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Audition parlementaireUgo Bernalicis· 10 novembre 2022 76 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeTravail & emploiInstitutions & élections

Audition φ - PJL LOPMI, Sud Intérieur et Intérieur SNUITAM-FSU - 19 octobre 2022

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Les 15 milliards annoncés sont-ils pertinents et bien positionnés ?

  • 6:00RelanceÉludée

    La réforme propose 8500 postes supplémentaires mais seulement 450 concernent la sécurité : est-ce justifié ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    La réforme affaiblit-elle la police judiciaire au profit de la sécurité publique ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    La réserve opérationnelle est-elle une solution adaptée au manque d'effectifs ?

  • 20:00OuverteRéponse partielle

    La dématérialisation des plaintes améliore-t-elle l'efficacité policière ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Ugo BernalicisFait
    « 72 heures de garde à vue j'entends j'entends bien mais ça veut pas dire forcément 60 c'est pas forcément dire 72 heures c'est offrir si vous voulez plus de temps pour agir »
  • 3:00Ugo BernalicisFait
    « il y a eu aussi des logiques de structuration urbaine qui ont visé à sortir tous les services publics ou par public »
  • 4:30Ugo BernalicisFait
    « le niveau de main il va baisser encore davantage donc les procédures vont être davantage fragilisées »
  • 5:30Ugo BernalicisFait
    « aujourd'hui si je lis l'article je sais plus lequel de la locmi sur les assistants d'enquête je me pose quand même des questions déjà ce sont des administratifs »
  • 7:00Ugo BernalicisFait
    « les officiers ne font plus du tout de de pratiquement plus de d'enquête la police judiciaire ce sont des Gardiens de la Paix Maintenant »
  • 8:30Ugo BernalicisFait
    « on a transformé les inspecteurs en officiers moi je suis pas rentré dans la police pour faire comme pour être dans l'armée »
  • 9:30Ugo BernalicisFait
    « on a créé des enquêteurs des enquêteurs pour assister les inspecteurs et aujourd'hui si je lis l'article je sais plus lequel de la locmi sur les assistants d'enquête »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bien bonjour à tous les à tous les trois merci d'avoir accepté de donc cette audition que je rappelle le cadre qui est organisé par le groupe parlementaire de la France insoumise pour nous faire notre propre analyse sur la locmin la loi d'orientation et de programmation du ministère de l'Intérieur puisqu'en parallèle il y a des auditions qui sont conduites par le rapporteur de la majorité sur sur le sur le sujet mais nous on a besoin aussi d'avoir un peu d'un éclairage plus précis et puis aussi parce qu'on sait que dans ce genre d'audition vous n'êtes pas forcément invité à vous exprimer c'est quand même aussi un des éléments même si nous on a aussi en parallèle une mission qui est conduite officiellement pour laquelle je suis co-rapporteur sur la question de la police judiciaire dans le cadre de la réforme qui est pas directement le sujet de la loopnie mais qui est pas non plus étranger au sujet évidemment puisqu'il y a des articles du texte sur la formation d'oppj des conditions pour devenir OPG évidemment et puis que il y a une document annexé à la loi d'orientation et de programmation qui du coup fait référence à la réorganisation du ministère de l'Intérieur je précise d'ailleurs que souvent on l'oublie mais cette loi d'orientation est programmation du ministère de l'intérieur on l'oublie parce que c'est de présenter essentiellement comme ça par le ministre en tant que tel c'est de dépollutions en plus de gendarmes en plus donc une loi sur la sécurité donc programmation sur la sécurité mais ce n'est pas le cas puisque elle concerne tout le ministère de l'intérieur j'ai d'ailleurs découvert que sur les 8500 postes qui nous proposait lui-même annoncé pour étant des policiers et de gendarmes en fait il y en a environ 450 qui seront fléchés sur les programmes 354 donc préfecture sous préfecture donc rien à voir avec avec la sécurité et la spéc sécurité en tant que tel donc c'est un ensemble un ensemble là dessus je vais pas être plus long l'idée c'est que vous vous présentiez pour que ceux qui vont regarder ça qui vous êtes ce que vous faites et pourquoi pourquoi vous êtes là pour discuter avec nous de la locmin et puis ensuite de rentrer sur le vif du sujet par un propos liminaire et ensuite on échangera voilà en fonction des appétences des sujets des deux collègues qui m'accompagnent pour prendre notre groupe parlementaire je me présente je m'appelle Patrick caez je suis mandaté par le syndicat SUD solidaire Sud d'intérieur et donc j'ai été je suis à la retraite actuellement j'ai été inspecteur de police à la DST puis à la PJ financière et j'étais syndicalistes ce qui m'a valu de soucis dans ma carrière et donc vous m'avez gentiment invité pour donner mon point de vue sur sur cette ce projet de loi donc alors de façon juste préliminaire et dans les résultats je trouve que ce projet de loi il est exemplaire de la tendance lourde d'un glissement de l'État de droit démocratique vers l'état de droit policier il confirme ce qu'on a déjà pu observer dans les différents textes qui l'ont précédé ce qui m'inquiète aussi dans ce texte c'est l'expression continuum de sécurité que l'on trouve dans le Next parce que en lisant cette année on se rend compte qu'il y a un glissement il y a un glissement une tendance à inverser le rôle d'arbitre qu'à la justice en fait c'est la police qui va avoir une suprématie sur la justice en fait c'est la justice que service de la police et ce n'est plus la justice qui contrôle la police avec ce que l'on voit par exemple avec les amendes forfaitaire délictuelles je trouve que il y a aussi un problème une phrase de méthode et de fond car la méthode employée est totalement contraire il me semble à la légistique le gouvernement prend l'Assemblée nationale au lieu de vendre d'adopter des nouvelles normes au mépris des règles que posent la légistique notamment la hiérarchie des normes je trouve que là ça va pas du tout et il faut savoir que tout ce qui touche au droit pénal est d'ordre public et donc là on est en train de contourner quand même les règles fondamentales de l'adoption des textes en France je trouve d'abord complètement fou que l'article premier donne force de loi un rapport de 84 pages qu'il faut qui n'a pas comment dire les caractéristiques d'un texte de loi et c'est contraire au principe de sécurité juridique et au principe de prévisibilité de la loi pour l'instant je vais m'arrêter je vais m'arrêter à ça les observations ces premières observations bonjour donc je m'appelle Geoffroy gondinet je suis commissaire de police depuis 10 ans actuellement je dirige le service de l'île Seine-et-Marne depuis plus de 2 ans j'ai rejoint le ministère de l'Intérieur en tant que Ligue des nationales pour notamment essayer d'être force de proposition parce qu'on sent qu'on est à la croisée des chemins sur organisation de la sécurité interne dans le pays et moi je vais essentiellement vous parler de la de la réforme de la Belgique qui est en train d'être menée par rapport le gouvernement puisqu'il se joue vraiment quelque chose d'assez d'assez grave je pense qu'il faut pas avoir peur des mots on regarde notamment des enjeux qui vont venir qui sont déjà présents mon aura l'occasion d'en parler voilà c'était juste pour ma présentation très bien je suis passé donc Flavien Benazet donc je suis coach secrétaire général du smicam FSU donc je suis responsable de la branche ministère de l'Intérieur je suis brigadier de police je suis bénéficier depuis 1991 donc ça fait déjà donc j'ai un peu de recul aussi sur pas mal de pas mal de sujets et justement moi un petit peu sur la locmi sur les points sur lesquels on souhaite appuyer et essayer de justement de de dire qu'il y a des dangers effectivement c'est sur les différents éléments donc qui concerne mais sur la PJ le recrutement aussi on voit que le recrutement massif va être fait avec beaucoup de réservistes opérationnels c'est qu'il s'avérera dans le futur une véritable catastrophe pas d'encadrement un mois de formation des gens que vous retrouverez sur la voie publique avec des armes voilà ça risque d'être très très dangereux les assistants d'enquête aussi qui sont prévus justement par ça va poser un problème justement parce que je pense que c'est pas qui a besoin il y a besoin effectivement d'un peu plus d'effectif tout comme plus de magistrats plus de greffiers parce que on ne peut pas renforcer dès seulement les policiers je pense que toute la fonction publique est malade déjà depuis de nombreuses années suite au couple qui ont été faites nous remplacement de fonctionnaires etc donc on est en train de le payer maintenant et là nous on sent que on essaye de d'augmenter rapidement les effectifs mais c'est pas possible si vous voulez des des personnes des policiers bien formés il faut prendre le temps de les former il faut peut-être rallonger aussi l'école de police si on va après avoir des des OPJ de qualité