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Podcast / conversationNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 12 mai 2021 17 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeSécuritéInstitutions & élections

Coup de gueule contre le laxisme judiciaire ! Nicolas Dupont-Aignan dans l'Heure des Pros (12/05)

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:23OuverteRéponse directe

    Ou était-ce sincèrement l'homme que vous êtes qui pensiez ça ?

  • 2:22RelanceRéponse directe

    Si parce que je n'y étais pas, en tant qu'homme politique, n'avez-vous pas le droit de porter un jugement ?

  • 4:39OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pensez que la justice est rendue au nom du peuple français ?

  • 6:59FerméeRéponse partielle

    Vous seriez pour la peine de mort ?

  • 10:18FerméeRéponse partielle

    Pour que les choses soient claires, vous seriez pour la peine de mort ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:39PrésentateurChiffre
    « On verra combien seront faits. 15 ans ? 12 ans ? 16 ans ? »
  • 4:49PrésentateurFait
    « Tous les Français ont compris que vous pouvez tuer et que vous allez sortir de prison au bout de 15 ans. »
  • 6:06PrésentateurFait
    « C'est une magistrature qui est coupée de tout. »
  • 7:09PrésentateurFait
    « Nous sommes le pays le plus laxiste en termes judiciaires. »
  • 10:01PrésentateurFait
    « Nos sociétés s'est accoutumées à descendre en permanence la valeur d'une vie. »
  • 16:12PrésentateurPromesse
    « Moi, je suis pour l'interdiction du voile, de ce signe extérieur, dans les lieux publics. »
  • 16:42PrésentateurFait
    « Il y a trois associations qui exercent en France, d'influence turque, qui ne l'appliquent pas. »

Temps de parole

  • Présentateur77 %
  • ?16 %
  • Invité7 %

≈ 64,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vraiment vous donner la parole pour que vous témoignez, pour essayer de comprendre, sans esprit de polémique en tout cas dans l'échange que nous avons eu. La polémique j'imagine qu

0:07
Locuteur

'on

0:07
Présentateur

va l'avoir maintenant parce que je vois, comment dire, M. Dupont-Aignan qui a

0:12
Locuteur

envie

0:12
Présentateur

de réagir, ce que vous dites depuis tout à l'heure. Mais ce n'était pas l'échange

0:16
Locuteur

que je voulais avoir avec vous. Mais je ne veux pas de

0:17
Présentateur

polémique aujourd'hui. Voilà, ce n'était pas l'échange que

0:20
Locuteur

je voulais avoir avec vous. Je n'y participerai pas

0:21
Présentateur

parce que je ne le souhaite pas.

0:22
Locuteur

Oui,

0:22
Présentateur

non, mais ce n

0:23
Locuteur

'est

0:23
Présentateur

pas ce qui nous intéressait. Ce qui m'intéressait, c'était vraiment votre témoignage, l'avocat, le son que j'ai entendu ce matin dans l'échange qu'on a eu à 7h40 quand je vous ai appelé. Et je voulais vraiment que les téléspectateurs entendent cela. Et puis après, chacun se fait son avis. C'est toujours la même chose. Mais ce témoignage, la manière dont vous avez parlé, je ne doute pas que ça puisse heurter ou même choquer. Mais je trouve qu'il

0:43
Locuteur

y

0:43
Présentateur

a évidemment de l'intelligence dans ce que vous avez dit, bien sûr, mais toujours d'essayer de comprendre. Merci Alain Jakubowicz. Noémie Schultz va être avec nous puisqu'elle a assisté à tous les procès. Et puis on va pouvoir ensemble échanger sur...

0:54
Locuteur

C

0:54
Présentateur

'est intéressant de ce qu'a dit M. Jakubowicz.

1:01
Locuteur

Nicolas

1:01
Présentateur

Dupont-Aignan, je vous voyais réagir en même temps qu'Alain Jakubowicz parlait. Mais c'est l'homme politique qui réagissait, qui comprend qu'il peut instrumentaliser

1:13
Locuteur

d

1:14
Présentateur

'une certaine manière ce qui s'est dit ou ce procès qui s'achève. Ou c'était vraiment sincèrement l'homme que vous êtes qui pensiez ça ? Je crois avoir l'habitude d'être sincère dans ce que je dis et ce que je pense. Mais

1:27
Locuteur

M.

