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InterviewGabriel Attal (sur YouTube)· 9 septembre 2025 11 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesBudget & impôts

GABRIEL ATTAL SUR TF1 | LE PRÉSIDENT DOIT DÉSIGNER UN NÉGOCIATEUR

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteÉludée

    Qui souhaitez-vous voir à la place de François Baï à Matignon ? Votre parti Renaissance est-il candidat ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous vous laisseriez un gouvernement de gauche travailler si ça se produit ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Expliquez-nous ce négociateur indépendant : profil et méthode ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes prêts à des concessions sur des thèmes essentiels comme la taxation des hauts patrimoines ou la réforme des retraites ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui n'est pas correctement partagé aujourd'hui selon vous ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    61 % des Français souhaitent la dissolution de l'Assemblée nationale. Est-ce que vous êtes prêt à les entendre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Gabriel AttalFait
    « Je crois que depuis un an et depuis la dissolution, tout a été fait à l'envers. »
  • 6:00Gabriel AttalFait
    « Il faut un budget pour le 31 décembre. Pour avoir un budget pour le 31 décembre, il faut qu'il soit déposé au plus tard le 6 octobre. »
  • 8:00Gabriel AttalFait
    « On a accepté deux premiers ministres qui ne venaient pas de notre parti politique, mais qui venaient de partis qui ont fait quatre fois moins de voix que nous aux élections législatives. »
  • 10:00Gabriel AttalFait
    « Je considère que la dissolution, ça serait la pire solution. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Gabriel Atal. Bonjour Adrien Jees. Bonjour Bruce Toussin.

Après la chute du gouvernement, François Baï va officiellement remettre sa démission tout à l'heure à à midi. C'est une information TF1 LCI. Qui souhaitez-vous voir à sa place à Matignon ?

Est-ce que votre parti Renaissance est candidat pour occuper ce poste ? Je pense que commencer par répondre à cette question, c'est se condamner à se poser la même question dans quelques mois. Je crois que depuis un an et depuis la dissolution, tout a été fait à l'envers.

Des premier ministres ont été nommés en se disant que derrière ils auraient une majorité dans un contexte où l'Assemblée nationale est totalement divisée et aucune force politique n'a seule une majorité. Et donc ce que je propose c'est cette fois-ci après la chute du gouvernement de Michel Barnier, la chute du gouvernement de François Bairou de renverser la méthode et de parler du quoi avant de parler du qui parce que c'est ce qui permettra de stabiliser à l'Assemblée nationale un socle qui nous permettra d'aller jusqu'à l'élection présidentielle en 2027 avec une stabilité parce que la situation aujourd'hui elle est insupportable pour les Français. J'échange avec les Français, on en a vu tout à l'heure dans votre reportage, il voit ce spectacle absolument affligeant de gouvernement qui chute tous les trois ou t tous les 6 mois et la Vals à nouveau des questions qui va être nommé à Matignon.

Il faut sortir de cette spirale. Le quoi et le qui, ça peut quand même tout de même concerner la question des contours. Hier sur TF1, Olivier Fort dit Emmanuel Macron doit appeler la gauche au gouvernement.

Il considère que c'est désormais la gauche précisément parce que jusqu'ici les républicains le modèle ont échoué. Est-ce que vous vous laisseriez un gouvernement de gauche travailler si ça se produit ? Mais Adrien Jandre, quelle que soit l'identité du Premier ministre qui sera nommé euh pour que son gouvernement ne soit pas renversé au bout de quelques mois, il faudra qu'il y ait un socle à l'Assemblée nationale qui ne le renverse pas.

Donc indépendamment de l'identité du Premier ministre, il faut d'abord savoir qu'est-ce qui sera fait dans ce budget et qu'il y a une forme de compromis qui soit trouvé entre les forces politiques. Encore une fois, qu'est-ce qu'on a entendu ces derniers jours à la télévision ? On a entendu la droite, Bruno Rotaillot expliquer qui c'était la gauche, il y aurait une censure.

