Crise du carburant : faut-il sortir le chéquier ?|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 28 %Attaque 50 %Défensif 22 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:27OuverteRéponse partielle
Faut-il sortir le chéquier face à la hausse des prix du carburant ?
- 2:42OuverteRéponse directe
Que retenir du budget proposé par Sébastien Lecornu ?
- 4:03OuverteRéponse partielle
Les mesures annoncées enrayent-elles la colère des Français ?
- 6:04RelanceÉludée
Où le gouvernement va-t-il trouver 54 milliards d'euros ?
- 6:42RelanceRéponse partielle
L'effort de 54 milliards est-il suffisant selon vous ?
- 10:13OuverteRéponse directe
Les pêcheurs ont-ils raison de demander plus d'aides ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:03Fait
« Le gouvernement achève sa copie pour le budget. »
- 50:42Fait
« les marges des raffineurs et je ne vise pas que total ont explosé pendant cette crise. Quand on est x 4 ou x 5, oui, il y a des gens qui profitent de cette situation et peut-être de manière indue. »
- 51:25Chiffre
« les marges sur la raffinerie, le raffinage ont explosé au cours des derniers mois avec le conflit au Proche-Orient puisque on parle de x 2 x 3 rien que sur le raffinage. »
- 52:06Fait
« Si moi j'étais monsieur Pouyané, si j'étais maîtrise toute la chaîne, c'est ça. Si j'étais monsieur Pouyané et qu'on m'attaquait, j' vous trompez de cible là, c'est Donald Trump qu'il faut aller engueuler parce que on peut taper sur total tant qu'on veut. »
- 52:45Fait
« Il manque un 5è du gazoile maritime dans le monde. C'est qu'il manque un/5 du gasoil. Donc forcément, c'est quelque chose qui vaut cher. »
- 54:02Fait
« j'ai 50 % de mes adhérents qui sont station totale et 50 % qui n'y sont pas. Mais à la fois, ça me permet d'avoir d'apprécier le marché d'un raison d'un récent sondage. »
- 54:39Fait
« on a quand même beaucoup de retours environ 100 150 stations qui nous disent commencer à être exemple des faux de trésorerie impossibilité de commander du carburant donc des stations potentiellement à sec non pas à cause d'approvisionnement mais à cause de manque de trésorerie »
- 56:35Chiffre
« Les allocations familiales, c'est à peu près 13 milliards d'euros par an. »
- 57:56Chiffre
« 54 milliards d'euros d'économie, c'est la proposition. »
- 58:36Fait
« sur le prochain budget, ils ont perdu la gauche le gouvernement actuel hein. Donc effectivement, ils peuvent annoncer une baisse des APL. »
- 59:59Chiffre
« le niveau de prélèvement obligatoire dans notre pays, c'est 44 % du PIB. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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C'est l'heure du grand dossier. Soyez bien évidemment les bienvenus sur LCI avec aujourd'hui cette question, cet enjeu carburant. Faut-il sortir le chéquier ? Avant toute chose, ça vient de tomber. Sébastien Lecnu propose un effort budgétaire de 54 milliards d'euros. Il le proposera aux parlementaires d'ici peu dans le cadre du budget qui va être discuté. Nous aussi, nous aurons notre discussion autour de cette table. Et donc, quoi qu'il en soit, se pose la question du retour du quoi qu'il en coûte face à la hausse des prix du garburant malgré la crise budgétaire au risque de cramer la caisse, cette charmante expression qui vous rappelle des souvenirs. En tout cas, la crise, elle s'aggrave. Regardez en image gros du roi Frontignan ici à nouveau gros du roi ou encore Nice.
Toujours une discussion en cours d'ailleurs entre les pêcher et la ministre en charge. Les mesures annoncées n'enrayent pas cette colère et au contraire on les entend monter les rien pour les particuliers. Alors jusqu'où pousser le curseur chez nos voisins ? Il y a des mesures parfois plus fortes qu'en France surtout les baisses de taxe ça vous le verrez. Et les Français mettent la pression mais pas seulement. Les politiques aussi appellent à à augmenter par ailleurs des aides, à les doubler hein selon certains candidats. Sommes-nous en train de perdre la raison, de perdre notre sang froid, de cramer la caisse ? Oui, mais si c'était justifié ? Et puis à cette question, le gouvernement achève sa copie pour le budget. Allons-nous vers un budget du sang et des larmes, un
budget de de carburant, de la colère. C'est parti pour le grand dossier. Carburant, faut-il sortir le chéquier ? Écoutez, regardez, la situation peut s'aggraver. Faut aller plus loin évidemment. Il faut aider les Français qui utilisent leur voiture pour travailler. Les aides ciblés, on peut effectivement les doubler. Il faut baisser la TVA. L'énergie est un bien de première nécessité. Voilà, pour le coup, c'est plus une aide ciblée, ça devient une aide générale. C'est des milliards d'euros qui défilent. On les a pas les milliards d'euros. Et pour tout comprendre, pour tout décrypter, je suis ravi d'accueillir sur ce plateau Catherine André. Bonjour et merci beaucoup d'être avec nous. Éditorialiste économie LCI. Bonjour à vous Mathias Bacinou. Merci d'avoir
accepté l'invitation. Quand vous êtes directeur chez Trade République et auteur du livre Prenez votre argent en mien en main. Pardon, je le dis tout de suite, je suis enrumé comme ça c'est dit. Mieux gérer et investir votre argent pour atteindre l'indépendance financière. Devenir riche, ça s'apprend. C'est aux éditions Michel Lafond. Bonjour Martial You. Bonjour. Merci également de nous avoir rejoint aujourd'hui. Vous êtes éditorialiste économie à RTL. Vous êtes auteur du livre Les dindons, comment on vole les classes moyennes aux éditions Robert Lafond. Et puis merci à Guillaume d'être avec nous. Ravi de vous retrouver directeur de la rédaction du Figaro Magazine. Alors le Figaro justement au cœur de l'actualité puisque c'est le Figaro qui euh publie là à l'instant
cette exclusivité. Sébastien Lecnu dévoile son budget dans vos pages. Guillaume. Je propose dit-il un effort budgétaire d'environ 54 milliards d'euros. Je sais que vous avez profité des quelques secondes disponibles pour essayer de regarder entre les lignes. Que faut-il retenir Martial ? Euh moi ce que je retiens c'est euh le niveau du déficit euh qu'on aurait en France si on ne faisait rien. Parce qu'évidemment là pour l'instant, j'ai envie de vous dire, on donne des chiffres, c'est très difficile dans la mesure où la mer monte de savoir combien il nous faut d'argent. Quasiment tous les 15 jours, on a un déficit qui prend 05, 5 points. Là, on est en train de mesurer, avec le budget qu'on doit préparer l'ampleur de cet argent qui fuit de notre économie. Il y a quelques jours, on disait la
croissance de la France sera pas de 0,9 comme on l'imaginait au début de l'année, elle sera de 0,4. Elle a baissé cette croissance mois après mois. Et ben ce différentiel, ce delta, c'est déjà 15 à 18 milliards qu'on a pas et qu'on avait prévu d'avoir. Donc vous voyez, c'est ça ce qui se passe. C'est-à-dire qu'on a une économie qui ralentit fortement et donc un déficit qui se creuse et donc une dette qui se creuse et donc des mesures correctives qu'il va falloir faire sur le prochain budget et évidemment des marges de manœuvre en moins sur toutes les négociations sur tout ce que vous avez énuméré tout à l'heure comme grogne sociale et comme demande d'aide. On n' pas effectivement le début d'un COPEC pour les financer puisque chaque jour qui passe, on perd plus d'argent que prévu.
Donc ça pourrait être bien plus grave qu'un effort de 54 milliards chaque heure qui passe agrave la situation. On vous suit. Est-ce qu'on a plus de détails derrière ce chiffre de 54 milliards Guillaume ? Alors non, on a on n pas encore les les détails, même si euh voilà le premier ministre a priori a donné plus d'informations aux Figaro mais qui sont pas pas encore publiés. On a ce chiffre global de 54 milliards. On sait que il va y avoir des annonces sur les aides au logement qui pourraient être à nouveau euh diminué. Il y aura aussi des mesures sur le point d'indice des fonctionnaires. Ce que le Premier ministre a a promis, c'est une stabilité fiscale. Ça veut pas dire qu'il y a zéro hausse d'impôt, ça veut dire une stabilité générale. Ça veut dire un taux de prélèvement
obligatoire qui n'augmentera pas. On sait aussi qu'il y a des économies qui doivent être faites sur la sécurité sociale. Euh il y en a certaines sont déjà sont déjà euh mises en œuvre, notamment le le le niveau de la franchise, vous savez le plafond des des dépenses médicales qui passé de 100 à à 140 €. Il y a aussi euh euh les arrêts maladies euh avec une baisse des indemnités journalières à partir de l'année prochaine. Donc on on il semblerait que le Premier ministre souhaite prendre des décisions euh tous azimutes avec une question qui est est-ce que ça suffira puisque Martial le rappelait le le les taux d'intérêt atteint atteint des niveaux très élevés ça risque de continuer à augmenter compte tenu de la défiance de nos de nos créanciers et donc on a probablement pas fini de souffrir.
