Bonjour chez vous ! du 19 mars 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 28 %Attaque 51 %Défensif 21 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 6:37OuverteRéponse directe
Quel premier bilan tirez-vous de ce premier tour des élections municipales ?
- 6:49RelanceRéponse directe
Qui sont les grands perdants selon vous ?
- 7:18OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous cette désaffection des Français pour ce scrutin ?
- 8:17RelanceRéponse directe
Quelles sont les causes pour ce scrutin en particulier ?
- 8:31FerméeRéponse directe
C'est une défiance accrue des citoyens vis-à-vis de la politique en général ?
- 8:59FerméeRéponse directe
Vous mettez le Parti Socialiste aussi dans la bonne baisse ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:14InvitéChiffre
« 57% de participation contre 63% en 2014. »
- 2:36PrésentateurFait
« Il sera donc le deuxième porte-avions français à propulsion nucléaire. »
- 2:39PrésentateurChiffre
« Son prix est estimé à 10 milliards d'euros étalés sur 20 ans. »
- 2:43PrésentateurFait
« Il s'appellera France Libre. »
- 4:35PrésentateurFait
« J-3 avant le deuxième tour des élections municipales. »
- 4:31InvitéFait
« Les partis politiques aujourd'hui, leur seule ambition, c'est 20% d'idées et 80% pour gagner les élections. »
- 10:13InvitéFait
« que les extrêmes, où qu'ils soient, demeurent dangereux pour la République. »
- 21:57PrésentateurFait
« la mise en place de la gratuité totale et sans condition de tous les transports en commun dans la ville de Montpellier. »
- 22:10PrésentateurChiffre
« grâce à la progression du versement mobilité qui a progressé de 40 millions en 5 ans. »
- 26:40InvitéChiffre
« les entreprises qui sont dans la RSE ont une performance économique de plus de 13% par rapport aux autres. »
- 28:11InvitéFait
« casier vierge pour les candidats. »
- 29:13InvitéFait
« Bruno Retailleau s'est déclaré comme candidat. »
- 32:10InvitéChiffre
« Là, on va être à 110, 111, 112 dollars le baril. »
- 36:36InvitéFait
« On n'en est pas très loin. On n'est pas du tout là. »
- 39:15PrésentateurFait
« la chef du renseignement américain, Tulsi Gabbard, qui a suscité beaucoup de commentaires, puisqu'elle dit que l'Iran n'a pas essayé de relancer ses activités d'enrichissement nucléaire depuis l'attaque sur l'Iran en juin 2025. »
- 44:37PrésentateurFait
« en ont plus cassé du Hezbollah et de son comportement. »
- 44:50PrésentateurFait
« les représailles israéliennes contre le Hezbollah, d'ailleurs, pas contre l'ensemble de la population libanaise, bien loin de là, sont tellement massives et tellement meurtrières et tellement prévisibles que le Hezbollah, en allant, qui a repris l'initiative du conflit avec Israël, en allant frapper à nouveau le nord d'Israël, a provoqué la foudre sur l'ensemble du Liban. »
- 45:26PrésentateurFait
« c'est de donner plus d'armes à l'armée libanaise et au gouvernement libanais pour faire le sale job, en quelque sorte, éliminer le Hezbollah. »
- 45:51PrésentateurFait
« Emmanuel Macron était catégorique. Jamais la France ne prendra part à des opérations d'ouverture ou de libération du détroit d'Ormuz dans le contexte actuel. »
- 46:16PrésentateurFait
« C'est ce que fait Donald Trump à l'heure actuelle. »
- 46:23PrésentateurFait
« L'OTAN est fait pour protéger l'Europe. L'Alliance atlantique ne concerne pas cette région. »
- 46:58PrésentateurFait
« Les États-Unis ont attaqué. »
- 47:13PrésentateurFait
« Oui, effectivement, c'est vrai que nos intérêts sont concernés. »
- 47:23PrésentateurFait
« Mais surtout, nous sommes concernés par la stabilisation, ou plutôt la déstabilisation de l'économie mondiale. »
- 49:16PrésentateurFait
« nous soutenons la candidature de Mme Dati, qui est soutenue par l'extrême droite, je le regrette profondément. »
- 50:01PrésentateurFait
« je voterai pour le candidat socialiste à la mairie de Paris, comme Philippe Grandjon, comme beaucoup de personnes issues du centre où il y a appartenant. »
- 50:21PrésentateurFait
« le Parti socialiste ait retiré son investiture à Mme Trottmann, à Strasbourg, parce qu'elle a commis le crime de converger avec une personnalité centriste absolument honorable, absolument moderne. »
- 54:31PrésentateurFait
« Les socialistes s'est couchés, il s'est alignés, il s'est soumis aux insoumis. »
- 55:16InvitéFait
« On est content de l'unité de la gauche, vraiment, ça fait plaisir. »
- 56:20InvitéFait
« François Briançon aurait obtenu des clarifications sur les propos jugés antisémites de Jean-Luc Mélenchon. »
- 58:11InvitéFait
« Oui, avec Bernard Combe, le maire sortant et le coulain de François Hollande, son successeur en tout cas, est arrivé en deuxième position. »
- 58:39PrésentateurChiffre
« la ville martyr qui fait presque 3-13% des suffrages. »
- 1:00:06PrésentateurChiffre
« 108 communes du Nord et du Pas-de-Calais, dont 14 grandes villes, retourneront aux urnes ce dimanche. »
- 1:00:13PrésentateurFait
« le candidat d'hiver gauche Hervé Laurence est désisté au second tour, laissant la priorité au candidat communiste Jérôme Dara, qui affronte le candidat Rassemblement national Dany Peva. »
- 1:00:30PrésentateurChiffre
« Picmal met en priorité le logement des 350 enfants qui vivent à la rue dans la ville. »
- 1:00:55PrésentateurFait
« À Strasbourg aussi, les scrutins sont serrés et sous tension, comme en témoigne l'alliance entre la nouvelle ex-candidate socialiste Catherine Trottmann, qui s'est alliée avec le centre-droit, en réponse à la maire sortante écologiste qui s'est alliée à la France insoumise pour ce deuxième tour. »
- 1:01:20PrésentateurFait
« Gauche et droite s'affondent aussi à Clermont-Ferrand. »
- 1:02:17PrésentateurFait
« Le Parisien revient sur le match dans le match entre Rachida Dati et Emmanuel Grégoire qui a laissé place à une cacophonie et des positions figées selon le journal. »
- 1:02:33InvitéChiffre
« Je considère que j'ai une responsabilité aujourd'hui. Les 85 000 voix que je représente peuvent battre la gauche. »
- 1:03:01InvitéFait
« On a fait l'alliance pour une alternance. L'alternance, elle est à portée de main. »
- 1:03:21PrésentateurFait
« La candidate Rachida Dati a salué les gestes de ses deux adversaires de premier tour. »
- 1:03:45PrésentateurFait
« À gauche, en revanche, Emmanuel Grégoire a refusé l'union. »
- 1:04:12InvitéFait
« J'avais dit que je ne ferais pas d'alliance, on ne fait pas d'alliance parce qu'on a déjà fait l'union. »
- 1:04:39InvitéFait
« Il m'a dit pas d'accord de fusion, ni technique, ni programmatique, même si on peut discuter de nos idées. »
- 1:05:17PrésentateurFait
« Des divisions à gauche qui pourraient faire basculer la mairie de Paris, tenue par les socialistes depuis 2001, avec potentiellement le plus gros séisme de ces élections municipales. »
- 1:08:20PrésentateurFait
« Vous ne pourrez pas être élu dimanche maire de Paris sans le soutien explicite de l'extrême droite parisienne et nationale au vu des très nombreux responsables qui vous ont apporté Bardella, Golnisch, toutes les générations, on dirait le comité de soutien de Marine Le Pen. »
- 1:12:15PrésentateurFait
« Bruno Retailleau, le patron des LR, a refusé d'apporter son soutien à Christian Estrosi avec qui le parti a pourtant un accord. »
- 1:13:33PrésentateurChiffre
« Il est arrivé en tête avec 43% des voix contre 30% pour Christian Estrosi. »
- 1:13:39PrésentateurChiffre
