Sandrine RUNEL : 9e adjointe à la Ville de Lyon, en charges des solidarités et Conseillère métropolitaine
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 69 %Attaque 15 %Défensif 16 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:45OuverteRéponse directe
C'est vous qui avez choisi le titre du groupe ?
- 1:34OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qu'on n'a pas fait ? Pourquoi ? Comment ? Et puis vers quoi on va ?
- 1:56OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes solidaire pour le coup de ce bilan de mi-mandat ?
- 3:51OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pourriez nous dire ce que vous avez ressenti, et quel est l'incident, et pourquoi vous avez décidé de porter plainte ?
- 5:25OuverteRéponse directe
Comment vous appréciez les commentaires de la droite républicaine et du Front National ?
- 6:33OuverteRéponse directe
Vous avez l'impression que ces propos se répandent davantage dans la société ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:53Invité politiqueFait
« C'est moi qui l'ai choisi avec mon groupe et c'est aussi depuis trois ans maintenant, mais une déclinaison de ce qu'est le Parti Socialiste puisque le sous-titre du Parti Socialiste est « Social Ecologie » »
- 2:30Invité politiqueFait
« on a été une des rares villes à faire voter un plan de mandat »
- 4:32Invité politiqueFait
« le parc était fermé parce que s'était installé à l'intérieur de ce parc des migrants et que le risque était fort qu'il se repasse ce qui s'est passé à Annecy est dramatique »
- 4:42Invité politiqueFait
« et c'est de l'incitation à la haine »
- 6:45Invité politiqueFait
« la société est plus violente »
- 11:10Invité politiqueFait
« la ville de Lyon victimes du système prostitutionnel »
- 17:30Invité politiqueChiffre
« on a des taux de pollution qui sont très importants à Lyon, des pics de pollution plus de 20 jours pendant les mois de juillet et août »
- 27:04Invité politiqueChiffre
« le coût moyen du panier augmenter de plus de 20% »
- 27:02Invité politiqueChiffre
« le coût moyen du panier augmenter de plus de 20% »
- 27:28Invité politiqueFait
« le CCS prend en charge pour les plus précaires les dépenses de cantine »
- 30:48Invité politiqueFait
« l'encadrement des loyers ça a été mis en place sur Lyon et Villarbanne »
- 31:13Invité politiqueFait
« il y a cet encadrement des loyers qui permet en tout cas de maîtriser le prix de la location »
- 32:47Invité politiqueFait
« je suis très inquiète des dernières annonces notamment du CNR sur la question du logement »
- 33:27Invité politiqueFait
« on augmente véritablement et on fait appliquer ces amendes là et qui doivent normalement dans une caisse permettent justement de financer du logement social »
- 34:00Invité politiqueChiffre
« près de 80% des français seraient éligibles à des questions de logement social aujourd'hui »
- 35:00Invité politiquePromesse
« ça nous permettra sûrement de rattraper notre retard »
- 37:15Invité politiqueFait
« moi je suis dans une majorité qui ressemble peu ou prou à la NUPES »
- 38:39Invité politiqueFait
« on ne peut pas partir avec une force politique au niveau européen qui ne partage pas un quart de nos valeurs »
- 39:03Invité politiqueFait
« on ne s'assoit pas sur les traités européens au Parti Socialiste »
Temps de parole
- Sandrine Runel70 %
- Présentateur28 %
≈ 0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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A Lyon, vous écoutez Lyon Première. Lyon Première ! Lyon Première, l'invité politique du samedi, avec Lyon Positif, Frédéric Duval. Bonjour à toutes et à tous heureux de vous retrouver pour l'émission L'invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon Première. On est aujourd'hui avec vous, Sandrine Runel, bonjour.
Bonjour.
Vous êtes conseillère municipale du 8e arrondissement, 9e adjointe au maire de Lyon en charge des solidarités, de l'inclusion sociale et conseillère métropolitaine. Vous êtes aussi présidente d'un groupe qui s'appelle Socialiste, la gauche sociale et écologique. C'est toujours intéressant de regarder les titres de groupe. Ça veut dire que ce n'est pas forcément une évidence ou qu'on peut être écologique sans être au groupe écologiste. C'est ça le rappel un peu du titre ? C'est vous qui l'avez choisi ?
C'est moi qui l'ai choisi avec mon groupe et c'est aussi depuis trois ans maintenant, mais une déclinaison de ce qu'est le Parti Socialiste puisque le sous-titre du Parti Socialiste est « Social Ecologie » et donc on le répète assez régulièrement, mais on souhaite marcher sur nos deux pieds avec nos deux jambes et donc un volet évidemment social et un volet écologique et donc c'est important de pouvoir le rappeler.
Donc on a choisi, quand on a été élu à la ville de Lyon et à la métropole de Lyon, puisque le groupe s'appelle de la même manière, de faire le parallélisme des formes et donc de s'appeler socialiste puisque c'est notre identité et nos valeurs politiques et la gauche sociale et écologique puisqu'on est effectivement une force de gauche sociale et écologique.
On reparlera de tout ça quand on ferait un peu de politique nationale. Je suis heureux de vous avoir puisqu'en ce moment on est dans une période un peu particulière quand on a un mandat d'élu qui est celle du mi-mandat, c'est-à-dire que tout d'un coup on se pose ou les citoyens d'ailleurs se posent et s'interrogent. Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qu'on n'a pas fait ? Pourquoi ? Comment ? Et puis vers quoi on va ? Et donc je fais le tour un petit peu de l'ensemble des élus, de la majorité et de l'opposition et j'étais ravi d'avoir votre avis sur ce bilan de mi-mandat.
J'allais dire, est-ce que vous êtes solidaire pour le coup de ce bilan de mi-mandat puisque vous appartenez à la majorité ?
Tout à fait, j'appartiens à la majorité et donc nous sommes aujourd'hui dans une étape importante de notre mandature. Nous sommes en train de regarder ce qui s'est fait, ce qui ne s'est pas fait, ce qui va se faire.