les officiers de police judiciaires le rôle un petit peu les les éléments que voilà on souhaiterait aborder avec vous justement échanger sur ok alors pour lancer la discussion il y a quand même le cœur de ce qui est mis en avant par par le ministre qui sont les 15 milliards d'euros et voilà il y a 15 milliards d'euros sur la table donc on n'a pas on n'a pas de raison de voter contre voilà c'est comme ça qu'il l'amène et qui serait contre des moyens supplémentaires dans l'absolu et donc moi je voudrais vous interroger justement sur ces moyens supplémentaires à ce qu'ils sont pertinents est-ce qu'on a besoin d'autant et ce qui sont positionnés selon vous de ce que l'on en sait dans la Love Me au bon endroit je commence en fait on prend le problème à l'envers c'est à dire que il y a certains principes donc il faut jamais se départir le plus national c'est culture c'est une histoire donc le fait de s'attaquer aux droits c'est très bien mais c'est pas suffisant ensuite il y a une pratique d'accord pour la peluche judiciaire c'est très important de savoir que quand on est policier expérimenté comme on est à la police judiciaire c'est le fruit de dizaines de dizaines d'années de pratiques et ensuite le plus important c'est d'abord une vision en fait une vision donc le fait de proposer comme ça de lancer à l'encan des chiffres de milliards c'est pourquoi pas mais pourquoi pas faire voilà la question des moyens doit se poser après la question des fins et donc là en fait nous on se rend compte à notre modeste niveau qui se joue des des problématiques tant sur la question de l'État que sur la question de la France et donc sur la question de la France la question de la souveraineté et sur la question de l'État c'est quel état on veut pour le 21e siècle voilà ce qu'on veut un état qui favorise davantage la décentralisation je pense que par exemple c'est en matière de sécurité publique ce serait une voie sur laquelle il faudrait davantage travailler est-ce qu'on veut un état qui soit en capacité de répondre à l'augmentation de des défis transnationaux que sont les mafia que sont le terrorisme etc qui requiert peut-être une réflexion sur une plus grande autonomie de la police judiciaire et non pas justement de précarisation comme c'est le cas avec les ddpn bon en fait on va profiter du gras de constitue la grande force de l'APG c'est une grande technicité un certain élitisme au bon sens du terme des gens qui sont motivés qui sont fiers d'appartenir à cette institution et une capacité de mobilisation pour trader de délinquance qui sont spécialisés d'accord et effectivement vu que la sécurité publique dans la filière judiciaire est en crise ils veulent ils veulent profiter de ce gras la BJ pour réarmer certains services de proximité qui sont vraiment en crise le problème c'est que ça va effectivement affaiblir le temps long de la police judiciaire au bénéfice du temps cours de la sécurité publique donc en fait quel que soit le biais par lequel on prend on prenne un sujet lié à la sécurité intérieure que ça soit la préfectorale que ça soit la DGPS que ça soit la sécurité civile que ce soit sous l'angle juridique sous langue pratique selon l'opérationnel ça tout est à chaque fois lié c'est pour ça que c'est très important d'avoir une vision globale de ce qu'on veut donc oui effectivement il faut de l'argent parce que il faut augmenter son travail des policiers qui souvent sont très médiocre certes il y a un effort qui a été fait durant ces dernières années mais c'est encore très insuffisant mais la question des moyens n'est jamais primordiale c'est d'abord qu'est-ce qu'on veut on a la guerre qui est à 2500 km il va y avoir forcément des influences étrangères qui vont se renforcer les trafic de toutes sortes et ce qu'on veut encore avoir un état qui sont en capacité de disposer d'une force comme la DCPJ qui a plus de 100 ans d'expérience qui est le bras armé de l'État qui lorsque ça ne va pas on fait toujours appel à ses services voilà où est-ce qu'on veut l'affaiblir etc se pose plein de questions évidemment sur le le positionnement territorial de cette direction et de cette réforme puisque la DCPJ fonctionne sur des zones alors que là on va raisonner à partir de l'échant départemental qui a un échant qui est pas très pertinent pour la question la délinquance voyez donc il y a énormément de choses qui sont en train de se jouer moi de mon de ma fenêtre ce que je peux vous dire c'est que le je crains malheureusement que il y ait une suggestion encore comme le disait le collègue tout à l'heure même si je suis encore plus fort vis-à-vis de l'autorité préfectorale au détriment de l'autorité enfin bon pour pouvoir judiciaire pour être un pouvoir et non pas une autorité pouvoir choisir ce qui pose évidemment un problème en termes de concentration des pouvoirs et puis se pose la question de l'efficacité en fait de l'action de l'État parce que c'est bien d'agiter je m'écris un truc c'est quand on quand on agit plus on s'agit dans la réforme c'est exactement ça et en plus on s'agit dans la réforme qui est généraliste c'est à dire que si on comprend une image on devrait prendre une image un peu comparable parce qu'on fait souvent les médecins c'est à dire grosso modo plus la médecine avance dans le temps dans l'histoire plus elle se spécialisent pas de sécurité c'est exactement la même chose et donc le fait de vouloir tout généraliser et d'avoir soi-disant une seule clé etc ça ne veut strictement rien dire ils vont partir à chaque fois de la réalité et la réalité elle impose des spécialités ce qui est important ce que disait en complément c'est aussi la formation ce qu'on pense que la formation des policiers gardiens de la paix notamment et peut-être insuffisante il faut peut-être revoir les thématiques que l'on met à la formation peut-être inséré des thématiques qui sont plus axées sur la psychologie sur les relations avec les autres sur la République parce que c'est important de ce message républicain de la République liberté égalité fraternité donc je pense que c'est peut-être des choses qui ne sont pas assez entendues pour les garder de la paix le niveau de recrutement aussi on a vu que le recrute le niveau de recrutement a baissé donc on a effectivement pour attiré du monde on a baissé les notes des concours et on se retrouve justement avec des personnes qui des fois non je dirais sont limites dans leur capacité et il sont pas de formation qui les aident justement on va prendre l'exemple de personnes qui vont faire des procédures après et on se rend compte que certaines fois il y a des noms problèmes dans tout ce qui est la rédaction des procédures les fautes d'orthographe et quand un magistrat reçoit des procédures avec 15 ou 20 ou 30 fautes ça fait pas très très professionnel donc il y a un manque de formation à la base au niveau des gardiens de la paix il y a peut-être aussi à changer le système des policiers auxiliaires enfin des adjoints anciens ADS pourquoi pas les gens les jeunes justement qui veulent faire ce métier pourquoi pas calquer sur le modèle décadé un petit peu donc on prend ces jeunes là et effectivement on leur promet que si je comporte bien qu'il travaille bien avec des inserts directement l'école des gardiens de la paix ce qui n'est pas le cas où vous avez des fois des personnes qui font des contrats et qui ne réussissent pas les concours et qui sont qui sont exclus et qui pourtant formés auraient pu être des bons policiers parce que je sais pas excuse-moi je sais pas si vous trop courant mais grosso modo un ADS devenu aujourd'hui un policier adjoint c'est quatre mois de formation j'ai quelques mois c'était que trois mois et en réalité ils sont un peu plus de 10000 dans la police nationale et ils sont tout de suite versés dans le grand bain en assurant des missions de police secours en ayant une formation de 4 ans alors que sur les assureront les mêmes missions qu'il y a rien de la paix auront moins quelques mois de prérogatives mais ils assuront les mêmes missions avec quatre mois de formation alors qu'un gamin de la paix c'est 12 mois c'est revenu à 12 mois voilà c'est revenu à 12 mois donc il y a un vrai problème de cohérence à ce niveau là il y a un autre problème que vous disais la formation il y a initiale il y a aussi la question de la formation continue et puis je vous parlais de vision mais c'est à dire que donner aussi la possibilité à des gens et là ça veut dire peut-être revoir le schéma global de la DGS c'est à dire de permettre à des gens qui veulent devenir politique parce qu'il y a une grave crise de la vocation à mon sens donc et d'ailleurs la preuve en est c'est que le niveau de recrutement est de plus en plus bas il se maintient à peu près pour les officiers pour les commissaires d'ailleurs parfois même c'est même disproportionnées au regard de ce qu'on fait réellement exigence intellectuelle voilà il y a en plus une caractère monolithique de des recrutements c'est-à-dire qu'on a plus du tout de scientifiques on a plus de plutôt de gens qui sont issus des filières professionnelles etc c'est que les gens issus de Sciences Po ont du droit donc ça pose aussi des