« La liste de gauche en troisième position à presque 12%. »
- 1:19:37PrésentateurFait
« Si certains avaient pu se sentir blessés par cela et bien j'en étais vraiment désolé parce que le président d'Alpes Maritime Fraternité que je suis je partagerai la rupture du jeûne ce soir je serai demain naturellement comme je le suis chaque année à l'ouverture de l'Aïd comme je le suis pour les grandes fêtes juives comme je le suis pour les grandes fêtes chrétiennes. »
- 1:21:54InvitéFait
« Le président a tenu à souligner dans ce moment l'importance que personne n'oublie que les extrêmes où qu'ils soient demeurent dangereux pour la République. »
- 1:23:10PrésentateurFait
« la disparition du macronisme municipal qui était déjà latent depuis 2020 mais qui là ressemble à une consécration »
- 1:23:28PrésentateurFait
« il y a encore une possibilité de gain à Annecy à Bordeaux c'est encore faisable »
- 1:24:25PrésentateurChiffre
« elle me disait que le score à Paris de la liste horizon renaissance était inférieur au deuxième tour de 2020 pour elle »
- 1:23:41PrésentateurFait
« il n'avait pas réussi son maillage depuis son arrivée »
- 1:24:05PrésentateurFait
« Ils ont déjà essayé. Déjà en 2020 ils ont très peu gagné »
- 1:24:14PrésentateurFait
« on sera sortis de deux quinquennats de macronisme avec quasiment pas d'élus locaux »
- 1:24:25PrésentateurFait
« elle me disait que le score à Paris de la liste horizon renaissance était inférieur au deuxième tour de 2020 pour elle »
- 1:24:56PrésentateurFait
« LFI a fait irruption alors qu'il n'existait pas et le RN n'a cessé de progresser »
- 1:25:53InvitéFait
« ce sont 24 heures de ski comme son nom l'indique »
- 1:25:57InvitéChiffre
« des équipes de 10 skieurs à chaque fois sous environ à peu près 1400 compétiteurs »
- 1:26:10InvitéFait
« la compétition démarre le samedi à 14h et s'achève le dimanche à 14h »
- 1:26:34InvitéFait
« cette année l'association que nous allons défendre s'appelle Ma Chance Moi Aussi »
- 1:26:59InvitéChiffre
« il y a à peu près 500 bénévoles »
- 1:27:22InvitéChiffre
« il y a 11 établissements maintenant en France »
Temps de parole
- Présentateur87 %
- Invité5 %
- Invité 23 %
≈ 0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Salut à tous, soyez les bienvenus sur Public Sénat. Courage, courage, courage, encore quelques heures avant le printemps. En attendant, on est là pour vous informer au mieux. Voici le programme de ce jeudi. J-3 avant le deuxième tour des élections municipales. La tension monte un peu partout. A droite, les LR se déchirent après le refus de Bruno Retailleau de soutenir Christian Estrosianis, le candidat pourtant officiellement appuyé par le parti Analyse et Décryptage dans une heure.
Haute tension également en Occitanie où une alliance PSLFI pour la mairie de Toulouse fait couler beaucoup d'encre. Bonjour Henri Cabanel, vous êtes sénateur RDS de l'Hérault. On reviendra avec vous sur cette alliance que la présidente de région Carole Delga refuse de soutenir en cause. La présence en tête de liste d'un proche de Jean-Luc Mélenchon. Le pétrole frappé à Riyad. Le gaz frappé au Qatar. La réplique iranienne se poursuit au Moyen-Orient où les choses s'accélèrent très dangereusement. Quelle réponse européenne face au risque d'un normalement des prix de l'énergie ? On posera la question à Bernard Guetta, député européen Renaissance. Il est mon invité dans une demi-heure.
Voilà pour le programme. Mettez-vous à l'aise. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et comme tous les jours, on fait un point sur l'info avec vous. Rémi, salut. Le pétrole est donc frappé à Riyad. Le gaz est frappé au Qatar. Les choses s'accélèrent dangereusement en Moyen-Orient. Oui, hier, Israël a bombardé les infrastructures gazières iraniennes de la plus grande réserve de gaz au monde partagée avec le Qatar. Une attaque qui représente une menace pour la sécurité énergétique mondiale selon le ministère des Affaires étrangères qatarie. En réponse, l'Iran a bombardé la principale réserve gazière du Qatar dans la nuit.
Donald Trump a assuré hier sur sa plateforme Trousse Social que les Etats-Unis n'étaient pas au courant de l'attaque israélienne mais menacent de raser avec force et puissance un champ gazier iranien en cas de nouvelle attaque contre le Qatar. Tous les incendies qui ont frappé le Qatar ont finalement été maîtrisés. Les 27 pays de l'Union Européenne se réunissent tout de même aujourd'hui et demain à Bruxelles pour tenter de limiter les effets néfastes pour l'Europe de l'explosion des prix de l'énergie. Et on en parlera effectivement avec Bernard Guetta dans une petite demi-heure. Et ça y est, on connaît le nom du porte-avions qui remplacera le Charles de Gaulle.
Oui, Emmanuel Macron a dévoilé le nom du futur porte-avions français qui remplacera le Charles de Gaulle en 2038. Il sera donc le deuxième porte-avions français à propulsion nucléaire. Son prix est estimé à 10 milliards d'euros étalés sur 20 ans. Il s'appellera France Libre. Et Emmanuel Macron a expliqué le choix hier.
C'est pourquoi notre nouveau porte-avions portera le nom de France Libre. Dans ce nom passe la mémoire des femmes et des hommes qui se sont dressés face à la barbarie, unis pour sauver la patrie, déterminés à défendre une certaine idée de notre nation.
Le second tour, c'est quoi ? C'est dans trois jours et les LR se déchirent. Oui, à Nice, la campagne s'enflamme, notamment après les déclarations de Bruno Rotaillot hier qui a refusé de soutenir le candidat Horizon, Christian Estrosi, qui fait face à Eric Ciotti, candidat allié du Rassemblement national. On regarde le sujet de Jérémy Haynes. Les Républicains en ordre de marge dispersé à Nice, entre le candidat d'Horizon, Christian Estrosi, et de l'UDR, Eric Ciotti, le président des Républicains, Bruno Rotaillot, aurait du mal à choisir. Je ne donne pas de consignes dans les conditions de cette campagne absolument délétère, dans laquelle je ne me retrouve pas.
Pour vous, cette campagne délétère...
Ni d'un côté ni de l'autre. C'est désormais aux Niçoises et aux Niçois de trancher dans les yeux. Il a précisé sa position sur X, affirmant ne pas soutenir Eric Ciotti. J'ai redit que je ne soutenais pas Eric Ciotti et que je désapprouvais son rapprochement avec le Rassemblement national. Parmi les critiques du président DLR, l'appel du pied de Christian Estrosi à la gauche. Au sein du parti de droite, les soutiens de l'actuel maire de Nice ont été nombreux. Xavier Bertrand, Michel Barnier ou encore le président du Sénat, Gérard Larcher. Les Républicains ont accordé leur soutien à Christian Estrosi et à son équipe. Il y a un accord politique entre les familles de la droite et du centre.
Il doit être respecté. Un clivage alors qu'Éric Ciotti est en position de force après le premier tour. Il est arrivé en tête avec 43% des voix contre 30% pour Christian Estrosi. La liste de gauche en troisième position à presque 12%. La bataille devrait donc être difficile au second tour pour le maire sortant. Dans l'actualité également, le chanteur Patrick Bruel est visé par deux plaintes. Oui, Patrick Bruel est accusé de violences sexuelles par huit femmes. Dans une enquête, Mediapart a recueilli leurs récits qui mettent en cause le comportement du célèbre chanteur entre 1992 et 2019. L'une était mineure au moment de l'agression sexuelle qu'elle dénonce.
