#Direct 🔴 Essence : peut-on freiner la flambée ?
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Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue, c'est Sens Public. On est ensemble pour 90 minutes de débat, chroniques et reportages. 90 minutes deux grands thèmes seulement pour donner à nos experts le temps de donner du sens à l'actualité. Et voici le sommaire de ce 10 septembre. Les prix de l'essence au plus haut depuis 4 ans. Les tarifs du gaz qui vont augmenter de 6 % ce 1er octobre. Les Français souffrent face à cette crise de l'énergie qui n'en finit pas. Comment s'en sort-il ? Que peut faire le gouvernement ? Le blocage des prix proposé par Jean-Luc Mélenchon et Fabien Roussell est-il possible ? Et avec quelle conséquen ? répond à toutes ces questions dans une minute. Et puis dans la seconde moitié de ce sens public, Marine Le Pen qui reprend son parti en main et Jordan Bardella qui
fait comme si tout allait bien. Nous allons mener cette campagne côte à côte. Marine comme candidate au poste de présidente de la République et et moi-même comme candidat au poste de premier ministre. Et je vais donc avec l'ensemble de nos cartes et de nos élus euh mettre évidemment euh l'ensemble de nos moyens à disposition de la campagne de Marine. Mais derrière ce soutien affiché, les tiraillements se multiplient. Marine Le Pen nomme ses proches, euh vire un conseiller probardella et prône un problème économique beaucoup moins libéral que celui de son dauphin. Le président du RN restera-t-il fidèle à sa candidate ? Le ticket Le Pen Bardella a-t-il déjà vécu ? On en débat dans 3/4 d'heure sur ce thème et sur votre pouvoir d'achat. N'hésitez pas à
participer à l'émission, il suffit de flasher ce QR code. On commence avec cette barre fatidique 100 dollars le baril de pétrole. C'est Jérôme Rabier qui nous explique pourquoi les prix flambent de nouveau. Le prix du baril de pétrole flambe au-dessus des 100 dollars et les automobilistes constatent chaque jour les retombées sur les prêts à la pompe et cela pourrait bien durer car ce prix du baril est valable pour une livraison en novembre. Les causes de cet envolé sont en grande partie liée aux tensions internationales qui mettent le marché sous pression en particulier pour le gasoil. C'est la loi de l'offre et la demande. La demande de gasoile mondiale est en hausse avec des raffineries complètement à l'arrêt en Russie, du
produit raffiné qui ne sort plus du D3 d'Ormouse. Déjà, il y a peu de bateaux qui sortent mais c'est essentiellement du brut. Donc c'est c'est la raison pour laquelle le prix du gazoile est particulièrement élevé aujourd'hui. Si le prix du baril brut pèse sur le coût, c'est bien l'explosion du prix des produits raffinés qui pèse encore davantage. Sur le diesel qui nécessite plus de transformation, cela a provoqué une hausse de 60 centimes entre le début de l'année et aujourd'hui. En fait, sur ces 60 centimes, euh 40 centimes viennent du raffinage, 15 centimes du baril de pétrole et les 5 derniers centimes, c'est le une augmentation finalement assez faible, hein, des taxes, une augmentation qui est mécanique puisque la TVA de 20 %
s'applique sur le prix hors taxe. Donc comme le prix hors taxe a augmenté mécaniquement, les taxes sont aussi un petit peu augmenté. Des taxes en plus pour le budget de l'État mais aussitôt perdu par une consommation en berne car plus l'essence est chère moins les français en consomme. Suspendu au revirement internationaux de Donald Trump de l'Iran ou de Vladimir Poutine, la plupart des experts refusent de se projeter sur l'évolution de ces prix dans les prochains mois, même si un scénario à la baisse n'est clairement pas le plus privilégié. Peut-on freiner cette flambée des prix ? Le gouvernement est-il impuissant ? On en débat tout de suite avec Grégory Blanc. Bonsoir, bienvenue. Vous êtes sénateur place publique du Mené Loir et membre de la commission des finances.
Céline Antonin, bonsoir. Bienvenue. Vous êtes économiste, professeur affilié à à Science Po chercheur à l'Institut français l'économie, chercheur associé au Collège de France et vous publiez le pouvoir de la destruction créatrice. C'est aux éditions. Audil Jacob, Grégoryi Carré, bonsoir. Bienvenue. Vous êtes directeur de l'Observatoire de la Consommation. Que choisir ensemble ? C'est l'ancien UFC. Que choir et Steve Jourdin ? Bonsoir Steve. Heureux de vous accueillir sur ce plateau comme éditorialiste pour sens public. Le gouvernement qui a pris une réunion avec les distributeurs se dit défavorable, c'est Ber le ministère de l'économie défavorable à des mesures plus générales. Est-ce qu'il faut Grégorie Blanc augmenter élargir les aides sur le carburant ? Il faut prendre des mesures
significatives, massives et dès à présent. Il y a urgence. Je crois qu'on a un pouvoir qui tergiverse, qui finalement tergiverse et ne bouge pas un peu droit dans ses bottes. On connaît la formule et on sait à quel point ça peut être fâcheux. Mais je faut prendre la mesure en fait de ce qui se passe. Une augmentation de 40 centimes des prix à la pompe, ça représente pour une aide à domicile, comme il y en a beaucoup chez moi en milieu rural notamment qui fait 28h 30h par semaine. 40 centimes à la pompe sur un an, ça représente un 13e mois. Alors, un 13e mois non pas à la hausse, mais un 13e mois à la baisse. Un 13e mois en moins. C'est ça en fait euh la réalité de ce qui se passe dans la population. Donc on est on sort d'une période de vacances, on est encore dans une forme
d'atonie de la population mais moi je crains le pire très très rapidement avec des phénomènes qu'on a pu connaître par le passé. On a connu les gilets jaunes, on parlait de 2 € on était sur 2 € le prix du litre d'essence. Aujourd'hui, si on enlève l'inflation, on arrive dans les mêmes montants avec les mêmes impacts. Donc, il faut vraiment qu'on prenne avec sérieux ce qui se passe avec esprit de responsabilité et que des mesures soient déclenchées rapidement pour baisser significativement ce prix à la pompe 30 40 centimes. On sait que ver comment on verra comment et si c'est possible ou pas. On va on va y revenir. Mais vous vous disiez effectivement, vous prenez l'exemple d'une ménagère mais il y a l'INC qui a fait une étude et qui nous dit que pour près de 5
millions de ménages français 4700000 ça représente effectivement un mois de salaire cette hausse des des prix du carburant. Est-ce que pour autant Cline Antonin il faut revenir à des mesures générales qui avaient quand même coûté très cher ? Oui. Alors là je moi je pense que les mesures générales sont très coûteuses et c'est vrai que quand on se souvient de ce qui avait été fait avec la remise carburant, ça avait coûté euh plus de 7 milliards d'euros en fait. Donc c'est vrai que 7 milliards d'euros, vu le contexte budgétaire dans lequel on se trouve, je pense que c'est compliqué de les financer dans la mesure où on est en train de chercher des économies un peu partout. Donc c'est vrai que autant, je suis d'accord avec vous, il y a quelques professions très ciblées, il y a
quelques ménages sur lesquels il faut avoir des des gestes effectivement, mais je pense que les mesures générales sont très compliquées et d'autant que je comprendrai mal qu'on aide aussi bien enfin je veux dire les gens qui ont pas besoin d'être aidés que ceux qui ont besoin de l'être. Donc je pense que quand on l'avait fait, c'est vrai qu'on l'avait fait un peu dans l'urgence, on l'avait fait en pleine crise énergétique et puis c'est vrai que on l'avait fait aussi parce que en réalité c'est très compliqué. C'est-à-dire que vous pouvez pas vous dire il y a les riches, il y a les pauvres, il y a ce En fait la problématique de la consommation d'énergie, elle dépend par exemple de là où vous habitez, elle dépend d'autres critères et donc c'est très compliqué de cibler.
Il y a des millions de français et de françaises qui nous regardent qui ont pas le choix. Oui, tout à fait. Mais c'est mais c'est très c'est très compliqué de cibler parce qu'on a tendance à penser qu'effectivement il y a les déciles supérieurs de la population mais en fait ça ne dépend pas uniquement de ça et c'est très des supérieurs c'est un peu technique c'est voilà donc c'està-dire les ménages qui sont qui perçoivent le revenu le plus élevé et en fait c'est intradil c'estàd c'est à l'intérieur de ces descils de population que vous avez des inégalités mais je pense que aujourd'hui on a malheureusement pas les moyens de financer des aides générales et donc moi je serai vraiment pour cibler sur les professions qui ont besoin impérativement d'être aidé c'est ce que
fait pour l'instant le gouvernement on écoute la porte-parole qui est aussi ministre de l'énergie. Euh ma mot de Bréon à la sortie du conseil du ministre aujourd'hui. Nous avons décidé évidemment d'être au côté des Français qui travaillent, qui roulent beaucoup et des Français les plus précaires avec ce chèque gros rouleur, on en a beaucoup parlé de 100 € accessible pour 3 millions de français. Une part de ces français, environ 1,5 million de personnes n'ont pas fait la démarche de demander l'aide à laquelle ils ont droit. Et donc, j'invite vraiment l'ensemble de celles et ceux qui nous écoutent et j'essaie de le dire à chaque prise de parole. Allez sur le portail dédié impôt.goo, c'est facile d'accès, ces demandes sont faciles à
réaliser et pour celles et ceux qui ont droit, encore une fois, c'est un vrai coup de main. C'est c'est étonnant quand même ce que dit Ma Brégon Grégory Carré parce que elle nous dit je répète à chaque fois que il y a des aides, ça veut dire qu'elles sont mal calibrées. Alors elle nous dit les Français sont informés puisque je le dis à chaque fois bah c'est étonnant que tous les Français qui puissent en bénéficier fassent pas la demande. Non et ben c'est chaque fois qu'il y a une mécanique he il y a un tarif social aussi pour l'électricité pour le gaz pour l'eau et cetera les ayant droit la plupart ne vont pas entreprendre la démarche. jamais extrêmement simple de toute façon et bon les gens n'ont pas demande même si c'est pas fait pour être compliqué quoi.
Oui, je pense que quelque part il y a quelque chose comme ça. Enfin, il n'arrive pas à faire simple. En tout cas l'état des lieux aujourd'hui c'est que on est parmi les pays qui ont les carburants en Europe les plus élevés et l'écart s'est creusé par rapport à la moyenne européenne et on est un pays où tout le monde le dit le niveau moyenne des revenus maintenant on est passé au niveau de la moyenne européenne, on est plus du tout parmi les pays les plus aisés. Donc la situation elle est assez elle est quand même assez complexe. Si on prend le lit de diesel, c'était au moment du début des bombardements, on était à 1,65 €. Aujourd'hui, on est à 2,30 € c'est 65 centimes par litre. Bon, faut savoir que si voilà pour l'instant il y a pas beaucoup d'aide, les aides sont très ciblées et la
conséquence, on commence à l'avoir d'autres secteurs. Nous, à que choisir, on fait des tests. On fait des tests, on a un site internet. On voit très bien qu'il y a une baisse de consultation de la plupart des tests et on se doute que c'est problème, c'est pas pour nous hein. Le problème c'est on se doute que il y a pas d'achat de l'autre côté. C'est-à-dire que euh les les carburants, l'inflation des carburants est en train de de de fagociter tout le reste de l'économie. Un effet domino sur l'économie. C'est pas un hasard si l'INC aujourd'hui nous annonce que ses prévisions de croissance pour l'année 2026 c'était de 0,7 % ça va être 04 quoi. Ce qui veut dire que l'effort que l'État ve va va peut pas consentir peut-être sur les carburants, de toute façon, il le perra de l'autre côté sur les
recettes de TVA sur d'autres secteurs. D'ailleurs, ça se voit directement dans les carburants. C'est-à-dire que il y a une petite augmentation de la TVA parce que c'est proportionnel en partie au prix du carburant. Mais en fait, c'est pas du tout dans les caisses de l'État que ça rentre parce que les gens sont en train de se serrer la ceinture. Il y a une baisse du trafic, il y a une baisse du trafic autoritier, il y a une baisse de l'achat des carburants et il y a très probablement une contraction de tous les pans de l'économie. Donc là, ils sont en train de faire, on parle de l'état de notre budget quand même dans un instant si vous vouliez intervenir. Non, juste pour réagir à la porte-parole effectivement du gouvernement. On a ce sentiment d'impuissance du gouvernement.