Ah vous êtes d'accord avec ça Catherine ? Oui et moi ce qui me marque dans le début d'interview qu'on peut lire du du Premier ministre, c'est qu'il explique que pour rembourser justement les intérêts de la dette, il va falloir trouver l'an prochain 10 milliards d'euros supplémentaires en raison de l'augmentation ces dernières semaines du taux d'emprunt de la France. Donc si on avait besoin d'une démonstration sur l'étouffement par la dette, on y est. Plus les taux d'emprunt augmentent, plus la dette a remboursé est colossale, moins on pourra investir et trouver des leviers de croissance ailleurs. Et puis moi ce qui me marque, c'est cet effort, 54 milliards d'euros, ce que vous avez cité Guillaume Roquet, on est très très loin du compte. Donc j'aimerais savoir
où il va aller chercher 54 milliards d'euros et surtout est-ce que le gouvernement peut tenir quand on sait que Bairou avait demandé 44 milliards, il est tombé. Michel Barnier avait demandé 60 milliards, il est tombé. Alors franchement Paris impossible. C'est 54 milliards. Il va falloir quand même des efforts du côté de l'État aussi parce que là pour l'instant tout ce qu'on énumère c'est quand même des efforts qu'on demande surtout au français ou au contribuable ou au consommateur. Donc il va falloir pour demander un tel effort sans doute que l'État soit aussi exemplaire et annonce des mesures un peu plus restrictives sur son train de vie. Il peut annoncer un effort de 54 milliards d'euros. Sébastien Lecnu. Il n'y parviendra pas selon vous. Alors il y parviendra probablement pas
effectivement du fait de l'instabilité politique qui est en train de nous coûter extrêmement cher économiquement. Ça ça a démarré vraiment au moment de la dissolution. Et donc de ce point de vue-là, on peut dire que l'année 2027 est probablement en partie perdue. Et le fond du problème, c'est que c'est pas 54 milliards qu'il faut, c'est 90. C'est que le chiffre qui est nécessaire pour que la dette arrête de grandir plus vite que ce que croissance plus inflation grandisse, c'est le cercle vicieux dans lequel on est entré, c'est 90 milliards. Donc c'est intéressant cette ce palier entre guillemets à 54 milliards parce que ça commence à préparer les esprits à ce qui va devenir nécessaire. en le taux d'intérêt à 10 ans de la France vient de
passer en quelques mois de 3,5 % à 4,5 %. Et il y a un pays où s'est passé de 3,8 à 4,8 sur à peu près une période similaire et qui 5 mois plus tard a dû baisser de 30 % ses retraites. Ça s'appelle l'Italie en 2011. H le taux d'intérêt monte petit à petit de 38 à 48 et il y a un moment donné où ça devient insoutenable parce qu'en fait il y a trois étapes. Il y a la crise budgétaire dans laquelle nous nous sommes maintenant. Ensuite il y a la crise du financement. C'est c'est le moment où l'État n'arrive plus à emprunter. Et enfin arrive la crise de la dette qui elle est beaucoup plus courte puisque très vite il y a deux choix. Soit on sort de l'Europe et de l'euro et on dévalue, soit on coupe massivement dans les dépenses. Donc vous nous dites tous que cet
effort, il est insuffisant au regard de la crise et que pour autant le premier ministre ne parviendra certainement pas à l'atteindre cet effort, notamment en raison de la crise que l'on suit ensemble chaqueur désormais la crise des carburants. Elle m'amène devant l'écran parce que je voudrais vous montrer comme la contestation est en train de s'étendre malgré les aides annoncées pour la nouvelle 7 Frontignan, le gros du roi, Faussure mer, Toulon, Nice, des dépôts ou des ports qui sont bloqués encore ces dernières heures. D'ailleurs, prenons la direction de Nice pour vous retrouver Julien Garel avec Christine Guérard dans le port de Nice. Il y a toujours des discussions entre pêcheurs et ministres en charge. Ça donne quelque chose ? Est-ce que la situation est sur
le point de se débloquer un temps soit peu ? Alors, le port de Nice ce matin a été le théâtre d'un blocage complet orchestré par une dizaine de bateaux de de pêcheurs. Le blocage, comme vous le voyez derrière moi, a été levé à 14h. Il aura été effectif de 7h du matin à 14h. Une opération coup de point qui aura notamment obligé un feri de la compagnie Corsica Feries qui était censé rentrer au port de Nice ce matin et bien à faire demi-tour et à aller débarquer ces quelques 600 passagers en Italie à Savonne. Désormais, tous les regards sont tournés. vers Paris où les représentants de la profession des pêcheurs sont reçus au ministère de la pêche et de la mer. des trac des tractations pardon, des discussions sont encore en cours et en fonction de ce
qu'il en sort et bien les pêcheurs se réservent le droit, nous ont-ils dit, de revenir demain les jours qui viennent ici ou dans d'autres ports de la région pour poursuivre les manifestations. Il réclame notamment de meilleures aides du gouvernement, des aides qui ont pourtant été prolongées hier jusqu'à fin décembre mais aussi augmenté à hauteur de 35 centimes par litre de carburant. C'est insuffisant selon les pêcheurs qui ont même reçu ce matin la visite sur l'eau et le soutien d'Éric Sioti, le maire de Nice, qui les a encouragé à aller plus loin dans leur revendication et à demander au gouvernement d'augmenter ses aides. Merci beaucoup Julien Garel avec Christine Guerard depuis le le port de Nice. On suit ça donc ensemble également avec vous. Les pêcheurs, ils ont raison
de demander plus de dire OK 10 centimes 25 à 35 centimes, ce n'est pas suffisant voire dérisoire par rapport à notre situation. Bah oui, ils ont raison. Si on raisonne comme un pêcheur, ils ont raison de demander plus. Surtout que ils savent que on a un gouvernement relativement fragile et que ce gouvernement qui est en train d'essayer d'obtenir vaille que vaille, de ne pas être censuré d'ici quoi 15 jours 3 semaines et de passer un budget qui sera le budget d'attente de la présidentielle, ils savent qu'ils ont raison de pousser parce qu'ils ont des chances de pouvoir faire plier le gouvernement. Aujourd'hui, le gouvernement peut pas se permettre d'avoir des des ports bloqués, des routes bloquées avec les poids lourds ou ce genre de de mouvement de de
raffinerie bloqué également. Donc on est sur un gouvernement qui est faible, fragile et qui a donc malheureusement peut-être pour nos finances publiques pas tellement d'autres choix que de céder. Après, c'est est-ce que en montrant cette fragilité, il s'expose aussi à la grogne plus globale de l'ensemble des Français et là avec un chèque qui deviendrait insupportable. Alors, je voudrais qu'on écoute le patron du Mèf, Patrick Martin. Il était sur RTL ce matin et lui il dit "Ces aides là, celles qu'on a mis sur la table ces dernières heures, c'est suffisant." Regardez, c'est suffisant. C'est surtout dans la limite des capacités budgétaires du gouvernement euh qui a été euh acculé. Les finances publiques sont taculées parce que un certain nombre de décisions irresponsables ont été prises ces
dernières années, en particulier l'an passé avec la suspension de la réforme des retraites qui pompent 6 milliards d'euros dans les caisses de l'État. Les mêmes qui demandent maintenant des aides devraient faire leur examen de conscience en se demandant s'ils ont eu raison de dégrader les finances publiques qui étaient déjà dans un état critique. Oui, mais voilà ma question. Est-ce que l'un de vous oserait arriver devant les pêcheurs physiquement devant eux et leur dire "Non mais écoutez messieurs dames, c'est suffisant, c'est suffisant 10 centimes." Je crois que le gouvernement va essayer d'éviter la convergence des luttes. Le mardi dernier, il y avait h mobilisations en France mais séparé. Donc ça ne ça ne rapporte rien. Les pêcheurs savent que malheureusement le
droit français, les contraintes, les budgets, ce qu'on leur impose aussi d'un point de vue administratif et fiscal, ça ne peut pas changer à court terme. Donc ils vont probablement s'énerver. fondamentalement, est-ce que vous êtes d'accord avec ces pêcheurs qui disent on enfin on ne peut plus, il va falloir aller plus loin et peu importe les états, les l'état des caisses, c'est les impératifs contradictoires. C'est-àdire d'un côté, il y a il y a une économie française qui est en train de s'arrêter des gens qui sont étranglés et de l'autre une telle gabie sur les finances publiques que chaque euro lâché aujourd'hui va en coûter 5 demain. Le problème c'est que si le gouvernement lâche, c'est 1 € payé aujourd'hui qui coûte 5 demain. Parce que chaque chaque
euro supplémentaire, c'est de la dette à 4 % qu'on qui vient remplacer de la dette qui était à zéro. Mais pour aller au cœur de cette situation contradictoire, je poursuis avec vous, Guillaume. Vous pourriez être face à des pêcheurs sur ce plateau et leur dire "Mais écoutez messieurs dames, c'est suffisant." Non, parce que il me dirait que si c'est suffisant, alors ils font faillite puisque le carburant en moyenne c'est 25 à 30 % du comp d'exploitation d'un d'un pêcheur, de le 25 à 30 % de ses dépenses. Aujourd'hui, on est 40 à 50 %. Ça veut dire que non seulement ils n'ont plus de marge, mais euh mais il ils ils arrivent dans le rouge. Donc le problème c'est un problème de d'échéance de de des des difficultés. Le l'échéance des marins, elle est immédiate. La question c'est de
savoir est-ce que ils font faillite d'ici euh la fin de l'année ou non. Alors que le problème du financement des retraites, c'est un problème de moyen terme. Jusqu'à présent, on arrivait à financer ça en s'endettant. Et donc je pense qu'il faut d'abord éteindre le feu euh y compris au sens premier du terme quand on voit ces ces feux de de peneux à l'écran, éteindre le feu pour les pêcheurs et puis ensuite à l'occasion de de du débat budgétaire disent "Bon maintenant il faut changer. Est-ce qu'il y a la situation politique pour faire ça ? J'en suis pas certain. Moi, je ne sais pas dans quelle mesure on va pas vers une crise financière qui nous imposerait des décisions. J'ai dit, vous faisiez la comparaison avec l'Italie euh quand l'Italie a connu cette crise financière
très grave après l'explosion des taux d'intérêt, on a confié les règnes du gouvernement à des techniciens. La gauche et la droite a dit "Nous, on s'en occupe plus." Donc c'est peut-être un scénario comme ça auquel il faudrait arriver pour prendre enfin les décisions. Au cœur de l'équation des prochaines heures, c'est de savoir si on va passer aussi le la barre très symbolique est très importante des 3 € le litre. Et en réalité, on y est. Quand on a vu apparaître les 2,99 € on y est, nous y sommes. Ça peut aller beaucoup plus loin. Non, là c'est un cas particulier. Encore on est encore amélior quand même quand on l'a vu s'afficher. Euh est-ce que cette barre symbolique, elle peut être passée et est-ce qu'elle peut même franchir des paliers importants dans les
prochains jours ? Pardon Dominique Chelcher sur ce plateau mardi matin me disait oui alors faut espérer que ça ne passe pas le cas, qu'on passe pas les 3 €. On était mardi regardez, on est jeudi et on est en train de se dire "Bon alors c'est quoi le coup d'après ?" Oui, mais je suis comme je suis comme Dominique Chelcher ou comme vous ou le gouvernement, je sais pas la fin de l'histoire. C'estàd que pour l'instant vous pouvez baisser la les taxes sur le litre, vous pouvez faire des aides de la part du gouvernement. Tant que le brut continue à augmenter toutes ces aides vous arrosez le sable parce que vous dépensez beaucoup d'argent mais le prix de l'essence à la pompe continue d'augmenter. Donc pendant un temps, il va baisser parce que vous avez l'aide ou
parce que vous avez la taxe en moins. Mais elle est rattrapée. J'ai regardé il y a il y a 2 jours, si on baisse d'un point la TVA, ça coûte 500 millions si on la passe de 20 à 19. C'est ça l'échelle. Si on la baisse de 20 à 19, ça fait 1,7 centimes au litre. C'est-à-dire que c'est quasiment invisible mais ça vaut 500 millions. Et depuis le 1er septembre, l'essence a pris entre 6 et 7 centimes le litre. Donc vous voyez bien que vous pouvez faire de vous pouvez cramer la caisse comme vous disiez tout à l'heure. Ce qui oui en reprenant une expression, je sais bien, je sais bien mais le truc c'est que malheureusement ça va tellement vite de l'autre côté que des mesures qui coûtent très cher finalement ne se retrouvent pas dans le porte-monnaie. Et c'est ça toute la
difficulté, c'est est-ce que ça vaut le coup d'agir encore plus fort aujourd'hui avec les finances publiques ? Sachant que potentiellement effectivement dans 5 jours, 10 jours, on sera peut-être à 3 €. Alors, je tiens à préciser que c'est pas moi qui me roule dans le catastrophisme, le ça va s'aggraver, c'est le ministre des affaires étrangères qui l'a dit sur ce plateau parce que on dépend de la situation géopolitique et il y a pas franchement d'espoir là à moyen terme. Situation peut s'aggraver. Pourquoi ? D'abord parce que les conséquences dévastatrices du dérèglement climatique se font de plus en plus pressantes. On se souvient des incendie monstre cet été et de la canicule avec toutes les conséquences que ça a pour le monde agricole qui est aujourd'hui en crise.
