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Podcast / conversationMatthieu Stefani - Génération Do It Yourself· 7 juin 2026 154 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesNumériqueÉducation & rechercheInstitutions & élections

Édouard Philippe SANS FILTRE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 16 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Bienvenue sur Génération du Turcell. Vous êtes Édouard Philippe ?

  • 2:16OuverteRéponse directe

    Vous revenez d'Ukraine avec Zelensky. Qu'en retenez-vous ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Êtes-vous candidat à la présidentielle 2027 ?

  • 3:44OuverteRéponse directe

    Quelle est votre vision de la souveraineté technologique et de l'IA ?

  • 15:50OuverteRéponse directe

    L'éducation fonctionne-t-elle aujourd'hui ?

  • 24:02OuverteRéponse directe

    Faut-il faire des études aujourd'hui ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueChiffre
    « Le dernier budget voté en équilibre, c'était 73 ou 74. Depuis 74, on fait du déficit chaque année. »
  • 0:28Invité politiqueFait
    « Il faut pas oublier que une bonne armée, c'est une armée complète. Ce dont vous avez besoin pour que ça fonctionne, c'est pas d'avoir que des stars. »
  • 0:58Invité politiqueFait
    « Cette fois-ci, je pressends l'immensité de la transformation que l'intelligence artificielle va entraîner. »
  • 17:49Invité politiqueFait
    « La vérité, c'est aussi que dans l'ensemble, le système, il disfonctionne. »
  • 31:48Invité politiqueFait
    « Il y a quelques pays qui voyant que le sujet de l'éducation était en train soit de leur échapper, soit en train de les limiter, ont essayer de mettre en place des réformes assez profondes de leur système et ça a quand même produit des résultats. »
  • 37:17Invité politiqueFait
    « Est-ce que c'est bien que les professeurs agrégés enseignent au collège ? »
  • 47:00Invité politiqueChiffre
    « La France aujourd'hui, c'est 40000 ingénieurs. On devrait en faire 100 ou 150000. »
  • 49:40Invité politiqueFait
    « Un an, dans des métiers que je connais bien, un ingénieur informaticien, si on prend juste vraiment un développeur ingénieur, c'était quand même une star. »
  • 51:09Invité politiqueFait
    « Cette fois-ci, c'est le col blanc qu'elle remplace. Avant, c'était le col bleu. »
  • 53:14Invité politiqueFait
    « On va fractionner potentiellement avec encore plus la société. C'est-à-dire que l'élite dans tous les métiers. »
  • 55:22Invité politiqueFait
    « On a désormais une qualité de diagnostic euh par l'IA qui est assez exceptionnel. »
  • 59:35Invité politiqueFait
    « L'électricité c'est une matière brute qu'on doit transformer en intelligence. Aujourd'hui, on en est là. »
  • 1:02:16Invité politiqueFait
    « Ils utilisaient dans leur vision de ce qu'était la course d'une certaine façon à l'intelligence artificielle des concepts qui avaient été forgés pour l'utilisation de l'arme nucléaire. »
  • 1:03:01Invité politiqueFait
    « Les intelligences artificielles telles qu'elles fonctionnent aujourd'hui sont capables de mentir, sont capables d'avoir des ou de mettre en place de façon discrète des systèmes de backup. »
  • 1:03:45Invité politiqueChiffre
    « Quand on voit que il y a 1 an 30 % des développements chez Microsoft était fait par une IAST du quality contrôle et que un an plus tard, on doit être plutôt dans des zones au-delà de 70 80 peut-être dans certaines boîtes, on est à 90 %. »
  • 1:05:13Invité politiqueFait
    « La justification de la vie en société c'est pas de l'intelligence artificielle, c'est de la vieille intelligence humaine. »
  • 1:20:05Invité politiqueChiffre
    « Depuis 74 on fait du déficit chaque année plus ou moins. Mais du déficit. »
  • 1:23:57Invité politiqueFait
    « La dette c'est quand même on reparle de ceux qu'on qui espèrent même plus avoir une retraite, c'est eux qui la payent. »
  • 1:25:17Invité politiqueFait
    « Le non recours c'est un truc dingue parce qu'on met en place des instruments et ceux qui en ont le plus besoin parfois n'y ont pas accès. »
  • 1:26:44Invité politiqueFait
    « On est dans un état où il y a beaucoup trop de barreurs et pas assez de rameur. »
  • 1:36:48Invité politiqueFait
    « Si vous renchérissez le prix, bah vous avez moins de gens qui achètent, vous avez des prix de location qui sont plus élevés donc et vous avez moins de construction. »
  • 1:41:25Invité politiqueFait
    « on a pris des décisions qui étaient très dures, parfois vraiment très dur à prendre. Mais l'idée de dire euh euh l'activité professionnelle se trouve arrêtée dans un très grand nombre d'entreprises. »
  • 1:42:06Invité politiqueChiffre
    « de 2017 à 2020, on fait une politique, une politique de l'offre. Il y a plein de gens qui sont contre. Enfin, la politique de l'offre en France, elle a quand même permis de faire baisser le déficit, de faire baisser le chômage et d'augmenter les investissements. »
  • 1:52:01Invité politiqueFait
    « je voyais les chiffres de la mortalité sur les routes remonter et parce que je trouve dingue qu'on s'habitue à ces chiffres. Dingue parce que je suis sûr que vous dans votre vie que ceux qui nous regardent dans leur vie et si c'est pas le cas, tant mieux pour eux. »
  • 1:52:01Invité politiqueChiffre
    « 3500 morts par an. 3500 morts par an, c'est énorme. Évitable. »
  • 1:53:28Invité politiqueFait
    « je me souviens des manives dingues quand on a créé les radars. C'est pas moi qui l'ai fait, c'est Jacques Chirac. Je me souviens des manives dingue quand on a créé le permis à point. »
  • 2:00:27Invité politiqueFait
    « on a changé l'apprentissage, y compris en se prenant l'opposition d'un certain nombre de gens, y compris d'un certain nombre d'élus, hein. Les présidents de région, ils étaient pas d'accord avec la réforme de l'apprentissage et on a filé les clés. »
  • 2:01:02Invité politiqueChiffre
    « l'apprentissage il est parti, il il est il a été multiplié par de le nombre d'apprentis. »
  • 2:03:43Invité politiqueChiffre
    « quand il y avait l'impôt sur la fortune en France qui a rien à voir avec la taxe du man quand il y avait l'impôt sur la fortune en France il produisait environ 5 milliards par an. »
  • 2:05:11Invité politiqueFait
    « si vous faites des règles qui sont objectivement beaucoup plus difficiles pour les gens qui sont capables d'y échapper, bah par définition, vous tapez à côté. »
  • 2:14:31Invité politiquePromesse
    « Si les Chinois veulent vendre des voitures en Europe, ils doivent les produire en Europe. »
  • 2:16:40Invité politiqueChiffre
    « l'Italie de Madame Mélonie, c'est 450000 plus de 500000 maintenant régularisation de migrants illégaux. »
  • 2:32:30Invité politiqueFait
    « En 2020, ils étaient pour la gratuité complète. En 2026, ils étaient pour la gratuité progressive. »
  • 2:32:40Invité politiqueFait
    « Moi, j'ai dit si on fait la gratuité, on fera plus les investissements derrière, on développera pas le réseau, on améliorera pas l'offre. »

Temps de parole

  • Édouard Philippe100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Édouard Philippe

Le dernier budget voté en équilibre, c'était 73 ou 74. Depuis 74, on fait du déficit chaque année. Je suis pas d'accord avec les gens qui disent qu'il y a pas de problème. Les respecte. En revanche, ceux qui disent "Il y a un problème, mais on va pas le régler maintenant, c'est trop dur. On va attendre que ça tape vraiment pour prendre des mesures qui sont vraiment dures." Ça, je trouve ça dégueulasse parce qu'il y a un truc qui est sûr, le jour où ça tapera, c'est toujours les plus modestes qui prendront le plus dans la vie. Elle fonctionne pas l'éducation aujourd'hui ? Non, enfin, elle marche pas comme elle devrait marcher. Il faut pas oublier que une bonne armée, c'est une armée complète.

Ce dont vous avez besoin pour que ça fonctionne, c'est pas d'avoir que des stars. Vous avez besoin de faire en sorte que chaque élève qui soit bon, moyen, mauvais, excellent dans une matière, mauvaise dans une autre, devienne meilleur. Ensuite, l'école ça sert aux élèves mais ça marche avec les profs. Il faut pas faire l'inverse. La priorité numéro 1 de l'école, c'est pas le confort des professeurs, c'est pas le confort des parents d'élèves, c'est l'intérêt des élèves. C'est pas la première fois que la machine remplace l'homme. Simplement cette fois-ci, c'est le col blanc qu'elle remplace. Avant, c'était le col bleu. Alors évidemment, le col blanc, il trouve que c'est plus choquant.

Cette fois-ci, je pressends l'immensité de la transformation que l'intelligence artificielle va entraîner. D'ailleurs, ne pas le voir est une folie. Faut pas lutter contre l'intelligence artificiel. Elle va définir le monde dans lequel on vit dans les années qui viennent. Elle pourrait nous dominer. J'en sais rien. J'entends des gens qui m'expliquent que c'est pas possible. Il y a une partie de moi-même qui les croit pas. Bon, j'ai un énorme problème. Ce problème, c'est que vous êtes uniquement 42 % à regarder, à écouter ce podcast, à être abonné. C'est pas normal. C'est pas normal.

En tout cas, si vous vous abonnez, ça nous aide énormément pour plein de choses, pour avoir des supers invités, pour faire un meilleur travail, pour avoir une meilleure équipe. Donc abonnez-vous. C'est un simple tout petit clic maintenant. Si c'est juste la première fois que vous écoutez, c'est OK. Et si vous revenez, abonnez-vous maintenant, vous nous rendrez un énorme service. Faites-le maintenant et je vous remercie énormément. Bon ben, c'est parti. Bienvenue monsieur le maire, monsieur le ministre Édouard. Comment je peux Édouard ? J'ai coutume de dire que les le protocole veut monsieur le premier ministre. Oui. Au re m'appelle monsieur le maire et mes amis m'appellent Édouard.

Alors vous choisissez votre camp mais ça sera très bien. Bon bienvenue sur Génération du Turcell. Je suis ravi de faire cet épisode. Ça fait un moment qu'on en parle d'ailleurs. On a on a accroché Céline avec qui vous travaillez très fort au molet. D'abord un seul puis les deux puis elle a fini par céder. Je sais pas si c'est ça mais je suis pas sûr qu'elle avait pas envie de céder mais non mais je suis ravi aussi. Et euh on a plein de choses euh voilà et Thomas Kaski aussi qui est qui est qui est pas loin euh qui nous a aidé à finaliser tout ça. On a plein de choses euh j'ai plein de choses à évoquer avec vous euh sur cet épisode.

Euh déjà saisir l'opportunité de vous voir revenir d'Ukraine parce que vous étiez avec le président Zelinski quoi ? Hier ou hier matin ? Hier matin. Ouais. matin. Euh tellement d'autres choses. Parler du Havre évidemment de d'où vous venez, de ce de où vous allez. Euh euh vous êtes un des premiers candidats affichés à la présidentielle 2027. Euh vous affichz mes doutes peut-être sur le centre. En tout cas, est-ce que ça peut fonctionner ? Est-ce que les Français en ont pas marre de de cette zone géographique et politique ? de d'essayer de comprendre.

Je suis pas trop comme ça dans la vie, mais si la France est pas la France est pas dans l'ornière et si c'est tout ça pas juste voilà si on creuse pas notre tombe depuis bien longtemps de comprendre ce que vous comprenez des Français de vos parcours, de vos convictions euh de de cette France et de ce monde qui se fractionne. Ça va comme programme ? C'est c'est un vaste sujet. On a pas on a peu de temps en plus. On a à peine 2h je crois.

Donc voilà de de de aussi évidemment dernier je pense à deux choses qui me qui me tiennent à cœur et qui me passionne au quotidien de la souveraineté de la tech de l'IA parce que j'ai aussi l'impression que beaucoup de personnes d'hommes et femmes politiques sont complètement largué sur l'IA enfin comprennent pas du tout ce qui va nous arriver au visage. Voilà, c'est un grand programme. à vous demander avant de vous demander de me dire ce que vous en pensez, je vous propose si vous voulez bien Édouard de vous présenter. Vous voulez que je me présente ?

Euh alors je je m'appelle Édouard Philippe, je suis né le 28 novembre 1970 à Rouan, ce qui est curieux pour un vrai mais c'est comme ça, c'est pas moi qui a choisi. Euh mon père et ma mère, mon père était Avr, ma mère était lilloise, ils se sont rencontrés au Havre. Ils étaient tous les deux profs de français. Euh ma mère était PEGC, ce qui était à l'époque le grade le plus bas. OK. Mon père avait eu le cap de l'être moderne comme on disait à l'époque. Enfin, on le dit toujours d'ailleurs. C'était le premier des Philippes avoir eu son bac. Et donc être professeur, c'était il avait un frère jumeau était lui et qui était médecin.

Ça dit ça dit d'ailleurs pas mal de choses parce que mon grand-père lui avait son certificat d'étude. Il y en avait un de gauche et un de droite ou c'était pas comme ça à l'époque ? Euh c'est je saurais pas dire je saurais pas trop dire où est-ce qu'ils étaient. Alors mon père a dû voter euh socialiste en 80 parce que je pense qu' il était dans un milieu et je pense qu'il a dû voter socialiste en 80. J'en suis pas sûr mais je pense et je sais qu' à partir de 86 et probablement à partir de 88, il a plus beaucoup voté à gauche. H euh et bon bref donc je suis né à Rouan 28 av 70. Mes parents étaient professeurs de français. Euh ma famille était Avreise pour mon père, milieu ouvrier.

Mon arrière- grand-père était de kerm, mon grand-père a commencé sa vie de ker mais il a dû arrêter tôt parce qu'il a eu la tuberculose et donc il a dû passer à autre chose parce que à l'époque quand on avait la tuberculose, c'était c'était c'était sacrément problématique et il avait plus les capacités physiques ensuite pour effectuer un métier qui était qui est toujours d'ailleurs beaucoup plus que ce qu'on croit physiquement difficile. Et du côté de ma mère, c'était plutôt bourgeois en l'occurrence, lillois et et voilà. Euh j'ai Je peux faire je peux juste faire une petite ou vous pouvez tout faire fait comme chez vous he franchement c'est sympa.

Non, c'est drôle parce que vous insistez sur le le et et presque vous vous justifiez sur le maire du Havre qui avait à Ran. Donc il faut justifier que le père était avrai parce que et ce qui est assez marrant c'est que c'est une question que j'ai posé à Clémence hier. Enfin, j'ai pas du tout besoin de me justifier. Non mais peut-être peut-être si j'étais au début de ma vie politique, je devrais me justifier. Mais non, j'ai été élu trois fois parlé avant enfin trois fois municipal et avant à descantonal. Je franchement j'ai pas du tout besoin de me justifier mais c'est un fait que je suis n puis d'ailleurs puis d'ailleurs j'en suis fier.

Non non mais ce qui est drôle Non non non mais ce qui est drôle c'est que j'ai dit à Clémence hier donc moi je suis n à Cherbourg et donc je suis bas normand donc non on est dormand maintenant mais donc je suis né à Cherbourg et en fait on voit quand même pour les peut-être les les Parisiens ou les habitants de très grande ville qui nous écoutent que quand on est en région comme ça enfin il y a Cherbourcan en base Normandie, il y a Rouan Le Havre en haute Normandie qui sont devenus la Normandie aujourd'hui mais il y a quand même des gardes au clocher. C'est-à-dire que avoir un roué élu maire du Havre, c'est pas c'est pas rien du tout. Il faut quand même un moment bien sûr.

Et d'ailleurs, si on comprend pas le les villes qui se regardent en chien de faillance, on comprend pas bien notre pays. C'est ça. Et et parfois ça peut sembler quand on regarde de loin compliqué. Moi je me vous allez à vous allez dans l'UD, vous regardez la différence entre Carcasson et Narbon. Ils sont pas très éloignés hein. Narbon est plus peuplé que Carcasson. Euh Narbon est tourné vers la Méditerranée, Narbon est romaine alors que Carcasson est déjà quasiment le sud-ouest et on est déjà dans la civilisation du canard, si j'ose dire.

Euh donc c'est c'est quand vous regardez la façon dont Lyon et Saint-Étienne se regardent où l'île et lance euh bon bien sûr mais ça c'est ça c'est c'est la France et il y a bien d'autres exemples de de ces relations un peu en chien de faillance. Faut faut m' reconnaître. Euh qu'est-ce que je peux vous dire d'autre ? Ben moi, j'ai eu une enfance très très libre. J'ai eu cette très grande chance d'avoir des parents qui étaient très pas libertaires. Il y avait quand même quelques principes à la maison, mais qui faisaiit incroyablement confiance à leurs enfants et qui donc leur laissaient la possibilité de faire des choses, de se tromper euh et d'apprendre en se trompant.

Donc, il y avait quelques principes assez fermes mais il y en avait pas beaucoup. Il y avait par exemple le principe du il valait mieux être bon à l'école. Hm. parce que l'école était dans dans ma dans ma famille était je sais pas s'il faut dire sacré parce que c'est peut-être excessif mais on doit pas être loin de ça. C'est dire que vraiment euh la promotion sociale passait par l'école et il fallait il fallait être bon à l'école. Alors ils m'ont pas mis une pression de ma boule. Euh ils m'ont pas euh je je il pouvait arriver que j'ai des mauvaises notes.

C'était pas un drame mais l'école devait être prise au sérieux et et il n'auraient pas supporté une forme de désinvolture ou de désintérêt. Enfin, ils auraient dû la supporter si elle avait eu lieu, mais elle a jamais eu lieu parce que j'ai toujours pris ça au sérieux aussi. Hm. Et et moi je je fais partie de ces gens qui ont beaucoup de chance qui ont aimé l'école et je je vois j'ai plein de copains aujourd'hui qui avaient une relation euh dont je vois bien qu'ils ont une relation à l'école qui était extrêmement euh euh difficile. Soit parce que ils y avaient des problèmes, soit parce qu'ils étaient pas bons, soit parce qu'ils s'y ennuyait. Bon moi j'ai jamais eu trop ce problème là.

Je me suis j'ai toujours trouvé que l'école était un lieu où on avait des potes où on se marait et où accessoirement comme on y faisait des choses qui étaient importantes puisque moi j'avais été élevé dans cette idée qui s'y passé des choses importantes et ben c'était encore mieux si on trouvait ça agréable. On a créé cette nouvelle société Clem collision production enfin c'était simple compliqué dans ta phobie administrative et la mienne c'est vrai que administrativement on a quand même dû tout remettre à plat de A à Z. On a changé beaucoup de trucs d'ailleurs, mais il y a un truc qu'on a pas changé, c'est compo. Pour créer la boîte.

J'ai jamais vécu une création d'entreprise aussi simple que depuis que j'en créé et croyez-moi, que j'en ai créé un bon paquet. Donc création d'entreprise, gestion des comptes pro, tout est hyper simple quoi. Tout est hyper simple et surtout on gère tout de à Z, les paiements, la facturation électronique et même toute la gestion de la trésorerie en temps réel qui peut d'ailleurs rapporter jusqu'à 2 % par an. et Marlè, notre comptable qu'on embrasse euh a accès directement à conto et a pas besoin de nous demander aucun document ou rien à remplir.

Tuenvoies tes petites factures, tu fais ton rapprochement euh comptable toi-même euh juste avec des photos sur ton smartphone, tu crées une carte à la volée tout le temps. Donc on y va si on y va de notre part. D'ailleurs, on a on a quoi ? Ils nous ont donné un code promo. Le code c'est D O I T 3M do it 3M pour 3 mois gratuits. 3 mois si vous venez de notre part. Et ben écoutez 3 mois, il y a pas de raison de pas y aller. Que vous soyez un ancien entrepreneur, un néoent entrepreneur, on va tout de suite chez Conto. Donc Conto.com, tous les outils normalement c'est relou mais pas celui-là. Q O N T O.

Ça c'est c'est selon vous une question personnelle, c'est-à-dire c'est dans l'ADN de chacun, c'est les parents qui mettent ça. C'est l'école parce qu'on a eu tel professeur ou mauvais professeur, c'est l'école dans son ensemble qui est juste mal gaulé ou bien golé. Et voilà. Bonne question. Je c'est une bonne question. Comme vous êtes de Cherbour, vous allez comprendre que je fasse parfois des réponses de Normand, mais j'ai envie de dire un peu de tout quand même parce que euh bon clairement mes mes parents, ils m'avaient programmé pour que j'aime la lecture et pour que j'aime l'école, ça je crois. Mais j'aurais pu ne pas aimer.

Euh et après tout, il y a des fils de prof qui détestent l'école. Ça arrive. Peut-être que statistiquement il y en a moins. Mais mais enfin en tout cas, ça arrive, c'est sûr. Les fils de prof étant statistiquement quand même ceux qui réussissent le plus. Ouais. parce que parce qu'ils sont parce qu'ils sont souvent programmés ou éclairés ou accompagnés par des parents qui savent que c'est important et qui peuvent aussi derrière le mythe de l'école égalitaire leur indiquer la bonne filière, la bonne option. Ça ça ça joue aussi beaucoup comme ça. Il faut faut bien le reconnaître. Le latin, l'allemand. Ouais.

le bah à mon époque c'était l'allemand en première langue et puis le latin pour être sûr dans dans la dans la bonne filière. C'est vrai, c'est c'est Et du coup, j'ai fait allemand, latin et grec. Bah oui, évidemment. Euh donc peut-être un peu de tout ça. J'ai eu des mauvais profs et j'en ai eu des excellents dont je me souviens encore que ce soit au primaire euh au collège ou au lycée, j'ai eu la chance de de tomber sur d'excellents profs et parfois de tomber sur des profs que je que j'ai détesté et qui étaient à mon avis pas très bons ou qui n'était plus beaucoup parce que on peut on peut avoir été un bon prof et puis être fatigué ou être désespéré ou être simplement usé et ça arrive aussi.

