Réunion publique à Beaucaire (30) : discours de Jordan Bardella
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:53PrésentateurChiffre
« Le service central du renseignement criminel et de la gendarmerie dénombrait en 2018 129 vols et 877 dégradations ciblant les lieux de culte catholiques. »
- 5:05PrésentateurChiffre
« 877 dégradations en un an. »
- 7:35PrésentateurFait
« Vendredi soir, chez moi, en Ile-de-France, deux clandestins de nationalité algérienne ont sauvagement assassiné un septuagénaire après l'avoir frappé, puis étranglé, pour lui dérober un téléphone portable. »
- 7:53PrésentateurFait
« Mercredi soir, un homme originaire de Boker a été enlevé, séquestré par un gang et s'est vu dérober lui aussi son téléphone portable. »
- 10:41PrésentateurPromesse
« le 26 mai, nous allons, dans les urnes, leur dire que notre générosité ne s'adresse qu'à nos compatriotes, qu'à ceux qui les aiment, non à ceux qui nous submergent et nous obligent à changer nos mœurs. »
- 12:37PrésentateurChiffre
« le sondage paru hier soir, qui nous place en tête des élections européennes, fait renaître un espoir immense dans le pays. »
Temps de parole
- Présentateur90 %
- ?11 %
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C
'est évidemment un immense plaisir de vous retrouver ici, chez nous, en famille, en plein week-end de Pâques, dans cette ville dirigée par notre excellent et efficace maire, Julien Sanchez. Merci également à notre délégué départemental, Gilbert Collard, pour son amical accueil dans ce département, l'ayant par deux fois choisi pour nous représenter à l'Assemblée.
Alors
je crois que Bocquer en est une preuve parfaite.
Je
crois que vous en êtes une preuve parfaite. Essayez le Rassemblement national, c'est l'adopter.
Au
carrefour de la Provence et de la Camargue, à deux pas du double pont le plus étonnant et parmi les plus connus de France, Bocquer condense tout ce pourquoi nous nous battons.
Bocquer
a une histoire, un patrimoine, une identité, des traditions solidement ancrées.
Et
Bocquer, c'est aussi une ville comme tant d'autres qui a été marquée du stigmate de l'immigration massive et incontrôlée.
Je
ne peux, mes amis, commencer ce meeting sans avoir une pensée appuyée pour le drame que nous avons vécu lundi soir, en plein cœur de Paris,
sous
les regards impuissants et douloureux de la France entière, mais aussi du monde. Lundi 15 avril à 18h50 à Paris,
le
temps s'est arrêté.
La
forêt,
comme
on surnommait la charpente de la cathédrale,
s
'est embrasée en portant dans les flammes une partie de notre histoire, une partie de nos racines, mais aussi l'une des plus belles créations de l'humanité que ni les siècles, ni les guerres, ni les révolutions n'avaient réussi à arracher.
C
'était lundi.
Un
immense brasier se déclarait dans la cathédrale Notre-Dame de Paris. Oeuvre de la matière et de l'esprit, oeuvre du sang et des siècles, fruit du christianisme et de l'énergie d'un peuple, Notre-Dame se consumait devant nos yeux.
Il
aura fallu le courage des sapeurs-pompiers de Paris
pour
sauver la structure de la cathédrale et préserver tout ce qui pouvait l'être.
Jamais,
jamais le titre de soldat du feu n'aura été aussi juste.
C
'est une bataille héroïque contre le feu et contre le temps qu'ils ont mené et qu'ils ont gagné et j'aimerais ici que nous les remercions et que nous les applaudissions. Grâce à eux, Notre-Dame de Paris a tenu et le cœur de la France a continué à battre, mais l'espace d'un instant, ce que l'on croyait éternel a pu s'évaporer.
Nous
autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortels, écrivait Paul Valéry comme pour nous avertir.
Dans
ces pierres millénaires de Notre-Dame de Paris,
il
y a une part de nous-mêmes. Lorsque Notre-Dame s'embrase,
c
'est le cœur de chaque Français qui saigne. Lundi soir, comme à chaque instant douloureux de notre histoire,
je
me suis senti comme vous,
encore
plus Français que je ne l'étais avant.
Je
fais mienne la formule prononcée jeudi soir par Éric Zemmour à Marseille à l'invitation de notre sénateur Stéphane Ravier,
qui
n'a pas été ému aux larmes devant l'incendie de Notre-Dame, n'est pas véritablement Français.
