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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 19 octobre 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & électionsSolidarités & famille

Violences du 17 octobre, intervention d'Emmanuel Macron... Le "8h30 franceinfo" de Frédéric Péchenard

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteRéponse directe

    On apprend que Laurent Nunez a présenté sa démission à Emmanuel Macron à la suite des violences survenues samedi. Démission refusée. Est-ce que ce n'est pas du bon sens que de refuser une démission alors que le pays traverse une crise sécuritaire ?

  • 1:16RelanceRéponse directe

    C'est un sursis selon vous ?

  • 1:39OuverteRéponse directe

    Vous dites que Laurent Nunez connaît très bien la maison. Et pourtant, on va voir quel bilan vous faites de ce week-end, mais certains parlent de fiasco.

  • 2:38RelanceRéponse partielle

    Mais on peut connaître très bien la maison, être un ancien, avoir dirigé la police pendant des années, et ne pas anticiper ce genre de choses. Comment on en arrive là ?

  • 4:39RelanceRéponse partielle

    Vous dites qu'il y a un problème de renseignement. Le problème semble cerner. Mais comment ça se fait ? On arrive en général assez bien à anticiper déjà le nombre de manifestants. Là, ça n'a pas été le cas, ça a été très largement sous-estimé.

  • 6:24RelanceRéponse directe

    Parce que l'anticipation, je vais vous donner les chiffres quand même : les autorités avaient évalué à un peu moins de 200 000 personnes les manifestants en France la veille de la mobilisation. Et finalement, 550 000 personnes selon le ministère de l'Intérieur. Comment c'est possible ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:13Locuteur non identifiéFait
    « C'est un aveu d'échec. »
  • 2:51Locuteur non identifiéFait
    « Le trou, en fait, ça a été le renseignement. »
  • 3:20Locuteur non identifiéFait
    « Concrètement, on avait, en même temps, et c'est ça qui est extrêmement difficile, en même temps, des manifestants qui ont manifesté, d'ailleurs, c'est passé complètement à l'as, leur manifestation, mais des manifestants qui venaient juste pour manifester, ce qui est un droit constitutionnel. »
  • 3:39Locuteur non identifiéFait
    « Par ailleurs, vous avez des militants de l'ultra-gauche qui sont venus pour casser, pour attaquer des policiers, etc. »
  • 4:16Locuteur non identifiéFait
    « Là, ils ont agi de manière complètement différente, c'est-à-dire qu'ils étaient en début de cortège et pas dans le cortège. »
  • 5:05Locuteur non identifiéFait
    « Le trou dans la raquette, il est probablement, en partie, dans les difficultés juridiques qu'il y a pour les services de renseignement à procéder à des interceptions techniques. »
  • 7:21Locuteur non identifiéFait
    « Aujourd'hui, notre service d'enseignement territorial n'a pas possibilité d'avoir un accès aux messageries cryptées. »
  • 10:24Locuteur non identifiéFait
    « Le plus difficile qu'on ait vu jusqu'à présent c'était les Gilets jaunes. »
  • 10:41Locuteur non identifiéFait
    « Je pense à la maison de mon ami Vincent Jean-Brun qui était à l'époque maire de la Lirose qui a été incendiée alors que sa femme et ses deux enfants étaient à l'intérieur. »

Temps de parole

  • Locuteur non identifié70 %
  • Présentateur13 %
  • Invité13 %
  • ?4 %

≈ 24,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Frédéric Péchenard. Bonjour. Et bienvenue sur France Info. Bonjour Agathe.

0:03
Invité

Bonjour, bonjour Frédéric Péchenard.

0:04
Présentateur

On apprend, Frédéric Péchenard, ce matin que donc Laurent Nunez a présenté sa démission à Emmanuel Macron à la suite des émeutes, des pillages, des violences survenues samedi à Paris, à Lyon, à Marseille et dans d'autres villes de France. Démission refusée par Emmanuel Macron. Est-ce que ce n'est pas du bon sens que de refuser une démission alors que le pays traverse une crise

0:28
Locuteur non identifié

sécuritaire ? Oui,

0:30
Locuteur

oui,

0:30
Locuteur non identifié

bien sûr, je partage tout à fait ça. Le ministre de

0:32
Locuteur

l

0:32
Locuteur non identifié

'Intérieur a été mis en cause hier soir par le président de la République. Assez logiquement, il en a tiré une conclusion, c'était qu'il n'avait plus la confiance du président puisqu'il était mis en cause, ou en tout cas ses services. Il a présenté sa démission, le président l

0:46
Locuteur

'a

0:46
Locuteur non identifié

refusée, ce qui me paraît effectivement une bonne chose. Le ministre de l'Intérieur actuel est un professionnel. Il a servi dans de nombreux postes de policier ou incluant la police et notamment un préfecture de police. Il connaît très bien la maison. Ça serait probablement une erreur de s'en séparer maintenant à quelques mois d'une échéance importante. Le temps que le nouveau ministre de

1:10
Locuteur

l

1:10
Locuteur non identifié

'Intérieur se mette au niveau, enfin bon bref, ce n

1:12
Locuteur

'est

1:12
Locuteur non identifié

pas une bonne idée. Et je pense que c'est bien que sa démission ait été refusée. C'est un sursis selon vous

1:18
Locuteur

? Emmanuel Macron,

1:20
Présentateur

en tout cas l'Elysée, dit compte tenu de la nécessité d'un commandement continu des forces de l'ordre dans le contexte actuel. On sent bien que ce n

1:25
Locuteur

'est

1:25
Présentateur

pas une confiance aveugle.