Et donc pour ce faire, nous avons aussi travaillé sur chacune de nos délégations, les 23 délégations à la ville, sur l'ensemble des réalisations en prenant évidemment à la fois le programme et la base électorale de 2020 et puis en prenant aussi notre plan de mandat puisqu'on a été une des rares villes à faire voter un plan de mandat et en mesurant aussi au travers de la PPI, donc de la programmation pluriannuelle d'investissement, ce qui s'était passé, ce qui avait été déjà mis en œuvre, ce qui est en cours aussi puisque c'est vrai qu'on n'est qu'à mi-mandat et donc beaucoup de choses ont mis du temps à se développer, à se mettre en place et donc tout n'est pas évidemment sorti de terre et tout n'est pas réalisé.
Et donc nous faisons ce bilan-là aujourd'hui, nous en tirons en tout cas pour l'instant une plutôt grande satisfaction au regard de nos engagements.
On va regarder ça en détail tout à l'heure. Alors vous le savez, on commence cette émission par une question d'actualité. On essaye généralement, parce que ce n'est pas le créneau à Lyon 1ère, d'éviter l'effet d'hiver. Maintenant il est quand même assez compliqué de ne pas parler de ce qui vient de se dérouler à Annecy. Je ne sais même pas quels sont les mots qu'on peut employer et utiliser. Ce n'est pas notre propos de savoir ou de comprendre ce qui s'est passé, simplement d'abord évidemment d'être dans la solidarité, comme citoyen peut-être avec les familles des victimes, mais aussi d'avoir ce qui s'est passé d'un point de vue politique.
Et c'est ça qui nous intéresse avec vous, puisque vous êtes exprimé sur le sujet, dénonçant, je crois, un amalgame, vous déclarant écoeuré et portant plainte parce qu'un groupe identitaire d'ultra-droite a mis sur le square Sainte-Marie-Périn, je crois, une pancarte faisant cet amalgame avec ce qui s'est passé, etc. Est-ce que vous pourriez nous dire, vous, ce que vous avez ressenti, et quel est l'incident, et pourquoi vous avez décidé de porter plainte ?
Ce qui s'est passé à Annecy est effectivement terrible et n'appelle pas de commentaire politique. La seule chose qui est nécessaire aujourd'hui, c'est effectivement d'avoir des paroles qui soient nobles, un recueil et du coup, beaucoup de soutien en tout cas, à la fois évidemment aux victimes et à leur famille, mais aussi aux habitantes et habitants d'Annecy, qui sont évidemment très touchés et meurtris par ce qui s'est passé.
Pour autant, ce qui s'est passé à Lyon et notamment vendredi matin avec cette pancarte qui était sur un parc public de la ville de Lyon et qui mentionnait que le parc était fermé parce que s'était installé à l'intérieur de ce parc des migrants et que le risque était fort qu'il se repasse ce qui s'est passé à Annecy est dramatique et c'est de l'incitation à la haine.
Et d'ailleurs, ça a été condamné unanimement et je remercie aussi la préfète d'avoir réagi très rapidement et d'avoir elle aussi signalé au procureur et donc du coup d'avoir saisi à la fois la justice pour dire ce qui se passe est intolérable, il y a une incitation à la haine et nous devons être unis face à ça et nous devons surtout faire attention à ce qu'il n'y ait pas de débordement. Donc moi je le condamne bien évidemment mais au-delà de ça, je suis très inquiète de la situation alors lyonnaise bien évidemment mais elle est nationale aussi.
Oui parce qu'il y a eu des formes de... Alors est-ce que c'est de la surenchère ? Comment vous appréciez les commentaires de la droite républicaine et évidemment du Front National tapant sur les problématiques d'immigration enfin comme s'il y avait une surenchère ? Est-ce que ça vous trouvez que... Je ne sais pas, qu'est-ce que vous en pensez par rapport au débat politique aujourd'hui ?
C'est absolument pas digne mais bien évidemment il y a donc forcément un amalgame entre ce sont des étrangers, ce sont forcément des délinquants ce sont aujourd'hui des meurtriers donc si on veut se sentir en sécurité dans notre pays si on veut protéger nos enfants il faut faire partir les étrangers c'est quand même ça les messages qui sont aujourd'hui proférés par cette ultra-droite par l'ensemble des commentaires alors je me suis épargnée de tous les lire parce qu'il y a des choses qui sont vraiment très très violentes très agressives et qui relèvent de la xénophobie enfin c'est vraiment quelque chose qui est assez odieux aujourd'hui mais qui est très décomplexé c'est-à-dire que tout le monde s'exprime très librement on le savait avec Zemmour on entend le Front National le dire effectivement sur tous les plateaux télé mais là aujourd'hui les citoyens, quels qu'ils soient peuvent se revendiquer de ces propos et peuvent traiter les étrangers comme des meurtriers sans que personne ne les inquiète
oui c'est presque ça qui pose problème on peut comprendre l'émotion effectivement suscitée par ces sujets mais comment est-ce qu'on explique alors que quelque part pendant très longtemps il y avait une sorte de rempart républicain c'est comme si la digue avait cédé vous avez l'impression que ces propos se répandent davantage dans la société qu'on est plus facilement enclin à rejeter l'autre à être dans une forme de violence verbale exacerbée que la société est peut-être plus violente et plus clivante qu'il y a un moment ?
la société est plus violente c'est une réalité, c'est certain en même temps on a aussi des citoyens qui souffrent et donc du coup qui se réfugient dans la haine qui se réfugient dans la haine de l'autre qui cherchent à trouver un coupable à leur situation, à leurs problématiques et qui du coup se disent que c'est les étrangers on entend aussi que la classe politique déçoit quelle qu'elle soit, de droite à gauche et donc la seule chose qu'on n'a pas essayé c'est le Front National donc pourquoi on n'irait pas ?
