Aller au contenu
Tous les transcripts
Conférence de presseLCI· 11 juillet 2026 27 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseSécuritéInstitutions & élections

🔴 "Mille missiles sont prêts si l'Iran m'ass*ss1ne" : Donald Trump|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Quelles mesures concrètes ont été prises pour renforcer la sécurité autour de Donald Trump ?

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Les services secrets américains doutent-ils de la réalité de la menace iranienne ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Israël confirme-t-il l'existence d'un complot iranien contre Trump ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Un attentat contre Trump pourrait-il déclencher une guerre avec l'Iran ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    La rhétorique de Trump et de l'Iran relève-t-elle d'une stratégie de communication ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20Donald TrumpFait
    « L'armée américaine est prête, disposée et capable, pour une période d'un an renouvelable, de raser et de détruire complètement l'Iran. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Commençons par un testament, testament laissé par Donald Trump, au cas où Téhéran arriverait à ses fins, à savoir l'assassiné, comme quoi le président américain prend très au sérieux les avertissements qui lui parviennent et la consigne qu'il a laissée est simple, éliminer, détruire entièrement l'Iran. On va l'écouter. Les missiles sont chargés et pointés vers la République islamique d'Iran et des milliers d'autres suivront immédiatement si le gouvernement iranien met à exécution sa menace proférée aux quatre coins du monde d'assassiner ou de tenter d'assassiner le président des États-Unis d'Amérique en exercice, en l'occurrence moi.

Les ordres ont déjà été donnés et l'armée américaine est prête, disposée et capable, pour une période d'un an renouvelable, de raser et de détruire complètement l'Iran. Voilà le message très ferme, vous l'avez vu, de Donald Trump. On va partir à Washington.

On va aller retrouver notre correspondante Sonia Deridi. Bonjour, merci d'être avec nous, Sonia. Visiblement, le Secret Service est en alerte.

Les mesures de sécurité qui entourent Donald Trump ont été renforcées et vont certainement continuer de l'être. Oui, Donald Trump fortifie un peu plus la Maison Blanche. CBS, hier soir, a révélé qu'il y avait actuellement des travaux pour renforcer la sécurité aux portes d'entrée de la résidence que vous pouvez voir derrière moi.

Une source m'a dit qu'il pourrait s'agir d'une porte pare-balles. En tout cas, on ne peut pas voir ces travaux parce qu'il y a actuellement cette bâche que vous pouvez voir derrière moi, sur laquelle sont imprimées des colonnes qui recouvrent l'échafaudage. Selon CNN, cela fait un certain temps que les services secrets demandent à ce que ces travaux soient effectués face aux menaces qui visent Donald Trump, le président américain, qui, hier, dans une interview au New York Post, a assuré qu'il n'y avait pas de nouveau complot de l'Iran le visant.

Mais il a dit qu'il était la cible de Téhéran depuis des années et qu'il avait donné des instructions. S'il se passe quelque chose, dit-il, j'ai dit qu'il fallait bombarder l'Iran à un niveau que les Iraniens n'ont jamais vu auparavant. Merci beaucoup, Sonia, pour toutes ces précisions depuis Washington.

On les a vus, on les a même entendus, ces menaces directes, Xavier, vis-à-vis de Téhéran. On parlera d'ailleurs de ces services américains qui semblent douter. Alors, je veux bien que les services doutent, mais visiblement les mesures sont quand même largement renforcées.

Il faut peut-être rappeler d'ailleurs à nos téléspectateurs que la tête de Trump est mise à prix et que ça ne date pas de cette guerre qui a été déclenchée ces derniers mois. Non, ça date au moins d'il y a six ans, lorsque Donald Trump avait fait assassiner le chef de la force Al-Qaude, Qassem Soleimani, sur l'aéroport de Bagdad. Et dès ce moment-là, les Iraniens, qui de toute façon sont en guerre ouverte avec les États-Unis depuis 1979, avaient annoncé qu'ils voulaient éliminer le président des États-Unis d'Amérique.

Il s'est passé plusieurs choses intéressantes en justice aux États-Unis. En 2024 et en 2026, des hommes ont été poursuivis pour avoir fomonté des complots en vue d'assassiner le président des États-Unis d'Amérique. On s'est aperçu qu'il y avait un financement de la part des gardiens de la Révolution.