1:28
Locuteur

C

1:28
Locuteur non identifié

'est-à

1:28
Locuteur

-dire

1:28
Locuteur non identifié

que je pense que le président de la République est prudent et que comme on ne sait pas exactement comment les choses vont tourner, il se laisse une marge de manœuvre. A priori, tout de même, c'est une équipe qui devrait aller jusqu'à l'élection présidentielle.

1:39
Invité

Ça, c'est ce que vous pensez. C'est intéressant parce que vous dites que Laurent Nunez connaît très bien la maison. Et pourtant, on va voir quel bilan vous faites de ce week-end, mais certains parlent de fiasco. Et le ministre de l'Intérieur a reconnu ceci sur France Inter tout à l'heure.

1:54
Locuteur non identifié

Oui, samedi, dans certaines grandes villes. Vous ne pouvez pas regarder des commerçants en face quand vous avez des centaines de commerces qui ont été pillés et dire qu'on n

2:01
Locuteur

'a

2:01
Locuteur non identifié

pas perdu le contrôle sur certaines de ces grandes villes.

2:03
Locuteur

Mais vous vous rendez compte ? On

2:05
Invité

a perdu le contrôle sur certaines grandes villes. Frédéric Pêchenard, quel aveu d'échec ? C'est rare qu'un ministre de l'Intérieur en arrive là

2:12
Locuteur

?

2:12
Locuteur non identifié

Oui, c'est un aveu d'échec.

2:13
Locuteur

Et

2:13
Locuteur non identifié

puis c'est un constat. Moi, je suis parisien, j'habite Paris, j'ai vu ce qui s'était passé ce week-end, et y compris hier soir, après la journée de samedi,

2:21
Locuteur

y

2:21
Locuteur non identifié

compris hier soir, qui a continué. On a vu des émeutiers, on a vu des casseurs à force ouverte, qui sont les rois dans les rues de Paris. Oui, bien sûr, c'est un constat d'échec du ministère de l'Intérieur.

2:32
Invité

Mais on peut connaître très bien la maison, être un ancien, avoir dirigé la police pendant des années, et ne pas anticiper ce genre de choses. Comment on en arrive là ?

2:42
Locuteur non identifié

D'abord, la preuve, c'est que c'est effectivement ce qui s'est passé, donc c'est possible. Alors après, si on essaye de réfléchir un petit peu à comment c'est possible, on voit bien que le trou, en fait, ça a été le renseignement. Je crois qu'il y a plusieurs personnes qui l'ont dit, mais fondamentalement...

2:58
Locuteur

Ça a commencé

2:58
Présentateur

par Emmanuel Macron lui-même, d'ailleurs, ce matin. Oui.

3:01
Locuteur non identifié

Mais le trou,

3:03
Locuteur

ça

3:03
Locuteur non identifié

a été le renseignement. Alors, je ne suis certainement pas là pour donner des bons points ou des mauvais points, pour dire qu'ils ont eu tort, qu

3:08
Locuteur

'ils

3:08
Locuteur non identifié

ont eu raison. Ce n

3:09
Locuteur

'est

3:09
Locuteur non identifié

pas quelque chose qui est facile, mais c'est absolument nécessaire, quand vous avez

3:14
Locuteur

une

3:15
Locuteur non identifié

nébuleuse comme ça, d'avoir un renseignement important et précis. Concrètement, on avait, en même temps, et c'est ça qui est extrêmement difficile, en même temps, des manifestants qui ont manifesté, d'ailleurs, c'est passé complètement à l'as, leur manifestation, mais des manifestants qui venaient juste pour manifester, ce qui est un droit constitutionnel. La police est là pour protéger, ça fait du maintien de l'ordre, pour protéger la manifestation. Voilà, c'est une chose. Par ailleurs, vous avez des militants de l'ultra-gauche qui sont venus pour casser, pour attaquer des policiers, etc.

Et enfin, là-dessus, c'est aussi quelque chose d'assez classique, des casseurs, des casseurs en très grand nombre qui ont pillé des magasins.

3:53
Locuteur

Ce

3:53
Locuteur non identifié

qui est très différent par rapport à d'habitude, si j'ose dire, c'est que jusqu'à présent, les militants de l'ultra-gauche, qu'on appelle les Black Blocs, ils étaient à l'intérieur de

4:02
Locuteur

la

4:02
Locuteur non identifié

manifestation, protégés à l'intérieur de

4:05
Locuteur

la

4:05
Locuteur non identifié

manifestation, et puis ils sortent de la manif pour attaquer les policiers, pour frapper, pour mettre le feu, puis ils rentrent dans la manifestation pour être à nouveau protégés. Ce qui fait que toutes les difficultés arrivent généralement en fin de cortège.

