Face à Philippe de Villiers / 21 novembre 2025 (CNews)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 12:00Philippe de VilliersChiffre
« 59 % des jeunes interrogés souhaitent la charia. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir Elliot, bonsoir Geoffro. Geoffroid le jeune est avec nous comme chaque vendredi soir. Cher Geoffro, bonsoir.
Bonsoir les amis. Avec Geoffro, on lit la presse, vous imaginez bien Philippe Deviler et on lit euh les informations exclusives du Parisien le parisien et euh il présente les tops, les flops des livres politiques. Euh Bardella Marlex, Nondelier Royal, les top et les flops des livres politiques.
Il parle de ce que veulent les Français. le livre paru le 29 octobre dernier euh qui euh marche 42000 42000 exemplaires pour Jordan Bardella. Euh Eric Zemour, la messe n'est pas dite, 45000 exemplaires, les deux aux éditions Fillard.
Je lis le premier paragraphe et après euh à la fin, il mett il reste toutefois euh loin toutefois de Philippe Devilier dont le nouvel essai Populide édité le 8 octobre, lui aussi chez Fillard, a séduit et là je je suis à deux doigts de tomber de ma chaise, plus de 107 lecteurs ou 107000 lecteurs plus [rires] Philippe Devilier, vous avez passé la barre des 100000. Félicitations. Un mot pour vos lecteurs quand même.
Un mot pour Oui, ça vous laisse peut-être sans voix. [rires] Non, mais euh mon éditrice Lisboel m'a m'a m'a toujours dit faut toujours prendre un air modeste euh un air d'écrivain, la tête pensée qui accepte de manière oblative les succès qui sont toujours immérités. Mais c'est la bonté du public des lecteurs.
Ma circonception électorale s'élargit. Oui. Circonception lectorale.
Ah bah c'est important pour l'ARCOM. Et alors je voulais vous dire que vous êtes demain soir à l'antenne à 19h comme chaque samedi soir. Vous avez raison.
Ouais. Et là c'est avec Mathieu Booté. Et là c'est un match ou là.
Ah oui demain à 19h invité de face à Mathieu Boté. Mais vous restez toute l'émission dès 19h. Oui.
Ah oui, d'accord. Donc vous prenez la vous prenez la main donc je vais écouter ça. Invité invité par vous.
Bah je vais peut-être pas je vais peut-être faire parler de Populicide. Et ben écoutez, je vais peut-être faire autre chose parce que je vous vois beaucoup quand même. Philippe Deviler. [rires] Philippe Devil donc présent demain face à Mathieu B côté.
Ce sera demain à 19h. Euh Philippe, avant de commencer euh notre émission, je voulais vous vouliez avoir un mot pour nos confrères de Frontière. Oui.
Pourquoi donc ? Parce que j'ai appris avec stupéfaction comme vous que le magazine Frontière euh dont je suis un un abonné fidèle et qui est un magazine pas comme les autres puisqu'il dit des choses que personne ne dit. Le dernier numéro d'ailleurs est incroyable sur les filles et sa balise là-bas.
Donc ça fait marcher les tondeuses y compris les tondeuses de loi Merlin. Et oui, j'arrive au au problèmes que connu cette semaine. C'est une grande première.
Vous avez les Sleeping Giants. C'est les gens connaissent pas mais c'est ils sont après moi toutes les semaines. Ils envoient des lettres à l'Arcom disant faut arrêter l'émission de Philippe Deviler et cetera.
L'arco est en train d'examiner Sleeping Gion, c'est un truc américain au départ. Bon voilà et puis ils sont repris par LFI et en fait les filles c'est la France insoumise la mélanchonie. Ils ont dit à le roi Merlin : "Retirez votre pub, s'il vous plaît." Et le roi Merlin a obéi à la France insoumise.
C'est en fait c'est maintenant la France insoumise qui commande les perceuses, les perforeuses, les tondeuses, les ponceuses de le roi Merlin. Toute la quincaillerie de Mathilde de Panneau, c'est le roi Merlin. Voilà.
Et alors, qu'est-ce qui s'est passé ? C'est ça qui est amusant et réconfortant. C'est des milliers et des milliers et des millions de tweets et d'abonnés et donc c'est formidable.
Et voilà et je remercie le roi Merlin parce que ils ont en fait indirectement fait la promotion de frontière. Je salue aussi son directeur général qui s'appelle Éric Tegner que vous voyez et que vous connaissez mieux que moi puisqu'il est sur vos plateaux et qui est un garçon qui incarne pour moi le courage français. Et c'est une parole qui est une parole libre, Philippe Devilier comme chaque vendredi.
Et c'est votre regard sur ce qu'il s'est passé ces derniers jours. Ah oui mais là j'age que moi. Non mais vousengagez c'est ma propre tondeuse.
C'est votre Vous avez bien fait de parler de tondeuse. C'est ma tondeuse le roi Merlin à moi. Vous avez bien fait de parler de tondeuse.
Philippe Devilier. Vous souhaitez apporter un autre regard, votre regard une nouvelle fois sur le sondage publié par l'IFOP cette semaine. Le titre c'est État des lieux du rapport à l'islam et l'islamisme des musulmans de France.
L'IFOP soulligne une faible proportion de musulmans au sein de la population française adulte, 7 % en 2025. Et je vais vous citer l'avis du directeur des études de l'hop, François Cross. C'est ce premier paragraphe.
Cette enquête selon donc François Cross dessine très nettement le portrait d'une population musulmane traversée par un processus de réislamisation structuré autour de normes religieuses rigoristes et tenté de plus en plus par un projet politique islamiste. Philippe Devilier, quelle analyse faites-vous des résultats de cette étude ? Selon moi, comme pour beaucoup d'autres, c'est un marqueur un marqueur de l'affissement français et de l'abaissement de la France.
Pourquoi ? Parce que on on dévale la pente, on descend les marches les unes après les autres. Je voudrais décrire ces ces marches principales que nous descendons en ce moment.
La première, c'est en fait le la l'éclipse de la conscience nationale. Je voudrais que nos téléspectateurs et nos auditeurs entendent bien ce que je veux dire. l'éclipse de la conscience nationale, c'est inoui dans un pays et jamais on aurait pensé ça pour la France.