difficultés parce que la force de la police et sa capacité à se dissimuler à être furtive en réalité à être dans le milieu dans la société pour ça qu'on est distant des gendarmes il y a des spécificités sur lesquelles il faut jamais qu'on perde la vue et donc voilà c'est à dire que permettre à des gens qui veulent devenir policiers de leur garantir que oui si tu veux être flic de PJ en te permettra tout de suite à la sortie d'être flic de PSG contre le garantie or c'est pas ça la sécurité publique étant dans un tel état de délabrement en profite effectivement des sorties d'école pour armer les services qui sont en grande difficulté et ça voilà la police de la route par exemple quelque chose qui n'existe pas il y a les CRS autoroutières qui travaillent un peu le jour et qui font essentiellement de l'assistance à pour les accidents mais il y a pas de police de la route comme vous pouvez voir dans d'autres pays donner plus de spécialités en fait à la sortie des écoles et je vais terminer par là je la semaine collègue d'après justement sur la formation on se rend compte que le manque d'effectif effectivement a commencé par la mutualisation des commissariats dans certaines départements notamment de grandes couronnes on s'aperçoit que ça ne fonctionne pas puisque mutualiser des commissariats donc sur regroupe 3 ou 4 commissariats on en fait plus qu'un au final on s'aperçoit qu'au bout de certaines années d'amener il manque des effets quoi qu'il en soit donc je pense que il faut effectivement assurer une très bonne formation mais il faut aussi recruter parce qu'on manque justement de personnes pour être sur la voie publique pour assurer les missions de police secours pour remettre une véritable police de proximité que j'ai bien connu moi mon époque mais je pense que oui il faut il faut remettre une police de proximité et ça ça va être ça devrait être une priorité parce que aujourd'hui les effectifs sont tellement bas que nos collègues en police secours ils sont en voiture ils vont même point à un point B pour intervenir mais il y a plus personne à pied c'est à dire que le peu d'effectif qu'il y a à l'époque il y avait beaucoup plus d'iloté dans les secteurs donc on avait voilà les gens pouvaient faire connaissez les illotés qui étaient sur leur secteur pouvaient se confier à eux pouvaient voilà c'était rassurant maintenant ben non vous avez des effectifs qui sont en voiture donc il y a plus ce lien police population parce que je pense que il faut renouer le lien les tensions et ça ça ne peut se faire que quand vous êtes à pied si vous arrivez en voiture voir les jeunes qui vont repartez 2 minutes après le lien ne se fait pas je pense que c'est un travail de fond aussi et pourrait peser les tensions aussi parce que le but c'est d'apaiser les tensions je pense que voilà il faut remettre une véritable police de proximité alors on peut la changer non on peut l'appeler les îlotiers ou autre mais ouais il faut vraiment remettre des effectifs sur le terrain un petit peu qu'on avait fait à l'époque à New York le maire de New York où il avait mis un policier à pied dans chaque coin de rue justement pour essayer de faire des vidéos c'est vrai que c'est c'est du principe on n'est pas les Américains mais ça pourrait être l'idée de remettre des effectifs à pied pour être au contact de la population échanger la tenue aussi parce que je pense que si vous voulez la tenue est très importante on a changé de tenue à l'époque où Sarkozy ce changement de tenu alors oui il est peut-être bien pour certaines unités spécialisées mais il n'est pas bien pour le policier qui est en police secours tous les jours on pense que voilà la tenue elle incidence d'ailleurs il y a eu des études psychologiques sur la tenue quand on l'apporte comment on se comporte et la les jambes comment ils vont perçoivent avec la tenue donc on pense que la tenue des policiers aurait été en revanche pour ceux qui feront je dirais de la police de proximité il faut revoir cette tenue la tenue pour nous n'est pas adaptée et ben dans quel sens c'est la parole psychologiquement et visuellement c'est une tenue un peu paraly militaire c'est plus du tout une tenue de policier comme il y avait à l'époque dans les années 90 vous aviez la tenue avec le blouson vous avez oublié le voilà c'était une tenue de policier là on a affaire une tenue d'intervention qui n'est pas du tout le même registre et ça a une incidence sur ce qu'il apporte effectivement et ceux qui l'aperçoit aussi donc ça c'est tirait du nouveau d'une une étude américaine psychologue américaines qui a fait une étude sur les uniformes et le comportement des personnes justement sur les uniformes et je pense que ça serait intéressant de pouvoir accès là-dessus parce que je pense que plus de monde en patrouille pédestre et en îlotier et d'échange et un changement de tenue permettra de retisser les liens avec la population d'apaiser les tensions et de pas nécessairement voir les policiers comme des gens qui intervient tout le temps dans le policiers là aussi pour faire de la prévention il est là aussi pour pour accompagner ou pour enseigner les jeunes pour enseigner voilà penser c'est un non rôle qui était important justement pour les 15 milliards ce qui ce que j'ai remarqué enfin en tout cas j'ai pas trouvé la ventilation de ces 15 milliards on ne l'a pas non plus bon voilà donc on a promis qu'on allait nous la donner par exemple de cet effet d'annonce où on fait des promesses puis 15 milliards plus peut-être que dans deux ans ils vont se rendre compte que le budget serré et ils vont revenir sur la loi de programmation et vont supprimer peut-être des milliards ce qu'on a déjà vu du temps de Nicolas Sarkozy qui une fois ministère de l'Intérieur avait fait une loi de programmation et arriver au ministère des Finances la supprimer donc ce que je pour reprendre une forme fait aussi le comportement visiblement aussi pour Nicolas Sarkozy pour reprendre pour abonder dans le sens qui a été dit aussi en fait on prend vraiment le problème à l'envers parce que effectivement quel est le propos qui justifie cette nouvelle loi d'orientation et de programmation et de réforme de la police c'est qu'on manque d'effectif mais il y a des tas de solutions au niveau du droit civil au niveau de la procédure qui ne sont pas envisagées en 92 on a dépénalisé l'échec sans provision parce que justement ça encombrait inutilement les commissariats en 92 des plaintes pour chaque improvisions et on avait des tonnes qui arrivaient et on s'est rendu compte que sa mobilisait trop de personnel et que ça encombrait la police et une police qui qui encombré c'est une police inutile à partir du moment où les gens font du papier justement donc je vois par exemple dans la lotte dans la Loomi il propose par exemple au niveau de l'assurance pour la cybercriminalité en droit des assurances il y a le principe de subrogation l'assureur et subroger dans les droits de son client et je trouve que on ne pourrait mettre en avant la responsabilité de l'assureur pour se subroger à son client pour lui-même porter la plainte et défendre l'intérêt général parce que justement ce principe il existe dans le code des assurances mais elle n'est jamais il n'est jamais comment dire appliquée par les assureurs eux-mêmes et ça déchargerait d'autant la police de prendre des plaintes pour des infractions d'ailleurs souvent qui n'ont aucune comment dire incidence et aucune résolution parce que j'ai regardé les statistiques de 2019 les lucidations des vols avec violence c'est 14%. bon les vols sans violence c'est 7%, les cambriolages de logements c'est 8%. les vols au sujet des véhicules c'est 6%. donc on sait déjà d'avance que les plaintes que l'on va prendre au commissariat ont très peu de chances de trouver une élucination ça veut dire qu'on encombre le service de police on mobilise du personnel à prendre des plaintes dont on sait déjà que s'il n'y a aucun élément qui permette de commencer à une investigation qui sera efficace et bien c'est autant de temps de perdu l'assureur par exemple dans le cadre du principe de subrogation pourrait très bien recevoir la déclaration de son client et simplement informer le ministère de l'Intérieur de tel vol de telle ceci de telle cela et à lui de juger s'il y a des indices parce que comme les chiffres le monde montrent en fait les vols avec violence et quand il y a des témoins quand il y a des traces les vols en violence c'est pareil et à partir du moment où on n'a aucun élément pour commencer une investigation ça ne sert à rien enfin de la plaindre c'est triste à dire mais la plainte elle est purement statistique et la comptabilité de sa statistique ce n'est pas si on veut de l'efficacité policière ce n'est pas la police de de la gérer puisque de toute façon l'assureur l'assureur la gère déjà enfin c'est une idée que je vous que je vous soumet puisque on a déjà le précédent de la dépénalisation des chèques d'échec sans provision j'avais encore d'autres choses à dire oui pour pour la cybercriminalité et biopsie par exemple au niveau du droit civil plutôt que [Musique] plutôt que de faire des choses compliquées au niveau