On peut devenir un bon prof sans doute aussi d'ailleurs. Enfin bref, tout est possible. Euh et voilà. Donc moi, j'étais j'étais heureux à l'école, il fallait que ça marche. Euh j'ai fait beaucoup de musique quand j'étais petit. Euh ce qui m'a permis de pas m'ennuyer à l'école probablement. Euh alors peut-être que si j'en avais pas fait, ben je me serais pas ennuyé quand même. Mais l'idée d'avoir euh tous les après-midis euh des cours de musique euh au conservatoire euh était un truc assez extraordinaire. L'instrument, j'ai commencé par le violon parce que j'adorais le violon, mais en fait le violon c'était pas fait pour moi.

Il a des moments où même en persévérant, on se rend compte qu'on est pas fait pour quelque chose et le violon c'était pas complètement fait pour moi. Et donc j'ai Quel enfer le violon. J'en ai fait quelques quelques super dur. Mais en même temps, en même temps, quand vous savez jouer du violon, quel instrument ? Oui, OK. Mais non, non que moi j'ai pas été, j'ai dû en faire 3 ans mais ou 2 ans, je sais pas. Mais quel faire à tenir ? C'est dur, c'est dur. C'est un gras quand vous êtes un un petit garçon un peu nerveux, un peu suractif, c'est c'est difficile. Donc j'ai pas beaucoup prospéré dans le dans le violon et ensuite jeis passé aux percussions. Je la batterie. Bah voilà.

Bah ou j'ai fait des percussions, j'en ai fait beaucoup. Alors, au conservatoire, donc on fait pas on fait pas que de la batterie, on fait des xylophone, on fait on fait des timbales, enfin on a tous les instruments à percussion parce qu'on on est évidemment associé à la musique d'ensemble et donc aux orchestres.

Et ce qui était bien ce que j'ai appris là-bas euh que que peut-être on on a un peu perdu de vue dans l'école telle qu'elle fonctionne aujourd'hui, enfin c'est que ce qui était très chouette au conservatoire, c'est pas simplement qu'on faisait de la musique en plus de l'école, on concentrait les cours le matin et puis l'après-midi, on faisait de la musique, de la chorale, du solfège, de l'histoire de la musique. Bon, c'était c'est que les classes étaient pas simplement des classes d'âge.

Et donc quand vous étiez dans une classe d'instrument, quand vous étiez un un jeune percussionniste à l'école primaire, parle de ça, j'étais en CM1, au CM2, ben vous pouviez vous retrouver à accompagner des gens qui étaient eux déjà au lycée ou au collège. Et donc vous vous trouviez à faire des choses h compliquées, pas hyper compliquées mais sur lequel vous deviez faire attention avec des profils d'âge qui étaient différents. Et je pense que ça a une valeur pédagogique et intellectuelle très importante quand on est tout petit de voir des gens qui font la même chose que vous.

Pas exactement de la même façon, souvent un peu mieux d'ailleurs, mais quand même ils font la même chose que vous et vous la faites ensemble. Hm euh et je je sais que pour moi ça a été le moyen de de rencontrer, de me frotter un petit peu des gens qui étaient plus vieux qui étaient parfois un peu impressionnant et qui pouvaient me les chetons ou m'impressionner quand j'étais petit. Mais mais je trouve que c'est pas mal comme principe. Alors, on retrouve ça parfois dans les clubs sportifs où vous avez alors même dans les équipes où on joue en fonction de de l'âge quoi.

Mais mais vous avez très rapidement par exemple, on peut être surclassé, on peut rentrer en contact sur les mêmes pratiques avec des gens qui en ont pas le même âge que vous, qui sont plus vieux, parfois nettement plus vieux ou parfois plus jeunes. Oui. Et ça c'est une valeur pédagogique à mon avis on on sous-estime ou on méconnaît et je trouve ça dommage. Je suis d'accord. Voir le le plus jeune, c'est intéressant de voir le petit jeune qui cartonne sur le terrain de foot sur le de voir la compagnie parce que il fait partie de l'orchestre et OK il est tout jeune, OK, il est impressionné, OK, peut-être qu'il est un peu moins bon, mais vous devez lui expliquer comment il doit venir meilleur.

Et ça, je pense que pour le pour celui qui est derrière, c'est vachement bien. Pour celui qui est devant, c'est vachement bien aussi. Donc ça, j'ai beaucoup aimé. Elle fonctionne pas l'éducation aujourd'hui ? Merci de poser une question concise qui a qui qui appelle une réponse vraiment extrêmement rapide. Euh non, enfin en tout cas, elle marche pas comme elle devrait marcher. Elle marche pas aussi bien qu'on espérait qu'elle marche.

Euh on on est quand même et et quand on dit ça, faut faire gaffe à ce qu'on dit parce que moi je vous trouve dans dans je je vous trouve euh aujourd'hui euh des réussites exceptionnelles encore grâce à l'école, des inspirations, des épanouissements, des trajets, des promotions sociales exceptionnelles grâce à l'école. Il y a encore aujourd'hui évidemment et et et c'est même ce serait scandaleux d'en douter des rencontres entre des élèves et des professeurs qui leur donnent une passion, une envie qui leur donne confiance en eux. Parfois, il y a encore des réussites extraordinaires grâce à l'école et heureusement.

Bon, une fois qu'on a dit ça, on dit quelque chose qui est vrai, mais on peut pas rester là parce que la vérité, c'est aussi que dans l'ensemble, le système, il disfonctionne. Dans l'ensemble, dans l'ensemble, si on regarde les chiffres, alors c'est c'est des chiffres généraux, mais c'est quand même toujours bien d'y revenir. On constate que il y a il y a pas de système éducatif dans l'OCDE, dans l'ensemble des pays de l'OCDE, il y a pas de système éducatif qui reproduisent autant qu'en France les inégalités sociales. Alors, il y a des pays où on se dit c'est pas un problème, mais nous on est en France et on passe notre temps à parler de l'école de la République.

Je vous ai dit tout à l'heure combien dans ma famille à moi et combien dans mon parcours ça avait été essentiel l'école en terme de progression sociale, d'épanouissement, de découverte du monde d'une certaine façon. Bon euh bah vous pouvez pas vous gargariser de l'école de la République tous les jours et accepter l'idée que l'école française telle qu'elle est aujourd'hui soit la plus reproductrice des inégalités sociales. Ça ça veut dire qu'il y a un truc qui marche pas. L'autre chose dont on voit bien que ça marche pas, c'est la question du niveau. Alors là aussi, il faut faire gaffe quand on parle du niveau qui baisse parce que ma grand-mère me disait déjà le niveau baissé.

Elle avait eu son certif, pas plus, mais quand même elle me disait que le niveau baissait. Et vous savez pourquoi elle me disait que le niveau baissé ? Elle me disait que le niveau baissé parce que elle à son époque, ma grand-mère maternelle, elle était née en 1925. Donc elle avait fait son école entre 25 entre 30 et 40 quoi. Bon ben elle me disait ouais à l'époque nous on connaissait toutes nos préfectures et toutes nos sous-préfectures et elle était effarée à l'idée que on puisse être bâchelier et pas connaître ses préfectures et ses sous-préfectures. Tu peux me citer la sous-préfecture de Line où ça se trouve c'est Oui. Clem elle préfère le garder pour elle.

Donc la vérité c'est que euh bon la question de la baisse du niveau, c'est une question ancienne euh généralement posée par il y a un un grand écrivain spécialiste de l'éducation qui disait au 19e siècle question de vieux posées par des vieux. Hm. Vieilles questions posées par des vieux, je crois. Euh vieilles questions posées par des vieilles personnes. Je crois que c'était ça la formule. Euh bon et une fois qu'on a dit ça et ben quand même si on voit bien le niveau baisse, on voit bien que en une génération en en 25 30 ans, on a euh en terme de enseignement des mathématiques, en terme de qualité du français tel qu'il est écrit, tel qu'il se parle, euh bah plutôt baissé en moyenne.

Vous allez me dire, il y a plus de gens qui font qui vont dans des études supérieures qu'avant, donc c'est compliqué à mesurer. Mais mais je pense que chacun ressent euh c'est spectaculaire sur l'orthographe me semble-t-il euh et c'est vrai et c'est vrai sur c'est vrai sur le sur les sur les mathématiques sans doute. C'est vrai sur on est on n'est pas dans un système qui marche de mieux en mieux. En fait, on peut pas imaginer un système parfait. Je crois que ça n'existe pas mais on peut se battre pour que le système aille de mieux en mieux chaque année. Ce qu'à la fois je trouve rappant, c'est qu'en France on aime bien euh un peu taper sur ces systèmes tout le temps.

Moi je enfin j'étais en Suisse ce weekend et euh je trouvais que les les Suisses à qui j'ai parlé alors c'est peut-être pas c'est peut-être juste un épith phénomène mais je crois pas parce que comment il s'appelle le patron de Guillaume Pousa de Boza de Checkout Pousa. euh qui nous disait qu' était qui nous parlait du système, il était hyper fier du système gratuit, l'éducation gratuite et cetera. Euh mais en Suisse sont assez fiers de leur système d'ailleurs vachement bon leur système et et nous euh en effet, moi je suis quand même parfois un peu atéré euh de voir les dictés de de de mon de de CM2 où on te dit euh tu as fait six fautes, c'est bien.

Bah moi je vais vous dire je je je pense que le niveau baisse et je pense que c'est préoccupant et je pense qu'on peut le faire remonter et qu'il y a plein de questions sérieuses qui passent simplement comment est-ce qu'on fait remonter le niveau en orthographe et en math ce qui est déjà un bon un bon sujet. Mais je dis ça en en en me souvenant moi que j'étais un mauvais élève en orthographe et et mais et je plaisante pas, j'étais j'étais pas bon en orthographe et pourtant je lisais beaucoup, je lisais énormément. J'étais un petit garçon qui lisait énormément, je lisais beaucoup. Mes parents étaient profanis et je me tapais des zéos à chaque dicté.

J'étais vraiment une quiche en orthographe et et j'ai trouvé ça pas drôle du tout. C'estàd que vous êtes meilleur maintenant ? Bah je je Oui, meilleur. Meilleur pas parfait. Ça m'arrive encore de faire des fautes. Je suis pas fier de ça. Mais mais mais je suis meilleur et je sais pourquoi je suis meilleur. Je suis meilleur. Je peux même vous raconter le truc. Je m'en souviens parfaitement. J'étais un bon élève. J'ai eu j'ai eu mon bac avec mention assez bien. Ce qui à l'époque était assez bien. Euh tu peux faire les na avec mension assez bien. Ah ouais ouais. Moi j'ai plus à aller meilleur j'étais. Alors sais, j'étais bon mais j'étais meilleur après.

Et euh et donc j'ai fait je passe mon bac avec mens bien. Je je fais une hippocagne puis ensuite je vais je vais à Sciencep. À l'époque on pouvait faire une hippocagne puis ensuite science. Je fais mon hioccagne et puis ensuite je vais à Science Po j'étais content d'être à Science Poé aussi hein. Moi j'étais le premier de la famille qui faisait des études à Paris euh et puis si on se posais pas très très bien ce que c'était mais quand même çait de la gueule quoi. Donc j'étais content.

88 87 88 Je suis rentré en 89 89 Je combac en 88 et je suis rentré en 89 à Science Bour et euh et moi j'ai toujours été pour le coup très bon en histoire c'était ma matière forte c'était si j'avais été prof, j'aurais été prof d'histoire c'était le truc que j'aimais j'aime encore toujours d'ailleurs. Je c'est encore les livres d'histoire que je lis le plus volontiers et première première première discerte d'histoire à science mon professeur c'était un spécialiste de l'histoire de la colonisation et il s'appelait Elica Bocolo.

un petit peu c'était un professeur extraordinaire qui s'exprimait dans un français extrêmement châtié qui avait une une attention au détail et à la précision et des mots et des faits tels qu'on les présentait qui était presque cétait c pas maladif c mais une très grande exigence c'était extraordinaire sauf que on sentait le on sentait le le son souffle chaud sur notre nuque quand on était pas au niveau quoi. et première disserte qui nous rend, je j'ai une mauvaise note, genre je sais plus 6 ou 7, j'en sais plus rien. Bon, pour moi, c'était une mauvaise note là. Et il m'a dit, il m'a dit un truc avec un calme absolu, il m'a pas du tout engueulé, hein.

C'était pas du tout le genre de la maison là. Il m'a dit une copie intéressante sur le fond. Euh ça pourrait même être une bonne copie, mais il y a trop de faute. Et voyez-vous, des générations de gens beaucoup moins intelligents que vous ont appris à écrire correctement le français. Donc tant que vous n'écrirez pas correctement le français, vous n'aurez pas la moyenne. C'était c'était pas c'était pas méchant. C'était pas c'était juste quelque part au moins. Oh ben je peux vous dire que c'était pas méchant mais moi je l'ai pas bien pris. Je l'ai pas bien pris et j'avais honte enfin j'avais oui façon j'avais un peu honte de moi quoi.

Puis puis bon je me suis dit il faut que je fasse mieux et donc j'ai commencé à faire attention parce qu'en fait je faisais pas très attention et vous savez hein si un truc on vous dit que c'est pas grave bah c'est pas grave. Donc là, j'ai vraiment fait attention et bah mon niveau a monté mais je dois l'honnêtement de reconnaître que c'est pas encore je n'ai pas encore les qualités qu'on certaines personnes dans mon entourage de ne faire jamais aucune faute. Avant de basculer sur peut-être les études supérieures, ce qu'on apprend à Science Po et peut-être à Lena, est-ce que c'est important aujourd'hui ou pas dans votre manière de réfléchir ?

J'aimerais rester 2 secondes sur le sur tout ce qui est primaire, secondaire peut-être parce que j'ai un vrai questionnement et il y a un vrai questionnement qui vient sur Génération du Turself de plus en plus sur faut-il faire des études et on a vraiment vraiment quelque chose de très profond. Ouais. Euh et j'ai quand même beaucoup de doutes là-dessus. Si je reste juste 2 secondes sur le secondaire et le primaire, comment on règle ? Qu'est-ce que Enfin, je veux dire, on est assez d'accord en plus. Vous allez pas aller taper trop fort sur les sur les profs parce que c'est un vi électoral intéressant. Mais mais même moi je je dire je m'en fous.

Pardon, mais indépendamment de ce que vous dites Vivier électoral, c'est c'est des c'est des gens bien. Je vous dis pas qu'il y en a il y en a pas il y en a certains qui qui qui me détestent et il y en a d'autres je parfois quand je les vois je me dis c'est pas c'est marrant je ferai pas comme ça. Je dis pas mais on peut pas attirer au à ce enfin vraiment on peut pas attirer au profs qu'en général c'est des gens qui font leur métier pour faire en sorte que leur que leurs enfants que les élèves dont ils ont la charge euh progressent. Mais je je suis que d'accord. C'estàd je vois je vois énormément de superme un métier très estimable. sûr.

Ce qui est sûr, c'est que euh j'ai vu notamment chez ma fille aînée une prof, j'en ai une en tête, il faudrait que son nom me revienne parce que j'aime bien comme vous rendre hommage aux personnes comme ça et qui était exceptionnel. Et est-ce que est-ce que vous vous souvenez d'un prof exceptionnel que vous avez eu ? Ouais, j'en ai eu monsieur Hurtel en math. Je j'ai en 4e. Est-ce que vous vous souvenez du nom de tous les autres profs de 4e ? Non. OK.

Non, la prof de français que j'aimais pas mais je vais pas la citer parce que ça c'est pas mais je connais son nom et ouaz du prof de latin c'était vraiment un enfer vous souvenez de la prof qui vous app est-ce qu' pardon mais je suis pas sûr que vous puissiez dire beaucoup de noms de je sais pas quel âge vous avez 47 par vous êtes nettement plus jeune que moi mais je suis pas sûr que voilà ça ça ça veut dire quelque chose que vous vous souvenez du du nom moi je me souviens je me souviens de monsieur Prier qui était mon prof d'histoire au collège qui était un type extraordinaire de cabanet prof d'histoire au lycée, Lardique, professeur de philosophie au lycée.

Je me souviens de mes professeurs du primaire quand ils étaient bons, quand ils ont fait une impression incroyable sur moi. Je me souviens de mon prof qui était mais qui était un alors il était pas rigolo lui, je peux vous dire on se marrait pas mais ouais ou moi c'était monsieur moi c'était monsieur Pinguet. OK. Euh alors lui c'était en CM2 et il était directeur de l'école. Mais comment on fait pour avoir deux questions. La première c'est comment on fait pour avoir que des stars ? Comment on peut avoir pour que pour avoir que des madamees leer et des htels ?

Et et l'autre question et quelle est la mesure la plus radicale, la plus efficace qui pourrait fonctionner pour faire fonctionner l'éducation nationale ? Euh bon, d'abord, je crois pas qu'on ait besoin d'avoir que des stars. Euh je vais prendre une je vais prendre une comparaison qui va vous choquer et qui va euh peut-être vous choquer, j'en sais rien. Peut-être qu'elle va pas du tout vous choquer après tout. Parfois quand j'aime bien l'école, j'aime bien aussi l'armée. J'ai beaucoup aimé le service militaire que j'ai fait. J'ai fait ensuite des périodes de réserve opérationnel et puis c'est un monde qui m'intéresse aussi beaucoup.

Et parfois je rencontre des gens qui sont fascinés par l'armée notamment par ce qu'on appelle entre guillemets les troupes d'élite. Oui. Espèce de fascination pour les géants étrangères, les troupes de marine et puis à l'intérieur des armées de terre de l'armée de terre et des différentes armes, le régiment formidable. Ouais. Et et il faut pas oublier que une bonne armée, c'est pas une armée où il y a des bonnes troupes d'élite. C'est une c'est une armée complète et vous avez pas besoin et c'est même d'une certaine façon nécessaire d'avoir une armée solide qui ne peut pas être simplement une armée de star.

Et ben ce ce constat sur le fait qu'en réalité ce dont vous avez besoin pour que ça fonctionne, c'est pas d'avoir que des stars, c'est d'avoir un pardon de le dire en terme, on va le dire en terme, on est ici dire en terme de production économique, c'est pas exactement la même chose, mais enfin quand même, vous avez besoin d'un produit moyen qui est garanti, qui est bon. Vous avez besoin de faire en sorte que chaque élève qui soit bon, moyen, mauvais, excellent dans une matière, mauvais dans une autre devienne meilleur.

Je vais vous dire déjà considérer l'éducation comme ça, c'est déjà s'inscrire un peu en porte àfau avec une idée qui prévaut malheureusement trop souvent consistant à dire que l'objectif d'une année et d'une classe, c'est de faire en sorte que la majorité de la classe, le plus grand nombre d'élèves de la classe atteignent un niveau théorique et que l'écart à la moyenne soit le plus réduit, si j'ose dire. Euh moi je crois pas ça. Je comprends qu'on en soit venu à ça et je pense qu'il y a beaucoup de profs qui ne fonctionnent pas comme ça. Mais pour moi, l'éducation c'est pas ça. L'éducation de quelqu'un c'est pas l'éducation.

l'égulation de quelqu'un, c'est faire en sorte qu'il devienne meilleur. C'est c'est faire en sorte qu'il raisonne de mieux en mieux, qu'il se cultive, qu'il apprenne des choses, qu'il apprenne pas simplement des connaissances qu'on peut stocker, mais une façon de les utiliser. Et pour moi, c'est ça l'enjeu de l'éducation. Et pour moi, on devrait mettre autant d'attention à faire en sorte que celui qui est un peu moins bon en biologie, elle devienne un peu meilleur que d'attention qu'on va mettre à celui qui est bon en biologie. deviennent encore meilleur. Ce qui peut me déranger là-dedans, je sais pas. C'est d'ailleurs pardon ce que je vous dis là, c'est un vieux principe d'éducation.

J'invente rien mais qui est un peu oublié me semble. Je comprends ce qui pourrait me déranger mais je suis pas sûr qu'on soit en désaccord, c'est que ce que j'avais aimé chez cette prof de de Louise, mon aîné, c'est qu'elle c'était une prof de quoi ? Une prof de CP. Donc c'était la enfin la maîtresse première et elle elle mettait tous les élèves devant devant elle. Je crois qu'elle avait elle aidait les les les moins forts, elle les mettait dans un coin spécifique et les plus forts, ils étaient comme ça, donc devant elle et les plus forts, ils étaient sur le côté, c'était six. Puis ça changeait un peu, mais c'était un peu le haut du panier. Et elle ils avaient un traitement spécifique.

Mais c'est exactement ce que je suis en train de vous dire. Et c'est-à-dire qu'elle faisait en sorte que au lieu d'atteindre un niveau théorique moyen ce fixe chacun devienne meilleur. Oui mais donc Oui. Alors OK mais donc je veux dire c'est Oui oui c'est ça mais ça crée quand même un peu des troupes d'élàd que on tire pas tout le monde vers le bas parce que souvent dans l'éducation aujourd'hui ce que je vois chez certains profs chez mes enfants, c'est que en fait on va se mettre au niveau du moins fort en tout cas un niveau moyen.

Et c'est et et parfois c'est le moins fort, parfois c'est juste le niveau dont on pense que c'est voilà et c'est dommage parce qu'on oublie de tirer ceux qui ont plus de potentiel un moment donné. Vous savez, il y a puis en plus c'est vachement complexe parce qu'il y a des enfants qui à un moment ou un autre ont euh je sais pas comment vous fait dire ont plus de potentiel ou sont dans de meilleures conditions et donc il faut arriver à les profs ils arrivent parfois à juger ça et c'est c'est vachement important. Donc vous m'avez posé la question tout à l'heure parce que quand même je vais revenir de qu'est-ce qu'il faut faire pour faire en sorte que ça marche mieux ?

Sans doute plein de choses et et la première chose que je voudrais dire c'est qu'il y a quand même quelques pays qui se sont posés cette question. Il y a quelques pays qui voyant que le sujet de l'éducation était en train soit de leur échapper, soit en train de les limiter, ont essayer de mettre en place des réformes assez profondes de leur système et ça a quand même produit des résultats. On parle souvent de l'exemple finlandais. Alors, c'est compliqué de copier l'exemple finlandais parce que les finlandais sont pas comme les français, je peux vous dire, mais mais c'est vrai que c'est un des exemples qu'on cite souvent et à mon avis à juste titre.