4:16
Locuteur

Et

4:17
Locuteur non identifié

là,

4:17
Locuteur

ils

4:18
Locuteur non identifié

ont agi de manière complètement différente,

4:20
Locuteur

c'est

4:20
Locuteur non identifié

-à

4:20
Locuteur

-dire

4:20
Locuteur non identifié

qu'ils étaient en début de cortège et pas dans le cortège.

4:23
Invité

Dès la place de la République,

4:24
Locuteur

il y a

4:25
Invité

eu

4:25
Locuteur

des... Tout de suite.

4:26
Locuteur non identifié

Avant même que le cortège soit là, il y

4:27
Locuteur

a

4:27
Locuteur non identifié

eu des multiples groupes qui se sont constitués d'ailleurs un peu partout dans Paris, et évidemment, la réponse policière a tardé à venir, a été incomplète

4:37
Locuteur

parce qu

4:37
Présentateur

'elle n'était pas prévue. Alors justement, moi c'est ça que je n'arrive pas bien à comprendre. Vous dites, il y

4:42
Locuteur

a

4:42
Présentateur

un problème de renseignement,

4:44
Locuteur

et

4:44
Présentateur

effectivement, d'autres personnes l'ont dit, etc. Le problème semble cerner. Mais comment ça se fait ? On arrive en général assez bien à anticiper déjà le nombre de manifestants. Là, ça n'a pas été le cas, ça a été très largement sous-estimé. Et à envisager les actions violentes. Le renseignement a parlé du risque d'actions violentes. Mais pourquoi on n'y est pas arrivé ? Il est où le trou dans la raquette ? Le trou

5:04
Locuteur non identifié

dans la raquette, il est probablement, en partie, dans les difficultés juridiques qu'il y a pour les services de renseignement à procéder à des interceptions techniques. Concrètement, aujourd'hui, vous avez par exemple sur Paris, puisque c'est un sujet que je connais particulièrement, je suis élu de la région, mais je suis aussi élu parisien, vous avez des caméras de vidéoprotection, un petit peu partout, mais nous n'avons pas le droit d'avoir de l'intelligence artificielle. C'est-à-dire que les gens qui regardent les caméras sont obligés de regarder toutes les caméras en même temps. L'intelligence artificielle qu'on avait eue, on avait eu l'autorisation... Vous

5:38
Locuteur

parlez quoi de la reconnaissance

5:39
Locuteur non identifié

faciale

5:39
Locuteur

? Non, non,

5:39
Locuteur non identifié

pas du tout. L'intelligence artificielle, nous avions eu l'autorisation, pendant les Jeux Olympiques, de le faire. C'est-à-dire, il se passe quelque chose, par exemple, des gens qui courent, par exemple, des gens qui tombent, par exemple, un... Mais

5:52
Locuteur

ça, ça n'aurait pas

5:52
Invité

permis d'anticiper

5:53
Locuteur

davantage,

5:54
Invité

Frédéric.

5:55
Locuteur non identifié

Laissez-moi terminer. Un colis abandonné, et à ce moment-là, ça vient directement devant l'opérateur, qui donc peut réagir immédiatement. Oui, d'accord. Nous avions demandé, nous, républicains, nous avons demandé la continuation de cette expérimentation, qui a été arrêtée, puis finalement a été revotée pour les Jeux Olympiques d'hiver. Mais on voit bien qu'il

6:16
Locuteur

y

6:16
Locuteur non identifié

a une première difficulté. On a besoin de ces caméras, il y

6:19
Locuteur

en

6:19
Locuteur non identifié

a besoin d'intelligence artificielle, pour pouvoir savoir ce qui se passe en temps réel.

6:23
Locuteur

Ça, c'est

6:24
Invité

en temps réel. Parce que l'anticipation, je vais vous donner les chiffres quand même, parce que les autorités avaient évalué à un peu moins de 200 000 personnes, les manifestants, en France, la veille de la mobilisation. Et encore, c'était une prévision qui venait d'être revue à la hausse, parce que à la base, c'était encore moins. Et finalement, 550 000 personnes, selon le ministère de l'Intérieur, versus 200 000 anticipées. Donc, comment c'est possible, pour reprendre la question d'Adrien, de se tromper à ce point ?

6:50
Locuteur non identifié

Alors,

6:50
Locuteur

l

6:50
Locuteur non identifié

'autre chose...

6:52
Locuteur

Après, ça

6:53
Locuteur non identifié

ne nous a pas échappé, que je ne suis plus directeur général de la police, et que je n

6:56
Locuteur

'ai

6:56
Locuteur non identifié

pas accès, comme tout un tas de personnes...

6:59
Locuteur

Vous savez

6:59
Présentateur

comment ça fonctionne

6:59
Locuteur

? Je sais comment ça fonctionne,

7:01
Locuteur non identifié

mais je n'ai pas accès à ce qu'ils écrivent, ni avant, ni après. Donc, je ne peux que supputer. Ce que je sais, c'est que, par exemple, pour travailler sur les Black Blocs, ou les casseurs, ils sont organisés d'une façon en nébuleuse, si vous voulez, il n

7:15
Locuteur

'y a

7:15
Locuteur non identifié

pas vraiment de chef, c'est nébuleuse, et ça transite beaucoup par les réseaux sociaux, et notamment par les messageries cryptées. Aujourd'hui, notre service d'enseignement territorial n'a pas possibilité d'avoir un accès aux messageries cryptées. Ce qui est un sujet, voilà. Pour

7:29
Locuteur

vous, il faut donner

7:30
Invité

aussi plus de moyens ?