Je parle de nos élites, les fameuses élites mondialisées. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'en fait ce sont les années Giscar.
Je parle de ce que je connais, de ce que j'ai vécu, de ce que j'ai ressenti à l'époque, les années jusqu'à je me souviens que mon voisin à l'assemblée s'appelait Bernard Stasi. C'était un centriste, il avait écrit un livre qui était un énorme succès que toutes les élites lisaient et s'arrachaient. C'était l'immigration, une chance pour la France.
C'était ça la droite à l'époque. L'UDF, le RPR, c'était ça la droite à l'époque. Et moi, j'étais outrait.
L'immigration une chance pour la France. C'est qu'en fait on entrait sans savoir avant même la chute du mur de Berlin dans l'âge postorique, postnational, postidentitaire et post territorial. C'est-à-dire que avec ce livre et avec cette nouvelle politique, la politique du regroupement familial de Giscar, l'immigration a changé deux fois en même temps.
Elle a changé d'échelle et elle a changé de nature. Elle a changé d'échelle. On a eu une immigration massive que Giscar lui-même a appelé à la du Figmag à l'époque, l'immigration invasive et elle a changé de nature puisque c'était une immigration européenne qui est devenue une immigration africaine.
C'était une immigration de travail qui est devenue une immigration d'établissement. On vient avec sa famille. Donc ça c'est la première marche, l'immigration invasive à partir de Giscar.
La droite et la gauche ensemble se mettre d'accord en fait sous l'influence du patronat. Ce que m'a raconté François Sacon cherche des prolétaires quoi, un prolétariat substitution puisqu'on est obligé de bien payer sous l'influence des syndicats nos gens. Donc on ça serait bien qu'on fasse venir des Africains, ils seront moins exigeants pour faire la plonge.
Voilà ce qui s'est passé. Voilà la vérité historique. 2e marche qui est encore plus grave que la première, c'est l'abandon du creusé français, c'est-à-dire du principe d'assimilation qu'on ne peut même le mot on peut même plus le prononcer.
Si vous prononcez le mot assimilation, on dit a fasciste extrême droite. Mais l'assimilation c'est dans le code civil. C'est l'article 21 du code civil que je connais par cœur et que je vais vous réciter.
Nul ne peut-être naturalisé euh s'il euh n'adhère pas au principe d'assimilation à la communauté française, notamment par une connaissance de son histoire, de son sa culture, de sa langue et des mœurs de la société française. Article 21. l'assimilation.
Et là, qu'est-ce qui s'est passé ? Faut toujours suivre, vous qui êtes journaliste, vous savez ça, faut suivre la course des mots parce que la course des mots, on dit beaucoup sur le l'évolution des choses. Donc là, assimilation dans les années 80 quand je suis moi au gouvernement Chirak, c'est encore l'assimilation même même parle de l'assimilation qu'on va petit à petit vider de son contenu.
Qu'est-ce que ça veut dire l'assimilation ? On assimile une personne. Assimiler, c'est faire de l'autre un autre soi.
Ça, c'est les années 90. 80 90. À partir des années 90 2000, on glisse vers un autre mot : l'intégration.
L'intégration, on intègre un groupe plus pareil. Et puis dans les années 2000, on bascule et on passe de l'intégration à l'insertion. On insère des communautés.
Et puis ensuite à partir des années 2010, plus exactement 2013, le rapport tuau qui est remis à Jean-Marco, premier ministre. Tuos un conseiller d'État remet un rapport qui s'intitule vers la société inclusive. On passe de l'insertion à l'inclusion.
L'inclusion, ça veut dire on inclut des peuples et on dit au peuple qui vient, au peuple neuf qui vient qui arrive d'ailleurs, "Venez avec vos souvenirs et avec votre vision du monde." En d'autres termes, je viens de vous dessiner en quelques les les 40 années de l'aventure du vivre ensemble qui est qui est en fait l'aventure de la justapposition communautaire. 3è marche qu'on a descendu sur laquelle je voudrais insister parce que je l'ai vécu de près et vous allez reconnaître les hommes politiques qui se sont qui qui qui sont concernés.
L'islam des lumières tu dit quelque chose l'islam des lumières en fait c'est cette cette prétention de la bourgeoisie française de de croire que que l'islam c'est le christianisme des Arabes. Mais non. C'est autre chose.
Je dis la prétenion parce qu'il y a une arrogance et une sorte de mépris à l'égard d'une religion qui n'est pas la religion originale de la France. En fait, c'est une méconnaissance historique et une inculture totale de la bourgeoisie française. Pourquoi ? parce que il y a un un antagonisme fondamental entre deux civilisations qui sont difficilement missibles, l'arabo-musulmane et la christiano-occidentale.
Et tous les islamologues sérieux, quelle que soit leur conviction par ailleurs, disent "On ne peut pas adapter l'islam, on peut pas réformer l'islam. On ne peut pas modifier l'islam. Cette histoire d'islam de lumière, c'est impossible.
Et alors voilà le sondage et j'y arrive. Et voilà le sondage qui nous dit euh il y a trois tropismes dans la jeunesse musulmane aujourd'hui. Les chiffres sont là pour en témoigner.
Premier tropisme, c'est le retour au djihad entendu non pas forcément comme un djihad guerrier, mais comme un un prosélitisme euh qui invite les croyants à faire de la terre où ils habitent une terre d'Islam. Le prosélitisme de conquête est une obligation coranique. Deuxièmement, 59 % des jeunes interrogés souhaitent la charia.
Qu'est-ce que ça veut dire la charia ? Ça veut dire que c'est l'ensemble des règles juridiques qui régissent l'ordre islamique. C'est un droit révélé, donc immuable.
C'est un droit qui ignore la séparation, la distinction entre le temporel et le spirituel. Et c'est un droit dans lequel la loi islamique est supérieure à la loi républicaine. Si vous me passez l'expression, pour un musulman digne de ce nom, euh la République par rapport à Allah ne fait pas le poids.
Et donc la charia troisièmement, c'est ce qui apparaît aussi dans ce sondage, c'est la préférence pour Luma. L'uma, c'est la l'allégance des allégances. C'est la c'est la communauté universelle des croyants Mahométan.
C'est-à-dire que c'est le lien supérieur à toute autre appartenance. Euh alors à partir de là, quelle est l'étape qui vient ? Quelle est l'étape qui est devant nous ? 4e marche, c'est le khalifat.