On a parlé du prix des hydrocarbures lié aux tensions dans le Détroit d'Ormous et dans la mer rouge. Mais on peut ajouter à ça le niveau des taux d'intérêt qui partout dans le monde et singulièrement en France alourdit la charge du remboursement. Bref, tout ça crée pour nous des contraintes extrêmement fortes et réduit nos mar Alors effectivement ça ça va s'agréver, il va falloir se le mettre dans la tête une bonne fois pour toutes et d'autant plus que par-dessus le marché entre guillemets de la hausse du prix du brut, vous avez pour le diesel spécifiquement le problème de la du manque de raffinerie. C'est qu'il y a un problème de raffinage et donc il y a un problème de disponibilité du diesel raffiné. C'est pour ça que les prix augmentent si fort sur le diesel et ça avec le conflit en
Ukraine qui l'Ukraine qui est devenue très capable d'abîmer les capacités de raffinerie russe. À tel point que Donald Trump met sur le dos de l'Ukraine la hausse du diesel qui est extrêmement forte aux États-Unis aussi. Et bien on il y a enfin je ne vois pas de solution. C'estd que à court terme, je vois pas comment avec le prix du transport maritime qui est extrêmement élevé, la fermeture probable de Babel Mandeb également, les manques de raffinerie en Europe qu' y a pas de raffinerie suffisamment de de raffinerie de diesel en Europe, on en est à un stade là où les Européens sont en train de faire affrêter des bateaux de Corée plein de diè raffiné pour le faire venir mais ça prend des semaines. Donc il y a
effectivement une version de l'histoire où pendant plusieurs mois le prix du diesel et le prix des carburant agricoles et cetera pour les bateaux et cetera où ces prix là vont rester très élevés et vont monter encore plus haut quoi. C'estd que 3 € c'est probablement qu'un palier là-dessus et c'est face à ce type d'analyse et face à leur station essence aussi he que de nombreux Français disent ces dernières heures. Il y a eu des aides pour les pêcheurs mais c'est pas suffisant. Faut des aides pour tous les Français pour tous les particuliers. Ont-ils raison ces Français de dire et nous et nous aussi. On va faire un point quand même sur les aides parce qu'on s'y perd. Donc on fait un point, on se dit la la vérité en gros sur les aides sur la table ces dernières heures, c'est
avec Catherine André. Catherine, on va faire le point avec vous. Sébastien Lecnu a annoncé la prolongation des aides mais seulement pour trois catégories de travailleurs. Oui, pour l'instant le gouvernement continue sur sa lancée uniquement des aides ciblées, pas d'aide généralisé. Donc oui, il y a eu cette aide revalorisée hein pour les pêcheurs. C'était à 25 centimes par litre de gazol. Ça monte à 35 centimes plus 10 centimes donc d'aide à la pompe. Et cette aide a été prolongée et prolongée jusqu'au 31 décembre. Pour les agriculteurs, il y a pas eu de revalorisation dans l'aide mais il y a également une prolongation jusqu'à la fin de l'année. 15 centimes par litre de gazol. Et puis les entreprises du BTP,
3e profession, 3e type de profession qui est aidé, entreprise de moins de 50 salariés. Là aussi, vous voyez 20 centimes euh par litre d'essence qui permet de plafonner pour ces entreprises le litre autour pour le moment à de 1,7 centimes d'euros. Alors, pas de prolongation annoncé à ce stade pour les autres catégories qui sont aidées, mais il y a bien d'autres aides qui continuent d'exister. Alors, il y a toujours cette aide gros rouleur, vous savez, pour les travailleurs qui utilisent beaucoup leur voiture notamment donc pour aller travailler cette aide gros rouleur qui est toujours de 100 €. Mais à ce stade, il y a pas de prolongation. Elle peut toujours être demandée, c'est un un one shot entre guillemets, vous pouvez la demander qu'une seule fois, elle peut être
demandée jusqu'à la fin du mois. Pour l'instant, pas de prolongation et élément important sur les 3 millions de personnes éligibles, 3 millions de travailleurs, il y en a seulement 1,5 million qui l'ont demandé. Et ensuite, il y a aussi cette indemnité kilométrique qui a été revalorisée au mois de juin depuis le mois de juin pour les aides à domicile qui porte l'aide à 20 centimes par litre d'essence. Et puis il y a aussi une aide pour les VTC, les taxis. Mais cette fois, c'est pas directement une aide pour le plein, c'est une aide pour acheter un véhicule électrique jusqu'à 5500 € d'aide pour acheter ce véhicule pour faire la transition vers une énergie plus propre jusqu'à la fin de l'année. Pour l'instant, si on fait le total de ces
aides ciblées, on est autour d' 1,4 milliards d'euros qui ont été donc décaissés par le gouvernement. 1,4 milliards d'euros, c'est pas rien. Mais pour l'instant, on estime qu'avec des aides ciblées, on arrive à contenir la note globale. Merci beaucoup Catherine. Donc je vous pose la question, tous ces Français, on va les entendre d'ailleurs dans un instant, qui disent "D'accord, il y a les pêcheurs mais il y a nous tous à la station essence". Ils ont raison tous les Français de dire "Écoutez et nous et nous on veut nos aides." Oui. Et ils doivent les avoir. Alors encore une fois, ils ont raison évidemment parce que vous avez du mal à finir le mois et moi je me suis intéressé à ce que ceux que j'appelle les dindons, c'est-à-dire les classes moyennes. C'est précisément ceux qui
aujourd'hui sont obligés de renier sur ce qu'il mange ou ou sur les habits pour pouvoir se payer un plein de carburant. Donc évidemment que c'est douloureux, ce sont des arbitrages difficiles. On a vu sur les chiffres de l'été que les Français avaient moins bougé, moins consommé et que c'était la fréquentation des étrangers des des touristes étrangers qui avaient sauvé finalement la saison estivale. Donc oui, il y a une véritable crise évidemment, mais je pense aussi paradoxalement qu'il y a chez les Français et c'est peut-être grâce à François Bairou il y a il y a quelques mois, la conscience, la fin d'un dénive que finalement on vit avec depuis 50 ans. Là, on est en train je crois de comprendre aussi cet impératif là et
donc d'être capable d'entendre le discours de raison d'un d'un gouvernement sans tomber dans la démagogie. Sauf que le consentement au sacrifice en France pour l'instant il est pas vraiment là. C'est-à-dire que à chaque fois qu'on évoque des des mesures d'économie, vous allez avoir derrière des personnes qui disent que ça ça n'est pas tolérable. Certains disent il faut arrêter de de faire des ballons d'essai de sortir telle ou telle mesure, de de faire des mesures, d'annoncer un plan global. Sauf que François Baou, il l'avait fait et là aussi ça n'avait convaincu personne. Les Français pour l'instant sont pas prêts à à consentir des sacrifices dans leur globalité. Si je peux me permettre, j'ai promis d'écouter les Français. C'est quand même important de les entendre. puisque c'est
quand même le cœur du sujet. Écoutons ces Français qui ce matin nous disaient au micro de LCI nous on veut tous être aidés, on en a tous besoin en fait. C'est sûr qu'on aurait bien aimé en avoir. Après, on comprend que les finances sont compliquées. Donc les particuliers aussi, nous sommes on en a aussi besoin. Tout le monde doit en bénéficier parce que c'est tout le monde qui paye. Voilà, c'est difficile pour tout le monde mais on comprend que les finances publiques sont difficiles. C'est ce que disait la la première personne interrogée. Il y a il y a quand même cette cette capacité à entendre. Mais encore une fois, comme je disais tout à l'heure, il faut que ce soit tout le monde qui fasse ça a été le même débat avec les retraités. C'estàd qu'à un moment donné, si on demande des efforts
aux uns, il faut que les autres et notamment François Baou l'avait demandé. Il y avait par exemple des Je vous donne la parole aussi Guoquet aussi mais François Baou avait bien dit, il y avait la question des des jours fériers, de la suppression de de deux jours fériers notamment. Mais il est pas tombé, il est pas tombé à cause des Français François Baou. Euh global l'eff global n'a pas n'a pas convégalement. À mon avis, la question c'est pas de savoir si l'État doit aider un peu tout le monde. La question c'est si l'État doit se servir un peu moins sur les carburants. C'est quand même ça la réalité. Vous faites un beau teasing pour la suite de notre l'addition l'addition des aides c'est 1,4 milliards. On dit merci beaucoup vous nous donnez 4 milliards. Vous êtes bien généraux monsieur le
premier ministre. Sauf que le même il prend 30 milliards d'euros. 30 milliards 20 fois plus de taxes sur les carburants. On était on arrive à un peu moins aujourd'hui parce qu'il y a une partie de la de la de la la taxation avec l'assise qui est fixe. Mais en gros c'est la moitié la moitié du du lit d'essence ou de ou de gasoile. Ce sont des taxes que prend l'État. Donc la question c'est pas de savoir est-ce qu'on va aider tel ou tel. La question c'est il faut que l'État renonce à une partie de la de la de la taxation des carburants parce que sinon on s'en sortira pas. Voilà, vous venez donc en télé, on appelle ça un teasing, de nous donner quand même la coloration de la suite de notre débat. Dans quelques instants, on va se demander, c'est le cœur de notre sujet si on assiste au