Qu'est-ce qu'on peut faire comme grande mesure ? Ben moi, j'en donnerai assez volontiers trois. La première, ce serait euh et c'est un réflexe qui je crois être utile, ce serait d'abord de faire confiance, c'est-à-dire d'accorder la liberté et les moyens de la liberté euh au aux ensembles scolaires parce que je pense que il y a énormément de choses si on le laisse décider par les écoles, pas euh euh je suis pas en train de vous expliquer que c'est la c'est l'autogestion, hein. Euh je suis pas complètement gauchiste, honnêtement.

Ça vous surprendrait d'ailleurs si je vous disais le contraire, mais qu'on se laisse de la liberté avec de la responsabilité et avec des moyens pour exercer cette liberté. C'est-à-dire que on considère que dans une école, bah il y a un chef d'établissement, il y a un projet collectif, il y a des programmes qui peuvent être fixés par l'État, il y a un niveau qui doit être vérifié par l'État, il y a un rôle pour l'État. J'ai aucun problème là-dessus. L'éducation nationale vraiment, il faut la défendre. Il y a des exigences qui doivent être posées par l'État, une forme d'unité pays de la nation qui repose aussi là-dessus.

Donc c'est une obligation de résultat, mais il faut laisser le maximum de marge de manœuvre, je pense, à l'école pour organiser les rythmes parce que honnêtement, c'est pas absolument certain que vous ayez besoin d'organiser les rythmes de la même façon dans les milieux urbains, dans les milieurs euros, que dans le nord et dans le sud vous ayez la même organisation, que que vous ayez besoin d'organiser les classes de la même façon partout.

C'est pas certain que à cliché ou dans le 16e, ça fonctionne de la même que que on puisse éventuellement trancher dans l'école sans en faire un sujet national un certain nombre de questions que le chef d'établissement puisse effectivement devenir le patron si j'ose dire. Le patron, ça c'est parfois en France quand on dit patron se dit oh là là c'est mais mais le responsable de son école avec plus de moyens parce qu'aujourd'hui le chef d'établissement il a pas mal de responsabilité, il a zéro moyens pour les exercer, il se prend toutes les contraintes et il a pas beaucoup de marge de manœuvre pour les exercer.

Moi je trouve que plus on donnera de la liberté à l'école, à son conseil d'administration, à la façon dont elle organise ses classes, parfois ses horaires, plus on trouvera des bonnes solutions. Alors évidemment, il faut faire confiance. En France, on adore dire qu'il faut faire confiance. Puis ensuite, on balance 50 normes pour expliquer qu'en fait, on va faire confiance, mais que quand on dit ça, ça veut dire qu'il faut le faire comme ça, comme ça, comme ça. Moi, je pense que on a le premier réflexe, ça doit être la liberté, la responsabilité et la confiance. Il y a plein de profs qui n'aiment pas quand on parle d'évaluation.

Moi, je pense que ça doit être la contrepartie de la très grande liberté qu'on leur laisse. On leur donne des objectifs de programme mais ensuite on leur laisse organiser collectivement les rythmes. Donc vraiment, il y a un premier volet de plein de mesures mais qui va autour de la liberté, des moyens de cette liberté pour les chefs d'établissement, pour les conseils d'administration dans les dans les collèges, dans les lycées, probablement aussi dans des écoles primaires ou dans des groupes d'écoles primaires d'un même quartier.

C'est marrant, juste un mini point, mais c'est ce que vous disiez sur ce qui fonctionne en Ukraine sur les unités militaires, c'est c'est la même chose ou pas du tout ? Si vous dites ça comme ça et les gens qui nous regardent, ils ont dire "OK, d'accord, le mec, il est il est revenu d'Ukraine, il a vu les organisations militaires, il est en train de" Non, c'est pas ça que je dis. Ce que je veux dire, c'est que souvent dans les systèmes complexes, quand ils sont confrontés à des très grosses tensions ou à des très gros enjeux, ramener de la liberté à l'échelon élémentaire, ça marche bien.

C'est je le dis de façon un peu théorique, j'en ai conscience mais mais on pourrait donner plein d'exemples de de mais la fin c'est la même chose parce que là de donc d'abord liberté, voilà. Ensuite, prof, parce que euh l'école ça sert aux élèves mais ça marche avec les prof. Il faut pas faire l'inverse. L'école, ça ça sert aux élèves. La priorité numéro 1 de l'école, c'est pas le confort des professeurs, c'est pas le confort des parents d'élèves, c'est certainement pas c'est l'intérêt des élèves. Alors ça c'est certain, ça peut être leur confort à certains moments, mais c'est l'intérêt des élèves. Mais ça passe par les profs.

Vous pourrez faire tout ce que vous voulez, avoir tous les systèmes, toutes les discours, toutes les motifs. Si vous avez pas des profs qui sont à l'aise avec leur métier, ça marche pas. Donc des bons profs, ça veut dire quoi ? Bah ça veut dire des profs formés avec des carrières qui sont pas aussi linéaires et donc aussi usantes que celle d'aujourd'hui et qui sont mieux payés. J'ai souvent coutume de dire moi je je suis un type de droite. Je je pense que quand on veut attirer les meilleurs, on peut faire appel au sens de l'engagement et à la passion. On le fait dans plein de métiers mais il faut aussi les attirer avec de avec capacité à bien vivre de ce qu'ils font.

C'est bien pay ils peuvent faire autre chose. C'est mieux qu'aujourd'hui. Après, il y a des contraintes budgétaires, je les connais. Peut-être qu'on en parlera mais il faut mieux les payer. Ouais, je sais. Il va falloir qu'on Mais mais mais j'insiste là-dessus. Les carrières des profs me paraissent beaucoup trop linéaires. C'est complètement dingue de demander à un prof de faire exactement de la même façon à 62 ans ce qu'il a commencé à faire à 25. Donc il faut faire en sorte que en milieu de carrière, peut-être 3/4 d'une carrière, on réorganise la façon d'enseigner et que un jour j'ai un exemple.

Bonjour, je suis au Havre, je vais inaugurer un collège et je tombe sur une agrégée de bi de SVT, comment dire biologiquement professeur agrégé qui enseigne au collège. Déjà, est-ce que c'est bien que les professeurs agrégés enseignent au collège ? H il y a un petit sujet, je dis pas que c'est mal mais il y a un petit sujet quand même. C'est bon de production de Mais très bien et ça se passe bien. Elle est absolument charmante, elle plus elle est contente parce que le collège est super très bien. Puis elle me dit "Mais vous voulez nous faire travailler plus longtemps ?" Je dis "Je pense qu'on va devoir travailler un peu plus longtemps".

Oui, je je dis surtout écoutez est-ce que si quand vous avez eu 55 ans ou 57 ans, on vous ait proposer non plus de faire votre service entier, je sais pas 16h par semaine de cours devant les élèves, 14h 16h si on vous avait proposé de faire juste la moitié devant les élèves et ensuite pour l'autre moitié de voir des heures consacrées à des petits groupes 3 5 7 élèves qui décrochent 3 5 7 élèves qui eux sont bons et qu'on va essayer bah de faire grimper encore ou d'avoir un tutorat sur des jeunes professeurs ou d'avoir bref de ne pas être simplement dans la totalité de votre service face aux élèves mais dans quelque chose qui d'une certaine façon s'enrichit ou en tout cas se transforme de façon à à à créer des perspectives et à ne pas être dans la répétition année après année euh d'un métier que usant.

Moi, je l'ai vu chez mes parents, l'usure du métier de professeur. C'est pas c'est pas une usure physiologique comme dans certains métiers pénibles, mais c'est mais c'est aussi une forme d'usure. Il y a des profs qui vivent très très bien avec ça et qui résistent très bien. Mais vous savez très bien qu'il y a énormément de profs qui ont des problèmes psychologiques qui sont fatigués parce que c'est un milieu difficile aussi et on les comprend les comprend et il faut le reconnaître. Bon voilà, donc tout ça c'est le deuxième volet. Puis un troisème volet, c'est qu'il faut se poser des questions qui fâchent.

On n pas envie de se poser parce qu'elle fâche, mais qu'il faut quand même qu'on se pose. Il faut qu'on se pose la question d'une du niveau d'exigence qu'on se fixe euh dans les dans les différents niveaux qu'on doit franchir dans l'école. Il faut qu'on se passe la question. De quoi ? Pardon ? Bah, ça veut dire euh est-ce que euh est-ce que le collège unique tel qu'il fonctionne aujourd'hui, il est encore adapté ? C'est c'est c'est une question qui peut déclencher euh tout de suite des des positions très tranchées H parce qu'elle est venue corriger quelque chose qui fonctionnait mal avant. Mais est-ce qu'aujourd'hui ça a encore du sens ?

Euh est-ce que objectivement on peut avoir son son bac, c'est-à-dire l'instrument qui permet de faire des études supérieur quand le niveau de français est mal maîtrisé ou de mode d'écriture d'écriture euh ça veut dire est-ce que ça a du sens de maintenir ce projet dont je comprends toute la noblesse sans doute au moment où il a été formulé d'emmener une une proportion très importante de chaque classe d'âge vers des études supérieures. H d'ailleurs euh soit dit en passant, on revient à la question que vous avez posé tout à l'heure. Euh est-ce que euh tout ça sont des bon qu'est-ce qu'on fait sur les rythmes scolaires ? les rythmes scolaires.

La dernière fois qu'on a regardé ça en France, les rythmes scolaires, c'était quand céit le sous-gouvernement socialiste pendant François Hollande, on a essayé de créer une demi-journée supplémentaire h pour étaler un petit peu dans la semaine les horaires. Bon, ça a gueulé de partout. Et qui a gueulé ?

peut-être un peu les élèves parce que beaucoup quelques profs et puis d'autres trouvaient ça très bien d'ailleurs beaucoup quelques parents d'élèves parce que ça voulait dire parfois notamment en Île-de-France et notamment en région parisienne les cours de samedi matin alors que tout le monde avait pris l'habitude que voilà euh mais objectivement j'ai pas l'impression qu'en France on a fixé les rythmes scolaires pour en pensant exclusivement au rythme des enfants. Je pense qu'on a pris en compte beaucoup d'autres choses qui sont toutes légitimes mais qui dont aucune n'est plus légitime que l'intérêt euh des enfants.

Et donc ces questions-là qui sont désagréables parce que c'est plus facile de les mettre sous le tapis en disant c'est explosif, on va pas en parler. Si on les règle pas, si on les aborde pas, si on les tranche pas, moi je pense que on n'obtiendra pas l'effet qu'on veut s'agissant de l'éducation nationale. Or c'est vraiment le sujet. Vous prenez n'importe quel sujet auquel est confronté un pays à 20 ans. Alors vous allez me dire 20 ans on s'en fout, on sera plus là. Bah d'abord si. J'espère que vous serez là et moi aussi. Ouais. Et puis quand on quand on quand quand on entend gouverner ou présider un pays, bah fin c'est l'horizon de temps qu'on se fixe à minima, si j'ose dire.

Et ben et ben il y a aucun de ces problèmes importants correctègles si on a pas une école qui marche mieux. C'est pas vrai. Je voudrais juste être un tout petit peu concret avant d'avancer sur la parce que là on dit tout ça fonctionne pas. Mais ça veut dire quoi ? faut plusieurs collèges, il faut il faut se spécialiser plus tôt d'une part. Il faut avoir des rythmes où quoi ? On travaille moins, on travaille plus, on travaille que le matin à l'école et l'après-midi. Je je je pense que le le l'organisation de la semaine est à revoir. Euh les longues journées des collégiens ou des lycéens sont trop longues. Euh peut-être même d'ailleurs des euh à l'école primaire, c'est déjà trop long.

Je pense qu'il faut qu'on étale euh l'école dans l'année et l'école dans la semaine. Euh je pense qu'on ne fait pas du tout, mais pas du tout une place assez importante à l'enseignement des arts, à l'enseignement du sport et que euh même si on a souvent beaucoup de médailles aux Jeux Olympiques et qu'on aime penser queon a des meilleurs résultats en sport que ce que ce qui était le cas il y a quelques années, ce qui est vrai, on est on est on valorise pas assez l'activité sportive à l'école.

On peut faire du sport à l'extérieur de l'école, ce qui est très bien mais on valorise pas assez probablement parce qu'on s'est pas organisé pour qu'on a pas les installations et que donc aujourd'hui ça paraît tellement difficile de valoriser le sport dans l'école que on le fait pas. Or c'est c'est extrêmement important pour plein de raisons. C'est extrêmement important. l'enseignement des arts, l'enseignement de la musique qui est qui du dessin qui est quand même le parent pauvre, on peut le dire, de l'éducation nationale. Moi, je trouve ça très dommage, pas tellement parce que je trouve que c'est très important le dessin.

Il y a plein de gens qui vont dire le dessin, qu'est-ce que ça veut dire aujourd'hui la musique ? Très bien, on peut le faire ça à l'extérieur de l'école. Je pense que l'enseignement des arts et l'enseignement du sport devrait avoir toute sa place et et objectivement une place beaucoup plus importante au sein de l'école. Et pour ça, il faut transformer les rythmes, hein. Faut pas se faut pas s'énerver. Faut transformer les rythmes scolaires. Donc probablement étalé dans la semaine, probablement étalé dans l'année. Moi, je je je vois au Havres dans les quartiers qui sont un peu plus difficiles que d'autres.

Quand vous y avez euh des élèves qui arrêtent mi-juin, qui recommencent début septembre, ça pendant 2 mois et demi, euh, ils vont pas à l'école. Bah, ils perdent un temps fou, ils perdent des acquis. Euh alors, sachant que ça Oui, en effet quand on regarde, c'est sûr que c'est pas ma fille, c'est pas ma fille qui en souffre, hein. Oua, ça c'est sûr que elle continue à il y a des livres à la maison euh à la limite elle voyage quand moi je voyage. C'est c'est Mais mais là, vous avez un facteur de d'inégalité euh et de fragilisation de l'école qui est considérable. Considérable. Est-ce qu'il faut faire des études ?

Bah moi je crois d'abord je pense que euh il y aura toujours de la place pour les études supérieures. Je sais pas si tout le monde doit faire des études. Alors je je vais reformuler ma question à l' Je suis certain que certains réussiront très bien sans faire des études.

Le contexte dans lequel je le mets, c'est que aujourd'hui ce qu'on dit c'est que une école de commerce, une école de communication quasi même de tout ce qui est en fait finalement je pourrais même dire socio psycho peut-être différemment mais en fait à l'heure de l'IA, il y a tellement de métiers qu'on pouvit en plus qualifié de bullshit job à un moment mais en fait qu'on change mais dire je prends le commerce, la communication, le code, l'ingénierie en fait tout ça euh quand on on lit tous ces articles, certains articles du monde qui montraient un peu l'avancée de la recherche où on disait une thèse que vous mettez 4 ans à faire aujourd'hui on peut faire avoir les mêmes résultats en 4 jours en fait à un moment euh est-ce que est-ce que c'est rendre service à toutes des armées de de jeunes étudiants que de leur dire va faire ta l'école de commerce alors qu'en plus je vous raconter une histoire que que vous connaissez sans doute parce que en tout cas moi qui m'avait frappé c'était il y a quelques années j'avais été voir la patronne de Rob Car Euh et euh c'était ça devait être juste après le Covid euh j'étais plus premier ministre et euh je je voulais l'entendre me parler de ce que c'était que la gestion du de son type d'activité.

Bon bref, et c'était c'était très intéressant ce qu'elle m'a raconté. Et un jour et je lui dis "Est-ce que vous avez du mal à recruter ?" Parce que beaucoup de gens qui ont du mal à recruter en France. Et elle me dit "Ça va mais en revanche j'ai changé mon recement." Bon, qu'est-ce que vous voulez dire ? Et elle me dit avant quand il s'agissait de faire du marketing, quand il s'agissait de faire de tous ces métiers de de l'offre, je recrutais des gens qui venaient d'école de commerce et elle me dit "Maintenant, plus du tout, maintenant je recrute des ingénieurs euh ou des colleurs à l'époque.

Je suis pas sûr que je suis pas sûr que le titulaire actuel du poste me dirait ça aujourd'hui, hein, d'ailleurs parce que ça change vite." Mais mais ce que ce qu'elle voulait dire, c'est quand même qu'elle avait besoin de recruter des gens formés. Alors peut-être que les formations doivent changer, mais elle a quand même besoin de recruter des gens formés. En France, on produit pas assez d'ingénieurs. Et je vais vous dire, intelligence artificielle ou pas, on produit pas assez d'ingénieurs. Euh, on en produit 40000 par an. Euh, on se porterait nettement mieux si on produisait 100000 ingénieurs par an. Puis d'ailleurs, si on en produisait 150000, on se produirait encore mieux.

100000 ingénieurs pour info, c'est ce que fait BD. C'est le nombre d'ingénieurs que que que recrute enfin qu'engage Bwid, je crois. Ils sont même montés à 130000 en ce moment en Chine sans doute. La Chine produit doit être à 2 millions d'ingénieurs par an, j'imagine, en production au minimum. Je je OK, très bien. Bon benf, ils sont ils sont plus d'un milliard et on est 67 millions. Donc je vais pas me comparer à la Chine. Ce que je sais, c'est que je peux me comparer à la France. La France aujourd'hui, c'est 40000 ingénieurs. On devrait en faire 100 ou 150000. On en a besoin. Le problème c'est l'intelligence artificielle va pas supprimer ça, me semble-t-il.

Parce que dans les métiers de production, sauf à imaginer qu'un jour on aura plus jamais d'industrie, euh on a besoin d'ingénieur. Donc je on va continuer à avoir besoin de gens qui sont bien formés et on va continuer à avoir besoin de gens qui savent utiliser les instruments quels qu'ils soient aussi développés soit-il pour imaginer des choses nouvelles ou pour réparer pour entretenir. Donc on va continuer à voir, moi je je je la l'intime conviction que dans les systèmes qu'on vous prenez un avion, OK, un avion ça peut se conduire à distance aujourd'hui pour des questions de réassurance.

On va laisser des gens, des pilotes mais on pourrait probablement c'est pas probablement, on pourrait le piloter à distance. Bon ça me ça me choque pas qu'il y ait quelqu'un pour la réassurance à l'intérieur. Ça me choque pas ça just d'un avion. Je pense qu'on va conserver assez longtemps parce que derrière la possibilité technique, il y a aussi la question de l'acceptabilité. Donc je Mais l'entretien de l'avion, la vérification de l'avion, l'entretien de l'avant quoi.

On va avoir, on a besoin de techniciens, on a besoin d'ingénieurs, on a besoin de techniciens, on a besoin de gens qui réfléchissent et ils vont utiliser des outils de plus en plus puissants, assez extraordinaires qui vont en effet supprimer des couches entières de compétences qui jusqu'à présent été exercé par l'homme. Est-ce que vous déduisez de ça qu'on a pas besoin de faire d'études ? Je crois pas du tout. Je pense qu'on a encore besoin d'apprendre et et alors je vais même vous dire autre chose.

On pourrait tout à fait soutenir une thèse radicalement inverse, c'est que justement il y aura tellement de facilité grâce à l'intelligence artificielle qu'être sûr qu'on comprend vraiment un texte, une idée, un enchaînement de fait, une logique paraît incroyablement utile. Je pense qu'on est en plein dedans en ce moment. Exactement dans ce moment-là. Ce qui est intéressant, c'est que il y a un an, dans des métiers que je connais bien, un ingénieur informaticien, si on prend juste vraiment un développeur ingénieur, c'était quand même une star. s'il était un peu bon. Je parle même pas du du premier des hein euh comment dire dans le top 20 % des meilleurs.

Vraiment, on entendait Bill Gates en mai 2025 qui disait en gros chez Microsoft qui dirigeait plus depuis longtemps déjà mais il expliquait ça dans une conférence à peu près 30 % des du développement est désormais fait par des IA. En fait c'était il expliquait basiquement ce qu'on appelle le QCAL quality control qualité. Donc le code était fait par des ingénieurs forts.

Et puis après derrière voilà en octobre 2025 est sorti euh principalement je pense chropique première version d'un de leurs qui a quand même vraiment tout changé et ce qui est intéressant qu'autour de moi, j'avais des personnes qui étaient traducteurs qui avaient perdu leur job en gros à cause de l'IA enfin mais vraiment dramatiquement quoi. Et les ingénieurs là-dessus é toujours des stars. qui a regardait ça, il disait ça.

Puis derrière, on voit bah 6 mois 8 mois plus tard des des personnes qui étaient des stars qui en fait aujourd'hui un très bon ingénieur là faut être dans le vraiment les stars, on revient toujours sur ces stars aujourd'hui, il va gérer des IA qui codent pour lui et potentiellement même dans les dans les IA qui enfin les boîtes d'IA pour créer l'IA, on fait faire ça par des IA quoi. Mais ouais, c'est donc en fait non mais c'est vrai. Alors, on pourrait se dire que c'est pas la première fois que la machine remplace l'homme. H simplement cette fois-ci, c'est le col blanc qu'elle remplace. Avant, c'était le col bleu. Ouais.

Alors, évidemment, le col blanc, il trouve que c'est plus choquant cette fois-ci, mais quand on a remplacé le travail agricole par de la machine euh en produisant plus et accessoirement pour le bonheur de tout le monde. Oui. Et ça va être pareil pour le le col bleu, hein, je veux dire passer des heures à faire des PowerPoint et des Excels sur une machine, je pense pas que ce soit le truc le plus Voilà. Donc, il y a des il y a évidemment des jobs qui vont disparaître. On parlait tout à l'heure de le le le type qui chez l'éditeur ou dans le journal pour autant que les journaux les journaux subsistent euh corriger l'orthographe secrétaire de rédaction.

Ça va être compliqué pour lui parce que l'intelligence artificielle pour le coup si elle est bien formée elle va faire ça h plus vite nettement plus vite nettement moins cher et probablement aussi bien voir mieux. Il y a des métiers euh que moi je connais bien le métier d'avocat. J'ai été avocat euh qui vont être enfin mécaniquement totalement transformés. Je sais pas très bien comment d'ailleurs euh je je prétends pas savoir ce que sera le métier d'avocat dans 10 15 ans.