Pourquoi c'est le khalifat ? C'est pour moi qu'il dit. Le 13 décembre dernier dans le journal Le Monde est rapporté la phrase décisive d'un rapport d'une lettre confidentielle de Bertrand Chamoulot, le directeur général du renseignement territorial et qui s'adresse au président de la République et qui lui dit voilà les frères musulmans ne veulent pas la violence, ils veulent l'infiltration pour parvenir à faire de de la France, un califat.
Voilà où nous en sommes aujourd'hui. Nous sommes dans une situation où la France a fait venir chez elle une autre civilisation que la nôtre. Et cette civilisation, il y a ceux qui voudraient l'adapter, la réformer avec un mépris pour cette civilisation qui est scandaleux. et ceux qui sont là, les bras croisés qui disent "Bah maintenant, on peut plus rien faire." Voilà la situation.
Alors justement, on peut plus rien faire. Une fois qu'on a dit tout ce que vous avez dit, quelle réponse apporté à cette situation ? Et qu'est-ce que vous, Philippe, vous avez envie de dire à à ces gens, à ces ces français de confessions musulmanes qui vous regardent, vous en parler d'ailleurs dans dans Populicide ?
Votre question est grave, elle est importante, elle est même décisive. Nous avons deux civilisations face- à face. Alors, que faire ?
Il y a deux hypothèses. Je vais être très précis dans ma réponse. Première hypothèse, il y a ceux qui sont chez nous et qui nous détestent et qui le disent, qui ne s'en cachent pas. et qui parfois passe à l'acte.
Donc là c'est je reprends le mot d'Éric Zemour, c'est la remigration qui n'est pas que le mot d'Éric Zemour parce que c'est la remigration en Amérique, c'est dans tous les pays en fait. La remigration ça veut dire en fait ceux qui ne s'adaptent pas à notre culture, à notre civilisation, bah il faut qu'ils repartent chez eux. Ça se fait gentiment mais c'est comme ça.
Et d'ailleurs dans l'histoire, il y a une remigration célèbre. Euh le professeur de science po que j'ai bien connu, Pierre Milza, on a fait un livre sur les Italiens. Alors que la culture italienne est proche de la culture française.
Sur 3 millions d'Italiens qui sont arrivés en France, il y en a à la moitié qui sont repartis. La remigration. Pourquoi ? qui s'adaptait pas à notre culture.
Ceux qui sont restés se sont adaptés à notre culture, l'ont accepté, l'ont ingéré et les autres sont reparti. Donc la remigration, ça existe. Donc la remigration des Oqutf, la remigration de ceux qui nous détestent.
Voilà. En d'autres termes, la France tu l'aimes ou tu la quittes. Deuxièmement, deuxième hypothèse pour les Français de désir, c'estàd des gens qui ne sont pas de notre culture, qui sont pas notre civilisation, qui arrivent chez nous, qui on rien demandé et qui nous regardent, on propose la francisation, c'est-à-dire en fait une manière d'aller vers ceux qui n'ont pas reçu ce que nous avons reçu nous, les Français de souche pour leur dire voilà vous vous pouvez nous rejoindre.
En d'autres termes, aux musulmans français qui peuvent devenir des français musulmans, il faut leur faire comprendre que nous voulons les attirer à nous, qu'on a envie qu'il nous ressemble à condition qu'on donne envie qu'il nous ressemble et qu'il nous ressemble non pas dans l'hédonisme et le niilisme, mais dans l'exaltation commune de notre patrimoine vital. Et donc à ces français de désir, je réponds, je dis ceci, il y a deux choses à faire pour nous rejoindre. La première, c'est d'accepter dans son principe la civilisation française que vous allez avec nous découvrir et aimer.
Et ensuite bien se dégager de la tutelle des pays d'origine. Vous êtes en France, c'est plus l'Algérie, c'est plus le Maroc, c'est plus la Tunisie, c'est plus l'Afghanistan et cetera. Sinon, ça marchera pas.
Donc il faut quitter les dépendances aliénantes. Mais je vais vous dire celui qui a le mieux répondu à votre question, c'est Boem sal dans une conversation j'ai eu avec lui au cercle algérianiste à Béier un jour dans un tête à tête qui m'a marqué, je me souviens mot un mot de ce qu'il m'a dit. Je lui parlais du problème de la francisation, du problème de l'assimilation.
D'ailleurs, le mot c'est lui, la francisation. Il dit il y a qu'à franciser la France. Si on refancise la France, il s'est énervé.
Et il m'a dit cette chose extraordinaire qui répond à votre question. Il y a trois manières d'entrer en France par le cœur, cher Philippe. La première, c'est d'entrer en France par la porte de la mémoire adoptive.
C'est-à-dire que moi duclin est devenu mon cousin. La deuxième porte d'entrée, c'est l'art de vivre. Il faut quitter le halal.
Il y a un art de vivre à la française, faut l'accepter. Se mettre à aimer le cochon, c'est comme ça. On est en France.
On n'est pas en Iran le voile chez nous et cetera. Et troisièmement, Sanal m'a dit, et pour moi, la trisème porte d'entrée, c'est la principale, c'est la porte d'entrée par la langue parce que par la langue, nous sommes toi et moi voisin de palier, c'est voisin de mots, voisin de bons mots, cousin de romance et de grands sentiments. parce qu'on va chercher dans la littérature quelque chose qui nous devient euh commun.
Voilà, Bouem Sans sal, il a tout dit. Et ce que je viens de dire en choisissant mes mots, c'est capital ou bien réussit ça. La francisation, c'est le but de mon livre populide, mon livre testament.
Ou bien réussis ça, sinon la France va s'autodétruire et sécher sur pied. Autre sujet à présent, Philippe Devilier, il s'appelait Médicassie. Il rêvait de devenir gardien de la paix.
Il a été abattu froidement. Jeudi 13 novembre en pleine rue de Marseille, Amine frère de MDI, militant écologique marseillais écologiste marseillais, mobilisé depuis plusieurs années contre le narcotrafic. Euh on parle aujourd'hui de crime d'avertissement.
