Thomas Ménagé : "Nous ne faisons pas confiance à Monsieur Bayrou !" (RMC)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:04OuverteRéponse directe
Vous avez déjà annoncé que vous voteriez contre. Ça veut dire que ça y est, c'est mort ?
- 0:08RelanceRéponse directe
Tous les gouvernements précédents n'ont pas demandé le vote de confiance. Pourquoi Bayrou l'a-t-il fait ?
- 0:43FerméeRéponse directe
Vous ne demandez pas juste le départ de François Bayrou, vous demandez la dissolution.
- 1:15RelanceRéponse directe
François Bayrou a été très dramatique hier. Ça ne vous fait pas réfléchir ? On joue le chaos ?
- 1:42FerméeRéponse directe
Vous en auriez fait ? Les 44 milliards, vous auriez fait quand même 44 milliards ?
- 1:48OuverteRéponse directe
Vous êtes venu avec votre contre-budget ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:19Invité politiqueFait
« Ce que l'on oublie d'expliquer, c'est qu'il n'était pas obligé de le faire. »
- 0:22Invité politiqueFait
« Tous les gouvernements précédents, dès lors qu'ils n'ont pas de majorité, n'ont pas demandé le vote de confiance. »
- 0:26Invité politiqueFait
« Le vote de confiance, c'est pour asseoir la solidarité entre une majorité et un gouvernement. »
- 0:33Invité politiqueFait
« Il n'a pas de majorité. Il est minoritaire. »
- 0:39Invité politiqueFait
« On ne lui fait pas confiance à M. Bayrou et à un gouvernement composé de socialistes, de républicains et de macronistes. »
- 0:52Invité politiqueFait
« Depuis les magouilles, le pseudo-front républicain de l'an dernier, il y a eu une instabilité. »
- 1:46Invité politiqueChiffre
« Voir même encore plus. L'année dernière, on avait fait 13 milliards de plus. »
- 1:51Invité politiqueFait
« Avec le contre-budget que nous avions présenté l'année dernière, qui allait au-delà des attentes. »
- 1:55Invité politiqueFait
« Le problème de ce budget, c'est qu'il mettait des petits coups de rabot. »
- 1:57Invité politiqueFait
« Il augmentait les impôts sur les classes populaires, les classes moyennes, en augmentant l'impôt sur le revenu, en supprimant des jours fériés, en désindexant les retraites, en tapant sur la France qui travaille. »
- 2:45Invité politiqueFait
« On est au mois de septembre. Donc, dans tous les cas, il y aura un budget. »
- 4:07Invité politiqueFait
« M. Bayrou, à aucun moment ne veut faire des économies sur la question de l'immigration, sur la contribution à l'Union européenne. »
- 4:24Invité politiqueFait
« Sur l'immigration, sur le train de vie de l'État, sur l'aide publique au développement, sur aussi une nouvelle manière d'aider les entreprises pour pouvoir créer de la richesse. »
- 5:20Invité politiqueFait
« Marine Le Pen est notre candidate, même si certains veulent l'empêcher d'être candidat à l'élection présidentielle, et Jordan Bardella est notre candidat s'il y avait des élections législatives et une dissolution pour être à Matignon. »
- 6:10Invité politiqueFait
« Aujourd'hui, il y a une volonté d'une partie d'une justice politique et pas tous les juges. »
Temps de parole
- Thomas Ménagé73 %
- Présentateur27 %
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Le Premier ministre qui a annoncé hier qu'il sollicitait donc la confiance des députés dès le 8 septembre prochain. Et vous avez déjà annoncé que vous voteriez contre. Bonjour Thomas Ménager. Bonjour, merci à vous. Vous êtes député, député RN du Loiret. Ça veut dire que ça y est, c'est mort ?
Vraisemblablement. Alors, sauf s'il y a une annonce du Premier ministre, sauf s'il peut retirer cette vote de confiance. Parce que ce que l'on oublie d'expliquer, c'est qu'il n'était pas obligé de le faire. Tous les gouvernements précédents, dès lors qu'ils n'ont pas de majorité, n'ont pas demandé le vote de confiance. Moi, j'ai repris Guy Carcassonne, un constitutionnaliste. Le vote de confiance, c'est pour asseoir la solidarité entre une majorité et un gouvernement. Ça n'a pas de sens. Il n'a pas de majorité. Il est minoritaire. Donc, aujourd'hui, il a fait le choix de demander aux oppositions si on lui faisait confiance. Mais non, on ne lui fait pas confiance à M.