1:28
Présentateur

Jakubowicz est dans son rôle. Moi, je n'ai pas à le juger, le critiquer.

1:35
Locuteur

Il est dans son rôle. Oui, je réagis, je vais vous dire

1:37
Présentateur

ce que je pense. Et il était dans son rôle,

1:40
Locuteur

et

1:41
Présentateur

c'est tout à son honneur. Simplement, je dis que pour tuer un homme, 20 ans, ce n

1:45
Locuteur

'est

1:45
Présentateur

pas lourd.

1:46
Locuteur

Et

1:46
Présentateur

je dis qu'une société comme la nôtre, qui est malade de la

1:49
Locuteur

violence... Mais vous ne l'avez

1:49
Présentateur

pas entendu. Mais écoutez... J'avais commencé une phrase.

2:05
Locuteur

Je

2:05
Présentateur

suis d'accord avec

2:05
Locuteur

vous, mais

2:05
Présentateur

j'essaye de progresser pour

2:07
Locuteur

dire l'autre. C'est-à-dire

2:08
Présentateur

que, est-ce qu'on doit parler... Non mais, vous entendez, vous n'y étiez pas, j'y suis pas. Est-ce qu'on doit en parler, en fait

2:13
Locuteur

?

2:14
Présentateur

Maintenant, je vous laisse la parole. Merci. Oui, non mais vous

2:17
Locuteur

n'y étiez pas... J'avais pas commencé

2:18
Présentateur

ma phrase. Oui,

2:19
Locuteur

mais... Donc

2:19
Présentateur

si... Non mais, alors à ce moment-là, on reprend dans l'autre sens. Si parce que je n'y étais pas, en tant qu'homme politique,

2:25
Locuteur

je

2:26
Présentateur

n'ai pas le droit de porter un jugement

2:29
Locuteur

sur

2:30
Présentateur

le fait que dans notre société, un homme qui tue,

2:33
Locuteur

il

2:33
Présentateur

y aura le procès de la petite Maïlis ensuite, va s'en sortir avec 20 ans

2:38
Locuteur

qui

2:39
Présentateur

ne seront pas 20 ans faits. On verra combien seront faits. 15 ans ? 12 ans ? 16 ans

2:43
Locuteur

?

2:44
Présentateur

Je dis que...

2:45
Locuteur

Là, il sortira pas aussi à

2:46
Présentateur

l'autre procès. Parce que, oui, il

2:47
Locuteur

a

2:47
Présentateur

tué quelqu'un d'autre.

2:49
Locuteur

Je

2:49
Présentateur

dis qu'il

2:49
Locuteur

y

2:49
Présentateur

a quelque chose qui, pour moi, ne va pas. D'ailleurs, le parquet avait demandé 30 ans. J'estime que le parquet doit faire appel. Je pense qu

2:59
Locuteur

'il

3:00
Présentateur

y a des langages d'émotion,

3:01
Locuteur

mais

3:02
Présentateur

il y a aussi une justice qui est rendue au nom du peuple français,

3:05
Locuteur

qu

3:06
Présentateur

'il y

3:07
Locuteur

a

3:07
Présentateur

un moment d'échelle des peines. Et c'est mon devoir, en tant qu'homme politique, j'allais dire homme d'État, de dire qu'au-delà des cas individuels, il y a un moment où, à force de faire de la sensiblerie permanente, toujours sur les tueurs,

3:23
Locuteur

toujours

3:24
Présentateur

sur les tueurs, c'est quand même extraordinaire.

3:26
Locuteur

C

3:26
Présentateur

'est que les tueurs ont

3:27
Locuteur

le droit... Là, c'est pas le cas. Pas de la

3:30
Présentateur

sensiblerie, là. Ah, bah,

3:31
Locuteur

écoutez. Moi, j'ai pas senti dans ce que disait Maître Jacques Hubé, de la sensiblerie. Moi,

3:36
Présentateur

le problème

3:36
Locuteur

de fond...