Il y aura ce weekend une mobilisation dans toute la France en hommage à Médias. Si je vous propose d'écouter Louis Aliot, le maire de Perpignan qui réagissait justement à ce ce ce drame et au trafic de drogue en France. Écoutez, le chantier est tellement énorme, l'argent est tellement massif que je pense on ne prend pas la mesure de ce qui se passe dans nos rues.
Et monsieur Pro, est-ce que vous savez combien de mise en examen à Marseille aujourd'hui ? Des centaines. 2000.
Ah 2000. Est-ce que vous imaginez pour sur le narcotrafic pour le narcotrafic où les Comment voulez-vous qu'il y ait assez de magistrats et de policiers pour traiter cette C'est massif, c'est quoi ? Oui, mais alors Oui, mais alors je vous Il faut faire une guerre.
D'accord. Je vous entends mais est-ce que la réponse politique aujourd'hui existe ? Pour l'instant, je trouve qu'elle n'existe pas parce qu'elle doit avoir plusieurs volets.
Je l'ai dit, la pédagogie, la répression et il faut aller voir les pays aussi étrangers qui nous envoient cette drogue. Mais comment vous faites avec la Colombie ? Vous allez entrer en guerre avec la Colombie ?
Non, mais peut-être qu'on devrait aller voir les présidents et aller voir un peu le et comment ça se passe parce que je trouve absolument normal que aujourd'hui à Barcelone pratiquement la cocaïne est en train d'irriguer l'Europe de Barcelone. Jeffre le jeune. Alors, c'est vrai Philippe que la la France a été très choquée par cet assassinat.
On a même parlé jusqu'aux Gardes des SAAU, on a même parlé de crime d'avertissement. Est-ce que selon vous ce qui s'est passé avec le frère de Amine Kessassi est un point de bascule ? On vient d'entendre Louis Lio qui est un maire remarquable.
Euh si on avait plus de Louis Alo euh la France irait mieux. Voilà, je le dis au passage. Petite parenthèse, il a signé la pétition d'ailleurs sur l'immigration. [rires] Je réponds à votre question.
Si vous me permettez, on va prendre du champ d'abord un peu. Je vais vous raconter ce que j'ai vécu. Et cette semaine, j'ai repris mon livre Memory en me disant c'est incroyable, dans mon livre Mémoricide, j'ai fait un chapitre sur la drogue et je raconte comment il faut éviter de dépénaliser la drogue.
Et là, je me dis qu'est-ce pourquoi j'ai dit ça ? Et en fait, je me suis remémoré ce qu'était la situation il y a encore 2 3 ans en France et ce que j'ai vécu moi, je vais vous donner trois dates. 1987, je suis secrétaire d'État à la culture et je vois Charles Pasquais qui est en colère contre Michel Barzac et il demande à Chirak son arbitrage qu'il obtient en sa faveur.
Pourquoi ? parce que Michel Barzac a décidé comme ministre de la santé de distribuer des des seringues. Donc à l'époque le gouvernement de droite en 1987 est divisé.
Il y a ceux qui veulent lutter pied à pied contre la drogue et ceux qui disent "Non, c'est le combat est perdu, faut passer du côté sanitaire." 2è date 1995. En 1985, qu'est-ce qui se passe ?
On accepte de mettre sur le marché la métadone et le subutex, c'est-à-dire des produits qui sont des substituts à l'héroïne. Et donc en réalité euh euh on accepte là encore l'idée que la partie est perdue. Ensuite 2016, vous vous en souvenez peut-être, c'est les salles de shoot à Paris, dans les grandes villes.
Les salles de shoot, c'estd que là, on a complètement perdu la on drogue les gens pour éviter que ils se droguent. C'est en fait on les drogue propre quoi. Et récemment monsieur Béliard, je sais pas si ça vous dit quelque chose ce nom là, c'est un écolo d'ailleurs, c'est bizarre, il demande qu'on fasse des nouvelles salles de shoot à Paris.
Voilà, voilà, on en est. En d'autres termes, pendant des années, des années, pendant des décennies, les élites françaises en fait considéraient que la partie était perdu et qu'il fallait dépénaliser comme dans tous les pays voisins, en disant ça va faire baisser la consommation et ça va casser les réseaux. Voilà.
Et puis tout à coup, tout bascule à cause d'un carvil. Et la sémantique change. Là encore la course des mots.
Premier mot qui fait éruption, le narcomicide. C'est tout neuf le narcomicide. Qu'est-ce que c'est narcomicide ?
C'est un mot pour qualifier euh un meurtre lié à la drogue. Narcomicide. Ensuite deuxème mot les sicarios.
Les sicarios pour qualifier les jeunes tueurs à gage de 14 ans qui touchent 4000 € pour éliminer un gênur. Ensuite, il y a la cartélisation. Là encore, c'est un mot qui existait pas il y a 2 ans.
Cartélisation pour qualifier la nouvelle géographie des fournisseurs et des dealers. Et enfin, mexicanisation. mexicanisation, c'estàd qu'en fait euh le taux d'homicile à Marseille est équivalent à celui du Brésil et équivalent à celui du Nicaragua.
Alors, qu'est-ce qui s'est passé là encore ? Il y a les étapes, je les reprends brièvement. Première étape, euh le Getapan d'Incarville mai 2024.
On en a parlé ici beaucoup. Qu'est-ce que ça veut dire le getapan d'un carville ? Ça veut dire en fait que on n plus en face de d'un conflit de bande entre elles pour une récupération de territoire.
Ça c'est du classique. À partir de 2024 carville, on est dans un conflit direct de puissance à puissance. une bande et l'État, la puissance publique.
En d'autres termes, ce qu'on voit à Carville, c'est le Mexique pour la première fois et tous les journalistes le disent à ce moment-là. Donc, c'est la sud-américanisation de la France du point de vue du narcotrafic. Deuxème étape qui s'enchaîne avec la première, le rapport du Sénat.
Incroyable, le rapport du Sénat qui dit "Nous sommes devant un état parallèle. un état parallèle. Donc il a un état dans l'état.
Cet état parallèle, il a sa son marché, il a c'est une contre sociociété, il a son économie, il a sa hiérarchie. Euh et le rapport parle d'un chiffre d'affaires à l'époque de 6 milliards. Aujourd'hui, on parle de 7 milliards.