Deux ont porté plainte, l'une pour viol, l'autre pour tentative de viol. Patrick Bruel réfute toute violence ou contrainte avant d'être entendu par la police. Merci beaucoup Rémi. On se retrouve dans quelques instants pour votre chronique. Bonjour Roy Cabanel. Bonjour. Vous êtes donc sénateur à la DSE de l'Hérault. On va revenir sur ces actualités avec vous. Mais d'abord, on va regarder ce qui fait la une de la presse régionale. Midi libre qui revient sur les annonces d'Emmanuel Macron hier. Le porte-avions France Libre, un chantier titanesque, titre Le Quotidien. Le Dauphiné libéré, JO 2030, une réunion pour sortir de la crise. Et l'Ardennais, c'est maire qui remplit la 70 ans et plus.
Quelle une vous inspire ? Quelle une avez-vous envie de nous parler ce matin ? Peu importe. Il faut choisir. Le porte-avions quand même me semble stratégiquement très important. Et le nom vous convient ? Le nom c'est de la responsabilité du président de la République dont je ne ferai aucun commentaire. C'est son choix et on doit l'accepter. Oui, vous pourriez penser à un autre nom ? En général, les noms portent sur des hommes politiques ou des femmes politiques qui ont compté pour notre pays. La preuve, notre porte-avions aujourd'hui, Charles de Gaulle. Et donc là, ce n'est pas le cas ? Et là, ce n'est pas le cas. Bon, c'est la volonté du président de la République.
Je ne pense pas qu'on doit passer notre temps à commenter son choix. Bon, l'actualité, en tout cas, c'est cet entre-deux-tours des élections municipales. On va revenir sur tout le jeu des alliances. On reviendra notamment avec Rémi sur le débat qui a eu lieu hier à Montpellier. Mais déjà, quel premier bilan vous tirez de ce premier tour des élections municipales ? Est-ce que les grands gagnants, finalement, ce n'est pas la France insoumise ? Moi, je parlerais des grands perdants. Ah, alors qui ? Les grands perdants, c'est la démocratie, c'est les citoyennes et citoyennes françaises et français.
Car aujourd'hui, on parle effectivement des problématiques entre la droite et l'extrême droite, entre le PS et l'extrême gauche. Il n'en demeure pas moins que moi, ce que je regarde, ce que je retiens avant tout dans les municipales, c'est l'augmentation de l'abstention. Alors, 57% de participation contre 63% en 2014. Oui. Comment vous expliquez ça ? Une telle désaffection des Français pour ce scrutin ? Je reprendrai volontiers une expression de Jacques Chirac, quand il était à Johannesburg, qui disait, concernant l'environnement, « La France brûle et nous regardons ailleurs ». Mais là, je dirais que notre démocratie est enneigée et nous regardons ailleurs.
Je me suis présenté aux élections municipales dans mon petit village en 1983. La participation dépassait allègrement les 80%. C'était une autre époque. Mais on n'a pas su s'adapter au fil des scrutins, parce qu'à partir des années 80, on a vu qu'il y avait une augmentation de l'abstention sur les élections territoriales et sur les élections nationales. Et on n'a pas voulu se rendre compte qu'à un moment donné, ça toucherait l'élection préférée des Français, c'est-à-dire les élections municipales. Mais comment vous expliquez ça ? C'est qu'il n'y a pas eu vraiment de campagne en raison du contexte international. Il y a une responsabilité des hommes politiques.
Quelles sont les causes pour ce scrutin en particulier ? Parce qu'on voit effectivement que la participation chute depuis maintenant 30 ans. – Écoutez, je pense que c'est une défiance accrue des citoyens vis-à-vis de la politique en général, des partis politiques en général. Moi, ça fait un moment que je dénonce et que je dis que les partis politiques ne sont plus en mesure de faire ce pourquoi ils ont été créés, c'est-à-dire donc de réfléchir entre eux à des idées pour un idéal de société, les défendre. – Alors, je rappelle que vous étiez membre du Parti Socialiste. – Oui. – Donc, vous mettez le Parti Socialiste aussi dans… – Bien sûr. – Dans la bonne baisse.
– Je crois sincèrement, et je le dis en toute franchise, en toute honnêteté, en toute sincérité, que les principaux responsables de la situation dans laquelle on est, c'était ce qu'on appelait avant les partis de gouvernement, les LR et le PS. – Ah, ce sont les principaux responsables de cette désaffection… – Parce que c'était les partis de gouvernement et que, dans les gouvernements successifs et les responsabilités qu'ils ont pu avoir, n'ont pas su convaincre et arriver à permettre une confiance vis-à-vis des citoyens, des promesses qui n'ont jamais été réalisées, etc. Donc, les partis politiques aujourd'hui, leur seule ambition, c'est 20% d'idées et 80% pour gagner les élections.
Donc, on s'associe avec un, avec l'autre, pour gagner les élections. – On va parler de tout ce jeu des alliances. En tout cas, hier, en Conseil des ministres, Emmanuel Macron a mis en garde contre les arrangements entre partis et ce qu'il appelle le péril des extrêmes. Écoutez, alors, ce n'est pas le chef de l'État, c'est la porte-parole du gouvernement.
– Le président a tenu à souligner, dans ce moment, l'importance que personne n'oublie, que les extrêmes, où qu'ils soient, demeurent dangereux pour la République. Il a insisté sur le fait que les arrangements des partis ne devaient pas faire oublier quelques principes. D'une part, on ne peut pas oublier les discours et les actes d'excès d'où qu'ils viennent. Et d'autre part, on ne peut pas oublier les principes républicains niés d'où que cela vienne.
– Alors vous, vous pointez du doigt PS et LLR, et Emmanuel Macron, lui, c'est les extrêmes.
– Oui, non, mais les extrêmes, ils se montaient pour quoi ? Il faut se poser la question.
Les extrêmes, à l'époque, voilà, François Mitterrand en 1981, quand il a été élu, s'est bien servi du RN pour pouvoir exister aussi. – Et du Parti communiste. – Et du Parti communiste aussi. Et au fur et à mesure, voilà, aujourd'hui, je suis désolé, mais bon, on le voit entre ces accords scandaleux entre le PS et la France insoumise, mais on le voit aussi à droite avec, donc, vous l'avez dit dans votre reportage, les problématiques qu'il y a entre, donc, un ancien président de LLR qui est devenu, donc, proche de Marine Le Pen, qui se présente… – Éric Chauty.
– Voilà, à Nice, face à un ancien LLR qui est devenu, donc, macroniste, où, aujourd'hui, le président de LLR, Bruno Rotaillot, ne donne ni à l'un ni à l'autre son soutien, et le président du Sénat donne son soutien à M. Estrosi. Bon, le citoyen ne comprend plus rien, et donc, forcément, ça fait augmenter à la fois l'abstention et puis le rejet des partis traditionnels vers les extrêmes. – Mais c'est quoi, tous ces accords, c'est quoi, c'est de la tombouille politicienne où vous parlez de tous ces accords d'entre deux tours, on va en revenir encore une fois dans quelques instants ? – Je viens de le dire, les partis politiques… – Ça n'a pas toujours existé ? – Non, ça n'a pas toujours…
– Qu'est-ce qui a changé cette année, à l'occasion de ce scrutin ? – Alors, pas cette année, cette année, c'est la conséquence de plusieurs années, parce que, bon, on a eu une forte abstention en 2020, mais elle avait déjà commencé dans les autres scrutins. et plus on va, et plus chacun essaye de regarder son intérêt en faisant passer ses idées derrière, quoi. Voilà. Et comment peut-on être sincère quand, au niveau national, on dit il n'y aura pas d'accord, par exemple, pour le PS, avec la France insoumise et qu'au niveau local, il y a des petits arrangements des uns et des autres ? Bon, pour défier les citoyens, il n'y a pas mieux, quoi.
– On va parler, justement, de Toulouse, parce que Toulouse, effectivement, c'est un cas symbolique, un peu, de ces arrangements dont vous parlez. On va prendre la direction, précisément, de Toulouse. On retrouve Pascal Pallas, directeur Occitanie d'Actu.fr. Bonjour, Pascal. On s'arrête donc sur le cas de Toulouse, où la campagne pour le second tour a repris hier, après d'intenses tractations.