Allons-y et que c'est peut-être eux qui ont la solution on entend tout et n'importe quoi sur le grand remplacement aussi donc tout ça finalement à force de l'entendre est intégré, partagé peut-être des fois pas compris mais en tout cas c'est répété par un bon nombre de citoyens et tout ça a des conséquences qui sont mais dramatiques sur la société sur notre vivre ensemble et sur notre cohésion sociale et nationale donc oui aujourd'hui il y a une inquiétude forte à avoir et ce qui se passait précédemment mais notamment sur des élections locales ou nationales sur ce qu'on appelait le Front Républicain ne fonctionne plus aujourd'hui on le voit bien on l'a vu aux dernières élections donc on voit que finalement la droite ne joue plus le jeu elle n'est pas à nos côtés et quand je dis à nos côtés c'est vraiment dans la classe politique elle n'est plus là pour garantir quand même le respect de l'autre et le respect de chacun sur notre territoire
qu'est-ce qu'il y a comme piste de solution comme ça quand on est comme vous une élue locale qu'on a les valeurs que vous portez effectivement et vos engagements est-ce qu'il y a un côté déprimant désabusé on se dit qu'on a raté des choses dans l'engagement parce que quelque part on pourrait mettre l'ensemble de la classe politique je ne dis pas au même niveau mais dans une difficulté de ne pas avoir toujours su répondre peut-être aux problématiques est-ce que ça ça vous interpelle encore est-ce que vous n'y voyez pas comme la conséquence justement cette forme d'impuissance parfois du politique
Alors on a évidemment encore une fois depuis des années tout le monde se pose des questions et on sait au Parti Socialiste en tout cas poser des questions sur qu'est-ce qu'on avait pu rater où on aurait dû aller où on n'est pas allé quels sont les débats et donc là l'idée au contraire c'est de pouvoir retravailler ces questions-là de pouvoir aussi avancer sur la question de l'extrême droite et de savoir comment en fait on lutte contre ces idées-là on lutte contre le parti à la fois politique mais aussi les idées qui sont véhiculées et qui sont encore une fois partagées par un certain nombre de citoyens sans criminaliser sans montrer du doigt l'idée n'est pas de pointer en disant qu'il y a des bien-pensants et des mauvais-pensants il faut sortir de cette logique-là pour autant il faut véritablement qu'on soit dans l'action dans une action concrète et je pense que c'est par les actes qu'on peut démontrer justement que ces propos-là n'ont pas de sens c'est qu'il ne faut pas les tenir ni les penser en tout cas ni les propager et donc il faut qu'on mette en place des actions assez concrètes qui vont montrer aujourd'hui que d'une part les étrangers ne sont pas une menace que c'est une richesse que l'autre est une richesse et sans même parler de la question des étrangers que son voisin en fait n'est pas une menace pour sa sécurité et sa sécurité de manière globale mais il faut qu'on règle aussi les problèmes des Français qui sont des problèmes avant tout sociaux des problèmes financiers et qui sont des problèmes très concrets du quotidien
ce dont on va reparler justement dans une deuxième partie de notre émission à tout de suite on se retrouve pour la deuxième partie de notre émission l'invité politique le samedi de 11h à midi toujours avec vous Sandrine Runel on était juste avant dans cette première partie de l'émission sur des sujets compliqués avec ce qui s'était passé à Annecy et la manière dont la société évoluait avec parfois cette recherche d'un bouc émissaire et c'est vrai que dans le cadre de vos délégations la solidarité les solidarités d'ailleurs il y a une inclusion sociale vous avez été souvent amené à vous exprimer vis-à-vis des plus faibles ou des plus fragiles il y a une polémique il y a quelques semaines qui a eu lieu aussi sur ce qui se passait à Gerland avec les fameuses camionnettes de prostituées où on a à un moment pensé les évacuer elles sont peut-être en train de revenir tout ça mettait à dos plusieurs peut-être parties de la population est-ce que c'était bien pour les enfants qui faisaient du sport qu'est-ce que vous avez à dire sur cette question-là qui est aussi quelque part qui doit nous appeler au respect de la dignité de la personne mais c'est sous cet angle-là que vous vous êtes exprimé je crois
on s'est effectivement beaucoup préoccupés du sort des personnes donc en situation de prostitution et qui sont avant tout et c'est ce qu'on souhaite rappeler en tout cas la ville de Lyon victimes du système prostitutionnel et donc il y a eu encore une fois évidemment des difficultés rencontrées entre notamment les personnes donc dans les dans les camionnettes et puis comme c'était en proximité de la plaine des jeux des collectifs de parents qui s'inquiétaient et à évidemment juste titre de la proximité notamment de la pratique sportive et du coup de leurs enfants qui peuvent être des enfants de 6, 7, 8 ans mais on a aussi des adolescents de plus de 15 ans qui vont faire du sport qui rentrent tard le soir et qui sont malheureusement victimes ou en tout cas témoins du spectacle et il y a donc à la fois bien sûr ces prostituées qui sont dans des dans des camionnettes mais il y a aussi tout ce qu'il y a autour et toute la clientèle le trafic et du coup des conflits il peut y avoir des bagarres il peut y avoir aussi beaucoup de violences d'attention parfois des violences exactement
alors qu'est-ce que peut faire la ville de Lyon et vous comme adjointe qu'est-ce que vous pouvez faire concrètement sur ces questions-là
alors du coup nous on a agi sur deux volets donc le premier sur lequel on s'est beaucoup investi sur lequel moi je me suis personnellement investi qui est la question des personnes prostituées avec des financements renforcés des associations qui interviennent du coup sur ce territoire parce que les prostituées sont quand même aussi accompagnées par des associations donc le mouvement du Nid l'amicale du Nid Cabiria qui sont les principales associations mais on a d'autres maraudes aussi de bénévoles qui interviennent et donc on a renforcé les moyens à ces associations pour qu'elles puissent s'accompagner au mieux sur des aspects plus sociaux sur des questions d'hébergement sur des questions d'accès aux droits
de prévention de réinsertion de soins