À
ce moment précis,
chaque
Français s'est souvenu qu'il y a des valeurs et des œuvres plus précieuses que d'autres,
des
causes charnelles qui nous dépassent. Malgré le relativisme ambiant qui professe que tout se vaut dans cette société,
la
juste hiérarchie du monde a repris ses droits et a rappelé à chacun ce qui compte vraiment.
Ce
qui compte vraiment et véritablement, ce sont nos racines.
Nos
racines de civilisation, nos racines chrétiennes, vivantes, et dont Notre-Dame est l'une des plus belles illustrations aux yeux du monde et aux yeux de l'humanité.
La
tragédie de Notre-Dame s'inscrit, ne l'oublions pas, dans un contexte de christianophobie générale.
Combien
d'églises
s
'accageaient dans l'indifférence générale ces dernières années, ces derniers mois ?
Le
service central du renseignement criminel et de la gendarmerie dénombrait en 2018 129 vols et 877 dégradations ciblant les lieux de culte catholiques. 877 dégradations en un an.
Le
chiffre est terrifiant.
Et
quel média s'en est offusqué
? Quel
adepte du vivre-ensemble,
si
prompte aux leçons de morale, s'en est choqué
?
Hier, dans la Manche, deux églises ont été vandalisées, les portes défoncées. Avant-hier, dans le département de la Loire, dans le village de Marles, la vierge de Carter a été cassée au niveau de la poitrine, puis décapitée. Qui en parle
?
Début février à Nîmes, tout près d'ici, la petite église Notre-Dame des enfants était la cible de voyous et a elle aussi été dégradée.
Quand
des racailles s'attaquent à nos lieux de culte catholiques,
à
nos racines, à notre identité, à notre patrimoine séculaire, c'est à l'essentiel qu'ils s'attaquent. C'est la France éternelle qui est bafouée, blessée et humiliée.
Le
christianisme est profondément constitutif de notre pays, qu'il irrigue et continue de nourrir.
Notre
manière de vivre et de mourir, notre vision de l'homme et de sa dignité,
le
nom de nos villages et de nos villes, qui ont chacun leur clocher ou leur calvaire, nous rappelle chaque jour l'héritage vivant de la chrétienté dans notre pays.
Et
d'ailleurs, mes amis, dans ce contexte, a-t-on le droit
de
s'interroger sur les causes de l'incendie de Notre-Dame de Paris
? Est
-ce complotiste que de s'interroger simplement de se poser la question sur les circonstances de ce drame ?
«
Fake news », nous disent-ils. Mais
on
a vu ces dernières semaines que les pseudo-fake news dont ils nous parlaient,
que
les fake news d'aujourd'hui, sont bien souvent, en réalité, les vérités de demain.
Mes
amis,
ces
libertés qui reculent dans notre pays, ce n'est pas seulement
la
liberté d'expression,
c
'est aussi et surtout la sécurité, première des libertés.
Et
pas un jour ne passe sans qu'un fait d'hiver vienne nous rappeler la triste réalité d'ensauvagement quotidien de notre pays. Vendredi soir, chez moi, en Ile-de-France, deux clandestins
de
nationalité algérienne
ont
sauvagement assassiné un septuagénaire après l'avoir frappé,
puis
étranglé, pour lui dérober
un
téléphone portable. Mercredi soir, un homme originaire de Boker a été enlevé, séquestré par un gang et s'est vu dérober lui aussi son téléphone portable.
Et
tous les jours,
tous
les jours, sans exception, la presse locale regorge de ces faits
divers
abjects auxquels je vous demande de ne jamais vous habituer.
Et
il est temps, mes amis, que cette dictature de la violence cesse.
Stop
à cette dictature des minorités qui pourrissent la vie de la majorité silencieuse. Nous le disons et nous ne cesserons de le dire. Il est temps que la peur change de camp et il est temps que les racailles dans notre pays soient mises au pas.
Dans
un pays sain,
les
honnêtes gens que nous sommes doivent pouvoir vivre en paix. Et c'est aux délinquants de baisser les yeux. C'est à eux de raser les murs, pas à nous.