Je suis convaincu que dans plein de domaines, la compétence humaine et le contact entre l'avocat et son client, quel que soit le domaine d'ailleurs, restera important parce que il faudra l'aider à réfléchir, parce que il faudra avoir une capacité à intervenir sur des tiers et ça c'est une question humaine parce que mais en revanche euh les les les tétrachiers, pardon, de le dire comme de de jeunes avocats qui bouffaient de la donnée, qui vérifiaent des contrats, qui bouffaient de la jurisprudence, euh et ben ça leur job soit il disparaît, soit il se transforme. Moi ce qui me fait peur là-dedans, c'est que on va fractionner potentiellement avec encore plus la société.

C'est-à-dire que l'élite dans tous les métiers et je pourrais revenir même sur le professeur parce que moi je pense qu'il faut absolument mettre plein d'IA dans le dans le dans l'éducation mais pour l'utiliser en plus et en mieux avec le professeur. D'accord. Exactement comme l'avocat, exactement comme le développeur pour pouvoir s'adapter au niveau de chacun parce que ce qui est magique dans l'IA, c'est que en fait il peut mieux me connaître et m'aider à ma manière à être un meilleur meilleur en calcul, à faire moins de faute d'orthographe, à me l'expliquer la manière dont je veux l'entendre et pas la manière de 25 ou 30 élèves devant moi.

Le problème de ça, c'est qu'on va encore et on est en train de se diriger là-dessus à mon avis vers une forme d'élitisme, d'élitisation de la société qui est déjà suffisamment fractionnée, vous le savez avec des gilets jaunes d'un côté, une France qui souffre et qui gagne pas assez, des gens qui gagnent peut-être beaucoup trop de l'autre côté quoi. dont enfin je peux estimer enfin gravité dans ce genre d'endroit, c'est pas quelque chose dans le Si si si dans mais non ce que je veux dire c'est que je je je pressens je vois euh l'immensité de la transformation que l'accélération continue et rapide et presque exponentielle de l'intelligence artificielle va entraîner.

Je le je le vois enfin je d'ailleurs ne pas le voir est une folie quoi. vous l'utilisez mais euh très peu, très peu. Je je je fais chat GPT et et euh et Mistral euh le chat, pardon. Euh mais euh mais mais presque presque de façon anecdotique. Mais je suis très impressionné parce que ça produit pas totalement convaincu toujours d'ailleurs euh mais très impressionné. Alors euh j'ai pas je suis pas du tout au terme de mon chemin sur l'utilisation de l'intelligence artificielle. Il faut absolument être, je dire dans l'année qui vous sépare de la présidentielle, être très très conscient de par vous voyez est-ce que c'est un agent ? Il y a comment ça fonction ?

Non mais je je je vous dis pas je j'ai j'ai vu des trucs, je suis pas je suis pas du tout un technologue ou un mais je vois bien que ça transforme le monde. Donc je m'intéresse poser des questions. J'avais été très frappé d'un d'une intelligence artificielle formée sur les questions de médecine et d'un d'une d'un entretien diagnostique que j'avais fait avec littéralement une une intelligence artificielle et j'avais été frappé à la fois par la précision des questions, par l'empathie. C'est bizarre he de parler d'empathie quand on parle de d'un écran. Mais n'empêche n'empêche que elle est statistique mais elle est elle est là. Oui, bien sûr, mais elle est là. Elle est là.

Et et d'ailleurs, on sait que on a désormais une qualité de diagnostic euh par l'IA qui est assez exceptionnel. Euh et d'ailleurs, je pense que euh il y a plein d'endroits où l'engarme me fout la trouille parce que ça m'a obligé à repenser des trucs, vous l'avez dit, hein, l'organisation sociale, la liberté, c'est pas des petites questions hein, la sécurité même d'ailleurs. Euh mais il y a aussi des il y a aussi des domaines dans lesquels ça peut être une opportunité extraordinaire.

comme à chaque fois que l'intelligence humaine crée quelque chose, une nouvelle technologie, quelque chose de là c'est tellement puissant, il y aura des utilisations exceptionnel, il y a aussi des dangers qui sont associés. Je je vous je suis pas je suis pas le plus catholique de la bande mais je je trouve que le l'encyclique du pape, je voulais en parler. Oui, tout à fait que le pape euh choisit Léon X. Léon X, il choisit de sortir cet encyclique un 15 mai.

Un 15 mai pour pour les coup pour les gens qui comme moiême l'histoire, c'est pas une date totalement absurde puisque c'est un 15 mai que euh au 19e siècle l'encyclime l'encyclique Rum Novarum a été publié qui était la première oui probablement la première doctrine sociale de l'église. Léon X, il a pas fait exprès hein. Et donc il essaie de montrer que les choses nouvelles bah sont nouvelles si je dire il y a des nouvelles nouvelles choses et que l'intelligence artificielle est à la fois un un élément qui est là. Il il ne conteste pas son il ne conteste pas son histoire. Il voit qu'elle est là.

Il dit pas on va la mettre à l'index et c'est pas du tout un pape qui de ce point de vue-là est antiprogrès. Je crois pas du tout. Mais il dit, il y a des risques associés et des transformations dont on doit bien comprendre euh l'impact qu'elles ont sur l'humanité dans ce cas-là de plus profond. Ça me paraît très juste. Euh je sais pas ce qu'on fera de cette encyclique. Je sais pas ce que le pape en déduira, je sais pas comment la société s'en saisira. Puis puis il y a pas que il y a pas que les autorités spirituelles qui doivent s'exprimer sur ce sujet. Mais je trouve intéressant qu'il le fasse.

Ça montre le le c'est c'est un problème anthropologique, si j'ose dire cette intelligence artificielle. Bon et moi j'ai pas toutes les réponses d'ailleurs. Vous non plus et quand j'entends les les les parce que je les rencontre parfois les types qui qui vivent de l'intelligence artificielle, les patrons de des grandes boîtes pas lentill ça ça m'est arrivé de les rencontrer, de parler avec eux. Euh pour vous dire la vérité, je suis pas totalement rassuré par la vision de l'humanité qu'ils ont ou même par la vision de l'homme ou même par leur qualité de leur relation humaine. He je c'est c'est loin sans faux. Je Non, mais je suis d'accord.

ce qui me ce qui me en ce moment m'obsède et me questionne j'étais à cet événement qui était organisé par Google disclaimer qui pas un sponsor et cetera Z guest à Londres et puis il y avait Philippe Agong vous devez connaître Michel Devoret donc de prix Nobel il y avait des gens avec qui j'ai l'occasion de discuter quand on discute avec eux on se rend compte que en fait l'accélération actuelle et je parle de prix Nobel hein donc C'est pas non plus euh le pilier du bar avec qui je prends un café le matin quoi.

Et ils me disent en fait il y a 2 ans, on rigolait bien, on trouvait ça halluciné, c'était trop compliqué et aujourd'hui en fait c'est nos assistants des bruits d'intelligence et ça nous permet d'aller beaucoup beaucoup plus vite surtout tout le temps. Moi je pense sincèrement que de les les 5 années et il y a des limites, on en a parlé au ce qu'on appelle le LLM ici avec Yan Lequin en l'occurrence, il y a des limites à tout ça. Cependant, je pense que les 5 années qui s'ouvrent pour le président qui va venir vont être un chamboulant.

Il faut avoir quelqu'un qui comprenne suffisamment parce que ce que vous êtes en train de dire quand même, c'est que ben le monde dans lequel on va, il est pas rassurant à plein à plein d'égards, je suis d'accord. En revanche, il est pas écrit, il est pas écrit mais on est on est un peu obligé d'y aller. Ce que je veux dire, alors il y a l'Europe, ce que je veux dire, c'est que de toute façon, sinon c'est les c'est les Chinois qui vont et en ce moment ce sont les Chinois et les Américains qui prennent le LD.

Les Russes sont pas si mauvais que ça d'ailleurs, mais voilà, parce que ils ont compris une chose, c'est que ce que disait Arthur Mench dans la semaine dernière là, en fait euh j'ai adoré cette analogie, mais l'électricité c'est une matière brute qu'on doit transformer en intelligence. Aujourd'hui, on en est là. Faut comprendre ça. Une fois qu'on a compris ça, on comprend que l'électricité, c'est du pétrole. Et que si on envoie du pétrole aux États-Unis, quand on est à Abu Dhabi et qu'on le fait revenir à Abu Dhabi pour l'avoir en sous forme d'essence, on est un peu le neneœu de la bande. Et aujourd'hui, c'est un peu ce qu'on est en train de vendre.

On vend l'électricité à beaucoup de notamment d'Américains qui créent l'intelligence et qui nous la revendent sous forme d'intelligence. Là-dessus, la valeur ajoutée, elle est de 10 % pour celui qui vend l'électricité, 90 % pour celui qui vend l'intelligence.

J'ai je l'ai vu je l'ai entendu dire ça et j'ai j'ai bien compris que la question de l'intelligence artificielle au centre de la question de l'intelligence artificielle vous aviez la question de l'énergie vraiment euh et et c'est certain que le chinois qui a réussi à faire en sorte que le coût marginal de de l'électricité soit quasi nul parce que ils ont tellement de panneaux photovoltaïques que une fois que c'est installé ça ça produit ça produit bah évidemment il se donne un avantage absolument considérable.

Je je vois bien l'impasse dans laquelle se trouve les hyperscalers américains parce qu'ils ont besoin d'une production d'électricité qui est totalement démentente et qu'il y a aucune hypothèse compte tenu de la lenteur des procédures dans les pays démocratiques. Lenteur qui est parfois bienvenue d'ailleurs parce qu'elle s'accompagne d'une question de sécurité de euh pas toujours mais quand même euh ils y arrivent pas ça ça marche pas. Donc il il y a il y a course pour produire à à l'électricité. Je je je vois ça. Ça je comprends. Ce que je dis, c'est que euh on y va, faut pas lutter contre l'intelligence artificielle. Elle va définir le monde dans lequel on vit dans les années qui viennent.

C'est c'est c'est h mais que je ne sais pas comment elle va le définir. Elle pourrait le dominer et que je j'en j'en sais rien. Je vais vous dire, j'entends des gens qui m'expliquent que c'est pas possible. Euh il y a une partie de moi-même qui les croit pas. Je vais vous dire deux deux choses qui m'ont frappé. La dernière fois que j'ai parlé avec des grands spécialistes de l'intelligence artificielle américain que je les ai écouté, il y a un truc qui m'a frappé.

qui n'était pas nécessairement conscient dans ce qu'il disait mais qui était spectaculaire dans la façon dont il le disait c'est qu'il réutiliser dans les concepts tous les concepts en matière de dissuasion nucléaire qui ont été inventés en matière de dissuasion nucléaire parler d'intelligence artificielle en réalité il parlait de quoi il parlait de prolifération il parlait de dissuasion il parlait de première frapp ils utilisaient dans leur vision de ce qu'était la course d'une certaine façon à l'intelligence artificielle des concepts qui avaient été forgés pour l'utilisation de l'arme nucléaire.

Je je je mets ça sur le tapis comme dirait l'autre hein sur la table pour qu'on mesure ce que ça peut vouloir dire.

La deuxième chose qui m'a frappé, c'est que euh une partie de ceux qui connaissent infiniment mieux le sujet que moi euh disent et je crois que maintenant c'est assez bien admis que les intelligences artificielles telles qu'elles fonctionnent aujourd'hui sont capables de mentir, sont capables d'avoir des ou de mettre en place de façon discrète des systèmes de backup et que bah typiquement on n'est pas très loin du moment et on y est pas manifestement dans ce on y est pas et peut-être que peut-être qu'on y est pas avant 5 ans peut-être qu'on y est pas avant 2 mois, j'en sais rien moi. Puis vous non plus. Non, il y a deux concepts que queil faut comprendre là-dessus et voilà.

Le premier, c'est ce qu'on appelle le takeof, le le décollage. Et ce que je je reprends ce que je disais tout à l'heure, c'est quand on voit que il y a 1 an 30 % des développements chez Microsoft était fait par une IAST du quality contrôle et que un an plus tard, on doit être plutôt dans des zones au-delà de 70 80 peut-être dans certaines boîtes, on est à 90 % certaines personnes qui sont venues ici hein, mes invités américains sur Génération Self. Donc là, on arrive sur un moment où l'A génère LIA. Lia se code elle-même.

Je parlais d'inception tout à l'heure, mais donc à un moment où c'est plus qu'une question de vitesse de calcul, de de quantité de calcul, donc d'énergie, plus on a on a une force de frappe importante, plus tout ça va aller vite. Et voilà. Et on arrive ensuite à ce deuxième concept qu'il faut comprendre qui est la singularité qui est ce moment où l'IA devient plus intelligente que la masse des humains cumulé où on peut le principe du QI n'a plus aucune importance et où les décisions et où voilà on est complètement dépassé par ce qu'on a inventé.

Et moi je ne sais pas si ce moment arrive et quand et quand je pose la question à des gens qui savent beaucoup mieux que moi, je suis pas frappé par la convergence des réponses. Voilà. Et donc il faut l'avoir en tête. Ça pose quand même toute une série de sujets en terme de sécurité, en terme de liberté, mais vraiment anthropologique en terme de liberté 100 %. Je suis extrêmement attaché à ça. Je pense que c'est la seule juste encore une fois la justification de la vie en société c'est pas de l'intelligence artificielle, c'est de la vieille intelligence humaine. C'est quand même à la fois une forme de sécurisation et une maximisation de la liberté sous contrainte.

C'est quand même ça le principe d'une société hein. En tout cas d'une société démocratique et d'une société libre. Et bah est-ce que ça ça vient bouleverser complètement notre est-ce que le prédictif ? Est-ce que le le le suivi permanent ? Est-ce que le la déssocialisation à bien des égards qui qui peut être entraîné par ça ou pas ? D'ailleurs, je trouve que ces questionsl qui sont des questions littéralement politiques, voilà, elles sont pas des questions techniques, elles sont des questions politiques, elles sont pas complètement elles sont pas complètement à bordé.

Puis il y a une autre chose, c'est que on continue à raisonner sur des sujets sans voir que l'intelligence artificielle arrive et que même si on ne sait pas ce qu'elle va produire, on sait qu'elle va totalement changer la façon dont on devrait se poser le problème. Il y en a une qui est évidente, je vais revenir là-dessus mais c'est vrai, c'est la question des retraites. On a déjà une démographie pas exactement favorable à notre à notre système et même extrêmement défavorable à notre système.

et on a et manifestement on veut pas le voir et on continue à se raconter des histoires sur le thème mais non mais non alors on a un problème démographique mais on n'intègre pas le fait que je ne sais pas ce que l'intelligence artificielle produit en terme d'activité de taux d'activité de notion même de salariat dans un très grand nombre de métiers dans 3 ans ou dans 5 ans et continuer à imaginer que le financement de la protection sociale repose essentiellement sur le travail à un moment où on voit bien qu'on ne sait plus très très bien ce que ça peut vouloir dire dans 5 coup 10 ans. Bah, c'est un sacré problème. Ce qui c'est un sacré problème.

Ce qui me questionne Édouard là-dessus, c'est que moi je suis entrepreneur, j'essaie de voir un peu la retraite comme une hypothèse parce que j'aime j'aime essayer de me dire que ma vie c'est quelque chose que j'aime faire. Donc mon travail, je veux dire donc le plus loin je le pousserai, le plus heureux je serai. Je comprends aussi que c'est pas le cas de tout le monde. Cependant euh à chaque fois que je vous entends dire ça sur des plateaux et cetera, je me dis "Mais attends, il veut se faire élire en en revenant avec la réforme des retraites." Enfin alors c'est peut-être une autre.

Mais ce que je veux dire, c'est que euh moi je suis moi je suis pour hein, mais mais les Français enfin j'ai l'impression que ça ils sont contre. Alors, est-ce que est-ce que c'est un peut-être que c'est pardon, c'est peut-être bolox couillu comme on dirait mais quelque part ça va pas marcher. Oui. Et comme vous avez un problème qui est quand même assez central parce qu'il est assez central hein, c'est une bonne partie de notre dette publique, c'est une bonne partie de notre absence de compétitivité, c'est pas tout hein. La dette, c'est pas que les retraites.

L'absence de computé, c'est pas que les retraites, mais quand même bah le fait que la financement le fait que la la sécurité sociale soit quand même essentiellement financée par des cotisations qui pèsent sur le travail et notamment de façon disproportionnelle sur euh les salaires à partir de deux fois le SMIC, les carts de compétitivité qu'on a avec les Allemands, ils s'expliquent en partie par ça. Bon, c'est pas une bonne nouvelle. Donc je on peut pas le régler par quoi ? Pardon ?

en par le fait que le financement de la protection sociale repose sur le travail et donc le coût du travail chargé d'un ingénieur, je dis un ingénieur parce qu'on en a parlé tout à l'heure, euh d'un cadre supérieur, d'un technicien qualifié euh et ben il est totalement différent en Allemagne, en France à cause de ça. Donc ça pose pour le pour pour l'individu, pour le travailleur, un problème de rémunération, de pouvoir d'achat et ça pose pour le pays collectivement, pour l'entreprise un problème de compétitivité.

Et quand je vois des gens qui me disent "Faut pas parler des retraites, mais ce qui est important c'est de faire en sorte que le net et le brut se rejoignent." Écoute, on peut jouer au con et puis raconter Ramona en disant "On va pas parler des retraites". Mais le problème, c'est la différence entre le brutal net. Enfin, le différence entre la brut et le net, c'est le coût de la protection sociale. Hm. Donc donc et le premier coup de la protection sociale et ben c'est les retraites. Donc non de nom, soit on en parle, soit on en parle pas.

Mais moi, je considère que le sujet est suffisamment là et actuellement, il est vachement important pour plein de gens, pour plein de gens qui bossent aujourd'hui, qui se demandent ce qui va se passer, pour plein de gens qui aujourd'hui bénéficient de retraite. Donc je préfère qu'on règle le problème plutôt qu'on le planque. Voilà, c'est je sais bien que c'est pas populaire, mais est-ce que est-ce que vous imaginez un chef d'entreprise dans une boîte, il a un problème vraiment un bon gros problème. dit, "Écoutez, ça c'est vraiment un gros problème. Ce que je ce que je vous propose, c'est on va pas en parler, c'est vraiment un gros problème.

Mais en revanche, ce qu'on va faire, c'est qu'on va régler ça qui est un tout petit problème. Euh, il peut être populaire, hein. H mais c'est pas sûr que ça marche longtemps, quoi. Donc je je voilà. Après, on me dit si tu parles des retraites, vraiment c'est c'est très mal. J'ai vu euh j'ai vu un dans un un jour je faisais un débat avec François Hollande, c'est un homme intelligent François Hollande euh j'ai pas j'ai pas aimé tout ce qu'il a fait quand il était président de la République. C'est le moins qu'on puisse dire mais je le prends pas je tiens pas du tout pour quelqu'un de de de l'imiter intellectuellement.

Il est très intelligent, connaît parfaitement l'homme politique, connaît parfaitement la France. Je je pendant ce ce débat, on on parlait on parlait des retraites et et franchement, j'ai trouvé qu'il s'exprimait à la fois avec beaucoup d'humour et avec une assez grande désinvolture, je trouve sur un sujet où disait "Oui, bah on va pas en parler parce que ça énerve tout le monde et que bah ouais mais oui, ça c'est le courage politique. Mais mais est-ce que est-ce que Non, mais c'est non, c'est même pas le courage politique. C'est c'est c'est même pas le courage politique.

Juste la question de est-ce qu'on est d'accord pour dire que ça c'est un problème et qu'il faut le régler parce qu'après tout, il y a des gens qui disent "C'est pas un problème." Moi je pense que c'est un gros problème. Mais est-ce que est-ce que est-ce que une lucidité plus qu'un courage ? Après lucidité c'est déjà une forme de courage. Est-ce que pour se faire élire, je sais pas après il vaut pas mieux dire ce que les gens entendent et veulent entendre pardon.

Et puis quelque part, non mais euh je suis sérieux hein, les est-ce que les les en allant sur un programme comme ça, est-ce que les Français à la fin en fait il ils éisent pas des gens en se disant bon le budget on nous en parle mais en fait on s'en fout. On verra quand on nous mettra comme dans la comme la Grèce et puis là bon on mangera tous. Alors il y a il y a il y a probablement des gens qui se disent ça d'abord. Il y a probablement des gens qui se disent qu'on a pas de problème. Oui, il y en a qui le disent ouvertement. OK. Le budget c'est OK. Que en fait on peut perdre 3 % par an, c'est pas grave. Exactement.

Il y a plein de gens qui disent que bah quand on sera dans la situation de la Grèce, on sera obligé euh de se de se bouger, de prendre des mesures qui seront dures. Mais enfin, tout le monde aura bien compris qu'on est obligé, donc il y aura pas le choix. Euh moi je trouve ça d'une Alors ça pour le coup je suis pas d'accord avec les gens qui disent qu'il y a pas de problème. J'ai un désaccord intellectuel avec les gens qui disent qu'il y a pas de mais mais je je les respecte. En revanche ceux qui disent il y a un problème mais on va pas le régler maintenant c'est trop dur. On va attendre que ça tape vraiment pour prendre des mesures qui sont vraiment dures.

Ça, je trouve ça dégueulasse parce qu'il y a un truc qui est sûr. Le jour où ça tapera, et ça peut taper un jour, le jour où ça tapera, c'est toujours les plus modestes, c'est toujours les plus fragiles qui prendront le plus dans la gueule. Donc je trouve que ce discours-là du on va laisser glisser le truc puis un moment on touchera le fond et puis quand on aura touché le fond, on s'en prendra une et on sera obligé de remonter. Ça pour moi c'est l'antithèse de ce que c'est que l'engagement politique. Je je et et alors ça vraiment j'aime c'est vrai que ça ça j'aime pas. Je je reste calme mais j'aime pas ça.

Je je et les types qui me qui me disent et j'en ai vu au moment de la réforme des retraites dans mon bureau en tête à tête loin des caméras loin de Ouais c'est vrai. Il va falloir qu'on travaille plus longtemps. Mais je peux pas le dire. Je peux pas le dire parce que vous comprenez si je le dis j'ai un problème.

