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interviewSud Radio (sur YouTube)· 10 juillet 2026 9 min

"Marine Le Pen, une image qui divise en vue de la présidentielle 2027" - Fréderic Dabi

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et 7 minutes sur l'antenne de Sud Radio. Soyez les bienvenus. Dans un instant, on recevra Agnès Busin, ministre de la santé.

Cela fait très longtemps qu'elle ne s'est pas exprimé et on verra qui elle soutient, si elle soutient l'un des candidats dans cette course à la présidentielle. Et tout de suite, on est avec Frédéric Dab. Vous êtes le directeur de l'Institut If IOP qui vient de réaliser Bonjour Frédéric et merci d'être avec nous dans ce studio.

Vous venez de réaliser une enquête pour Sud Radio et Fiducial, enquête sur la code de popularité de Marine Le Pen. Alors évidemment, il faudra voir comment tout cela s'inscrit dans le temps, mais on va voir avec vous quels sont les premiers enseignements de cette séquence un peu folle que l'on vient de vivre. En un mot globalement, comment les Français ont perçu cette séquence ?

C'est intéressant de voir comment Marine Le Pen est perçu. On a sorti cette fameuse enquête d'intention de vote il faut pour le LCI et le Figaro avec un socle électoral extrêmement fort à 36 %. Le dernier candidat une présidentielle qui avait un score pareil Jacqu il faut remonter à France à Mitterran en 1988 ça nous rajignit pas.

Il y a la capacité à Marine Le Pen d'avoir rattrapé tout son retard sur Jordan Bardella auprès de segment où Jordan Bardella avait percé. Je pense aux jeunes, je pense aux électeurs de droite, aux patrons de TPE PME, les + 6 % qu'elle a récupéré, elle récupère. Tout à fait.

C'est c'est il y a vraiment un effet de rattrapage parce que l'électorat Eren, vous savez, il est sur une logique bien sûr d'incarnation mais une logique d'alternative que ce soit Bardella ou Le Pen, c'était eux, ils n'ont jamais été essayés, ils font pas pire que les autres. Pourquoi pas eux ? Même Mélonie a un peu mis de l'eau dans son vin.

C'est sont ce que je vous dis sont des phrases qu'on recueille dans les enquêtes qualitatives, le discours spontané des Français. Et là l'enquête sud radio, elle est plus qualitative. On voit des traits d'images associées à Marine Le Pen où très clairement elle a on lui attribue massivement des attributs de l'imaginaire présidentiel à de l'autorité 69 % courageuse 62 %.

La proximité aux préoccupations des Français qui a été le gros problème d'Ema Macron pendant tous ces deux quinquenas. 55 % elle comprend les préoccupations des Français également le micro et le macro elle a une vision pour le pays. Maintenant la compétence c'est toujours une personne sur deux qui ne pense qu'elle ne l'a pas.

On se souvient de son débat sur quel sujet précisément si on rentre dans le détail de la compétence est-ce qu'elle a quels sont les points faibles en fait ? On se on se souvient des débats ratés de 2017, catastrophique. Le débat de 2022, un peu moins raté, mais effectivement euh beaucoup plus euh euh où elle a eu des difficultés quand même.

L'item qui est peut-être le plus difficile, Jacques, elle a la stature d'une présidente de la République. 46 % des Français disent oui, c'est une minorité mais 46 % çait beaucoup mond et surtout on avait posé pour Sud Radio cette question en septembre 2017, quelques mois après le débarrassaté, ce n'était que 27 %. Elle a refait son retard en terme de crédibilité. [raclement de gorge] Maintenant, les affaires la touchent, la dimension qui est la lui qui lui est le moins associé, c'est elle est honnête. 37 % de Oui, mais vous savez, on se souvient de la campagne de 2002 où Jacques Chirac était soupçonné de beaucoup euh d'affaires.

On l'appelait dans les guignoles super menteur. Ça avait pas empêché de gagner. Les Français sont moins sur une logique de tous pourris.

C'est toujours embêtant quand il y a un doute sur la probité que sur une logique de tous impuissants. Impuissant à régler, à transformer le pays et à régler les problèmes du pays. Alors, quand vous les interrogez sur ce paradoxe, ils ont aussi fait campagne sur le côté tous pourri.

Et puis là, on a beau nous raconter ce qu'on veut, il y a quand même une double condamnation même si madame Le Pen fait appel en Cours de cassation et que donc moi je sais qu'il y a un débat sur ce qu'il faut dire ou pas dire, est-ce qu'elle est présumée innocente ou pas, enfin le fait est que il y a eu deux condamnations par deux instances. Donc, il y a quelque part quelque chose qui touche forcément les Français. Comment perçoivent-ils ça ?

Alors, vous avez raison de rappeler ça et je rappellerai qu'on est au début du chemin. La présidentielle, [raclement de gorge] c'est dans 9 mois. On est dans une présidentielle de renouvellement comme celle de 95, fin de l'air Mitteran, 2007, fin de l'air chirc.

Et c'est vrai qu'il y a beaucoup de rebondissements qui peuvent se produire. On ne connaît pas complètement l'offre électorale et puis il peut y avoir un effet de poison lent. Pour l'instant, l'électorat aène, c'est clair pour eux, ils ont leurs candidats, ils retrouvent Marine comme il l'appellent.

Mais quand même 1/ ne souhaitait pas sa candidature. Ça veut dire qu'elle est fragile auprès d'une partie des lectoratsennes. Et puis en cours de campagne, quand les français, il y aura ce moment qu'on appelle la cristallisation, ils ils se diront "Mais à qui je confie des clés de la maison France ?" Est-ce qu'une personne doublement euh condamnée euh peut être à la tête du pays ?