Bon, ensuite derrière arrivent euh les confidences sous serment des magistrats de Marseille avec cette fameuse phrase qui a fait couler beaucoup d'encre : "Nous sommes peut-être en train de perdre la guerre." Et au même moment sous serment, on a euh Feu le ministre de la défense le plus bref de toute la 5e République qui était à l'époque ministre de l'économie et de la transition érotique puisqu'il faisait des livres à l'époque là-dessus. Et Bruno Leer qui dit qui dit "Il y a des sous-marins qui prennent la drogue en Colombie et au Pérou et qui arrivent chez nous, enfin chez nous en Europe à Rotterdam en vert des sous-marins." Et là, il parle pour la première fois de corruption.
Donc voyez, on évolue. Puis l'été dernier, en plein mois d'août, 25 août, le Figaro annonce voilà le rapport de l'OFAST, l'Office antidrogue et qui dit ceci : "Il y a aujourd'hui dans les quartiers face au services publics des services d'aide sociale du narcotrafic." C'est-à-dire que le narcotrafic qui arrive chez les gens, il propose des jouets pour les enfants, euh d'emmener la grand-mère à faire ses courses ou encore de des fournitures scolaires et cetera et cetera.
Donc il y a un service social parallèle. C'est ce que dit l'article du Figaro. C'est ce que dit le rapport plutôt le rapport de l'Ofaste, un service social parallèle.
Donc petit à petit, la population est gagnée évidemment dans certains quartiers. Et enfin, on arrive au crime d'avertissement dont dont vous parlez. Quelle est la prochaine étape ?
Maintenant, il y a des narcovilles. Marseille est une narcoville. Je me souviens un jour, je parlais avec Jean-Claude Godin, j'étais chez lui à Marseille, il m'avait invité, on visite Marseille et il me dit "Tu sais Philippe avec son accent inimitable, dans 20 ans, Marseille ne sera plus en France." Donc en fait, il le voyait. 20 ans.
Voyez. Bon, regardez, aujourd'hui, on a une narcoville. On a des narcovilles en France.
On n pas encore un narcoétat mais ça vient. Quelles sont les caractéristiques d'un narcoétat ? Il est très constitutif.
Premièrement, un narcoétat c'est un état qui se joue des frontières. Deuxièmement, c'est le cas. Deuxièmement, un narcoétat, il lubérise ses réseaux euh partition péage avec une maîtrise territoriale.
C'estd que maintenant il maîtrise l'ensemble du territoire depuis Messe, Biaritz, Carcasson et cetera. Enfin euh un narcoetas, il a un marché planétaire, il a un marché de masse. Alors, en France, le marché de masse, c'est quand même 600000 usagers de la cocaïne, 240000 bénéficiaires, c'est plus que les employés du centre Leclerc bénéficiaire de la drogue. ceux qui travaillent grâce à la drogue, c'est quand même beaucoup, c'est une grande entreprise quand même.
Et 3000 points de deal et enfin enfin enfin et ça y est, ça arrive. D'ailleurs, Darmanin a dit hier la corruption. Alors qu'est-ce qu'il faudrait faire ?
Je vais être très simple, basique. Il faut couper les deux bouts de la chaîne. Le premier bout de la chaîne, c'est les fournisseurs.
Le deuxième bout de la chaîne, c'est les clients. Jusqu'ici, on fait rien. Premier bout de la chaîne, les fournisseurs.
Il faut fermer les frontières nationales. Je suis le seul à le dire. Le seul.
Vous pouvez écouter tous les hommes politiques. Il y en a pas un qui va sur ce terrainlà. Or, or, ils savent tous que la marchandise arrive depuis la Bolivie, le Pérou, le Maroc.
Euh alors, on va prendre l'exemple de Rotterdam et en vert. Donc là, c'est 200 tonnes. Nous, on récupère 400 47 tonnes par an.
Euh les les policiers, c'est travail remarquable, les douigners et cetera, mais avec des épuisettes à l'intérieur de de la maison, quoi. Ça ça représente de de 3 milliards d'euros. C'est ce que disait Pierre Lelouche d'ailleurs ce matin.
Euh voilà avec un chiffre très précis. Mais la marchandise, elle arrive au port d'envers au port de Rotterdam. Alors, vous me direz alors ah ben alors autour de nous, on a des pays qui ont dépénalisé donc ils ont pas le même problème que nous.
Donc vous prenez l'Allemagne par exemple, aucun problème. Les Pays-Bas, vous savez les coffe shops s'appelle. Donc eux, ils ont pas le même problème que nous.
Nous, on a décidé de lutter contre la dépénalisation. C'est pas la voie choisie. Ça c'est un vrai bonheur quand même.
Bon, tout autour de nous, même l'Espagne et cetera, regardez-les tous, ils ont cédé. Donc en fait la drogue elle arrive par des pays qui cédit et comme il y a plus de frontières internes à l'intérieur de l'Europe, ben on est obligé d'accepter la marchandise. Et c'est la raison pour laquelle les hommes politiques qui ne veulent pas du frexit que moi je veux sortir de cette broyeuse pour rétablir les frontières, mais ils en parlent pas parce que ils sont très génieux en tournure.
On dit "Ah ouais, le client, le client, le consommateur." Mais d'accord, mais le consommateur s'il y a plus de de marchandise, il sera vrai le consommateur. C'est quand même simple à comprendre.
La deuxième chose à faire, c'est une législation d'exception. Franck Alisio, le député de Marseille, qui était un homme remarquable euh est intervenu là-dessus de manière brillante à l'Assemblée, il faut l'état d'urgence. Pourquoi l'état d'urgence ? parce que avec l'état d'urgence, on pourra faire des choses qu'on peut pas faire avec la législation actuelle, c'est-à-dire interdire les rassemblements et cetera, les points de de tout ça.
Et enfin, troisièmement, on s'est parlé, on a on a parlé de ça au téléphone. Henry Gen a parlé d'une de l'armée. Bon, alors là-dessus, je vais être très précis.
Moi je pense que il faut faire pour la drogue, pour le narcotrafic, ce qu'on a fait pour avec le RAID et le GIGN, c'est un mélange d'armée de gendarmerie de police. Pourquoi ? Parce qu'il y a une mission à confier à à cette force armée spécialisée, je l'appelle comme ça, c'est d'aller dans les caves chercher les Kalashnikov.