Ce qui est difficile, c'est que tout ça c'est la bouclé bouclé, c'est que le plus modeste, le plus fragile, c'est aussi celui qui est le plus sensible au discours sur les retraites dire vous allez pas me faire bosser 4 ans de plus parce qu'il a un job difficile parce que parce que d'où d'où vous tirez cette idée que euh on va euh que l'idée de dire qu'il va falloir travailler plus longtemps euh elle s'applique de façon maximaliste à tout le monde de la même façon. Euh il y a pas très longtemps, j'étais euh en Bretagne euh dans le Finister et j'ai visité des exploitations agricoles, je visité des entreprises puis à un moment, j'ai été visiter un truc que j'avais jamais visité.

Euh c'est une entreprise qui euh fabrique des enfabrique qui vend des boîtes de sardines euh des boîtes de conserve de sardines. OK. Donc le job pour un paquet des femmes qui travaillent dans cette boîte, parce que souvent ce sont des femmes, c'est de mettre de découper des sardines, soit le font à la main, soit il y a une machine qui le fait et de mettre les filets dans l'huile et dans les boîtes. Ça se fait debout, ça se fait dans le froid, ça se fait dans l'humidité, ça sent le poisson. C'est pas du tout c'est pas du tout un métier facile. Et expliquer comme ça que c'est la même chose pour tout le monde, c'est une dinguerie. H et ça n'est pas ce que je dis.

Euh le travail c'est pas la même chose pour tout le monde. Il y a des tr il y a ceux qui trouvent un sens dans leur travail et il y a ceux qui ne trouvent pas ou plus de sens dans leur travail. Ça change tout. Il y a ceux qui ont la capacité de s'organiser dans leur travail et ceux qui subissent l'organisation du travail. C'est pas du tout la même chose. C'est pas du tout la même relation au travail. On peut peut-être, si on essaie de trouver des solutions, considérer que il va falloir qu'on travaille un peu plus jeune pour plein de gens, que par exemple c'est pas une mauvaise idée que les étudiants aient une activité professionnelle réduite peut-être.

Mais en même temps, on a développé l'apprentissage. Moi, j'ai fait ça. Une des réformes dont je suis le plus fier. la réforme de l'apprentissage parce que je pense que c'est une très très bonne réforme. Ils ont du mal à trouver des apprentissages mais en revanche nous on en a euh ou et et ça fonctionne super bien les alternants et tout quand on en a on a des on en a des des stars mais qui nous écoutent mais des stars. Je mais je je suis sûr que c'est un bon un bon c'est hyper dur de trouver un apprentissage. Donc il faut qu'on travaille plus jeune. On a un niveau de chômage des jeunes ou une durée d'entrée dans l'emploi qui est bien trop bien trop grande.

Il faut qu'on travaille que le taux d'emploi des seigneurs soit plus fort. Ça veut dire qu'il faut que les entreprises aussi arrêtent de penser que la société arrête de penser que quelqu'un qui a 58 ans ou 59 ans, bah on va lui expliquer qu'on va pas le recruter parce que de toute façon dans 3 ans il s'en va et que c'est c'est complètement dingue. Et et il faut aussi accepter l'idée de dire qu'il y a des boîtes qui trouvent que c'est une bonne façon de gérer leur ressources humaines que de dire vers 58 59 ans, vous partez vite parce que ça va me permettre d'employer quelqu'un qui est moins cher.

Et alors, on trouve l'avantage individuel mais collectivement le système il tient plus et probablement on va pouvoir travailler plus longtemps. Et oui, et c'est pas la même chose de mettre des filets de sardines dans des boîtes de conserve et d'être employé bancaire. Donc on dit quoi ? 62 ans ou 63 ans pour les pour ces femmes qui mettent les vidéos de sardine parce qu'elles ont commencé à 16 ans ou 14 ans. Non mais si si elles ont commencé très tôt, je vais vous dire là aussi les les carrières longues comme on les appelle, on saura très bien régler le problème. H les gens qui effectivement ont commencé à bosser à 16 ans ou à 18 et on on saura très très bien régler le problème.

Ça c'est pas ce qui m'angoisse. Ce qui m'angoisse c'est et ce qu'il faut prendre en compte c'est les carrières non linéaires. C'est la personne qui a travaillé peut-être à 18 ans etf qui a dû s'arrêter pour des raisons liées à liée à un divorce, lié à des enfants, lié à du chômage pendant quelques années, qui a une carrière hachée qui elle aujourd'hui si elle a passé trimestre, qu'est-ce qu'elle fait ? Elle va jusqu'à 67 ans. On a on a ce truc incroyable en France que ceux qui vont le plus loin sont ceux qui ont le meilleur rapport au travail ou le pire. H c'est pas raisonnable. Donc on peut trouver des solutions à mon avis beaucoup plus équilibrées que tout le monde par à 67.

C'est c'est parce que c'est c'est violent de dire ça même si c'est ce qui se fait ailleurs. Mais on doit pouvoir faire mieux en faisant des différences peut-être entre ceux qui sont capables d'organiser le qui ont la liberté dans leur travail de s'organiser ceux qui subissent l'organisation du travail en fonction d'une certaine forme de de difficulté du travail. Mais ça ça se discute. Ça se discute. Ce qui n'est pas à mon avis acceptable, c'est de dire non, ça se discute pas. De toute façon, on n pas de problème. C'est c'est c'est ça que je trouve. Voilà, on peut tout discuter dès lors qu'on admet qu'il y a un problème et qu'il faut le régler.

Et ensuite bah, on trouve et et on peut parfaitement, me semble-t-il dès lors qu'on admet qu'on a posé sur la table qu'il y avait un problème qu'il fallait régler et ben commencer à trouver des discussions pour pour et on on sait pardon. Oui, mais en fait, on voit assez bien ce qu'il faut faire. On sait qu'il faut faire une part de capitalisation. On sait que tout miser sur la répartition quand on a une démographie comme la nôtre, c'est déraisonnable. Donc on doit monter surtout ça va. Je veux dire ça ne va pas fonctionner.

Tous les tous les jeunes qu' on moins de 40 ans, ils savent que en fait il faut mettre de côté aujourd'hui parce que ils le font d'ailleurs, ils le font y compris dans un système qui n'est pas de la capitalisation. Mais on les prend pour des cons d'ailleurs. Mais je non je crois pas de toute façon je ils le font parce qu'il parce qu'ils pensent qu' ils doivent le faire. Oui mais il y a quelquesuns qui le font pas ou qui ont pas les moyens.

Mais je suis convaincu qu'on doit développer cette capitalisation obligatoire pour tout le monde, que c'est d'ailleurs une bonne façon de régler des questions de pouvoir d'achat parce que l'appréciation du capital, la valorisation du capital, ça monte plus vite que la productivité les fonds nordiques américain. Exactement.

Donc donc il faut faire ça mais ça régèlera pas tout mais il faut le faire et donc il faut prendre le problème partout les bouts faire en sorte de garantir quand même la pérenité du modèle social français parce que on peut pas vivre dans une société qui est soumise à des à des à des des bouleversements aussi dingues que ce qu'on vit en matière d' en matière géopolitique en matière de climat si en plus on a l'impression que le modèle social s'écroule j'ai j'ai on va avoir beaucoup d'autres sujets à abordés on a déjà fait presque une je crois une heure et donc on on a plus tant de temps que ça mais moi j'ai jamais eu la chance d'être premier ministre. Je sais pas si si j'en aurais l'envie.

Si si on vous propose, dites oui hein. Peut-être, on sait jamais. C'est une belle expérience. Ça doit être rigolo quand même. Je suis pas sûr. C'est intéressant. C'est tu es admiratif devant les mers. D'ailleurs, je trouve que vraiment mè Oh là là, on ça a l'air assez compliqué mais je veux pas rentrer là-dedans tout de suite. Si c'est c'est un mor extraordinaire. J'adorerais en parler mais si on reste sur ce budget en fait euh je reviens sur he l'état. Euh moi je don je reviens là-dessus, je me dis je enfin c'est quand même assez simple quoi. Enfin je suis entrepreneur, je suis père de famille, j'ai trois enfants.

Si à la fin de de l'année, je perds 3 % ou 4 % tous les ans, normalement il y a un moment où ça passe ça se passe mal quoi. Enfin c'est juste c'est là c'est évident, il y a pas de il y a pas de débat possible. Il y a des gens qui disent que c'est faux, mais je il y a pas de débat possible. OK. Bon et pourtant depuis quoi alors ? Depuis que votre père a élu Non, je rigole mais non mais 74 le dernier le dernier le dernier budget le dernier budget voté en équilibre c'était c'était 73 ou 74. OK. Depuis 74 on fait du déficit chaque année plus ou moins. Mais du déficit. Donc depuis 50 ans et quelques. OK. Ouais. OK. 52 ans. Ouais. Euh est-ce qu'il est possible de rendre l'État bénéficiaire ?

1 et si oui euh quels sont les cinq je simple juste simplement les cinq mesures ou les cinq endroits où faut tout changer tailler très fort ? Alors il y a des pays dans lequels l'État bénéficiaire ça veut pas dire grand-chose. L'objectif de l'État c'est pas de gagner de l'argent. L'objectif de l'État c'est de non l'objectif de l'État c'est de remplir ses missions. Oui mais c'est rembourser ce qu'on nos dettes pour il faut gagner de l'argent pour rembourser ce qu'on ce qu'on ce qu'on le budget c'est pas le remboursement des dettes. Vous pouvez avoir un état bénéficiaire qui reste très endetté parce qu'il a des Tout à fait comme de entreprise. Et et c'est pas normal que l'État soit endetté.

La question c'est est-ce que c'est soutenable comme endettement ? Jusqu'où vous allez ? Mais être endetté, c'est normal pour un état puisque comme pour une famille, comme pour un une entreprise, comme pour un comme comme pour une entreprise, normalement les les ménages les ménages, ils s'endettent mais ils sont si c'est pas de l'endettement de consommation, si c'est de l'endettement. Ouais. Bon, mais en tout cas, c'est pas anormal pour l'État d'être endetté. C'est pas anormal pour une collectivité territoriale d'être endetté. La question c'est comment est-ce que vous soutenez ça ? C'est est-ce que c'est durable ?

parce que bon euh donc la question est et vous avez des États qui ont été soumis à des à des situation financière extrêmement compliqué qui aujourd'hui s'en sortent bien. Tout le monde sort à juste titre l'exemple du Portugal. Le Portugal c'est un pays qui financièrement s'est fait taper assez fort après la crise de 2008. Aujourd'hui, ils ont un budget pour la deuxième fois, je crois un budget bénéficiaire excédentaire. Pas bénéficiaire, ça veut dire grand chose mais excédentaire. Bon, alors vous allez me dire quel est l'intérêt ? Il y a un intérêt quand vous êtes excédentaire, c'est que vous faites des marches de manœuvre.

H Et quand vous avez beaucoup de marges de manœuvre et que vous êtes confronté à un problème, et ben vous pouvez les utiliser. Alors que quand vous avez plus de marge de manœuvre et vous êtes confronté à un problème et ben vous ne pouvez pas utiliser ces marges de manœuvre.

Donc c'est vraiment c'est tout bête mais ce que fait aujourd'hui le Portugal est extrêmement impressionnant parce que justement ils ont réussi à avoir un budget qui est légèrement excellentaire et donc à reconstituer des marges de manœuvre qui vont être extrêmement précieuses le jour où ils doivent prendre des décisions compliquées, faire face à un problème compliqué, changer complètement de pied dans une politique publique. Ah bah ils ont les marges de manœuvre. Nous on les a moins. On le voit bien. Enfin bon bref, je je vais pas rentrer là-dedans. Mais non justement qu'est-ce qu'on fait alors ? Où est-ce où où est-ce qu'on fait ?

Parce que moi j'ai l'impression que en fait on commence par regarder les grands postes hein. Les grands postes de la dépense publique. Vous savez ce que c'est ? Alors euh il y a les retraites. Bah oui, c'est le premier. C'est pour si quand je vous parle de l'éléphant dans la pièce, c'est ça. Donc il faut régler cette question. Pas supprimer la dépense publique en matière de retraite, mais on peut d'abord la contenir et et faire en sorte que ce soit d'arrêter le moteur qui crée de la dette année après année puisque puisqu'on la finance par de la dette. Une dépense publique est considérable et on la finance par de la dette. C'est pas raisonnable. C'est vraiment pas raisonnable.

Donc ça, il faut il faut transformer. Et ça, juste, je voudrais expliquer enfin peut-être au plus jeune, vous pouvez vous pouvez l'expliquer mieux que moi, mais c'est que la dette c'est quand même on reparle de ceux qu'on qui espèrent même plus avoir une retraite, c'est eux qui la payent. On est bien d'accord. À un moment, c'est eux qui la payeront. Bah c'est c'est tous les Français qui qui qui seront qui qui seront appelés à à rembourser et qui sont appelés à rembourser la dette. Et ils la remboursent pas leurs impôts. Donc, c'est tous les Français. Et par définition, si on doit rembourser de plus en plus, et ben c'est ceux qui demain vont payer des impôts.

Donc quand on dit, c'est une formule un peu facile, quand on dit c'est nos enfants qui vont payer la dette, bah oui, c'est vrai, c'est ceux qui vont venir après nous. Euh et c'est c'est déraisonnable. Ils vont être moins d'actifs, pas plus d'actifs, ils vont payer plus de dettes. Ouais. parce qu'ils sont il y a il y a vraiment une des choix publics inconscients, je crois, mais néanmoins très réels, euh qui sont fait contre la jeunesse, hein. Hm. C'est c'est c'est vraiment pas raisonnable. C'est c'est certainement pas solidaire.

Euh donc les retraites, vous avez euh un un un un truc évidemment dans le reste de la dépense sociale qui est qui est qui est évident parce qu'on a une dépense sociale qui est qui est complexe, qui est pas très bien organisée, qui qui est qui qui est cumulative, qui est pas clair avec des gens qui ne touchent pas ce à quoi ils auraient droit. Ça ça fait parfois mais il y a énormément de gens qui sont dans le besoin qui ne touchent pas celui dont ils auraient droit.

Le non recours c'est un truc dingue parce qu'on met en place des instruments et ceux qui en ont le plus besoin parfois n'y ont pas accès et en même temps vous avez un décalage qui est trop faible entre les revenus du travail, les revenus du non travail. Vous avez des politiques qui viennent s'entrelacer. on parle du chômage, on parle des du RSA, on parle de de toutes les politiques qui viennent en accompagnement des actifs ou des inactifs euh et qui sont pas liés à des politiques publiques. Ça c'est en effet, ça peut être le chômage, ça peut être la politique familiale, ça peut être l'accompagnement social, ça peut être le RSA.

Alors, je suis pas en train de vous dire qu'il faut supprimer tout ça. Semblerait dingue de supprimer la politique familiale. Euh et et mais simplement l'enchevêtrement de tout ça et les ajouts successifs dont peuvent bénéficier euh font que euh pour les actifs et notamment pour les actifs qui sont en rémunération modeste ou qui travaillent énormément pour des rémunérations modestes, le décalage avec des gens qui sont devenus inactifs ou qui sont inactifs à un moment est littéralement choquant.

H il est choquant et et vous pouvez pas tenir un tissu et une société si si euh si si l'ensemble de la société est choqué par ce qu'elle a produit d'une certaine façon ou ce qu'elle est ce qu'on lui demande d'accepter. Donc ça ça colle pas. Vous avez euh vous avez un état qui est omniprésent. Président de la République avait une belle formule. Je suis pas sûr qu'il a réussi à à mettre en œuvre mais il avait une belle formule. Il disait, on est dans un état où il y a beaucoup trop de barreurs et pas assez de rameur.

H c'est-à-dire que vous avez un état qui définit des règles, des politiques publiques dans tous les sens et quasiment dans tous les domaines et vers lequel on se tourne d'ailleurs dès qu'il y a un problème, hein, parce que le cercle vicieux, il fonctionne bien en France hein. On reproche à l'état d'être partout, mais dès qu'il y a un problème, on se tourne vers l'État h euh et et qui donc crée de l'inficacité et crée de la dépense. quand on ne sait plus qui est responsable de quoi, quand on et ben on crée des règles nouvelles, elles sont chevre, ça coûte cher.

Desorganisation de l'État qui est qui est qui est qui est spectaculaire et qui est organisé parce que tout ça pour moi c'est hyper flou. Moi je veux dire de de loin n'ayant pas été premier ministre doigt mouillé, je me dis ouais je suis d'accord mais il y a quelqu'un qui dit des choses, il y a quelqu'un qui dit des choses qui il y a beaucoup de gens qui disent des choses très justes sur ce sujet. La dernière fois que j'ai eu l'occasion de discuter de ça avec avec quelqu'un que j'aime beaucoup, c'est Borlot et Jean-Louis Borlot.

euh prend quelques exemples euh sur le nombre d'autorités qui interviennent sur une décision et il montre que sur une décision, par exemple sur le financement d'une crèche, fonctionnement d'une crèche, vous avez euh l'État, la CAF, les communes euh et et tout vient avec des systèmes sociaux qui viennent et tout ça est devenu incroyablement complexe et donc tout ça coûte assez cher à administrer. Et donc moi je pense qu'on ne s'en sortira pas. en en allégant de l'intérieur, je pense qu'il faut qu'on crée des structures nouvelles petites et qu'on supprime des structures anciennes lourdes.

Si sinon, en fait, voilà, moi j'ai j'ai toute ma vie, j'ai c'est c'est ce que j'appelle le réflexe du bon élève. Toute ma vie, je me suis dit on va de l'intérieur changer les choses progressivement. C'est sain, c'est serein, c'est c'est c'est raisonnable. Je je pense qu'il y a des domaines dans lesquels il faut pas faire comme ça en fait. Et et ça on le alors je trouve qu'on le ressent alors dans d'autres choses.

Moi dans ma vie d'entrepreneur ou de ma vie de même citoyen, enfin je dire mais la déclaration d'impôt alors quand on est libéral ou enfin quand on n'est pas salarié et que tout est rempli automatiquement en effet sur cette partie là c'est une bonne chose je pense le fait de de d'être en en terme de servic les impôts, ça marche bien. Mais oui, mais c'est compliqué beaucoup trop mais quand vous avez besoin d'une réponse euh franchement Ouais ouais ouais. Je suis pas un grand fan d'appeler le service des impôts parce que ça me fout toujours les jetons mais objectivement vous avez une réponse rapide souvent effectuée par des gens qui sont extrêmement précis.

Euh je je trouve que en terme de service public de capacité à répondre ça marche pas mal. Mais et et vous avez là un service public qui s'est incroyablement modernisé parce que pour le coup le service numérique des impôts c'est c'est assez remarquable mais non mais c'est vrai ou non mais c'est vrai mais si je vais revenir sur sur mais la complexité fiscale est démentielle mais quand on avo je vais vous dire j'ai été avocat dans mon activité d'avocat j'accompagnais des clients euh qui étaient des entreprises pour par exemple gérer du domaine public.

Vous aviez une entreprise qui était propriétaire ou gestionnaire de domaine public et puis il y avait une autre entreprise qui voulait installer des câbles dessus et la question c'était est-ce qu'elle a le droit de le faire et combien ça coûte ? Ça a l'air simple comme question. Quand vous arrivez que vous êtes avocat et que vous faites tout le raisonnement qui va bien à votre client et qu'à la fin vous lui dites "Mais vous savez, j'ai lu tout, je je n'essaie pas de d'avoir quelqu'un.

Je j'essaie de vous donner la solution la plus solide, la plus juridiquement sûre pour que vous soyez en sécurité et que vous lui dites et en même temps, je vous dis ça mais je suis pas sûr que c'est comme ça que ça serait jugé si un juge venait. Vous créez une incertitude et des coûts associés à cette incertitude qui sont complètement dingues. Complètement dingue. Donc on a un système qui est devenu une complexité monstrueuse avec un enchettrement de responsabilité.

C'est vrai au niveau local, c'est vrai au niveau national et c'est encore plus vrai quand on mélange les deux euh les agences de l'État, les autorités de l'État, les autorités indépendantes de l'État, les collectivités territoriales, faire un DOGE. Enfin, c'est nous nous alors si je dois venir là-dessus, mais ça a pas très bien marché le DOG. Non, non, ça a pas très bien marché. Donc, qu'est-ce qu'il faut faire ? C'est ça la question parce que c'est vrai que on a fait ce on vous parlait de ce docu sur la Chine qu'on a fait vraiment je vous invite à le regarder. Vous connaissez bien la Chine mais vous l' encore sorti.

Si si on l'a sorti cel on l'a sorti et sur sur ma chaîne YouTube il y a un truc qui fonctionne bien en Chine. Alors il y a plein de choses qui fonctionnent pas là-dessus. Moi, je suis très content d'avoir ma liberté de parole, de pouvoir avoir un ancien premier ministre, de parler non, je suis d'accord et plein de choses vraiment je suis enfin je chéris la démocratie et cetera, mais forcer de constater que il y a quelque chose qui fonctionne bien, c'est que quand on décide quelque chose tout en haut et qu'on dit bon tout ça finalement, on a dit c'était bien à 5 ans ou il y a 8 ans ou dans le plan précédent, mais maintenant en fait c'est interdit puis on va on va de l'autre côté, bah on y va.

Ce que je veux dire, c'est que là nous on est enchevreté dans ce truc ce nœud. Enfin, je veux dire même quand je regardais Astérix quand j'étais petit, il y avait déjà ce truc où il y avait fallait aller au guichet numéro 8, remonter, redescendre, remonter des normes, des normes, des normes et là on a rajouté la case Europe. Je suis pro européen pareil. pas toujours simple en Chine, hein. Non, si vous connaissez un peu la Chine, OK, vous avez des grands exercices de planification qui sont intéressants, vous avez des grands programmes industriels qui sont bluffants, vous avez aussi une complexité qui est pas totalement à la fin ça fonctionne. À la fin, ça fonctionne. Mais je suis d'accord.

Je vous donne un un Mais moi, j'ai du mal à acheter le discours ou à comprendre. C'est pour ça que c'est ce que je vous demande Édouard, comment on fait que qu'est-ce que vous faites les 100 premiers jours ? Qu'est-ce qui se passe les cinq regardez, je je vous je vous donne un exemple et c'est un exemple intéressant qu'il faut qui qu'il faut développer. En 2017, on obtient les Jeux Olympiques. Je crois que c'est en septembre, c au Chili, on obtient les Jeux Olympiques. On se dit "OK, en 2024, il y a des Jeux Olympiques.