Et puis il y a quand même des sujets où l'électorat Jacques Eren est extrêmement mobilisé ? L'insécurité, la délinquence. Comment pourrait-elle parler de la délinquence, de l'impunité des voyou comme elle le dit, des racailles si le risque et qu'on lui renvoie sa condamnation et puis a je suis pas spécialiste cet endroit mais la Cour de cassation finalement se prononcerait au mois d'avril.

On est vraiment dans une incertitude très forte même si pour l'instant Marine Le Pen fait la course en position. Ce n'est pas une surprise. Oublions les fameux sondages.

Regardons les élections depuis 2022. Le RN a gagné les européennes était et est arrivé au premier tour des élections législatives en tête. Vous avez raison hein.

Frédéric DBI, directeur de l'Institut IFOP, qui nous aide à mieux comprendre la séquence euh judiciaire et politique que l'on vient de vivre avec cette enquête Sud Radio fiduciale et le Figaro. Et euh vous avez raison de dire que il peut y avoir encore des coups de théâtre. On ne sait pas comment euh d'un point de vue judiciaire les choses peuvent se passer dans la course finale.

Évidemment, on a tous ça en tête. Alors, j'ai envie de vous interroger sur euh ceux qui sont moins convaincus, ceux qui peut-être euh hésitent. Euh euh est-ce que euh ceux qui sont les moins convaincus et qui peuvent éventuellement faire la différence et raller un camp ou un autre ou passer euh je dirais, d'un candidat à l'autre euh sont comment réagissent-ils ?

Est-ce que ça les a mis en doute ce qui s'est passé cette semaine avec cette cette condamnation, même si derrière, on le rappelle, il y a la Cour de cassation et pour les défenseurs de Marine Le Pen, elle reste présumé innocente. Oui, vous avez raison de rappeler ça. Quand Jordan Bardella a était le candidat naturel, rappelez-vous le baromètre de l'ambition présidentielle pour l'FO fiduciel Figaro LCI et sur radio, on avait un français sur deux qui pronostiquait Marine Le Pen sera pas candidate.

Et c'est vrai que dans une logique de second tour, on imagine qu'elle accède au second tour. Vous connaissez la logique du second tour, c'est la célèbre phrase de Charles Pasqua. Qu'est-ce que c'est qu'une élection ?

Au premier tour, on choisit. Au second tour, on élimine. Et il y a un électorat de droite qui était séduit par l'offre Bardena du nom des droites qui pourrait peut-être ne pas choisir Marine Le Pen si tent qu'il n'y ait pas de candidat de droite au second.

Exement. Mais vous avez dans notre enquête pour la Figaro pour la première fois, j'ai voulu le faire parce qu'on avait pas fait de juste avant. On a testé des hypothèses de ce alors c'est très frappant justement parce que elles sont frappantes et en général il faut bien le dire et vous allez nous éclairer sur ce point euh Frédéric Dabs sur un second tour elles sont très hypothétiques parce que on n pas le cerveau qu'on aura le 25 avril donc voilà et il sera pas on a pas le cerveau qu'on aura le soir du vote le 18 avril et puis il nous manque une une dimension fondamentale qu'on aura pas avant 18 c'est la connaissance des résultats du premier tour qui crée une dynamique ou pas les sondages donnés par exemple en 2007 un second tour serré entre Nicolas Sarkoziier et Segen Royal le premier tour il devance madame Royal de 7 points.

Bah ça crée une dynamique extrêmement forte. Maintenant ce qui est très ce qui est très historique jamais dans une enquêteope Marine Le Pen l'emporter quelle que soit l'hypothèseignement. Il y avait eu en 2015 une enquête figar au sud radio où Marine Le Pen devançait un François Hollande vous rappelez extrêmement impopulaire.

C'était en 2014 au mois de septembre. Maintenant, quand on est à 54 55, on voit ce qui était la je dirais la euh ce qui était la difficulté du RN au second tour, la logique d'élimination. L'idée que la marque Eren était une marque qui était pas euh désirable, on le on le voit moins.

Euh 54 46, ça veut pas dire qu'elle va Gabberatal ou Édouard Philippe, mais que il y a pas de souci si je puis dire pour l'envoyer à l'Élysée. Et puis il y a un second tour spectaculaire qui vaut ce qu'il vaut. Bien sûr, c'est pas une prophétie ce sondage, c'est pas un pronostic, c'est un état des forces.

à l'instant c'est une photographie exactement merci de le dire c'est ce second tour face à Jean-Luc Mélenchon où il y a désormais un front républicain qui touche les filles. C'est un tout sauf et les filles tous sauf Jean-Luc Mélenchon qui est le repoussoir absolu. Il fait dans l'enquête un très bon score de premier tour 15 % tris points de plus par rapport à l'enquête fiduciale pour le Figuero LCI Sud Radio d' 15 jours.

Il y a quellement un socle. C'est Mélenchon, c'est drôle. Il se définissait comme une tortue électorale.

Il est devenu un lièvre. Le lièvre dans la fable, il est battu. Mais si à gauche aucune tortue, si je puis dire, n'émerge, il ne sera pas battu.

Et c'est vrai que il peut y avoir un second tour. On l'a vu dans beaucoup d'enquêtes. Un second tour RN LFI Le Pen Mélenchon.

Beaucoup d'enseignements avec cette enquête exclusive signée Frédéric Dab pour l'institut If IOP évidemment Sud Radio Fiduciel Le Figaro LCI. Et vous nous restez avec nous Frédéric. On on en parlera dans le grand débrief avec Noémi Alua.