et puis surtout sur cette question sanitaire liée à l'hygiène liée à la santé et ce sont vraiment des axes qui sont fortement mobilisés pour améliorer en tout cas leur prise en charge et leur santé de manière beaucoup plus globale et à côté de ça puisqu'on entend aussi les craintes les plaintes et puis des fois la colère aussi des parents la ville a travaillé avec son service des sports sur la sécurisation de la plaine des Jeux donc en mettant en place une clôture occultante tout autour de la plaine des Jeux donc évidemment ça a pris beaucoup de temps ça a été décidé l'année dernière déjà au mois de juillet et là on vient à peine de finir les travaux donc on voit que ça a pris du temps donc pendant le temps des travaux il n'y a pas eu une grande efficacité bien évidemment de cette clôture puisque au contraire c'était ouvert et donc ce qui se passait entre la plaine des Jeux et les camionnettes était tout à fait visible mais là aujourd'hui on a une clôture qui sécurise la pratique sportive il y avait d'autres intrusions aussi qui n'étaient pas liées que à la présence des camionnettes donc aujourd'hui on a une clôture qui sécurise cette pratique qui ferme l'accès à la plaine des Jeux et puis une clôture qui est occultante aussi et donc qui permet aux enfants qui font du sport de ne pas avoir vu sur
le prétexte de l'expulsion c'était l'arrivée prochaine de la coupe du monde de rugby est-ce que vous pensez que c'était un prétexte digne est-ce que c'était un vrai prétexte on parle d'ailleurs peut-être d'une possibilité de nouveau qu'elle revienne c'est-à-dire après la coupe du monde je crois que vous vous êtes exprimé donc vous n'étiez pas forcément opposé à ça est-ce que vous comprenez que ce soit un sujet sensible et qu'il faille beaucoup de pédagogie c'est aussi pour ça quand on vous en parle comment on traite la question vous l'avez expliqué par l'accompagnement est-ce que le prétexte de la coupe du monde c'est un bon prétexte est-ce qu'on peut tout faire parce qu'on va accueillir tout le monde
alors non et puis la situation on le voit bien n'a rien réglé et cet arrêté n'a pas réglé la situation puisque les camionnettes sont actuellement revenus et réinstallés en soirée autour des rues notamment Chamboy et Pierre de Coubertin donc au final cet arrêté n'est en tout cas pour l'instant pas appliqué l'évacuation n'a fait que reporter cette situation là et donc les camionnettes ont disparu pendant 3, 4 jours une semaine et elles sont finalement revenues donc ce n'est pas en chassant et en expulsant ces camionnettes là qu'on va régler le problème autour de la plaine des Jeux il y a la coupe du monde de rugby qui arrive et on l'a redit la ville de Lyon est bien consciente de la nécessité de sécuriser les accès de protéger les visiteurs de pouvoir protéger aussi le Candle Black qu'on va accueillir il va y avoir des matchs en permanence des entraînements il va y avoir aussi beaucoup de monde des citoyens des habitants de Lyon et de la métropole qui vont venir les rencontrer venir faire des entraînements donc il va y avoir beaucoup plus de circulation qu'il n'y a aujourd'hui donc il va falloir sécuriser ces périmètres là donc on est bien conscient aussi du fait de ne pas pouvoir laisser cohabiter des pratiques qui ne sont pas forcément de bonne alloi donc on entend bien tout ça pour autant ce n'est pas en évacuation comme ça sans prise en charge derrière sans situation d'accompagnement qu'on va pouvoir traiter ces questions et donc nous ce qu'on prend à la ville c'est de pouvoir être dans une démarche qui est digne d'accompagnement et d'augmenter la loi de 2016 qui l'a permis les parcours de sortie de prostitution donc moi je m'appuie sur la loi de 2016 qui est une loi qui doit pénaliser les clients et qui doit permettre l'accompagnement à la sortie de prostitution pour ces personnes donc voilà du coup renforçons nos moyens d'accompagnement ne chassons pas les gens ils reviennent ils reviennent dans des conditions qui sont pires
alors on parlait de semi-mandat on a commencé par une première question je vous demandais est-ce que vous êtes solidaires globalement j'ai entendu que oui puisque vous êtes dans la majorité actuelle à la ville de Lyon et donc aussi également à la métropole néanmoins on a l'impression que sur un certain nombre de sujets peut-être la ZD Feu peut-être un certain nombre d'autres commencent à se faire jour des petites distinctions des petites différences comme si chaque composante de la majorité jouait un peu sa propre musique est-ce que c'est une vérité est-ce que je me trompe est-ce qu'on raconte n'importe quoi
sur la ZD Feu ça a été d'ailleurs plutôt dit et mis en avant notamment à la fois au conseil municipal de Lyon mais aussi au conseil de la métropole nous socialistes l'avons dit à la fois à Lyon mais aussi dans les territoires de la métropole il y a une nécessité évidemment à mettre en place cette ZD Feu puisqu'on a une urgence climatique qui est là et qui est bien réelle on a des taux de pollution qui sont très importants à Lyon des pics de pollution plus de 20 jours pendant les mois de juillet et août donc il faut agir et on ne peut pas attendre pour autant il faut aussi considérer les personnes les plus vulnérables les plus modestes et qui n'ont pas les moyens aujourd'hui de suivre et ce n'est pas ni les aides de l'État ni une agence de la mobilité qui va pouvoir régler ces situations donc il faut un calendrier qui nous permette de pouvoir accompagner encore une fois on est vraiment dans cette démarche de pouvoir accompagner les plus modestes et les plus précaires
donc vous étiez plutôt pour le report de la mise en œuvre de la ZD Feu tel que ça avait été annoncé par le président Bruno Bernard de deux ans supplémentaires
La transition de 2026 nous la portions et elle était pour nous nécessaire mais elle devait s'appliquer avec des moyens les moyens n'étant pas là on ne peut pas pénaliser on ne peut pas empêcher des personnes qui vivent dans le 8e arrondissement qui vivent à Vaud-en-Velin qui vivent à Vénissieux de circuler ce sont des familles des ménages qui ont besoin de leur voiture pour se déplacer ce n'est pas un choix c'est une nécessité et donc en fait on n'empêche pas les gens de circuler on n'assigne pas à domicile et à résidence des personnes parce qu'elles ont une voiture qui pollue et elles n'ont pas les moyens aujourd'hui d'acheter une voiture électrique ou une voiture hybride c'est quand même un coût et ce n'est pas aujourd'hui la possibilité pour ces ménages
ça vous fait un point commun avec Pierre Oliver ou l'opposition de droite quand ils disent que notamment sur les aménagements de la Presqu'île sur la rive droite sur la circulation de la rue Grenette etc. on va mettre en péril l'activité des commerçants des artisans qu'on va empêcher eux aussi d'accéder est-ce que vous comprenez le parallèle qui est fait sur la manière dont on va exclure certaines catégories de population ?