– Oui, absolument. Alors, les Jeux restent très ouverts à Toulouse, on peut dire, rappelons peut-être les résultats du premier tour pour le contexte. Le maire sortant, Jean-Luc Moudinque, de tendance centre-droit, a viré en tête avec 37% des suffrages, et il devance l'insoumis François Piquemal, qui est un peu la surprise de ce premier tour, puisqu'il capte 27% des voix, et il termine ce premier tour devant le candidat socialiste, François Brianson. Donc, au lendemain de ce premier tour, le candidat socialiste a décidé de se ranger derrière le candidat insoumis, afin de donner toutes ces chances à la gauche de reconquérir le Capitole 12 ans après l'avoir perdu.
Alors, bien évidemment, cette union fait quelques remous. Bon, on vient d'entendre donc Enrique Abdel en parler. Alors, la gauche se trouve effectivement coupée en deux à Toulouse,
entre ceux qui soutiennent cette fusion et ceux qui ne la prouvent pas. Ces derniers, qui sont plutôt de centre-gauche,
sociodémocrates si on peut dire, refusent catégoriquement ce qu'ils définissent comme une compromission, voire une indignité, on a aussi entendu ces mots, au regard des politiques portées par les insoumis, mais aussi leur position ou ambiguïté sur différents thèmes sociétaux. D'ailleurs, plusieurs colistiers sur cette base-là du candidat socialiste ont décidé de renoncer à cette fusion. Et puis, on a des voix qui se sont élevées, notamment celles de la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, dont la parole est importante, évidemment, ici localement.
Donc là, il reste à savoir maintenant si des électeurs de la gauche iront jusqu'à donner leur bulletin à Jean-Luc Moudin dimanche prochain. C'est une situation que Toulouse a déjà un petit peu connue.
C'était en 2001, lorsque le candidat socialiste de l'époque avait fusionné avec une liste d'extrême-gauche pour battre Philippe d'Ouste-Blazy, et une partie de l'électorat de gauche
avait alors clairement assumé de voter à droite. Donc même si cette fusion donne un avantage électoral mathématique à la gauche, on le comprend, elle suscite aussi un front de rejet important, dont le maire en sortant pourrait tirer profit.
Très rapidement, Pascal, à quoi il faut s'attendre dimanche ? Ça va être très serré ?
Écoutez, je n'ai pas la boule de cristal. Ça devrait être serré, mais voilà, les Jeux, en tous les cas, sont très très ouverts. Vu les circonstances que je viens de décrire, il reste encore deux jours pour les candidats,
afin d'essayer d'inverser un petit peu la vapeur, même si on pense que quand même, pour chaque électorat,
les choses sont quand même très très fixées, finalement, depuis lundi, donc au regard de la caractéristique de cette fusion.
– Merci beaucoup, Pascal, Pascal Palaz, directeur Occitanie d'Actu.fr. Merci d'avoir été avec nous ce matin. Qu'est-ce que vous inspire cette alliance LFI-Parti Socialiste à Toulouse ? – Moi, je trouve ça scandaleux, surtout après les propos du premier secrétaire national du Parti Socialiste, Olivier Faure. – À quel propos vous faites référence ? – Quand il a dit qu'il n'y aurait aucun accord au niveau national, quand on sait qu'il y a des accords profonds sur des idées, bon voilà. – Il n'a pas dit qu'il n'y allait pas avoir d'alliance locale. – Oui, non, mais en fait, là, il faut être clair.
Et je pense qu'à la fois dans ma région, que ce soit la présidence de Carole Delga, ou que ce soit le maire sortant, donc Michael Delafosse, ont toujours été très clairs là-dessus. Et quand on dit effectivement qu'on ne comprend pas, en fait, le problème réside dans le Parti Socialiste, déjà. Parce que lors de l'élection, la dernière élection du premier secrétaire national, on a vu quand même les faibles écarts qu'il y avait entre deux visions différentes, celle d'Olivier Faure et celle de Maillard Rossignol. Et ça continue sur le territoire. – Mais je voudrais… – Qu'est-ce que vous reprochez, par exemple, à François Picmal, le candidat qui sera en tête de liste de cette fusion LFI-PS ?
Qu'est-ce que vous lui reprochez ? – Qu'il soit LFI, quoi. C'est simplement pour ça. Et derrière LFI, on sait que c'est Mélenchon. Et bon, voilà, Mélenchon, avec tous ses propos antisémites qu'il a, avec ses réactions. Bon, voilà, on est complètement… Enfin, quand je dis « on », moi, je fais partie plutôt, effectivement, du centre-gauche maintenant. – C'est d'un proche d'Arnaud Montebourg. – Et d'un proche d'Arnaud Montebourg. Mais je dénonce fortement ces alliances-là. Je voudrais quand même insister sur le fond aussi, et sur l'hypocrisie ambiante quand même. Parce qu'effectivement, là, on parle de grandes villes.
Mais il faut reconnaître aussi que, depuis des décennies, l'engagement politique au niveau local dans les petites communes, il n'est plus qu'il était avant. Moi, en 1983, quand je me suis présenté dans ma petite commune, on n'avait pas peur de mettre en avant nos partis politiques. – Oui. – Et nos alliances. – Alors que maintenant, on se cache. – Tout le monde se cache. Et ça, c'est de l'hypocrisie. Parce que quand on dit, moi, je ne veux pas qu'on gouverne avec les LR, avec le Rassemblement national, ou le PS avec la France, mais dans les petites communes, dans la composition des listes des conseils municipaux, c'est transpartisan.
Il y a une infiltration de ces gens, que ce soit à droite ou à gauche, qui sont aujourd'hui dans les conseils municipaux. – Beaucoup de RRN n'ont pas d'étiquette. – Et des LFI qui sont dans des gouvernances de gauche. Et qui auront des conséquences sur les prochaines élections sénatoriales. Parce qu'eux ne se tromperont pas quand il faudra choisir un sénateur. – Je vais vous parler de Jean-Luc Mélenchon. Je voulais vous montrer cette phrase qu'il a prononcée avant le scrutin. Les socialistes, point d'interrogation, ils ne vont pas nous coûter trop cher, je pense, à acheter pour le second tour. Jean-Luc Mélenchon, lors d'un meeting organisé à Bondy, c'était début mars.
Il n'a pas totalement tort, quand on vous voit ce qui se passe, notamment à Toulouse, mais aussi ailleurs. – Oui, c'est pour ça qu'il faut être clair vis-à-vis de l'électorat. Et je pense que la clarté, c'est ce que met en avant à la fois Carole Delga dans la région et à la fois Michael Delafosse. Il n'y a pas d'alliance. Et on verra bien, les électeurs appartiennent à personne. Ils ont le choix dans l'urne de choisir qui ils veulent. Donc, voilà, moi, je pense que la meilleure des stratégies aurait été que les socialistes, comme là, à Toulouse, plutôt que de négocier, se retirent et soient fiers de leurs convictions et laissent le choix aux électeurs de s'exprimer.
Mais aller à contre-courant, donc, de la volonté exprimée par le premier secrétaire national, Olivier Faure, de nom à Liège, je trouve ça lamentable. – Alors, on va faire un point sur votre département. Hier était organisé un débat entre les candidats à la mairie de Montpellier, débat organisé sur Public Sénat et animé par Tam Tranuit, si vous l'avez raté. Rémi va tout vous raconter. Rémi, il y avait trois candidats, c'est ça ? – Oui, au profil bien différent. Le premier arrivé en tête au premier tour avec 33,4% des voix.
C'est Michael Delafosse, le maire sortant, qui doit faire face au second tour à la France insoumise avec la députée Nathalie Oziol, proche de Jean-Luc Mélenchon et au candidat centriste Mouad Altrad, milliardaire, 20e fortune de France et président du Montpellier Héro Rugby. Interrogé sur son bilan, le maire sortant a défendu l'armement de la police municipale. La candidate La France insoumise, quant à elle, souhaite désarmer cette police et renforcer la médiation et la prévention. Mouad Altrad, lui, souhaite aller encore plus loin sur ces questions de sécurité. On l'écoute. – La sécurité, c'est vraiment la base à Montpellier. C'est une ville insécurisée.