retour du quoi qu'il en coûte, est-ce qu'on y va tout droit malgré la crise économique ? Il y a pas que la pression des Français, il y a la pression des politiques qui disent deux choses, plus d'aide ou deuxième point, les taxes. Écoutez, c'est un un petit avant-goût. Il faut baisser la TVA. L'énergie est un bien de première nécessité. Les ciblés, on peut effectivement les doubler et je le dis aussi, il faut qu'elles soient attribué mécaniquement. Francis Pous, je vous en prie. Vous êtes le bienvenu sur ce plateau. Vous êtes un acteur de cette séquence majeure, président des distributeurs de Carburant énergie nouvelle chez Mobilians. Merci d'avoir accepté une nouvelle fois de nous rejoindre sur ce plateau. Jusqu'où aller pour aider les Français assumer de
cramer la caisse encore une fois. Oui, je sais charmante expression. L'heure est-elle trop grave pour ça ? Perton la raison notre sang froid. On se retrouve dans un instant pour continuer d'en parler. À tout de suite. La ministre déléguée chargée de la mer et de la pêche s'exprime à l'issue d'une longue réunion de concertation avec les pêcheurs. Grand bateau, c'est des petits et cetera. Et je pense que moi je voudrais vraiment les remercier parce qu'on a eu une discussion pendant 6h constructive euh parfois très animé et cetera et on arrive aujourd'hui ce soir à vraiment déplomber beaucoup de de sujets. Il y a d'abord des sujets nationaux et peut-être que chacun d'entre eux euh reviendront s'ils souhaitent prendre la parole euh sur les sujets. Il y a le
premier sujet national, c'est bien bien évidemment les aides carburants. Vous savez que le gouvernement a pris des dispositions dès le début parce qu'on a absolument tous conscience que les pêcheurs sont très dépendants du prix du carburant. C'est pour certains d'entre eux jusqu'à 50 % euh de leur chiffre d'affaires. Et par conséquent, dès le début, on a pris des dispositions pour les mois d'avril et mai, pour les mois ensuite de juin, juillet, août et puis maintenant, on a vient, on est en train de lancer les dispositions pour les mois à venir jusqu'à jusqu'à la fin de l'année. Il y avait beaucoup d'inquiétudes parce que nous avons mis du temps à mettre en place le dispositif d'attribution enfin de d'enregistrement
de de leur de voilà des dossiers mais aussi de paiement. Et à l'heure qu'il est, on a quasiment pour les mois d'avril et mai versé toutes les aides un carburant euh à tout le monde. On est à 90 %. Voilà, il y avait du retard et on a regardé avec le service de paiement du sujet de de des aides comment accélérer la procédure. Comme on a accumulé les deux premiers mois plus les 3 mois derrière, les euh les pêcheurs ont rencontré des difficultés de trésorerie. Et c'est pour ça que alors notre discussion a pris du temps, pas uniquement à cause du sujet carburant, on parlera des autres sujets, mais pour
les mois qui viennent, on vient déjà de compléter le dispositif, c'est-à-dire que de garantir, c'était déjà le positif, le dispositif existant, que les aides seront à hauteur de 70 % de l'intensité d'augmentation du carburant, mais aussi suivront la variation des cours euh des carburants. Ça c'est un c'est un point qui était absolument essentiel. Ils nous ont fait part de la problématique pour beaucoup d'entre eux des trésoreries et nous leur avons et je voudrais vraiment remercier mes collègues et le gouvernement annoncer la possibilité d'ouvrir pour ceux qui ont des problématiques de trésorerie un prêt à
taux zéro. Euh alors bien évidemment, c'est surtout pour permettre de faire la transition entre euh enfin d'ici le versement des aides. Après, sur le point national, il y avait un autre sujet qui les irritait euh enfin en tous les cas qui pour lesquels ils attendaient vraiment des des annonces, c'est le plan de sortie de flotte de ce qu'on appelle les amphialins, c'est les anguilles, les civiles et cetera. Il sera engagé et Monique Barbu leur a annoncé en ouverture de la de la Réunion, il sera engagé et financé à la fin de l'année. Enfin engagé à la fin de l'année ce plan de sortie de flotte. Puis après, il y a les sujets qui sont spécifiques à la Méditerranée. Il faut comprendre que la Méditerranée, elle est
elle vit aujourd'hui sous les impacts du changement climatique. Il y a une pression sous la sur la ressource. Alors à la fois de nos activités mais aussi du au changement climatique. La Commission européenne a mis un plan de gestion de de la Méditerranée, mais ce plan aujourd'hui n'est plus adapté. Alors on va pas rentrer dans les détails parce que il va falloir mais on a balayé tout ce qui leur pose problème parce que en fin de compte ce plan finalement ben les empêche de reprendre la mer. Parfois en tous les cas il n'est pas adapté et je me suis engagée à ce que nous travaillons ensemble pour regarder comment améliorer ce plan. de manière à proposer d'ici la fin de l'année et dans le cadre de la négociation des tacs et des quotas à la Commission européenne
que nous améliorions ce ce plan en tenant compte aussi de l'évolution de la Méditerranée. Dans les euh sujets, il y avait aussi le ton rouge. Euh Monique Barbu en ouverture aussi les a rassuré sur le ton rouge. Il y avait également une demande qui est faite parce que ils ont des équipages aujourd'hui qui ont envie de voir quel est leur avenir. Ils attendent aussi des mesures sur sur ce sujet. D'une manière générale et ils l'ont exprimé à plusieurs reprises. Ils ont aussi des irritants sur les sujets administratifs, juridiques et cetera et on en a fait la liste et nous, je leur ai proposé qu'on ait des réunions plus régulières pour aborder tous ces sujets-l. En conclusion, moi je pense qu'il faut qu'on travaille et c'est ce que je leur ai proposé sur un plan
d'avenir de la Méditerranée. On est vraiment dans une situation, on l'a vu cet été sur d'autres sujets. On en parle beaucoup pour les agriculteurs, j'en parle aujourd'hui pour les pêcheurs. Et vraiment moi depuis le début de de ma prise de fonction, j'ai qu'un objectif, aider les pêcheurs à reprendre la mer et maintenir de l'activité sur notre territoire. Et ensemble, il faut qu'on regarde comment ces spécificités de la Méditerranée euh qui sont pas les mêmes pour les petits et les grands peuvent euh voilà. En conclusion, avant de leur passer la parole éventuellement euh en conclusion, je pense qu'il faut qu'on nous retrouvions de la sérénité si on veut vraiment avancer ensemble et c'est ce qu'on a réussi à construire dans cette dans ce dialogue où chacun a pu
expurger tout ce qu'il y avait à dire. Voilà, il faut vraiment que nous retrouvions de la sérénité et ils se sont engagés à débloquer voilà les barrages et je voudrais les remercier. J'ai déjà eu des retours de certains d'entre eux que ça ça se débloquait. Merci. Et voilà si certains veulent prendre la parole. Sinon juste pour être bien précis, ça veut dire qu'on pourra aller au-delà des 35 centimes en a. Ça veut dire que vous vous garantissez que le plafond sera toujours le maximum. Vous aurez toujours au maximum du plafond. En fait, ce qui est important, c'est de ne pas donner de chiffre parce que c'est le le les prix du carburant peuvent monter ou descendre. L'inquiétude des pêcheurs, c'est que si le carburant augmentait beaucoup, bien évidemment, c'est que
l'aide se retrouve insuffisante et cetera. Donc ça ça c'est important. Mais à l'instanté, ça reste 35 centimes. Non non non, ça va suivre l'évolution, ça va suivre l'évolution des cours. Si je peux Si je peux me permettre, si je peux me permettre, vous avez entendu des chiffres des des et des des montants qui qui sont ne sont pas bons. Pourquoi ? Le modèle de calcul, il a été proposé par la France à la Commission européenne et donc on est sous une politique commune pêche qui fait qu'il y a un cadre communautaire qui est défini. Et donc il y a un prix de référence avant crise, il y a un prix moyen tous les mois qui est identifié sur 10 ports de l'hexagone. Et ce delta entre ce prix de référence et
le prix moyen correspond au montant d'indemisation à hauteur de 70 % de ce montant. Donc il n'est pas fixe, il est évolutif justement pour pouvoir répondre justement à la hausse ou à la baisse du prix du carburant et donc de répondre à des obligations européennes validées par la commission et proposées par la France. Donc les 35 centimes annoncés par voilà cette information. Les pêcheurs vont débloquer les barrages annonce la ministre en charge à l'issue de 6 heures de réunion avec les pêcheurs. On suivra forcément les prochaines heures avec notre carte décontestation qui avait atteint une bonne partie du sud de la France. Mais bon, les mots sont là. Le gouvernement est à la hauteur du rendez-vous. Martial Lou, bah disons que Catherine Chabo est une grande navigatrice à l'origine, donc