3:37
Présentateur

Excusez-moi si je peux formuler un avis. Après, vous jugez mon avis. Mais moi, je vous dis qu'il y

3:41
Locuteur

a

3:41
Présentateur

une dérive, et que notre société est dans un état d'extrême violence, parce que ce type de discours, qui est normal dans la bouche de l'avocat, c'est tout l'honneur de l'avocat. Et je suis attaché au rôle de l'avocat. Mais après, il

3:54
Locuteur

y

3:54
Présentateur

a la décision des magistrats. Et j'estime qu'à force d'avoir ces décisions faibles, eh bien, ça a des conséquences sur la société qui sont terribles. Terribles. Terribles. Vous dites que la décision des magistrats, c'est pas les magistrats, c'est les jurés. Oui, les magistrats,

4:08
Locuteur

les jurés. C'est pas

4:09
Présentateur

du tout pareil.

4:10
Locuteur

Mais il y a eu trois magistrats professionnels. C'est

4:11
Présentateur

un juré populaire. Oui, mais

4:13
Locuteur

d'accord.

4:13
Présentateur

Alors, on peut trouver ensuite chacun

4:14
Locuteur

d'avoir son opinion. Mais

4:14
Présentateur

j'ai le droit de penser

4:15
Locuteur

mon avis sur le fait des jurés. Non, mais c'est là où je pense qu'il ne faut pas... Il y a les deux. Non, mais vous n'avez pas entendu

4:21
Présentateur

ce que dit Alain Jakubovitch. Alain Jakubovitch dit, si vous aviez été à Chambéry, vous auriez fait le

4:29
Locuteur

même jugement. Il n'en sait rien.

4:30
Présentateur

Non, mais c'est ce qu'il dit. Il n'en sait rien. Et c'est un peu facile de dire, si vous y étiez, vous auriez fait comme ça. Non, la justice est rendue au nom du peuple français. Et je prends le problème dans sa globalité. Je dis que le

4:42
Locuteur

problème de la violence dans notre pays... Ça ne

4:44
Présentateur

sert à rien de mettre des jurés. Mais je suis pour les... Mais qu'il y ait des jurés et des magistrats en l'espèce, au-delà du cas présent, je dis que tous les Français ont compris que vous pouvez tuer et que vous allez sortir de prison au bout de 15 ans. Si vous

4:59
Locuteur

trouvez

5:00
Présentateur

que c'est rendu au nom du peuple français, j'en suis en complet désaccord. Voilà, point. Gérard Cao. Moi, je voudrais soulever un point qui pose... Moi, je trouve que c'est un débat passionnant. Mais bien sûr.

5:09
Locuteur

Je vous

5:09
Présentateur

le dis et je vous remercie de l'avoir. Noémie, je vais être avec nous et va nous expliquer pourquoi les 20 ans, pour que les gens comprennent, qu'on fasse un travail de pédagogie...

5:18
Locuteur

Écoutez, ça veut dire

5:19
Présentateur

quoi, pédagogie ? Ça veut dire qu'il y

5:21
Locuteur

a

5:21
Présentateur

un homme qui a tué deux personnes et que dans notre société française, il va sortir au bout de 15 ans ?

5:26
Locuteur

C'est la pédagogie ? Non, mais dites pas ça. Non, mais

5:28
Présentateur

attendez, il

5:29
Locuteur

y

5:29
Présentateur

a un moment, entendre ça... Alors, votre journaliste, et je la comprends, dit... Ah, mais non, mais il a tué que deux, il n

5:36
Locuteur

'a

5:36
Présentateur

pas tué trois, c'est pas un meurtre en série. Mais vous vous rendez compte où on en arrive ? Elle ne dit pas ça comme

5:40
Locuteur

ça, et vous le savez bien.

5:41
Présentateur

Mais ça veut dire quoi, Pascal Praud ? Ça veut dire que

5:44
Locuteur

c'est un permis de tuer dans notre pays.