On a entendu la gauche expliquer qui c'était la droite, il y aurait une censure. On a entendu la France insoumise et le Rassemblement national expliquer que qui que ce soit, il y aurait une censure. Qui parle des Français, qui parle de leur problème, qui parle du pays, de sa stabilité et de notre visibilité dans le monde ? personne.

Donc moi ce que je dis de manière très claire que le président de la République désigne une personnalité en dehors de la politique qui ne sera pas premier ministre mais qui aura vocation pendant les trois prochaines semaines à réunir 7 jours sur 7 24 heures sur 24 les chefs de partis politiques. Qu' puiss Oui. négociateur, c'est ce qui se fait Adrienre dans quasiment tous les pays autour de nous parce que la situation qu'on a aujourd'hée nationale avec aucun parti qui a une majorité, elle est inédite dans l'histoire de la France mais elle est pas du tout inédite en Europe quand vous regardez autour de nous.

C'est le cas dans quasiment tous les parlements. Et pourtant, alors que vous avez des partis qui sont différents, qui ont fait campagne les uns contre les autres dans ces pays autour de nous, ils arrivent après les élections au service de leurs concitoyens à se mettre d'accord autour d'un compromis pour permettre à leur pays d'avoir un gouvernement stable. Il n'y a pas d'urgence pour vous à nommer le premier ministre.

Il faut d'abord une phase de négociation avant de nommer le premier ministre. Pour moi, il y a un compte à rebour et une urgence. C'est le 31 décembre.

Il faut que notre pays ait un budget parce qu'il faut que les entreprises elles sachent quel sera le cadre fiscal réglementaire de l'année prochaine si on veut qu'elle puisse embaucher investir parce qu'il faut que les Français puissent savoir quels seront leurs impôts et cetera en 2026. Donc il faut un budget pour le 31 décembre. Pour avoir un budget pour le 31 décembre, il faut qu'il soit déposé au plus tard le 6 octobre.

Et ben d'ici au 6 octobre, on a le temps de mettre pendant 3 semaines, un mois autour de la table. Expliquez-nous parce que c'est c'est inédit en France si ça se fait. Donc vous voulez pas donner de nom.

On l'a compris. Mais le profil c'est quoi ? C'est un grand sage ?

C'est une personne qui est complètement en dehors des partis politiques. Qu'est-ce que vous imaginez ? Je crois que c'est une personne effectivement qui vient pas de la politique active immédiate.

Ça peut être quelqu'un qui vient du monde syndical, du monde associatif et qui sur son nom peut mettre autour d'une même table l'ensemble des chefs de partis politiques. Je pense que c'est possible. Vous l'avez dit, ça se passe partout autour de nous.

L'ensemble des chefs de parti politiques, vous imaginez autour d'une même table les partis du socle commun, la France insoumise, le RN. Il y a quelques semaines pour la rentrée du MDEF, la rencontre des entrepreneurs de France, on a été tous autour d'une même table, en tout cas sur une même scène pour un débat. on a été capable de débattre et j'ai mis en avant des points avec lesquels j'étais en accord, parfois en désaccord avec l'ensemble des partis politiques et à la fin, j'ai fait une invitation, une proposition, je leur ai dit "Revoyons-nous dans le même format, échangeons." Encore une fois, les Français qui nous regardent, vous savez, des compromis, ils en font tous les jours, au boulot, avec leur famille, avec leurs amis, ils savent ce que ça veut dire.

Ça veut dire que vous pouvez vouloir quelque chose mais que vous êtes pas tout seul et que vous pouvez peut-être pas avoir tout ce que vous voulez. Et à ce moment-là, vous discutez ensemble avec d'autres personnes et puis vous vous mettez d'accord. que vous a dit le chef de l'État sur cette idée ?