Doubler la police municipale, plus de présence de terrain, plus de caméras, couvre-feu à 22h pour les mineurs. – Cabanel, la sécurité, c'est l'un des thèmes majeurs de cette campagne. Est-ce que cette proposition de couvre-feu, elle vous paraît être une bonne piste ? – Moi, je ne pense pas. Moi, je pense qu'aujourd'hui, Michael Delafosse fait les choses comme elles doivent être faites. – Le maire sortant. – Le maire sortant de Montpellier, parce qu'il a su prendre avec lui, dans ses convictions et dans les projets de la ville, la sécurité, qui la sécurité, voilà, ont pensé être exclusivement de droite. Mais lui, il a eu le courage de dire non, non, non, la sécurité, elle est de gauche aussi.
Et il met en place tout un tas de systèmes, notamment à travers la police municipale. Et je trouve que c'est beaucoup plus intelligent que d'aller aussi loin que ce que le propose M. Eltrade. – Et sur la question des transports, Rémi, il y a aussi des différences sur la forme. – Oui, le mandat de Michael Delafosse a été marqué par la mise en place de la gratuité totale et sans condition de tous les transports en commun dans la ville de Montpellier. Mouad Eltrade a indiqué sa volonté de revenir sur la question, notamment en raison du rapport de la Cour des comptes qui s'inquiète des conséquences pour la santé financière de la ville.
Le maire sortant a assuré que Montpellier pouvait se le permettre grâce à la progression du versement mobilité qui a progressé de 40 millions en 5 ans. De son côté, Nathalie Oziol de la France Insoumise salue la mise en place d'une telle mesure mais dénonce sa méthode d'application.
– La gratuité, c'est très bien, c'est une mesure qui soulage les personnes. – Donc vous la garderez si vous êtes élue ? – Oui. Par contre, est-ce qu'elle a été bien appliquée ? C'est là qu'est ma critique, M. Delafosse. Non, elle n'a pas été bien organisée parce que rien n'a été planifié avant la mise en place de la capacité. – Ça veut dire quoi précisément ? Rien n'a été planifié ? – Y compris ce qu'il y a dans le rapport de la Chambre régionale des comptes, si on le regarde en détail, c'est le fait que des trams et des bus ont été diminués en fréquence. Il y a moins de trams et moins de bus.
– Henri Cabanel, est-ce qu'à votre avis, cette idée de rendre les transports en commun gratuits, ça pourrait se développer ailleurs en France ? – Écoutez, je pense que ce qui est important, c'est que le maire sortant, Michael Delafosse, quand il s'est présenté en 2020, l'avait annoncé dans son programme. Je pense que ce que les gens attendent quand ils élisent un élu, c'est qu'il respecte ses engagements. Il a respecté ses engagements en mettant la gratuité sur Montpellier. Et voilà. – Ça peut être une bonne idée plus largement au niveau du France ?
– Et je pense qu'aujourd'hui, cette idée peut faire des émules ailleurs, car il y a quand même un constat d'une efficacité certaine à travers le nombre de passagers qui empruntent ces lignes-là. – Alors on parlait de l'alliance PS insoumise à Toulouse. À Montpellier, ce n'est pas le cas. – Oui, Michael Delafosse n'a jamais caché ses désaccords avec Jean-Luc Mélenchon. Il est revenu hier sur les raisons de son refus de fusionner les listes au deuxième tour.
– Le président a tenu à souligner dans ce moment l'importance que personne n'oublie, que les extrêmes, où qu'ils soient, demeurent…
– Bon, là c'était Maud Bréjohn. – C'était effectivement pas le maire de Montpellier. – C'est ça, mais il voulait parler de la cohérence de resté, qu'il avait annoncé qu'il garderait la même liste au premier tour et au deuxième tour. Le PS et la fille se font donc face dans ce deuxième tour à Montpellier, notamment parce que la droite et l'extrême droite ne sont pas parvenus à se hisser au deuxième tour en raison, parfois, d'une grande division, comme en témoignent les 13 listes présentées au premier tour. Henri Cabanel, comment on peut expliquer qu'à Montpellier particulièrement, l'extrême droite fait un si mauvais score, entre guillemets, à Montpellier ?
– Alors, l'extrême droite fait un mauvais score dans la métropole. C'est pas le cas ailleurs, dans le département. On a quand même une commune importante qui risque de basculer, RN, donc, le soir du deuxième tour, c'est la ville d'Agde. Et donc, dans la métropole, effectivement, le Rassemblement national n'est pas aussi fort qu'ailleurs, mais on sent qu'il y a quand même une augmentation de scrutin en scrutin. – C'est à peine à 8% en France. – Oui, sauf qu'il y a 15 ans de ça, il n'existait pas du tout. Donc, il commence à s'implanter un petit peu. Donc, voilà, après la volonté de Michael Delafosse, c'est quelqu'un qui est droit dans ses bottes. Il l'a toujours annoncé, il l'a toujours dit.
Il est respectueux de sa parole. C'est comme ça que je pense qu'on peut engendrer une certaine confiance de l'électorat. Et je crois qu'il est dans le bon sens. – Il y a eu 50% d'abstention à Montpellier au premier tour. Vous avez présenté, vous, fin janvier, une charte de la responsabilité sociale, sociétale, je crois, de l'élu. En quoi ça consiste ? Est-ce que ça peut permettre de renouer le lien entre les citoyens et les responsables politiques ? – Écoutez, depuis que je suis élu au Sénat, je me bats sur cette volonté de retrouver la confiance des citoyens vis-à-vis de la politique, donc cette défiance montante.
Et je vous l'ai dit tout à l'heure, la défiance montante s'exprime de deux façons, ou donc des votes extrêmes, ou l'abstention. Là, on l'a vu sur Montpellier, sur les grandes villes en général, puisque dans le rural, ça vote un peu plus, mais ça descend aussi. Et donc, c'est un des outils, la RSC, la responsabilité sociétale des élus, pour retrouver... D'abord, je tiens à souligner que dans les débats que nous avons ici au Sénat et au Parlement en général, on parle beaucoup de la RSE, la responsabilité sociétale des entreprises.
Et on encourage les entreprises à aller dans ce sens, parce que c'est vertueux, et il est prouvé d'ailleurs que les entreprises qui sont dans la RSE ont une performance économique de plus de 13% par rapport aux autres. Et donc, l'idée m'est venue, en 2016, de rentrer dans ce domaine, puisque nous sommes, en tant que parlementaires, employeurs de main-d'œuvre avec nos collaborateurs. Nous avons un numéro au Siret. Et par là même, donc, j'ai réussi à convaincre l'Avenor de m'engager dans la RSE. Et aujourd'hui, depuis 2007 d'ailleurs, je suis toujours le seul cabinet parlementaire engagé en RSE.
Mais avec une volonté au départ, dans mon engagement, de déboucher sur la RSE, la responsabilité sociétale des élus, c'est-à-dire de s'engager devant la société, sur nos actes. Donc en gros, très concrètement, ils signent une charte, c'est ça ? Ils signent un engagement ? Au départ, là, on est en... Parce que moi, je suis dans la co-construction, donc ça va évoluer. Mais au départ, c'est de signer, donc, une charte avec quatre axes et 19 engagements sur l'éthique et l'exemplarité, sur la gouvernance, sur la transition écologique et sur... Je ne me rappelle plus du quatrième.
Avec, donc, des engagements qui permettent, donc, par exemple, quelque chose qui me tient à cœur sur l'éthique et l'exemplarité, par exemple, le casier vierge pour les candidats. On en a parlé, M. Macron, en 2017, en avait parlé, puis c'est abstenu d'aller au-delà. Donc ça, pour toutes les élections, municipales, législatives, présidentielles, casier vierge ? Bien sûr, bien sûr, en tant que candidat. Je ne vois pas... Et ça, ça pourrait passer par une proposition de loi ou par un texte ? Alors ça, moi, j'avais déposé une proposition de loi à l'époque, quand j'étais au PS. J'ai redéposé aujourd'hui une proposition de loi au ADSE.
