NICOLAS DUPONT-AIGNAN dans la Matinale de CNEWS 10-06-2023
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:06OuverteRéponse partielle
Imaginez la réaction du général de Gaulle si un tel drame avait eu lieu pendant son mandat de président.
- 0:17OuverteRéponse partielle
Ce sont vos mots, Nicolas Dupont-Aignan, dans une vidéo publiée hier soir sur Twitter.
- 3:13RelanceRéponse directe
Pour garantir la sécurité des Français, il faut sortir des accords de Schengen, car cette tragédie révèle une fois de plus ses failles.
- 5:14OuverteRéponse directe
Mais alors comment ? En signant cette pétition
- 6:47FerméeRéponse partielle
Mais est-ce réellement le cas ? Est-il vraiment en possession d'un titre de voyage pour réfugiés nécessaire pour se déplacer dans l'espace Schengen ?
- 8:24RelanceRéponse directe
Vous parlez beaucoup de faute. Dans votre vidéo, vous dites que l'exécutif est responsable de la situation. Vous les tenez responsables de ce drame.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:32Invité politiqueFait
« pourquoi l'auteur, l'assaillant, était sur le sol français alors qu'il ne devrait pas l'être »
- 2:45Invité politiqueFait
« ça fait 20 ans qu'on essaye de le corriger, et on ne le corrigera pas à 27 »
- 5:27Invité politiqueChiffre
« Le chaos migratoire actuel, je rappelle, on est à plus de 150 000 demandes d'asile »
- 5:42Invité politiqueChiffre
« on est à plus de 500 000 entrées par an »
- 6:24Invité politiqueChiffre
« il faut 4 500 000 signatures »
- 8:09Invité politiqueChiffre
« il a fallu 8 mois pour traiter sa demande »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan78 %
- Présentateur16 %
- ?5 %
≈ 51,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour.
Président de Boula France, merci d'être en direct avec nous ce matin sur CNews. Imaginez la réaction du général de Gaulle si un tel drame avait eu lieu pendant son mandat de président. Ce sont vos mots, Nicolas Dupont-Aignan, dans une vidéo publiée hier soir sur Twitter. 48 heures après cette attaque effroyable survenue à Annecy sur de jeunes enfants. Autrement dit, Nicolas Dupont-Aignan, c'est ce qu'on comprend à travers cette phrase, la réaction du président de la République, Emmanuel Macron, n'est selon vous pas à la hauteur
?
D'abord, ce matin, je pense aux victimes, aux petites victimes, et vraiment, je prie pour qu'elles s'en sortent. Et on doit penser à elles. Mais la journée d'hier
m
'a effrayé.
J
'ai été abasourdi par le drame, jeudi,
mais
la journée d'hier
m
'a effrayé parce que j'ai compris ce que je savais.
que
nos dirigeants, la classe dirigeante française, qui est responsable du chaos qui nous mène à ça, en fait, ne voulaient pas changer.
Ne
voulaient rien changer.
Et
c'est pourquoi j'ai parlé dans ma vidéo d'hier soir du général de Gaulle. Parce que,
il
y
a
un moment, trop c'est trop. On peut dire, il peut toujours y avoir un événement abominable, et moi, président de la République, je ne dirais jamais, il n
'y
aurait rien. C'est pas vrai. Mais en revanche, l'accumulation, depuis des années, de tragédies, avec toujours la même question insupportable, pourquoi l'auteur, l'assaillant, était sur le sol français alors qu'il ne devrait pas l'être, ça devrait quand même
interroger
nos autorités, même le président de la République hier. Non, on nous étouffe,
on
nous endort dans un torrent de larmes,
dans
un édredon d'émotions,
pour
ne pas poser les questions qui fâchent. Et moi, j'aurais aimé, oui, que le président de la République hier se pose la question, au-delà de l'émotion nécessaire, bien sûr, mais pourquoi on en est là ? Qu'est-ce qui dysfonctionne ? Je vais prendre des mesures ? Je vais réunir l'ensemble des forces politiques ? Nous allons agir ? Non, non. En fait, comme l'a dit à l'instant Guillaume Bigot, ils considèrent que ce sont les inconvénients
d
'un système européen
totalement
ouvert. Ils ont renoncé à la protection des Français par la protection des frontières. Et ce que je veux dire, et ce que je crie depuis hier, c'est que si
on
ne remet pas nos frontières nationales,
on
ne réglera pas le problème. Et je le dis aussi à l'opposition, parce que les oppositions nous disent que le système européen ne marche pas, il faut le corriger. Mais ça fait 20 ans qu'on essaye de le corriger, et on ne le corrigera pas à 27. Ça ne marchera pas. Donc, je dis aux Français, il
y a
un moment, il faut être honnête avec les Français. Soit on rétablit nos frontières nationales,
et
on gère nos demandes d'asile au niveau national,
et
on pourra assurer la sécurité des Français, on n'empêchera pas rien, bien sûr, mais on réduira significativement ce type de drame. Soit on continue à avoir tout ouvert, et on ne maîtrise plus rien. Voilà la réalité. Mais hier, j'ai vu une classe politique totalement démissionnaire. C'est ça
la
réalité.