On peut pas demander autre chose. Autre chose. Là, c'est la police qui fait très bien son travail, remarquablement.
C'est la police qui est spécialiste. C'est pas l'armée. L'armée, on va pas mettre les chars à Marseille.
En revanche, aller chercher les Kalashnikov, il y a que l'armée qui peut y aller parce que l'armée est armée. Voilà. Donc, il faut une force spéciale, une force spécialisée qui ira chercher les Kalashnikov dans toutes les caves de France parce que déjà, il y aura moins de mort.
Voilà. Et enfin, un dernier point, les consommateurs aujourd'hui. L'autre jour, Emmanuel Macron a dit euh ça parlait, ça appartient à bon sentiment.
Il a dit "Il faut que le client comprenne qu'il est qu'il est complice." Mais non, mais juridiquement il est pas complice justement. C'est ça le problème.
Il il est complice d'un délit voir d'un crime. Non, il faut qu'il soit complice. Il faut que le client que le consommateur soit poursuivi.
Aujourd'hui, c'est une amende de quoi de 200 € et il y a il y a il y a 30 % de l'amende qui rentre, c'est tout. Donc en fait, il faut une d'abord il faut qu'à l'école euh il y ait chaque matin une parole en disant attention la drogue tue, la drogue tue et ensuite il faut et c'est marrant, il y a des campagnes contre le tabac, il y a des campagnes contre l'alcool, il y a tous nos viticulteurs qui sont en train de mourir. On se s'acharne sur la vigne française.
On pourrait pas s'acharner et en disant là le vin et cetera. À chaque fois, on peut plus dire j'ai bu un coup et cetera. et euh le véticulteur il tuent personne alors que le narcotrafiquant il tue.
Voilà. Et donc en fait il faut que le client Ouais mais alors là ça va ronfler parce que là vous allez toucher à vous allez toucher à à la société récréative. Vous savez moi quand j'étais à l'assemblée avec mon ami Charles Millon, on regardait les députés, on croisait les bras comme ça et on regardait, on disait tiens celui-là regarde.
Vous savez comment on voyait les narines ? Voilà, je pourrais vous en parler. Voilà donc si vous souvenez, bon, ils sont tous mouillés, tous presque enf beaucoup enfin qu'est-ce qu'ils font la nuit et cetera.
Souvenez-vous Palmade, tout ça et cetera. La société récréative. Ouais.
Donc là, c'est parti. Il faut se battre mais il faut aller jusqu'au bout. C'est la guerre.
C'est pas un fléo. C'était un fléo. On disait le fléo de la drogue.
Non, le narcotrafic la guerre. narcobanditisme, narcoterrorisme et puis d'abord la première chose à faire si on veut se débarrasser de la DS Massia, on a la même idée, non ? C'est l'immigration, on peut peut-être arrêter l'immigration.
Si on arrête l'immigration, on résout une grande partie du problème. Parlons d'une autre guerre. Philippe, le chef d'état-major des armées a pris la parole cette semaine pendant le congrès des maires de France s'appelant au réarmement afin d'anticiper une guerre d'ici 2030.
On va écouter justement le chef d'étatmajor des armées. On a tout le savoir, toute la force économique démographique pour dissuader le régime de Moscou d'essayer de tenter sa chance plus loin. ce qu'il nous manque et c'est là que vous avez un rôle majeur, c'est la force d'âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l'on est.
Si notre pays flanche parce qu'il n'est pas prêt à accepter de perdre ses enfants parce qu'il faut il faut dire les choses de souffrir économiquement parce que les priorités iront à de la production de défense par exemple. Si on n'est pas prêt à ça, alors on est en risque. Mais je pense qu'on a la force d'âme.
La France a toujours démontrer sa force d'âme dans les moments difficiles. Et là, on est dans le moment où il faut en parler. Il faut en parler dans vos communes parce que spontanément, c'est pas des lectures du dimanche, c'est pas quelque chose d'accessible facilement.
On peut avoir le sentiment que c'est loin et c'est vrai que ça reste loin. La mécanique c'est pas des chars russes qui débarquent en Alsace. La mécanique c'est une c'est une mécanique de solidarité.
C'est une mécanique de solidarité avec des pays qui sont aujourd'hui sur le flanc est de l'OTAN qui pourrai être attaqués et qu'on ira protégé par solidarité. Et à partir du moment où on s'engage en solidarité, à ce moment-là, on engage les jeunes femmes et les jeunes hommes qui ont choisi de servir sous l'uniforme. Jeffre la jeune.
Philippe, toute la semaine, je me suis retenu de vous appeler pour vous demander qu'avez-vous pensé de cette déclaration ? Alors, il faut la remettre dans un contexte. Si vous voulez, on va on va prendre les jours de la semaine.
Lundi, on a Villa Coublet la signature de la lettre d'intention pour vendre vendre entre guillemets à l'Ukraine sans rafale. Bon, Emmanuel Macron, Zelenski. Bien, qu'est-ce que ça veut dire ?
Ça veut dire qu'en fait on adopte un statut de belligérant. C'est extrêmement grave. Mais surtout surtout en fait qui va payer ?
On a déjà payé 21 milliards à l'Ukraine. Les Français savent pas ça. Ça pas été voté. 21 milliards.
Et là, vous pouvez calculer 100 rafales, sachant qu'on a 105 rafales. Donc on va se dépouiller, on va prélever ou alors on va fabriquer. Bon, tout ça est obscur.
Le mardi, on a la déclaration de du général Mandon. Voilà. C'est une honte.
C'est une honte et je vais vous dire pourquoi. Il y a il y a un double paradoxe. Euh aujourd'hui, il nous dit "La force d'âme, c'est de s'occuper de l'Ukraine.
Moi, je dis la force d'âme, c'est de s'occuper de la France. La force de c'est de s'occuper de de l'indépendance de l'Ukraine, de la frontière ukrainienne, de la souveraineté ukrainienne, de l'identité ukrainienne, de la dépendance ukrainienne. Non, non, moi je veux m'occuper de la France, de l'indépendance de la France, de la frontière française, de la de la souveraineté française.
Deuxème paradoxe, il veut envoyer nos enfants se faire tuer. Mais nos enfants, ils sont déjà tués dans les banlieux. Philippines, ça te dit quelque chose ?