5:46
Présentateur

Ça veut dire qu'il

5:47
Locuteur

n'y a

5:47
Présentateur

jamais eu autant d'homicide. Ça veut

5:48
Locuteur

dire qu'il y a un homme qui a brûlé

5:49
Présentateur

vive sa femme.

5:50
Locuteur

Et qu

5:51
Présentateur

'on continue depuis 20 ans à entendre ces histoires permanentes. Monsieur Dupont-Édouard,

5:55
Locuteur

on ne peut pas être taxé ici.

5:57
Présentateur

Non, on inverse les valeurs.

5:59
Locuteur

On

5:59
Présentateur

inverse les valeurs en permanence. Et

6:01
Locuteur

il faudrait

6:01
Présentateur

faire la pédagogie,

6:02
Locuteur

et on devrait dire

6:03
Présentateur

amène. On ne peut pas être... Et c'est insupportable ce qui se passe dans le pays aujourd'hui. C'est une magistrature qui est coupée de tout. Les policiers qui ont été brûlés vifs, Avis Richatillon, les agresseurs s'en sortent avec une peine dérisoire. Nicolas Dupont

6:16
Locuteur

-Édouard. Et ça dure depuis des

6:17
Présentateur

mois, des années. Nicolas Dupont-Édouard.

6:19
Locuteur

Mais

6:19
Présentateur

c'est ça qui va amener un jour une réaction autoritaire du peuple français. Moi j'aimerais que la République, la République ce sont des droits, ce sont des lois. Et quand les magistrats s'en éloignent, par de la sensiblerie permanente... Est-ce que je peux vous répondre ? Oui, mais parce que là je suis en colère d'entendre ça, ça fait 20 minutes qu'on entend l'ode au tueur. Non, personne...

6:38
Locuteur

C'est incroyable !

6:39
Présentateur

Alors, vous voyez ce que vous dites, je le conteste.

6:41
Locuteur

Et personne... Moi je le pense.

6:42
Présentateur

Et

6:42
Locuteur

personne... Ah oui, je dis

6:43
Présentateur

ce que je pense. Vous avez raison de dire ce que vous pensez. Tant mieux d'ailleurs. Trop c'est trop. Mais... Bon, mais ceux qui nous écoutent, ils savent qu'il n'a jamais été question depuis 20 minutes de faire l'ode au tueur. Ni dans ma parole,

6:56
Locuteur

ni dans celle Noémie Chout.

6:57
Présentateur

Mais n'y peine nulle part

6:59
Locuteur

! C'est moi qui m'allais... Pardonnez-moi.

7:01
Présentateur

C

7:01
Locuteur

'est cet

7:01
Présentateur

esprit, c'est cet esprit qui

7:03
Locuteur

règne dans notre justice

7:04
Présentateur

depuis 20 ans, qui aboutit à l'état de violence, d'homicide qu'il y a dans le

7:08
Locuteur

pays. Je ne partage

7:08
Présentateur

pas votre avis. Parce que nous sommes le pays le plus laxiste en termes judiciaires.

7:12
Locuteur

Je ne partage pas votre avis. Aller aux Etats

7:13
Présentateur

-Unis, il serait peut-être en peine de mort.

7:15
Locuteur

Je ne partage rien. Alors,

7:17
Présentateur

si on pense, si on pense que c'est formidable la France, que ça fait des années qu'on excuse les tueurs en permanence, eh bien on voit le résultat d'état de jungle qu

7:26
Locuteur

'il

7:26
Présentateur

y a dans le pays. Alors, d'abord on

7:27
Locuteur

va marquer le pause. Mais non, attendez le débat, mais c'est très... Je réagis

7:31
Présentateur

parce que l'inversion des valeurs par rapport aux victimes est insupportable. Alors, je le dis quand je pense. Désolé Pascal Praud. Mais

7:37
Locuteur

pourquoi vous êtes désolé ? Mais je réagis parce que je le pense.

7:40
Présentateur

Et j'assume chaque parole. Maintenant, en revanche, vous vous taisez.