7:31
Locuteur non identifié

Si on veut que la police soit efficace, il faut lui donner des moyens. Si on veut que le renseignement soit efficace,

7:36
Locuteur

il

7:36
Locuteur non identifié

faut lui donner des moyens. Là, visiblement,

7:38
Locuteur

c'est

7:38
Locuteur non identifié

ce que je pense en tout cas, les moyens ont péché. Vous savez, je trouve qu

7:42
Locuteur

'il

7:42
Locuteur non identifié

y

7:43
Locuteur

a

7:43
Locuteur non identifié

beaucoup de critiques en ce moment sur la police, et moi je suis venu sur votre antenne, notamment pour défendre la police, parce que je trouve que c'est une institution remarquable qui mérite d'être défendue, mais à chaque fois qu'il y a des difficultés comme ça, je pense au dictionnaire des idées reçues de Flaubert, la police s'y a marqué « a toujours tort ». Voilà, c'est un petit peu ça qui peut

8:02
Locuteur

être un peu pénible. Et on va parler des

8:03
Invité

policiers qui sont mis en cause, mais vous nous disiez que là, c'était assez inédit parce que les Black Blocs étaient intervenus dès le début du cortège.

8:10
Locuteur

Absolument, cette stratégie est nouvelle, et probablement la

8:14
Locuteur non identifié

prochaine fois, la police ne se laissera pas surprendre de cette façon-là.

8:17
Invité

Qu'est

8:17
Locuteur

-ce

8:17
Invité

qu'on fait face à cela ? Parce que le Président, justement, demande à Laurent Nunez, au plus vite sur le terrain, de nouveaux modes d'action contre les casseurs,

8:23
Locuteur

qu

8:24
Invité

'est-ce qu'on peut faire pour mieux cerner ce nouveau type de mobilisation ?

8:29
Locuteur non identifié

Je vous dis, il faut avoir... Il faut plusieurs choses pour réussir quelque chose dans la police. Il faut d'abord des moyens. Bien sûr, c'est important, des moyens humains, des moyens techniques. Et puis, il faut une volonté politique forte.

8:41
Locuteur

Vous

8:41
Locuteur non identifié

ne pouvez pas faire du en même temps tout le temps. Vous ne pouvez pas, le lundi, reprocher à la police son manque d'empathie et le mardi, expliquer que la police n'est pas assez présente et pas assez

8:50
Locuteur

dure. C

8:50
Présentateur

'est

8:50
Locuteur

vraiment

8:50
Présentateur

ça à jouer, le fait que certains le disent, Emmanuel Macron, avec ces mots sur la police,

8:55
Locuteur

ça

8:55
Présentateur

manquait d'empathie face au mouvement des lycéens. Ça, vraiment, ça joue dans la doctrine mise en place par le ministre de l'Intérieur pour la journée de

9:02
Locuteur

17 ? Je

9:03
Locuteur non identifié

sais une chose pour avoir été policier pendant plus de 30 ans, c'est que la police a besoin d'avoir des ordres clairs. Voilà. Des ordres républicains, des ordres qui sont naturellement, il ne

9:12
Locuteur

s

9:12
Locuteur non identifié

'agit pas d'accepter des ordres qui ne seraient pas acceptables, mais des ordres clairs. On fait, on ne fait pas, on y va, on n'y va pas. Et vous savez, ce qui est difficile, c'est que quand vous êtes en action de police, c'est vrai pour le maintien de l'ordre,

9:24
Locuteur

c

9:24
Locuteur non identifié

'est vrai également en police judiciaire, c'est vrai lors d'un contrôle d'identité, quand vous êtes en action de police et que ça se passe mal, vous avez généralement une seconde, deux secondes pour réagir, pour réfléchir. Et après, vous avez des gens qui sont confortablement assis dans leur fauteuil, comme moi aujourd'hui, qui vont disserter à l'infini sur ce qu'il aurait fallu faire, etc. Alors que le policier sur le terrain ou la policière, ils sont obligés d'avoir une réaction qui est immédiate et qui parfois peut être maladroisse, voire illégale. Simplement,

9:51
Présentateur

sur les nouveaux modes d'action sur lesquels Agathe vous a interrogé, certains évoquent de nouvelles manifestations possibles dans les prochains jours. Le maire de Lyon qui était ce matin sur France Info, Grégory Doucet, nous confiait qu'il craignait que de potentielles émeutes se poursuivent. Est-ce qu'il est possible d'inverser la vapeur, de mettre en place un certain nombre de décisions, de moyens, rapidement, dans

10:15
Locuteur non identifié

les tout prochains jours ? Bien sûr, mais on l'a vu alors on a malheureusement pas mal d'expériences depuis dix ans dans le domaine du maintien de l'ordre difficile. Le plus difficile qu'on ait vu jusqu'à présent c'était les Gilets jaunes. Pourquoi ? D'abord les Gilets jaunes ont été un mouvement qui a été extrêmement violent à certains moments et à certains endroits mais qui surtout a duré dans le temps tous les samedis pendant un an. Et puis on a eu les émeutes de 2023. Je vous rappelle que des mairies aussi ont été incendiées.