Pour garantir la sécurité des Français, il faut sortir des accords de Schengen, car cette tragédie révèle une fois de plus ses failles.
Mais oui, parce que, ce que je
voudrais que les Français
comprennent, c'est que, en fait,
le
gouvernement français est responsable de la police française, de la gendarmerie française, de notre territoire. Mais il n'est pas responsable, il n'a pas autorité sur le policier grec, le douanier italien, des différents pays. Or, le système actuel déresponsabilise tout, puisque c'est quelqu'un sur lequel vous n'avez pas autorité, qui va accorder une demande d'asile, et après vous circuler librement, et qui va permettre une entrée sur le territoire, ou laisser rentrer irrégulièrement. Et après, comme la France a le système social le plus favorable, c'est normal.
Les pays, Espagne, Italie, Grèce, laissent rentrer, laissent rentrer, parce que d'ailleurs, je ne leur en veux pas, ils n'y arrivent pas, puisqu'ils n'ont pas les moyens. Et puis nous, comme on a supprimé notre frontière, et comme on a les prestations sociales les plus favorables, ça arrive à flot. L'explosion des demandes d'asile, le détournement des demandes d'asile est insupportable. Ça ne peut aboutir qu'à des drames, mais on ne veut pas changer. Ils ne veulent pas changer. Et même l'opposition ne veut pas changer. Et nous dit, on va améliorer Schengen, il va y avoir demain. Mais ça fait dix ans que j'entends ça.
Ce
n
'est
pas possible. Et je le dis aux Français.
C
'est pourquoi, moi, vous verrez sur... Alors on va me critiquer, tant pis. Mais sur le site de Boula France, j'ai écrit une pétition, et je dis aux Français, ne vous laissez plus égorger sans réagir, parce que
les
autorités politiques ne feront rien. Donc si les Français, à un moment, ne se soucouent pas, ne se réveillent pas, ne se disent pas, là, maintenant, ce sont mes gamins qui sont en jeu.
Je
vais me réveiller. Donc je leur dis, je leur offre une occasion, mais il y en a d'autres. Mobilisez-vous, réveillez-vous. Ne cédez pas à ce qui s'est passé hier, on vous endort.
Mais c'est ce que vous dites dans la vidéo que vous avez publiée hier, vous appelez les Français à réagir. Mais alors comment ? En signant cette pétition
?
Je pense d'abord qu'il faut un référendum. Parce qu'en fait, si vous réfléchissez avec un peu de recul,
il
faut prendre du recul. Le chaos migratoire actuel, je rappelle, on est à plus de 150 000 demandes d'asile et à plus de 900 000 au niveau européen. Donc un dévoiement total. Le chaos de
l
'immigration légale, on est à plus de 320 000. Le chaos des clandestins, on ne les compte même plus. Donc ça veut dire quand même, il faut que vous le sachiez, qu'on est à plus de 500 000 entrées par an.
En
un quinquennat, c'est la ville de Paris.
Vous
imaginez que la France n'a pas
les
moyens d'accueillir cela. Donc on va vers le chaos migratoire. Donc je dis que la seule solution, c'est le référendum, parce que si vous réfléchissez, cette politique a été construite par la gauche et la droite depuis 20 ans. Jamais les Français n'ont été consultés. Jamais. Et pour une raison simple.
C
'est que jamais ils n'auraient accepté cela. Parce qu
'ils
ne
sont
pas idiots,
eux.
Et donc, je pense que la seule solution, c'est une pression populaire, énorme, mais énorme, pour un référendum. Référendum initiative partagée, c'est-à-dire, vous savez, il faut 185 parlementaires,
il
faut 4 500 000 signatures. Mais si on ne commence pas, on n'y arrivera jamais. Donc moi, je lance cette initiative, mais j'espère qu'elle sera rejointe par d'autres. Parce qu'ils ne feront rien. Encore une fois, le poisson est pourri par la tête.
C
'est ça le problème.
– Nicolas Dupont et NU, invité de CNews et d'Europe 1 ce matin, on va revenir à l'attaque d'Annecy. Il y
a
une enquête qui est en cours pour tenter d'éclaircir certains éléments. On entend, par exemple, beaucoup dire depuis 48 heures que l'assaillant était un réfugié syrien qui vivait en Suède et qu'il était sur le sol français en situation régulière. Mais est-ce réellement le cas ? Est-il vraiment en possession d'un titre de voyage pour réfugiés nécessaire pour se déplacer dans l'espace Schengen ? Ça, on ne le sait pas, évidemment.