7:43
Locuteur

Je me taisez. Je me taisez. C'est vous

7:44
Présentateur

le patron. Vous réagissez en homme politique. Non, en citoyen aussi.

7:52
Locuteur

Vous

7:52
Présentateur

faites de la politique. Non. Vous êtes dans votre rôle. Je trouve,

7:55
Locuteur

si vous me

7:56
Présentateur

permettez... Je suis un homme citoyen. Si vous

7:58
Locuteur

me permettez,

7:59
Présentateur

il y a un poil de démagogie dans ce que vous dites, puisque vous savez qu'effectivement c

8:03
Locuteur

'est

8:03
Présentateur

un discours qui est assez facile, mais vous ne pouvez pas me taxer. Moi, ben oui, c'est assez facile de dire vous faites

8:07
Locuteur

un anode au

8:08
Présentateur

tueur. On ne

8:09
Locuteur

fait

8:09
Présentateur

pas du tout

8:09
Locuteur

un anode au tueur. Mais laissez-moi terminer. Mais l'état de la société

8:11
Présentateur

française aujourd'hui mérite peut-être qu'on change de

8:13
Locuteur

ligne judiciaire.

8:14
Présentateur

Mais vous ne pouvez pas nous taxer nous ou me taxer moi d'être laxiste et d'être précisément, puisque régulièrement nous soulignons les dérives de cette société. Viri Châtillon, nous sommes heurtés

8:25
Locuteur

là-dessus.

8:25
Présentateur

Mais cette affaire-là, ce qui m'intéresse, c'est d'écouter un autre son de voix. Est-ce que je vous en veux là-dessus ? Non,

8:32
Locuteur

vous ne pouvez pas.

8:33
Présentateur

Mais vous dites, je rectifie, quand vous dites qu'on fait une ode au tueur depuis 25 minutes, je vous dis non. Depuis 25 minutes, c'est

8:39
Locuteur

une excuse

8:39
Présentateur

permanente pour

8:40
Locuteur

un tueur.

8:41
Présentateur

Non, et je prends à témoin ceux qui nous écoutent et qui sont de plus en plus nombreux, comme vous le savez, et ils jugeront. Et

8:48
Locuteur

l

8:48
Présentateur

'histoire jugera. Exactement.

8:50
Locuteur

En tout cas, l'état de la société française aujourd'hui n'a jamais été dans un tel état de violence.

8:54
Présentateur

Ce n

8:54
Locuteur

'est pas de la démagogie,

8:55
Présentateur

c'est au contraire. J'ai

8:56
Locuteur

bien compris. Mais restez avec nous, on va... Il faut que vous fassiez une pause. Restez avec

9:01
Présentateur

nous, parce que c'est un débat qui est passionnant en même temps, et on n'a pas besoin de s'énerver pour ça. D'ailleurs, on ne s'énerve plus. Non. Gérard Leclerc, ça me

9:07
Locuteur

fait

9:07
Présentateur

plaisir. Il est le mieux placé pour le donner.

9:10
Locuteur

Je

9:10
Présentateur

voudrais faire une remarque. Moi, je m'incline devant le père. Quelle douleur, quel courage. Enfin,

9:16
Locuteur

on

9:17
Présentateur

imagine ce que ça représente. Pour autant, il

9:20
Locuteur

y a

9:20
Présentateur

l'affaire de la famille, il y a le cas, et il

9:23
Locuteur

y

9:23
Présentateur

a des jugements

9:24
Locuteur

qui

9:25
Présentateur

ont un impact sur la société.

9:27
Locuteur

Et

9:28
Présentateur

ce que je veux dire,

9:29
Locuteur

quand

9:29
Présentateur

on a supprimé la peine de mort en France, souvenez-vous des débats. On nous disait, on supprime la peine de mort, mais, rassurez-vous, il y aura des peines fortes. Il y aura la perpétuité. Il y aura ensuite, et entre nous, entre la perpétuité et la mort,

9:43
Locuteur

quelle

9:43
Présentateur

est la plus grande souffrance, on ne sait pas. Mais, non, mais la vraie perpétuité. Oui,

9:48
Locuteur

oui,

9:48
Présentateur

d'accord. Dire à un homme, vous êtes éternellement emprisonné, c'est un vrai problème. Donc, il

9:52
Locuteur

y

9:52
Présentateur

a toujours eu l'idée d'une sortie. On est bien d'accord. Et ce que je vois avec le temps...