procédurier on pourrait au niveau du droit civil posé une obligation de résultat en matière de sécurité informatique aujourd'hui beaucoup de gens se font installer des systèmes informatiques qui sont de véritables bruyères c'est pour ça que il y a autant de criminalités informatiques parce que les logiciels qu'on ouvre ne sont pas validés j'avais je connaissais quelqu'un qui qui faisait de la validation chez chez Microsoft je crois les programmes sont vendus avant même qu'il soit intégralement validé donc ils gardent un petit nombre d'ingénieurs pour continuer à déboguer le logiciel mais on vend des logiciels qui sont buggés donc c'est ça qui fait la fragilité des systèmes informatiques et d'ailleurs vous remarquerez qu'il y a quand même un fossé entre la qualité des logiciels qu'on vend au service financier et la qualité des logiciels qu'on vend au reste de des acteurs économiques on n'a jamais entendu la Société Générale se plaindre d'une d'un problème c'est un facteur humain oui et non parce que au niveau de la programmation il y a une qualité il y a des règles de qualité à respecter et aujourd'hui les les producteurs de logiciels sont dans la précipitation donc ils vendent des produits qui ne sont pas finis donc si le législateur posé une obligation de résultat en matière de sécurité informatique et bien ça régulerait déjà beaucoup de problèmes d'un seul coup sans que et ça ferait diminuer du même du même coup ça ferait diminuer la criminalité en question et ce qu'il y a d'autres d'autres aspects du coup parce que donc sur la décomposition nous on a interrogé notamment le secrétaire général du ministère de l'Intérieur et la dépafy des directions financière qui pilote le global du projet de Loire et on leur a demandé plusieurs reprises si il est prévu d'ouvrir des écoles de police alors le ministre hier d'ailleurs sur la mission sécurité nous a dit que oui il faudrait d'ailleurs il faudrait il faudrait ouvrir des écoles de police mais il y en a aucune trace dans la loi de programmation et encore moins dans le budget 2023 donc ça veut dire qu'ils vont pas en construire une seule en 2023 si il commence à reconstruire une en 2024 donc ça on verra peut-être en 2025 2026 au mieux et pourtant il y a eu 1500 recrutement enfin bon 7500 qui sont prévus en police et gendarmerie d'ici là sans compter que comme on a recruté effectivement 10000 policiers supplémentaires il y a aussi les départs en retraite ceux qui veulent plus faire policiers enfin bref donc il y a aussi des sortants en même temps que les entrants donc ça fait quand même beaucoup de gens à former ils repassent à 12 mois alors qu'on sait que les écoles sont tendues et que c'est quoi votre analyse ou sur le sujet [Musique] [Musique] de la gendarmerie pour laquelle ils sont globalement c'est typé des gendarmes on va dire ça fonctionne bien les gens sont fidélisés on a on a même pas fait cet alignement là donc est-ce que le truc c'est que est-ce que votre position c'est de dire non il faut pas de réserve opérationnelle civile parce que les civils n'ont rien à faire là-dedans etc ou si c'était avec une vraie formation plus structurée plus organisée et surtout à des tâches déterminées qui ne soient pas les tâches les plus exposées et les plus exposées alors effectivement ça pourrait être utile d'avoir un peu cette respiration au sein de la police je peux vous permettre moi ce qui me déplaît dans l'idée de la réserve opérationnelle c'est qu'on a l'impression que on a un risque de guerre civile voilà la France serait un pays où il y a un risque de guerre civile donc il faut créer des forces de police mobilisable tout de suite histoire de que l'ordre règne moi c'est comme ça que je la que je le ressens je pense que si on sait anticipé et on s'est modifié charge de travail qui existe déjà dans les commissariats par exemple comme je disais avec la subrogation le principe de subreu actions si on on peut mettre on peut libérer déjà suffisamment de personnel pour faire comme ce que disait le collègue pour faire de l'île d'otage pour faire des patrouilles pédestres et pour recréer le lien de confiance entre le policier et la population parce que effectivement la petite n'existe plus aujourd'hui et ça se ressent ça se ressent on voit bien que que et donc si en plus on crée une réserve de police de réserve opérationnelle comme un gouvernement qui n'a pas confiance dans l'avenir un gouvernement qui a peur de soulèvement et donc non c'est totalement négatif pour moi de compléter je crois aussi complètement aussi non pour nous on pense que la réserve opérationnelle doit être supprimée on doit faire un recrutement de titulaire c'est à dire qu'on prévoit comme on disait je froide sur 15 ans on prévoit pour avoir le nombre suffisant de policiers chez les gendarmes le problème c'est que ces militaire donc là aussi on en revient que les gendarmes sont quand même une force militaire même s'ils sont été remises à l'intérieur mais ils sont quand même militaires ils sont pas si villes comme nous police nationale on pense que c'est une erreur justement de même de la gendarmerie au final parce que des réservistes qui prennent enfin peut-être moins de problèmes en avant mais on pense que non les réservistes alors comme c'était à l'époque les gens étaient résistent dans un régiment d'armée d'infanterie etc mais pas justement dans l'émission de police son genre en zone gendarmerie dont ils ont une campagne une zone urbaine voilà je pense que c'est une erreur voilà mais effectivement c'est là c'est fait pour pallier le manque d'effectif et nous ce qu'on craint c'est que la réserve opérationnelle est remplacera bientôt des policiers titulaires c'est-à-dire que vous aurez peut-être un titulaire dans l'équipage et vous aurez quatre ou cinq réservistes voilà donc c'est des gens qui seront la 90 jours quand elle fonctionnaires vous êtes tenu vous avez des droits et des devoirs un policier qui sera la 90 jours donc qu'est-ce qu'il va faire après est-ce que il va conserver ses équipements le devoir de réserve où va-t-il être vous voyez c'est c'est des problèmes que l'on peut se poser l'infi enfin voilà c'est essayer d'être réservé c'est devenir commissaire de police aussi [Musique] comme l'argent qui sera consacré à ce budget il devrait être consacrer recrutement titulaire qu'est-ce que ça veut dire c'est pas l'alignement sur la gendarmerie je comprends pas en fait c'est exactement ce qui est en train de se passer là-dessus sur la durée de formation qui doit être dans la réserve opérationnelle les gendarmes c'est un mois de formation de police ils ont mis à 10 jours ils auraient pu au moins alignés la durée de formation oui tout à fait mais c'était pas une question qui vous était adressée personnellement c'était une question adressée aux gens qui pensent cette réforme la police n'est plus capable d'inventer de l'avoir de l'audace d'être d'avoir sa spécificité c'est à dire que là sur les ddpn on a un alignement l'organisation gendarmique sur l'organisation germanique sur la réserve opérationnelle pareil c'est quoi l'étape d'après on voit que la préfecture de police qui peut avoir ses avantages en termes de structure [Musique] concentré avec une simple autonomie dispose encore de pouvoir en matière de police judiciaire de renseignements il y a-t-il pas des choses à revoir c'est à dire là alors une telle concentration ça pose quand même ça pose question quand on parle de mutualisation quand on parle de réserve c'est à dire à quoi ça ne dépenser en fait ce sont des mots pour parler d'une institution qui est en train d'être précarisé tout simplement et au lieu de revoir par exemple la centralisation qui est très excessive dans la police est-ce que il manque de policier c'est bien sûr qu'il faut qu'on en recrute davantage et pas de problème mais le nombre de policiers a affecté à la direction générale de la police nationale ne cesse d'augmenter le lien ne cesse d'augmenter et le budget où sont ces gens ils sont dans les structures de communication ils sont dans les structures d'état-major vous voyez ils sont pas dans la structures de formation parce que pour répondre à votre question elle est là la problématique il y a un gros problème de formation vous avez une direction centrale du recrutement et de la formation qui en réalité un corps privé bras parce que dois-je jongler entre la DR c'était la préfecture de police qui regroupe aussi des services de formation donc voilà il y a un énorme problème si vous voulez sur sur la vision j'insiste toujours c'est vrai qu'on pourra c'est vrai qu'on pourra alléger la charge de travail des policiers en réduisant un peu la prise de plainte c'est ça le problème ce qui est le massification et il y a la prise de plainte et puis il y a les consignes qui sont données enfin les objectifs qui sont fixés par le ministre de l'Intérieur les quelques opérations qu'on a mené parce que tu dis qu'il y a pas de risque de guerre civile etc ok non c'était c'était l'impression que ça donne cette espèce de discours qui vise à je suis d'accord un peu de l'État droit ou les pouvoirs et si tu veux la fragmentation sur le terrain on la voit bon et cette