J'espère que d'ici la fin de mon mandat, on pourra la présenter au débat. – On va juste peut-être reparler de Nice. On en parlait tout à l'heure, puisque ça concerne pas mal aussi le Sénat. Bruno Retailleau qui a donc lâché, en quelque sorte, Christian Estrosi en pleine bataille du second tour face à Éric Ciotti. Le patron des LR n'a pas appelé à voter pour Christian Estrosi, alors qu'il y a un accord officiel entre les LR et Christian Estrosi. Qu'est-ce que ça vous inspire ? Est-ce que Bruno Retailleau anticipe déjà, prépare déjà la présidentielle ? Est-ce qu'il fait qu'elle va aller seul ?
– Écoutez, le problème dans ce pays, c'est que tous les partis politiques, je vous l'ai dit, n'ont qu'une vision, c'est de gagner les élections, quelles qu'elles soient. Mais la principale d'entre elles, c'est les présidentielles. Et aujourd'hui, on sent que, d'ailleurs, Bruno Retailleau s'est déclaré comme candidat, voilà, il a été un des premiers. Et donc, tous sont focalisés sur 2027. C'est quand même dramatique pour notre pays, surtout dans la situation dans laquelle nous nous trouvons. Donc, effectivement, ces chicaillats, c'est des histoires d'hommes. Je dois rappeler quand même que M. Ciotti était président des LR il n'y a pas si longtemps que ça. Et M.
Estrosi était aussi dans les LR avant de passer chez les macronistes. Donc, tout ça, c'est une histoire d'hommes qui n'intéresse absolument pas du tout les citoyennes et les citoyennes. Et c'est pour ça que… – Qu'est-ce que vous voulez dire par une histoire d'hommes ? Par exemple, juste, est-ce que Bruno Retailleau est suffisamment clair vis-à-vis de l'extrême droite aujourd'hui ? – Écoutez, moi, qu'on me donne la différence d'opinion entre M. Ciotti, M. Retailleau et Marine Le Pen, bon, je n'en vois pas beaucoup d'écarts. Donc après, est-ce qu'il est suffisamment clair ? Je ne le crois pas. Tout comme d'autre côté non plus. – Bon, ça, c'est assez clair. Vous, vous êtes au moins assez clair.
Merci beaucoup, Henri Cabanel. Merci d'avoir répondu à mes questions ce matin. Merci beaucoup, Rémi. On se retrouve tout à l'heure. On parlera de quoi ?
– On fera un petit tour d'horizon des débats qui ont eu lieu hier soir un peu partout dans la France pour le deuxième tour.
– Ça va être intéressant, notamment à Paris. On va parler de Paris ? – On va parler de Paris. – Super. Tout de suite, c'est Bernard Guetta qui me rejoint sur ce plateau. – Bonjour Bernard Guetta. – Bonjour à vous. – Européen renaissant, spécialiste des questions internationales. Merci d'être avec nous. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview que j'ai le grand plaisir de conduire avec Julien Léquier, que vous connaissez, responsable du bureau de Paris, de la Voix du Nord. Bonjour Julien. On parlera bien évidemment de politique nationale, d'élections municipales, mais avant, c'est évidemment l'actualité internationale parce que ça part un peu dans tous les sens en Moyen-Orient.
– C'est exactement ça. – Pétrole frappé à Riyad, gaz frappé au Qatar par Israël et par le régime iranien. On assiste à une spectaculaire accélération des choses. On est en train de basculer dans un autre monde quand ces infrastructures énergétiques sont visées très… – On est en train de basculer dans un autre monde pour deux raisons. C'est que réparer les champs gaziers après ces bombardements, qu'ils soient iraniens ou qataris ou je ne sais quoi, ça ne prendra pas des semaines, ça ne prendra pas des mois, ça prendra des années. Alors ça, c'est déjà une première dimension nouvelle.
Et la deuxième dimension nouvelle, c'est que les prix de l'énergie qui avaient déjà considérablement augmenté, ils vont flamber. – Là, on va être à 110, 111, 112 dollars le baril. – Oui, et si on atteignait 150 dans quelques jours ou rapidement… – 150, vous anticipez 150 ? – Je n'anticipe pas. – Bien sûr que c'est énorme, c'est pour ça que je vous en parle. Mais avec ces bombardements des champs gaziers, oui, il n'est pas impossible qu'on monte jusqu'à 150. – Donc crise pétrolière, nouvelle crise pétrolière…
– Nouvelle crise pétrolière, donc crise économique, non seulement pour l'Europe, ça va de soi, mais pour le monde entier en vérité, y compris pour les États-Unis qui sont autosuffisants en pétrole, sauf que si tous les prix augmentent et que toute l'économie mondiale se dérègle, eh bien les États-Unis en souffriront aussi. – On va reparler juste des répliques effectivement. – Si vous permettez, j'avance un peu mon côté. – Ah, vous pouvez avancer autant que vous voulez. Mettez-vous à l'aise pour cette interview. Il y a un sommet des 27 qui a lieu aujourd'hui à Bruxelles. Il y a plusieurs options qui sont sur la table pour tenter précisément de freiner cet emballement des prix de l'énergie.
Qu'est-ce que l'Union européenne peut faire très concrètement ? Quelle est votre solution ? – Non, je n'ai pas la solution. Je ne suis pas certain que le sommet l'est parce que les choses évoluent d'heure en heure en ce moment même. Alors, Donald Trump est suffisamment conscient de la gravité de la situation avec les bombardements de chans gaziers pour avoir fait une proposition très claire aux Iraniens. Vous arrêtez et je vous garantis que ni nous, Américains, ni les Israéliens n'iront bombarder vos propres champs. Mais, écoutez, est-ce que ça marchera ? – C'est un peu la même déclaration qu'Emmanuel Macron qui parlait d'un moratoire sur le bombardement des infrastructures civiles.
Il a une chance d'être écouté. – Il n'est pas exclu qu'Emmanuel Macron ait eu une influence à la Maison Blanche sur ce point-là. Parce qu'en proposant d'être intermédiaire pour calmer le jeu, il a évidemment contacté les États-Unis directement ou indirectement. Donc, il ne serait pas étonnant que la sagesse française, parce qu'en l'occurrence, c'est une sagesse de la France, ait été entendue à Washington. Sera-t-elle suivie des faits ? C'est une autre question. – Est-ce que le régime iranien est en train de lâcher un peu la bride et de frapper un peu partout pour non seulement faire mal aux voisins arabes, mais aussi nous faire mal à nous, européens, américains ?
– Il y a quelque chose de désespéré dans l'attitude du régime iranien aujourd'hui. C'est pour ça qu'on ne peut pas exclure qu'après quelques jours, quelques semaines, je ne sais pas, ce régime soit s'écroule brutalement, soit cherche un arrangement diplomatique. On ne peut pas l'exclure, mais il n'y a pas de certitude non plus. parce qu'on voit bien, encore une fois, qu'ils agissent comme des gens acculés, dos au mur, qui ne savent plus très bien quoi faire et qui envoient un message clair qui est terrible, mais qui, de leur point de vue, n'est pas absurde, qui est « si vous nous détruisez, nous vous détruirons ».
– Je me permets de vous citer, puisque vous avez décrit sur votre blog, que l'Amérique n'a plus le choix, maintenant qu'elle a entamé cette guerre, il lui faut tenter de créer des conditions d'une stabilisation de l'Iran et partant de tout le Proche-Orient. Mais alors, comment peut-on sortir là, de cette guerre ? – Écoutez, si Trump avait deux doigts d'intelligence, faisons-lui crédit. Espérons qu'il ait deux doigts d'intelligence.