9:56
Locuteur

Ce

9:56
Présentateur

n

9:56
Locuteur

'est

9:56
Présentateur

pas exactement le sujet de

9:57
Locuteur

la peine de mort, d'ailleurs. Ce que je vois, si, excusez-moi,

9:59
Présentateur

c'est que je vois avec le temps,

10:00
Locuteur

c'est que nos sociétés

10:01
Présentateur

s'est accoutumées à descendre en permanence la valeur d'une vie. Et qu'on est arrivé à un point de rupture dans notre pays. Et c'est ça que je veux dire. Et si on ne le comprend pas aujourd'hui, on va vers un désastre pour notre République. J'entends ce que vous dites, Nicole. Pour que les choses soient claires, vous seriez pour la peine de mort

10:20
Locuteur

? Non, j

10:21
Présentateur

'étais en défaveur de la peine de mort à la condition que n'arrive pas ce qui arrive aujourd'hui. Oui, non, mais moi,

10:27
Locuteur

je

10:27
Présentateur

veux...

10:27
Locuteur

Parce que on peut supprimer la peine de mort réelle. Attendez, on peut supprimer la peine de mort si on nous avait

10:34
Présentateur

promis une perpétuité

10:36
Locuteur

réelle.

10:36
Présentateur

Donc, on arrive où la peine de mort a été supprimée et où il n'y a pas de remplacement

10:41
Locuteur

du...

10:41
Présentateur

Alors,

10:41
Locuteur

il y a

10:41
Présentateur

quand même des perpétuités qui... Très rares. Par exemple, il

10:45
Locuteur

y

10:45
Présentateur

a Georges Ibrahima Abdallah, je crois, qui est un terroriste 86.

10:48
Locuteur

Lucien Léger a

10:49
Présentateur

passé... Non,

10:50
Locuteur

mais aujourd'hui, Georges Ibrahima

10:52
Présentateur

Abdallah, 86, souvenez-vous, rue de Rennes, les attentats qui avaient fortement bouleversé la France, il est en prison, il ne sort pas. En attendant, 20

11:00
Locuteur

ans, je ne sais pas si vous réalisez ce que ça

11:02
Présentateur

veut dire,

11:03
Locuteur

mais

11:03
Présentateur

je suis, moi, effaré. Excusez-moi, mais vous tuez et vous sortez au bout de... Combien ? Vous oubliez qu

11:10
Locuteur

'il

11:10
Présentateur

y

11:11
Locuteur

a

11:11
Présentateur

un deuxième procès qui suit

11:12
Locuteur

derrière. La question, il a négé sur celui-là. Je ne pouvais pas

11:14
Présentateur

dire, comme vous l'avez dit, qu'il va sortir dans 15 ans.

11:16
Locuteur

Eh bien, Noémie Schultz, justement. Vous verrez avec les remises de peine. Ben non, ben moi, je prends le pari... Noémie Schultz veut

11:21
Présentateur

intervenir là-dessus

11:22
Locuteur

et après, on va changer de sujet. Très vite,

11:24
Présentateur

au deux tiers de la peine, au deux tiers de la peine. Noémie Schultz, bonne conduite. Noémie Schultz veut réagir très vite. Noémie.