On doit donc construire un village, faire en sorte qu'il y a des infrastructures publiques qui soient construites, faire en sorte qu'il y a une organisation qui permette d'organiser des Jeux Olympiques que très tôt on imagine extrêmement ambitieux en terme de mobilité, en terme d'organisation dans les espaces publics et tout ça. Qu'est-ce qu'on fait ? On fait une loi, la loi olympique qui supprime pas toute une série de procédures, mais enlève ce qui est accessoire. Hm, ça marche très bien. Je je vous aurez noté.

Alors, je sais qu'en France quand on dit qu'il y a un truc qui a très bien marché, plus grande fierté, c'est GO, c'est un Non, mais non seulement ils se sont très bien passés, contrairement à tous les oiseaux de mauvais augure qui vous expliquaient que c'était un choix criminel en matière de sécurité, je le dis parce que je l'ai entendu tellement s'est très très bien passé, mais on a jamais dit qu'on était en retard. Je le le plan s'est déroulé et les logements étaient là. Bon, donc trop succès.

Donc c'est possible mais je constate que et je vous dirai la même chose avec Notre Dame, je constate que pour rendre les choses possible dans un cadre qui est extrêmement contraint, on a besoin de créer une norme supplémentaire pour se décaler par rapport à toutes les autres normes. Enfin donc ou mais ce qui est intéressant, c'est que je prends le cas de Notre Dame. Notredame, il y a quand même eu si je me trompe pas pour ce qui cas très précis euh des lois spécifiques. Vous allez pouvoir les les écrire. C'est ce que vous dites. En fait, on sort du circuit traditionnel. C'est ce que je dis. faire ça.

Et ben je pense qu'on pourrait assez volontiers se dire que pendant 5 ans, après tout, après 5 ans, il y aura un autre président peut-être. Si ça a pas marché, on adaptera. Mais pendant 5 ans, on s'affranchit de toute une série de trucs qui sont excessifs comme bah je pense par exemple que on a multiplié la réglementation en matière de construction et qu'on est donc dans une situation en France où on construit un nombre de logements qui est dérisoire par rapport aux besoins qu'on a. H h ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le secteur du bâtiment va pas bien.

Ça veut dire surtout d'une certaine façon que comme toujours quand vous avez un truc qui marche pas bien, ceux qui subissent le plus ceux qui marchent pas bien c'est les plus faibles, c'est les plus fragiles. Et donc typiquement bah types qui sont pleins aux as, problème du logement, c'est pas un problème pour eux. Ils sont pleins auas, ils peuvent loger leurs enfants. Il y a pas de problème.

Quand vous êtes un un un jeune couple ou un jeune célibataire, parce que d'abord il y en a de plus en plus des gens qui vivent pas en couple et que vous voulez accéder à un logement et que votre rémunération quand vous en avez une vous permet pas d'acheter et vous permet parfois même pas d'accéder à un marché locatif qui est totalement à Paris, c'est évident, totalement verrouillé, totalement bloqué. Mais vous mais là vous créez de la désespérance sociale et et du découragement. Donc si on veut régler ça et ben il faut qu'on règle totalement la question de la fluidité du marché immobilier. Ça veut dire garantir les droits du propriétaire et la rapidité et l'effectivité des décisions.

Et puis il faut qu'on construise beaucoup plus. Et pour construire beaucoup plus et ben il va falloir qu'on s'affranchisse d'un certain nombre de réglementations peut-être pendant 5 ans. Je dis pas qu'il faudra les peut-être pendant 5 ans. Concrètement lesquels je veux pas je sais pas. bah l'accès aux fonciers euh euh les les normes qu'on rajoute systématiquement en qui qui rajoutent des coûts de construction. H c'est c'est super de faire des normes. C'est c'est merveilleux. Je je vous je vous donne un exemple qui qui les DPE, les choses comme ça. Ouais, bien sûr. Je je vous donne un exemple parce qu'il est il est merveilleux.

En 18 2018 quand j'étais premier ministre, on a essayé de faire une loi qui avait pour objectif de faciliter la construction. C'était une petite loi ambitieuse et une petite loi. Il a pas trop d'article. Bon, elle est allée au parlement, chaque parlementaire est revenu et je les critique pas hein, avec des possibilités d'amendement. Euh les les ascensoristes, ils ont dit "Vous savez euh c'est vraiment très utile les ascenseurs et on devrait les rendre obligatoires à partir de R + 2." Bon benah, donc ça veut dire que à chaque fois qu'on construit un truc maintenant et qu'on dépasse R+ 2, bah il faut construire un ascenseur. C'est ça s'entend parfaitement. Mais ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que vous augmentez les coûts de construction et on fait ça dans énormément de domaines. Je donne cet exemple, il peut être contesté. En plus, je prends un exemple qui est c'est pratique un ascenseur, mais le fait même que vous rajoutiez des normes, des obligations, des contraintes a évidemment pour objectif, enfin pas pour objectif mais pour effet de renchérir le prix. Et si vous renchérissez le prix, bah vous avez moins de gens qui achètent, vous avez des prix de location qui sont plus élevés donc et vous avez moins de construction surtout et on va pas s'en sortir si on construit aussi peu pendant longtemps.

On va désespérer, on va on va on va on va bloquer totalement un secteur économique qui a des impacts sociaux considérables. Donc ce que je veux dire c'est que on a un effort devant nous de simplification et probablement de suppression parce que je je crois de moins en moins à la simplification. Quand on essaie de simplifier, vous avez plein de gens qui h donc je pense qu'il faut il faut geler complètement ou supprimer complètement. On peut très bien geler. On peut très bien dire écoutez cette législation cette législation cette législation pendant 5 an s'applique pas. S'applique pas. on revient à celle d'avant ou la supprime, ça vous pouvez le faire. C'est ça.

Vous mettez pas en danger la République. Vous pouvez redonner un coup de neuf incroyable à des secteurs qui sont essentiels. Ça me paraît ça ça me paraît absolument indispensable. Et puis vous avez un effort de réorganisation de l'État et des collectivités territoriales. Il a énormément de choses à faire. Mais à la fin de la fin quand même, retenez ce principe. D'abord, il faut regarder les grandes masses. Il faut regarder les grandes masses parce que c'est les grandes masses qu'on peut faire des grandes économies. Et ensuite, il faut mieux supprimer et remplacer par quelque chose de nouveau et de petit que garder un gros truc et espérer que avec le temps il va s'améliorer.

En fait, moi j'achète tout. C'est bon, je vote pour vous. Le problème c'est que en fait là où j'ai un peu l'impression et je pense qu'on est il y a beaucoup de Français qui ont cette impression qu' pardon de la vulgarité qu'on se fout un peu de notre gueule.

Je parle pas pour vous hein, mais dans l'absolu et ce qui pousse beaucoup de gens vers les extrêmes, j'imagine, c'est que en fait on voit les grandes masses puis ben moi j'ai reçu le général de Villier ici, il me dit faut passer de 50 milliards à 100 milliards en ce moment parce que les dépenses de militaire et puis nous en plus contrairement au Portugais dont don parlait tout à l'heure, ben on a l'arme atomique et puis ça coûte 5 6 7 milliards 10 par an, je sais plus beaucoup. euh écouter l'épisode. Voilà. Euh on et les Portugais, ça ils l'ont pas et on voudrait le partager peut-être avec le reste de l'Europe en fait. Ils veulent pas trop. C'est pas ça.

Sur le sujet, il s'agit pas de la partager. On on Non, pas l'arm atomique mais le la dépense peut-être. Je veux dire, à un moment, on on se dit non, en plus il y a un gros problème d'immigration en France, donc il faut quand même aller là-dessus et puis voilà. Et puis on a le Covid et euh donc il faut dépenser parce que quoi qu'il en coûte euh et en fait il y a toujours une bonne raison dans ces masses d'en avoir une nouvelle qui apparaît ou une la 3 4 5e qui arrive qui reprend le dessus parce que là c'est peut-être un moment spécial mais dans n'importe quelle organisation quand on est confronté à ça qu'est-ce qu'on fait ? On fait des choix. On dit qu'est-ce qui est plus important ?

Ben moi je peux vous dire ce qui est plus important pour moi l'école. Le financement du modèle social. Donc ça ça veut dire euh des décisions qui peuvent être euh euh compliquées à prendre, mais il faut garantir le financement du monde social, sinon on met en péril tout le reste. La justice et l'adaptation aux transformations qui sont là quoi qu'il arrive. Le danger géopolitique, donc on va avoir besoin de dépenser plus pour notre défense. Bah ouais, c'est vrai. Le la transformation climatique, on va avoir besoin de plus pour transformer nos villes, pour adapter nos villes, pour adapter nos entre pour adapter notre pays à une transformation qui est là.

C'est pas la peine de dire qu'elle viendra pas, elle est là, on le voit. Donc il faut s'adapter et puis la transformation technologique. Bonjour parce que ça aussi ça va être une sacrée transformation. Bon ben voilà. Donc ça veut dire qu'ailleurs on doit faire des économies. Ça veut dire qu'ailleurs on doit s'organiser autrement. Ça veut dire qu'ailleurs on peut aussi dire bah écoutez l'État arrête. Et peut-être queil y a d'autres privés ou d'autres collectivités qui sont mais l'État voilà il faut accepter l'idée que franchement c'est pas son truc.

Et si on se met c'est difficile parce que encore une fois vous avez plein de gens qui disent on a l'impression qu'on se fout de la gueule mais quand même à chaque fois qu'il y a un problème ils en demandent plus. Hm. Donc on est on n'est pas on est on est on a une relation bizarre à la dépense publique en France. Il a un peu un côté addictif de la dépense publique. L'une addiction, vous savez ce que c'est la diffusion d'unection. Vous savez que c'est pas bon, mais quand vous avez un problème, vous en voulez plus. Bah moi, j'ai eu pas de problème avec ce qu'on a fait pendant le Covid. On a pris des décisions qui étaient très dures, parfois vraiment très dur à prendre.

Mais l'idée de dire euh euh l'activité professionnelle se trouve arrêtée dans un très grand nombre d'entreprises. Mais si on ne paye pas le chômage partiel des gens qui sont euh incapables d'aller travailler parce que leur entreprise est fermée, quand l'économie va repartir, ces boîtes auront disparu et là on va se retrouver dans une panade pas possible. Moi, je trouve qu'on a pris une bonne décision. Non, non, mais moi j'étais je simplement ce qu'on aurait dû faire c'est arrêter. Après, moi je je je vous le dis hein, j'ai pas compris du tout pourquoi alors que de 2017 à 2020, on fait une politique, une politique de l'offre. Il y a plein de gens qui sont contre.

Enfin, la politique de l'offre en France, elle a quand même permis de faire baisser le déficit, de faire baisser le chômage et d'augmenter les investissements. C'est déjà pas si mal. Bon euh, on fait une politique de l'offre, arrive le Covid, on dit quoi qu'il en coûte pendant la période du confinement. Bah oui, c'est normal. Enfin, en tout cas, moi je je comprends et je défends cette mesure. En le Covid, il y a un moment où il s'arrête. quand il s'arrête, on peut pas continuer à avoir laissé les trucs ouverts. Et ça, franchement, cette cette grande faiblesse qu'on a eu de 2000 bah 2000 fin 2020 21, je on l'a paye cher.

Ça on la paye cher mais ça on la paye très cher et je je regrette que cette décision, elle était qu'on ait pas été plus cohérent avec ce qu'on avait fait entre 17 et 20 après le Covid. C'est là où vos chemins se sont séparés avec le président. Oui, je je sais pas s'ils se sont séparés pour ça. Je pense que ça n'est pas pour rien dans la séparation parce que moi, j'avais clairement dit au président sans sans sans du tout en faire un un sujet public, je l'ai dit de façon très discrète pour pouvoir dire que je l'avais dit, mais lui savait très précisément ce que je pensais. Je lui ai dit que s'il voulait me renommer après le Covid, après les élections municipales en juillet 2020, j'accepterai.

mais qui savait ce que je savais faire. Il savait ce que je savais pas faire. Et ce que je savais pas faire, c'était défaire ce que j'avais fait entre 17 et 20. Bon, donc il a choisi très librement, c'est son droit le plus strict, nommé un autre premier ministre qui en effet n'a pas fait ce que moi j'aurais fait. Bah très bien, c'est son droit et encore une fois, je je remets pas en cause sa décision.

Mais je pense que je pense que dans la façon dont on a géré le Covid, c'est-à-dire quand je lui ai dit notamment que ce serait bien qu'il y a des forces de rappel pour pas donner le sentiment que justement on peut dépenser de l'argent sans aucune contrainte, je pense que ça correspondait pas à ce qu'il avait envie de mettre en œuvre à ce moment-là. Bon bah, c'est Comment vous entendez aujourd'hui ? Comment est-ce qu'on s'entend ? On s'entend bien quand on se voit et on se voit pas beaucoup. Mais si vous voulez, si je suis si demain le président de la République est avec m'invite quelque part où qu'on est au même endroit, ça se passera bien. H je vois pas pourquoi ça se passerait mal.

C'est un bon président. C'est un bon président. Écoutez, il y a des choses que je n'approuve pas. Il y a des choses où je pense qu'il a fait des grosses erreurs et il y a des décisions qu'il a pris qui sont très bonnes. Alors bah le discours qu'il fait et la position qu'il a prise sur la défense et sur l'évolution de la doctrine en matière nucléaire, je l'approuve à 100 %. C'est un remarquable discours, c'est une remarquable politique adaptée. Enfin vraiment je la soutiens à fond, sans aucune espèce de nuance et même avec Allan, je dirais euh dans la façon euh qu'il a d'essayer de tenir une ligne dans un monde qui est un peu un monde de fou et qui est un monde dangereux.

Euh je je me retrouve parfois pas toujours pas toujours dans la forme, mais je me retrouve avec beaucoup de des des intuitions ou ou des directions qu'il veut prendre. Donc je je le dis voilà et je je aucune envie de revenir sur le fait que dans ce qu'il a proposé au France et qu'il l'a fait lire en 2017, il y avait une volonté de de transformer les choses, de montrer que la France pouvait produire, que elle pouvait s'épanouir, qu'il y avait un refus de l'assignation à résidence, il y avait quelque chose et et une transformation notamment du système économique à laquelle moi j'étais parfaitement sur laquelle j'étais parfaitement aligné. Euh bon après, il y a des choses que j'ai moins aimé.

La dissolution de 2024, c'est une lourde erreur, très lourde. Pas simplement parce que elle est un paris raté, mais parce que les effets du paris raté sont délétaires pour la République. Donc je pense que c une énorme erreur dont il n'a pas tiré les conséquences. Il a fait tout seul. Ah bah je pense qu' je sais pas s'il l'a fait tout seul. En tout cas, il l'a fait en petit groupe manifestement et euh et c'était une très très mauvaise décision, mais très très mauvaise décision. Je euh bon pour moi incompréhensible euh mais mais très mauvaise faire à ce moment-là. Juste attendre changé de premier ministre. Enfin en fait, il aurait pas dû changer de premier ministre en janvier.

Euh si si on se rappelle les faits pardon de en janvier 2024, il constate que que Elizabeth Born est semble-t-il en difficulté que il y a eu beaucoup beaucoup de crispation sur à la fois les retraites et puis la loi immigration. Bon, il fait l'analyse qu'il faut changer de premier ministre en janvier 24. Moi, c'est pas du tout mon analyse. Moi je pense, je sais d'expérience que un premier ministre ça sert à s'user. Faut les saurer. Donc je pense que je lui conseille d'ailleurs à l'époque de garder Ellisabeth Born qui a fait le job loyalement. Je veux dire, c'est lui qui l'a choisi et elle fait le job loyalement. Il y a des élections européennes en juin 6 mois après.

Je lui dis laisse ta premier ministre travailler jusqu'en juin, faire de son mieux, trouve un bon candidat pour tirer la liste et si les résultats des européennes sont bons, et ben tu pourras très bien dire ton candidat il va il va devenir premier ministre ou tu changeras de premier ministre et puis si les résultats sont mauvais et ben tu diras j'en tiens les conséquences et change de premier ministre. Ça sert à ça un premier ministre. C'est pas, je dis pas que c'est merveilleux, mais ça sert à ça. Bon, je peux vous dire que si en 2019 quand j'étais premier ministre, les résultats aux européennes avait été mauvais, il m'aurait changé, hein. H je je je le crois très sincèrement.

Bon, mais il fait pas ça. Il change de premier ministre en janvier et choisit Gabriel Atal qui devient premier ministre en janvier. Bon et il choisit une candidate aux européennes qui est peu connue et qui se présente pour la première fois en en chef de fil face à des gens qui eux sont très connus et se présentent pas pour la première fois. Donc elle est dans une situation qui est extrêmement délicate. Donc une série d'erreurs stratégiques qu'il a fait et il passe toute sa campagne à expliquer que ça n'a pas de conséquence sur la politique interne. H il le dit quand même et le soir de l'élection il a des mauvais résultats. Ça c'est vrai. Bon il aurait pu en tirer comme conséquence.

ben je vais changer de premier ministre. Sauf que comme il l'avait fait en janvier, ça veut dire changer de premier ministre euh 5 moison. Il veut pas faire ça. Il a grillé sa cartouche d'une certaine façon. Donc il choisit la dissolution. Je pense que c'est une erreur. Pas tellement parce que c'est une erreur de demander au Français de s'exprimer. C'est très bien que les Français s'expriment dans une démocratie. très bien qu'il vote, j'ai pas de problème avec ça. Mais parce que comme il est la clé de voûte des institutions, le président, c'est comme ça que la 5è fonctionne. Il est la clé de voute des institutions.

Quand la clé de voûte prend une décision à Paris qui a pour effet de fragiliser la voûte, il faut qu'il en tire les conséquences. Et ça c'est une erreur stratégique qui qui le qui qui évidemment en tache son deuxème mandat et lui interdit depuis juillet 2024 de faire quoi que ce soit. de faire quoi que ce soit de significatif. Évidemment, il a un gouvernement, enfin, il en a eu plusieurs depuis, ils font ce qu'ils peuvent, je je veux pas les accabler et parfois même ils font passer un bout de loi qui est utile. Très bien. Parfois. Non mais mais quand vous regardez ce qui se passe dans le monde hm les enjeux hein, on a parlé de l'IA mais avant que l'émission commence, on parlait de l'Ukraine.

Quand on voit les enjeux dans le monde et quand on voit ce qui sort de notre discussion publique en France, mais vous vous dites on est quand même pas bien barré quoi. Donc c'est 3 années de 24 à 27, ben nous coûte cher. Très cher. Il est détesté aujourd'hui par les Français, par beaucoup de Français. Euh oui, peut-être. Je de d'ailleurs, je vais vous dire euh on on me disait ça en 21. Hmm. Pour vous, non, sur lui. Pour lui. Bon, il était élu en 22. Hmm. Donc euh OK, il est pas il est pas populaire, ça c'est vrai. Le premier ministre est pas populaire.

Bon, il fait face à une situation compliquée et il a moins instruments qu'il en a au aujourd'hui qu'il en aurait besoin pour essayer de les régler. Donc il est pas populaire. Très bien. Et il y a beaucoup de gens qui lui en veulent énormément. Très bien. Des gens qui n'ont jamais aimé qui lui en veulent encore plus. Des gens qui ont voté pour lui qui sont déçus. C'est sûr que après 9 ans de pouvoir, c'est c'est ça use ça use le pouvoir. Là, on parle de ces erreurs, les vôtres. Euh quel quels sont les plus les plus belles gamelles, les plus beaux gadins d'Édouard Philippe par Édard Philippe ? Ben, j'en ai fait des erreurs. Euh, j'en ai fait, j'en ai fait quand j'étais premier ministre.

Euh, j'en ai fait avant d'être premier ministre et j'en ai probablement fait, j'en referai sans doute, après être premier ministre. Quand vous vous êtes dans la dans la vie que vous prenez des responsabilités, que vous prenez des décisions, il faut s'attendre à ce que parfois vous vous plantiez, hein. Ça c'est pas agréable, c'estinérant. Mais c'est les seuls types qui se plantent jamais, c'est ceux qui font rien. Ça c'est sûr que quand vous êtes sur le canapé à commenter les conneries des autres, vous les trouvez facilement. Euh bon, alors cela dit, je dis pas que c'est pas grave, mais d'abord il faut apprendre de ces erreurs et puis il faut surtout les corriger.

Donc oui, bien sûr, j'en ai fait. et et elles peuvent être de de ça peut être des erreurs d'appréciation, ça peut être des erreurs de d'expression, de choix des mots parfois. Bien sûr que j'en ai fait. Il y a des choses que je que je maintiens sur le fond mais que je que je ne ferai plus pareil. Je on m' on me on me reproche beaucoup la décision que j'ai prise du 80 km/h sur les routes bidirectionnelles sans séparateur central. Euh c'est une décision que j'ai prise parce que je voyais les chiffres de la mortalité sur les routes remonter et parce que je trouve dingue qu'on s'habitue à ces chiffres.

Dingue parce que je suis sûr que vous dans votre vie que ceux qui nous regardent dans leur vie et si c'est pas le cas, tant mieux pour eux. Mais ils ont tous le fils d'un copain et il y a ceux qui meurent, il y a ceux qui sont frappés dans leur chair, dans leur Donc c'est pas possible qu'on va pas accepter 3500 morts par an. 3500 morts par an, c'est énorme. Évitable. Évitable. Bon et les experts parce qu'encore une fois moi, j'invente pas les choses tout seul.

des experts parce que il y en a peut-être qu'ils sont pas bons mais il y en a il y a des organismes me disent bah il y a une mesure c'est les routes national départemental mais en tout cas les routes sans séparateur central bidirectionnelle où réduire un peu la vitesse permet de réduire significativement les risques. Bah j'ai pris cette décision. Alors je vais vous dire un truc hein. En sachant qu'elle était impopulaire. Ça, je me suis C'est pas une erreur d'appréciation. Je savais qu'elle serait impopulaire. Je me souviens des manives dingues quand on a créé les radars. C'est pas moi qui l'ai fait, c'est Jacques Chirac. Je me souviens des manives dingue quand on a créé le permis à point.