Alors
avec nous, le laxisme judiciaire,
le
téléphone portable dans les prisons, les droits de l'homme à tout va, appliqués même aux islamistes, tout cela, c'est fini. Avec nous,
le
souci de l'agresseur plutôt que de la victime,
l
'insupportable culture de l'excuse, l'impunité totale et les prisons clommettes de Mme Taubira et Belloubet aujourd'hui, tout cela, c'est les délinquants et criminels étrangers
qui
pullulent dans nos prisons aux frais de la princesse doivent être renvoyés chez eux.
Et
n'en déplaise à la Cour européenne des droits de l'homme, la CEDH,
qui,
vous le savez, nous interdit d'expulser des islamistes, des djihadistes condamnés pour attentat,
au
motif, accrochez-vous, qu'ils pourraient subir dans leur pays d'origine
des
traitements inhumains ou dégradants.
Alors,
contre leur idéologie bisounours, droits de l'homiste désincarnés, nous leur opposons le droit des peuples à décider eux-mêmes et surtout à rester eux-mêmes chez eux.
Et
le 26 mai,
nous
allons, dans les urnes, leur dire que notre générosité ne s'adresse qu'à nos compatriotes, qu'à ceux qui les aiment, non à ceux qui nous submergent et nous obligent à changer nos mœurs, à changer nos identités ou encore à changer nos traditions.
Mais,
vous le savez, leur générosité est un leurre.
Car
dans l'Europe de Macron et de Merkel,
des
hommes et des femmes meurent par centaines dans des embarcations de fortune. Avec l'Europe des nations, comme Matteo Salvini en Italie, nous arrêterons ces tragédies en ramenant ceux qui n'ont rien à faire ici, chez eux.
Alors,
c'est aussi parce que vous voulez rester des Français en France que vous voterez le 26 mai.
Et
en matière migratoire, en réalité, les véritables humanistes, c'est nous.
Car
notre fermeté est une humanité. Avec nous, on ne passe pas.
Mes
amis,
il
ne revient qu'à nous de changer la donne aux prochaines élections.
Voir
notre histoire brûler, partir en fumée, l'un d'histoire nous a fait prendre conscience que
nous
étions foncièrement européens, mais fondamentalement français.
Nos
racines et notre détermination à sauver la France et l'Europe sont nos meilleurs alliés.
Dans
une mondialisation sauvage qui ne considère l'homme qu'à travers le prisme de son porte-monnaie et de son individualisme.
Lundi
dernier, face au drame, nous étions unis dans la peine.
Le
26 mai,
nous
devons devenir une nation fière de reconstruire son œuvre et retrouver notre grandeur passée.
Vous
l'avez vu, le sondage paru hier soir,
qui
nous place en tête des élections européennes, fait renaître un espoir immense dans le pays.
L
'oiseau a un peu de mal à décoller.
Mais,
mes amis, rien n'est acquis.
La
bataille des cinq dernières semaines de campagne sera rude
et
tous les coups seront permis contre nous,
même
les plus déloyaux. Participer à cette réunion publique aujourd'hui, comme vous le faites, c'est déjà un acte de résistance. Voter et faire voter le 26 mai pour la liste du Rassemblement national sera la première étape de la reconquête dont notre pays a besoin.
Notre
pire ennemi,
notre
pire ennemi, c'est le temps.
Et
c'est le temps qui passe de manière inéluctable. Alors,
chers
amis,
avant
qu'il ne soit trop tard,
avant
qu'il ne soit fini de la France, mobilisez-vous.
Allez
chercher les abstentionnistes.
Dites
-leur que rester chez eux le 26 mai, c'est accorder une demi-voix à Macron.
Car
si Macron arrive en tête le 26 mai, ce que personne ne veut ici,
alors
le rouleau compresseur va se remettre en marche. Alors la réforme des retraites et de l'indemnité chômage vont s'enclencher. Alors la hausse des prix et le matraquage fiscal tous azimuts vont se poursuivre. Alors le mépris, l'arrogance, les petites phrases méprisantes à l'égard de nos compatriotes se sentiront légitimés.
Mes
amis, je vous fais une seule promesse. Tout donner jusqu'au 26 mai avec l'ensemble des colistiers pour que nous arrivions en tête et que nous mettions un carton rouge à Macron. Au cœur du Gard, au cœur de l'Occitanie, en ces terres enracinées, proclamons haut et fort les paroles de notre belle Marseillaise. Allons, enfants de la patrie, le jour de gloire va arriver. Vive le peuple français !