11:32
Invité

Je crois vraiment que c'est important de rappeler les choses. Encore une fois, Néandale Lelandais, dans cette affaire, il n'est pas jugé pour assassinat, il n'était jugé pour un meurtre, il n'encourait pas la perpétuité. Donc comparer avec la peine de mort n'a pas vraiment de sens. Ensuite, dire qu

11:46
Locuteur

'il

11:46
Invité

va sortir dans 15 ans, on sait que d'ici un an, peut-être un petit peu plus, il va être jugé pour le meurtre de la petite Maëlys. Là, la peine encourue,

11:54
Locuteur

c

11:54
Invité

'est perpétuité, puisque c'est un meurtre, mais avec la circonstance aggravante que c'est sur une mineure de moins de 15 ans. Donc on peut imaginer qu'il aura une peine sans doute plus lourde. Et enfin, il est condamné à 20 ans de prison avec une période de sûreté des deux tiers.

12:09
Locuteur

Ça

12:09
Invité

veut dire qu'au bout de 15 ans, il peut commencer à faire une demande de remise en liberté. Ça ne

12:12
Locuteur

veut

12:12
Invité

pas dire que ça lui est accordé. Donc ça ne veut pas dire qu'il sort au bout de 15 ans. Et puis les magistrats ailleurs, la Cour a précisé qu'une fois après sa sortie de prison, il aurait 10 ans d'un suivi socio-judiciaire. Et que s'il ne respectait pas ce suivi socio-judiciaire, eh bien, il pouvait retourner en prison pour 5 ans. Je crois que dire qu'aujourd'hui, de comparer tous les meurts, de faire un espèce d'amalgame entre toutes les affaires, ça n'est pas la réalité des choses.

12:41
Présentateur

Je remercie Noémie Schultz. Noémie Schultz,

12:45
Locuteur

elle

12:45
Présentateur

est remarquable. Elle est remarquable. Il reste qu'il y a le discours

12:49
Locuteur

et

12:50
Présentateur

la pratique. On a vu le suivi socio-judiciaire du monsieur qui a brûlé vive sa femme, qui était sorti plus tôt, au bout de 9 mois.

12:58
Locuteur

Non mais c'est un excellent exemple de l'axisme de la justice. Vous avez raison. On est dans un

13:03
Présentateur

monde irréel. Mais vous

13:05
Locuteur

avez raison. C'est-à-dire qu

13:06
Présentateur

'on

13:07
Locuteur

se gange de mots

13:08
Présentateur

et la réalité est totalement différente. Et c'est ça que les Français ne supportent plus. Et moi, je demande que simplement, on applique les lois de la République. Vous avez raison

13:18
Locuteur

sur le

13:19
Présentateur

cas que vous citez. Cet homme qui est condamné le 15 juin, déjà pour une peine très faible, parce qu'il a frappé sans doute son épouse. Il prend 18 mois, dont 9 avec sursis. Il est condamné de mémoire le 15 juin et qui sort le 15 septembre au bout de 3 mois. Vous

13:33
Locuteur

avez parfaitement raison. C'est un vrai scandale. Et il y a pire, parce qu'il y a

13:40
Présentateur

pire, en mois de mars, il veut enlever sa femme,

13:45
Locuteur

l

13:45
Présentateur

'étrangler, et

13:47
Locuteur

ne pas

13:47
Présentateur

réincarcérer. Oui, bien

13:49
Locuteur

sûr. Mais vous avez raison. Ce monde devient fou. Oui, excusez-moi, Gérard Leclerc. Mais

13:54
Présentateur

c'est le résultat de dysfonctionnements profonds, structurels. Oui. Ce n

13:59
Locuteur

'est

13:59
Présentateur

pas toujours des cas à part. C'est une continuité.

14:02
Locuteur

Ce qui

14:03
Présentateur

me gêne dans votre discours, c'est que vous mélangez deux choses. On peut bien évidemment critiquer la justice et pointer et être scandalisé par ces dysfonctionnements. C'est ce qui s'est passé de façon à peu près évidente, on en aura la confirmation, dans l'affaire de Mérignac. C'est-à-dire qu'effectivement, il n'aurait jamais dû sortir comme il est sorti. Il devait avoir un suivi qui n'a pas été effectué. Il a lui-même admis avoir cherché et rencontré sa femme, etc. Bon, tout ça, on est d'accord. Mais faire le lien et l'amalgame entre ça et ce qui s'est passé à ce procès d'un droit