Il y a une impuissance sur les causes effectivement euh des prix, sur les tensions au Moyen-Orient, sur euh sur Hormous, sur le raffinage et cetera. Mais il y a aussi un chiffre qu'il faut rappeler quand même Thomas, c'est que 60 % des prix à la pompe sont constitués de taxes. De taxes donc c'est le levier fiscal et donc il y a une question aussi de volonté politique. Effectivement, volonté politique et marge de manœuvre. Oui, blanc parce que avec une dette un déficit aussi important, c'est plus compliqué. C'est c'est le sujet fondamental. C'est pour ça que moi je j'appelle très rapidement à un PLFR technique, c'est-à-dire un projet de finance rectificative technique sur ce sujet-là parce qu'il y a urgence. Moi, je partage ce que disait Grégory Car. Euh il faut avoir en tête,
ce matin même, j'étais avec un agriculteur 65 km d'anger dans le euh secteur rural profond. Euh il me disait quoi ? 50000 € de pour l'essence en 2025. Cette année, il a une hausse de 60 %. plus 30000 €. Les aides à la pompe, les aides à l'achat dont parle le gouvernement, c'est 1200 € qu'il a touché au mois d'août. 1200 € par rapporté à 30000 € supplémentaires. Alors c'est 30000 sur l'année, 1200 par mois. 300 € depuis début 2026. Oui. D'accord. C'est pas sur l'année pleine. Et 1200 € pas par mois. 1200 € touché. Exactement. Je je dis qu'il y a urgence. Oui, j'entends la complexité et je partage
intellectuellement le raisonnement qui est qui est le vôtre et et les interrogations. Mais aujourd'hui, il y a une urgence sociale dans le pays et il faut qu'on plutôer les aides pour ceux qui en ont le plus besoin plutôt des aides ma fois. Mais je veux bien qu'on rentre dans la complexité mais si on rentre dans la complexité, on voit bien que il y a des personnes, on est dans le non droit ce que dit Maégion parce queà un moment donné comment on rentre dans le dispositif, est-ce qu'on y rentre pas ? et et on voit bien qu'il y a des gens qui restent à la marge et ceux qui restent à la marge sont souvent ceux qui sont d'ailleurs les plus en difficulté. Et donc il faut qu'on ait des mesures simples. Premier point. Deuxième point, si vous me permettez, il faut donc qu'on
ait une mesure d'urgence. Et une mesure d'urgence en disant de manière très claire qu'elle ne va pas rester dans le temps parce que il faut aussi qu'on ait l'esprit de responsabilité, qu'on qu'on indique une temporalité et qu'on insère cette mesure d'urgence dans la nécessaire transition écologique. Alors ça on en parlera plus tard. c'est qu'on a tendance à dissocier les débats et ne pas avoir une politique d'ensemble alors que ça peut être une occasion de d'accélérer une transition. On y on y vient, c'est l'un de nos chapitre évidemment, sauf que j'entends votre argument, une mesure d'urgence mais bornée dans le temps. Sauf que et c'est une des questions que nous posent nos téléspectateurs, en l'occurrence une téléspectatrice Anne-Marie qui nous écrit de Clex de Clay pardon pour la
prononciation. Combien de temps cette crise peut-elle durer ? et et quand les prix c'est ça la difficulté, c'est que le les leviers de cette crise, on les a expliqué dans dans notre sujet d'ouverture avec Jérôme Rabier, c'est ils sont internationaux aujourd'hui donc personne peut répondre à la question. Tout à fait et c'est très compliqué. Moi, je m'occupe des prévisions de prix du pétrole. en de l'observatoire l'excevenu l'Institut français d'économie et je peux vous dire que c'est extrêmement difficile et d'ailleurs tous les instituts de conjoncture qui essayent de faire des prévisions de prix du pétrole, ça s'apparente à madame Irma parce que en fait en gros en 2026 c'est vrai qu'on voit pas tellement d'acalmie, on voit pas tellement le prix redescendre sauf
s'il y a un déblocage du D3 d'Ormous mais c'est ce qu'on a cru en juin et puis en fait la situation s'est de nouveau tendue. Donc en fait il suffit qu'il y a un navire qui soit coulé au large du D3 pour que de nouveau la situation s'embrase. Aujourd'hui, on est au-delà de 200 dollars et c'est vrai que on peut rester dans cette situation pendant un certain temps. Donc le problème, moi j'entends ce que vous dites, effectivement les aides ciblées évidemment mais je pense qu'un dispositif général ça nous coûte très cher et surtout comment est-ce qu'on les finance parce que le problème aussi c'est que on est dans une situation budgétaire où on va d'un côté chercher à augmenter la fiscalité sur les retraités enfin ou en tout cas pas revaloriser leurs pensions. Enfin on voit bien qu'on
est quand même en train de gratter les fonds de tiroir qu'on a quand même aussi une un niveau de dette qui devient préoccupant. Donc comment on finance tout ça ? Moi ce que je trouve en fait déplorable, c'est au-delà de ce que vous dites sur la transition écologique, évidemment, c'est une occasion de le faire. Et puis alors à ce niveau-là, je pense que le signal prix, le fait qu'aujourd'hui on voit le prix augmenter, des fois c'est aussi dans la douleur qu'on fait des changements et que on a aussi des ménages qui changent de comportement parce que par exemple, ils se rendent compte que bah peut-être que changer de véhicule, passer à l'électrique et cetera, ça peut être intéressant. Mais je pense que il y a enfin il y a vraiment un un effet enfin où où les les changements de
comportement, c'est dommage qu'on ait pas profité de certaines années pour réduire notre endettement public pour avoir aujourd'hui les marges de manœuvre pour agir. Parce que malheureusement, est-ce qu'on peut considérer que depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, on est dans ce dans son contexte si on était à des niveaux d'endettement inférieurs à 120 % du PIB, bah on pourrait aujourd'hui avoir une marge de manœuvre plus grande. Ça concerne aussi les petites entreprises. Écoutez, le vice-président de la de la CAPEB, c'est la confédération de l'artisanat des entreprises du bâtiment était sur France 2 ce matin. Christophe Bellanger, il est aussi chef d'une entreprise d'électricité à Anger. Donc peut-être que vous connaissez son entreprise. Alors, il répond à la
question. L'essence, ça représente quoi dans comme budget mensuel pour une entreprise comme la vôtre ? Une entreprise comme la mienne avec 5 ou six véhicules, c'est 2000 €. 2000 € de gasoile mais c'est 500 € de plus que ça fait un an. Le problème c'est qu'on a traité des chantiers à un prix. Aujourd'hui, le carburant a augmenté mais tous les produits dérivés du pétrole, le plastique, l'isolant, le cuivre, les métaux aussi, quand le pétrole monte, tous ces matériauxl augmentent et ça, on peut pas le répercuter sur les devises qui ont été signées naturellement. J'en profite justement pour ouvrir ce chapitre sur le la transition vers une mobilité
électrique Grégorique Carré. C'est vrai qu'il y a il y a la loi des d'orientation des mobilités la Lom qui incite les entreprises à électrifier le leur flotte de véhicule. Ça marche, ça marche pas ? Quelle marque en profite ? On parle souvent des marques chinoises. Enfin bon. Ouais. Alors bon, oui, de toute façon, les véhicules sont pas forcément des véhicules français, même si il y a quelques modèles qui commencent à sortir. Aujourd'hui, euh l'achat de voiture neuf neuf pardon est rédibitoire pour la l'immense majorité des ménages. Il y a il y a une vingtaine d'années, il y avait à peu près 2 millions de véhicules neufs qui étaient achetés tous les ans. Aujourd'hui, on a moins d'un million. Euh les pluparts des véhicules neuf achetés sont des flottes d'entreprise. Donc à
tel point qu'on se dit l'électrification, ça passera quasiment par de la seconde main. Euh pour les consommateurs, les consommateurs qui l'achètent sont les consommateurs les plus aisés. C'est souvent un deuxième véhicule. Donc voilà, en premier véhicule c'est rare. Et voilà. Donc effectivement la nécessaire électrification, la transition et elle est aussi pour les bâtiments, hein. Elle tarde à venir, elle avance pas. Là, on est et c'est vrai que la problématique de court terme qui est demandée commence à tout absorber. Donc, c'est compliqué de men. C'est contradictoire. C'està-dire qu'on va aider des Français parce que c'est l'urgence à continuer de prendre leur voiture qui roule qui roule. Les aides à la pompe qui av été Oui. les aides à la pompe qui avaient été accordé en en 2022
auraient peut-être permis d'équiper en véhicule électrique toutes les infirmières libérales et voilà. Mais euh effectivement en revanche, il y avait besoin quand même d'aider la plupart des des consommateurs parce que si vous les aidez pas, vous vous créez un trou d'air dans la consommation et la consommation c'est aussi un c'est pas mal d'emplois et c'est même pour l'État c'est pas mal de ressources. Donc de toute façon, c'est oui, c'est la démonstration que vous faisz tout à l'heure. L'argent que l'État économise en ne faisant pas d'aide massive, il risque de le perdre l'impact de la baisse de consommation sur un certain nombre de de secteurs quand même. Restons sur Alors, vous parlez de quoi Grégory Blond ? D'une occasion manquée euh il y a il y a il y
a 4 ans. C'estàdire qu'effectivement euh euh il y aurait pu avoir euh bascule vers l'électrification. Il fallait avoir un plan massif d'ailleurs qui avait été euh prescrit, qui avait été euh indiqué. On voit bien que l'écologie a été sabrée dans les budgets euh respectifs et quand même quand on vote les crédits ici au Parlement en loi de finance euh au cours de l'année, on a des gels et donc on a des stop and go euh sans cesse avec des complexifications des des dispositifs. Regardez le leasing social sur les véhicules. On avait mis des choses en place, Renault avait commencé à produire et puis d'un seul coup le leasing social s'est arrêté. Renault a arrêté de produire et puis maintenant il faut recommencer. Tout ça est long. Forcément, quand les gens attendent
leurs véhicules électriques, bah pendant ce temps-là, ils sont obligés de continuer de rouler avec des voitures euh euh à essence. C'est ça ce qui se passe. Alors oui, c'est un coût. C'est vrai, ça a un coût. Euh c'est pour ça que j'appelle un PFR. Sans doute que pour boucler l'année, on va être aux alentours de 3 milliards d'euros. Euh 3 milliards d'euros, c'est quelque chose de compliqué à euh à trouver, mais c'est pas non plus insurmontable parce que euh on parle des super profits. En cours d'année, ça fera pas 2 milliards comme on pouvait les imaginer il y a quelques années, mais on est capable quand il y a un jeu de vaste communiquant euh en tout cas de mettre en place des solutions. Faut-il encore avoir une volonté politique et il faut qu'on inscrive ça
encore une fois dans une trajectoire de transition écologique. Moi, j'ai pas de problème à taxer total sur les produits pétroliers, sur les super produits pétroliers et à soutenir total pour s'engager dans l'électrification. À un moment donné, il faut qu'on accompagne aussi notre tissu productif dans ces mutationsl. OK. Pour l'instant, ça représente une toute petite partie du chiffre d'affair de Total. Mais mais vous avez raison, j'en suis pleinement conscient. On voit les chiffres qui concent sur les énergies au pluriel, mais c'est encore beaucoup l'hydrocarbure. Bref, je voudrais tiens qu'on revienne sur le leasing social là. Pourquoi ça ça s'est euh rétréci en pot de chagrin ? Ça coûtait trop cher aussi. On en revient à la logique budgétaire. Oui. Ben c'est enfin c'est c'est
toujours la même logique. Alors c'est vrai que quand je vous entends Oui, effectivement c'est c'est c'est juste mais c'est vrai que par exemple parler de de taxer les super profits. Alors par exemple quand on a voulu le faire enfin c'était ça a rien rapporté quoi. Donc il faut le faire d'une façon faireçon intelligente. Voilà parce que je veux dire enfin 3 milliards par exemple cit effectivement ce qui était prévu par l'Institut des politiques publiques mais en fait ça a rapporté 69 millions enfin donc voilà donc c'est vrai que discuter de la façon dont ça a été fait. Voilà. Mais donc c'est vrai que il faut se donner les moyens de ses ambitions et le problème c'est que il y a la question de l'énergie, il y a aussi d'autres questions sur le pouvoir d'achat, il y a
aussi d'autres produits. Alors où est-ce qu'on s'arrête ? Moi, c'est aussi la question. C'est-à-dire que l'État ne peut pas tout non plus à un moment donné et à un moment donné, il y a aussi une responsabilisation. Et moi ce que ce que je crains un peu quand j'entends des débats sur le fait d'avoir des prix contrôlés, des prix administrés et autres, c'est que malgré tout le signal prix, alors il est parfois douloureux, c'est vrai pour le consommateur, pour l'entreprise, mais malgré tout c'est quand même le signal qui vous permet bah éventuellement de d'opter pour une transition, d'opter pour autre chose, de changer votre manière de vivre. Et c'est vrai que si vous perdez ce signal prix parce que vous subventionnez systématiquement, bah voilà, du coup
vous vous ne modifiez pas qui perdent un mois de salaire depuis sur 6 mois, ils vont pas acheter une voiture électrique parce qu'elle trop cher. Certes, c'est pour ça que je vous dis que par exemple pour les gens qui sont vraiment très affectés pour les les neut-ce que les professions les plus touchées, il faut agir mais agir massivement et globalement pour l'ensemble des français. Enfin, on a quand même vu quand il y avait la en en 2022, on a vu des gens qui n'auraient pas du tout eu besoin euh de d'avoir une baisse à la pompe euh en bénéficier. Donc, je veux dire voilà pour partir en vacances ou en weekend et ça pour le coup responsable au vu de notre situation budgétaire encore une fois. Alors, on va parler de ceux à qui cette hausse profite. C'est le thème de la
chronique de Quentin Calmet tout de suite. C'est parti.