Non c'est faux puisqu'il y a quand même évidemment des entrées possibles et ça c'est quand même des mensonges pour les artisans pour les commerçants il doit y avoir toujours les livraisons évidemment possibles pour les restaurateurs pour les commerces pour les boutiques du centre-ville on n'a pas attendu Pierre Oliver pour mettre en place aussi les derniers kilomètres et travailler autour de la logistique au sein notamment de la Presqu'île donc moi je fais quand même la différence entre des populations qui habitent en périphérie qui habitent encore une fois sur Saint-Priest ou Saint-Font ou le 9e ou le 8e arrondissement et une Presqu'île qui est ultra bien desservie avec des transports en commun avec de l'intermodalité donc voilà nous ne confondons pas tout essayons de nous occuper quand même des vrais problèmes et des vrais problèmes des populations lyonnaises qui sont en difficulté et qui souhaitent se déplacer et les commerçants riverains de la Presqu'île auront bien évidemment les dérogations nécessaires pour continuer leur activité professionnelle ou commerciale
alors dans ce bilan demi-mandat je vous rappelle que vous êtes solidaire etc qu'est-ce qu'il y a d'intéressant à garder qu'est-ce que vous nous diriez en disant ça on l'a plutôt réussi ça on l'a bien fait parce qu'on a le sentiment qu'il s'est passé peut-être beaucoup de choses qu'il y a eu un peu d'agitation communicante des clivages et tout mais que les réalisations concrètes ne sont pas forcément au rendez-vous est-ce que vous partagez ce sentiment ou c'est inexact ?
on est dans une ère qui est différente de ce qu'on a pu connaître auparavant sur les mandats précédents il y avait beaucoup de communication beaucoup de gros projets qui sortaient et on communiquait beaucoup autour de ça on l'a dit en 2020 quand on est arrivé à la ville de Lyon on a hérité d'une dette patrimoniale qui était gigantesque et donc il faut la rattraper donc on a mis nous le paquet et on a mis beaucoup de moyens sur justement qu'est-ce qu'on fait de tout ça comment on rénove notre patrimoine comment on l'entretient et comment on fait pour que des enfants qui aujourd'hui sont scolarisés dans nos écoles dont on a la responsabilité puisque l'éducation est quand même une des compétences municipales premières puissent aller à l'école dans des classes qui soient rénovées et qui ne fassent pas 40 degrés au mois d'avril ou 9 au mois de novembre donc on a mis le paquet là-dessus alors évidemment c'est pas visible et c'est pas ni les berges du Rhône ni le développement des véloves mais c'est quelque chose qui est utile et c'est du quotidien c'est du concret pour notamment les parents
mais c'est plutôt plein de petites choses qui au quotidien
changent le quotidien c'est énormément de choses qui aujourd'hui en 3 ans ont été mis en oeuvre et donc qui ne sont pas forcément très visibles mais il y aura un bilan de mandat donc dans 3 ans il y aura sûrement de nouvelles réalisations on a aujourd'hui des écoles qui sont en cours de construction donc il y a de la rénovation aussi qui va se faire pour certains groupes groupes scolaires pour des équipements sportifs aussi on a bien vu la piscine de Garibaldi a dû fermer elle ne pourra pas réouvrir cet été mais ça c'est encore une fois un héritage c'est pas de notre responsabilité l'amiante n'est pas arrivée en 2020 avec la majorité de gauche et écologistes donc c'était des choses qui étaient là bien avant donc voilà les équipements sportifs ont eux aussi été rénovés vont continuer à être praticables pour la fin la fin du mandat donc voilà on voit nous quelles ont été nos priorités quelles ont été nos orientations donc c'est vrai que c'est moins visite et c'est peut-être moins visible et c'est peut-être un peu moins paillette mais à côté de ça on a aussi développé toute la végétalisation de la ville des rues aux enfants aujourd'hui on est à plus de 40 rues qui ont été piétonnisées devant les abords d'école donc en fait c'est comment on facilite finalement plutôt la vie des gens quotidienne et comment on arrive à développer cette ville du quart d'heure ou cette ville en fait en tout cas de la proximité
est-ce que les voies lyonnaises sont une manière de pacifier les usages la confrontation de circulation est-ce que c'est plutôt quelque chose de positif de négatif ou c'est parce qu'on est un peu entre les deux que c'est compliqué quand même parce que quand on voit les discussions sur les réunions de consultation sur la manière dont ça se passe sur les conflits d'usage on ne doit pas être forcément très très au clair avec ça qu'est-ce que vous en pensez c'est une bonne chose de toute façon bien évidemment
que c'est une bonne chose puisque ça sécurise la pratique du vélo et le déplacement qui est aujourd'hui quand même aussi en forte évolution et augmentation sur Lyon il y a eu des réunions de concertation il y a effectivement des territoires deux territoires et donc deux voies lyonnaises sur lesquelles il y a des complications et des discussions avec les mairies notamment sur Lyon aujourd'hui les voies lyonnaises ont été le prolongement de ce qui se faisait déjà et des voies qui ont été sécurisées mais qui étaient déjà des voies existantes et des voies qui étaient pratiquées et utilisées donc on est aujourd'hui plutôt dans comment on renforce l'accès et la pratique du vélo et comment on renforce son déplacement et là on est vraiment dans l'alternative à la voiture donc ça rejoint un peu ce qu'on se disait tout à l'heure sur la ZFE si on veut en faire en sorte que les lyonnaises et les lyonnais abandonnent leurs voitures et prennent les transports en commun prennent le vélo il faut qu'il y ait des moyens qui soient sécurisés voilà donc il y a effectivement sur des territoires des conflits sur deux voies lyonnaises mais sur Lyon on est plutôt dans quelque chose de bien fait
est-ce que vous avez l'impression que ça va trop vite pas assez vite ou à la bonne vitesse c'est-à-dire que souvent quand on parle de l'urgence climatique et de l'accélération on se dit parfois on va peut-être un peu vite on met les vents de côté est-ce que vous pensez que c'est au bon rythme ce qui se passe ?