Lui ou son secrétaire d'État, son ministre des Affaires étrangères, pourrait envoyer un message très évident aux Iraniens, disant « écoutez, vous arrêtez, on négocie, vous libérez les prisonniers politiques, vous vous engagez avec toutes les forces vives de votre nation et à créer, à organiser de nouvelles élections ». Bref, on va vers une transition. À ce moment-là, écoutez, peut-être… – Transition, mais là, on est quand même très loin. Qu'est-ce que vous entendez par transition et par négociation aujourd'hui ? Est-ce qu'on en est là ? – Pour l'instant, on n'en est pas très loin. On n'est pas du tout là. – 19e jour de guerre. – On n'est pas du tout là.
Simplement, en bon français, « out of necessity », c'est-à-dire quand la nécessité l'imposerait. – Mais vous négociez sur quoi ? Sur le nucléaire ? C'est ça ? Pour nous, la priorité doit être le nucléaire ? – Je pense que la chose raisonnable à faire serait d'organiser une transition politique et quand il y aurait une autre direction iranienne, à ce moment-là, négocier les conditions d'une stabilisation régionale. Est-ce qu'on peut en arriver là ? Je n'en sais rien. Je pense, en revanche, que le seul moyen d'en sortir serait celui-là. – Mais une transition politique avec ce même régime. Donc vous gardez le régime d'Emola et vous faites une transition politique.
– Qu'est-ce que ça veut dire ce même régime ? Est-ce que Gorbatchev, quand il lance la Perestroïka, c'est le même régime que le régime communiste que l'on connaissait en Union soviétique ? – On passe un régime capitaliste, effectivement. – Évidemment pas. Évidemment pas. Donc il y a des degrés d'évolution d'un régime qui marquent un changement qualitatif. – Donc on peut réformer le régime iranien, c'est ce que vous nous dites. Selon vous, on peut le réformer ? Si on peut le réformer ou pas. Je sais qu'il y a des moments où la situation impose des évolutions qui marquent un changement qualitatif.
– Est-ce qu'il y a quand même, on peut être pessimiste par rapport à ce changement, étant donné que d'un côté, on voit une radicalisation du régime, les gardiens de la révolution, on dit qu'ils prennent le pas encore plus sur le religieux à l'heure actuelle, qu'ils ont noyauté toute la société du fait de la guerre, que leur objectif, c'est évidemment de poursuivre le conflit le plus longtemps possible pour amener les États-Unis à s'épuiser. – Mais si vous me permettez, ce n'est pas qu'on peut être pessimiste, c'est qu'on doit être pessimiste aujourd'hui. Évidemment que tout incite, hélas, aux pessimistes.
Cela étant, il y a un moment où les Iraniens, même les plus fous, les plus idéologues, les plus fanatiques, vont se rendre compte que ça ne les mène à rien, et il y a un moment où on se rendra compte à Washington qu'il faut entrevoir une issue ou chercher une issue politique, une diplomatique. – Est-ce qu'il n'y a pas d'ailleurs des failles qui apparaissent aux États-Unis, si je vous dis ça ? C'est qu'il y a eu une déclaration de la chef du renseignement américain, Tulsi Gabbard, qui a suscité beaucoup de commentaires, puisqu'elle dit que l'Iran n'a pas essayé de relancer ses activités d'enrichissement nucléaire depuis l'attaque sur l'Iran en juin 2025.
Est-ce que ce n'est pas là tout le narratif de Donald Trump qui s'effondre ? – Écoutez, qui s'effondre, je ne sais pas, mais qui est mis à mal certainement. J'aimerais que ce soit une faille. Je crains que ce ne soit que de l'incompétence. Cette dame était très malmenée par cette audition au Congrès. Elle ne savait plus très bien comment s'en sortir, comment répondre. Je crois tout simplement qu'elle a gaffé. Je crois tout simplement qu'elle a gaffé. – Oui, mais que ce soit bien clair, selon vous, est-ce que les Américains ou Donald Trump a survendu la menace nucléaire pour justifier cette guerre ? Bien sûr, elle n'avait rien d'imminente.
La menace nucléaire existe, c'est le mot qu'on puisse dire, du côté de l'Iran. – Mais elle était survendue. – Mais elle n'était pas imminente. Donc survendue, si vous voulez. – Hier, il y a le nouveau guide suprême iranien, Moshtabar Khamenei, qui a promis de venger la mort d'Ali Laridjani, l'ex-homme-fort du régime, éliminé dans une frappe israélienne en début de semaine. Est-ce que les jours de Khamenei sont comptés ? Et si oui, faut-il le regretter ? Et faut-il mettre un terme à cette politique d'élimination israélienne ? – Écoutez, je ne sais pas s'il faudrait ou pas, mais j'ai une certitude, c'est que les Israéliens ne l'arrêteront pas. Ils la poursuivront.
Ils la poursuivront et s'ils peuvent tuer le nouveau guide, ils le feront. Mais le nouveau guide, apparemment, il est très, très bien caché, si ce n'est à l'étranger. – Il aurait été défiguré, à minima, dans la frappe israélienne ? – Et vous dites à l'étranger qu'il serait à l'étranger ? – C'est une des rumeurs qu'il aurait été évacué pour être soigné en Russie. C'est une des rumeurs. – Il n'y a pas d'informations ? – Il n'y a pas d'informations ? – Non, non, non, absolument pas. Mais en revanche, le fait patent, c'est qu'il ne se montre pas, même pas sur les écrans de télévision. Mais ne parlons pas d'un meeting dans les rues comme avait fait Larry Gianni. Non, non, il est totalement caché.
Alors qu'est-ce que ça signifie ? Qu'il est défiguré, qu'il a été évacué en Russie pour être soigné après des blessures graves, pendant le bombardement, qui a tué son père, sa femme et son fils. – Bernard Gadda, juste pour revenir vraiment sur la politique d'élimination, parce qu'on voit que ça devient vraiment une politique officielle du gouvernement. – Mais ça ne devient pas, c'est déjà depuis longtemps. – Oui, enfin là, il y a une accélération quand même des choses. On voit Benjamin Netanyahou qui monte des listes, effectivement, de personnalités à éliminer, parce qu'avant c'était le premier échelon. – Vous savez pourquoi il le fait ? Il le fait pour une raison d'être un.
C'est pour faire peur à ses hommes, à Téhéran, bien entendu. – Alors il y a les premiers échelons du régime iranien éliminé, maintenant on passe un peu au deuxième échelon, donc il y a une accélération des choses. Cette politique d'élimination, est-ce qu'elle est efficace ? – Les Israéliens vous répondraient, moi je n'en suis pas absolument certain, qu'ils démantèlent un sli, l'appareil d'État, l'appareil du régime et l'appareil d'État. Par parenthèse, l'appareil du régime et l'appareil d'État, c'est un peu la même chose. Mais ils en sont certains, il y a un point d'interrogation quand même sur cette politique, c'est qu'un jour ou l'autre, il faudra négocier avec des Iraniens.
Et si possible, c'est ce qui s'était passé en Espagne, c'est la transition à l'espagnol, si possible avec des hommes sortis du régime. Bien, s'il n'y a plus d'hommes sortis du régime avec lesquels on puisse discuter, ça sera embêtant. – Julien ? – Une question sur le Liban, puisque le bilan s'alourdit là-bas, avec près de 1 000 morts et un million de personnes déplacées. Depuis les premières frappes dues au Hezbollah, la réponse israélienne s'amplifie, on craint une occupation durable du sud de Liban. Est-ce qu'on peut s'attendre à la fois, au-delà de la catastrophe humanitaire qui est déjà en train de se passer, à un effondrement du Liban ?
– Le danger est là, c'est pour ça que le président de la République, et je lui en donne raison, c'est pour ça que le président de la République tente d'organiser en médiateur une négociation directe entre les autorités libanaises et les autorités israéliennes. Si nous y parvenions, ce serait vraiment une raison d'applaudir cette initiative diplomatique. – Mais Tel Aviv a-t-elle vraiment envie d'écouter le président Macron ? – Non, dans un premier temps non, mais dans un deuxième temps peut-être, peut-être. – Mais c'est un plan qu'on comprenne bien, c'est un plan qui vise aussi à ce que le Liban reconnaisse l'État d'Israël. Est-ce que ce n'est pas un plan qui est voué à l'échec ?