Donc c'est quelque chose qui est dans l'air, quelque chose qui est vrai, qui remontait à la surface sur les informations israéliennes. Alors les Israéliens ont intérêt à montrer à Donald Trump qu'il est une cible pour les Iraniens, même si lui le sait depuis longtemps, car eux aimeraient bien reprendre la guerre au plus vite. On partira en Israël, retrouver dans quelques instants Betsabe Salem.

Revenons sur ce testament avant l'heure de Donald Trump. Votre avis, vous en pensez quoi ? Est-ce que c'est un président qui se dit « c'est pas pour moi » ou est-ce que c'est un président qui se dit « ça peut m'arriver ».

Tiens, regardez ces images. Vous vous souvenez du sommet de l'OTAN à Ankara, le switch d'avion. Il arrive, vous allez le voir, avec son avion, le dernier avion, cadeau du Qatar.

Et puis l'information arrive, il repart, cette fois avec Air Force One, qui est un avion très sécurisé, capable de déjouer des tirs de missiles. Il s'est quand même passé quelque chose dans ces quelques heures. Ce sentiment du président américain ?

Je pense que son sentiment, je ne sais pas s'il vit vraiment le fait d'être une cible. Il faut quand même rappeler qu'il a subi quand même trois attentats sur le territoire américain depuis son nouveau mandat. Depuis son nouveau mandat.

Donc c'est quelque chose, je pense, qu'il prend au sérieux. La deuxième chose, c'est qu'il faut se rappeler qu'en 2024, et Xavier le disait, c'est que c'est Alif Meshach, qui est un Américain d'origine pakistanaise, qui a tenté d'assassiner le président américain. Troisièmement, je crois qu'aujourd'hui, ils ne peuvent pas faire comme si de rien n'était.

Donc effectivement, ils changent d'avion, parce que d'abord, le premier avion qui était offert par le Qatar, il n'est pas opérationnel pour protéger le président des Américains. Il n'a pas ce qu'il faut en termes de leur, etc. Donc ça, c'est technique.

Et enfin, sur le verbatim, je dirais que, et l'Iran, aujourd'hui la République islamique d'Iran, et aujourd'hui le président Trump, ont un vocabulaire que moi j'appelle la géopolitique de la haine. C'est-à-dire qu'en réalité, ils manipulent un concept qui est celle d'anéantir l'autre. Ce qui est conceptuel à travers la République islamique d'Iran, c'est-à-dire, c'est la mort, c'est le sang, c'est l'eschatologie.

Et du côté américain, c'est un contrat. Vous avez vu, à la fin du contrat, c'est reconductible si nécessaire, les missiles. C'est quand même extraordinaire.

Mais c'est quand même de la haine. C'est-à-dire qu'on mobilise d'un côté une histoire et de l'autre des faits pour, en fin de compte, anéantir l'autre. Vincent, Sonia Dridi, notre correspondante à Washington, l'a dit, les mesures de sécurité ont été largement renforcées autour du président américain.

Et puis, là aussi, Michel l'esquissait, l'Iran n'a pas besoin de frapper directement le président américain. Ils ont des proxys pour ça. Et on sait que ces proxys ont déjà opéré sur le sol américain.

Oui, et puis aussi...

Certains s'y trouvent peut-être, d'ailleurs. Oui, Christophe. Et puis aussi, en lançant des appels de cette manière, ils peuvent provoquer des actions de loups solitaires, aussi, qui peuvent aussi se déclencher à l'occasion, notamment, de réunions publiques.

On pense à la finale de la Coupe du Monde, le 19 juillet prochain, où sera présent le président Trump. Bon, c'est plus facile de sécuriser un stade, surtout aux États-Unis. Néanmoins, la menace est présente.

Alors, on ne sait pas, en ce qui concerne les renseignements transmis par les services de renseignement israéliens, s'il s'agit vraiment d'une menace spécifique, ou bien c'est possible, là, on va se tourner vers une abassiste, d'une possible opération d'enfumage, de désinformation. Ça, c'est tout à fait vraisemblable. En tout cas, le Secret Service, qui compte près de 7000 hommes, qui est épaulé par la garde nationale à Washington, en plus, depuis plusieurs mois, est en état d'alerte.