c'est au rythme j'ai envie de dire qu'on peut maîtriser et en tout cas tenir oui on aimerait que ça aille plus vite bien évidemment on aimerait que les choses aillent beaucoup plus vite on fait avec aussi les moyens du bord c'est pas toujours simple et donc on trouve que quand même on avance correctement
on va parler d'autres sujets notamment ceux qui sont dans votre délégation sur les enjeux aujourd'hui de la précarité du logement dans une troisième partie de notre émission à tout de suite on se retrouve pour la troisième partie de notre émission l'invité politique le samedi de 11h à midi toujours avec vous Sandrine Runel je vous rappelle que vous êtes adjointe au maire de Lyon en charge des solidarités de l'inclusion sociale présidente du groupe socialiste gauche social et écologique que je n'oublie pas et on fait un point sur le bilan de mi-mandat donc je vous rappelle que vous êtes globalement solidaire il y a des choses qui fonctionnent vous nous l'avez expliqué il y a aussi des choses qui malheureusement fonctionnent peut-être moins bien dont certaines ont un lien avec votre délégation alors c'est pas de votre responsabilité mais c'est peut-être de votre responsabilité de vous en emparer de nous parler de ces sujets et de pourquoi peut-être on est un peu démuni la première chose on a tous été confrontés on l'est encore à une très très forte inflation vous êtes en charge des solidarités de l'inclusion sociale et vous avez alerté à plusieurs reprises l'ensemble des autorités etc.
sur l'augmentation de la précarité des plus fragiles est-ce que vous pourriez nous livrer un peu le constat de ce qui se passe aujourd'hui et de ce qu'on peut faire concrètement quand on est une élue comme vous à la ville de Lyon
on a constaté déjà en 2022 en tout cas une forte évidemment augmentation des coûts de la vie notamment liés à l'alimentation on a plusieurs réponses qui peuvent être proposées aujourd'hui à la fois par la ville et par le CCAS de la ville donc le centre communal d'action sociale puisque dès mon arrivée à la présidence du CCAS j'ai souhaité pouvoir développer des dispositifs notamment d'épicerie sociale et solidaire donc qui sont aujourd'hui en oeuvre qui sont ouverts et qui fonctionnent et qui peuvent accueillir un certain nombre de personnes qui permettent aujourd'hui de pouvoir distribuer des produits avec une alimentation saine, durable de qualité en circuit court avec des producteurs locaux qui nous approvisionnent et donc l'idée en tout cas était de pouvoir développer des dispositifs qui allaient amortir amoindrir je n'irai pas jusque là mais en tout cas qui allaient pouvoir aussi permettre encore une fois aux plus précaires de pouvoir continuer à s'alimenter puisqu'on sait qu'aujourd'hui sur la métropole de Lyon notamment 15% ne mange pas à leur faim voilà donc 15% de la population ne mange pas à sa faim donc on a développé ce dispositif d'épicerie sociale et solidaire et on a vu depuis son ouverture en un an le coût moyen du panier augmenter de plus de 20% voilà donc aujourd'hui c'est un véritable service qui est rendu à la population ce sont des personnes qui viennent et qui font leur course à l'épicerie sociale et solidaire parce qu'elles n'ont pas d'autre solution elles n'ont pas d'autre choix si elles veulent manger et nourrir leur famille à côté de ça on a aussi revu la question de la restauration scolaire avec une tarification qui est adaptée et aujourd'hui le CCS prend en charge pour les plus précaires les dépenses de cantine pour des personnes qui n'arrivent pas à payer
donc il y a des dispositifs on voit d'ailleurs c'est souvent important de le rappeler que la puissance publique ne peut pas tout et qu'il y a un grand besoin du tissu associatif et du maillage qui existe que je crois savoir vous aider et accompagner mais c'est quand même inquiétant c'est-à-dire que jusqu'où ça ira et comment on parlait tout à l'heure un peu de parfois de l'impuissance du politique est-ce que de temps en temps ce n'est pas quelque chose qui vous inquiète parce que malgré on ne pourra pas trouver des subventions partout on pourra peut-être comment vous faites face à ça comment vous imaginez traiter ces sujets au-delà de ce que vous pouvez déjà faire
j'ai vu en un an les douze derniers mois une dizaine de distributions étudiantes alimentaires voir le jour comme ça de manière assez spontanée avec des partenariats avec des dons avec des grosses enseignes qui distribuent et qui permettent du coup d'avoir cette redistribution alimentaire c'est des choses qu'on ne voyait pas il y a trois ans il y a quatre ans en tout cas avant la crise sanitaire donc oui il y a une forte mobilisation du secteur associatif c'est certain et heureusement les Restos du Coeur font le même constat que nous une augmentation à la fois des bénéficiaires des personnes qui viennent pour recevoir un panier une aide alimentaire mais aussi de la charge en fait que ça représente pour ces familles et donc il faut qu'on soit aussi aux côtés à la fois du secteur associatif mais il faut qu'on soit sur le terrain et donc nous notre volonté à la ville c'est de pouvoir avec notre CCS qui est quand même aussi notre action de terrain de proximité qui est le fer de lance de la politique sociale de la ville être en place et pouvoir permettre justement aux côtés des associations d'accompagner les plus précaires donc on est sur ces sujets-là
vous coordonnez d'ailleurs avec la métropole parce que ça fait aussi partie de ses compétences
tout à fait donc il y a eu aussi un partenariat qui est assez fort avec la métropole qui aide les agriculteurs locaux qui aide aussi au développement de l'alimentation durable et donc il y a évidemment un partenariat aussi entre ce que l'on fait sur le territoire de Lyon et ce que fait la métropole à ce niveau-là et là on l'a vu aussi très récemment la nouvelle grille de tarification pour les cantines dans les collèges donc voilà on voit qu'en fait on est deux collectivités très engagées sur ces questions sociales et qui travaillent du coup de manière assez parallèle aussi sur ces questions d'accompagnement des plus fragiles
il y a un sujet je sais qui vous tient à coeur et sur lequel vous exprimez souvent qui est celui du sans-abrisme qui malheureusement ne va pas en s'arrangeant quand on parle de personnes sans-abri on parle bien sûr des logements d'urgence mais qui dit urgence dit forcément quelque chose de précaire et de provisoire or on le sait aujourd'hui le territoire alors c'est pas qu'à Lyon partout on a une vraie problématique autour de l'immobilier du logement de la construction de logements et notamment de logements sociaux je crois que la majorité à laquelle vous appartenez s'était engagée sur un certain nombre de chiffres assez importants on sait qu'on n'y sera pas comment est-ce que vous vivez cette situation et quelles mesures vous prenez pour essayer de limiter ces sujets d'ailleurs à quoi c'est dû cette crise de l'immobilier assez soudaine ?