Et vous allez le voir, tous les regards se tournent vers les raffineurs. Bonsoir Quentin. Était directement en pointé du doigt hier, c'était lors de d'une réunion donc au ministère de l'économie. Voilà, tout le monde cherche à qui profite cette explosion des prix des carburants à la pompe depuis hier. Dominique Chelcher, le PDG de coopérative U multiplie les interventions sur les plateaux TV. Pour lui, le coupable est tout trouvé. Regardez. et de nombreuses enquêtes ont été faites ces dernières semaines et qui le prouvent. On parle de x 3 x 4 et donc il faut aller chercher de ce côté-là. 3 x 4 par rapport à quoi ? Par rapport à par rapport à la situation d'avant le début du conflit. Ouais, c'est beaucoup énorme. Euh, c'était dans la presse une
enquête très fouillée récemment et donc c'est très bien que le gouvernement prenne cette mesure. Pour lui, ça s'est donc joué au niveau du raffinage, les marges qui auraient fortement augmenté trois quatre fois. Doming Chalcher qui se félicite donc que le gouvernement est annoncé hier avoir lancé une enquête sur ces marges de l'industrie pétrolière. Et alors, que répondent les raffineurs ? On a joint aujourd'hui une porte-parole des pétroliers en France, l'UFIP. Ces pétroliers rejettent ses accusations, expliquent être transparent avec la communication tous les lundis sur leur site de leur niveau de marge. La principale explication assez haute, c'est que les capacités de raffinage sont saturées partout dans le monde à cause du blocage du TR d'ormous, mais
aussi à cause de la fin des exportations de produits raffinés de la part de la Russie. Écoutez l'analyse de Philippe Charlez. Nous avions dans les années 2010-2020 réduit en Europe notre capacité de raffinage et notamment sur le diesel parce que raffiner en en Russie coûtait moins cher que de raffiner en Europe. Donc on est un petit peu puni de ce choix aujourd'hui et notamment les capacités de raffinage de la Russie ont beaucoup baissé parce que les Ukrainiens ont fortement bombardé les capacités de raffinerie, pas mal de raffineries en en Russie. En tout cas, au-delà de cette tension sur le marché, il y a tout de même des chiffres qui interrogent Thomas. On peut le dire, les marches des raffineurs ont quadruplé entre le 27
février, veille du déclenchement du conflit et le 4 septembre. Toute la question, c'est donc de savoir cette explosion des marges est liée à cette crise internationale, renchérissement des assurances, des coûts de frais ou encore l'allongement des délais d'acheminement des cargaisons ou s'il y a bien une part des marches qui sont indues, d'où l'enquête voulue par l'exécutif. Merci beaucoup Quentin. Céline Antonin, je commence avec vous sur ce sur ce chapitre. Euh les les raffineurs et total en fait partie hein, ils maîtrisent toute la chaîne. Est-ce qu'il profitent de cette sorte de position de force pour gonfler leur marge ? Alors c'est vrai que l'expression profiteur c'est je toujours un peu gêné parce que bon j'allais dire c'est une entreprise privée he son but c'est de
faire du profit. Donc ils sont c'est pas eux qui fixent les prix du marché si vous voulez. Ils ont un prix de marché qui s'impose et puis effectivement s'ils en bénéficient ben tant mieux pour eux. Est-ce qu'il bénéficient ? En fait, eux, ils font l'essentiel de leur profit sur plutôt sur la partie exploration, donc sur la partie amont en fait de la production qui font dans différents pays. La partie raffinage à ma connaissance, c'est pas la partie qui leur apporte le plus dans l'ensemble de de la production. Alors, ça dépend des produits parce que vous avez effectivement un triplement des marges sur le gazol. En revanche, sur le sans plomb, c'est plutôt resté assez assez plat en fait. Et ça dépend aussi de la de la situation de concurrence qui existe sur le marché. En fait, ça dépend
de la situation sur le marché à Rotterdam notamment puisque c'est le marché des produits raffinés. Et donc, c'est vrai que sur le gazol, on l'a dit dans le dans votre enfin voilà dans que il y avait euh sur la cette question, il y avait aussi l'influence de la Russie qui est importante et ce qui s'est passé en Russie. Donc, il y a plein de problèmes géopolitiques qui viennent se greffer et qui expliquent pourquoi vous avez des marges qui ont effectivement augmenté sur certains projet. Oui, avec la question principale de notre débat, qui ou peut qui peut freiner ou peut-on freiner la flambée ? Moi le le sentiment qu'on a finalement c'est que ça nous échappe et notamment ça échappe à marché mondial c'est un marché mondial le D3 d'Ormous mal sûr les marges les marges sont finalement
dépendent de de du marché à Rotterdam enfin bon c'est compliqué pour un gouvernement d'aller chercher des marg et on a un pilotage qui est devenu de plus en plus complexe on voit bien qu'on est passé mais qu'est-ce que vous pourriez faire de différent parce que ce contexte qu'on décrit il est je vais vous répondre en En fait, on est rentré dans un monde où les crises internationales ne se succèdent plus mais se superposent les unes aux autres sans même que elle soit réglée avec des effets d'enchaînement qui sont délétaires sur l'économie. Et donc par rapport à cela, il faut qu'on ait une orientation politique de fonds qui soit durable et qu'on ait un pilotage économique et budgétaire du pays qui soit beaucoup plus clair et beaucoup plus transparent. Or, c'est l'inverse
qui se passe. Je permettez-moi de donner un exemple. La transition, ça écologique, ça nécessite évidemment qu'on change aussi notre infrastructure fiscale. On parle de l'assise sur l'énergie, la taxe sur les carburants. De facto, si on électrifie le parc, en fait, on a un rendement qui est à la baisse. On est passé en 10 ans de on a perdu 10 milliards d'euros, c'est-à-dire quasiment un/ers de ce qu'elle rapportait dans les caisses de l'État. Donc, il faut qu'on réfléchisse effectivement l'ensemble de notre infrastructure fiscale. Donc, prendre des motions. Alors, alors à ce momentlà, c'est très intéressant ce que vous dites. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faut rendre l'électricité plus cher pour les français qui sont passés à l'électrique voit pas forcément à
l'électricité. Ça veut dire que il faut qu'on réfléchisse comment on peut effectivement financer le pays à travers d'autres impôts. C'est-à-dire que si on en baisse certains, il faut qu'on ait une mutation qui s'inscrive dans la durée et dans le monde dans lequel on entre demain. C'est extrêmement compliqué. Ça va pas se faire à travers une révolution fiscale d'un coup. Mais c'est pour ça que je disais il faut qu'on prenne des mesures d'urgence. baisser la fiscalité sur le pétrole. De toute façon, c'est ce sont des rentrées fiscales qui vont se tari parce qu'on va avoir l'électrification du parc. Et en même temps, il faut qu'on trouve de l'argent ailleurs. Permettez-moi de donner un exemple, je veux vraiment insister puisqu'on parlait de Total tout à l'heure. Je veux pas cibler Total puis
on va en parler quand même. Mais je je je je je je veux pas cibler plus total qu'une autre. simplement dire qu'aujourd'hui si on prend la surtaxe dit Barnier d'impôt sur les sociétés vous savez pour les grands groupes nationaux auxquels on a demandé un effort aujourd'hui on pénalise EDF on pénalise Orange on pénalise des entreprises qui décident de produire en France parce que c'est comme ça que l'impôt est prélevé et à côté de ça on a la plus grande capitalisation boursière celle qui dégage le plus de marges qui s'appelle total on pourrait en prendre d'autres et qui sont de très faibles contributeurs. à un moment donné quand il y a on demande un effé et j'ai proposé des amendements pour qu'on pour qu'on justement on puisse corriger cela corriger cela avec des
mesures tout à fait techniques, ne serait-ce que pour soutenir nos grandes entreprises de manière à peu près égale. Or aujourd'hui ça n'est pas possible. C'est vrai ils produisent ailleurs C'est vrai qu'ils produisent ailleurs l'essentiel de l'exploration et de la production. Comment on fait pour avoir un bénéfant du chiffre d'affaires mondial et en prenant comme base fiscale, je suis désolé de rentrer dans trop de technique mais le nombre de salariés mondiaux et ça c'est possible et c'est tout à fait reconnu par le conseil d'état. Alors ça ça ouvre une partie du débat et le thème de l'éditorial de de Steve Jourdin puisque vous vouliez vous intéresser au aux relations entre Total Energie et le gouvernement. Vous êtes demandé depuis quand le le patron de
Total fixe la la politique de l'exécutif ? Allons bon ? Oui. Depuis quand Patrick Pouillané est-il notre ministre du budget ? Thomas, personnellement, j'ai rien vu passer au journal officiel et pourtant on vient d'assister à une séquence assez hallucinante. Hier, le gouvernement réunit donc les distributeurs donc Total dont Total énergie. L'idée c'est de chercher évidemment comment limiter la hausse des prix à la pompe. À la fin de la réunion, le costat du gouvernement est simple. On en a parlé, il y a pas vraiment de solution. Baisser les taxes, non, ça coûte trop cher. Plafonner les prix, pas question non plus. Plafonner, c'est organiser la pénurie, dit le gouvernement. Sauf qu'autour de la table, Thomas, il y a donc Patrick Pouyané, le patron de Total Energie qui
lui plafonne ses prix depuis déjà plusieurs semaines. 1,99 pour l'essence, 2,25 pour le diesel. Total peut se permettre de plafonner car contrairement aux autres distributeurs, il contrôle toute la chaîne d'approvisionnement. Al, ça c'est plutôt quand même une bonne nouvelle pour les automobilistes français hein parce que c'est seulement sur le sol français. Évidemment, c'est même une excellente nouvelle Thomas. Sauf que Patrick Pouyané, on s'en doute, ne fait pas ça gratuitement. Le patron de Total a fait ses comptes. Le plafonnement devrait lui coûter entre 250 et 300 millions d'euros. Et il prévient le gouvernement, si vous décidez de taxer davantage nos profits, et ben j'arrête tout. Il l'a même dit très clairement, c'était sur France Terre. En cas de nouvelles taxes sur les
super profits, il n'y aura plus jamais de plafonnement chez Total Energie. Tiens tiens, comme par hasard Thomas, cette déclaration tombe pile au moment où le gouvernement prépare son budget pour l'année prochaine. Mais alors quelle rel quel rapport avec le budget justement ? Ben on c'est dit he le gouvernement est complètement fauché Thomas, ça ne vous aura pas échappé. Il cherche de l'argent, beaucoup d'argent, environ 30 milliards d'euros pour l'année prochaine. Et forcément quand vous cherchez des milliards, quand vous cherchez 30 milliards, vous regardez de du côté de ceux qui gagnent des milliards. Évidemment, Total énergie en fait partie et vous avez un paquet de politique qui propose d'aller se servir directement dans ces caisses. Les écologistes ont déposé en avril une
proposition de loi pour taxer les super profits pétroliers. Les socialistes aussi. Olivier Fort espérait en tirer 2 milliards d'euros. À l'époque, le député Philippe Brun disait que si le texte n'était pas voté, tout de suite, il pourra toujours revenir sous forme d'amendement au budget 2027. Même Marine Le Pen s'y émise au printemps, elle jugé normal, une taxation exceptionnelle des super profits de Total. Alors, avec quel argumentaire ? Bon, on l'a un peu entendu il y a quelques instants puisque la guerre fait flamber le prix payé par les Français et fait en même temps flamber les bénéfices des pétroliers. Pourquoi ne pas prendre chez les seconds pour aider les premiers ? L'argument est complètement entendable, mais Patrick Pouyan lui, ne l'entend pas du tout de cette oreille.