Mais il n'existe aucun risque zéro en matière de protection rapprochée. On l'a vu, notamment, à l'occasion de l'attentat de Butler. Trump n'était que candidat à la présidence des États-Unis, mais il était extrêmement bien protégé.

Ça n'avait pas empêché un tireur de précision, quand même, et c'est passé à ça, tout de même, du crâne de Donald Trump. À quelques centimètres seulement. On va partir en Israël, on va retrouver Betsabe Salem.

Bonjour Betsabe, merci beaucoup d'être avec nous. Alors, il semblerait, quand on lit la presse américaine ce matin, que le Secret Service doute. Visiblement, quand on écoute notre correspondante Sonia Dridi, les Secret Service ne doutent pas, puisque les mesures sont renforcées.

Il y en a d'autres aussi, secrètes, autour du président américain. Alors, il y a cette petite polémique qui vient de l'administration Trump, comme quoi les services israéliens pourraient enfumer les Américains sur cette tentative d'attentat. Que dit-on du côté d'Israël ?

Alors, on n'a pas beaucoup de réactions concrètes à ce sujet. Je pense qu'Israël, c'est évident, a des problèmes plus urgents à régler. L'impression aussi, ce n'est pas vraiment de la suspicion de la part des renseignements américains.

C'est plutôt que la CIA vérifie les informations qui ont été transmises par Israël. Et c'est toujours, ces dernières semaines, ça revient beaucoup, une sorte de méfiance qui nous parvient en Israël de la part, toujours de sources non officielles, de l'administration Trump. Puisqu'on le sait très bien, même parmi les Républicains, il y a pas mal de voix aux États-Unis et de plus en plus qui tentent de décribiliser, ne serait-ce que les intentions d'Israël.

Maintenant, concrètement, on l'a vu sur le terrain ces derniers mois, il y a une coopération extrêmement étroite, non seulement sur le plan militaire, mais aussi sur le plan des renseignements. Et c'est vrai qu'on a beaucoup insisté ces dernières semaines sur le fait que Donald Trump ait été déçu des résultats de la guerre en Iran. Mais côté des renseignements israéliens, on insiste sur le fait que Donald Trump a choisi unilatéralement d'arrêter les combats et que finalement, peut-être en attendant un peu plus et en mettant un peu plus de pression sur le régime iranien, peut-être qu'aujourd'hui les résultats seraient différents.

Habit Sabé, toutefois visiblement Israël est certain qu'un homme que l'on va voir a donné des ordres. Il s'appelle Ahmad Waidi, beaucoup de gens le connaissent. C'est l'homme fort aujourd'hui du régime iranien, c'est le chef des gardiens de la révolution.

Il a décrété plusieurs fatwas, notamment contre ceux qui aujourd'hui en Iran négocient avec les Américains. Ça, c'est une réalité et ce personnage a déjà appelé notamment, et on l'écoutera lors des manifestations à l'occasion des funérailles de Khamenei, à s'en prendre à Donald Trump et à Benyamin Netanyahou. Oui, alors, Waidi, il n'y a pas vraiment de preuve de source officielle sur le fait que ce soit Waidi qui soit en fait à l'origine des tentatives nouvelles d'élimination de Donald Trump.

Ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a eu des sources, effectivement, qui ont été d'ailleurs rapportées par CNN, par le New York Post, selon lesquelles, eh bien, certaines sources, effectivement, accusent Waidi de fomenter un assassinat. Alors, depuis des décennies en Israël, Waidi est vu comme l'un des hommes forts, l'un des hommes dangereux, on va dire, du régime iranien. Il a été pendant une décennie à la tête lui-même des forces Al-Quds, donc l'un des architectes, finalement, des opérations, vous savez, extérieures du régime iranien, notamment au Liban, grâce au Hezbollah.

Il est aujourd'hui vu comme l'un des hommes, non seulement les plus puissants du régime, mais aussi l'un des plus influents. Maintenant, est-ce que c'est dans l'intérêt de Waidi, puisque les Iraniens ne sont pas que fermes, ils sont aussi des fins négociateurs, de tenter d'éliminer Trump ou même Netanyahou ? Beaucoup d'analystes vous répondront que même si l'envie l'en démange, ce n'est pas sûr, non seulement qui n'en est les moyens techniques, mais aussi ce n'est pas sûr que stratégiquement, ce soit la bonne voie à adopter pour Téhéran. – Merci beaucoup, Betsa Bessalem, en direct de Tel Aviv pour tous ces renseignements.