Non. Elias, Thomas, Matis, c'est-à-dire que chez nous, on a le terroriste, on a une guerre déjà chez nous. Et vous voulez l'exporter ailleurs la guerre où ?
En Ukraine, ça nous dit rien à l'Ukraine parce que vous voulez pas qu'on parle de la scène Saindi. Alors vous voulez nous emmener mourir au Donbas Bos. C'est une honte.
Voilà. Et ensuite le jour d'après, on a quoi ? On a le kit, voyez, le kit anxiogène où on nous explique si tu vas aux toilettes, faut pas prendre du papier journal, faut prendre du papier de soif.
Vous avez vu le truc incroyable ? On n'y avait pas pensé hein. Bon voilà, ils se foutent de notre gueule.
Bon et enfin ce que vous savez pas, j'aurais pu l'apporter. Le 31 octobre dernier, il y a un décret qui a été signé par le Premier ministre et le et le ministre de la défense. Ce décret euh prévoit la légalisation de l'utilisation de sociétés militaires privées à l'image des sociétés militaires privées américaines qui sont intervenues en Irak.
Tout ça pour intervenir en Ukraine, c'est quoi ? C'est des mercenaires. On paye des mercenaires.
Personne ne sait. Ce décret est passé inaperçu, sauf de moi. Or, ce décret, il pose deux problèmes et je terminerai par là.
Premier problème, euh on engage un conflit avec une puissance nucléaire par procédure administrative. Vous voyez la gravité. Et deuxièmement, c'est la privatisation rampante de la politique étrangère de la France, c'est-à-dire c'est la diplomatie militaire par l'intermédiaire de société privées de mercenaires qui gagnent du fric sur le dos des contribables.
Qui en a parlé de ça ? Voilà, donc c'est une honte. Ce ce ce général, il faut qu'il démissionne.
Il est pire que général Gamelin. Il veut nous emmener à la guerre. il veut nous faire tuer avec son son chef, le chef suprême parce qu'ils sont tellement paniqués parce qu'ils savent plus quoi faire pour attraper les Français et pour rattraper les Français, ils veulent nous emmener en guerre en Ukraine.
Alors que moi je dis mais la Russie ne veut pas nous faire la guerre et il faudra bien qu'un jour on se réconcilie comme le font les Américains avec les Russes. Faudra qu'on parle avec les Russes. Donc c'est absurde de couper l'Europe en deux et de jeter la Russie dans les bras de la Chine.
Ayons un peu de sens géopolitique, prenons la bonne hauteur et il faut se débarrasser de ce président de la République qui a perdu la raison. Il nous reste une dizaine de minutes Philippe Devilier et vous savez que c'est la semaine mondiale de l'entrepreneuriat et à cette occasion vous avez souhaité en forme d'apologue rendre un hommage à un personnage archétypal et c'est une sorte de message d'hommage à l'entrepreneur créateur entrepreneur créateur que vous avez été notamment via le le puit du fou Philippe Devilier. Alors, en ce moment, avec le fisque, la pression fiscale, euh l'entrepreneur créateur, il il est euh blotti, recroquevillé, il ose plus se montrer.
Et alors on dit "Toi, l'entrepreneur créateur, tu gagnes trop d'argent et cetera." Alors moi, je fais un hyne à l'entrepreneur créateur parce que je pose la question suivante : qui crée la richesse ? Qui donc fait vivre les familles ?
Qui donc fait vivre le pays ? Qui donne à l'innovation son champ expérimental ? Qui prend tous les risques ?
Ce n'est pas la puissance publique, ce sont pas les ministères, ce sont pas les administrations. Non, c'est pas la sphère publique qui crée la richesse, elle la consomme. Celui qui crée la richesse, c'est l'entrepreneur créateur qui à l'image du père de famille, pour reprendre le mot heureux de Peggy et l'aventurier des temps modernes. pour avoir vécu les affres de la création à une époque de ma vie, même à plusieurs, je sais, je connais, je puis témoigner de ce qu'est l'angoisse du créateur, de ce qu'est le parcours du créateur.
Le parcours du créateur, c'est un parcours chaotique. C'est un parcours qui euh qui est imprévisible, qui est indétectable, qui est incertain, qui est risqué. Alors, faisons ce parcours en quelques minutes.
Le parcours de la psychologie de l'intimité du créateur. Premier moment, le créateur regarde le monde. C'est le vertige.
Pourquoi ? Parce que le créateur, il est intelligent. Il voit bien que euh le monde existe depuis longtemps et qu'il y a plus rien à inventer.
Du du moins, le croit-il. Il peut qu'ajouter une petite chose mais euh tout a été pensé, tout a été dit, tout a été imaginé, tout a été créé. Alors euh parce que c'est la civilisation.
La civilisation, c'est un état social dans lequel celui qui arrive au monde s'aperçoit très vite que ce qu'il voudrait apporter de mieux est infiniment inférieur, infiniment moins précieux, moins sophistiqué que le monde qu'il trouve à son arrivée. Alors, un peu de modestie. Alors là, il y a une réponse intéressante qui m'a toujours fasciné, celle de Henry Ford, la forte compagnie qui dit euh avoir fait plus pour le monde que le monde n'a fait pour vous, c'est la devise secrète. du créateur.
Donc le vertige d'abord le monde est là. Qu'est-ce que je vais apporter après la joconde ? Qu'est-ce que quelle est l'idée nouvelle ?
Et là vient l'étincelle. Deuxè temps du parcours et l'étincelle a été définie par Rinard Maria Rilk dans les termes suivants. Pour faire pour pour écrire un seul verre, il faut avoir des souvenirs.
Il faut avoir vu beaucoup d'hommes et de choses. Il faut avoir senti comment volent les oiseaux. Il faut avoir compris le mouvement de la petite fleur qui s'ouvre le matin.
Il faut avoir repensé à des jours d'enfance dont le mystère ne s'est jamais éclairci. Il faut avoir veillé des mourants, fenêtres grande ouvertes pour capter les bruits extérieurs. Mais il ne suffit pas d'avoir des souvenirs.
Encore faut-il savoir les oublier et attendre qu'ils reviennent, qu'ils deviennent sans geste nous-mêmes. Alors quand ils ne se distinguent plus de nous, qui sont devenus complètement anonymes, alors il se peut qu'en une heure très rare, un soir de grâce du milieu d'eux se lève le premier mot d'un verre. Ça vaut pour toute invention, pour toute création.