fragmentation elle passe notamment par des commerces d'accord les commerces communautaires et ces commerces là parfois emploient des gens irrégulièrement d'accord donc les quelques opérations qu'on a menées pour voir s'il y avait pas du travail noir s'il y a tout été en règle l'hygiène etc sont très rarement suivis des faits toujours la question de l'efficacité moi je pense que la peau de la population elle aime la police nationale aime la gendarmerie etc le problème c'est l'efficacité les gens en fait sont toujours parfois démunies quand ils voient que Ben le résultat de l'action et finalement assez minime voire parfois inexistait quand même une tendance là je vois les plans lutte contre les rodéo les plans se tuent etc c'est jamais l'autorité judiciaire qui est la manœuvre mais vous savez que c'est toujours le ministre de l'Intérieur trop le routier c'est intitulé anti rodéo urbains et puis il faut savoir aussi que les collègues si vous voulez je voulais comprendre j'ai failli être en opérationnel de moi donc si vous voulez contrôler quelqu'un qui risque de vous broyer avec son véhicule de 2 tonnes juste pour satisfaire à certains de statistiques bon on fait doucement rire elle était parce que il y a sans doute des techniques d'intervention beaucoup plus efficace notamment au Japon etc mais est-ce que autorité politique est prête à accepter ça quand vous avez quelques dizaines de personnes là par exemple il tire avec de la peinture qui marque les les véhicules ou qui marquaient personne bon voilà est-ce que en fait ça et quel est jusqu'où l'autorité politique nous nous donne l'autorisation d'intervenir et se pose là-dessus la question j'en parle on en parle souvent la question de la violence légitime de l'État évidemment que la police la police une ascension extrêmement réglementée contrôlée etc il y a pas de problème là-dessus mais en réalité le sentiment des défis de terrain c'est que on peut quasiment plus agir il nous a équipé de caméra très bien mais en quoi l'équipement de caméra si vous voulez renforce notre notre capacité à réagir parfois utilement parfois vigoureusement dans les quartiers parce que en fait ce qu'on oublie c'est que c'est facile de parler de la police en avoir jamais fait etc mais en réalité il faut distinguer les les domaines de polysent on parle la police judiciaire c'est la pollution moi j'étais acheté l'état-major adjoint de la DCPJ pendant deux ans je travaille avec une rive à estras de très bonnes années j'ai appris beaucoup de choses la sécurité publique à sa spécialité bon la sécurité publique effectivement à toute la question des partenariats de la prévention c'est très très important mais il y a aussi la question de qui tient la voie publique qui tient la rue vous voyez ce que je dis et quand vous avez l'impossibilité sinon par des espèces d'opérations médiatiques au point où on fait de la gesticulation etc si vous n'avez pas la capacité vous en tant que policier avec la justice de de régler réellement un problème de trafic de cigarettes d'harcèlement de gens qui sont là qui zonent etc si vous avez pas cette capacité là en fait vous faites de la gesticulation et vous savez quoi ce sentiment de gesticulation il est partagé par beaucoup de policiers sur la République et donc ça et donc il faut pas le perdre de puissant vous voyez il y a toujours en fait comme on pense que le monde parfois est un peu angélique et c'est non le monde n'est pas angélique extrêmement difficile très dur et la rue la sécurité publique la voix publique c'est un monde de rivalité c'est un monde de confrontation il faut jamais oublier ça de vues parce que sinon on peut tomber dans les discours parce que je vous disais tout à l'heure c'est la théorie le droit très bien maintenant par exemple pratique parlons en réalité parlons culture parlons de l'histoire valide c'est ça évidemment qu'il y a la police de proximité mais la police de proximité où est-ce qu'on va trouver des effectifs il faut il faut un an un an et demi pour juste former academiquement un policier ensuite sur le terrain un très bon policier les gens duquel je travaille au quotidien qui sont avec moi qui est sur ma sécurité qui sont des collègues formidables ils ont quoi 20 25 ans de voie publique c'est un métier c'est un métier je vois public comme c'est un métier d'être enquêteur en polyphénicaire comme c'est un métier d'être renseignement comme c'est un métier trop cher voyez ce que je veux dire donc je dirais que c'est cette logique très généraliste nous pose vraiment un problème un énorme problème et moi ce qui me désole c'est pour ça d'ailleurs que j'ai rejoint la FSU c'est aussi de voir le silence assourdissant des syndicats d'accompagnement c'est ça qui est un vrai juste une petite chose rapide pour compléter pour la course aux chiffres oui il faut l'arrêter je pense que quand on a voulu quantifier le travail du policier ça n'a pas été la bonne solution le policier et là pour la protection des personnes et des biens il est pas là pour du statistiques pour des objectifs voilà de qualitatif voilà on est là sur du qualitatif et pas du quantitatif ramener quelqu'un avec une barrette de shit c'est pour moi c'est pas du travail de policiers voilà c'est le travail du policiers ou ça encombre les les gens qui sont dans les SAIP pour pour pouvoir faire les enquêtes voilà c'est le collègue aussi ça va mettre des des plaintes qui ne serviront au final à rien après il y a un vaste débat aussi est-ce que justement il doit y avoir un débat sur la dépénéralisation du cannabis voilà ça c'est peut-être un sujet à la portée ensuite sur la Love Me tant qu'on développe le nombre de magistrats et le nombre de greffiers voilà parce que je pense que une personne qui est qui est qui est interpellée pour un délit elle doit être jugée rapidement c'est à dire que pour comprendre la sanction pour comprendre pour que c'est un effet psychologique si vous êtes jugé trois ans après il y a plus d'effets psychologiques c'est-à-dire que même le magistrat il va avoir une affaire il va juger une affaire au bout de trois ans de la personne elle va être jugée oui effectivement mais est-ce que le roi conscient d'effet alors je pense que c'est bien de je pense que c'est tout un ensemble je pense que la sécurité publique et la sécurité de tous les citoyens ça passe par tous dans l'ensemble c'est à dire que ce soit les les magistrats que ce soit les greffiers que ce soit également on a perdu du terrain aussi dans les dans dans certains endroits il y a plus il y a plus de il y a plus de fonction publique la fonction publique a été tellement démantelée que elle n'y est plus dans certains endroits où il faudrait une fonction publique où il faudrait dans l'époque il y avait qui était des fonctionnaires voilà on est tout enlevé je pense que c'est un ensemble si on veut arriver voilà et qu'on arrive la course aux chiffres je dirais que gagner des bâtons de zombies vite vite il faut trouver des interpellations non c'est pas ça le travail de policiers le travail de policier doit être d'initiative ou sur acquisition c'est une personne qui vous appelle sur la pour un appel 17 et qui manque vous allez intervenir mais on doit pas être aux ordres en disant attention il nous faut encore 40 interpellations il nous faut non ça c'est pas du travail de policiers donc si tu veux le problème d'ailleurs c'est pourquoi avoir encore plus d'OPJ parce que ça on se pose pas la question vous savez pourquoi avoir plus d'objets pour faire encore plus de garde à vue et plus de procédures mal ficelés qui vont arriver parce que les magistrats voient aussi arriver des procédures qui sont non seulement pleines de fautes d'orthographe mais aussi très mal ficelés qui ne résiste pas à au tribunal le truc même on ne les présente pas autrefois quand j'ai commencé à la police judiciaire nous-mêmes on hésitait à présenter des personnes au magistrat dès lors que il y avait un doute sur la solidité de la procédure aujourd'hui j'ai l'impression que on fait le on fait la compétition à l'accumulation de procédures à l'accumulation de garde à vue à la cam c'est ça la compétition du chiffre mais comme disait les camarades tout à l'heure un OPJ c'est quand même le code de procédure pénale c'est un nombre important de d'articles du code de procédure pénale à connaître à comprendre et à appliquer donc même si si on fait trois mois de formation à mon avis trois mois de formation c'est insuffisant pour faire un bon OPJ parce que comme il le disent c'est quand même un métier un métier il y a il y a il faut avoir les compétences il faut avoir les connaissances et puis il faut avoir le vécu parce que quand on rentre dans la police quand on est jeune policiers ben on est pris en charge par des anciens qui nous apprennent à faire le travail et qui nous apprennent aussi des des techniques que qu'on apprendra pas à l'école qu'on apprendra pas la formation or c'est aujourd'hui on sort énormément de nouveaux policiers qu'on les met sur le terrain qui ne sont pas encadrés à mon avis vous servira pas à grand chose ça ça risque même d'aggraver le comment dire la défiance de la population avec la police