En gros, il dit au gouvernement et aux députés "Ah, vous voulez vraiment prendre plus d'argent dans mes caisses ? Très bien, allez-y. Et moi, cet argent, je m'en sers pourquoi ?" Et bien précisément pour maintenir le litre sous les 2 €. Donc, si vous augmentez mes impôts, je fais un malheur. En clair, vous pouvez dire bye bye au litre à 1,99. Les Français seront les victimes et vous demanderont des comptes à vous responsables politiques et pas à moi. Et donc pour conclure, il y a une pression mise par Total énergie sur le gouvernement. Bah oui, Patrick Pouyané qui pose à Sébastien Lecnu une question très complexe. D'un côté, le gouvernement cherche désespérément de l'argent pour boucler son budget. De l'autre, il a pas du tout envie de voir le litre d'essence
repartir au-dessus des 2 € à Forcerie en année présidentielle. L'avantage dans cette affaire Thomas, c'est qu'on va vite savoir qui gagne le bras de fer. Le gouvernement doit présenter son budget, ça sera le 30 septembre en conseil des ministres. Peut-être que d'ici là, Patrick Pouillanet sera nommé au gouvernement, qui sait, comme ministre de l'énergie. Merci beaucoup Steve. Beaucoup de réactions évidemment autour de cette question du prix avec Virginia qui témoigne depuis exen Provence. Pourquoi le gazoile tour coûte 2,18 € chez Lecler, de 25 chez chez Total ? Alors, on vous fait confiance, on n' pas été vérifié, mais effectivement le plafonnement il est alors il est il est sur l'essence surtout il est sur l'essence. 1,99 sur le le le 95 sur le 98 il est pas très très loin mais
des fois il peut être un peu forcément sur le gasoil. Non, pas forc Non, il est plutôt à 22, il est plutôt effectivement à 225 et il y a même du 230. Est-ce que je me suis toujours posé la question, je sais pas si vous avez la réponse, mais est-ce que Total Ennergie compense en partie ce qu'il perd en plafonnant son E95 avec le nombre de personnes qui viennent viennent faire le plein chez eux ? Il le compense surtout parce qu'il vend alors en fait les prix sont fixés le prix du brut est fixé par des cotations même le prix du produit raffiné est fixé par des cotations là il se fait en ce moment ça lui coûte pas beaucoup plus cher à extraire à la rigueur les assurances pour les pétroliers coûtent un peu plus cher mais donc la LS aussi s'enrichit un peu. Mais lui là il fait
il réalise de très très bons bénéfices sur la distribution c'était pas grand-chose de toute façon il faisait du 10 centimes. Là, il est nul voire négatif, mais c'est pas grand-chose. Faut savoir que le brut, c'est 70 centimes dans votre dans votre litre de de diesel, votre lit de de gasoile. Le produit raffiné, ça va rajouter 30 40 centimes. Dedans, il y a des C2, on en a pas parlé mais ce qu'on appelle les marges de raffin, il y a une petite subtilité, ce qu'on appelle les marges de raffinage. Dedans, on a mis un peu des C2, des certificats d'économie d'énergie, un peu une taxe carbone caché en fait. Donc voilà, c'est 12 centimes he quand même par litre. an etétait pas grandchose par le passé en fait c'est ce qu'on taxe à à total et à le dernier étage de la fusée c'est
l'ensemble de toutes les taxes voilà et l'ensemble de toutes les taxes bah c'est 1,10 € par litre c'est pour ça que les consommateurs eux entre la problématique du gouvernement qui a du mal à faire son budget c'est c'est eux c'est leur gouvernement mais pour eux ils pensent que c'est un peu le problème de gouvernement et leur problématique de fin de mois il y a un peu un problème de compréhension si je me trompe pas Total a a fait progresser ses part de marché de 25 à 30 % avec ce plafonement. C'est ça. Oui. Donc ça répond à la question. De toute façon, si vous allez dans une station totale, vous allez voir, vous faites la queue he et une fois sur deux, on va vous dire "Ah, il y a plus, va falloir aller en chercher opération marketing pour eux." Alors, un mot du blocage des prix parce
qu'il y a un certain nombre du plafonnement, il y a un certain nombre de de candidats à la présidentielle chez dans Méti Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussell qui prennent un blocage des prix. Écoutez les les gérants de petites stations services qui alertent. sûr, c'est qu'un plafonnement qui serait arbitraire ferait que automatiquement vous avez tout un tas de station qui ferme parce que on ne peut pas vivre ne peut pas vendre à perte et je rappelle notre marge nette, elle est de à 3 centimes. Donc si vous êtes à 240 que vous plafonnez à 225 pour prendre un exemple au hasard, c'est absolument invivable. Alors la la réaction du gouvernement, on l'entendait avec Quentin tout à l'heure. Plafonner les prix, c'est organiser la pénurie. Céline Antonin. Vrai faux ? Bah
je pense que c'est vrai parce que ça peut vous pousser, vous êtes ça producteur, ça peut vous pousser à vendre ailleurs, à exporter vos volumes et donc du coup vous avez plus envie. Alors soit effectivement vous avez une station service qui ferme, soit vous vendez ailleurs. Donc plafonner les prix c'est à mon avis c'est jamais une bonne idée parce que je vous dis le prix c'est quand même un indicateur important et c'est un indicateur qu'il faut pas fausser, qu'il faut pas brouiller. On n'est pas dans un système d'économie administrée, les prix sont libres et je pense que c'est une bonne chose. Donc voilà, enfin je moi personnellement, je suis pas en faveur de de de ce blocage des prix. surtout que encore une fois ça aurait un coût budgétaire assez monstrueux. Je rappelle que en 2022
c'était plus de 7 milliards quand même que ça nous a coûté plus de 7 milliards. Donc euh voilà, en plus c'est des mesures qui sont du coup pas ciblées, qui s'appliquent à tous. Je me permettais juste une petite remarque par rapport à ce que vous vous disiez tout à l'heure euh sur euh le fait de enfin de comment dire de d'avoir une réduction de de Bon ben, j'ai oublié l'idée. C'est pas grave. C'est ça. Vous revient tout à l'heure. Je vous redonne la parole, il y a pas de souci. Je reste sur cette Oui, pardon, excusez-moi, ça y est, ça m'est revenu. C'est sur le raffinage en fait, sur le fait qu'en France, on a fermé nos capacités de raffinage. Et là, je vous rejoins sur le fait que on a vraiment une vision très court termiste et par exemple quand on a fermé nos
capacités de raffinage, ben voilà la conséquence, on la paye aussi aujourd'hui. Donc c'est vrai qu'en matière industrielle, ça rejoint un débat plus large. Il faudrait vraiment qu'on ait une vision beaucoup plus long terme, beaucoup plus stratège en matière industrielle que ce qu'on fait en fait des des pilotages à très court terme et à très courte vue et qui se traduisent ben par des crises. un mot rapide de l'idée du blocage des prix parce que parle du prix du gaz he augmentation à venir des prix du gaz. Là aussi ça va peser sur le le budget de celles et ceux qui nous regardent. Blocage des prix de carburant pas la bonne mesure. Pourquoi ? pour la même raison que celle qui vient d'être indiquée. C'est-à-dire queon a vu que dans les pays où ça a été mis en place
euh ça s'est traduit par des pénuries euh des stations essence fermé et ça veut dire que dans les territoires les plus ruraux où les stations sont les plus éloignées, de nouveau, on va euh accroître le problème. Moi je le dis hein, aujourd'hui il y a une urgence sociale et politique dans le pays. Si on en prend pas la mesure, on risque d'avoir des deux lendemains qui vont être très compliqués, qui plus est à la veille d'une élection présidentielle structurante. Moi, je ne souhaite pas je ne souhaite pas que les colères s'exacerb dans le pays et que ça nous conduise à l'irrépérable ou à l'irrémédiable au mois d'avril. faisons attention parce que vous savez ici quand on est à Paris le rapport à la voiture quand on est dans les métropoles, le rapport à la voiture c'est pas le même.
Quand on a je repense à cet agriculteur que j'ai rencontré ce matin, quand il a des hausses de prix de quasiment 10 %, on voit bien l'effet d'entraînement que ça produit sur l'économie, le le l'effet sur l'inflation que ça va générer. Parallèlement, on a la BCE qui aujourd'hui même a pris des décisions, pardon, la Banque centrale européenne a à a relevé ses taux. C'est-à-dire que ça va avoir un impact sur les personnes qui sont les plus précaires. Forcément que ça ça peut pas tenir. IDM avec cette donc c'est l'une des informations de de ce jeudi, un prix de référence du gaz qui va augmenter de 6,3 % au 1er octobre. Grégoryi Carré, il faut peut-être regarder un peu dans le rétroviseur. Il y a des il y a beaucoup de Français qui ont du mal à se chauffer d'hiver, qui sont obligés d'arrêter le
chauffage aussi. Oui. En fait, en fait même cette problématique d'inflation, elle est là depuis 2022. elle s'est jamais vraiment arrêté. L'inflation a arrêté, c'està-dire que les prix ont arrêté d'augmenter à partir de 2024, mais ils n sont jamais redescendus. Donc voilà, on a eu des problématiques sur l'énergie sur l'alimentaire. Je vous rappelle que ça nous ça nous un peu au boudin he sur l'alimentaire. Très mauvaise récolte cet été et puis les agriculteurs, les transformateurs subissent aussi des coûts des de l'énergie. Donc ce sera probablement répercuté. Donc les consommateurs sont dans sont dans l'arbitrage depuis 2022. Et donc qu'est-ce qu'ils ont fait en 2022 quand les prix de l'énergie étaient très élevés ? Ils ont dit comme pour les carburants, les carburants prend moins
la voiture, il disent "J'ai moins chauffé, j'ai pas chauffé toutes les pièces." Et alors il y a ceux qui sont au gaz pour qui c'est très problématique. Accessoirement euh on a parlé de taxation, faut savoir que la partie fixe l'abonnement du gaz, on a augmenté le taux de TVA l'année dernière, on était à 55, on est passé à 20 %. Bah ça fait une belle hausse l'année dernière, ça se voyait pas parce que les prix étaient plutôt moins élevés. On était moins au cœur du problème. Et ceux qui connaissent là les hausses les plus violentes aujourd'hui, c'est ceux qui sont au fioule. Les gens qui sont au FU, il y a 2,5 millions de ménages, donc sur 30 millions, c'est quasiment 10 %. Ils sont au FU, c'est les gens qui sont dans des zones très rural, donc en plus qu'
on probablement la voiture à prendre. Faut savoir que la facture de FU, c'est plus 50 % à un an. Plus 50 %. Et là, c'est le moment où les gens commencent à se poser la question de comment je remplis la cuve de FU ? Bah, ils font comme le réservoir. Je remplis à moitié, je regarde et cetera. Et c'est vrai que on a une problématique de long terme. Il faudrait électrifier tout ça. Il faudrait des maisons isolées, il faudrait des panneaux solaires. On sait on sait que la géothermie c'est une solution super parce qu'on peut faire du froid et du chaud. Donc ça peut aussi ça c'est pas accessible à tout le monde. Voilà, on a vraiment une une écologie à deux vitesses. Il y a des gens qui sont exclus et c'est un peu ce qui cumulent toutes les difficultés. Vieilles voitures,
mauvaise énergie, logement mal isolé et donc pour eux c'est effectivement très très compliqué. C'est ces prix du gaz. C'est Antonin, ils peuvent encore continuer d'augmenter. Il y a il y a des il y a des risques là dans les dans les dans les mois. Oui. Ben vous avez des risques parce que en plus là ce qu'on paye encore une fois c'est deux choses, c'est le blocage du D3 d'Ormouse. Alors avec notamment le Qatar qui a vu ses capacités bombardées, le gisement de enfin Raz Lanouf qui a vu enfin qui c'est c'était 20 20 % en fait de capacités qui ont qui ont été perdues. Le gaz naturel liquifié notamment et il y a aussi l'effet Russie Ukraine en fait. Et donc c'est vrai que on a eu depuis bah plusieurs années en fait progressivement le robinet s'estari. Alors même si nous en fait on
bénéficiait pas, on était pas les principaux consommateurs de gaz russes, mais c'est vrai que du coup on est en concurrence avec d'autres consommateurs, par exemple avec l'Asie. Donc sur le gaz naturel liquéfié, bah du coup ça fait augmenter les prix parce que on est en concurrence avec d'autres. Donc oui, le risque existe. Alors notamment là, il a très fortement augmenté dans les derniers jours le gaz. Bon, les hypothèses étaient jusque-là plutôt favorables avec une baisse en 2027, mais en fait là, on est nous-même en train de revoir nos prévisions en se disant que peut-être cette hausse va être durable parce qu'en fait, on paye vraiment le contexte géopolitique. Alors, malheureusement, on n'a pas beaucoup de marges de manœuvre. Enfin, à part d'arrêter, je sais pas, la guerre entre
la Russie ou l'Ukraine ou je sais pas, enfin de ce genre de de marge de un bouton, j'appuyerai dessous. Mais à part ça, c'est vrai que malheureusement on subit cette situation et voilà, on subit cette situation un peu comme dans les années 70, on a subi euh le choc pétrolier. Euh alors ça a été le moment où on est passé au nucléaire, on a diversifié et cetera. Donc peut-être que c'est le moment où il faut aussi se dire qu'on va accélérer certaines choses, même si c'est dans la douleur, mais les accouchements sont dans la douleur. L'industrie est un gros consommateur de gaz aussi. Tout à fait. Tout à fait. Et d'ailleurs en Allemagne, ça les a fortement pénalisé quand il y a eu la hausse du gaz et ils ont toujours du mal à s'y adapter et on n'est pas les seuls
d'ailleurs à souffrir en Europe puisque effectivement l'Allemagne souffre comme nous. Merci beaucoup à tous d'avoir participé à ce débat. Je vous dis à bientôt sur sur notre antenne votre livre Céline Antonin, le pouvoir de la destruction créatrice aux éditions Audil Jacob. À très bientôt sur notre antenne. C'est l'heure du second débat de ce sens public consacré à la main mise retrouvée de Marine Le Pen sur le Rassemblement national depuis le jugement de la Cour d'appel de Paris le 7 juillet. Elle est 100 % candidate et les proches de Jordan Bardella voi leur influence décliner. Ces frictions vont-elles plomber sa campagne ? La domination du RN peut-elle en souffrir avant de débattre ? On vous raconte cette reprise en main organisationnelle et idéologique avec
Céline Schmidth. C'est la mesure qui agite la rentrée politique et elle est portée par Marine Le Pen. Je soumettrai au français par référendum une grande loi de lutte contre les idéologies islamistes avec de nombreuses mesures puissantes, y compris la pénalisation du voile islamiste dans l'espace public. La candidate du Rassemblement national se recentre sur ses fondamentaux et clarifie la ligne du parti comme sur la réforme des retraites. Tous ceux qui ont commencé à avoir un emploi effectif au sens de l'INC avant 20 ans côtisont 40 ans et partiront à 60 ans. Marine Le Pen rappelle à son héritier ouvert à un recul de l'âge de départ en retraite qu'elle est la patronne. Une
débardellisation en règle qui passe par l'éviction des proches de Jordan Bardella. Fin août, François Durv, son conseiller économique de tendance libérale est écarté, jugé pas fiable par Marine Le Pen. Un revers de plus pour le président du RN qui serait allé trop loin. Il a laissé entendre, il a laissé penser que il serait le candidat quoi qu'il arrive. quasiment il s'est entouré d'une équipe de campagne, il a composé quasiment son équipe de campagne, il a fait des rencontres avec les grands patrons sans elle, sans Marine Le Pen. Il a pris parfois des engagements ou dit des choses qui allaient à l'inverse du programme de Marine Le Pen de 2022 et donc il est temps de siffler la fin de la récréation. Le clan Le Pen se resserre autour de la candidate qui a nommé sa nièe Nolwen
Olivier, directrice de la communication. Alors, quelle place elle l'avenir pour Jordan Bardella ? Éternel second ou futur dissident ? Bardella a forcément un choix à faire. Je pense pas qu'il prendra le risque de faire ce choix avant la présidentielle, mais Jordan Bardella est un homme de droite. Il est suffisamment clair à ce sujet. Et donc je pense que de rejoindre à un moment donné ou un autre euh que ce soit le parti de de Sioti ou que ce soit euh en tout cas la droite la droite traditionnelle classique, je pense que c'est une véritable option pour lui. Marine Le Pen poursuivra-t-elle sa reprise en main du parti au risque de perdre son dauphin ?
