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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 29 décembre 2025 10 min

Mort de Brigitte Bardot : "Brigitte Bardot était une très grande figure de liberté et de rébellion"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Repin matin 6h 9h Jacques Ser qui reçoit ce jour à 8h10 le vice-président de la commission des finances à l'Assemblée nationale et le député socialiste de l'heure Philippe Brun. Bonjour Philippe Brun. Bonjour, j'accélér Philippe Bin l'annonce du décès de Brigitte Bardau hier à l'âge de 80 ans suscite une grande émotion dans le pays mais sa disparition fait aussi réjaillir beaucoup de critiques de la part d'une partie de la gauche.

Est-ce que vous faites partie de cette gauche qui en cette période de deuil d'hommage ose s'en prendre à l'icône Bardau. Non, je crois que c'est pas le moment de le faire. Brigit Bardau était une très grande figure, un symbole de liberté, de rébellion, de de passion qui a incarné aussi notre pays à l'étranger.

Figure d'une époque. Évidemment, nous regrettons sa disparition quant à ses engagements politiques. Il sera bien temps en quelques jours, quelques semaines d'en parler, mais ce n'était pas une femme politique.

Donc moi, je fais de la politique avec des gens qui s'engagent en politique. Alors, nous pleurons une légende du siècle. C'est ainsi qu'a réagi Emmanuel Macron.

Le communiste Fabien Rousell a lui aussi rendu hommage sur ses réseaux à à Brigitte Bardau. En revanche, en revanche, aucune réaction de Jean-Luc Mélenchon, ni même d'Olivier Fortu la mémoire de de bébé. Pourquoi le premier secrétaire de votre parti, le Parti socialiste, n'a toujours pas réagi selon vous ?

Écoutez, en tout cas, je réagis à votre micro. Nous regrettons évidemment cette disparition. Disons à quel point Brigitte Bardau a apporté au rayon de monde de la France à l'étranger.

Nous disons quelle grande actrice elle a été et nous disons à quel point cette perte évidemment raisonne dans de nombreux foyers foyers français. Voilà, il y a pas de gêne au sein du Parti social. Bon, il y a pas de gêne à avoir.

Bon, nous connaissons à la fois son parcours, nous connaissons aussi ses condamnations. Nous réprouvons évidemment son engagement politique, mais on n'est pas là pour faire de la politique. On parle du décès d'une très grande actrice.

Si Brigitte Bardau est connue aujourd'hui, c'est parce que c'est une grande actrice, pas parce qu'elle était engagée en politique. Ce matin, Eric Choti demande solennellement au président Macron d'organiser un hommage national à Brigitte Bardau. Est-ce que c'est quelque chose que que vous souhaiteriez également ?

Pourquoi pas ? On l'a fait pour d'autres figures. On l'a fait pour notamment Johnny Alid.

Si le président de la République le décidait, je vois pas pourquoi il faudrait il faudrait s'y opposer. Très grande figure qui a marqué l'histoire, qui est connue dans le monde entier. Si le président la public en décidait, je vois pas pourquoi il faudrait s'y opposer.

J'aimerais revenir avec vous Philippe Brin également sur ce qui s'est passé vendredi après-midi dans dans le métro sur la ligne 3 en plein centre de Paris. Un homme armé d'un couteau a attaqué trois femmes. Alors, il s'avère que cet individu n'avait rien à faire sur notre sol de nationalité malienne en situation irrégulière.

Il avait déjà été condamné l'an dernier pour vol aggravé et agression sexuelle. Il était sorti de prison en juillet. Il avait fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire.

Peut placer en centre de rétention administrative pendant 90 jours avant de ressortir libre avec assignation à résidence. En août dernier, le Conseil constitutionnel avait censuré l'allongement à 210 jours de la de la durée de rétention pour les étrangers dangereux. Cet étranger, cet individu n'est donc pas resté plus de 90 jours en CR.

Avec le recul, est-ce que vous vous regrettez cette décision des sages ? Est-ce que vous ne regrettez pas aussi la position de du Parti socialiste qui s'était opposé à l'époque à l'allongement de cette durée de rétention ? Je collat en touche du doigt euh toute l'infficacité de la politique mise en œuvre depuis euh 2 ou 3 ans.

On a 130000 OQTF en France qu'onxécute pas et dont 10000 euh étrangers dangereux comme ce monsieur que l'onxécute pas. Et pendant ce temps-là, Bonota a fait un tweet hier en disant je me félicite on a euh évité la on a augmenté de 54 % les refus de régularisation par le travail. C'estd que d'un côté on harcèle juridiquement les gens qui travaillent sont bien intégrés, travaillent dans nos restaurants, dans nos champs, sur les chantiers et dans le même temps, on laisse en liberté des gens dangereux.