parce que on aura des gens qui sont dépourvus de compétences et à qui on demande de faire un métier qu'il ne maîtrise pas par rapport à la plateforme de Thésée a priori c'est censé suppléer on va dire au manque d'effectif pour enregistrer les plaintes ça fonctionne ça vous en avez des retours comment ça se passe j'ai pas de retour là dessus centralisé qui gère tes yeux les retours il est blessé dans les commissaires et tout donc voilà si ça retombe sur le local ce sera ce sera sur des services d'enquête qui de toute façon on saisit ponctuellement et donc il y a pas un retour c'est pas un retour automatique on parle beaucoup de dématérialisation dans le projet notamment sur la Ligue européenne quel regard vous avez sur la dématérialisation ou qu'est-ce que vous pensez que savoir comme effet est-ce que vous êtes favorable ou pas il a plein de temps en ligne il y a plein de Visio le fait de rencontrer un moment un professionnel c'est indispensable parce que quand vous avez vous entamer une procédure judiciaire vous allez voir un avocat donc oui de donner une porte de donner une porte d'accès numérique au service de l'État oui bien sûr mais attention dans quel objectif avec quel objectif parce que il y a aussi c'est seulement aussi tout un travail de suivi ensuite qui est extrêmement lourd à gérer mais oui dans soi oui pour lui permettre pour mettre ce qu'une information parvienne à l'état nous utiliserons davantage la loi numérique ça oui par contre parler de numérisation pour éviter à l'état d'agir efficacement alors non on a vu un certain nombre de cas la mise en place de procédures dématérialisée ou des plantes et prétentes en ligne etc et où les gens vont quand même au commissariat ils veulent pas passer par la première ligne et les instructions dans les services c'est un an vous prenez pas parce qu'il y a la preuve en ligne et donc on n'est pas sûr quelque chose qu'il y a en plus pour améliorer le service mais à la place de je pense que le collègue a tout à fait raison le fait de davantage d'agir parce que sur la question de la des atteintes au bien effectivement il y a le principe de la subrogation des assurances peut-être renforcé le principe mais en fait ce qu'il faut c'est permettre à tout à chacun d'accéder à la police par voie numérique ou par voie physique mais que il est quand même une capacité si vous voulez aux policiers et au service de filtre un peu plus de confiance aussi et cette confiance là elle ne sera la contrepartie que de la mise en exerce de davantage de transparence et de responsabilité qui n'existe pas en réalité un directeur départemental de la sécurité publique qui le connaît à acquis rend-il des comptes pareil pour le préfet qui est étant donné à 5h du matin combien il y a effectivement de police pour assurer l'émission de cette police secours pouvez-vous nous les donner précisément personne ne leur demande ça vous voyez ce que je veux dire donc le fait qu'on donne davantage de confiance aux policiers oui je suis pour mais par contre on donne aussi plus de responsabilités et une responsabilité ouverte à la société civile pas en interne ces gens sachent ce qui se passe évidemment quand ils sauront ça se passe et qu'il y a tel ou tel scandale et réagiront davantage et nos mères temps qui est très forte très fort nous pensons pour justement pour compléter pour les nominations des directeurs départementaux on pense qu'on devrait changer un petit peu le système de nomination et comme les directeurs centres pour leur site éviter les parachutes qu'est-ce que vous proposez du coup concrètement et bien soit par exemple pour des directeurs centraux à se demander d'ailleurs si faille conserver tous les directeurs centraux parce que là les directeurs centraux s'interroger sur leur réactivité mais que peut être une confirmation pardon par le Parlement vous voyez qu'on passe éventuellement à des directions générales quand ça s'impose donc des directions centrales que les les gens soient proposés par l'exécutif et valider par le Parlement voilà parce qu'en plus ça ça donne une onction démocratique qui permettra à la personne de s'exprimer librement et d'agir librement [Musique] cette question là c'est celle qui répond à ce que vous disiez tout à l'heure quand vous dites on peut plus agir sur le terrain parce que moi quand je vous ai écouté je me disais ah mais c'est pas vrai ce qui est en train de nous dire que le problème de la police est justice comme comme on avait le problème j'imagine que c'est pas le cas j'imagine bien que c'est pas le cas donc je me dis mais quel est quel est le sujet du coup quel est quel est quelle est la problématique que vous avez en fin de compte sur sur le mode d'action parce que vous avez dit beaucoup on a l'impression qu'on nous mobilise sur des tâches et que ensuite derrière il se passe rien ou c'est pas suivi des faits donc est-ce que c'est un problème en aval c'est à dire effectivement ce qui se passe avec la justice mais je comprends que c'est pas nécessairement ce problème là parce que c'est un problème en amont et justement ça pose la question de la responsabilité politique à l'intérieur de la police donc c'est quel est le si vous voulez sur lequel on peut agir pour rapidement il y a des tâches un exemple par exemple aujourd'hui on recense le nombre de station-service ouvertes et en capacité de données ça pour moi ça devrait pas que la police s'il y a un mini des transports on travaille avec la préfecture chargé ça pour moi ensuite deuxièmement la deuxième point la question la légitime défense la violence légitime la violence légitime est-ce que nous acceptons que la police fasse preuve de violence légitime pour dégager des gens qui pourrissent des quartiers et que ça soit filmé est-ce que l'autorité politique accepte ça oui ou non et enfin c'est la question juste de la la comment dirais-je de la proportion dans l'action vous voyez est-ce que est-ce que la la jusqu'où la police la police peut aller dans son action qu'est-ce qu'on lui demande réellement de faire c'est à dire la question de l'efficacité est-ce que l'action de la police est réellement efficace et donc là effectivement ça pose la question de la justice sur la justice justement le problème de cette locmin c'est on dirait que la police faut la rendre faut la rendre plus efficace pour qu'elle prenne les choses en main etc mais je parlais tout à l'heure du code de procédure pénale normalement la police elle rencontre au magistrat or là j'ai l'impression justement avec cette montée en puissance du préfet que on va écarter le pouvoir de contrôler direction de la police judiciaire mais de façon générale la police judiciaire parce que il y a la direction centrale de la police judiciaire mais en commissariat on fait aussi de la police judiciaire la police de l'air et les frontières ou je sais plus comment ça se faisait aujourd'hui fait aussi de la police judiciaire donc il y a des OPJ partout mais les mots sont trompeurs pardon les mots sont trompeurs c'est-à-dire qu'en réalité oui on fait de la police judiciaire mais ce que fait la police judiciaire la de l'école qui sont au PJ et de quoi on parle en fait parce que ça ça va être du bricolage ça va être on va en plus vis-à-vis des magistrats on va perdre la confiance on va perdre comment dire non plus à Paris on panique mais sérieux quoi si on fabrique des agents de police ou des officiers ou qui qui ne savent pas monter une procédure au début quand j'étais à la police judiciaire on était un groupe d'enquêtes aujourd'hui c'est chaque fonctionnaire qui a sa pile de dossier et à partir du moment où son dossier commence à prendre de l'ampleur on fait une réunion et on organise l'intervention et devient directeur d'en mais autrefois on avait un procédurier là le groupe on avait des des collègues qui s'occupaient des recherches des contrôles etc c'était un travail très structuré et quand on présentait un dossier au magistrat c'est un dossier qui était rangé il y avait il y avait un feuillet garde à vue il y avait un feuilleté il y avait un feuillet c'était vraiment construit aujourd'hui que font les magistrats les magistrats ne lisent plus les dossiers il ne les contrôle même plus ils lisent plus que le rapport de police et il suffit de synthèse le rapport de synthèse il suffit que le rapport de synthèse enfin je vais te raconte n'importe quoi c'est là-dessus que le magistrat va se faire son idée alors que dans le dossier il y a des éléments qui qui il suffit qu'on les regarde qui montre que ça a été mal fait voilà je voulais juste dire juste intervenir sur un point très très important la formation continue on voit souvent qu'il y a eu des problématiques dans les gestes techniques professionnels des personnes sont décédées sur la voie publique parce que il y a un manque de formation continue par exemple pour les gestes professionnels il faut savoir que bon à part l'école de police si après vous inscrivez quoi au stage je n'ai pas obligatoire donc effectivement à part aux séances de tir qui sont obligatoires les gestes techniques ne sont pas obligatoire donc la problématique qui se pose et j'avais à l'époque contacté Alain Bocquet