On passe ce duo, ce binôme Le Pen Bardella au au crible de nos invités avec cette question Marine Le Pen peut-elle se passer de Jordan Bardella ? Bonsoir Pascal Perinot, bienvenue. Vous retrouver, vous êtes professeur des universités à Sciencep et vous publiez avec Anne Muxell un inventaire des peurs françaises aux éditions Audil Jacob. Lorian Clément, bonsoir, bienvenue. Vous êtes journaliste politique en charge de l'extrême droite au journal Lacroix. Stéphane Zek, bonsoir et bienvenue directeur du département politique et opinion à l'Institut de sondage Ipsos BBA et Steve Jourdin évidemment et heureusement est resté à mes côtés littéraliste pour pour sens public. Cette reprise en main de Marine Le Pen, elle est réelle Pascal Pinot, est-ce qu'elle est surtout organisationnelle ou
programmatique aussi ? Les deux. Les deux. Les deux. Elle est elle est organisationnelle parce que une candidate ou un candidat à l'élection présidentielle a besoin d'une machine. Et il ne faut pas croire que si vous voulez le Marine Le Pen peut se passer cette machine qu'elle qui est devenue le Rassemblement national. On dit souvent bah oui mais ils ont les médias à leur botte et à leur revient ces news le groupe Boloré et cetera. Mais enfin voilà, la majorité des médias n'est pas favorable à Marine Le Pen et même lui est carrément hostile. Donc elle a besoin elle a besoin de cette de cet appareil et de la fidélité euh et c'est ça le problème Bartela, de
la fidélité sans faille de celui qui préside aux destinées aux destinées du parti. Et puis bien sûr, il y a les différences programmatiques qu'elle doit s'efforcer de réduire parce que le moins qu'on puisse dire, c'est que ça fait désordre désordre sur la stratégie politique. Est-ce que la stratégie politique c'est une union de toutes les droites conservatrices ou est-ce que c'est ce qui reste du ni droite ni gauche sur le terrain économique et social ? on le voit bien pour parler vite, rentrera dans le détail tout à l'heure. Une ligne libérale assumée par Jordan Bardella contre une ligne d'avantage et qu'il leur reste davantage social qui est celle de de Marine Le
Pen. Et puis aussi un appel à des bases différentes. Marine Le Pen, elle continue à parler avant tout aux employés, aux ouvriers, aux couches populaires. Bardella, on l'a vu depuis de nombreuses semaines et même de nombreux mois. Il s'adresse à un électorat plus urbain, à un électorat de jeunes, un électorat qui vient avant tout de la droite classique et il laisse tomber un peu les milieux populairs. Ouais. Alors là, vous avez posé le décor, c'est parfait. Merci beaucoup Pascal parce qu'on va je vais ouvrir tous les tiroirs là après pendant les trois quart d'heure qui qui nous reste. Vous signez Laorien Clément dans la croix à paraître demain un long article sur cette rentrée politique du Rassemblement national. Est-ce qu'elle est ratée ? Oui, oui, on peut vraiment
dire qu'elle est ratée. Eux, ils attendaient donc le rendez-vous ce dimanche 13 septembre donc à Baumont dans le fièvre de Marine Le Pen. C'était censé être le grand rassemblement festif unitaire de toutes ces troupes autour d'elle. C'était ça, c'était ça normalement sa rentrée. Bon et on voit bien que il y a eu tellement d'éléments qui ont marqué sa rentrée et plutôt négatif que là bon ben ça va être effectivement un meeting mais ça va pas être là ça qui va marquer sa rentrée politique. En fait pour elle les ennuis ont commencé le 27 août lors du débat organisé par le MEDEF avec les candidats à l'élection présidentielle. C'est pas par rapport au débat d'ailleurs le problème c'est par rapport au débat au départ ce jour-là de son conseiller son proche conseiller économique François
Durvi. Il faut donc il faut rappeler que c'était son conseiller officieux depuis 5 ans. C'est avec elle qu'elle préparait les débats à l'entre de tours sur les questions économiques. Depuis quelques mois, c'était le conseiller officiel de Jordan Bardella. Lui essayait de d'insuffler une ligne très libérale et ça a fonctionné pour le dauphin Jordan Bardella. Mais le la le discours n'a pas pris côté Marine Le Pen. Il y aurait eu un conflit de loyauté. Il aurait poussé Jordan Mardella à se présenter euh le jour même du verdict le 7 juillet alors même qu'elle s'apprêtait elle-même à à se déclarer candidate. Et puis évidemment, il y a des divergences économiques. Donc cette rentrée le 27 août devant le MEDEV pour convaincre les dirigeants économiques de la suivre et
son principal conseiller qui part c'est elle a été polluée par puis alors après il y a eu un certain nombre de quak on va pas tous les les détailler ici et puis aussi des prises de position on l'a évoqué dans notre sujet d'ouverture par exemple l'interdiction du voile islamique dans la sphère publique Stéphane Zumsteg c'est pas une des nouvelles de Marine Le Pen c'était présent dans son dans son programme des des précédentes campagnes présidentiell est-ce que c'est un marqueur ça par exemple pour les électeurs du Rassemblement national. Oui. Alors, c'est un marqueur pour les les électeurs du Rassemblement national surtout pour la partie historique celle qui évoqué Pascal Perin tout à l'heure. D'abord de Jean-Marie Le Pen mais aussi de Marine Le Pen jusqu'il y a quelques
années. Les choses ont changé à un moment donné quand un certain nombre de classes populaires qui ne votaient plus ou qui autrefois votaient à gauche commença à rejoindre le Rassemblement national. Mais en tout cas auprès des historiques du Rassemblement national parle toujours. Est-ce pour autant une bonne idée ? Moi, je m'en suis pas persuadé parce que quand on regarde les attentes d'un certain nombre de Français qui hésitent encore, qui n'ont jamais voté pour le RN mais qui hésitent parce qu'en plus là c'est sérieux, il s'agit de l'élection présidentielle, je ne suis pas persuadé que ces mesures qui ne sont pas rassurantes soient pertinentes à être mises en avant par le RN. Je m'explique. En gros, on voit bien aujourd'hui après compte tenu du déclinisme actuel en France, compte
tenu du sentiment généralisé que la société se délite, elle est de plus en plus violente, il y a une il y a un besoin d'apaisement en France. C'est un peu paradoxal parce qu'on veut que les choses soient gouvernées différemment différemment de ce qu'a fait Emmanuel Macron mais on veut de l'apaisement. On veut une société moins violente, plus apaisée et une mesure comme celle-là, elle pourrait être mesure comme même pour un électeur ou presque ou un presque électeur de Rassemblage nationale qui n'a aucune sympathie pour le voile islamique en soi. Bien évidemment se dit mais si c'est ça, il y a peut-être un risque de mettre le feu en fait en France. Et ce que veulent ce qu'attendent ces gens-là, c'est que l'éventuelle victoire du RN les rassure, soit rassurante, que ce parti, cette
candidate soit rassurante. Et ça, cette polémique, elle n'est pas de nature quelque part à sécuriser ce un vote RN pour des gens qui, je le répète, jusqu'à présent l'ont pas fait. C'est pour ça que Jeanne Bardella d'ailleurs était très prudent par rapport à cette mesure, plutôt réticent d'ailleurs. Et le fait qu'elle éclate aujourd'hui ou grand jour montre une première ligne de divergence par Oui. Et cette reprise en main par Marine Le Pen dont on dont on parlait. Allez, je vais ouvrir le tiroir économique si vous voulez bien Pascal, vous l'avez évoqué tout à l'heure. Le programme de Marine Le Pen n'est pas celui de Jordan Bardella notamment sur les retraites et écoutez ce qu'elle en disait lors de ce fameux débat organisé par le MF. La réforme de retraite que je propose
est une incitation. Elle répond également au problème de la pénibilité sans multiplier par l'âge du capitaine le nombre de fois où on s'est penché dans la journée. Tous ceux qui ont commencé à avoir un emploi effectif au sens de l'INC avant 20 ans côtiseront 40 ans et partiront à 60 ans. Puis progressivement jusqu'à 24 ans et demi, on arrivera à 42 ans de cotisation et un âge légal de 62 ans. Imaginons Pascal Perinot que là dans notre écran, c'est Jordan Bardella, candidat officiel du RN qui participait au débat du MEDDF. Aurait-il dit la même chose ? Non non, il aurait une position
plus souple, une position un pas vers le patronat qui est très préoccupé en effet de l'état des rapports de force d'ailleurs dans l'opinion publique française sur cette question de l'âge de la retraite. Et en tout cas, Bardella n'aurait pas prononcé, j'allais dire de totem les 60 ans pour alors il faut ceux qui ceux qui ont commencé à travailler ceux qui ont commencé voilà et et pour les travaux pénibles et le 62 ans. C'estàd on voit que pour Marine Le Pen, il est pas question hein d'aller au-delà de 62 quoi hein. Ça, je crois que cette position de gardien du temple de Marine Le Pen, elle n'est pas
partagée par Jordan Bardala effectivement. Et cette proposition, on revient sur ces électeurs qui hésitent. Stéphan Zegg, électeur d'une droite plus classique, traditionnelle, qui hésite aujourd'hui ou qui hésiterait à voter Le Pen dans quelques dans quelques mois. Cette proposition autour de la retraite, ça rentre dans quelle case pour vous ? Ça reste, ça rentre dans la case de la confirmation de ce qu'est la ligne politique de Marine Le Pen, du RN mais du RN de Marine Le Pen n'est pas de celui de Jordan Bardella depuis des années. On s'adresse avant tout aux couches populaires. Des gens qui, je le répète, ont voté à gauche à une époque, ensuite se sont retranchés dans l'abstention et et qui onissent quelque part ces 10 ans de macronisme. Euh c'est une stratégie. Mais parallèlement, quand
vous avez la prise de position, je crois de Sébastien Chenu sur l'interdit, sur l'amende pour le voile islamique, en fait, qu'est-ce qui est en train de faire Marine Le Pen et le RN en général ? C'est dû en même temps en fait. Il faut à la fois rassurer rassurer la base historique. On vote aussi pour pourquoi on s'est mis à voter pour le Front National il y a 30 ou 40 ans parce que l'on considérait pour faire simple qu'il y avait trop d'immigrés. Donc quelque part, il faut rappeler quand même un certain nombre de choses pour continuer à marqueur ou un marqueur parce qu'il y a aussi Zour qui est là. Enfin, il y a une certaine concurrence aussi dans l'espace de la droite radicale. C'est pas que le centre et la droite. Donc, il y a ça, mais il y a quand même