C'est pas moi, c'est je crois Michel Bergova. Et je me souviens des portiques aussi détestation absolue quand on a imposé le port de la ceinture de sécurité. Et c'est pas moi, c'est George Pompidou qui était président de la République à l'époque. Donc je je m'en souviens pas, je l'ai lu dans les livres parce que j'étais trop petit. Il les portique de François Hollande aussi compagn. Alors ça c'était c'était la taxe. C'était la taxe la facturation des de la circulation et et des camions qui déclenchent les bonnets rouges. Euh mais et ça c'était Hollande en effet. Euh donc voilà.

Donc mon idée c'est de dire bon je sais que ça va être impopulaire mais peut-être ça fait le choc qui permet de voilà c'est et j'ai j'ai bien vu que il y avait plein de gens qui prenaient ça pour une mesure de mépris vis-à-vis de leur déplacement ou de la facilité qu'il pouvait avoir à se déplacer même si réduire à 80 km/h la vitesse sur une distance sur la distance moyenne que font les gens en réalité ça a un impact relativement limité mais je mais j'ai compris tout de suite qu'il y avait une une crispation de ça et ça pose La deuxième question, c'est de savoir quand vous voyez la crispation qui se crée, quand vous voyez l'opposition qui se qui est formulée, quand est-ce qu'il faut est-ce qu'il faut tenir ou est-ce qu'il faut pas tenir ?

Vous avez des gens qui disent bah quand ça se crise puis il faut revenir en arrière. Vous vous en avez d'autres qui disent quand ça s'accrit faut surtout pas revenir en arrière. La vérité c'est qu'il y a pas de bonne réponse. Il y a une question d'appréciation de ce que pou moi dans ma vie de mère, il y a énormément de décision que j'ai pris ou que j'ai mis en œuvre qui ont suscité des crispations très fortes. Mais il fallait le faire. Je prends toujours cet exemple. Pardon, je suis non mais je pense à autre chose en plus. Un exemple de la vraie vie. Je décide de faire un tram. Les travaux commencent en octobre 2010. Je suis mère depuis un mois.

Il avait été décidé par l'équipe dont je faisais partie en 2008. Les travaux commencent, je me fais engueuler mais je vous jure hein, tous les jours pendant 2 ans, les gens me disent "Mais ces travaux gênent, font du bruit, gên circulation, font du mal au commerce. On en avait pas besoin. D'ailleurs, ça marchait très bien avant. Tout le monde me tombe dessus mais vraiment et personne personne ne dit mais non vous allez voir c'est super un tram personne. Il y a peut-être des gens qui le pensent mais eux ils disent rien. Et en tout cas et puis le tramo est fait et il commence à fonctionner et tout le monde est pour. L'utilisation des transports publics c'est plus 30 %.

Ça transforme l'accès à la ville dans un très grand nombre de quartiers. Tout le monde est pour. À tel point quand j'ai fait la deuxème ligne enfin la trème ligne les gens m'ont gueulaient. Mais parce que le tramo n'allait pas chez eux, c'est pas du tout la même chose. Donc jusqu'à quand il faut tenir sur une décision ? Ça c'est une question vachement difficile. Ça c'est central parce que parce que je je dis au passage on y peut mais on oui mais ça peut aussi traumatiser. C'est là où je voudrais en venir c'est que c'est que euh déjà je fais un micro aparté parce que euh je Clem m'a dit qu'il fallait pas que je raconte ma vie. Mais je raconte ma vie de 2 secondes.

Je jouais au qu'est sur glace quand j'étais petit. Dans la ligue de Normandie, il y avait cinq paties noirs. Il y avait Cherbourg, Camp, Rouan, Rouan, Louvier et Le Havre. Et je venais donc au Havre assez souvent. Ouais. Et le Havre mais mon dieu quoi. Dans les années 90, c'était 90 début mais c'était vraiment mais la vraiment la pire ville. C'està-dire qu'on arrivait et ça ça se passait bien notre entretien là jusqu'à présent. Non non non. Justement, j'y viens parce que j'ai tellement de potes aujourd'hui qui achètent un appartement au mais je suis choqué. C'est mais qu'est-ce que tu vas au havre ? Enfin non mais je le sais, je le sais mais c'est devenu cool.

Mais je sais je sais mais c'est pour ça bien. Bravo. C'est pas simplement devenu cool. Ça s'est transformé comment on dit. Attendez c'est vous qui en avez parlé ou non mais donc moi je vais vous dire un truc là-dessus. Moi ma vie politique, mon expérience politique c'est pas 5 années au parlement. Mon expérience politique c'est adjoint au maire au Havre depuis 2002 depuis pardon je vous dis une bêtise. Depuis 2001, ça fait 25 ans. Pendant 9 ans, j'étais adjoint en mer. C'était en même temps que le privé ça au début. Alors du coup, vous étiez avocat et OK, on reviendra vite fait sur le privé temps. Mais ouais.

De 2001 à de 2001 à 2010, je suis adjoint au maire d'Antoine Rufnac et de 2010 à aujourd'hui, je suis maire. Mon expérience politique essentielle, bien plus importante que 3 années premier ministre qui est une très belle expérience, c'est avoir participé et organisé la transformation de cette ville. Et c'est une vraie transformation. Transformation parce qu'on a créé des équipements, parce qu'on a rénové des lieux, parce qu'on a fait venir des investissements privés. Et je tiens, la mesure du succès quand vous faites un investissement public, c'est est-ce que ça justifie qu'ensuite il y a des investissements privés qui viennent.

H quand vous faites la rénovation d'un quartier, la rénovation d'une place, vous voyez le succès si des investisseurs privés viennent construire derrière ou viennent s'installer parce que ça veut dire qu'ils y croient. Ça veut dire que c'est ça la mesure du succès. Donc c'est une des mesures du succès. Pas la seule mais c'est une des mesures du succès. Donc donc je et pourquoi je vous dis ça ? Parce que croyez-moi, transformer une ville, changer l'image d'une ville, pas simplement en disant on va changer l'image, en changeant la réalité pour que l'image qu'on s'en fait soit transformée. D'une ville comme le H, c'est pas facile.

Donc quand je dis que on est capable de transformer en France des choses, même si c'est pas simple, même si au début on n'y croit pas. Même si les gens disent ils nous disent ça mais c'est pas vrai. C'est possible. Je je moi mon expérience politique c'est ça. C'est la transformation d'une ville et pas d'une ville riche avec plein de moyens. C'est pas riche le Vin, vous en souvenez hein. Non non c'est pas riche. C'était vraiment la ville industrielle quand je dis dégueu. C'est vraiment on rentrer Non non mais à l'époque j'ai pas ça a changé mais c'était vraiment ça me choquait. On passait par le pont de Normandie à l'époque ou le pont de Tancarville je crois même avant.

Normandie a été inauguré en 95. Ouais ben je pas avant moi j'étais même prêt pour Normandie. Et donc on arrivait mais c'était vraiment à chaque fois ça me choquait la pinoire a peut-être pas été refaite je sais pas si elle existe toujours mais en tout cas elle été totalement refaite. Non c'est vrai elle a été totalement refaite et et ben Charbour il y a plus de patinoir par exemple donc c'est quand même et et en fait c'est c'est assez choquant d'avoir vu cette transformation. Donc bravo pour ça.

Moi ce qui ce qui peut me m'interpeller ou la question que je peux me poser, c'est qu'étant déçu potentiellement d'un certain nombre de vagues politique au niveau national, peut-être que depuis que je suis né en fait les unes après les autres, je me dis mais qu'est-ce qui fait que ces 80 km/h qu' généré les gilets jaunes aujourd'hui vous arrivez en disant dans votre livre et un peu partout il faut tout changer, je suis en colère et cetera.

Je vous dire il y a des domaines dans lesquels on a changé des choses feront que ben vous êtes élu dans un an et tous ces fonds tout changent, on se dit flemme le parlement me mide pas et puis quand j'ai fait la réforme de l'apprentissage, il y a plein de gens qui étaient pas d'accord qui pensaient que ça marcherait pas qui pensaient que ça faisait des années qu'on expliquait que l'apprentissage c important mais mais on savait pas très bien faire pour que ça prenne. Bon bah, on a changé l'apprentissage, y compris en se prenant l'opposition d'un certain nombre de gens, y compris d'un certain nombre d'élus, hein.

Les présidents de région, ils étaient pas d'accord avec la réforme de l'apprentissage et on a filé les clés. Et c'est marrant, hein, parce que parfois, on dit "Oui, mais quand même les corps intermédiaires ça marchait." Qu'est-ce qu'on a fait pour la fin de l'apprentissage ? On a enlevé un certain nombre de choses à des acteurs politiques et on l'a on l'a donné à des organismes, à des fédérations ou à des entreprises. Et on a constaté quoi ? bah que l'apprentissage il est parti, il il est il a été multiplié par de le nombre d'apprentis. Ça coûte de l'argent et le le mécanisme tel qu'on l'a créé, il peut évidemment être amélioré. Alors ça, j'ai aucun doute là-dessus.

Moi, je suis pas en train de vous vraiment ce serait dingue de vous dire ça. Tous les choses dont je suis fier, elles peuvent être améliorées. Bon, mais il fallait le faire. On l'a fait. Donc, on peut faire des choses, parfois on se trompe, il faut corriger. Et je suis convaincu qu'on peut faire en sorte que notre pays et à nouveau confiance en l'avenir. Parce que ce que je constate, c'est que l'avenir est devenu un problème dans notre pays. On a l'impression que l'avenir va être plus difficile. Bon ben donc il faut accepter l'idée que on prend les décisions qui nous permettent de regarder l'avenir avec confiance.

Moi, si je devais résumer ça en une idée simple, je dis réglons les problèmes compliqués. que seul l'État peut régler tout de suite et les Français vont inventer la vie qui va avec. Le jour on a réglé le problème de l'école, le jour on a réglé le problème du financement de sociale, de la justice et quelques éléments liés à santé, transformation, ce jour-là, tout n'est pas réglé mais les Français vont inviter la vie qui va avec parce qu'ils seront plus prospères. S'ils ont un système plus productif et un système plus compétitif, ils ont une école qui fonctionne mieux. Franchement, il faut faire confiance aux Français pour inventer la vie qui va avec.

Faut pas faire confiance au président de la République, quel qu'il soit pour régler tous les problèmes. Il peut pas. En revanche, il peut dire "Ça c'est les essentiels et ça je veux les régler. Voilà comment je vais faire." Et là-dessus, il y a on pourrait ouvrir tellement de chapitres, on va peut-être pas le faire maintenant, mais le Je suis à disposition le Non, mais il y a le je veux dire, il y a deux petites choses qui pourraient me On parlait du RSA, on parlait du du en fait tout à l'heure vous disiez plusieurs fois les les premières victimes sont les plus pauvres et les plus faibles.

Et dans les coupes qu'on que vous proposez, si je me mettais du côté des plus pauvres et des plus faibles, je me disais "Oui, mais là ils vont il va m'enlever de la sécurité, il va m'enlever Non, je crois pas." Non, non, je crois pas. Je crois pas. Ce qu'on veut entendre, ce qu'ils veulent entendre, en tout cas, j'ai l'impression ce que beaucoup veulent dire, c'est il faut taper les plus riches encore plus. Il faut taper les entreprises, enfin, il faut taxer les entreprises encore plus parce que les plus pauvres, il faut qu'on les aide. C'est c'est c'est tenable ça. C'est le cas, c'est faux. Ta Zucman. Non, je je suis très contre la taxman.

Euh je je suis très cont de la taxe zuman parce que euh je je vois je vois bien les effets qu'alura qui ne sont pas ceux qui sont recherchés par la taxe Zukman. Je je si si vous mettez en place la taxe hukummane, bah le capital est en mobile les gens bougeront. Voilà. Je dis pas qu'ils auront raison de le faire et je dis pas que s'ils le font c'est bien. Je dis pas non plus que c'est mal. Je dis qu'ils vont le faire. Donc je pense que la taxe Zukman c'est c'est un instrument que je n'aime pas qui qui ne produira même pas les effets que les gens qui espèrent qu'il produire un effet bénéfique va produire. Donc je je je trouve ça fou.

Vous savez que quand il y avait l'impôt sur la fortune en France qui a rien à voir avec la taxe du man quand il y avait l'impôt sur la fortune en France il produisait environ 5 milliards par an. C'est beaucoup d'argent 5 milliards par an. C'est c'est si ça c'est une mesure interpulaire que vous avez supprimé. Non ouais. Ouais. Si vous regardez en grande masse 5 milliards c'est pas l'échelle mais enfin 5 milliards d'argent c'est beaucoup d'argent. Très bien.

On estime que l'impôt sur le revenu, je parle pas def hein, l'impôt sur le revenu des personnes physiques qui n'était plus versé au pays à cause du départ à l'étranger, Suisse, en Belgique, en Italie, en Angleterre ou ailleurs de gens qui auraient été soumis à l'ISF, c'était bien plus que ces 5 milliards. Ce que je veux dire, c'est que ça rapportait 5 milliards mais le départ de gens qui voulaient l'éviter coûtait beaucoup plus que 5 milliards. C'est je sais pas si c'est facile à comprendre.

Ouais, je comprends mais je je pense mais mais ce que je ce que je veux dire, c'est que comme on vit dans un monde où le capital est mobile, si vous faites des règles qui sont objectivement beaucoup plus difficiles pour les gens qui sont capables d'y échapper, bah par définition, vous tapez à côté. Et c'est d'ailleurs pour ça, c'est c'est pour ça quand même, on pourrait regarder, c'est pour ça que tous les pays qui avaient un ISF l'ont mis en place et puis ensuite sont revenus dessus. justement parce que ça ne produisait pas les effets que ça voulait produire et que ça avait des inconvénients qui étaient supérieurs aux avantages créés.

Je parle pas d'un truc théorique, je parle d'un truc pragmatique. On a constaté. Donc revenons pas en arrière là-dessus. Moi, je je suis absolument convaincu. Voyez que euh il y a des situations dont je comprends très bien qu'elles choquent les français. D'ailleurs, parfois elle me choque aussi. Il y a des rémunérations que je trouve dingue. Je les trouve tellement dingues que bon, je peux comprendre ça. Mais essayons de régler les problèmes de la France en augmentant pas la pression fiscale qui pèse sur le pays, hein. Essayons de faire en sorte que les solutions passent pas par plus d'augmentation d'impôts. On a un taux de pression fiscale qui est élevé, il est même un des plus élevés.

Je je je pense qu'on gagnerait tous à essayer de se dire "OK, la solution, elle est pas là. La solution, elle est dans la meilleure dépense, dans la moindre dépense, dans l'arrêt de la dépense parfois euh dans plus de liberté offert aux gens, dans voilà, je pense que on gagnerait beaucoup. Je suis tout à fait pour redistribuer des richesses. Enfin, avant de les redistribuer, c'est bien de les produire. H al aujourd'hui notre industrie qui avait un peu remonté la pente de 2016 à 2022 est en train de rebaisser. Euh c'est c'est c'est la prospérité de demain qu'on est en train de ne pas créer. Si on la crée pas, on pourra pas la redistribuer.

Donc moi, je suis un partisan, je le dis pour le coup de façon assez claire, je suis un partisan de la politique de l'offre. Je je veux qu'il y ait plus de de richesses créées en France. Et plus on créa des plus la France crée des richesses, plus la France est prospère, mieux les Français se portent. Est-ce qu'il y a vraiment une place ? Je pourrais j'adorerais parler de l'international, de la politique de l'Europe, mais est-ce qu'il y a vraiment une place pour un candidat euh je sais pas si c'est ce que vous voulez représenter, mais rassembleur.

Je veux dire aujourd'hui en fait ça vous dérange que je me présente parce que tout à l'heure vous m'avez dit bah on peut pas être élu si on dit les choses qu'il faut faire et pas les choses que les gens envie d'entendre. Maintenant, vous dites euh "Mais non, mais je trouve ça compliqué. Ce que je veux dire, c'est que il faut j'ai on il y a un côté où faut il faut pas dire qu'on il faut pas défendre les juifs ou ou il faut pas parler de tout ça. Il y a un autre où faut taper sur les sur les musulmans. Il y en a un autre où euh on mélange en plus tout ça avec la sécurité.

Il y en a un autre où en fait on voit que tout se polarise de manière très claire aujourd'hui et qu'a priori il y a un des deux côtés qui qui devrait gagner. Les Français Ouais. La France des Français c'est pas telle partie des Français. C'est pas de telle partie de la France. Quand vous voulez être président de la République, vous voulez être président de la République française. Pas président de tel département ou pas président de telle catégorie sociale ou pas président de de tel français de telle origine ou de telle confession. Ça ça passe par France.

La France c'est un pays si vous mettez pas une attention absolument considérable à ne pas segmenter à rassembler au maximum ça part dans tous les sens. C'est ça la France. La France, elle s'est constituée autour de l'idée du rassemblement autour d'un état. On peut trouver ça bien, pas bien mais c'est comme ça que ça s'est fait progressivement. Et pardon parce qu'en le disant comme ça, je reconnais que j'y vais avec pas mal de caricatures mais mais quand même c'est ça l'idée.

Bon donc si si vous si vous segmentez la France en permanence, si vous montez telle catégorie de Français contre tel autre par facilité électorale, par facilité intellectuelle, par euh par détestation de telle ou telle catégorie de français, si vous faites ça par des algorithmes de réseaux sociaux aussi qui qui aiment bien ça Ouais. Si vous faites ça, à mon avis, vous faites très exactement le contraire de ce qu'il faut faire pour la France. En France, il faut rassembler et avoir une action résolu. Il faut avoir un objectif précis et rassembler les gens autour. Si vous avez pas d'objectif et que vous segmentez, vous faites le la pire des choses qu'on peut proposer aux Français.

Et donc moi, je je ne je ne je j'essaie de prendre soin dans tout ce que je dis à pas opposer les Français entre eux. Souvent c'est facile. Souvent c'est facile. Je vous assure. Je vois bienin. Vous voyez bien ce que font les extrêmes et pas seulement les extrêmes d'ailleurs. Parfois euh ben moi, j'essaie de ne pas faire ça. Je je je pense que je pense que chaque français pense à lui. OK, c'est normal. Moi aussi. Hm. Chaque français pense à lui, mais que chaque français pense à lui et à autre chose qu'à lui. Ça peut être l'intérêt général, ça peut être la nation, ça peut être la France.

Et et je et je ne veux pas je ne veux pas entendre, je ne crois pas une seconde que le bon sens est disparu, que l'amour du pays a disparu, que l'attachement à la République a disparu. Ça n'est pas vrai. Ça n'est pas ce que je vois quand je parle au français. Après, ils ont des idées différentes sur ce qu'il faut faire. Bah oui, mais ça c'est normal. H7 millions de personnes sur la même ligne, c'est pas ça la France non plus. Mais segmenter les gens pour parler à un public, pour expliquer combien ce public a à gagner en c'est c'est ça c'est toujours une mauvaise idée pour le pays. C'est c'est catastrophique pour la France.

La France elle elle a besoin de cette on a chacun ses modèles et il faut faire attention au modèles qu'on utilise parce qu'on est rarement à la hauteur des modèles qu'on utilise. Il faut avoir l'humilité de savoir qu'on est pas à la hauteur des modèles qu'on utilise. Mais euh le le général de Gaul, il parle à la France et il distingue pas les Français, y compris y compris alors que il sait après la Seconde Guerre mondiale qu'il y a un paquet de français qui s'est pas bien tenu. Général de Gaul, ça m'ouvre. Est-ce qu'il faut une robe fédérale ? Fédérale, je crois pas parce que je vous vois pas du tout. C'est pas le modèle de person C'est pas le modèle de l'Europe.

C'est c'est Je crois je crois pas. Je je ça me semble euh ça me semble une un objectif qui n'est pas euh qui n'est pas atteignable. Je suis même pas sûr qu'il soit setbl. Je suis pas sûr d'avoir envie de vivre dans une Europe fédérale. Euh je voilà. Donc non, je crois pas. Est-ce qu'on a un problème de sécurité en France ? Ouais, faut investir plus. Je suis pas sûr que la question de la sécurité soit juste une question d'investissement. Je pense qu'il faut qu'on règle notre problème qui est sérieux avec la justice et et pas simplement la justice pénale, pas simplement la justice carcérale et la justice pénale, mais avec la justice dans son ensemble, justice civile, familiale, prudomale.

On a une justice qui est souvent trop lente et souvent trop compliquée. Euh à qui on a pendant très longtemps pas donné suffisamment de moyens, c'est vrai. qu'on a besoin encore de dépenser plus en matière de justice parce que c'est le le cœur du de de l'état de droit et donc on a besoin de mais on a un problème d'insécurité en France. Oui, c'est vrai. Oui, bien sûr. Est-ce qu'on peut faire confiance à Donald Trump pour être égal à lui-même ? Oui, ça je pense qu'il va rester égal à lui-même. Je pense que toute politique qui serait fondée sur l'idée qu'un jour il servira nos intérêts est une politique dangereuse et illusoire. desservira que les siens à lui. Oui.

Est-ce qu'il va envahir le Groenland ? Le Groenland euh il est assez largement imprévisible. Donc je ne crois pas. Je pense que ce serait une décision funeste. Euh donc je ne crois pas mais je ne peux pas je mettrai pas ma main à couper. Est-ce qu'il faut dialoguer avec Vladir Poutine ? Il faudra parler avec la Russie un jour. Il faudra parler avec la Russie. La Russie elle va pas changer d'adresse. Elle est là où elle est. Elle va pas changer d'adresse. Elle restera à l'est du continent européen une puissance géographique militaire euh extraordinaire. Même appauvri, même très largement appauvri après ce conflit, même isolé le cas échéant. Donc il faudra qu'on parle à la Russie un jour.

Est-ce que ça passe par la discussion avec Poutine demain matin ? Je suis pas sûr mais mais il faudra parler à la Russie bien sûr quoi en fait il faudra je sais pas peut-être qu'un jour il va se dire que cette guerre qu'il a décidé qu'il livre en Ukraine coûte trop cher à son pays en terme d'homme et que il faut en sortir le jour où il décide d'en sortir de faire un vrai cesser le feu d'avoir des garanties de sécurité pour l'Ukraine qui sont acceptables par l'Ukraine il faudra reparler à la Russie encore une fois en matière diplomatique on parle pas qu'avec ses amis et on ne parle pas qu'avec des gens à qui on fait confiance. Néanmoins, Néanmoins, je crois qu'il faut être ferme avec Poutine.