Je pense à la maison de mon ami Vincent Jean-Brun qui était à l'époque maire de la Lirose qui a été incendiée alors que sa femme et ses deux enfants étaient à l'intérieur. Donc on voit bien que malheureusement la police a l'habitude de ce genre de choses. Bien sûr on va reprendre la main. Je n

10:58
Locuteur

'ai

10:58
Locuteur non identifié

aucun doute là-dessus. Je suis inquiet des six mois à venir parce que je ne comprends pas bien cette agitation sociale maintenant alors qu'on est dans une démocratie. Une démocratie c'est un endroit où on vote et quand on a voté on change les choses. On l'a vu au cours des dernières années. Dans six mois il y

11:16
Locuteur

a

11:16
Locuteur non identifié

l'élection présidentielle dans sept mois il y aura une élection législative donc les cartes politiques vont être complètement rebattues. Donc on peut être très hostile au président de la République mais de toute manière dans six mois il ne

11:25
Locuteur

le sera plus. Vous

11:26
Invité

dites que vous êtes inquiet alors que vous avez quand même de la bouteille et que vous avez dirigé la police pendant des années aujourd'hui vous êtes inquiet.

11:31
Locuteur non identifié

Oui d'abord quand vous êtes policier par définition vous êtes toujours inquiet. Moi un policier qui me dirait tout va bien je ne

11:37
Locuteur

suis

11:37
Locuteur non identifié

pas inquiet ça ça m'inquiéterait encore plus. Donc je ne suis plus policier mais je travaille d'ailleurs toujours dans la réserve de la police nationale

11:46
Locuteur

mais

11:46
Locuteur non identifié

je pense qu'un chef policier il doit être inquiet en permanence parce qu'il doit être il doit voir les signaux faibles les montées en puissance des difficultés et autres. Mais quand même là je suis inquiet parce que je trouve qu'on a eu par rapport à ce qui a été prévu mais même par rapport à ce que moi je pouvais penser on a eu un nombre je ne

12:04
Locuteur

parle

12:04
Locuteur non identifié

pas des manifestants pacifiques une fois de plus ceux-là je les mets complètement de côté ils ont le droit de manifester ils manifestent c'est très bien

12:11
Locuteur

ils

12:11
Locuteur non identifié

sont protégés par la police et c'est parfait mais que ce soit ce qu'on appelle communément les black box c'est-à

12:16
Locuteur

-dire

12:16
Locuteur non identifié

la mouvance de l'ultra gauche ou que ce soit les casseurs j'ai été impressionné par leur nombre

12:21
Locuteur

et

12:22
Locuteur non identifié

par le fait que ça ait touché Paris Lyon-Marseille j'ai envie de dire comme d'habitude mais également des villes beaucoup plus petites à Orléans j'avais le préfet d'Orléans au téléphone parce que c'est un vieil ami et il me disait mais ils ont attaqué la préfecture à Limoges qu'est-ce qu'il y

12:37
Locuteur

a

12:37
Locuteur non identifié

de plus absurde que d'aller brûler une mairie la mairie c'est quoi c'est la maison du peuple les maires ils viennent d'être élus ils ont été élus par on est dans une république dans une démocratie ils ont été élus dans la mairie vous allez vous marier vous allez déclarer la naissance de votre enfant vous avez fait un certain nombre de choses quel sens ça a de brûler une mairie si ce n'est la volonté de tout casser et de tout détruire ce qui je trouve inquiétant à quelques mois d'une double action présidentielle et

13:02
Présentateur

législative vous restez avec nous Frédéric Pechenard question qu'on va vous poser juste après l'info en une minute l'état d'urgence proposé par Bruno Retailleau de chez vous d'ailleurs des républicains est-ce que ça a du sens est-ce que ça peut être efficace on voit ça donc juste après le rappel des titres

13:24
Locuteur

avec

13:25
Invité

Frédéric Pechenard vice-président de la région Île-de-France chargée de la sécurité ancien directeur de la police nationale on va parler de la réponse du président qui a pris la parole hier vous allez nous dire si c

13:36
Locuteur

'est

13:36
Invité

à la hauteur des enjeux mais d'abord hier de nouveau heure ont eu lieu place de la république la CRS8 qui est spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines a été engagée vous êtes membre de LR le patron de votre parti Bruno Retailleau demande l'état d'urgence est-ce qu'il faut en arriver là selon vous

13:55
Locuteur non identifié

oui

13:56
Locuteur

oui

13:57
Locuteur non identifié

je crois que Bruno Retailleau a eu raison j'ai été un peu déçu par la locution du président hier qui finalement n'a pas dit grand chose une fois la seule chose qu'il est dit c'est qu