finalement ce ce choix stratégique qui semble être fait et je pense qu'il s'appuie surtout sur le fait de dire que je pense à l'électorat LR et à Bruno Rota. Si Bruno Rotaillot devait être un jour débanché, on ne sait pas enfin Gérard Larch n'a pas été très clair. Enfin, il a fini par dire qu'il saurait prendre ses responsabilités. Le calcul, c'est de se dire que quoi qu'il arrive, une partie importante de cet électorat basculerait vers un vote plutôt que que vers un vote centriste. Alors, justement, c'était l'objet d'une d'une euh note pardon, que vous avez publié pour la fondapul euh il y a quelques jours. Pascal Perino bascule une partie de l'électorat traditionnel de droite, plus âgé, diplômé, qui se dit prêt aujourd'hui à à voter. Eren, je reste sur les retraites. Oui,
la retraite à 62 ans, je suis pas sûr que ça convaincre cette partie quoi. Euh j'ai cherché dans dans cette note à essayer d'éclairer la logique politique et sociale euh si vous voulez de l'étonnante tout de même poussée euh du Rassemblement national entre 4 et 5 millions de voix dans la dernière période. Enfin, c'est tout à fait impressionnant. Euh peu de forces politiques ont connu sur un temps aussi court des dynamiques aussi fortes et j'ai remonté donc sur un même échantillon. Ce sont les mêmes électeurs, les élections de 2017, de 2022 et 2024. Et j'ai regardé ceux qui étaient fidèles, hein. Stéphane parlait tout à l'heure en effet de ce noyau historique
hein. Ils sont là, ils ont voté à toutes ces élections Front National. Il y a une deuxième catégorie d'électeurs du Front National, c'est les épisodiques, ceux qui votent de temps en temps pour le Front National sur cette période à une des trois ou deux des trois élections, ils sont très proches des fidèles. Puis a ceux qui sont bon les ennemis de toujours, ils n'ont jamais voté Rassemblement national, ils ne voteront jamais Rassemblement national. Mais la population intéressante, ce sont les Ralliés. Les Ralliés 2024, ceux qui là il y a il y a quelques quelques mois quoi euh ont voté pour la première fois. Rassemblement national. Et là, on découvre un électorat complètement différent. C'est un électorat classe moyenne et même bourgeoisie. C'est un
électorat plutôt âgé. C'est un électorat qui a un haut niveau de diplôme. Donc des caractéristiques qui sont des caractéristiques qui sont celles plutôt de la droite classique. D'ailleurs, donc là, on voit qu'une partie de la droite classique a déjà craqué. Attention à ce qui reste de la droite classique, en particulier si Bruno Retaillot était empêché ou décidait de ne pas aller jusqu'au bout. Et bien à ce moment-là, vous pouvez avoir à la dynamique de 2024 une dynamique de 2027 irrésistible hein qui se déclenche. Alors je je vouis qu'on revienne quand même sur la la la relation le le tiraillement là entre Marine Le Pen et
Jordan Bardella. Vous avez évoqué le le fait que François Durville, conseiller économique de Marine Le Pen, a été écarté. Jordan Bardella quand il en parle, il minimise ? Non, c'est une vicissitude de campagne euh lorsque composez des équipes de campagne, des organigramme, vous avez des gens qui euh qui arrivent, euh d'autres qui euh peuvent partir et euh s'agissant de de François, c'est une décision euh personnelle euh qu'il a exprimé, je la respecte, nous la respectons. Mais c'est une décision personnelle qui lui appartient. C'est quand même Marine Le Pen qui a décidé de de le dire et on est on est bien d'accord. Vous avez vu la version offici officiel d'accord. Qu'est-ce qui
fait Jordan Bardella après ? Et ben là Jordan Bardella, il est en mauvaise posture, on va dire hein, parce que quand même relégué à cette position de de potentiel futur premier ministre, en fait, il y a énormément d'obstacles et d'étapes avant qu'il puisse être nommé premier ministre. Déjà, faut qu' faut qu'elle l'emporte. Voilà. Ensuite, il faut qu' qu'elle emporte aussi qu'elle ait la majorité aux législatives anticipé enfin aux législatives qui seraient anticipé si elles étaient proclamées après l'élection. Ensuite, il faut qu'elle ait pas intérêt à faire à nouer une alliance avec un autre parti potentiellement à droite euh et donc à mettre un autre une autre figure politique à la place de Premier ministre. Donc en fait, il y a son chemin, il est il est quand même passé
de demain, je peux me réveiller en étant candidat du parti qui a le plus de de voix d'intention de vote à je serais peut-être le premier ministre hypothétique vraiment. Et on le voit bien que ça s'est tendu entre eux dans les divergences dont on parlait. On voit aussi au sein du parti que certains osent plus aller vers la ligne donc plutôt populiste comme Jean Philet Tangi. On voit que voilà ceux qui seraient freiné un peu face à Jordan Bardella commencent à aller un peu plus faire cette ligne là et imposer leur tempo. C'est plus lui qui impose son tempo comme il le faisait ces derniers mois. Ça veut dire aussi qu'il va devoir mouiller la chemise dans la campagne, donner des gages pour que éventuellement Marine Le Pen puisse le nommer si si elle l'emporte en avril prochain. Non,
cette histoire de de conseiller spécial c'est un peu voilà c'est beaucoup pour les journalistes en fait c'est un peu de la voilà de la fumée les divergen divergence entre les lignes économiques. On nous parle de divergence entre en fait c'est c'est une histoire de pouvoir de pouvoir c'est c'est voilà c'est un parti politique. Marine Le Pen elle est hantée par l'idée de trahison. Alors, il y a peut-être un aspect un peu atavic, mais mais il y a ça aussi au Rassemblant national. C'est une PME familiale et Marine Le Pen, elle a pas envie de de lâcher son parti. Donc, on peut nous expliquer, il y a des lignes libérales, il y a des lignes pseudolibérales. En fait, derrière ça, il y a une histoire de pouvoir et peut-être aussi une histoire de famille, quoi.
Oui, effectivement, il y a ce côté clan familial. Pardon, je vais je vais vous redonner la parole dans un instant, mais il faut savoir que Marine Le Pen a nommé sa nièce Nolwen Olivier, directrice de la communication de sa campagne présidentiel, elle est toute jeune he Nolwen Olivier, elle a 27 ou 28 ans. Une autre de ses nièes, Marion Maréchal Le Pen qui revient dans le dispositif. D'ailleurs, ça selon Libération ça a mis Jordan Mardella en colère. Un bureau exécutif du RN aurait tourné vinaigre lundi quand Marine Le Pen a proposé d'inviter Marion Maréchal à prononcer un discours là ce weekend au au Touquet, aux journées nationales du Touquet. C'est elle ou moi, aurait dit euh celui qui est toujours président du parti. Alors, on va je veux bien qu'on réagisse
là-dessus quand même peut-être sur le poids la la popularité du Marion Maréchal. Pourquoi euh Marine Le Pen a besoin d'elle ? Mais déjà ce qui est intéressant quand quand on quand on parle de Marion Maréchal, c'est que finalement elle a elle est en retrait de la vie politique et ce depuis longtemps. Elle avait créé une une école, une université, elle avait rejoint quand même aussi Éric Zemour vers conquête, faut pas l'oublier et pour ensuite revenir dans le Giron, mais elle reste auprès de cette frange de l'électorat populaire. Elle a marqué les esprits de cette droite populaire, de cette droite nationaliste et elle est toujours identifiée. C'est pas Floriant Philippo qui a disparu. Enfin, c'est pas Bruno Méigré à une autre époque. On parler des des Elle reste populaire, elle a mais elle a
les mêmes atouts que Jordan Bardella. Elle avait puisquelle a émergé avant lui la jeunesse, un certain courage aussi et évidemment un certain talent médiatique. Donc oui, elle reste populaire, elle reviendrait, ce serait une bonne nouvelle pour le Rassembl national en terme d'enquête d'opinion. Ce serait une recrue de plus de choix qui est appréciée par ce peuple de la droite radicale. Après que Jordan Marda ait mal pris les choses, je le comprends parce que c'est une véritable provocation. Vous avez des infos sur ce sur ce clash là. Alors de source interne, il aurait il a pas dit c'est elle ou moi, mais en substance ça voulait plus ou moins dire ça globalement. Après moi je trouve que Marine Le Pen s'est un peu tiré une balle dans le pied pendant sa campagne enfin avant avant
qu'on sache si elle pouvait se présenter avec cette histoire de double ticket de ticket. Donc Jordan Bardella à Matignon, elle à l'Élysée, elle s'est quand même vraiment ancrée à lui. Là, il ils ont défendu tellement ce binôe. Moi, je le vois auprès des électeurs quand je vais dans tous les lieux où on vote le Rassemblement national. Le binôme est vraiment apprécié. Jordan Bordella a pris une popularité cette dernière année assez impressionnante et même à Liin avant même que qu'on sache le verdict donc de de la décision en de seconde instance même dans le fièvre de Marine Le Pen c'était Jordane Bardella qui était arrêté le plus pour avoir des séances de dédicace c'était pas Marine Le Pen elle est arrivé en première sur l'estrade alors que Jordane Bardella prenait le
temps lui de faire ses selfies derrière lui derrière elle donc elle s'est quand même à lui et je trouve que ça pas je pense que ça va pas être si facile de s'en détaché. Alors c'est c'est il y a plein plein de questions évidemment ça vous fait réagir. On vient de voir celle de Margaot. Est-ce que Bardelas s'imagine déjà premier ministre ? Il y a Yannick Donante qui nous demande pourquoi Marion Maréchal Le Pen avait été écarté du RN. Alors c'est un peu plus compliqué que ça. On l'a expliqué. Elle est elle est elle est un peu partie d'elle-même aussi. Et puis alors Didier qui nous écrit quand est-ce que il réagit à notre titre le contraire de cette question Bardella peut-il se passer de Marine Le Pen ? Effectivement ça marche dans les deux sens. Pascal Perinot ce qu'évoquait
Steve Jourdin je trouve que c'est intéressant. Ne jamais oublier que le Front National puis le Rassemblement nationale, c'est un clan, c'est une histoire familière. depuis le début, c'estàd depuis 1970, le début des années 70 1972, euh le Front National a toujours été, on disait souvent, une PME familiale et on l'a oublié le jour en effet où le Front National devenu Rassemblement national est devenu le premier parti de France avec un nombre d'adhérents importants, des militants dévoués et maintenant des milliers d'élus. Donc euh on a oublié cet aspect de PME familial et là on redécouvre avec le retour de Marine Le Pen que cette PME familiale est active.