Est-ce qu'il faut très ferme avec Poutine ? Est-ce qu'il faut forcer les Chinois à produire leur voiture en France ? Oui, avec des marques françaises. Je pense qu'il faut qu'on accepte l'idée et elle est pas agréable que on est dans une situation vis-à-vis de la Chine qui est une situation inversée de celle dans laquelle on était il y a 30 ans. Euh euh il y a 30 ans le principal actif chinois c'était son marché. Aujourd'hui, le principal actif européen, c'est notre marché et que donc à l'époque les Chinois nous demandaient de transfire des technologies et d'installer nos capacités de production sur place, on doit faire la même chose. Je Donc oui, absolument.

Si les Chinois veulent vendre des voitures en Europe, ils doivent les produire en Europe. Est-ce qu'on a un problème avec l'Islam ? On a un problème avec l'islam radical. On a un problème avec les islam obscurantistes. On a un problème avec ceux qui veulent utiliser l'islam pour fragiliser la République. Oui. Mais euh ça ne veut pas dire queon a un problème avec tous les musulmans ou avec tout l'islam. Est-ce qu'on a un problème avec l'écologie ? Non. on a une nécessité d'agir qui est pas toujours simple d'ailleurs euh et qui d'ailleurs parfois se perd un peu dans des dans des débats que je trouve trop scientifique et et parfois même très symbolique euh en terme d'impact et d'effets réels.

Euh mais on a un sujet qui est clair en matière de biodiversité en terme de transformation écologique et il faut le prendre au sérieux. Allez, une dernière. Est-ce qu'on a un problème avec l'immigration ? On a un problème avec l'immation, l'immigration qu'on ne sait pas maîtriser et qu'on ne sait pas organiser.

Euh moi je fais partie de ceux qui qui disent là encore il y a probablement plein de gens qui trouvent que c'est pas très intelligent ou populaire de dire ça qui disent qu'on va continuer à accueillir de l'immigration en France, qu'on va continuer à accueillir des étudiants étrangers parce qu'on en a besoin, qu'on va continuer à accueillir de la main d'œuvre étrangère et d'ailleurs elle peut venir de partout dans le monde. Elle est pas obligée de venir toujours des mêmes endroits. Hm. Euh mais qu'en revanche, on ne peut pas continuer à à à voir l'immigration uniquement déterminé par des décisions individuelles sous la forme de droit.

C'est-à-dire qu'on peut pas considérer que que il y a pas un droit de tirage. Vous pouvez venir travailler en France et parfois on a besoin. Donc il faut accepter et bien accueillir et bien intégrer mais ça ne donne pas le droit à déclencher une migration successive. Donc on a on a un énorme travail à faire en France et on a un énorme travail à faire en Europe. Il vaut mieux regarder la réalité en face. Même les pays qui nous ont fait la grande scène du 2 sur le thème avec moi, il y aura plus d'immigration. Je pense à l'Italie de Madame Mélonie. l'Italie de Madame Mélonie, c'est 450000 plus de 500000 maintenant régularisation de migrants illégaux.

Euh et l'Angleterre, le Brexit a pas fonctionné non plus là-dessus. Bah pendant très longtemps, ça a eu les effets pires h et je ne sais pas si les effets qu'on a constaté dans les dernières semaines, dans les derniers mois seront seront durables. Donc la vérité, c'est que il vaut mieux regarder le problème en face. Et d'ailleurs, dans ce cas-là, disons-le vraiment, est-ce qu'on a un problème avec l'immigration ? J'ai jamais vu personne personne me dire notre problème c'est avec l'immigration péruvienne. Hm. Hein. On a vraiment le problème c'est les Chiliens qui viennent en France quoi. Il y en a eu beaucoup des Chiliens à une époque qui venaient en France.

Donc notre problème c'est c'est notre problème et attention hein parce que quand je dis ça, je minimise pas les difficultés que les immigrés italiens et les immigrés polonais ont eu en France au moment de l'immigration massive des Italiens et des Polonais. Ça a été dur aussi. Ça a créé des mouvements politiques et des mouvements brutaux aussi. C'est l'idée de se dire que c'était facile avant et que c'est difficile aujourd'hui n'est pas vrai. Ça n'est pas vrai. Bon, mais ce qui est vrai, c'est qu'aujourd'hui, on a un sujet avec une immigration qui est jugée trop massive et qui est probablement trop massive qui vient de zones.

Ce soit l'Afrique sub-saharienne, l'Asie centrale à certains égards, le Moyen-Orient, l'Afrique du Nord qui n'est plus maîtrisé et qui donc n'est plus accepté par nos concitoyens. Bon ben donc il faut en tirer les conséquences. Est-ce que l'Europe fonctionne ? lentement et et imparfaitement et lentement lentement imparfaitement. Il y a des trucs qui s'arrachent les cheveux. Franchement, la façon dont l'Europe s'est conduite, c'est c'est agenouillé devant Trump commercialement et piteuse. Je toujours dit, j'utilise ce mot parce que je j'en vois parce que c'est le seul poli que j'ai qui me vient à l'esprit. Piteux piteux.

Euh on n'est pas euh on n' pas collectivement, je le déplore hein, on n' pas collectivement la volonté de puissance qu'on devrait avoir. Et la France est un peu trop faible en ce moment pour infuser cette volonté de puissance euh à ses partenaires. Donc on a à la fois un problème européen, un problème français dans l'Europe. Si vous aviez l'opportunité d'offrir un livre à tous les Français, à toutes les personnes qui nous écoutent, le livre à tous les français. Lequel ? Pétard, un livre à tous les Français. C'est moi je me suis jamais posé cette question. Euh Ah merde, c'est une bonne question. Euh alors, attendez, attendez euh je pourrais vous je suis lent, hein.

Je peux en proposer un qui vous plaira. Je vous dire, je vais vous dire, je vais vous dire à tous les Français, ça veut dire une dépense assez considérable. Donc j'ai le droit de réfléchir avant d'engager euh à peu près 20 € sauf si on prend un livre de poche à 10 € 10 € 10 € pour 67 millions. Quand même une dépense à à 670 millions d'euros, ça ça ça fait de l'argent. Euh écoutez, je vous dirai assez volontiers les choses suivantes. Si je devais ouvrir un livre qui peut qui me semble parler à tous les Français que j'aime profondément, je jetterai j'offrierai probablement un livre d'Alexandre Dumard.

Euh probablement et ce serait probablement euh je sais pas si ce serait 20 ans après euh oui ou le trois mousquetaires ou 20 ans après euh parce que j'ai pas lu 20 ans après donc très bien. Lisa 20 ans après, c'est beau. Lisa le victe de Brageon c'est c'est vraiment gros mais c'est c'est extraordinaire. Bon moi j'ai une grande passion pour Duma. Donc voilà. Est-ce que est-ce que est-ce que je d'ailleurs ça me viendrait l'idée d'offrir un livre à tous les Français ? Je suis pas sûr. Voilà.

Après, il y a des livres qui ont beaucoup compté pour moi qui sont pas forcément les livres de Duma bien entendu quand même euh dans les livres qui ont beaucoup compté euh le voyage au bout de la nuit a beaucoup compté, les tranches défites a beaucoup compté, les faux beneilleurs euh ont beaucoup compté. Euh voilà, je vous l'ai dit comme ça au pif, il y en a d'autres he et les contemplations, la légende des siècles aussi. Euh et puis plein d'autres choses. Sirano de BergAC. Ah ça y est j'offrirai Sirana Berg. Voilà. Pas les trois mousquetaires. Les trois mousquetaires ou sirano de Bergorac. OK. C'est probablement le livre auquel je reviens le plus souvent. Sirano.

Euh donc ce serait probablement Sirano. Ouais probablement. Et le dernier livre que j'ai lu, vous m'avez pas posé la question mais c'est très important de répondre aussi aux questions qu'on a pas posé. Le dernier livre que j'ai lu parce que au début je me suis demandé si vous avez que je que j'ai très envie d'offrir à plein de gens, c'est un livre d'un type qui s'appelle Paduro quiere cubain et qui a écrit un livre qui s'appelle l'homme qui aimait les chiens et qui est un livre sur la la l'assassinat de Trotski h par ce catalan qui s'appelle Mercader ou moi je suis pas exactement trotskiste, hein. Mais c'est un livre extraordinaire. Extraordinaire d'abord. C'est très bien construit.

C'est vachement impressionnant. C'est très bien écrit. C'est un très très beau livre sur l'espèce de de de d'aid Trotski, mais aussi de ce que c'est que la vieillesse d'un homme qui est battu euh de de dinguerie de Staline et puis de toute cette espèce de de période qui va de la guerre d'Espagne, enfin au début de la guerre d'Espagne, puis la guerre d'Espagne, puis le l'après-guerre d'Espagne pour les pour les militants communistes. C'est formidable.

Si vous aviez l'occasion de rencontrer Édouard Philippe quand il arrive à Paris juste avant de c'était quoi lors de Cagne ou c'était Je suis arrivé à Paris à 17 ans quand je suis rentré en juste après mon bac quand je suis rentré en Iocaï et vous glissez un mot qu'est-ce que vous direz ? Euh je crois que je lui dirai rien et parce que parce que ça m'aurait ça m'aurait emmerdé si j'avais été le jeune Édouard Philippe qui arrivé à Paris que un vieux moi vient de me dire des choses. Le privé ça vous a jamais manqué ? Ouais moi j'ai j'ai eu Vous voyez c'est pour ça que la vie est quand même c'est moi j'ai de la chance dans la vie.

Alors, j'ai j'ai je l'ai parfois provoqué, je l'ai parfois saisi, j'ai parfois travaillé pour mais j'ai de la chance, je n'ai jamais fait un un job qui me déplaise. Vous imaginez la chance que j'ai ? J'ai 55 ans, j'ai commencé ma vie professionnelle euh au Conseil d'État, je faisais un métier de juge. J'ai adoré ça. C'était passionnant intellectuellement. J'ai appris plein de trucs, c'était super. J'étais très content. Ensuite, j'ai été monté un parti politique. J'étais pas fait pour ça. J'ai appris, c'était très dur. J'ai monté l'UMP avec Alain Jupé quand Alain Jupé était le président.

J'ai appris plein de trucs qui m'ont été utiles par la suite mais c'était une vraie aventure parce qu'on partait de rien. Tellement vous demander qu'est-ce que vous avez appris mais pas vous savez c'était c'était une fusion c'était une fusion de trois structures. Vous prenez trois partis politiques. Trois partis politiques. Vous les fusionnez pour créer un nouveau parti politique. Littéralement c'est un sujet de fusion donc de fusion de personnel de fusion de clients si j'ose dire de fusion. Donc c'était patient. J'ai appris plein de trucs très dur. Ensuite, je suis parti faire l'avocat. J'étais travaillé dans un cabinet américain qui s'appelle de Bevoise et Plton. Oui.

Cabinet new yorcais qui avait une petite implantation à Paris et j'étais faire du droit public des affaires. Alors, qu'est-ce que c'est le droit public des affaires ? C'est c'est l'endroit où la sphère du droit des affaires euh croise la sphère du droit public. Donc, à ce moment-là, j'avais quoi ? J'avais euh j'ai fait de la lutte antiopéa, enfin de l'organisation antiopéa pour des grands groupes français qui avaient très peur de se faire racheter par des Américains. Hm hm. J'ai fait de l'acquisition de centrale hydroélectrique. Euh j'ai fait j'ai été l'avocat du Louvre pour toute la négociation des contrats qui ont permis la construction du Louvre à Abou Dhabi. Ça c'était extraordinaire.

quand on a fait l'ENAT ou science ce point on doit on doit passer le barreau ou c'est euh ou c'est c'est vous l'aviez grâce à en fait comme je suis sorti au Conseil d'État et que j'avais été pendant 5 ans juge. Ouais. Euh je pouvais euh passer le j'étais considéré après avoir été 5 ans au Conseil d'État, je pouvais m'inscrire au barreau. OK. Et euh et donc j'ai fait ça pendant 2 ans, un petit peu plus de 2 ans. J'ai j'ai trouvé ça formidable. C'était très intéressant de bosser dans une boutique américaine très exigeante euh et d'avoir des clients de les trouver parce que plus je développé je développé ma pratique.

On bosse plus euh dans une dans un cabinet privé américain que au conseil d'État ou peut-être pas peut-être pas mais b pareil bosse pas pareil. Quand on bosse au Conseil d'État la question de l'argent n'est jamais là. H quand vous bossez dans un cabinet américain, vous facturez par période de 6 minutes. Donc quand vous réussissez un dossier sous la douche en 6 minutes, bah vous facturez et vous facturez cher. Mais il faut que ce que vous produisiez a une valeur h parce que assez vite sinon les fils se touchent et les mecs se disent je paye trop cher pour ce qu'on me produit.

Donc donc c'est pas du tout la même ça rien à voir mais c'était c'était très j'ai appris beaucoup de choses y compris sur le droit.

Euh après je suis euh après j'ai fait un tout petit peu de cabinet avec Jupé mais j'ai arrêté très vite parce qu'il était battu au législative en 2007 et j'ai été travaillé chez Areva et là c'était de l'industrie française dans une boîte qui était détenue par l'État et évidemment à la fois une boîte de production mais en même temps très très liée à des intérêts stratégiques évidents de l'État et c'était là aussi extrêmement intéressant parce que j'avais envie d'aller voir ce que c'était d'avoir un secteur aussi straté stratégique que le nucléaire et puis ce que c'était que l'industrie nucléaire parce que très souvent on parle d'industrie nucléaire mais on sait bon c'est voilà depuis la depuis la mine jusqu'au jusqu'au retraitement et la gestion des déchets, il y a il peut y avoir de l'industrie très lourde.

Et c'était et c'était passionnant. C'était passionnant et puis j'ai démissionné la veille de du moment où j'ai été élu maire. Voilà. Donc et puis j'ai refait un peu l'avocat avant de redevenir député en 2012 puisque je me suis fait au maître du barreau dès que je suis devenu député pour éviter les conflits d'intérêt. Comment elle s'est passé la nomination de premier ministre ? Qu'est-ce qui se passe ? Moi je le volontiers assez bien. Non mais je veux dire comment ça se passe ? On c'est des on en parle depuis longtemps. C'est sûr, il y a pas de règle.

Mais pour vous, bah pour moi, ça a été euh ça a été une approche très surprenante puisque moi j'avais pas fait la campagne du président de la République et je m'étais borné à dire après le premier tour qu'il fallait qu'il gagne, il fallait l'aider parce que je pensais très sincèrement d'ailleurs. Euh et là, je l'ai vu euh à la fois me demander de venir le voir et puis commencer à discuter avec moi. Au début, je pense entre les deux tours OK. Ouais. Entre les deux tours, je me suis dit bah il vient, il a vu que je disais qu'il fallait qu' qu'il gagne. Donc bon, voilà. Donc je je le connaissais pas très bien, j'avais vu trois fois avant donc c'est pas énorme.

C'était pas amis, on se connaissait. Je je je voyais que il avait un parcours extrêmement intéressant et puis qui une audace incroyable et puis un vrai talent. Euh et puis et puis je me suis rendu compte mais progressivement qu'en réalité il était probablement en train de réfléchir à ça. Alors je me disais il doit réfléchir à quelqu'un d'autre en même temps. H peut-être même à plusieurs autres. L'expérience que j'ai ensuite en 2022, c'est qu'il avait parfois plusieurs euh possibilités et plusieurs faire au feu, si j'ose dire.

Bon et puis j'ai compris au fur et à mesure qu'on discutait que un il y pensait, deux qu'il y pensait sérieusement euh mais il ne me l'a dit définitivement que le jour où il m'a nommé. Et donc ça a été euh j'ai j'ai raconté ça, je le dis d'ailleurs très honnêtement parce que euh j'avais déjà fait des trucs impressionnants dans ma vie. en tout cas qui m'impressionnait moi. Euh mais euh mais j'ai j'ai quand vous réalisez que ça peut arriver euh c'est quand même c'est saisissant quoi. Donc j'ai eu j'ai j'étais j'ai j'étais pas serein. J'ai eu j'ai une vraie angoisse d'avant euh d'avant la nomination et puis dès que vous êtes nommé mais ça il y a beaucoup d'autres qui m'ont raconté ça.

Hop ensuite c'est parti. On m'avait donné 5 minutes de plus. Alors, il meur enfin 10, il m'en reste 5. J'en profite. Je peux vous donner une petite analyse de ce qu'on s'est dit et puis vous voir réagir là-dessus. En fait, ce qui est intéressant, c'est que alors cette expérience de premier ministre, votre proximité avec le président Macron est à la fois une belle expérience que vous pouvez vous targuer. À la fois une de vos plus grosses liability quelque part, come on dit en anglais, c'est un fardeau à porter, c'est-à-dire qu'on vous assimile beaucoup à la macronique qui que beaucoup de gens euh méprisent quelque part.

Et quelque part dans cette approche, il y a le côté un peu jupitérien, je pourrais dire un peu élitiste et et que vous avez malgré tout. Je veux dire, si je reviens sur Cagipocagne, latin, allemand, grec et puis même si vous venez de d'ailleurs euh et tout ça en fait en terme de on se dit c'est là où tout le monde va taper, c'est-à-dire que vous allez vous faire taper dessus sur tout ça, c'est évident et et non mais ça n'a peut dire on s'en fout mais je veux dire que on s'en fout pas mais ça n'a aucune importance et et mais ce que je cherche à comprendre si je voulais aller jusqu'au bout qu'on me tape sur ce qui je suis. Ouais. Bah oui, je suis je suis ça.

Je je suis à la fois euh premier ministre d'Emmanuel Macron euh entre 2017 et 2020 et je n'ai jamais été membre de son parti politique. Je suis à la fois euh quelqu'un qui a fait des études à Paris euh et et et qui a ensuite travaillé à Paris et en même temps quelqu'un qui a été élevé en province dans un milieu plutôt modeste et qui est un élu local depuis toujours parce que c'est ça que j'aime. C'est comment comment vous allez transformer ça pour les Français ?

C'est-à-dire avec les J'ai l'impression que en gros on attend une sorte de de Trump mélie quelqu'un qui arrive qui est comme ça et qui est un peu peut-être plus populiste qui je sais pas comment qu'est-ce que vous avez fait pour les je pourrais aller là-dessus mais pour les pauvres du Havre. Mais d'abord je vais vous dire un truc. Si les Français veulent quelqu'un qui ressemble à Trump, c'est pas moi qui a Non mais voilà, j'ai pas commencé à ressembler à Trump, c'est pas moi, c'est pas ce que je pense.

Je pense que le type et pardon, jeais pas dire le type mais je pense que le président Trump c'est c'est un c'est c'est enfin vraiment après tout, c'est le problème des Américains au sens où c'est à eux qui le revient de choisir. Ils l'ont choisi, hein. Bon, très bien. Mais je je n'ai aucune envie de de de lui ressembler en quoi que ce soit. En quoi que ce soit. Euh donc, je suis comme je suis et ça veut pas dire que je changerai pas. Ça veut pas dire qu'on peut pas changer parce que heureusement un homme, une femme avec l'âge, bah ça change parfois un peu mais parfois ça change pas. Je suis comme je suis, je vais pas me montrer autrement que je suis. Euh je voilà.

Bon et j'ai fait ce que j'ai fait. Je vais pas dire non non non non, je l'ai pas fait. C'est c'est et et je vais faire exactement au niveau national ce que j'ai fait au arre. Voilà ce qui voilà qui je suis. Voilà ce que je veux faire. Voilà qui je suis. Voilà ce que je veux faire. C'est c'est ça une campagne électorale. Euh je voilà, j'ai 55 ans et je suis probablement plus à l'aise avec moi que je ne l'ai jamais été. C'est déjà pas mal. C'est déjà pas mal. Vous allez faire ce que vous dites. Ouais, mais je vous savez, je fais ça.

Et parfois on me dit, regardez, pendant la dernière élection municipale, les communistes qui étaient en face de moi, toute la gauche d'ailleurs, toute la gauche réunie, disaient il faut que les transports publics soient gratuits. Nous, on est pour la gratuité des transports publics. Alors, en 2020, ils étaient pour la gratuité complète. En 2026, ils étaient pour la gratuité progressive. Enfin bon, c'est l'objectif, c'était la gratuité des transports publics. C'est populaire. Moi, j'ai dit si on fait la gratuité, on fera plus les investissements derrière, on développera pas le réseau, on améliorera pas l'offre. Or pour moi, c'est ça le plus important.

C'est ce que je pense, c'est ce que je veux faire. J'ai pas pris les gens en travers, j'ai pas j'ai pas dit "Vous avez raison, la gratuité c'est bien et puis ensuite oh finalement on va pas le faire." Ben je trouve que c'est sain et ce que je constate c'est qu'au arbre les gens ils ont écouté et je compte bien faire exactement la même chose. Merci Édouard Philippe. Euh si on veut vous suivre, avoir quoi Instagram, une newsletter, LinkedIn, un réseau social de précis. Et bah et ben vous pouvez toujours aller sur Horizon, sur mon Instagram, sur mon Twitter.

Vous pouvez même lire les livres que j'ai écrit parce que finalement on dit beaucoup de choses de soi dans ces livres comme je les ai écrit bien avant la campagne. En plus, ils étaient pas trop trop perturbés par l'idée qu'il y aura une campagne présidentielle et et puis surtout je suis heureux qu'on ait au fond une campagne présidentielle, c'est une c'est une conversation. Parfois, elle s'échauffe un petit peu, parfois elle se elle se tend entre les candidats, mais ce qui compte c'est la conversation qu'on a avec les Français qui est la seule façon de dire qui on est, ce qu'on veut faire. Donc, j'étais heureux qu'on ait cette conversation ici heureux. Je suis sûr que il y en aura d'autres.

Il y a une question que vous auriez aimé que je vous pose que je vous ai pas posé plein mais c'est pour ça qu'il y aura une autre édition. Ben écoutez, on se revoit avant avant ou entre les deux tours avant l'élection. Merci beaucoup Édouard Philippe. Merci à bientôt.