Vous lui avez soumise. Il en pense quoi ? Bah la semaine dernière, vous savez que il a convielysée des chefs de parti politique dont je faisais partie.

Je lui ai dit quelles étaient les différentes options à mon sens et la première option que j'ai mise en avant, c'était celle-là. Mais il n'a pas fait de commentaire, il en a pris note. C'est la décision lui revient évidemment.

Enfin, ça se on semble pas se diriger vers ça puisque là pour l'instant l'Élysée communique en disant il y aura un premier ministre dans les tout prochains jours. Il a pas été annoncé un négociateur. La décision elle revient au président de la République.

Je suis respectueux nos institutions maintenant. Moi je fais une proposition pour essayer de trouver une solution et de sortir de cet état d'instabilité permanente. Parce qu'encore une fois, je pense que les premiers à en souffrir à en souffrir, c'est les Français.

Je me mets honnêtement des Français qui regardent ce spectacle des derniers jours, des dernières semaines et même des derniers mois. Enfin, honnêtement, il y a de quoi devenir fou de se dire cette classe politique qui se regarde elle-même, qui se parle à elle-même, qui ne parle pas des problèmes des Français, qui tous les jours cherche des solutions pour se faire soigner, pour vivre mieux de leur travail. C'est de ça qu'on devrait parler ensemble.

Vous dites, il faut qu'on voit si on a des points communs, si on peut faire des compromis. Très clairement, est-ce que vous vous êtes prêts à des concessions sur des thèmes essentiels ? Par exemple, pour les socialistes, la taxation des haut patrimoines, ce qu'on appelle aussi la taxe Zukman, la réforme des retraites, ils veulent le retour à 62 ans, globalement la politique pro business menée depuis 2017.

Est-ce que sur ces trois sujets-là, vous êtes prêts à dire "Nous allons reculer par rapport à ce que nous avons fait, nous allons revoir nos positions." D'abord, avec mon parti Renaissance et avec les députés de mon groupe, je pense qu'on est probablement ceux qui ont fait le plus de concession depuis un an. D'abord, on a accepté deux premiers ministres qui ne venaient pas de notre parti politique, mais qui venaient de partis qui ont fait quatre fois moins de voix que nous aux élections législatives.

Et ensuite sur le fond, je vous rappelle qu'il y a des mesures auxquelles on était opposé, on l'a dit au moment du budget à l'époque de monsieur Barnier par exemple, augmenter le coût du travail des entreprises en augmentant les charges des patrons. On était contre. Donc sur ces trois exemples là, sur ces troisl tax, la réforme des retraites, la politique de l'offre.

Ce que je vous dis, c'est qu'on a fait des concessions, essayer de faire des compromis depuis un an. On est évidemment prêt à en faire. Je vais vous donner un exemple sur le volume des économies qui sont recherchées.

François Bairrou dans son budget disait il faut 44 milliards d'économie, pas un de moins. Ça sera comme ça et puis ça n'est pas discutable. Moi, je pense qu'il vaut mieux avoir un budget avec peut-être un peu moins d'économie dedans que pas de budget du tout et donc pas d'économie.

Ça typiquement c'est la discussion que je dois avoir non pas avec vous monsieur Gendre et vous monsieur Toussin mais avec monsieur Olivier Fortillot les chefs de parti politique et et derrière on arrive à un socle minimal. Ça sera peut-être pas parfait pour tout le monde c'est ce que c'est qu'un compromis mais au moins ça permettra d'avoir une stabilité jusqu'à l'élection présidentielle de 2027. À nos confrères du Parisien, vous dites la chose suivante.

Le président de la République doit montrer qu'il est prêt à accepter de partager le pouvoir. Ça veut dire quoi ? Bah, ça veut dire que euh tout ne peut pas se décider euh depuis l'Élysée, euh à l'Élysée et même, j'ai envie de vous dire, depuis Matignon, c'est le cas aujourd'hui parce que la réalité c'est qu'on a aujourd'hui une Assemblée nationale encore une fois dans laquelle il y a pas de majorité absolue et donc c'est avec les partis politiques représentés à l'Assemblée nationale que les discussions doivent se faire et qu'on doit pouvoir trouver ce compromis.