14:06
Locuteur

'il

14:06
Locuteur non identifié

a réclamé des peines très sévères pour les manifestants mais il n'a aucune capacité à influer sur le cours de la justice les magistrats jugeront en leur âme et conscience et certainement pas en fonction des instructions du président de la république

14:18
Locuteur

l

14:18
Invité

'état d'urgence c'est un régime d'exception oui

14:20
Locuteur

c'est un régime d

14:21
Locuteur non identifié

'exception qui peut durer 12 jours avant donc l'idée c'est d'avoir que ce soit quelque chose d'assez court mais pendant ce temps-là le ministre intérieur et les préfets ont des pouvoirs un peu plus importants c'est pas dément mais un peu plus importants

14:36
Invité

perquisition administrative sans l'autorisation d'un juge

14:38
Locuteur

interdiction

14:39
Invité

de se déplacer interdiction de manifester voilà

14:41
Présentateur

des choses comme ça ça apporterait quoi de plus pardonnez-moi que la possibilité d'ores et déjà pour les préfets en lien avec les maires d'interdire certains rassemblements c'est un peu plus c'est un peu plus d'abord

14:51
Locuteur non identifié

il y

14:51
Locuteur

a

14:51
Locuteur non identifié

un aspect psychologique qui est important je pense qu'il faut il faut marquer les esprits là on a des ça c'est de

14:55
Locuteur

la

14:56
Locuteur non identifié

communication oui mais la communication c

14:58
Locuteur

'est

14:58
Locuteur non identifié

quelque chose qui est important personne ne peut dire le contraire surtout pas vous ici mais on a quand même des villes qui sont sinistrées avec des gens qui ont eu peur des commerçants qui ont tout perdu on peut dire que c'est pas grave c'est que des choses matérielles mais quand même il y a quelque chose qui est très important et je pense que décréter l'état d'urgence même pour quelques jours ça montre que l'état prend en compte ce qui s'est passé et puis ça permet quand même de faire des choses qu'on ne peut pas faire au quotidien par exemple interdire à certaines personnes d'aller dans une manifestation des gens qui sont connus pour leur violence etc on leur interdit de venir moins ils sont nombreux sur place plus c'est simple ensuite cette

15:36
Locuteur

option

15:37
Invité

elle a été discutée il

15:38
Locuteur

y a

15:38
Invité

Frédéric Péchenard juste l'état d'urgence est-ce qu'on aurait les moyens de le faire respecter quand on voit que le ministre de l'Intérieur reconnaît avoir perdu le contrôle samedi aujourd'hui on met en place un état d'urgence s'il n

15:48
Locuteur

'est

15:48
Invité

pas respecté qu'est-ce

15:48
Locuteur

qui se passe ? écoutez

15:49
Locuteur non identifié

moi je l'ai connu en 2005 ça a été fait

15:52
Locuteur

pendant les

15:52
Locuteur non identifié

émeutes de banlieue pendant les émeutes de banlieue j'étais policier à ce moment-là oui ça a permis pendant quelques jours d'avoir un peu plus de moyens pour rétablir l'ordre il faut vous savez quand la cocotte bouille il faut mettre le couvercle dessus et puis il faut surtout baisser baisser la chaleur pour que ça se calme ce qui est important c'est de retrouver une certaine sérénité il

16:13
Locuteur

y a

16:13
Locuteur non identifié

un certain calme mais on voit bien d'ailleurs qu'il y a quand même des choses qui me choquent horriblement d'abord les slogans les slogans de la France insoumise qui c'est la police tue c'est insupportable c'est inadmissible parce que d'abord c'est pas vrai mais à force de le répéter il y

16:31
Locuteur

a

16:31
Locuteur non identifié

des gens qui vont finir par le croire il y a eu des slogans déjà absurdes voire honteux je me souviens en mai 68 j'étais petit mais j'ai quand même le souvenir CRS SS voilà un slogan qui était parfaitement absurde comparer les CRS à la SS c'est une méconnaissance

16:48
Locuteur

le

16:48
Locuteur non identifié

moins qu

16:48
Locuteur

'on

16:48
Locuteur non identifié

puisse dire c'est que c'est une méconnaissance

16:50
Présentateur

historique là ce n'est pas tant la difficulté du moment la difficulté c'est surtout qu'il y avait une absence de force de l'ordre dans un certain nombre de centres-villes

16:57
Locuteur

je ne

16:57
Locuteur non identifié

suis pas d'accord la difficulté c'est qu

16:59
Locuteur

'on

16:59
Locuteur non identifié

voit bien qu'il y a un parti politique qui

17:01
Locuteur

est

17:01
Locuteur non identifié

la France Insoumise qui fait tout pour attiser souffler sur les braises la police tue c'est une première chose qui doit être absolument mensongée vous savez

17:09
Locuteur

vous

17:09
Locuteur non identifié

allez vous en souvenir

17:11
Locuteur

la

17:11
Locuteur non identifié

police parisienne sur les manifestations à Paris

17:13
Locuteur

la

17:14
Locuteur non identifié

dernière personne qui est morte lors d'une manifestation à Paris il y a plusieurs milliers de manifestations chaque année tout le monde s'en souvient c'est Malik Ousekine en 86 en 86 c'était il