Bayrou et à un gouvernement composé de socialistes, de républicains et de macronistes.
Vous ne demandez pas juste le départ de François Bayrou, vous demandez la dissolution.
Ce n'est pas qu'on la demande, c'est qu'aujourd'hui, quelle autre solution il y a ? Depuis les magouilles, le pseudo-front républicain de l'an dernier, il y a eu une instabilité. On l'avait dit. Il y a une situation très complexe avec trois blocs à l'Assemblée nationale et pas de majorité. Donc, la seule solution dans la Ve République, si on revient encore à nos institutions, c'est de demander aux Français de s'exprimer à nouveau pour dégager une majorité claire et que la France ne soit pas à l'arrêt. Parce que, dans tous les cas, elle est déjà à l'arrêt aujourd'hui.
– La France est en danger. François Bayrou, qui a été très dramatique hier, ça ne vous fait pas quand même réfléchir ? Vous ne vous dites pas « là, on est en train de jouer vraiment le chaos » ?
– C'est vrai qu'il a voulu dramatiser la situation. Clairement, elle est très difficile et il ne faut pas mettre la poussière sous le tapis. Et je pense que l'ensemble de la classe politique, aujourd'hui, a conscience, et les Français aussi, que la situation économique et surtout la situation des finances publiques nécessite des économies structurelles.
– Vous en auriez fait ? Les 44 milliards, vous auriez fait quand même 44 milliards ?
– Voir même encore plus. L'année dernière, on avait fait 13 milliards de plus.
– Vous êtes venu avec votre contre-budget ?
– Avec le contre-budget que nous avions présenté l'année dernière, qui allait au-delà des attentes. Et là, il faut aller encore plus loin. Le problème de ce budget, c'est qu'il mettait des petits coups de rabot. Il augmentait les impôts sur les classes populaires, les classes moyennes, en augmentant l'impôt sur le revenu, en supprimant des jours fériés, en désindexant les retraites, en tapant sur la France qui travaille, la France qui a travaillé. Et donc, avec ces coups de rabot, vous tuez votre économie. C'est-à-dire que vous êtes dans un cercle vicieux négatif, où on va en fait vers le chaos.
– Vous dites, on tapait sur la France qui travaille, mais vous avez peut-être entendu Michel Picon, le représentant des petites et moyennes entreprises. Il était mon invité à 7h10, et il dit que c'est une catastrophe. Catastrophe pour les entreprises qui n'arriveront pas à se projeter, que tout va s'arrêter. Ceux qui devaient faire un emploi, créer un emploi, ceux qui devaient ouvrir une boutique, ceux qui devaient investir, ils vont tout geler. Cette France qui travaille, est-ce que vous n'avez pas peur de la mettre à genoux ?
– Non, ce que je veux rassurer, votre interlocuteur que j'écoutais auparavant, c'est qu'on est au mois de septembre. Donc, dans tous les cas, il y aura un budget. Il y a deux possibilités. Soit il y aura une dissolution, soit éventuellement, si le président de la République le décide, il y aura un nouveau Premier ministre. Et nous, et je pense que l'ensemble des oppositions, du moins les oppositions responsables, peut-être pas la France insoumise qui dit depuis le début, on veut censurer, on veut faire tomber gouvernement…
– Je ne vois pas trop la différence, là, entre la France insoumise et vous.
– Mais absolument pas. Parce que nous, on a écrit, et Marine Le Pen a écrit à François Bayrou au mois de juillet, en lui disant, voilà les problèmes, vous augmentez les impôts, il faut des réformes structurelles, parce qu'en fait, si aujourd'hui, on fait juste des coups de rabot, l'année prochaine, ça sera de pire en pire. Il faut vraiment réformer notre pays. Il n'a pas répondu, il n'a pas reçu les oppositions, il n'a pas reçu les groupes parlementaires. À la différence de…
– Il allait le faire, pardon, mais il allait le faire. – Cette semaine, il y avait des rencontres prévues avec les syndicats, avec les groupes politiques, et il l'a redit hier, il a dit, tout est modifiable, amendable, améliorable.