Nous sommes en ligne avec Raphaël Jérusalemi, ancien officier du renseignement militaire israélien. On lui posera la question, d'abord votre analyse, Général Chauvency, sur d'abord la stratégie peut-être américaine, et sur la réalité de ce président qui, Michel le disait, provoque parfois insultes. On en écoutera un florilège tout à l'heure ensemble, mais quelque part, il provoque cette détestation, cette haine.

On regardera aussi les images de ces manifestations au cœur de Téhéran, ces banderoles appelant à tuer le président américain. – Déjà en préambule, hier vous aviez une huitaine de futurs terroristes qui ont été inculpés par la justice américaine, suite à une tentative d'attentat prévue il y a un mois. Donc on a quand même un défait permanent, je dirais, de tentative d'assassinat du président Donald Trump.

Donc si on met ça en plus avec un conflit international, ça fait quand même beaucoup d'opportunités pour n'importe qui, en quelque sorte, un petit peu organisé ou pas, nous solitaires, ce que j'évoquais hier déjà, nous solitaires c'était à mon avis la seule solution dans le cas iranien, mais là même sur le territoire américain, il y a eu cette tentative d'attentat, d'ailleurs aussi bien contre le président des États-Unis, mais aussi contre éventuellement Netanyahou qui aurait pu se trouver là. Donc on est bien dans un… – C'est presque plus simple pour les Iraniens de commettre cet attentat sur le sol américain. – Oui, à condition, oui, tout à fait, mais je pense qu'on connaît le système sécuritaire américain, qui est quand même assez efficace, bien que vous allez me dire que le 11 septembre n'a pas été un succès. – Il y a eu des trous dans la raquette, la dernière tentative. – Ce que je veux dire, c'est que le 11 septembre aussi a été un exemple type que malgré tous les moyens de sécurité, même s'ils ont été améliorés depuis, on est capable d'avoir un système détourné.

Voilà, il ne faut quand même pas l'oublier. – Bon, donc maintenant, moi je reviens toujours à mon hypothèse, donc le loup solitaire possible. Effectivement, il y a les échanges d'une diatribe permanente de part et d'autre, mais on est dans l'animation du paysage, je dirais, à la fois médiatico-politique, où chacun veut montrer sa force, chacun dit « je suis le plus fort ».

Et puis finalement, le testament est intéressant, parce que de toute façon, même si Donald Trump donne un testament en disant « vous allez frapper l'Iran si on me tue », n'oublions pas que quelqu'un d'autre décidera à sa place après, et qu'il n'est même pas sûr que ça soit appliqué. – C'est étonnant d'ailleurs, même l'idée même, Rina, c'est étonnant, l'idée même de faire un testament au cas où il lui arriverait quelque chose. – Oui, mais c'est une bonne réponse.

C'est une réponse, c'est-à-dire qu'on répond à la diatribe de l'autre par la sienne. Donc les menaces qui n'ont aucun sens, on les fait, parce qu'il faut aussi occuper le terrain médiatique. Ne l'oublions pas, il doit affirmer que « voilà, je suis capable de faire, de donner des décisions ». – C'est intéressant, parce que si on reste presque dans la croyance religieuse, on sait que Donald Trump, il est attaché, en fait, c'est la punition perpétuelle.

Même si je disparais, vous serez puni, vous serez châtié. – Oui, c'est ça. – On est presque dans une forme de croyance. – Mais ça nous ramène aussi à ces images qu'on a vues, qui étaient générées bien sûr par les IEIA, mais quand même de Trump comme Jésus, ou quelque chose qui s'approche à une divinité. – Et là, on est tout à fait dans la même rhétorique, en fait.

Même s'il m'arrive quelque chose, vous allez voir, mon esprit va continuer, mon esprit va venger ma mort si jamais ça arrive. Mais je crois, de façon plus sérieuse peut-être, il y a deux messages que l'administration américaine veut faire paraître aux Iraniens. D'abord, zéro tolérance, parce qu'en fait, depuis qu'on a la République islamique, il y a toutes les semaines au Parlement iranien des appels officiels, morts aux États-Unis, morts au petit Satan et Israël.

