“On fait jouer aux policiers un rôle qui ne devrait pas être le leur” (Yves Sintomer)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:56Fait
« On a une situation qui perdure depuis des années. On a eu une valse des ministres de l'éducation nationale, un par an ou plus au cours des derniers temps. »
- 5:56Fait
« On fait euh jouer aux policiers, aux forces de l'ordre un rôle qui ne devrait pas être le leur. »
- 6:41Fait
« Il faut finalement qu'il y ait des jeunes qui soient ébornés ou ou blessés, des policiers, des membres de l'éducation nationale qui soit blessé pour qu'il y ait une réponse. »
- 7:21Fait
« Quand des adultes entre guillemets se mobilisent dans les rues pour les carburants ou pour le secteur de l'agriculture, ils sont écoutés avec et bien de l'argent sur la table et des choses concrètes et quand ce sont des lycéens, des étudiants, on les entend moins. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
On ira dans un instant encore une fois prendre la température du côté du ministère de l'éducation puisque c'est là que ça se passe. D'abord, c'est vrai Arnaud Benedetti Édouard Gef dit qu'il va accélérer. On vient de l'entendre, il va sans doute annoncer quelque chose par rapport au remplacement des professeurs absents. C'est ce qu'il appelle un plan d'urgence qu'il doit dévoiler, a-t-il dit, dans les prochaines heures ou les prochains jours. La difficulté pour ce gouvernement, c'est que d'abord, il a des marges de manœuvre extrêmement réduites sur le plan euh budgétaire, qu'il a un rendez-vous budgétaire à l'Assemblée nationale dont on sa et au Sénat, mais surtout l'Assemblée nationale dont on sait qu'il sera particulièrement compliqué et que c'est un gouvernement, il faut le rappeler,
enfin un exécutif en fin de parcours. Il lui reste en tout et pour tout 6 mois. Donc si vous voulez pouvoir pour un exécutif qui est à 6 mois d'une échéance présidentielle qui est censé redistribuer les cartes, pouvoir annoncer un plan d'ensemble qui répond de manière concrète et urgente aux revendications multiples et variées des lycéens. C'est un exercice particulièrement difficile. qui est sûr, c'est que aujourd'hui sur un plan purement, j'allais dire politique, le le gouvernement est confronté au défi d'éviter que la contagion finalement s'accroisse et que finalement cette crise qui pour le moment réduite au secteur en tout cas pour l'instant de l'éducation et potentiellement de l'enseignement supérieur puisquon voit
quand même les universités commencer également qui qui commencent à rentrer dans dans le mouvement d'éviter finalement un embrasement plus plus général généralisé de ce que l'on voit aujourd'hui. Alors, est-ce qu'ils vont réussir à apaiser la colère des étudiants et des lycéens ? Et bien, c'est la question qui se pose à 15h3. Mano Bouvier, bonjour. Journaliste politique, vous êtes en direct du ministère de l'éducation nationale. On attend à tout instant effectivement ce rendez-vous entre les ministres donc Philippe Baptiste pour l'enseignement supérieur, Édouard Gefit pour l'éducation nationale et les principaux syndicats lycéens. Effectivement, les trois syndical lycéens sont arrivés il y a quelques minutes. Ils ont fait une courte déclaration à la presse avant
de partir à cette manifestation. Leurs revendications sont claires. Ils ne veulent pas seulement parler. Édouard Gefrey a énormement parlé. On veut communiquer, on veut pouvoir échanger. Ils sont contents d'échanger mais ils veulent réellement du concret. Ce matin, j'ai j'étais à Reince pour Canal 16 pour France info canal 16. Il a déjà donné quelques petites garanties. Il a surtout surtout dit qu'il n'y aurait pas de suppression de poste euh au lycée. Ça, il l'a assuré. Et il a aussi dit qu'il y aurait quelques annonces notamment concernant le remplacement des professeurs. Cette réunion devrait durer un petit peu plus d'une heure et on verra si les syndicats en ressortent confiants. Pour le moment, il semble assez méfiant en tout cas, c'est le moins qu'on puisse dire.