Marine Le Pen qui mobilise parfois d'ailleurs maintenant le souvenir de son père, euh les deux sœurs de Marine Le Pen et les deux nièes. Ça fait tout de même beaucoup hein dans une équipe euh dans une équipe de campagne. On pourrait dénoncer le Front National ne s'en privait pas jadis vis-à-vis d'autres. familialisme étendu, on pourrait dénoncer le népotisme hein. Euh mais je ne sais pas, je n'étais pas dans ce bureau exécutif, je ne sais pas exactement quelle a été la teneur de la position de Jordan Bardella mais Jordan Bar devrait faire attention. Devrait faire attention parce que on le voit d'ailleurs sur cette photo euh ce masque
euh de mauvaise humeur permanente, il n'y a plus aucun sourire. sauf quand il est devant éventuellement un iPhone, hein. Il y a plus aucun sourire. Et et là, les gens se disent "Mais qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi cette mauvaise humeur pour celui que l'on présente toujours comme étant le Premier ministre potentiel ? On verra ce qu'il en est parce que les promesses n'engagent que ceux qui y croient, hein. Euh et lui il doit se dire il doit y croire de mon Oui. Puis c'est ce que je disais tout à l'heure, il faut que Marine Le Pen ait confiance en Jordan pour le nommer premier ministre quand même. Voilà. Et cette attitude ne va pas renforcer la confiance de Marine Le Pen, hein. Ce type qui boude, qui traîne les pieds, qui met Je l'avais prévu un peu plus tard mais
je la tentation est trop forte. On va on va regarder le l'image qui correspond à cette photo. Effectivement, alors c'est pas tant ce que dit Marine Le Pen qui réagit à son à la décision de la cour d'appel qui lui rend son éligibilité. C'est effectivement le langage corporel de Jordan Barnella qui nous intéresse. Regardez, c'est à la flèche he dans la sart. Alors, il arrive le son, il était prévu plus tard, donc il faut aller le rechercher. Là aussi, on a un tiroir à ouvrir et on va écouter Marine Le Pen qui explique que elle a le droit, après tout comme citoyenne, d'user de de ses droits et d'aller devant la Cour de Cassation. Écoutons-la. Je ne joue pas à la montre. Euh je suis une citoyenne qui use de ces droits, euh
des droits que l'état de droit dans que mes adversaires ont souvent à la bouche offre. à tout justiciable et par conséquent j'effectue un pourvoi car je suis innocente des faits qui me sont reprochés et que je saisis la Cour de cassation pour lui soumettre un problème juridique est un problème juridique extrêmement sérieux mais je vous rappelle que la cour d'appel m'a rendu mon éligibilité elle m'a rendu mon éligibilité je suis donc aujourd'hui éligible effectivement tout est dans l'attitude la mâchoire fermée de de Jordan Bar on est au lendemain de la décision hein. Faut c'est humain quoi. Il faut il faut imaginer la bascule psychologique. La clé c'est ça parce qu'il y croit il y croyait quand même vraiment lui jusqu'au
bout. Donc là elle lui a laissé que quelques heures pour se remettre de ses émotions avant de partir en plus dans son fief. Donc la flèche qui vient d'être gagnée par le Rassemblement national une des on va dire une des surprises des municipales ou des des départements où on n'imaginait pas que l'Assemblée nationale puisse remporter. très fort très forte sa sœur Marieine Le présente ainsi que son beau-frère Philippe Olivier qui est son conseiller principal donc voilà le père de Nouen Olivier dans c'est le cadre est posé voilà donc lui se retrouve au milieu de tout ça le lendemain bon bon alors vous avez cité l'histoire du conseiller économique a eu un certain nombre de de d'autres prises de position dans la liste des des quoi qui peuvent justifier l'idée d'une rentrée ratée on
va avec vous Steve parler des dérapages raciste et homophobe de ce conseiller municipal de Carcassonne. Vous revenez sur cette affaire. Oui, les faits hein. D'abord Thomas, on est en novembre l'année dernière. Un brigadier chef de la police municipale part en patrouille avec trois collègues. Il pense avoir coupé sa caméra à piéton. Manque de chance, elle tourne et elle va tourner pendant 6h. 6h de conversation entre des policiers persuadés que personne ne les écoute. Ce qu'on entend dans le document révélé mardi par nos confrères de Midi libre est proprement sidérant. sidérant racisme, sexisme, homophobie, complotisme aussi avec la théorie selon laquelle Brigitte Macron serait un homme nostalgie de l'Algérie française et puis et puis il y a cette idée qu'à un petit coup d'état
finalement ça ferait pas de mal. Alors quel rapport avec le Remblement national ? Le principal policier qu'on entend est très impliqué au parti, c'est un ancien parachutiste de 50 ans, bénévole au service d'ordre du Rassemblement national. On le voit par exemple sur cette photo qui va apparaître au côté de Jordan Bardella lors d'une visite dans l'Aude à l'occasion du lancement de la campagne municipale. On distingue aussi et on distingue aussi Christophe Bartès qui remportera l'élection quelques semaines plus tard. Christophe Bartes qui a annoncé hier suspendre les policiers concernés par et a parlé de propos à vomir et inexcusable. Le RN a lui aussi suspendu he le brigadier chef de ces fonctions bénévoles et engagé une procédure d'exclusion du parti. Peut-on dire pour autant que cette
affaire nous montre le vrai visage du Rassemblement national ? À l'évidence un policier municipal, même impliqué dans le service d'ordre du parti ne représente pas à lui seul les millions d'électeurs du Rassemblement national. Ces propos ne font pas partie de l'horizon idéologique officiel du parti. Désormais, quand un candidat dérape publiquement, la direction sanctionne. Résultat de la ligne imposée par Marine Le Pen depuis qu'elle a pris la tête du parti. C'était il y a 15 ans. Ces propos ne sont plus tolérés. Ils sont condamnés, même condamnés franchement. À chaque fois, le RN présente l'affaire comme une anomalie, un accident individuel à Carcassol. Louis Aliot parle encore aujourd'hui d'un, je cite cas isolé. Et Jordan Bardella lui a trouvé une une autre
expression pour désigner ses militants rongés par la haine. Ce sont des brebis galeuses. Difficulté, c'est qu'il y en a quelques-unes. Il y en a peut-être même beaucoup des brebis galeuses. Souvenez-vous au législative de 2024, les dérapages s'étaient multipliés propos racistes, antisémitees, complotistes. Après l'élection de confrère du monde avait recensé 21 députés élus ayant tenu des propos discriminatoires ou radicaux. 21 débutés députés soit un député RN sur 6 tout de même. À l'époque, le parti mettait ça sur le compte des investitures fait dans l'urgence, sauf que le problème s'est reposé à nouveau au municipal du mois de mars. Cette fois, le RN avait pris ses précautions. Candidat triés sur le volet, réseaux sociaux passés au crible. Il y a même un algorithme mis en place
pour repérer les publications compromettantes et malgré ça malgré ça plusieurs candidats ont encore été épelinguelé pour des propos racistes antisémites ou homophobes. Donc le RN track les brebis galuses et il continue d' en trouver. À ce niveau-là Thomas la question du cas isolé ne tient plus. Oui, il existe des racistes, des homophobes, des sexistes, des antisémites dans d'autres formations politiques. Mais est-ce qu'en le problème est vraiment celui du filtre comme le dit aujourd'hui son état major ou est-ce même du parti, son histoire, son discours radical sur l'immigration, son rapport à l'Europe, son rapport aux élites, aux systèmes ? Bref, est-ce que le problème ce sont les brebis ou bien le berger qui attire les brebis vers le troupeau à mesure que le RN s'approche
de l'Élysée ? justement la question n'est plus seulement celle de la vitrine mais aussi de ceux qui l'amènent avec lui en cas de victoire l'année prochaine. Oui. On va y revenir là-dessus mais peut-être un un élément je me tourne vers vous Stéphanse parce qu'il y a les brebillaleuses, il y a les quakson évoquait depuis la rentrée avec quel effet dans les dans les intentions de vote, dans les sondages pour l'instant pour l'instant rien. Et c'est bien la Martingale dont bénéficie de Rassemblement nationale depuis depuis quelques mois parce que depuis qu'il y a des intentions de vote pour cette élection présidentielle, on peut pas dire que les choses en ce qui concerne le puis la candidate du parti bouge énormément mais c'est aussi le résultat du du il faut le dire du remarquable
travail de respectabilité qu'a fait qu'a fait Marine Le Pen parce que là on parle alors on parle de de brebie galeuse ça donne je pense plus l'image d'un parti amateur dans la sélection de ces de ses membres ou de ces ou de ses cadres intermédiaires que un parti qui est toujours xénophobe juste une quelques chiffres très peu dans l'enquête de fracture française qu'on réalise depuis presque 15 ans maintenant. Il y a 10 ans, 60 % des Français considéra que le Rassemblement national était un parti xénophobe. Ils ne sont plus que 47 %. Moins d'une personne sur deux considèrent que le RN est un parti xénophobe. Du temps de Gen Marie Le Pen quand on posait cette question évidemment vous aviez 80 % des Français qui répondaient bien sûr que ce sont des racistes. Donc la question de savoir si
le RN pourrait se pourrait être rediabolisé, moi je n'y crois pas une seule seconde parce que le travail a été fait. Vous avez des cadres des cadres qui occupent les instances dirigant des profession isolés. Ce sont des cas isolés. Je pense ce qui fait le plus mal, je pense c'est quand un cadre quand un Sébastien Chenu ou un Jean-Philippe Tangi parle de de mettre une amende, ça ça fait peur. Ça fait peur non pas parce que ça fait peur pour l'état pour l'état de la société comme si qui avait été une bourde énorme et qui avait fait très mal au Remblage national lors des dernières élections législatives, c'est quand je je crois que c'était Sébastien Chenu, je n'en suis plus persuadé, avait expliqué que pour certains emplois de la fonction publique des emplois stratégiques,
peut-être que ce serait une bonne chose qu'on ne les ouvre pas aux binationaux. pos la question qu'il a des millions de français binationaux des millions de français parmi ces gens-là il y a des gens qui votent rassemblement national il y avait eu ça à tel point qu'un un député avait mis en cause même avait cité Najalo Belkassem il avait été exclu temporairement du groupe. Mais ça ça ce n'est pas de nature à rassurer. Non pas parce que le RN serait un parti de raciste ou un parti de fasciste qui ensuite établirait un régime dictatorial en France. Pas du tout. Mais un parti qui pourrait prendre au pouvoir des mesures qui là encore déstabiliserait la société. Je reviens à cette volonté d'apaisement. Pourquoi parler de l'interdiction du voile islamique alors que ce n'est pas demandé par les
Français ? Vous vouliez Oui. Même à à Pascal justement l'effet de ce genre de de dérapage ou d'affaires de de Carcasson sur ce que vous avez appelé, c'est-à-dire les ralliés euh de 2024 aux européennes qui sont plutôt qui viennent plutôt de la droite classique. C'est ce que vous avez dit. Donc quel est l'effet voilà de cette affaire ? Quel peut être l'effet de cette affaire de Carcasson sur cet électorat ? Non, en effet, ça ne fait pas bouger, j'allais dire, d'un fil euh les électeurs fidèles ou les électeurs épisodiques dont je parlait tout à l'heure. Ça renforce bien sûr l'hostilité au Rassemblement national. Et là, faut qu'il fasse attention parce que il reste tout de même des éléments de plafond de verre h hein, il faut pas les renforcer alors qu'ils sont en train peu à peu à chaque
élection de s'écrouler. En revanche, derrière ceux qui viennent au Rassemblement national, attirés justement par cette dédiabolisation, quand le diable, hein, vous savez, on parlait du diable de la République pour Le Pen, quand le diable réapparaît, sort de sa boîte, ah ça peut rafraîchir les ardeurs de ralliments au rassemblement national. Donc je comprends très très bien euh qu'à la fois euh le maire de Carcasson et euh la direction euh du parti est exclu cet individu parce que les propos les propos sont des propos mais obsèes. C'est d'une vulgarité, d'une violence.
C'est véritablement si tenter qu'il y ait une xénophobie de haut étage, c'est une xénophobie de bas étage quoi, hein. Et là, attention à ce que la diabolisation auprès d'un électorat minoritaire mais d'un électorat décisif ne redevienne pas une réalité. Lean Clément, un mot ensuite, on parle de du destin des numéros 2 du Rassemblement national. Ce sera notre dernier chapitre et il est passionnant mais un mot effectivement de des moyens mis en œuvre par le Rassemblement national pour traquer, chasser et mettre dehors ces brebis galeuses. Steve nous parler d'un algorithme. Enfin, qu'est-ce qui a été mis en place depuis un certain un certain temps ? effectivement, ils ont pris en une un certain nombre de mesures après les législatives anticipées de 2024 parce qu'ils sont
bien dit qu'effectivement les Bremy Galeuses c'était un problème. Donc maintenant, chaque investiture est scrutée par une commission nationale d'investiture. Donc plusieurs cases du parti particip, au moins une dizaine à chaque fois. Il y a eu un travail énorme, il faut quand même le dire, pour sélectionner mes candidats et utiliser l'intelligence artificielle pour réussir à dénicher les bourdes des propos passés euh pass et cetera. Alors après les mon ça c'est la version officielle officieusement quand même il y a beaucoup de de polémiques qui sont encore sorties il y a encore eu des fruites racistes qui ont été trouvées donc leur intelligence artificielle est pas complètement au point et puis aussi il faut bien rappeler que il y a encore des cadres problématiques dans le parti
je cite par exemple Caroline Parmentier député proche ami fidèle de Marine Le Pen qui a eu des propos des propos racistes des propos pétéistes et qui ont encore sa place dans le parti toute sa place puisque c'était selon eux il y a longtemps, ça fait partie de son passé et cetera. Donc on voit bien que il y a effectivement toujours l'affichage et puis la réalité derrière. Allez, on parle comme promis au nouveau ce chapitre consacré au destin dauphins des patrons et patron du front puis rassemblement national. C'est le thème de la chronique la chronique de Quentin Calmet. tout de suite.