Et là, qu'est-ce qu'il dit le président américain ? Il dit tout ce que les autres présidents avant moi, ils n'ont rien fait, ils ont laissé faire les Iraniens à appeler à la mort des États-Unis. Moi, je ne laisserai pas faire.

Ça, c'est une chose. Et la deuxième chose, c'est zéro confiance aux Iraniens, parce que qu'est-ce que Thérône dit ? Nous, on n'a pas confiance en vous, quand on négocie, vous dites des choses, mais en fait, vous faites d'autres choses.

Là, c'est l'inverse. C'est les Américains qui disent, vous vous appelez, et il y a de confiance en vous. C'est la question d'ailleurs, et on en parlera tout à l'heure ensemble, que se posent aujourd'hui ouvertement les Américains.

Raphaël Jérusalemi, merci d'avoir patienté, ancien officier du renseignement militaire israélien. Dites-moi, Raphaël, on est entre nous. Nul doute qu'Israël a quand même quelques éléments pour pouvoir affirmer qu'aujourd'hui, certains, je dis bien certains à Téhéran, veulent supprimer le président américain.

Absolument. Et d'ailleurs, nous voyons tout à fait l'intérêt que les Iraniens auraient à supprimer le président américain. Je trouve que ça serait un coup d'éclat et une façon de déstabiliser tout de même la politique internationale.

Il y a donc un intérêt. Il y a de toute manière des informations générales. Je précise que ce qui a été fourni aux Américains, je précise aussi très rapidement que les services secrets américains, la CIA et le Mossad travaillent main dans la main.

Il y a une transparence entre les deux, surtout lorsqu'il s'agit d'un sujet tel que la sécurité du président des États-Unis. Là, on ne rigole pas. Et donc, il y a des consignes qui ont été données effectivement par Vaidi à Kahani, le chef de la brigade Al-Quds des gardiens de la Révolution, pour éliminer Donald Trump physiquement.

À part ces consignes données aux gardiens de la Révolution, il y a les réseaux sociaux. Et là, on voit qu'il y a un effort constant des gardiens de la Révolution sur les réseaux sociaux de recruter, de manipuler, d'influencer ce qu'on appelle des loups solitaires, c'est-à-dire des personnes qui ne sont pas commanditées directement, mais qui passeraient à l'action sous l'influence de cette propagande de réseaux sociaux, avec des messages souvent cryptés, leur indiquant même où ça serait possible de faire un attentat. C'est en général comme cela que pratiquent les groupes terroristes.

Là, on parle de Téhéran, mais d'autres comme Al-Qaïda. D'un mot quand même, Raphaël Jérusalemi, on reparle d'Amad Ouahidi, ce personnage puissant, peut-être le plus puissant aujourd'hui en Iran, qui tient le pouvoir. Est-ce à dire que Israël continue à le surveiller ?

On le voit ici, aux obsèques, chose rare, il est réapparu, il reste une cible prioritaire. Donc ça veut dire que cet homme-là, quand il parle à ses conseillers, quand il parle à ses hommes, eh bien Israël le sait. Donc quand il dit ce serait bien d'éliminer Donald Trump, Israël le sait.

Oui, alors c'est amusant, parce que c'est une cible qui menace une autre cible. En fin de compte, Carvajdi, lui, il est véritablement une cible. Il n'a jamais été épargné que parce que les Américains ont besoin de lui, comme de Calibaf, pour négocier.

C'est donc un interlocuteur. S'il déçoit, il peut être aussi éliminé. Donc pour l'instant, il est, à mon avis, bien plus en danger que Donald Trump.

Raphaël, vous restez avec nous un instant. Réaction peut-être à ce duo où Haïdi et ses hommes, le patron d'Alcobe, donc on est vraiment en haut de la pyramide, on est en haut du pouvoir à Téhéran, de celui qui décide. Ah oui, Haïdi, c'est vraisemblablement l'homme qui tient le pouvoir à Téhéran.

On sait que c'est lui qui fait parler ou qui fait taire Mojtabar Aménaï, si celui-ci est encore en vie. Donc vraisemblablement, Mojtabar Aménaï, le guide suprême, est dans les mains des gardiens de la Révolution islamique. Concernant Ismail Qaynis, son adjoint qui a donc remplacé Qassem Soleimani donc il y a six ans à la tête de la brigade Al-Quds, qui est donc la branche armée extérieure des gardiens de la Révolution et qui serait à même effectivement de fomonter des attentats un peu partout dans le monde.