elle sait naviguer par gros temps. Visiblement, elle a au moins réussi ça, c'est-à-dire apaiser la la grogne des pêcheurs. Dans les annonces, ça me semble en revanche beaucoup plus flou. Là, on est un peu dans le brouillard, toujours pour la métaphore maritime. Euh dans la mesure où euh ces aides, on l'a vu, c'est pas très très clair en terme de combien ils vont avoir, on a compris que ce serait dynamique au moins. C'est-à-dire que plus le pétrole ou le prix du carburant va augmenter, plus ils vont avoir d'aide pour compenser. Ça c'est à peu près ce qu'on a compris, mais on sait pas très très bien à quelle hauteur. Là où je suis plus dubitatif, c'est sur le le prêt à ta zéro. C'est-à-dire que le prêt à ta zéro, c'est en en trésorerie ce qu'on appelle pour alimenter le besoin de fond de
roulement, c'est-à-dire pour faire tenir la trésorerie en attendant d'avoir les aides. Donc là, je me dis basiquement, mais je suis pas ministre euh du gouvernement, est-ce que ce serait pas plus simple de verser plus rapidement les aides pour éviter qu'il y ait une espèce de prêt à devoir rembourser et donc une espèce de machinerie un peu complexe pour l'ensemble des des artisans et des pêcheurs ? Allez-y Francisco, je vous vois réagir et même faire de grands gestes depuis quelques instants. Je rappelle pour nos téléspectateurs que vous êtes président des distributeurs de carburant et énergie nouvelle chez Mobilian. Allez. Non, je je réagis à ce qu'on à ce que vous venez de dire. Effectivement, c'est quand même aberrant. On a pu faire des formules très rapides d'indemnisation
à différents moments. Je pense au Covid par exemple. Je comprends pas pourquoi on est obligé de passer par un prêt à taux zéro pour aller attendre des aides. Les aides de euh juillet et août devraient déjà être versé. On apprend là que les aides de avril et mai sont versées à 90 %. Mais on parle d'avril et mai. Donc effectivement, je comprends la le désarbre des pêcheurs, il faut payer tout de suite ces fameuses aides. Guillaume Rocket, le gouvernement peut peut souffler ou ça va être beaucoup plus compliqué que ça ? Alors, apparemment, les pêcheurs sont satisfaits puisque le le les barrages vont vont être levés. C'est une profession qui est, entre guillemets, relativement facile à satisfaire parce que de mémoire, il y a une dizaine de milliers de de de d'entreprises de
pêcheurs professionnels en France. Donc, c'est relativement limité. Euh, il y avait déjà des aides, on on l'a rappelé tout à l'heure, a priori, elles vont augmenter avec le avec la hausse du du carburant. pour que on va dire que cette cet incendie là, il est il est éteint. En terme de nombre de professionnels, je pense que si j'étais moi un représentant du transport routier, je me dirais "Ah, le gouvernement a lâché pour les pêcheurs. Nous, on a des une capacité de blocage qui est infiniment supérieure. On peut en quelques heures arrêter toutes les tous les autoroutes du pays. Pourquoi est-ce qu'on entrerait pas à notre tour dans dans un cycle de pression sur le gouvernement ? Alors, justement, jusqu'où faut-il aller ? Si pour les pêcheurs c'est réglé,
faut-il aider toujours plus de secteur parce que on l'a évoqué en début d'émission, le prix des carburants, ça devrait pas s'arrêter tout de suite. En tout cas, en tout cas la hausse faut-il pousser le curseur beaucoup plus loin. On va regarder ce que font nos voisins. Ils sont pas mal à avoir fait le choix des aides par le biais des taxes ou par le biais justement des aides à certains secteurs ou au particulier. Pourquoi ne pas en faire autant ? D'abord, on pose les faits, les éléments à avoir en tête avec Mathias Bacchino. Vous m'accompagnez Mathias, merci beaucoup. Euh première question, tous les pays sont concernés, faut le rappeler, par ces hausses de carburant. On n'est pas sur une île. Certains de nos voisins n'ont pas hésité à jouer directement sur les taxes perçues par l'État pour
soulager les consommateurs. Les pays, le pays qui est allé le plus loin, c'est l'Espagne. Écoutez, d'ailleurs ces Français qui ont bien compris l'intérêt de franchir la frontière pour aller prendre leur essence là-bas. Depuis que ça a beaucoup augmenté en France. Oui, je suis là toutes les deux semaines. Ça me permet que ben une fois que j'ai fini mon plein, je remette de l'essence et je revienne. On est obligé de rentrer dans une mécanique de calcul donc faire en sorte que on puisse donner à manger à nos enfants aussi. Alors Mathias Bacino, quelle est la recette de l'Espagne ? Alors c'est vrai que l'Espagne a fait fort pour soutenir sa population face à cette crise. Elle a baissé la fameuse TVA sur l'essence donc de 21 à 10 %. Elle a également supprimé la taxe
spéciale sur les hydrocarbures. Ce qui fait que globalement en Espagne, vous avez eu une baisse du prix au litre de l'essence de 30 à 40 centimes. Hm hm. Il faut noter quand même qu'en Espagne, il partait de plus bas puisque l'assise qui est l'une des taxes principales sur l'essence et qui est chez nous donc à 59 centimes par litre est en Espagne depuis 20 ans à 38 centimes par litre. Donc il y a un écart de 21 centimes de base entre la France et l'Espagne. Ce qui explique effectivement que les frontaliers ont l'habitude d'y aller et là c'est encore plus net. Et comment a fait l'Espagne ? L'Espagne a un secret, c'est que contrairement à la France, elle a 2,5 % de croissance cette année. Et quand on a 2,5 % de croissance et 2,5 % de déficit, et bien ça aide. Bien sûr,
l'Espagne a bénéficié de 80 milliards d'euros d'aide dans le plan de relance européen du Covid et pour l'anecdote, l'Espagne a le même budget depuis 4 ans puisque les politiques n'arrivent pas à se mettre d'accord sur un budget. Ça peut peut-être inspirer notre gouvernement. Et on a d'autres pays qui ont baissé les taxes pendant un temps mais qui ont dû revenir en arrière. Oui. Alors, il y a des pays qui ont fait un effort qu'il pouvait se permettre. Par exemple, le Portugal qui en fait rend la hausse de TVA à sa population. Ça ça tient puisque'en fait une hausse de 10 centimes du prix du litre c'est euh 7 centimes de hausse de TVA. Bon le Portugal il rend tout. En Polne plus difficile parce qu'en Pologne c'est basé sur une loi qui est bloquée par le Conseil constitutionnel polonais
actuellement qui est une taxe une loi pour taxer les super profits des pétroliers. Pour l'instant, c'est bloqué mais c'est au Conseil constitutionnel. Le chef de l'État essaie de faire remonter cette taxe pour que la Pologne puisse recommencer à aider sa population. En Allemagne, ils avaient baissé la TVA assez massivement sur 2 mois au début de la crise. Cet été, ils n'ont rien fait. Et hier, ils ont annoncé réfléchir à baisser la TVA de 19 % à 7 % sur l'essence en Allemagne, ce qui serait évidemment un choc important dans ce pays à la tendance plutôt écologique poussée. Donc pour la France et bien malheureusement chaque point de hausse des de l'essence est répercuté au consommateur. Si on voulait baisser
de 10 centimes, ça serait 5 milliards par an. H si on voulait s'aligner sur l'Espagne par exemple sur l'assise, ça serait 11 milliards d'euros par an. Et le premier ministre nous l'a dit dans le Figaro, c'est 54 milliards qu'il cherche. Donc il ne peut pas rajouter 10 milliards de plus. Merci. Et je précise qu'il y a des pays qui ont fait le choix des aides. Je vais citer le Portugal. On peut retourner s'assoir Mathias. Merci beaucoup. Le Portugal, la Roumanie, l'Irlande, la Hongrie ou encore la Croatie ont misé sur sur les aides. Je m'arrête sur les aides parce que du côté politique, il y a eu quand même pas mal d'appels ces dernières heures à les augmenter ces aides. Alors Édard Philippe va plus loin, lui il l'appel les doubler. demande le doublement immédiat des aides
ciblées financées par des économies sur les dépenses d'état. Mais on écoute aussi Olivier Fort encore Bron Pivet. Les aides ciblées, on peut effectivement les doubler et je le dis aussi, il faut qu'elles soient attribué mécaniquement. Faut aller plus loin évidemment. Il faut aider les Français qui utilisent leur voiture pour travailler, pour aller travailler. On pense à toutes ces personnes qui vivent dans des territoires ruraux et qui ont besoin de leur voiture. On a une aide qui existe, c'est une aide ciblée gros rouleur. Pour les personnes qui font plus de 15 km par jour pour aller à leur travail, il faut renouveler cette aide. Alors, on passe par des aides, un doublement des aides ciblées. Francis Pous, écoutez, je pense qu'effectivement là, on arrive à un seuil psychologique