Elle est nationale elle est partagée enfin je dirais même européenne mais en tout cas chaque ville chaque territoire en tout cas les territoires en tension le sont il y a plusieurs dispositifs qu'on a mis en oeuvre et que par ailleurs on avait annoncé aussi et pendant la campagne et après notre élection comme l'encadrement des loyers ça a été mis en place sur Lyon et Villarbanne ça fonctionne ça ? Alors il faut être honnête ça a été mis en place il y a un an on n'a pas de retour aujourd'hui et les retours
ça a été contesté
ça a été très contesté les retours de Paris ne sont pas non plus d'une efficacité implacable donc on va voir sur Lyon et sur Villarbanne en tout cas aujourd'hui il y a cet encadrement des loyers qui permet en tout cas de maîtriser le prix de la location mais au-delà de ça ce qui manque c'est vraiment le logement c'est le produit même donc aujourd'hui les gens n'arrivent plus à se loger ils n'arrivent plus à se loger dans Lyon même en périphérie c'est compliqué donc oui il y a une nécessité de construire des logements ça prendra du temps on a été aussi victime d'une crise sanitaire donc ça ralentit aussi quand même beaucoup la construction d'une inflexion qui a augmenté le coût des matériaux qui a mis des entreprises en difficulté et puis d'une guerre en Ukraine qui ne fait que durer donc il y a quand même des causes qui sont externes qui sont en dehors à la fois de la volonté des villes et des collectivités locales mais qui nous impactent fortement et qui impactent aussi des aménageurs des promoteurs
voilà donc justement quand on regarde un petit peu ces sujets il y a évidemment le prix du foncier l'inflation etc d'aucuns disent aussi que sur le territoire de la métropole il y a un certain nombre de maires qui sont peut-être moins enclins aujourd'hui à signer des permis de construire qui veulent un peu lutter contre une forme d'urbanisation on en a reçu ici certains qui pouvaient s'exprimer est-ce que alors ça dépasse un petit peu la ville de Lyon parce que c'est au niveau de la métropole mais est-ce que c'est aussi une vérité et est-ce qu'il ne faut pas trouver une meilleure piste de discussion avec ces élus pour leur faire comprendre peut-être qu'on a des besoins pourquoi est-ce qu'ils refusent après tout ?
Alors ils refusent plus les permis quand ça concerne le logement social parce qu'aujourd'hui on voit quand même se développer une offre de résidences de logements qui sont notamment sur les territoires en dehors de Lyon et eux qui continuent à se développer c'est la question du logement social aujourd'hui qui est problématique et qui est en deçà des objectifs qu'on s'était fixés moi je suis très inquiète des dernières annonces notamment du CNR sur la question du logement on n'est pas du tout sur les attentes et les ambitions en tout cas tout ce qu'on avait pu mettre dans ce groupe dans ces groupes de travail aujourd'hui on voit que le compte n'y est pas le résultat est loin sur les politiques de logement d'abord sur les politiques de construction sur les politiques aussi d'accompagnement et notamment avec les aides de logement ou autres on voit qu'on est complètement à côté de la plaque donc ce qui ne va pas aider les collectivités locales qui veulent s'engager celles qui ne veulent pas ça ne va pas changer grand chose pour elles mais oui aujourd'hui qu'est-ce qu'on fait si on ne veut pas de logement social sur sa commune on paye une amende voilà alors on augmente véritablement et on fait appliquer ces amendes là et qui doivent normalement dans une caisse permettent justement de financer du logement social donc on se donne les moyens de faire ça ou alors on se donne les moyens encore une fois on revient au débat qu'on avait en début d'émission de vivre ensemble et de se dire que ce n'est pas parce que des personnes vont venir habiter dans du logement social que d'un coup la commune va perdre en tranquillité en sécurité d'autant que ce que
les gens oublient parfois c'est que près de 80% des français seraient éligibles à des questions
de logement social aujourd'hui vu les seuils et vu le taux on est un certain nombre à être éligibles
et parmi les réponses que vous avez proposées alors c'était quelque chose qui avait été enclenché me semble-t-il par David Kimmelfeld à l'époque c'est cette histoire de logement en bail réel solidaire je crois qu'il y a quelques jours il y a eu une première vision de quelques logements est-ce que vous pourriez nous raconter de quoi il s'agit en quoi c'est une réponse possible et intéressante à creuser
c'était une des réponses évidemment qui était proposée et donc là il y a sur Lyon en tout cas pas mal de programmes et on essaye de mixer ce type de réponse qui permet d'aller plus vite aussi sur la construction de logements et du coup sur l'entrée dans le logement pour des populations qui sont aujourd'hui encore une fois tout le monde est éligible au logement social mais en tout cas qui sont des populations plutôt en tout cas modestes et qui n'auraient pas accès si facilement que ça du logement privé donc on a un certain nombre de programmes qui vont voir le jour ça va plus vite que de la construction comme ça ex-Nilo et ça nous permettra sûrement de rattraper notre retard donc oui pour nous c'est intéressant c'est un dispositif qui est porté par la métropole de Lyon puisque c'est la métropole qui a aujourd'hui la compétence du logement mais que la ville de Lyon comme d'autres communes de gauche par ailleurs accompagnent
Je le disais en début d'émission elle aura entendu certainement dans vos propos vous êtes socialiste j'entendais Fabrice Matteucci qui est le coordinateur du PS au niveau régional qui disait le PS est encore une force qui compte à Lyon et puis j'allais dire plus largement au niveau national qu'est-ce que vous en pensez est-ce que vous avez l'impression que le PS peut-être revit dans une certaine mesure et encore présent au moins n'est pas mort c'est un peu votre sentiment le socialisme ça veut dire encore quelque chose aujourd'hui ?