qui est maître d'arts martiaux qui est l'ancien créateur des brigades anti-commando dans les années 80 début des années 80 donc été policiers qui étaient qui faisait arts martiaux et on avait eu justement des longues discussions pour pour savoir les problèmes qui avait été notamment pas du tout et donc il m'expliquait que pour avoir une qualité des gestes et pour éviter les drames qui se sont produits en fait les mouvements déjà ils doivent être compris par celui qui les fait c'est à dire que vous faites un mouvement pour interpeller quelqu'un ou le voilà c'est comme les arts martiaux nous avons une maîtrise du geste le geste il doit être répété souvent ce qui n'est pas le cas donc nous les propositions que l'on avait fait à l'époque auprès du ministère de l'intérieur quand on avait été reçu c'était une formation continue obligatoire sur le temps de travail qui soit inclus dans le cycle de travail c'est à dire que le on avait pris à l'exemple à l'époque du 4-2 4 jours de travail de jour de repos trois jours de travail en voie publique en police secours et une journée obligatoire où on fait des gestes techniques professionnelles où on fait de la psychologie où on fait du roi où on fait de la remise à niveau quel qu'elles soient mais voilà on pensait que c'était une bonne solution pour avoir une qualité des interventions pour éviter les drames qui se produisent des fois sur la voie publique voilà quand je vais montrer justement Alain à cette personne les vidéos de certaines interpellations il était il me dit mais c'est pas possible normalement quelqu'un qui maîtrise bien un geste professionnel il doit pouvoir pas besoin à 3 ou 4 personnes sur une seule personne pour pouvoir interpeler normalement si la personne dérange langue constituée vous pouvez interpeller qui sont drames après le but c'est ça c'est que on puisse interpeller une personne quand elle commet un délit mais le but c'est pour éviter les drames aussi quand une personne décède etc sur le public parce que le geste a été mal fait je pense que cette c'est très important justement cette formation continue elle doit être obligatoire elle doit être sur le temps de travail sur le site de travail et pas à part parce que actuellement c'est qui est volontaire pour pour faire des stages vous voyez bah maintenant là on peut pas on a passé le monde pour pour faire des voilà mais et ça s'en ressent sur la qualité et les relations police population parce que on pourrait intégrer des modules extérieurs de psychologue pour que nos collègues qui ont du mal peut-être entrer en contact puisse apprendre en rentrant en contact avec des personnes sur la voie publique ça s'apprend tout ça si on ne vous la prend pas c'est pas inné tout le voilà c'est je pense que c'est des efforts justement qui devrait être mis en place et là on aborde justement le problème de la formation et du nombre de formateurs qui ne sont pas assez nombreux alors peut-être ouvrir la formation continue sur des personnes extérieures à la police nationale un dossier important un enjeu mais il faut comme disait je froid il faut le prévoir sur 15 ans voilà ça c'est pas quelque chose qu'on peut arriver du jour au lendemain à tous maîtriser là on est en déficit d'effectif on a un problème de comme disait je froide de structuration etc mais il faut voilà il faut vraiment se donner les moyens sur le long terme et pas à court terme en urgence on essaye de trouver des solutions qui seront inefficaces plus de choses parce que je dois comprendre que le temps à écouter sur la question des OPJ il y a effectivement la question des moyens mais tout le monde dit ça il y a aussi une autre problématique c'est celle de l'ancienneté des gens dans la salle de service d'accord c'est-à-dire que gérer des gens comment les gens moi j'aime pas le faire mal comment les gens comment aider des gens avec humanité parfois avec autorité c'est quelque chose d'extrêmement difficile et c'est quelque chose d'autant plus difficile que les gens savent parfaitement que votre action est très limitée tant qu'on imposera pas des durées maximales d'affectation sur des postes pas seulement en investigation on peut même aussi sur des postes opérationnels nous rencontrerons aussi par les unités sélections je parle de la sécurité principale puisque des publics ou la police aux frontières par exemple tant qu'il y aura pas assez duré maximale d'affectation de ce qu'on confrontés à des gens qui seront qui seront devenus au fil du temps davantage parfois des fonctionnaires ou des policiers quelque chose qu'il faut pas perdre de vue ça voulait voilà il y a des gens malheureusement qui qui perdent de vue l'idée que ils ont quand même une mission accomplie un état d'esprit à avoir etc et deuxième truc ce que je voulais vous dire c'est sur les les pénale le droit commun de 48 heures pour la garde à vue donc on le changera pas on s'en sortira pas parce que la PJ peut faire une affaire en 48 heures dans ces voilà ou la vente vous mettez organisé à plus pourquoi parce qu'ils sont 10 15 dans une affaire pour la sécurité publique sont quoi deux trois tout faire en 48 heures ce sera très difficile donc ça c'est le droit commun il faut augmenter la durée de garde à vue 48 heures c'est augmenter le nombre d'enquêteurs oui mais le problème c'est que je suis pas hyper chaud et on va pas être hyper chaud pour augmenter la durée de vie des gens c'est justement du groupe de moyens c'est la recette mais en même temps les gens si vous voulez sont quand même des gens qui sont présumés innocents mais qui sont quand même au moins de la police pour des raisons qui peuvent apparaître comme étant plus ou moins légitime vous voyez bon c'est l'horreur 72 heures de garde à vue j'entends j'entends bien mais ça veut pas dire forcément 60 c'est pas forcément dire 72 heures c'est offrir si vous voulez plus de temps pour agir parce que tout est contraintes et enfin ça c'est sur la question de du temps de travail est-ce que vous savez quel est la durée vacation moyenne aujourd'hui de d'un policier qui va intervenir chez vous parce que vous aurez été agressé quel est son temps de vocation 12 heures 08 imaginez ce que ça fait travailler 12 heures 08 la nuit trois jours d'affilée de Claude ça c'est quelque chose que parce que à mon avis il faut travailler parce que c'est pour moi la maltraitance les gens qui risquent leur vie dans les missions de police secours la nuit particulièrement parce que le jour où on a un organisme c'est dur mais la nuit c'est encore plus dur mais je n'ai pas mais qui termine qui prennent à 7 heures du soir qui termine à 7h du matin trois jours d'affilée quelques petites remarques je pense que vous avez raison de d'évoquer les situations de territoire où vous êtes les seuls représentants des services publics et ça n'est pas que le fait du hasard c'est parce qu'il y a eu aussi des logiques de structuration urbaine qui ont visé à sortir tous les services publics ou par public quoi de la MJC à la maison des habitants en passant par la trésorerie qui font que du coup vous vous retrouvez de toute façon directement confrontation avec la population et en étant les salles représentants de la les dernières représentants et de la puissance publique et moi c'est une situation qui existe à Grenoble dans un quartier qui s'appelle mistral qui est sans doute malheureusement vous connaissez et une des questions que je me suis toujours posée confrontée entre guillemets à ce quartier à la souffrance des habitants parce que c'est quand même ça la réalité c'est combien y a-t-il de quartiers un pays où de pas y compris c'est logique urbaines vous vous retrouvez seul en première ligne et en seul en seul et unique ligne autre chose que je voulais vous dire c'est que ce matin on a une auditionné dans le cadre de la commission des lois Scola la Conférence nationale des procureurs en fait il partage beaucoup de choses avec ce que vous dites particulièrement sur le niveau des OPG et c'est pas une critique à l'égard des individus qui composent mais c'est l'incapacité dans laquelle on les met de surcharge de travail de par une absence de formation mais bien sûr toute la chaîne judiciaire bien sûr et comme le métier police d'une façon globale et peut-être pas le plus attirant aujourd'hui et comme il y aurait une forme de recrutement plus important et puis l'idée de ne pas attendre les trois années bon bref des choses que vous savez mieux que moi ce que disait les magistrats à mon sens à juste titre c'est que le niveau de main il va baisser encore davantage donc les procédures vont être davantage fragilisées avec tout ce qui va avec en terme de de droit quoi et de justice rendu de base [Musique] et la confiance qui va être encore plus complexe parce qu'il y a aussi une je pense que ça va ça va aller encore plus loin avec ces assistants d'enquêtes parce que approfondisse là dessus parce que ça me fait penser à l'époque où il y avait les inspecteurs donc on était déjà inspecteur il fallait être inspecteur principal pour pouvoir être au PJ donc un moment on a fait tous les inspecteurs au PJ et donc on a manqué d'inspecteur n'a manqué d'objectif puisque en fait