Lui, c'est un homme extrêmement discret qu'on n'a quasiment pas vu physiquement en dehors, je crois, la semaine dernière, dimanche dernier, à Téhéran, il s'est montré en présence de Vaidi. On le voit, il para d'à ses côtés même. Oui, il para d'à ses côtés.

Donc, moi je suis très dubitatif sur cette affaire. Je suis très dubitatif sur la menace étatique parce que ce serait un suicide politique et militaire. Alors, ce n'est pas le testament de Trump, ce serait son successeur qui prendrait la décision, en l'occurrence Judy Vance.

Et effectivement, la vengeance des États-Unis serait terrible. Les États-Unis rentreraient en guerre avec l'accord du Congrès cette fois-ci, donc ça changerait un peu tout. Par ailleurs, effectivement, il peut y avoir des distinctions au sein même des gardiens de la Révolution islamique avec des gens plus ou moins durs, avec des gens plus ou moins jusqu'au boutiste.

Et en ce qui concerne Vaidi, c'est un type qui rêve de partir en martyr, donc qui n'a pas peur de la mort et qui n'a pas peur de se sacrifier et d'aller jusqu'au bout. On a posé la question ce matin à Syavage Ghazi, journaliste pour France 24 et RFI, sur ce pouvoir iranien qui chercherait à éliminer Israël. Alors, on lui a demandé si cela pourrait être une manœuvre d'Israël, mais s'il n'y avait pas quand même une certaine réalité du côté de Téhéran à se satisfaire d'une élimination du président américain.

Écoutez. Lors des différentes cérémonies à Téhéran, à Qom, à Machad, mais aussi dans les villes irakiennes, Karbala et Najaf, on entend le même cri de vengeance. Nous ne voulons pas de négociations, nous ne voulons pas d'accord.

Tout ce qu'on veut, c'est la tête de Donald Trump. C'est désormais le slogan qu'on entend un peu partout dans tous les rassemblements en Iran, mais aussi dans le pays de la région, en Irak notamment. Donc, il y a un véritable cri de vengeance, un appel à la vengeance qui est répété lors de toutes les cérémonies auxquelles j'ai assisté depuis plus d'une semaine.

Alors, est-ce qu'il y a un projet de la part des Iraniens pour assassiner Donald Trump ? Bien évidemment, on a parlé de la probation, mais on sait que par le passé, les Israéliens ont déjà quiégé Donald Trump en affirmant que l'Iran voulait assassiner le président américain pour l'amener à entrer en guerre contre l'Iran. Est-ce que c'est le même scénario auquel on insiste ?

On ne le sait pas bien évidemment, mais ce qu'on sait ici, c'est que le seul cri de vengeance, c'est « Kill Trump ». C'est « On vole la tête du président américain Donald Trump ». Voilà pour cette correspondance de Siavosh Ghazi, « Kill Trump ».

Voilà ce que disait dans cette foule que vous voyez, on va revoir ces images, les Iraniens qui étaient rassemblés très souvent, bien souvent, à l'appel bien évidemment du régime. Écoutons-les. « Seule la mort de Trump et de Netanyahou pourront nous satisfaire.

Nous ne devons en aucun cas faire de compromis car nous n'avons aucune raison de céder face aux États-Unis et à Israël. Ils ont mis notre dirigeant à l'épreuve. Notre gouvernement n'a pas le droit de reculer et le peuple n'acceptera aucun accord.

Cette affiche symbolise notre haine pour ce maudit Trump. Nous attendons avec impatience le jour où le sang de notre dirigeant reviendra les hanter et où leur propre sang impur sera versé. Comme le disait Xavier et en anglais, bien évidemment, on peut douter de la spontanéité de ces discours, de ces affiches et de ces banderoles.

En fait, on est sur les 20 à 25% d'Iraniens qui soutiennent le pouvoir parce que certains membres de leur famille travaillent pour le pouvoir et qu'il y a une base populaire quand même importante encore pour soutenir le pouvoir. Quand on voit cette immense banderole, évidemment, elle n'a pas été fabriquée par l'association des habitants du quartier local, écrite en anglais, « Will kill Trump ». Même celles qui sont faites de manière plus artisanale comme celle-ci sont aussi écrites en anglais.