Oui je suis d'accord avec lui j'aurais enlevé le mot encore en fait le PS est une force est une force qui compte non on a évidemment voulu nous enterrer peut-être trop rapidement mais c'est le PS aujourd'hui est une force centrale à gauche c'est une force évidemment qui compte au-delà de ça qui porte des valeurs qui défend des combats et donc oui on a un certain nombre d'élus à la fois sur les territoires alors évidemment certains nombres de communes qui étaient historiquement socialistes ont basculé à droite donc c'est aussi des territoires de reconquête pour le parti socialiste mais on a aujourd'hui des maires qui sont élus avec l'étiquette socialiste et donc on n'a pas du tout de complexe par rapport à ça aujourd'hui voilà le parti socialiste dans le Rhône existe il est présent il est présent nationalement il y a un groupe à l'Assemblée nationale qui travaille et il y a aussi des sénateurs qui sont là et qui portent des propositions de loi qui sont véritablement moteurs aussi dans ces forces de progrès et dans l'idée qu'on peut participer aussi à un renouveau dans ce pays
alors je vous entendais parler de socialiste est-ce qu'il n'y a pas aujourd'hui au moins deux partis socialistes parce que c'est aussi peut-être des choses qu'on entend quand on s'intéresse je ne sais pas de quel côté vous vous trouvez du coup entre ceux qui pensent que la NUPES parce que c'est un peu ça dont on parle est-ce qu'il faut une gauche unie derrière la NUPES au contraire reprendre un peu son indépendance et remettre le PS ailleurs et à un autre endroit vous êtes de quelle obédience vous clairement ?
Alors moi je suis dans une majorité qui ressemble peu ou prou à la NUPES notre majorité elle a été créée bien avant la NUPES moi je suis dans une majorité avec des écologistes qui sont par ailleurs bien majoritaires avec des personnalités de gauche qui sont très engagées mais qui ne sont pas encartées avec des adhérents militants de la France Insoumise avec des socialistes et à l'intérieur de ma famille politique avec encore une fois des socialistes qui sont plutôt autour de Bernard Cazeneuve d'autres qui sont plutôt autour d'Olivier Faure enfin voilà du coup il y a plusieurs effectivement obédiences au sein même de mon groupe ça ne nous empêche pas de partager évidemment les mêmes combats et notamment les mêmes valeurs donc aujourd'hui voilà moi je suis dans cette majorité là je suis évidemment favorable à l'union de la gauche avec les écologistes donc je suis évidemment plutôt en défense de ce qui a été fait mais aujourd'hui ça n'empêche pas c'est pas parce qu'on est dans une union c'est pas parce qu'on est dans la NUPES qu'on en perd son âme et qu'on en perd son identité donc le parti socialiste est un parti politique il restera un parti politique il restera le parti socialiste et ça ne nous empêchera pas de travailler avec nos partenaires de gauche et nos partenaires écologiques
ça ne vous embête pas du coup que les écologistes partent tout seuls aux européennes ?
ça ne m'embête pas parce que finalement ce n'est pas une surprise et je ne m'attendais pas à autre chose de leur part ils l'ont toujours dit la vraie difficulté c'est plutôt aujourd'hui la question de la France insoumise on ne peut pas partir avec une force politique au niveau européen qui ne partage pas un quart de nos valeurs et qui n'a pas la même vision de l'Europe que la nôtre la logique aurait plutôt voulu que les écologistes et les socialistes partent ensemble parce qu'on a plutôt une vision de l'Europe qui est proche et qui est fédéraliste aujourd'hui avec la France insoumise on n'a quand même pas grand chose en commun sur ces questions européennes et on ne s'assoit pas sur les traités européens au Parti Socialiste on n'est pas comme ça on a des députés européens je prendrais l'exemple d'une locale de l'étape mais c'est Louis Guillaume qui est députée européenne depuis 15 ans qui a toujours milité pour justement que l'Europe soit une force et qui défend bec et ongle les valeurs de l'Union Européenne ce qu'on partage au Parti Socialiste donc voilà pour nous on regrette que les écologistes aillent seuls aux élections européennes on l'entend on en prend acte on fera sûrement de même
d'accord on suivra ça avec attention alors on va se quitter comme on le fait souvent en musique je vous demande toujours de choisir un morceau de musique qu'est-ce qu'il y a dans votre playlist en ce moment que vous écoutez et pourquoi ce morceau que vous avez choisi de Maneskine je crois c'est ça le tube qu'on entend un peu partout en ce moment qu'est-ce que ça vous inspire qu'est-ce que ça vous fait
j'ai entendu il n'y a pas très très longtemps donc c'est Big In je trouve de Maneskine donc j'ai une certaine énergie un certain vent de bonheur de bonne humeur et donc du coup qui met une énergie un enthousiasme et je trouve que dans ces moments un peu difficiles où les élus sont quand même malmenés on n'a pas parlé de Saint-Brévin mais on aurait pu en parler où c'est pas toujours simple et c'est pas toujours facile de se dire mais pourquoi on est là pourquoi on est encore élus et finalement est-ce qu'on serait pas mieux chez soi voilà écouter ça et se dire que ça commence voilà et que voilà on est au retour au nouveau
on va pouvoir aller réfléchir
et prendre un peu de recul voilà j'ai besoin d'avoir un peu d'énergie et de musique autour
et bien on va se quitter avec énergie merci beaucoup Sandrine Runel d'avoir été à notre micro je vous dis à très bientôt pour une prochaine émission au revoir
au revoir
c'était l'invité politique du samedi sur Lyon Première en partenariat avec Lyon Positif la plateforme inspirante des acteurs engagés dans la transition du territoire retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et lyonpositif.fr écoutez votre radio Lyon Première en direct sur l'application Lyon Première lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+.
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Sandrine Runel