–
Alors, il y a deux choses. D'abord,
ce
qui est fascinant,
et
c
'est
là où il y a une sorte de suicide collectif de nos médias, pas tous, mais beaucoup, et de nos dirigeants, c'est qu'on nous explique qu'il était en situation régulière pour se dédouaner, en fait, pour que M. Darmanin et tous puissent dire « j'ai rien fait ». Mais en même temps…
–
C'est ce qu'on entend,
mais il est le cas. –
Je vais revenir. Ce n
'est
pas le cas, d'ailleurs. Mais on nous dit ça, mais en même temps, on nous dit « on ne changera pas le système européen ». Or, s'il était en situation irrégulière, c'est bien que le système ne marche pas. C'est que ce n
'est
pas qu'il n
'est
pas appliqué, c'est qu'il ne marche pas. Mais ça, on ne veut pas le changer. Ça, c'était ce que je disais tout à l'heure. Mais on apprend aujourd'hui, je l'ai appris aujourd'hui, comme vous, qu'en fait, la règle est tellement compliquée qu'il aurait dû demander un titre de voyage en Suède, on ne sait pas s'il l'a eu, et qu'il n'aurait pas eu le droit de rester plus de 15 jours, il pouvait bouger
pour 3
mois, pour motif familial, exceptionnel, ou pour emploi de longue durée. Mais on voit que le système français, en fait, ça prouve quoi, tout ça ?
C
'est que le système français est complètement débordé. La faute qu'il
y
a eu, parce qu'il y a eu une faute, c'est qu'il a fallu 8 mois pour traiter sa demande, alors qu'il suffisait d'appuyer sur un autre buton d'ordinateur pour savoir qu'il était déjà réfugié en Suède. Donc, on voit bien que le système est complètement débordé. On va y revenir, justement. C'est ça, le problème de fond, aussi. Vous
parlez beaucoup de faute. Dans votre vidéo, vous dites que l'exécutif est responsable de la situation. Vous les tenez responsables de ce drame. Mais oui, parce que
la
politique, c'est quoi
? C
'est d'inaugurer des crises en thème, comme disait le général de Gaulle.
C
'est normal que le président de la République, hier, aille saluer un héros du quotidien. Normal qu'il aille au chevet des blessés. Loin de moi, l'idée de polémiquer là-dessus.
Mais
ce n
'est
pas normal qu
'il
ne fasse que ça. À chaque drame, on a l'impression, je ne sais pas si vous avez cette impression, mais de revoir les mêmes images d'impuissance. Mais ce qui est pire, là, et moi, ce qui m'a beaucoup choqué hier soir, parce que j'ai regardé les chaînes de télévision, ce qui m'a révolté hier soir, c'est qu'il y avait plus de reportages sur ceux qui protestaient,
les
traitants d'extrême droite, d'ultra-droite, que de reportages s'indignant des tragédies et des morts
depuis
dix ans. C'est-à-dire qu'on en est au point
où
ceux qui sont coupables, ce sont
ceux qui réagissent. Non, mais vous vous rendez compte où on en est ? Nicolas Dupont-Aignan, on a bientôt terminé. Une dernière question. Ce drame d'Annecy a totalement éclipsé le débat autour des retraites avec le retrait de la proposition du groupe Luiot.
Oui, alors on n'est plus en démocratie puisque ce drame a fait passer ça. Il faut que les Français quand même sachent qu'il n
'y a
plus de droit d'initiative parlementaire. C'est-à-dire que l'exécutif a mis un pistolet sur la tente de Mme Bronde-Pivet qui n'est plus présidente de l'Assemblée nationale, qui n'est qu'un relais de M. Macron et qui n'a plus le droit d'initiative parlementaire en France. C'est-à-dire qu'on ne peut plus déposer une proposition de loi qui ne plaît pas à
l
'exécutif. C'est extrêmement grave. Mais c'est un autre débat que nous reprendrons. Moi, ce que je souhaite dire aux Français vraiment sincèrement, c'est que si on ne réagit pas, si on laisse faire, ça recommencera et que c'est insupportable. Et que chaque Français
a
la solution dans ses mains. Vous savez,
il
y a trop de résignation dans le pays. Et le meilleur hommage qu'on puisse rendre aux victimes et j'espère qu'elles s'en sortiront, c'est de réagir maintenant. Ce n
'est
pas de laisser faire.
Merci beaucoup, Nicolas Dupont-Aignan, d'avoir été avec nous en direct ce matin sur CNews et sur Europe. On va revenir.
Nicolas Dupont-Aignan