comme je vous le disais autrefois on faisait des groupes d'enquêtes et après dès que tout le monde devenait au Belgique on lui donner son tas de dossier donc on a créé des enquêteurs des enquêteurs pour assister les inspecteurs et aujourd'hui si je lis l'article je sais plus lequel de la locmi sur les assistants d'enquête je me pose quand même des questions déjà ce sont des administratifs qu'est-ce qui va se passer le jour où une procédure va durer toute la nuit parce que l'administratif c'est pas personnel actif lui il est il a il a un statut il rentre chez lui donc au milieu de l'enquête hop il part ou alors un jour de grève c'est un administratif il a le droit de faire grève le personnel actif lui il peut pas faire grève alors imaginez un petit peu un service de police qui est sur une affaire et tout d'un coup un mouvement de grève ben tous ces assistants d'enquête ils sont plus là ce qui se passe avec l'API qui va se poser c'est ce que c'est ce qu'on voyait déjà avec les enquêteurs les enquêteurs faisaient le travail des des inspecteurs et c'est l'inspecteur qui signe donc là on va retrouver des personnels administratifs qui font des actes d'enquête au nom d'un OPJ et il suffit à un moment que un avocat commence à soulever le doute dans le dossier parce que comme par hasard la même personne a signé deux PV à la même heure mais à des endroits différents ça c'est un faux en écriture publique voilà non mais c'est un classique mais c'est le problème parce que là on est en train de de on est en train de créer on est en train de faire police bancale en fait et on le sait déjà posé la question là dessus parce qu'au départ Macron s'était engagé quand il a fait le bourré de la sécurité à mettre en place des grèves de police pas les assistantes moi je vous pose la question est une plus-value à la l'équivalent des greffiers pour les magistrats d'avoir des greffiers avec les problématiques qui arrivent de sécurisation de la procédure et d'aide à la procédure pour le logement qui était bien placé ça rapporte très personnel à l'enquête aux auditions etc ont déjà beaucoup coupé ça c'est un problème parce que pour l'implication évidemment pour la responsabilité aussi et puis vous faites intervenir des gens mais ça va être enfin comme quoi quel sera leur statut exactement donc il faut en fait il faut augmenter le nombre enfin le problème qui se pose aujourd'hui à mon avis n'est de la réforme des corps des carrières de de Claude Gayant ça ça avant justement les gardiens de la paix les gardiens de la paix ils faisaient 5 vacations il y avait cinq groupes maintenant il y en a plus que trois je crois hein donc c'est pour ça que les fonctionnaires sont épuisés c'est pour ça qu'ils en ont on a transformé les inspecteurs en officiers moi je suis pas rentré dans la police pour faire comme pour être dans l'armée moi je suis rentré comme pour faire des enquêtes de police et aujourd'hui en fait les officiers ne font plus du tout de de pratiquement plus de d'enquête la police judiciaire ce sont des Gardiens de la Paix Maintenant qui mais en fait on a on a nivelé on a nivelé la police par des on a on a fait une économie de coûts en fait on a on a baissé les régulateurs c'est un terme qui est haute du monde enfin l'assistant locataire mais ce qui fait la force d'un policier symbolique il a un renseignement il l'exploite il ouvre une enquête donc il va travailler avec son équipe il va interpeller avant peut-être qu'il fera des surveillants puis il va dérouler la procédure si vous vous confiez entre guillemets tous les trucs un peu chiants parce que c'est moi l'expression à quelqu'un bon ok ça peut être confortable mais le policier en question va perdre aussi petit à petit le savoir-faire qu'il avait dans la maîtrise de la procédure quand vous déléguez à quelqu'un je peux vous le dire commissaire de police en sécurité publique qui font autre chose que du management structure si vous voulez qui est en train de vampireiser toute la police bon c'est exactement ce qui se passe en fait le jeu est revenu vous vous dites personne ne les connais aussi les élus locaux les connaissent les détestés sauf que c'est un énorme jeu dupe de toute façon parce que même si on a des rencontres dit n'importe quoi mensuel il y a pas de il y a pas de transparence il y a pas de coopération réelle c'est à dire vous vous racontez un certain nombre de trucs parce que vous voulez faire avancer ce public mais en fait en retour en restant chacun dans son périmètre d'intervention évidemment mais il y a pas de transparence et de réel échange pour pouvoir agir sur tel ou tel ou telle situation et ça ça crée aussi des difficultés parce que du coup les élus à un moment donné ils peuvent aussi se positionner moi en défense du service public police parce que ben parce que le 17 ça répond pas enfin vous voyez ce que je voulais dire le 17 ça répond pas les redeo malgré toutes les opérations comme etc etc ça perdure donc à un moment où les élus locaux peuvent dire aux habitants oui vous avez raison donc là il y aurait aussi quelque chose à travailler et à nouer à mon avis d'une façon presque réglementaire quoi il faudrait qu'il y ait un endroit où il y a une exigence de transparence d'autant plus qu'avec le continuum de sécurité on peut quand même dire que les locaux sont bien fait avoir la logique c'est de dire ce qui est à la police est à la police mais ce qui est à toi c'est à moi aussi et les pressions sur les caméras sur la dotation en arme de points de la part des PM donc il faudrait quand même qu'il y ait un endroit où il est quelque chose qui se noue quasiment réglementairement pour qu'il puisse y avoir de la transparence y compris sur la répartition d'effectifs ou des fois on a le sentiment c'est rappeler simplement le code des communes le représente le maire c'est le représentant de l'État et le préfet c'est le représentant du gouvernement donc et même le pouvoir de police dans les grandes communes et simplement déléguer à la police nationale voilà c'est c'est pour ça que je parle d'inversion normative on procède par inversion normative parce que on crée des lois de façon assez bizarre en dépit de la et tout ça pour en fait aller à l'encontre de ce qui devrait faire que le droit est correct et bien écrit et respectueux de la hiérarchie du Nord pour la PJ en tant que Président vous avez raison on a perdu beaucoup de choses déjà quand ils ont fait la première où ils ont enlevé les enquêteurs les inspecteurs et tout le monde a basculé parce que à l'époque il y avait les enquêteurs il y avait les officiers de paix donc ils ont trouvé ensemble et aussi le jour où les polices municipales ont été créées et que ça veut dire c'est le désengagement de l'État voilà parce que c'est un coup les prises municipales les communes qui n'auront pas les moyens de se payer une police municipale avec le peu d'effectivement police nationale voilà je pense que ça a été les erreurs et le remontent déjà beaucoup de temps déjà la création des polices municipales de toutes les prérogatives aux policiers municipales ça a été une catastrophe parce qu'on a les engagé l'État et de ses missions et puis je pense que au final ben voilà d'avoir voulu fédérer les corps pour faire plus de personnels mutualiser les moyens et bien on se rend compte que ça va pas fonctionner bien sûr quand même avec votre témoignage vous et témoignages là c'est qu'on observe finalement dans tous les services publics à la marge finalement de la mission qui leur est confiée c'est exactement la même architecture qui est en train d'être la même idéologie exactement mais finalement les mêmes effets qui ont les mêmes causes on a la même souffrance dans tous les services publics dans ce pays parce que en fait ce qu'on oublie c'est que le service public ça a été justement de mutualiser quelque chose qui n'est pas rentable et aujourd'hui on a un pouvoir politique qui est essaie de faire de la rentabilité avec quelque chose dont on sait qu'il a été créé parce que justement ce n'était pas rentable donc en fait on arrive à un résultat catastrophique puisque on n'est pas qu'est-ce qui mettra une fin à cette politique démocratie la hiérarchie des normes moi ça m'est arrivé assez souvent de devoir porter plainte du coup d'être dans des commissariats pour d'autres raisons et c'est à dire que j'ai eu la mise en cause évidemment et un des choses qui m'a toujours choqué c'est le temps que ça prend pour faire justement la procédure écrite or il existe aujourd'hui plein de logiciels qui permettent de faire de la dictée notamment et qui encore c'est pas sûr c'est des logiciels qui sont devenus hyper efficaces et ce que vous c'est quelque chose qui est considéreriez comme utile vous êtes demandeur de suite il y a des gens qui sont plus ou moins à l'aise avec eux merci en tout cas pour pour l'échange on se reverra du coup précisément sur la police judiciaire le cadre de la mission d'information n'hésitez pas à nous faire des retours si vous avez vous-même des analyses écrites sur des communications publiques que vous avez faites etc de reprendre aussi des arguments les trucs proprement c'est oui tout à fait ok Google