Merci beaucoup Mano Bouvier. L'Union syndicale lycéenne, l'Union étudiante, le le renouveau lycéen, les lycéens doivent être donc à ce rendez-vous. Floriant tardif, il a pas le choix hein, il va falloir Édouard Jeffrey encore une fois apporter des réponses parce qu'ils ont été déçus hier par la locution du premier ministre Sébastien Lecornu qui est revenu à ce qu'on appelle finalement la démocratie lycéenne avec des temps d'échange de la concertation, des temps qui nous semblent peut-être révolu après plusieurs semaines de mobilisation et alors qu'on voit ces images en direct ses manifestants lycéens qui sont de nouveau dans la rue. Oui. Le principal problème aujourd'hui de l'exécutif, c'est qu'il est passé du quoi qu'il en coûte en quoi qu'il en coûte rien. Tout simplement parce que
non mais c'est vrai, je me permet de prendre cette cette formule là tout simplement parce que les finances publiques, on en a parlé assez longuement ces dernières semaines, ne permettent plus à l'exécutif d'avoir des marges de manœuvre suffisantes pour pouvoir répondre aux nouvelles crises qui peuvent surgir, que ce soit la crise des carburants d'ailleurs que le Premier ministre a évoqué hier soir ou aujourd'hui la crise lycéenne. Il y a deux erreurs de communication que l'exécutif a pu conomettre ces ces dernières semaines. La première erreur, c'est que la première personne, le premier membre du gouvernement qui est en quelque sorte sorti du bois, c'est qui ? C'est Laurent Nouz. C'est le ministre de l'intérieur. C'est-à-dire que lorsqu'on l'on a une crise sociale comme cela et que la
première personne qu'on envoie entre guillemets au front, c'est le ministre de l'intérieur, ça veut dire qu'on axe plutôt notre communication du côté de la répression. C'est une erreur. Erreur d'autant plus que c'est une erreur ou c'est un sujet de diversion ? Ah non, c'est une erreur de communication. Il fallait d'abord envoyer, on peut tout à fait envoyer Laurent Nunes. Il est tout à fait légitime que le ministre de l'intérieur, compte tenu des des violences qui ont été commises la semaine dernière prenne la parole sur ce sujet-là. Mais le premier ministre à envoyer, c'est d'abord le ministre de l'éducation nationale. Et la première conférence de presse, c'est intéressant ce que dit Floriant suite au début de ce mouvement, n'a pas eu lieu Ruc Grenel mais place Bovo avec
Eddouard Jeffrey qui était il me semble présent mais c'était bien place Bovo donc au ministère de l'intérieur. Ministère de l'intérieur. Et le deuxième point c'est que Édouard Jeffrey euh n'a pas dès le début lorsqu'il a pris la parole expliqué qu'il y a deux sujets. un sujet euh enfin des dispositifs qu'il peut lui-même engager sur lesquels effectivement il peut y avoir des des modifications et dont il a la charge par exemple et il en a parlé ce matin à Reins engager pourquoi pas des contractuels pour remplacer les les professeurs qui viendraient à manquer dans certains établissements. Ça il le peut mais concernant par exemple la vétucité du bâti il ne le peut pas. C'est à la charge des régions. Donc c'est-à-dire, il aurait dû prendre la
parole en expliquant bien évidemment, j'entends vos revendications. Il y a des choses que je peux engager au niveau gouvernemental, mais il y a des choses à un moment donné où il faut qu'il y ait des concertations avec les élus locaux et pourquoi pas les les établissements concernés. Mais ça malheureusement, même si j'entends votre colère, je ne le peux pas. En tant que ministre de l'éducation nationale. Il a manqué de pédagogie Yve Saintomer, le le ministre de l'éducation nationale sur ce sujet. Il aurait dû intervenir plus tôt en expliquant qu'est-ce qui relevait de ses prérogatives et qu'est-ce qui était hors de son domaine. Moi, je crois que le problème, il est beaucoup plus malheureusement beaucoup plus grave qu'un problème de communication ou de pédagogie. On a une
situation qui perdure depuis des années. On a eu une valse des ministres de l'éducation nationale, un par an ou plus au cours des derniers temps. Euh on on fait euh jouer aux policiers, aux forces de l'ordre un rôle qui ne devrait pas être le leur. Normalement, il aurait fallu à travers des pratiques de discussion, de concertation, de participation faire face à une situation qui aujourd'hui est reconnue comme n'étant pas bonne dans les lycées et il aurait fallu par ailleurs prendre des mesures qui s'imposent. Et donc c'est pas simplement un problème de communication, de pédagogie, c'est un problème d'une
inaction. Il faut finalement qu'il y ait des jeunes qui soient ébornés ou ou blessés, des policiers, des membres de l'éducation nationale qui soit blessé pour qu'il y ait une réponse. C'est tout même comment on l'explique justement ? Parce que on va revoir peut-être les annonces, les principales annonces de Sébastien Lecnu hier. Il a pris la parole en pleine crise lycéenne. On s'est dit il va annoncer des choses sur les lycéens. Résultat, il a parlé des lycéens. Il a ouvert même en parlant d'eux mais il est vite arrivé sur d'autres choses sur le carburant sur ces 10 millions euh de stocks de baril de stocks libérés euh pour puiser dans nos réserves. Donc sur la crise des carburants, sur l'énergie euh sur la crise agricole également. Comment on explique que finalement quand
des adultes entre guillemets se mobilisent dans les rues pour les carburants ou pour le secteur de l'agriculture, ils sont écoutés avec et bien de l'argent sur la table et des choses concrètes et quand ce sont des lycéens, des étudiants, on les entend moins. Bah, il faut noter que on a aussi un rapport à aux manifestations violentes ou un peu dures, complètement différent lorsqu'il s'agit des agriculteurs qui sont très largement tolérés dans leurs actes et puis dans les actes des lycéens. Les lycéens, ils n'ont pas d'organisation euh structurée qui les représentent. Il y a bien des syndicats, mais ils sont relativement faible par rapport par exemple au syndicat des agriculteurs. Euh ce n'est pas la base électorale du gouvernement principalement. Ils vont voter par
exemple pour la France insoumise ou pour d'autres pour le Rassemblement national bien davantage. Et donc finalement, ils sont les laissés pour compte. M.
Édouard Geffray