Histoire d'allongement de la rétention. Donc on peut allonger la rétention. Ça a été censuré par le Conseil constitutionnel sur le fondement en vérité pour une question de procédure.

Mais imaginons que on l' allongé. S'il n'y avait pas de laisser passer consulaire, le monsieur serait sorti au bout de 210 jours. Il aurait toujours été aussi dangereux et ce sa situation n'aurait pas été réglée tant que le Mali n'avait pas répondu à la question.

Donc faut retarder son passage à l'acte peut-être ça aurait fait euh quelques jours plus tard. Donc le sujet des étrangers dangereux dans notre pays qui ne sont pas renvoyés, c'est le sujet principal aujourd'h ministre de l'intérieur. Vous êtes d'accord que allonger la durée de rétention, ça permet d'en avoir un peu moins dans la nature au moment t.

Bah oui après ils ils sont au moment t + 10. Donc à quoi ça sert que soit moné plus soit mé ? Le problème c'est qu'il y a des gens dangereux qui restent sur le territoire français qui n'ont rien à y faire.

On passe notre temps à embêter des gens qui eux travaillent, sont bien intégrés, ont un logement, une famille, des enfants qui travaillent bien à l'école et on décide de laisser en liberté, il y en a 10000 aujourd'hui, en a 10000 étrangers dangereux qui n'ont qui ont fait loger d'une obligation de quitter le territoire français et il y a pas d'expulsion, pas d'éloignement. Moi je dis mise intérieur, il doit se concentrer sur ces 10000 là. il doit négocier avec les pays que vous dites en attendant l'expulsion, est-ce qu'il ne faut pas les mettre hors d'état de nuire les les enfermer ?

C'est ce que souhaite une partie des Français aujourd'hui et puis la déclaration de l'homme dit citoyens on n'enferme pas quelqu'un sans raison. Si ce monsieur est dangereux euh et que il a commis un certain nombre de méfets, bien il doit être emprisonné. C'était le cas avant.

Bien s'il est libéré, il faut des mesures d'accompagnement et de surveillance. S'il est particulièrement dangereux, il était assé à la résidence. Quel a été le contrôle de son assignation à résidence ?

Bref, si ce monsieur était dérangé psychologiquement, il doit y avoir un suivi. Est-il normal qu'on laisse ces 10000 étrangers qui ont commis un trouble à l'ordre public, qui sortent de prison, qui sont des gens dangereux, est-il normal qu'on les laisse sur les territoires français, qu'on les expulse pas ? Quand dans le même temps, les expulsions qu'on fait, c'est des braves familles de gens qui travaillent dur.

Moi, je dis aujourd'hui, la politique de d'immigration, elle marche sur la tête. Donc, concentrons-nous aujourd'hui sur les étrangers dangereux et exécutons enfin ces obligations de quitter le territoire français. Mais par exemple, il y a 14 pays européens dont l'Allemagne, la Belgique qui applique un délai de rétention de 18 mois.

Quand en France, c'est 90 jours. Oui. Alors après, on a on est le pays d'Europe qui a le plus grand nombre de places en en CR.

On aussi le pays d'Europe qui en chiffre fait le plus d'éloignant. Je rappelle que quelqu'un qui arrive en centre de rétention, 40 % d'entre eux sont effectivement éloignés. Donc on peut discuter de la durée.

Franchement, c'est pas un casus béli. Le vrai sujet, je rappelle, c'est que combien même il y avait cette durée, s'il y avait pas de réponse du Mali, il y avait aucune réponse du Mali, de toute façon, il serait sorti au bout des 21 jours, 300 jours, 400 jours, comme vous voulez. Il faut prendre des pays qui reprennent pas leur ressortissant.

En tout cas, en tout cas, il faut une vraie pression diplomatique qui soit faite. Là aussi, ça doit être une priorité. On a beaucoup parlé de l'Algérie à tort.

D'ailleurs, l'Algérie, c'est que l'année dernière, ça représentait de 1500 éloignements. Je rappelle exemple l'Albanie cétait 1600 éloignements, la Geéorgie 1500 éloignements. On parle moins de ces pays-là.

Il faut évidemment une pression diplomatique qui soit forte et il faut aussi des mesures de surveillance pour les étrangers dangereux. Je le dis, il y en a 10000 aujourd'hui sur notre sol qui ne sont pas renvoyés. Il faut que il y ait un suivi psychologique notamment pour ceux qui sont concernés.