17:24
Locuteur

y

17:24
Locuteur non identifié

a 40 ans et les deux policiers qui l'ont frappé sont passés aux assises voilà donc ça fait 40 ans et je m'en réjouis ça fait 40 ans qu'il y

17:33
Locuteur

a

17:33
Locuteur non identifié

des manifestations à Paris et particulièrement extrêmement violentes et notamment hier sans qu'elles morts pourquoi ? parce que la police française ou la gendarmerie française leur mantra en termes de maintien de l'ordre c'est zéro mort c

17:46
Locuteur

'est pour ça c'est pour ça que vous voyez

17:47
Locuteur non identifié

des policiers qui reculent parfois c'est pour ça que vous voyez des scènes de chaos où on laisse passer laisse faire parce que la priorité absolue qu'on a d'ailleurs réussi à faire que la police a réussi à tenir ce week-end c'est pas de mort je rappelle quand même si

18:04
Présentateur

on globalise un petit peu que ce soit sur le 17 octobre ou sur le mouvement lycéen l'IGPN est quand même saisi à plusieurs reprises il y a notamment le cas d'une jeune femme qui a perdu son oeil à Toulouse quelqu'un un lycéen qui a eu la main arrachée du

18:21
Locuteur

côté de Lens c

18:22
Présentateur

'est normal

18:23
Locuteur

1000 policiers blessés il faut le préciser par ailleurs plus de

18:26
Présentateur

200 lycéens blessés pardonnez-moi je termine juste ma question est-ce

18:28
Locuteur

qu

18:29
Présentateur

'il n

18:29
Locuteur

'y

18:29
Présentateur

a quand même pas globalement un problème alors peut-être que ça vient de la violence aussi mais aussi du maintien de l'ordre en France est-ce qu'il ne

18:35
Locuteur

faut

18:35
Présentateur

pas remettre à plat certaines choses

18:36
Locuteur

?

18:37
Locuteur non identifié

d'abord moi je ne donne pas de satisfaits site et je ne fais pas de catégorie de victimes il y a des victimes

18:43
Locuteur

il

18:43
Locuteur non identifié

y

18:43
Locuteur

a

18:43
Locuteur non identifié

beaucoup de policiers qui ont été blessés

18:45
Locuteur

c

18:45
Locuteur non identifié

'est insupportable il y a beaucoup d'enfants qui ont été blessés pas toujours par la police d'ailleurs c'est insupportable vous savez les policiers et les policières

18:53
Locuteur

ce

18:53
Locuteur non identifié

ne

18:53
Locuteur

sont

18:53
Locuteur non identifié

pas des robots ce ne

18:54
Locuteur

sont pas

18:54
Locuteur non identifié

des gens qui sont derrière leur bouclier toute la journée ils ont une famille

18:58
Locuteur

ils

18:58
Locuteur non identifié

ont des enfants ils ont des enfants qui vont au lycée ils ont des enfants qui vont au lycée et qui vont manifester

19:04
Locuteur

tant

19:04
Locuteur non identifié

que les enfants manifestaient devant les lycées sans violence sans débordement il ne s'est rien passé parce que la police n'intervenait pas

19:11
Locuteur

j

19:12
Locuteur non identifié

'ai été au lycée Carnot qui est un des lycées dans lequel je suis au conseil d'administration il y

19:17
Locuteur

a

19:17
Locuteur non identifié

des moments qui étaient très calmes les lycéens étaient devant ils laissaient d'ailleurs passer les collégiens et les prépas l'ambiance était bonne enfant il y avait trois policiers dans une voiture qui n'ont pas été et

19:28
Locuteur

tout se

19:28
Invité

passait bien

19:29
Locuteur

mais certains

19:29
Invité

manifestants racontent un autre récit

19:31
Locuteur

et notamment le

19:32
Invité

système des NAS

19:33
Locuteur non identifié

ce qui s

19:34
Locuteur

'est

19:34
Locuteur non identifié

passé il faut revenir au départ ce qui s'est passé c'est qu'il y a des tas d'endroits où des députés des élus de la France insoumise sont venus pour attiser pour souffler sur les braises et c'est à ce moment-là qu'il y

19:45
Locuteur

a

19:45
Locuteur non identifié

eu des ripostes

19:46
Locuteur

vous

19:47
Invité

pensez que c'est LFI qui est responsable des violences auxquelles on assiste

19:50
Locuteur

je pense

19:51
Locuteur non identifié

que ceux qui sont ceux qui portent une lourde je

19:55
Locuteur

ne suis

19:57
Locuteur non identifié

pas manichéen je ne

19:58
Locuteur

vais

19:58
Locuteur non identifié

pas dire c'est 100% mais ceux qui portent une lourde responsabilité dans toutes ces violences actuelles c'est la France insoumise par leur façon de parler par leur façon de dire vous savez les lycéens

20:08
Locuteur

c

20:08
Locuteur non identifié

'est intéressant les lycées qui ne

20:10
Locuteur

vont

20:10
Locuteur non identifié

pas bien aujourd'hui la région Île-de-France Valérie Pécresse a fait des lycées depuis 10 ans un de ses chevaux de bataille les plus importants la région a engagé 7 milliards d'euros pour construire ou rénover des lycées