Qu'est-ce qui n'est pas correctement partagé aujourd'hui ? Est-ce que vous pouvez nous donner un exemple de ce qui ne fonctionnerait pas de votre point de vue là ? Ce que je vous dis c'est que commencer par le qui désigner une personnalité un premier ministre en disant voilà c'est le choix qui est fait et puis ensuite pour le coup Gabriel qui octroit mais j'entends Adrien mais on est dans une situation politique et parlementaire qu'on a jamais connu sous la 5e République avec cette constitution et donc moi je considère que face à cette situation qui depuis un an s'apparente à un blocage bah il faut probablement innover et innover non pas en allant chercher une solution sur une autre planète mais en allant chercher une solution chez les pays qui nous entourent qui font face à la même situation et la solution RN, il y a un sondage ce matin, sondage Haris, 43 % des Français veulent Bardella comme premier ministre mais vous savez 43 % on aura le même parlement et la même assemblée nationale dans laquelle le Rassemblement national non seulement n'a pas la majorité mais en plus un bloc de députés qui est très minoritaire à l'Assemblée nationale.

Et donc je vais vous dire pour faire alliance avec ça ne suffit toujours pas avoir une majorité Bruce Toussin. De toute façon, encore une fois, avant de de se dire qui sera Matignon, il faut peut-être se dire quel budget et à même de rassembler des groupes politique pour avoir une stabilité. Puisque vous voulez penser aux français, il se trouve que ce matin, d'après un sondage ifOP pour le coup pour LCI, 61 % des Français souhaitent la dissolution de l'Assemblée nationale.

Est-ce que vous êtes prêt à les entendre ces Français là ? Et moi, vous savez, je pense que les Français, ils sont affligés par le spectacle que donnent les partis politiques à l'Assemblée nationale aujourd'hui parce qu'ils se parlent à eux-mêmes, parce qu'ils disent "On va vous censurer avant même qu'on puisse rentrer dans une discussion sur le fond". Donc moi, je comprends parfaitement l'exaspération.

Maintenant, je considère que la dissolution, ça serait la pire solution. D'abord parce que je vous disais, il faut un budget. Vous avez peur du vote des français ?

Non, parce que le vote des français, il a eu lieu il y a un an. Adrien Jeendre, d'abord un, on a besoin d'un budget d'ici au 31 décembre. Qui peut croire que se relancer dans des élections pendant des semaines euh et des semaines va nous permettre d'avoir ce budget d'ici au 31 décembre ?

Ensuite, euh je considère que les Français ont voté il y a 1 an et donc le problème c'est pas les Français, c'est la classe politique. Le problème c'est pas les Français et leur vote, ils ont voté il y a un an, c'est les responsables politiques qui sont incapables à ce stade. Mais moi, je considère qu'on peut trouver des solutions qui sont incapables à ce stade de se mettre autour d'une table pour s'entendre comme le font leurs collègues de tous les pays qui nous entendent.

Un dernier mot rapidement, vous avez le sentiment que qui que ce soit va répondre favorablement à votre main tendue. Depuis hier soir, j'ai getté toutes les déclarations. J'ai rien vu en ce sens.

Moi, j'ai entendu des déclarations venant de Laurent Voquet. J'ai entendu certaines déclarations à gauche au Parti socialistes notamment qui étaient ouvertes à ce dialogue et à cette discussion. Maintenant, c'est sûr que pour qu'il se mette autour de la table, bah il faut que le président de la République décide de désigner un négociateur et donc quelque part de faire la confiance, de faire confiance au partis politiques représentés à l'Assemblée pour chercher des solutions.

Merci Gabriel Atal, merci Adrien Jean. On va se retrouver dans quelques instants.