons vrai.