20:23
Locuteur

à

20:24
Locuteur non identifié

l'heure où je vous parle deux étudiants enfin deux lycéens sur trois travaillent dans un lycée neuf ou rénové et assez curieusement les lycées les plus les plus pourris sont les lycées parisiens

20:34
Locuteur

pourquoi

20:35
Locuteur non identifié

? par exemple le lycée Balzac pourquoi ? parce que ce sont des cités scolaires

20:39
Locuteur

où

20:40
Locuteur non identifié

il

20:40
Locuteur

y a

20:40
Locuteur non identifié

à la fois un lycée et un collège c'est à la mairie de Paris de prendre en charge les collèges mais la mairie de Paris est ruinée elle est en faillite

20:49
Locuteur

les

20:49
Locuteur non identifié

crédits d'ailleurs pour les collèges ont été baissés alors que les crédits à la région pour les lycées ont été augmentés et il n'y a pas d'argent de la mairie pour le faire ce qui fait que la situation des lycées elle n

21:00
Locuteur

'est

21:00
Locuteur non identifié

pas aussi catastrophique qu'on veut nous le faire croire et notamment on voit bien que c'est une attaque politique contre Valérie Pécresse c

21:06
Locuteur

'est un peu

21:06
Locuteur non identifié

ce

21:06
Locuteur

que vous faites

21:06
Locuteur non identifié

aussi à l

21:07
Locuteur

'instant on

21:07
Locuteur non identifié

a

21:07
Locuteur

fait

21:07
Locuteur non identifié

énormément mais je fais de la politique aussi

21:10
Locuteur

le

21:10
Invité

système de NAS Frédéric Péchena le fait d'enfermer les manifestants à un endroit beaucoup de témoignages même des témoignages d'élus de la république parlent de ce système qu'ils déplorent parce que souvent ils n'ont pas d'issue ils ne peuvent pas en sortir et ils se retrouvent à leur corps défendant pris ensuite dans des heures et dans

21:31
Locuteur

des scènes potentiellement dangereuses

21:32
Locuteur non identifié

ça mériterait d'ailleurs d'être réfléchi alors ça c'est une opinion qui est purement personnelle mais je ne suis pas très favorable au NAS pourquoi ? parce que

21:42
Locuteur

quand

21:43
Locuteur non identifié

j'ai suivi l'école de Saint-Syr-aux-Mondeurs des commissaires de police vous savez vous faites des stages un petit peu partout et notamment vous faites des stages en maintien de l

21:51
Locuteur

'ordre

21:51
Locuteur non identifié

moi j'ai choisi la police judiciaire mais j'ai fait quelques stages en maintien de l'ordre et on nous avait appris un certain nombre de choses et notamment qu'il fallait toujours laisser une possibilité de fuite parce que si vous lancez une charge ce qu'on appelle un bon offensif parce qu'en fait souvent les charges ce n

22:07
Locuteur

'est

22:07
Locuteur non identifié

pas fait pour rattraper les gens c'est pour avancer pour faire reculer un petit peu ceux qui sont en face et bien il faut impérativement que cette charge elle se fasse avec derrière un endroit pour s'enfuir on ne charge pas contre un fleuve on ne charge pas contre un mur et la NAS interdit aux gens de partir alors je comprends bien l'intérêt que ça peut avoir

22:23
Locuteur

mais

22:23
Locuteur non identifié

à titre personnel je ne suis pas très favorable à ça parce qu'il y

22:26
Locuteur

a

22:26
Locuteur non identifié

des gens qui effectivement se sont retrouvés nassés qui voulaient rentrer chez eux partir et qui n'ont pas pu le faire voilà

22:32
Locuteur

il

22:32
Invité

est pire qu'ailleurs le maintien de l'ordre à la française il est plus brutal on met en cause certaines armes le LBD les grenades assourdissantes des armes qui ne

22:40
Locuteur

sont

22:40
Invité

pas autorisées d'ailleurs partout dans l'Europe

22:42
Locuteur non identifié

alors moi de ce que j'ai vu je vous parle d'un tout petit mot si vous le voulez bien je vous parle d'un temps qui est un petit peu ancien mais de ce que j'ai vu la police française fait un des maintiens de l'ordre les plus efficaces et les plus comment dirais-je les moins violents que j'ai pu voir dans le monde je le sais parce qu'à l'époque je signais des conventions avec un certain nombre d'états qui ne comprenaient pas comment on faisait du maintien de l'ordre sans tuer personne les dernières émeutes à Los Angeles il

23:08
Locuteur

y

23:08
Locuteur non identifié

a eu 80 morts merci

23:10
Présentateur

merci beaucoup Frédéric Pechner d'avoir été avec nous ce matin sur France Info vice-président de la région Île-de-France chargé de la sécurité vous avez dirigé la police nationale pendant 5 ans merci Agathe on a le plaisir de vous retrouver pour ceux qui nous écoutent à la radio pour les informer dans quelques minutes très bonne journée sur France Info

23:27
Locuteur

on

23:27
Présentateur

a le

23:27
Locuteur

plus