Le troisème temps, c'est le plus terrible, c'est l'angoisse. C'est l'angoisse parce que c'est l'angoisse du point de bascule. Ou bien on décolle ou bien on s'écrase.
Et il y a une phrase de du créateur de LinkedIM qui s'appelle Hoffman qui est qui est heureuse qui décrit bien ce moment et il dit l'entrepreneuriat ça consiste à se jeter d'une falaise et ensuite à à construire son avion en tombant. Et ça je l'ai vécu ce moment. C'est que j'étais assis en face de la la ruine du pit du fou. la ruine piteuse du P du fou entourée de de ron et de serpent.
Et là, je me disais bon, mon idée c'est quoi d'abord ? Ensuite, mon idée est-ce qu'elle est clairvoyante ou est-ce qu'elle est folle ? En fait, une idée clairvoyante, c'est une idée folle qui a réussi et une idée folle, c'est une idée clairvoyante qui a échoué.
Seulement, on le sait qu'après. Et alors là vient vient la la percée conceptuelle. La persé conceptuelle, je la formule de cette manière, c'est l'avantage concurrentiel, enfin le le grave du stratège, si vous voulez, c'est l'avantage concurrentiel inimitable.
C'estàd le créateur, il crée quelque chose qui est inimitable, donc il est irrattrapable. Et ça, ça évoque pour moi une conversation que j'ai eu avec le grand capitaine d'industrie Bernard Arnaud. Je lui dis, on était au P du fou et je lui dis euh en fait la définition d'une grande entreprise, une entreprise puissante, une entreprise prospère, c'est quand même le chiffre d'affaires.
Bernard et il me répond Philippe. Non. La puissance de l'entreprise, sa prospérité, c'est la désirabilité.
Tellement juste. Enfin, enfin, il y a la réalisation, la dernière phase et je termine par là. La réalisation, c'est le travail.
Et là, je raconte euh si vous voulez, je vous raconte une anecdote, conversation que j'ai surpris entre deux personnages importants, Raymond Bar, premier ministre à l'époque et François Michelin. Et donc Raymond Bar plaint François Michelin, il dit "Oh là là, je vous plains parce que les jeunes aujourd'hui, le go du travail et cetera, la soir au front, ils ont le le les horaires, la discipline, tout ça, c'est fini." Et Françoisin dit "Mais attendez monsieur le premier ministre c'est quoi votre définition du travail ?" Il dit "Bah c'est ça la au front, la disponibilité le dévouement et François Mich dit non c'est pas ça le travail." Alors Mombard dit "Et vous monsieur Michelin vous dites quoi alors ?
C'est quoi le travail pour vous ?" Il dit "Pour moi le travail c'est faire une œuvre." Et là, il reprend la citation de Bernanos qui connaissait bien.
Une société se meurt ou se perd quand elle substitue les moyens au fin. Et il explique, vous comprenez la sur au front, c'est bien les horaires, c'est bien les efforts, les sacrifices, ce sont des moyens. Ce qui compte, c'est la fin.
Et ça me fait penser qu'aujourd'hui, on est dans une société où on ne célèbre plus le travail, la production, le chef-dœuvre. On célèbre la rente et la consommation. Et je vous dis pour terminer avec une seule phrase de conclusion, la France doit retrouver le plus vite possible le goût de célébrer ceux qui sont les créateurs de valeur et ceux qui sont les créateurs de valeur ajouté.
Et il faut revenir au mot de Peggy, l'aventurier moderne, le père de famille et l'entrepreneur créateur. Et bien voilà pour ce vibrant hommage aux entrepreneurs créateurs, entrepreneurs créateurs que vous avez été bien sûr en créant le le puit du fou. On a des images euh qui du puit du fou récente récente mais on était on a creusé un peu et on on retrouvera les premières images du puit du fou avec vous.
Cher Philippe Devilier pour les les prochaines semaines. Un grand merci Philippe. Merci à vous Jofroid.
Je pense au aux téléspectateurs, vous savez, il y a des informateurs bien informés qui s'inquiètent parfois des âmes chagrines qui peuvent récupérer une petite phrase et créer une fausse polémique. Vous avez eu une formule en disant il faut se débarrasser du président de la République. On vous dit se débarrasser c'est politiquement bien évidemment c'est la démonétisation j'imagine c'est débarrassé au sens domestique. [rires] Un coup de balais un coup de bala.
Voilà mo non. Je suis pas sûr que va nous Non, je suis pas sûr que non pour le coup se débarrasser. Non, écoutez, en plus je je le connais, je sais, Philippe et euh euh j'ai pour lui une tendresse nostalgique et simplement il faut lui payer le billet d'avion parce qu' c'est un homme qui aime voyager. [rires] Philippe Deviler comme chaque vendredi, une parole libre Geoffre le jeune.
Alors, je sais que vous voyez tous les deux, il nous reste 50 secondes. 50 secondes, vous voyez tous les deux demain soir euh face à Bien joué. Ouais. face à Mathieu B Côé et on vous retrouve aussi euh mardi soir au Palais des Sports.
Mais attendez, et vous voulez cher Philippe Devillier qu'on fasse une colocation ? Dites-moi parce que là on va se voir samedi soir avec Mathieu et mardi soir c'est face à vous. C'est alors là pour le coup c'est formidable tout autant que samedi bien évidemment mais on va être face aux téléspectateurs avertis news lecteur du JDD auditeur de repidé j'ai une idée de 30 secondes j'ai une idée de sujet ah lequel y a-t-il encore une espérance française ah et bien vous je dis parce que il y a beaucoup de gens qui connaissent Philippe à la télévision mais moi je l'ai déjà vu sur scène et c'est vraiment quelque chose qu'il faut pas rater face à vous ce sera donc mardi soir et j'ai l'honneur d'être gens les gens qui nous connaissent à la télévision pourront me voir en relief [rires] dans un instant.
Bah oui, bien sûr, j'ai l'honneur d'être avec vous. J'ai hâte de rencontrer tous les téléspectateurs de C News, les auditeurs d'Europ lecteurs du JDD. Dans un instant, c'est l'heure des pro.
à tout de suite.
Philippe de Villiers