14:34
Locuteur

de l'affaire, c'est

14:34
Présentateur

deux choses différentes. Et simplement, un mot, juste un mot pour

14:38
Locuteur

dire que,

14:39
Présentateur

moi, je veux bien qu'on conteste comme ça les décisions de justice qui sont prises dans les règles... Parce que là,

14:45
Locuteur

c

14:45
Présentateur

'était les règles. Il y

14:45
Locuteur

a

14:45
Présentateur

eu un jury populaire qui

14:47
Locuteur

a décidé de s'épargner. Mais

14:48
Présentateur

à force de les remettre en cause, quelque part, c'est l'autorité d'une façon générale que vous remettez en cause. Et je trouve ça grave. Voilà,

14:54
Locuteur

si vous remettez en cause

14:56
Présentateur

l'autorité de la justice,

14:57
Locuteur

je ne sais plus où on va. Voilà, là, on est... Excusez-moi, c'est grave. C'est

15:00
Présentateur

quand même important de dire, et je le dis et je l'assume, que ce ne sont pas des dysfonctionnements épars. C'est un système de valeurs qui a été inversé au fil du temps et qui est responsable de l'état d'insécurité, de jungle qui s'est abattu sur notre pays. Et je crois que si on veut résoudre la question de l'insécurité, ce n

15:20
Locuteur

'est

15:20
Présentateur

pas en mettant des policiers en plus, c'est en revoyant la chaîne pénale, sa complexité. J'ai compris,

15:24
Locuteur

Nicolas Dupont-Rotinien, je suis sûr, j'ai

15:26
Présentateur

compris. Par un référendum.

15:27
Locuteur

J

15:27
Présentateur

'ai compris. Alors, je veux remercier d'abord, évidemment, sur une affiche, ne soyons pas naïfs. Non, mais moi, je crois qu'en fait, ça illustre la contradiction totale

15:35
Locuteur

d

15:36
Présentateur

'En Marche. C'est-à-dire, d'un côté, des discours contre le séparatisme, le communautarisme, et puis de l'autre, une femme voilée. Donc, ils affichent une religion, clairement. Ils affichent la soumission de la femme, un séparatisme. Et donc, ça montre qu'En Marche, en fait, est hypocrite. Premier point. Le deuxième point, mais vraiment, j'insiste là-dessus, est-ce que c'est le meilleur message pour réconcilier les Français ?

16:05
Locuteur

Et, à

16:06
Présentateur

la fin, il faut que les Français votent. Et, eh bien, sanctionnent très clairement, eux, En Marche. Voilà. Moi, je suis pour l'interdiction du voile, de ce signe extérieur, dans les lieux publics, dans les entreprises, dans l'hôpital, parce que j'estime que la République, c'est un lieu sans signe extérieur. C'est clair. On n'a jamais changé d'avis. Maintenant,

16:27
Locuteur

quelle

16:28
Présentateur

est la position réelle d'En Marche ? Personne ne le sait. Et je vais vous donner un dernier exemple. Il y

16:32
Locuteur

a

16:32
Présentateur

eu une charte, qui était une très bonne idée, que j'avais demandé à la présidentielle, que le président de la République a fait voter dans le projet de loi d'Armanin. Vous savez, cette charte de l'islam qui respecte les principes de la République, c'est-à-dire la supériorité de la loi générale sur la charia. Mais il y a trois associations qui exercent en France, d'influence turque, qui ne l'appliquent pas. Je sais.

16:51
Locuteur

Il y en a une qui peut construire une école à Albertville, et

16:55
Présentateur

qui construit une mosquée. Eh bien, ça veut dire exactement l'ambiguïté d'En Marche. On fait de l'affichage. Et puis, dans la réalité, il

17:01
Locuteur

n

17:01
Présentateur

'y a aucune conséquence.

17:02
Locuteur

Aucune conséquence. Mais Philippe Pagère, et après,

17:04
Présentateur

ce sera

17:04
Locuteur

la parole. Oui, mais ces associations devraient être interdites. Vous

17:07
Présentateur

avez dit quelque chose de très important tout à l'heure.