proche des 250 qui va devenir problématique puisque dans toutes les moyennes que l'on donne sur les différentes chaînes aujourd'hui, les moyennes nationales tiennent compte forcément des prises encadrées de total 1,99 et 2,25. Et quand on parle d'une moyenne à 228 229, on est pondéré à 30 % par les 30 % de station totale. Si vous regardez le réseau hors station totale, on est plutôt entre 240 et 2,50. Euh pour demain, on a même des hausses qui sont annoncées de l'ordre de 3 à 4 centimes. Donc en fait ce que voit les Français, c'est plutôt ces moyennesl d'autant plus que beaucoup de stations totales sont à sec donc n'ont pas de produit. Pardon ? Vous annoncez 3 à 4 centimes de hausse pour demain ? C'est c'est ce qu'on voit dans les tarifs hein. Euh mais les tarifs de nos fournisseurs ont
tous le même étalon. C'est le fameux PL de Rotdam. Et euh le Place de Rotard qui a beaucoup augmenté entre hier avant-hier rebaisse là dans la journée. Le tarif euh d'aujourd'hui, il est fixe. Peut-être que demain, on aura quelques centimes, mais on est de toute façon dans des prix jamais vu. Vous l'avez dit vous-même. Et donc pour vous, ça justifie d'aller quoi ? Jusqu'au doublement des aides. Je pense que effectivement, il faut être raisonnable. On a plus de sous dans les caisses, on le sait. Euh je rappelle les aides, l'aide à la pompe, les les remises à la pompe de 2022 ont coûté 7 milliards et demi au gouvernement. Donc on ne peut pas faire aujourd'hui malheureusement ce type d'aide. Il faut donc amplifier les aides ciblées. Un sur les ménages, mais je pense que la limite
sous sauf erreur, c'est 15000 ou 16000 € de revenus imposable. Euh là, peut-être qu'il faudrait pousser déjà ce premier plafond. Et la question c'est est-ce que ceux qui ont reçu une première fois 100 € en juillet ont le droit encore de demander 100 € puisque'à la base on avait imaginé que ça se passerait jusqu'en juillet ces histoires de hausse. Il faudra peut-être redonner une fois 100 € au ménage modeste. Et dans les professionnels, il y a tout un spectre qui est complètement oublié. Chez mobilience qui représentant l'ensemble des services de la mobilité. On a deux métiers à la peine. Ce sont les auto-écoles et les remorqueurs qui sont de gros consommateurs de carburant. Et à aujourd'hui, le gouvernement refuse d'intégrer ses professionnels. Euh entre les hausses de taxes, pardon,
la la remise à plat des taxes, pardonnez-moi, et la hausse des aides, c'est quoi le moins pire des remèdes ? C'est les aides ciblées. Euh ou c'est oui oui, c'est les aides ciblées. Calibrement parce que là vous calibrez euh l'aide que vous allez faire. Vous vous vous la cernez, voyez, vous savez exactement combien vous avez de personnes éligibles et quelle est l'enveloppe que vous pouvez euh que vous pouvez apporter lorsque vous êtes sur euh des taxes. Là encore une fois, comme je le disais tout à l'heure, à partir du moment en fait où vous mettez le doigt dans cette dans cet engrenage là de baisser les taxes, vous êtes en terme de budget global totalement dépendant de l'évolution des prix. C'estàd que si c'est si vous touchez à la TVA, elle est évidemment indexée sur le prix du brut
et du platz puisque vous avez on regarde tous le le baril de Brent comme si c'était lui qui faisait la météo de à la pompe mais c'est le plat qui détermine une fois le produit raffiné combien on va vous le vendre à la pompe. Donc évidemment que ces deuxl se suivent et c'est ce prix là qui devient un problème si vous lui mettez une TVA juste derrière. Elle elle grimpe en même temps que le prix du baril. Je vous vois tous réagir, je vais venir vers vous mais euh on a Pierre Chasy qui a accepté d'être avec nous en direct et on le remercie. Merci beaucoup. Vous êtes délégué général de 40 millions d'automobilistes et auteur du livre "Balance ton plein." Quel est le prix de la vie d'un français aux éditions FA ? Voilà, on peut pas être là encore plus au cœur du du sujet.
Juste je réagisive parce que Francis Pous vient de nous dire à l'instant qu'il fallait s'attendre à 3 à 4 centimes de plus demain dans les pleins. Pour les pleins, est-ce que ça va pour vous exploser cette colère ? Est-ce qu'elle est allée trop loin ? Est-ce que tout ça va trop loin pour pouvoir revenir en arrière ? Alors, vous savez, la météo sociale, elle est dure à prévoir. Il y a une chose qui est sûre, c'est que ce que l'on vit actuellement chez les automobilistes, c'est une ashyxie profonde qui nécessite un seul remède, la baisse de la fiscalité. J'entends que tout le monde répète la même chose. J'entends que tout le monde explique qu'on n pas les moyens de baisser les taxes. J'entends tout ça. La réalité c'est que à force de répéter inlassablement le même discours, ce sont
les mêmes qui nous répètent ce discours qui se trompent depuis le mois d'avril. Depuis depuis le mois d'avril, la France perd en croissance. La France perd de l'argent parce que tout le monde répète, parce que tout le monde veut s'improviser. Ministre de l'économie et des finances à la recherche de l'intérêt de notre économie. national. Nous ne sommes pas dans notre rôle lorsque l'on défend les petites stations services et les stations services. Monsieur Pousse, vous devez défendre les automobilistes. Vous ne les défendez pas. Vous respectez le discours gouvernemental et ce n'est pas normal parce que vous confondez tout. Vous confondez le coût et le manque à gagner. Déjà pour commencer, il y a un manque à gagner lorsque l'on baisse la fiscalité, ce n'est pas un coût parce
que vous ne regardez qu'un seul côté de la calculatrice. Vous ne regardez que le manque à gagner pour l'État. Vous ne regardez pas ce qui se passe aujourd'hui. La baisse de la consommation, la baisse de la mobilité, la baisse des déplacements, la baisse systématique de tout ce qui se passe actuellement dans notre économie nationale. Vous ne voyez pas que la France est en train de s'effondrer économiquement, que l'on a perdu en croissance, que l'on a perdu un demi point de croissance, soit 15 milliards d'euros à la fin de l'année. Je vous propose de laisser la possibilité à Francis Pous de vous répondre. C'est non mais c'est passionnant. C'est un vrai débat engagé mais Francis Pousse est donc là peut vous répondre. Faites-le. Bon, on se connaît bien avec Pierre, on
a pas forcément les mêmes opinions. On a pu échanger il y a quelques temps sur une opération que tu m'avais proposé et que finalement tu as fait ailleurs. Bon, c'est peut-être c'est c'est fait. C'est fait. C'est peut-être pour ça que tu as un peu d'agressivité ce soir. Moi, je je regarde les fondamentaux. J'aimerais que dans un monde idéal, effectivement, on est 50 centimes de moins à la à la pompe, mais qu'est-ce qui nous garantirait l'équilibre du budget ? parce que au-delà de ces intérêts évidemment pour le consommateur et moi je suis le premier à subir dans nos stations service des prix forts, tu le sais très bien, au-delà de cet intérêt, il faut quand même que le budget soit tenu parce que sinon les du coup l'intérêt de la dette, on en a parlé, tout un tas de de de
tout un tas de choses vont se passer qui seraiit contraire à l'intérêt général. Donc OK, on n' pas la même position Pierre. Moi, je pense qu'il faut faire attention et de toute façon pour l'instant malheureusement il y a pas grand chose qui alors je crois qu'on pourra pas vous mettre d'accord là tout de suite. En revanche ce qui serait intéressant c'est de vous réunir vraiment physiquement sur le plateau et je pense qu'on peut faire ça assez rapidement parce que le débat est quand même vraiment au cœur du sujet et passionnant mais j'avais encore une question pour vous Pierre Chaser avant de vous laisser filer. On avait promis un temps court, j'essaie de tenir parole. La musique qui monte depuis plusieurs jours et je le vois bien dans mes interviews le matin avec les les
politiques, les responsables, c'est total. C'est les raffineurs, les marges des raffineurs est totales dans le viseur. Est-ce que vous vous avez ben voilà pour reprendre cette expression là encore pas très charmante, totale dans le viseur ? Écoutez, je vais vous répondre en une seule phrase. Euh la part du prix, elle est elle est facile, c'est en gros 60 % de taxe. Moi, je veux que tout le monde fasse l'effort. Tout le monde pour les Français. Tout le monde. Tout le monde doit se mettre autour de la table pour réduire un maximum ses coûts, ses marges, tout ce que vous voulez. 40. Mais quand vous avez un état obèse fiscalement qui ne sait que matraquer à coup taxe et qui prend 60 % du prix, je dis je dis que le premier
effort vient de l'État. Monsieur Pousse, Francis Pousse, oui, on va se tutoyer. Francis, effectivement, je t'ai proposé une opération transparence pour afficher sur les stations service le montant des taxes directement sur le ticket de carburant et sur la station service et de montrer les marches qui étaient celles des distributeurs. Tu as refusé ? Alors bon, on va pas débat ce soir mais j'avais une contreproposition que tu as refusé et que tu as appliqué ailleurs. Donc bon et là messieurs, vraiment là je pourrais pas moi en tout cas personnellement régler ce contentieux entre vous. J'insiste sur ma question concernant Total en revanche, est-ce que pour vous Total doit être oui concerné, poussé à réagir et à renier sur ses marges ?