– Il a aussi dit, je refuse de renoncer à ce plan. Et il a dit, je veux bien qu'on discute de tel ou tel jour férié. Il y avait un autre chemin. Pourquoi demander la confiance quand on n'a pas de majorité ? – C'était quoi l'autre chemin ? – Le chemin, c'était de mettre tout le monde autour de la table.
– Parce que vous auriez censuré, mais tout simplement, vous l'auriez fait dans deux mois, quoi.
– Si le budget correspondait aux attentes des Français, protéger le pouvoir d'achat des Français, améliorer la sécurité, faire des vraies réformes structurelles sur le train de vie de l'État, sur les agences, sur des tabous, M. Bayrou, à aucun moment ne veut faire des économies sur la question de l'immigration, sur la contribution à l'Union européenne. Il y a d'autres choix. Chaque opposition a des contre-propositions. On peut ne pas être d'accord, mais il y a des contre-propositions.
– Vous, les économies, vous les auriez faites sur ce genre de budget, sur l'Union européenne ?
– Sur l'immigration, sur le train de vie de l'État, sur l'aide publique au développement, sur aussi une nouvelle manière d'aider les entreprises pour pouvoir créer de la richesse. Parce que si on ne fait pas grossir le gâteau, si on n'augmente pas aussi ses richesses, on ne peut pas mieux la répartir et on ne peut pas améliorer nos services publics et réduire notre dette.
– Vous ne souteniez pas le fameux mouvement tout bloqué du 10 septembre. Est-ce que vous pensez de toute façon qu'il est mort-né ?
– Vraisemblablement, je pense que les gens ne se mobiliseront pas dès lors que M. Bayrou sera parti. Rien dit par contre qu'ils ne se mobiliseront pas demain si les mêmes causes produisent les mêmes effets, s'il y a un nouveau Premier ministre, voire même le même Premier ministre, on ne sait pas ce qui peut être décidé par le Président de la République qui repropose le même plan. Nous, ce n'est pas qu'on ne soutenait pas, on soutenait la philosophie de dire « ras-le-bol des impôts quand on est déjà dans un enfer fiscal » mais on ne voulait pas la bordélisation de notre pays comme l'extrême-gauche.
– Dissolution donc, c'est ce que vous demandez aujourd'hui puisque vous estimez que c'est la seule solution. Ça veut dire que Jordan Bardella est toujours votre candidat au poste de Premier ministre.
– Aujourd'hui, Marine Le Pen est notre candidate, même si certains veulent l'empêcher d'être candidat à l'élection présidentielle, et Jordan Bardella est notre candidat s'il y avait des élections législatives et une dissolution pour être à Matignon. Et c'est pour ça que j'ai envie de rassurer les entreprises, tous ceux qui s'inquiètent, s'il y a eu des élections dans un mois, nous en fin d'année, on donnera aujourd'hui un cap, on fera des économies structurelles et on ne tapera pas sur les Français qui travaillent.
– Vous êtes déjà en campagne en fait ?
– Mais on le savait dès le premier jour, quand des députés de la France insoumise se sont retirés pour des candidats macronistes, quand des LR se sont retirés pour des candidats d'extrême-gauche et qu'on est arrivé dans cette instabilité, on savait très bien qu'à un moment, il faudrait retourner aux urnes et on prépare 2027 parce que les Français n'en peuvent plus et veulent un changement de cap, ce que n'a pas fait François Bayron.
– Et quand vous dites « certains voudraient l'en empêcher », vous parlez des juges.
– Aujourd'hui, il y a une volonté d'une partie d'une justice politique et pas tous les juges. Vous savez, la majorité des magistrats dans notre pays font leur travail avec beaucoup de courage et avec des conditions qui sont souvent difficiles, mais il y a quelques orientations politiques, on le sait avec le syndicat de la magistratire, avec un certain nombre, qui veulent en faire de faire de la politique plutôt que de la justice. – Merci Thomas Ménager d'avoir répondu à mes questions ce matin, député Rassemblement National du Loiret.
Thomas Ménagé