Le slogan est le même. C'est vraiment un message pour le reste du monde et c'est un message de la part des gardiens de la Révolution, comme on le disait tout à l'heure, vers ce qu'on pourrait appeler des loups solitaires, des gens qui pourraient passer à l'acte d'eux-mêmes sans avoir de connexion franchement très très proche avec les gardiens de la Révolution. Irina ?

Oui, et ça renforce aussi ce scénario en fait que le régime à Téhéran voulait mettre en place pour ces six jours de funérail d'Ali Khamenei. On ne parle pas du tout, bien sûr, il ne faut que jamais personne ne parle de l'échec phénoménal quand même de toutes les agences de sécurité iraniennes qui ont échoué ils ont failli à protéger leur leader leur leader est mort ils n'ont pas réussi à protéger cet homme et là on est arrivé vous vous souvenez le 28 février c'était absolument inimaginable pour nous tous on ne croyait pas que les Israéliens et les Américains ont réussi à le faire donc d'abord on écarte tout ça on ne parle plus de ça là on parle de la vengeance avec comme Xavier a expliqué tous ces drapeaux en anglais et il y a une autre chose on a parlé tout à l'heure de ce Ahmad et Wahidi depuis en fait le 28 février depuis le moment où Ali Khamenei était assassiné on ne sait plus en fait à qui on parle à Téhéran est-ce que c'était Moustaba Khamenei est-ce que c'était quelqu'un d'autre le gardien de la révolution alors on parlera tout à l'heure c'est très intéressant ce que vous dites parce qu'on parlera des gentils là on sait qui dirige en fait ce pays voilà on parlera des gentils on parlera des méchants mais je crois que c'est encore dans l'imaginaire américain et qu'en fait il y a beaucoup plus de méchants du côté de Téhéran que de gentils votre sentiment assassiné Trump l'Iran peut-il bien-t-il et veut-il oui on a l'impression qu'on a la réponse oui oui à deux questions tout à fait je veux dire que de toute manière ça fait partie de la rhétorique iranienne depuis 1979 donc c'est pas neuf de la même manière je rappelais que Clément Terne dans son livre Iran-Israël-USA rappelle que dans la doctrine des gardiens de la révolution depuis 1979 il est marqué qu'il est moral d'éliminer Israël de la même manière qu'il est moral d'éliminer les Etats-Unis donc je dirais qu'en termes de rhétorique et de volonté politique elle est affichée moi ce que je dirais plutôt là et ce qui est plus fort c'est que Waidi est en train de montrer qu'il est aussi en cohésion avec la rue la rue iranienne et qu'aujourd'hui il est en train de jouer son pouvoir politique avec la rue iranienne contre ceux qui sont en train de travailler l'accord et je pense que c'est là où c'est intéressant de ce que ça dit alors c'est très intéressant on l'écoutera Waidi parce qu'il a fait une déclaration on a réussi à se la procurer et il met en garde là on vous rejoint sur ceux qui négocient en ce moment avec les américains et il appelle même pour ces derniers au châtiment Raphaël Jerusalmi on me dit que vous voulez réagir oui je voulais juste signaler un point qui me paraît important c'est le fait que la signature du terrorisme iranien international c'est qu'ils utilisent très peu des citoyens iraniens qu'on puisse identifier aux gardiens de la révolution et qu'ils utilisent énormément de proxys tchétchènes afghans et j'en passe sans oublier ces loups solitaires qu'ils essayent de lever avec leur propagande et donc le point important c'est qu'il y aurait une difficulté à effectivement prouver que ce sont les gardiens de la révolution qui ont tué Trump si Trump est tué s'il est tué par un tchétchène s'il est tué par un désaccès américain amoureux de l'islam on peut tout simplement les iraniens peuvent s'en laver les mains ils peuvent s'en réjouir déclarer que c'est une victoire de la morale divine sur l'histoire et c'est tout et donc là c'est le point le plus important c'est que les iraniens ont la possibilité d'éliminer Donald Trump sans que ça remonte officiellement en tous les cas au gardien de la révolution et là on a une difficulté à déclencher une guerre et à la faire voter par le Congrès intéressante cette réaction alors pendant ce temps là merci beaucoup Raphaël d'avoir été avec nous précieuses que sont vos informations et là on a un autre le plus important de la réaction et là on a une question