Tous, tous sans aucune exception. On ne peut pas se satisfaire aujourd'hui d'un discours où on rejette la responsabilité uniquement sur un acteur. Certes, l'acteur qui aujourd'hui tabasse les automobilistes à coup de taxe, matraque les automobilistes à la station service, c'est un état qui n'a pas compris que ponner 60 % de taxe sur un produit était un frein à l'économie et un frein à la croissance. Mais en revanche, je suis comme tout le monde, je suis automobiliste et français. Quand j'entends les marches qui sont réalisées en temps de crise pour les automobilistes, bien sûr que tout le monde sans aucune exception doit mettre la main au portefeuille pour aider ceux qui sont asphyxiers aujourd'hui. Il est temps de balancer le plein. Il est temps véritablement de créer un choc
économique dans notre nation pour relancer l'économie. Merci beaucoup Pierre Chasé d'avoir pris le temps de de vous arrêter pour être avec nous en direct. Voilà, un débat engagé, passionné, bon passionnant et vous avez compris, on n pas franchement tranché le débat sur les taxes et les aides. Je voudrais qu'on s'arrête sur la question de Totale parce que c'est vraiment la musique qui monte. Écoutez ce que nous disent par exemple Fabien Roussel, c'est Golen Royal ou même Dominique Chalcher le patron de coopérative U sur ce plateau il y a 2 jours. Monsieur Pouyané aujourd'hui est en train d'engranger avec son groupe des bénéfices en profitant de la guerre. Quand le pays est confronté à une à une telle épreuve, euh l'entreprise totale qui dit "Je plafonne", mais ça lui coûte
effectivement elle peut plafonner puisque elle engrange tellement d'argent. Donc elle pourrait baisser. Elle le fait total plafonne dans ses stations actuellement. Vous dites "Bravo Total". Mais non, elle elle peut faire davantage. Elle plafonne, elle peut plafonner puisque elle possède la totalité de alors que le distributeur indépendant, il n'a que ça. Lui, il est sur la paille. les marges des raffineurs et je ne vise pas que total ont explosé pendant cette crise. Quand on est x 4 ou x 5, oui, il y a des gens qui profitent de cette situation et peut-être de manière indue. Et c'est pour ça que je dis attaquons-nous à ces marches qui sont stratosphériques. Allez-y, Marci. Alors vrai euh les marges sur la raffinerie, le raffinage
ont explosé au cours des derniers mois avec le conflit au Proche-Orient puisque on parle de x 2 x 3 rien que sur le raffinage. Donc c'est ce qui explique euh le bénéfice de de Total évidemment puisqu'ils ont toujours les mêmes coûts de fonctionnement. Ça leur coûte pas plus cher de raffiner aujourd'hui qu'au au mois de février ou janvier, mais simplement ils vendent beaucoup plus cher aujourd'hui. Donc ça évidemment ils font des bénéfices mais ils les font pas en France. euh ils les font là où ils font le le raffinage et donc très très peu en France. Et euh je de toute façon un peu direct, je dirais que tous les distributeurs euh type grande surface ont intérêt à pousser sur une pression concernant les marges parce que le différentiel aujourd'hui de prix est
colossal et on le dit, on l'a déjà dit, les gens vont à la pompe totale jusqu'à ce que la pompe totale soit à sec. Mais je serais ministre de l'économie et je m'en garde bien. Je ferai exactement pareil que les pas l'avenir Marcelou. Voyons Oui, on sait pas. Peut-être que là se révèle quelque chose. Non mais au mois de juin non mais je serai à la place du gouvernement, je ferai exactement la même chose. C'est-à-dire que euh pousser total à payer plus d'impôts alors que ces bénéfices il les fait ailleurs qu'en France, ça va être très compliqué même s'il fait beaucoup de marge. Et en revanche lui mettre la pression devant l'opinion publique pour l'obliger à plafonner de lui-même les prix à 1,99. Bah c'est finalement la meilleure réponse en terme de pouvoir d'achat qu'on peut leur raorter.
Bino, si vous aviez monsieur Pouyané face à lui, face à vous pardon, vous lui diriez quoi ? Moi, bravo. Si j'avais monsieur Pouyané face à moi, je lui dirais bravo d'avoir fait le plafonnement et de vous être opposé à toute votre industrie euh qui refuse de le faire par ailleurs. Donc c'est c'est le seul à le faire, il faut quand même le dire aussi. C'est le seul qui peut le faire sans doute aussi. Si moi j'étais monsieur Pouyané, si j'étais maîtrise toute la chaîne, c'est ça. Si j'étais monsieur Pouyané et qu'on m'attaquait, j' vous trompez de cible là, c'est Donald Trump qu'il faut aller engueuler parce que on peut taper sur total tant qu'on veut. Il manque un 5è du gazoile maritime dans le monde. C'est qu'il manque un/5 du gasoil. Donc forcément, c'est quelque chose qui vaut
cher. Donc forcément ceux qu'il produisent, les raffineurs ont une marge plus importante puisque la demande mondiale cherche et donc quand la demande augmente le prix augmente. Et là on est en train de chercher des bouqu émissaires au lieu de s'attaquer au fond du problème qui est notre incapacité à avoir un poids sur la scène internationale. C'est discuté le soir sur cette antenne en long en large et en travers. Et notre incapacité a pousser Donald Trump à arrêter de créer les conditions de cette crise. Dans un instant, on va se demander si en plus le budget, notre budget en préparation donc on commence à percevoir quelques détails est un carburant supplémentaire de la Colaire. Mais je peux pas ne pas vous entendre sur la question totale. Francis Pousse,
vous auriez monsieur Pouyané face à vous. Tiens, vous aussi, je vous soumets à l'exercice. Al, je dirais pas exactement la même chose puisque mon originalité c'est que j'ai 50 % de mes adhérents qui sont station totale et 50 % qui n'y sont pas. Mais à la fois, ça me permet d'avoir d'apprécier le marché d'un raison d'un récent sondage. Euh on sait que euh mes collègues qui sont sous pavillon national font entre 20 et 40 % de plus de volume depuis le début de la crise et que ceux qui sont pas sous pavillon national sont entre - 20 et - 40 %. Donc voilà, la messe est dite et d'ailleurs on commence à s'inquiéter très fortement de ceux qui ne sont pas sous pavillon total à cause de ces pertes puisque on a quand même beaucoup de retours environ 100 150 stations qui nous disent
commencer à être exemple des faux de trésorerie impossibilité de commander du carburant donc des stations potentiellement à sec non pas à cause d'approvisionnement mais à cause de manque de trésorerie donc c'est une situation tout à fait originale mais je c'est compliqué mais attention au maillage territorial de station qui risque de disparaître encore plus vite qu'il Bon voilà dans quel contexte le gouvernement se penche en ce moment sur son budget. Alors ça se précise hein puisque le Figaro, n'est-ce pas Guillaume vient de dévoiler les premiers propos du premier ministre Sébastien Lecnu propose un effort budgétaire d'environ 54 milliards d'euros. Quand il dit propose c'est que après charge à lui d'en parler avec les parlementaires et de voir ce qu'il en reste de ces 54
milliards d'euros. Mais quoi qu'il en soit, on commence à avoir un peu de visibilité quelques pistes et on va se demander si elles sont si explosives qu'elles seront carburant d'une nouvelle colère. On utilise une expression souvent excessive du sang et des larmes. Vous vous me direz si vous vous l'appropriez. Vous venez avec moi Catherine. Allez Catherine, on va regarder ces quelques pistes. Catherine, on découvre ce matin de nouvelles pistes depuis ce matin de nouvelles pistes d'économie qui devrait figurer dans le budget et ça se confirme. Tout le monde devrait payer, y compris les familles et les plus modestes. Alors ce que l'on voit effectivement émerger dans les pistes notamment des des échos, c'est la piste d'une partie de l'année blanche. Vous savez cette fameuse allée blanche
dont on a beaucoup parlé l'an dernier. Dans cette année blanche, il y avait la mise la mise à contribution des retraités mais aussi le gel ou en tout cas la limitation des prestations sociales. Alors, piste d'économie, allocation familiale. Les allocations familiales, c'est à peu près 13 milliards d'euros par an. L'idée ce serait soit de les geler, c'est-à-dire de ne pas les indexer à l'inflation, c'est-à-dire que les familles toucheraient finalement moins d'argent, mais ça pénaliserait toutes les familles, même les plus modestes. Et puis l'autre piste possible sur les allocations familiales pour modérer leur montant, ce serait en fait de baisser le plafond à partir duquel les allocations familiales baissent. Quand je vous donne un exemple, vous avez trois enfants,
vous touchez 347 € par mois jusqu'à 86000 € de revenu. On pourrait baisser ce plafond à 80000 ou 70000, ça baisserait le total des montants. Alors, l'autre piste d'économie là aussi hein, ce sont les aides au logement, les fameuses APL, ne pas les indexer à l'inflation, c'est-à-dire qu'en valeur réelle, finalement les bénéficiaires toucheraient moins. Et puis il y a aussi la question de la prime d'activité, prime qui est versée à ceux qui travaillent mais ne perçoivent qu'un revenu modeste de leur activité. Là aussi, il y aurait un gel. C'està-dire que cette prime d'activité ne serait pas indexée à l'inflation. Mais bon, on en parle quand même des des retraités. C'est au cœur des discussions depuis des semaines. Les retraités, on en sait plus sur le sort qui va leur
être réservé. Ils ne seront pas épargnés. Ils ne seront pas épargnés excepté les petites retraites. Alors le gouvernement s'engage à pas toucher aux petites retraites mais pour les retraités dit aisés sans qu'on sache vraiment à partir de quel montant ils seront décrétés euh aisés, est-ce que ce sera 2000 € par exemple, il pourrait y avoir en fait un mix de deux solutions. Une désindexation partielle des retraites, c'estàdire que on indexe pas complètement à l'inflation et puis aussi un abattement de 10 % c'est pour frais professionnels, on parle beaucoup de cet abattement euh et bien il serait en partie réduit. L'idée ce serait de mixer ces deux solutions pour faire 6 milliards d'euros d'économie. C'est l'objectif qui a été fixé par le gouvernement. Merci beaucoup Catherine André. Alors,