L'histoire du Rassemblement national et du Front National auparavant est marqué Quentin par l'infortune de ces numéro 2. Tout à fait. Ça a même été théorisé par le fondateur du Front National lui-même, Jean-Marie Le Pen. Le destin des dauphins, c'est parfois de s'échouer. C'est ce que dit Jean-Marie Le Pen en avril 2003. Quand cette phrase est prononcée à l'époque le numéro 2 du FN c'est Bruno Golnich. Il est pressenti pour prendre la tête du parti en 2003 mais s'est opposé à la désignation de Marine Le Pen au sein du comité central du parti. Golniche sera progressivement écarté de la direction du parti au fil de l'ascension de Marine Le Pen dans les instances du parti à la Flamme. Alors avant cela, le Front National
avait déjà connu ses lutes d'intestines avec l'affrontement entre Jean-Marie Le Pen et Bruno Maigret. Voilà, à la fin des années 90, Bruno Maigret était devenu incontournable au Front National. Mais à quelques mois des élections européennes, Jean-Marie Le Pen craint d'être condamné à de l'inibilité. Il imagine alors confier la tête de liste des élections à sa femme Jean. Une idée dénoncée par Bruno Maigret qui se porte candidat pour mener la liste du FN. C'est là que Jean-Marie Le Pen a dit il n'y a qu'un seul numéro au FN, c'est le numéro 1. Cet épisode mènera un très grave chisme au sein du parti avec l'exclusion même de Bruno Migret en
décembre 1998. Cela cela fera perdre au FN 60 % de ces cadres qui décident alors de partir avec Bruno Maigret. On y pense moins mais au-delà des conflits de personnes, Maigra espérait aussi infléchir la ligne politique du FN. Il reproche à Le Pen ses provocations verbales, ses refus d'alliance avec la droite. Écoutez ce document en 2014 lorsqu'il revient sur ce qui s'est joué 15 ans plus tôt. Il y avait deux lignes politiques à l'époque. La mienne c'était de faire du Front National un grand parti capable de gouverner, des diaboliser, qui puisse passer des alliances et se développer. et puis Le Pen qui faisait
de la provocation, qui considérait le Front National comme faisant partie de son patrimoine personnel et qui voulait continuer d'en jouir tranquillement. Donc c'est pour ça qu'il y a eu une sission. Et l'histoire continue avec Florian Philippo, lui aussi déçu brutalement de ses fonctions alors qu'il était le bras droit de Marine Le Pen. Voilà Florient Philippo qui quitte le FN en septembre 2017. Il était accusé depuis plusieurs mois d'être responsable du mauvais score de Marine Le Pen à la présidentielle de la même année. Sa ligne décrite comme souverainiste social était en train d'être remise en cause au sein du parti par Marine Le Pen elle-même. Philippo avait aussi lancé sa propre association les Patriotes ce qui était perçu en interne comme une forme de défiance. Mais donc cette série
d'exemples quand même au fil des années, elle interroge le parti de Marine Le Pen est-il verrouillé par un clan familial ? Vous en avez beaucoup parlé aussi sur ce plateau. Bruno Mrec qui parlait à l'époque de dérive monégasque. Le débat est donc relancé ces derniers jours quand on lit le blues que tr serait en ce moment barelap est-il voué assez choué lui aussi. Merci beaucoup Quentin avec le sens de la formule aussi hein de Jean-Marie Le Pen. Le destin des dauphins c'est parfois de s'échouer. Jordan Bardella peut-il Pascal Piruno rejoindre les autres dauphins échoués du FN ? Oui, bien sûr. Si vous voulez, Jean-Marie Le Pen avait, on disait souvent, il dit tout ce que les Français pensent tout bas là-dessus. En tout cas, voilà, on sait très bien que dans les partis,
d'ailleurs au-delà du Rassemblement national, le destin du numéro 2 est souvent un destin extrêmement compliqué. Euh souvenons-nous de Michel Rocard avec François Mitteran au sein du Parti socialiste. On pourrait comme ça multiplier multiplier les exemple. Euh et donc euh oui oui pour répondre à votre question, Jordan Bardella est le numéro 1 devenu numéro 2 H hein. Ce numéro 2 peut très bien échouer sur la banquise, hein. En effet, si cette espèce de de conflit permanent depuis quelques semaines entre les deux ne cesse de s'aviver, et bien au bout d'un moment, en effet, Marine Le
Pen reprendra le tempérament qu'avait son père et lui montrera la porte de sortie. Hm. Mais mais vous évoquez euh quand même les les tiraillements ou les enfin euh Jordan Barnella, il connaît bien son histoire du Front National effectivement et le destin des numéros 2. Est-ce qu'il y a dans son entourage euh vous parliez de son conseil économique tout à l'heure mais des gens qui le poussent à claquer la porte à créer son parti ou rejoindre un autre parti ? Moi, j'ai pas du tout entendu ça pour l'instant. C'est peut-être un peu un peu trop tôt. D'accord. Oui. Je pense qu'il est quand même assez fin politiquement, assez habile. Sinon, il en serait pas là. ser aujourd'hui. Donc je l'entai pas si vite. Il faut quand même ne pas oublier que par rapport à ses précédents dauphins,
il a une popularité incroyable, une popularité qui n'avait pas les précédents dauphins quand même. Faut bien le rappeler, les séances de dédicace de ces livres ont permis de lui de forger cette personnalité. Il y a un nouveau livre qui va sortir en novembre à coup sûr. Il y aura encore une tournée de dédicace dans toute la France où il va tester sa popularité. D'ailleurs dans ce bureau exécutif, petite anecdote, Marine Le Pen a révélé le titre du livre ce qu'il l'a mis euh qu'il a agaissé. Ça s'appellerait gouverner et donc il espérait garder ça secret. C'est raté maintenant tout le monde le cite à longueur d'article. Voilà. Donc ne l'interromps pas trop vite non plus. Oui, on est d'accord parce qu'effectivement, il faut rappeler cette popularité record. La la la la la question Marine
Le Pen peut-elle se passer de Jordan Bardella ? Elle est là. Oui, mais c'est une vraie question. Après, moi je pense que ce binôme qui a été mis en place il y a longtemps maintenant, c'était bien avant qu'on rentre en précampagne ou en campagne pour l'élection présidentielle, c'est quelque chose qui a beaucoup plu à cet électorat. C'est quelque chose qui est de nature à séduire les électeurs qui hésitent encore. Mais ça c'était pour asseoir la marque Ren pour asseoir encore plus le fait que le RN était le premier parti de France et gagner très facilement des élections telles que les élections européennes comme a pu le faire deux fois Jordan Bardella. Là dans ce cadre bien particulier de la de l'élection présidentielle, je alors je vais reprendre un terme très éculé
aussi. Une élection présidentielle, c'est la rencontre entre un homme et une femme et et les Français. Je pense qu'à un moment, je ne suis pas persuadé que ce binôme soit toujours aussi essentiel. Plus on va avancer dans la campagne parce qu'à un moment donné, c'est Marine, c'est pour Marine Le Pen qu'on va voter ou qu'on ne va pas voter. C'est Marine Le Pen qui sera qui sera élu ou pas présidente de la République. D'ailleurs, il y a une de nos téléspectatrices, Patricia Charvieux Chavanu qui qui nous se demande si Bardella est pas devenu le boulet de Marine Le Pen à force de l'avoir mis tellement en lumière. C'est pas le boul, mais s'il n'y a pas de crise interne, a priori, il devrait pas y en avoir. Je vois pas l'intérêt pour Jordan Bardella de de se tirer une balle dans le pied.
Mais si tout se passe comme ça, et bien peut-être que Jordan Bardella dans le cas de la campagne sera un petit peu éclipsé comme Marine Le Pen a été un petit peu éclipsée quand elle a été empêchée après sa sa condamnation en première instance. On ne pensait plus à Marine Le Pen. Jordan Bardala était devenu le candidat totalement légitime et capable du parti. Marine Le Pen est redevenue la candidate tout à fait légitime et tout à fait capable de ce parti pour ses électeurs. Je ne suis pas persuadé que ce la persistance d'un binôme vraiment presque à égalité un 1 et un bis soit absolument nécessaire quand la campagne va vraiment démarrer. Et puis il faut rappeler Pascal Perin que effectivement une présidentielle c'est pas ça. Enfin les Français ont jamais voté pour un pour un ticket pour
un duo. Et euh il y avait eu euh en 1969, en effet, le candidat socialiste Gaston De Fer euh qui connaissait euh c'est les les difficulté de popularité, s'était associé à, j'allais dire à un homme historique de la gauche française, réformiste Pierre Mades France. Ça avait été un bide total parce que en effet les Français ils savent très bien qu'une élection présidentielle c'est l'élection d'un homme et peut-être demain d'une femme hein. Ça c'est la première chose. D'autre part, si vous voulez, Bardella doit réfléchir au fait que Marine Le Pen et le Rassemblement national, c'est une force, mais c'est une force qui reste une force solitaire
et après la présidentielle, il y aura des législatives et dans ces législatives, il faudra élargir après l'élection d'un homme, ça sera l'élection d'une force alliée à d'autres et ce sera le job du premier ministre d'ailleurs. Et ça sera le job du premier ministre. Est-ce que Bard à ce moment-là est le mieux placé ou est-ce qu'on il y aura pas le souci de la part de Marine Le Pen de trouver un homme ou une femme qui symbolisera sera le vecteur de cette ouver ? Est-ce que ça veut dire que vous y croyez de moins en moins à Jordan Bardella, premier ministre de Marine Le Pen ? Il y a beaucoup de s hein avant de avant d'arriver à ce moi, je peux me tromper mais je crois qu'en effet ça ne sera pas évident. On peut avoir aussi, si vous voulez quelque chose de
transitoire euh celui qui sera nommé au lendemain de l'élection présidentielle en cas de victoire de Marine Le Pen, c'est Bardella. Et puis après campagne des législatives, on se sépare de Bardella et on met un homme qui incarne l'ouverture. H bon alors on va rappeler comme toujours dans le débat ou presque hein que c'est pas parce que les sondages disent aujourd'hui que Marine Le Pen mieux placé qu'elle le sera encore dans un peu moins de 8 mois. Merci à tous, à toutes d'avoir participé à à ce débat. Pascal Peruno, votre livre écrit avec Anne Muxell, l'inventaire des peurs françaises aux éditions d'île Jacob et puis Laorian Clément. Il y a donc votre enquête sur cette rentrée ratée du Rassemblement national à lire demain dans la Croix. À très bientôt. Merci
encore. C'est la fin de ce sens public. Merci Steve. On se retrouve la semaine prochaine. Alors éditorialiste, chroniqueur, présentateur, on verra bien. Bon, merci beaucoup en tout cas. C'était c'était top encore une fois cette semaine. Euh on se retrouve lundi 18h 22h. D'ici là, on est sur la plateforme, vous pouvez retrouver nos débats ou les autres émissions de la chaîne, elles sont très bonnes aussi, nos doc et puis nous réécouter en podcast. Voilà. Belle soirée.
C'était votre programme avec Beau Concept mobilier design danois depuis 1952. C'était sens publique avec la Banque Postale. La banque pourra avoir un temps d'avance sur le développement de votre territoire. La Banque Postale citoyenne. Moi, je veux que la croissance soit plus inclusive. Euh je pense que la croissance doit être partagée. Je crois beaucoup dans la flexie sécurité danoise. Quand tu perds ton travail au Danemark, pendant 2 ans, tu as 90 % de ton salaire, l'État te forme et t'aide à trouver un nouvel emploi. Je crois ça, je crois dans une école pour tous. Je pense que il va y avoir des concentrations de richesse avec l'IA et que les gens multimilliardaires, ils ont pas besoin que leurs enfants soient multimilliardaires, ils peuvent créer des fondations.
Il est lauréat du prix Nobel d'économie 2025. Il a enseigné partout dans le monde. Il a conseillé les trois derniers présidents de la République. Il croit en l'innovation comme levier de croissance à condition qu'elle soit régulée. Il nous explique tout avec la grande simplicité qui le caractérise. Philippe Agon est notre invité dans un monde un regard. Un monde, un regard demain à 17h30 sur Publicsena et sur publicsena.fr.
En 1969, Mao est en mauvaise posture. La révolution culturelle a déchiré le pays et traumatisé durablement la société. Aujourd'hui encore, les meurtres et les persécutions perpétrées durant la révolution culturelle sont passés sous silence. En débattre publiquement risquerait de compromettre l'autorité et la légitimité du Parti communiste. Seule une minorité de personnes était de vrais croyants, mais les rituels publics obligeaient les autres à rentrer dans le moule. Le petit livre rouge est devenu une sorte de gadget dans les mouvements étudiants occidentaux. soit la nature végétale, on l'agitait.
Marine Le Pen