Philippe Brin, député socialiste de l'heure, vous êtes aussi président de la commiss vice-président de la commission des finances à l'Assemblée nationale. On va parler du budget de l'État si vous le voulez bien. Comment voyez-vous les choses pour la rentrée 2026 justement par par rapport au blocage budgétaire ?

Est-ce que Sébastien Lecornu par exemple va devoir dégainer le fameux article 493 ? Là, on peut pas vraiment parler de blocage. Il y a eu l'adoption 1493 et c'est quand même la première fois depuis 2022 du budget de la sécurité sociale.

Donc je rappelle que les montants sont supérieurs à ceux du budget de l'État qui est en discussion aujourd'hui sociale, on est à plus de 800 milliards d'euros. Le budget de l'État, on est à un peu plus de 400 milliards d'euros. Donc le budget sécurité sociale, il a été adopté 1493 grâce à un compromis que nous avons trouvé.

Il y a pas de blocage. Ensuite, pour le budget de l'État, on avait commencé à trouver un compromis et nous sommes arrivés en commission mixte paritaire. Vous savez, c'est la réunion entre les députés et les sénateurs.

Et au bout d'un quart d'heure, le euh rapporteur général du budget du Sénat, à la demande de Bruno Rotaillot, a dit "La réunion est terminée, nous ne souhaitons pas discuter." C'est donc Bruno Rotaillot qui a décidé de prendre en otage le budget de la France. On a donc dû faire une loi spéciale et là on redémarre à l'assemblée de le 8 janvier et le 8 janvier on va essayer de trouver un compromis et nous espérons l'adoption du budget à la mi-janvier.

Donc pas de 493, vous ne souhaitez pas de 493. Écoutez, c'est pas notre problème. Ça c'est le sujet du gouvernement de faire un peu votre problème, ça faisait partie des conditions du Parti socialiste.

Nous avons dit Olivier Fort et Boris Vallot ont dit que ce qui comptait pour nous c'était pas la méthode de vote mais le texte de compromis. Et donc, ils ont dit très clairement dans deux interviews, l'un dans le Parisien, l'autre dans Libération, que s'il y avait emploi du 493, notre censure, elle n'arriverait que si le texte n'était pas un texte de compromis. Donc nous, ce que nous demandons aujourd'hui, c'est de discuter pour obtenir ce texte de compromis.

Il y aura des réunions dans cette semaine, d'ailleurs hein, entre Noël et le jour de l'an faut un texte de compromis qui passe par 493. C'est ça l'idée. Bah, c'est ce qui s'est passé l'année dernière.

Je avec François Baou, vous souvenez au mois de février, tout était bloqué. On a débloqué euh le la situation en négociant un texte qui ensuite été adopté par 493. Mais au moment où je vous parle, nous nous demandons pas le 493.

C'est pas à nous de le demander, ce gouvernement de savoir ce qu'il compte faire avec ce budget. Nous, nous pensons que ce budget peut-être adopté 149 3. On a réussi à le faire ce projet loi de financement la sécurité sociale.

On a réussi de la faire à le faire pour le projet de loi de finance de fin de gestion. Ça pas fait la une des médias mais bon c'est un texte budgétaire qui est passé grâce à l'abstention des socialistes et des écologistes. Nous pensons que ce texte peut passer également 1493.

Un dernier mot Philippe Brin. Euh il y a un an lorsque Emmanuel Macron a prononcé ses vœux au français, il promettait de redonner la parole au français via des questions via référendum. Vous regrettez qu'il n'ait pas tenu sa promesse ?

Oui, je pense que le référendum euh est trop peu utilisé dans la vie politique française, qu'un nombre de sujets pourraient être soumis au peuple souverain. Dernière fois que nous avons eu un référendum en France en 2005, j'étais en 4e donc ça fait longtemps. Euh aujourd'hui, je pense qu'il faut mettre un nombre de sujets sur la table.

Ça permettrait notamment de débloquer l'ensemble des sujets qui ont tendance à s'enliser à l'Assemblée nationale. Je pense à la question de la fin de vie par exemple et qui est assez complexe qui s'enlise au Sénat aujourd'hui. Il faudrait je pense le soumettre au peuple souverain qui est le seul juge.

Philippe Brun député socialiste de l'UR. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation ce matin sur Europain. Très bonne journée à vous.

Merci à vous. Bon.

Mort de Brigitte Bardot : "Brigitte Bardot était une très grande figure de liberté et de rébellion" — Philippe Brun · Pourquijevote