on a commencé l'émission en se disant que les 54 milliards proposés par le gouvernement, c'était insuffisant au regard de la crise que traverse notre pays. Mais malgré tout sur le fond, ça vous semble en terme de répartition plutôt répartition des efforts plutôt équilibré pour ce qu'on en sait. Bah, en tout cas pour l'instant, on en sait surtout ce qu'on va demander hein au Français. Donc, j'attends aussi de voir quel effort sera demandé sur le le fonctionnement de l'État ou sur les collectivités. Il y a des chiffres qui circulent mais on sait pas très bien ce qu'on met derrière ces chiffres-là concernant les les collectivités territoriales. Euh après c'est effectivement une proposition et le mot est important parce que on sait déjà que sur le prochain budget, ils ont perdu la gauche
le gouvernement actuel hein. Donc effectivement, ils peuvent annoncer une baisse des APL. Bon bah ça ce serait la gauche éventuellement qui aurait été contre et ils ont déjà annoncé qu'il voteraiit contre. Là où c'est dangereux je trouve ou audacieux c'est sur les allocations familiales. C'est au moment où vous annoncez qu'il faut un réarmement démographique parce qu'il y a une baisse des naissances, vous durcissez les conditions d'attribution des allocations familiales. Ça c'est complexe. Et surtout oui mais politiquement c'est dangereux parce que là je pense que c'est le RN qui pour l'instant est resté assez sage sans doute prêt à laisser passer un budget pour avoir l'air responsable. qui aura sans doute beaucoup de mal et la droite dans son ensemble à dire OK sur une
mesure comme celle-là. Alors, je on a qu'une part hein euh de ce qui est sur la table à notre connaissance, mais Guillaume, est-ce que euh vous savez si on en saura plus sur la question de la sécurité sociale, euh les fonctionnaires et cetera ? Est-ce qu'il y a d'autres secteurs de notre population qui on va en savoir on va en savoir un peu plus en particulier sur la politique de l'État en matière de points d'indice qui pourrai être être impacté. Effectivement, on en a parlé des annonces sur les sur les aides au logement. Euh probablement une annonce un peu symbolique sur la rémunération des ministres. On sait qu'évidemment ça ça ne représente rien en terme de masse mais symboliquement euh c'est c'est très fort parce que il y a une attente de de
l'opinion parce que jusqu'à présent les les économies qui sont annoncées c'est pas des économies, c'est juste que l'État rendra un peu moins aux Français de ce qu'il leur a pris. Il faut toujours avoir un chiffre en tête, c'est que le le niveau de prélèvement obligatoire dans notre pays, c'est 44 % du PIB. Ça veut dire qu'à chaque fois que les Français payent 100 à chaque fois pardon que les Français créent 100 € de richesse, l'État leur en prend 44. Alors certes, il y a une partie qui revient dans les retraites, dans la santé, mais c'est quand même le niveau le plus élevé du monde. Donc moi, ce que j'attends et et pour l'instant, je n'ai pas l'information, je je vous le dis très très franchement, c'est de savoir combien de fonctionnaires qui partent à la retraite cette année ne seront pas
remplacés. Combien de ces agences de l'État que l'on pointe régulièrement pour montrer leur inefficacité et leurs coûts seront fermés l'année prochaine ? Quel est le le montant non pas de moindre augmentation du budget des ministères, mais quelle sera la baisse réelle ? C'est-à-dire que on sait très bien que il y a il y a des économies qui sont possibles. Tous les autres pays d'Europe se se font aussi bien que nous en prélevant moins sur les Français. Donc où sont-elles ces économies ? Je pense que c'est ça qui est attendu. S'il y a pas d'ann suffisamment précise, alors l'effort demandé notamment au retraités sera très difficile à faire accepter. Justement, parlons des retraités, c'est quand même au cœur de nos débats depuis des semaines. On s'orienterait vers un mix, Catherine
André nous l'a dit, entre cette question de la désindexation des pensions des plus aisé. Encore une fois, on n pas le seuil hein, on n pas tranché la question de plus aisé ces 2000 ou 3000 € de pension. Et le mix donc avec réduire l'abattement fiscal, c'est le bon mix. En tout cas, c'est la moins pire des solutions pour reprendre une expression déjà utilisée dans cette émission. Bah, c'est ce qui a été fait dans la plupart des pays d'Europe qui ont connu des situations similaires à celles que nous connaissons maintenant. Euh vous avez l'Allemagne qui a arrêté d'indexer ses retraites sur l'inflation en 2000, et quelques. Ça s'est fait en Suède, ça s'est fait en Australie, ça s'est fait en en Italie aussi. Donc c'est une mesure qui est la mesure la moins douloureuse et la plus
durable parce que en fait on a en tête que désindexer c'est pendant un an mais en fait l'année d'après, même si vous réindexez, vous réindexez de plus bas. Donc c'est quelque chose qui est attendu probablement aussi par les marchés financiers parce que le le l'un des éléments moi que je vais scruter avec mon œil un peu finance de l'interview qui sera publiée ce soir sur le Figaro, c'est à quel point le Premier ministre essaie de rassurer les marchés parce que le le le aujourd'hui on a emprunté 10 milliards dans une adjudication à 4 % c'est dramatique. que le premier ministre est dans une situation d'urgence de essayer de faire baisser le taux à 10 ans de la dette française en rassurant et là le langage peut être performatif. Donc oui, c'est bien enfin
évidemment c'est pas c'est pas drôle pour les retraités mais la réalité c'est que de mon point de vue les retraites françaises ne seront pas indexées sur l'inflation pendant 15 ans. C'est ça qui devrait se passer. Il faut bien comprendre ce qui se passe là, juste d'un mot hein, mais euh vous avez montré la carte tout à l'heure des pays qui euh pouvaient faire des efforts sur euh le prix de l'essence. Je relis les deux. C'est tous ces pays, tous Italie, Portugal, Espagne, Allemagne, tous ont fait une politique de restructuration de leurs finances publiques pour les assaignir. Ils sont tous avec un déficit qui est largement en dessous du nôtre, avec une dette qui est plus basse que la nôtre. Enfin bref euh ils ont tous fait l'effort et en jouant sur les retraites notamment,
il y a plus que nous. Et donc il va bien falloir et ces pays-là on a on les appelait le club med l'Italie, le Portugal, ça on les appelait le club MED avec nous. Ils étaient dans la même dans le même bateau, c'est-à-dire ceux des dépensiers. Aujourd'hui, ils sont en train de regarder la France et de dire "El gars, va falloir faire l'effort aussi à votre tour parce que nous, on l'a fait." Une finée, on n pas tout encore sur la table, mais de ce qu'on perçoit ce budget, ces propositions, elles sont de nature à être un carburant. Voilà, pour boucler la boucle de la colère qui s'exprime dans le pays. Ah, je pense que là, on va avoir des semaines extrêmement difficiles pour pour le gouvernement. Est-ce que ça va tenir ? Enfin, c'est c'est franchement la question. 54 milliards d'euros
d'économie, c'est la proposition. On a bien compris que ça sera sans doute moins au final, mais on voit même pas le début du commencement des économies réellement qui vont être proposé et acceptable par les partis à l'assemblée. Les retraités évidemment les retraites c'est l'éléphant dans dans la pièce. On peut pas faire d'économie rapide si on taille pas au niveau des retraites et donc si on sous-indexe pas ou si on désindexe pas les retraites. Mais vous voyez déjà depuis des jours et des jours ce qui monte dans les débats politiques. Non, il ne faut pas toucher au retraités. Alors que là bien sûr il y a aucune économie qui est juste. Elles seront toutes injustes. Mais en fait ces économies injustes elles sont nécessaires. Sinon on va vers la crise financière. Et est-ce que quoi qu'il en
soit, ce budget pour le moment annoncé à 54 milliards d'économie, il sera censuré ? Est-ce que c'est possible ? Mais on a eu Marine Le Pen sur ce plateau hier soir qui dit que elle elle verrait plutôt un budget passé, vaut mieux un budget dysfonctionnel que pas de budget plutôt du tout. Regardez, écoutez, il faut un budget même s'il est imparfait. Je le dis à aux français de la manière la plus simple qui soit. Pourquoi ? Parce que si il n'y a pas de budget, si par exemple on en arrive à une loi spéciale, alors si les Français me font confiance et que je suis élu, si nous donne une majorité à l'Assemblée nationale, nous ne pourrons pas changer cela. Alors moi je veux que dès que nous arrivons, nous puissions modifier tout
cela et rétablir un budget que je leur présenterai d'ailleurs que nous leur présenterons avec Jordan Bardella début octobre. Alors, en quelques en quelques mots, Guillaume Eren arbitre de de ce budget et si oui, est-ce que ce budget pourrait passer ? Oui, le RN est plus que jamais l'arbitre euh parce que la gauche a déjà dit qu'elle qu'elle s'opposerait euh à à toute mesure d'économie trop forte ou à toute mesure socialement trop douloureuse. Euh il y a un un il y a un point de passage, il est étroit mais il est possible parce que l'un des grands enjeux pour Marine Le Pen, c'est de rassurer ceux qui aujourd'hui ne votent pas pour elle à cause de ses positions économiques, par exemple sur la volonté de revenir sur la réforme des des des
retraites et le report de l'âge légal. Donc montrer qu'elle est responsable, refuser de faire la politique du pire, ça peut être payant dans la perspective de l'élection présidentielle. Merci beaucoup Guillaume Roquet. Merci beaucoup Martial You, toujours un plaisir de vous recevoir. Merci beaucoup Francis Pous d'avoir été avec nous. Quelque chose me dit que nous allons nous revoir. C'est possible. Oui, ça risque de durer notre affaire. Merci beaucoup à Mathias Bâtino d'avoir été avec nous. Également toujours un plaisir Catherine, vous le savez, toujours ravie. Merci à ma voix d'avoir tenu jusqu'à la fin de l'émission. Merci à vous de nous regarder et puis vous le savez, vous pouvez n retrouver en podcast. Alors, le QR code, il s'est affiché juste en bas.
Sébastien Lecornu