– Écoutez, pas forcément. Quand on voit l'évolution des gouvernements du Proche-Orient, non, pas forcément voué à l'échec, d'autant que les autorités libanaises et une très très large partie de la population libanaise en ont plus cassé du Hezbollah et de son comportement. Parce que les représailles israéliennes contre le Hezbollah, d'ailleurs, pas contre l'ensemble de la population libanaise, bien loin de là, sont tellement massives et tellement meurtrières et tellement prévisibles que le Hezbollah, en allant, qui a repris l'initiative du conflit avec Israël, en allant frapper à nouveau le nord d'Israël, a provoqué la foudre sur l'ensemble du Liban.
Et l'ensemble du Liban en veut considérablement au Hezbollah aujourd'hui, considérablement. – Et donc ce que demande notamment une partie de la population, c'est de donner plus d'armes à l'armée libanaise et au gouvernement libanais pour faire le sale job, en quelque sorte, éliminer le Hezbollah. Est-ce qu'on en fait assez ? Est-ce qu'il faut armer davantage encore l'armée libanaise ? – Nous, Français ? – Je crois surtout qu'il faudrait que ces négociations directes entre les autorités libanaises et israéliennes puissent s'ouvrir. – Une question sur le détroit d'Ormuz, qui est toujours bloqué par le régime iranien. Emmanuel Macron était catégorique.
Jamais la France ne prendra part à des opérations d'ouverture ou de libération du détroit d'Ormuz dans le contexte actuel. Est-ce que réellement on peut tenir cette position et qu'est-ce qu'on doit faire pour régler cette situation du détroit d'Ormuz ? – Écoutez, je sais ce qu'on ne doit pas faire. On ne doit certainement pas répondre à un coup de sifflet venu de la Maison-Blanche et nous disant « Allez les petits gars, maintenant on vous donne la consigne. » – C'est ce que fait Donald Trump à l'heure actuelle. – C'est ce que fait Donald Trump. – En argant que l'OTAN ne sert plus à rien, que les Européens le lâchent en pleine guerre. – L'OTAN est fait pour protéger l'Europe.
L'Alliance atlantique ne concerne pas cette région. Nous ne sommes absolument pas obligés de suivre les États-Unis, d'autant que l'article 5 du traité dit que nous devons… – Défense mutuelle. – Défense mutuelle, c'est-à-dire qu'un État membre de l'Alliance atlantique qui est attaqué à droit, à la protection des autres États membres. En l'occurrence, les États-Unis n'ont pas été attaqués. Les États-Unis ont attaqué. – Mais c'est aussi nos intérêts qui sont concernés dans le détroit d'Hormuz. Les intérêts énergétiques… – Écoutez, les approvisionnements de l'Europe ne passent qu'en petite partie par le détroit d'Hormuz. Oui, effectivement, c'est vrai que nos intérêts sont concernés.
Mais surtout, nous sommes concernés par la stabilisation, ou plutôt la déstabilisation de l'économie mondiale. Mais nous ne pouvons pas nous joindre sur un coup de sifflet à une opération décidée par les États-Unis sans aucune concertation. Ils ne nous ont même pas avertis. Ils ne nous ont même pas… Vous me direz qu'ils n'ont même pas averti le Congrès américain, ce qui est encore mieux. Ce qui est encore mieux, bon, mais ils se tournent vers nous, ils nous disent maintenant, venez à la rescousse. Mais venez à la rescousse, pourquoi ? Dans quelles conditions ? Après quelle réunion de nos États-majors communs, etc. ? Ça n'a pas de sens.
– Donc vous, vous dites que la posture défensive mise en avant par Emmanuel Macron est la bonne. – Absolument. – On doit rester sur cette posture défensive. – Absolument. – Et elle est tenable, même en cas de… Là, on voit que ça dégénère, notamment autour des infrastructures énergétiques. On doit conserver cette posture défensive. – Écoutez, bien sûr que oui. – On peut parler de politique française, peut-être ? – Oui, il y a une élection qui se déroule encore dimanche prochain. – Ça ne nous aura pas échappé.
– Je voulais avoir votre avis sur le bilan des opérations pour le bloc central auquel vous appartenez, puisqu'il peine quand même à exister entre les deux parties traditionnelles, LR et PS, à l'échelle communale. Il se trouve supplanté aussi par les gains du Rassemblement national d'un côté et de la France insoumise. Doit-on craindre, comme le disait la porte-parole du gouvernement, Aurore Berger, au micro d'Europe 1, un effacement du macronisme au travers de ces municipales ? – Non, ça me semble prématuré. On verra ça au moment de la présidence fielle. Mais en revanche, il y a des moments du bloc central en ce moment qui me peinent considérablement.
Écoutez, quand je vois qu'à Paris, nous soutenons la candidature de Mme Dati, qui est soutenue par l'extrême droite, je le regrette profondément. Je pense que la condition de la stabilisation politique de notre pays, c'est un accord entre la social-démocratie et les centres. La social-démocratie et les centres auxquels j'appartiens. Je n'appartiens à aucun parti politique. Je n'appartiens pas à Renaissance, ni à Horizon, ni à quoi que ce soit. Mais j'appartiens au centre, ça certainement, politiquement parlant. Eh bien, je pense que l'avenir, la seule possibilité de stabiliser notre pays aujourd'hui est une concordance, une convergence entre la social-démocratie et les centres.
C'est pour ça que dimanche prochain, je voterai pour le candidat socialiste à la mairie de Paris, comme Philippe Grandjon, comme beaucoup de personnes issues du centre où il y a appartenant. Et c'est pour ça que je suis stupéfait que le Parti socialiste ait retiré son investiture à Mme Trottmann, à Strasbourg, parce qu'elle a commis le crime de converger avec une personnalité centriste absolument honorable, absolument moderne. Écoutez, une personnalité centriste, Horizon ou tout ce que vous voulez, c'est un homme absolument honorable, absolument honorable, absolument modéré.
Et le Parti socialiste sanctionne cela, alors qu'il ne sanctionne aucun de ces candidats qui se rapprochent de la France insoumise ? – J'allais vous poser la question, on voit des alliances locales qui se nouent à Brest, Limoges ou encore Nantes et Toulouse, avec une liste tenue, désormais tenue par François Picmal, de la France insoumise. Est-ce que vous pensez que c'est une faute du Parti socialiste ? Ou est-ce qu'il faut bien, de temps en temps, faire de la réelle politique ? – Moi, je ne l'aurais pas fait. Moi, je ne l'aurais pas fait. Maintenant, une faute, oui, je ne l'aurais pas fait, donc je considère, moi, que c'est une faute. Mais je n'ai pas de leçon de morale à donner.
En revanche, quand je vois des forces contrariées, ce qui me semble l'avenir nécessaire et souhaitable pour notre pays, je le répète, une convergence entre la social-démocratie et les centres, là, je condamne. Et je condamne aussi bien l'attitude du Parti socialiste à Strasbourg que l'attitude du centre à Paris. – Mais vous dites, la France insoumise, aujourd'hui, même au niveau local, est infréquentable. – J'ai dit ça, moi ? – Non, je vous pose la question. – Je n'ai pas dit ça. Je n'aime pas les adjectifs. – Donc, vous n'avez pas de commentaire à faire sur l'ensemble de ces... – Écoutez, moi, je n'aime pas du tout, du tout, politiquement parlant, M. Mélenchon.
Mais bon, je n'aime pas les adjectifs. – Dernière question, Julien ? – Oui, et je reviens sur Renaissance, malgré tout. On a l'impression que Gabriel Attal, focalisé sur la présidentielle, a décidé d'enjamber ses municipales. Est-ce qu'il a eu raison, d'une part ? Et est-ce que vous attendez de lui est-ce qu'il aussi se candidate pour la présidentielle ? – Je n'en sais rien. Je ne suis pas à la présidentielle. Je ne suis pas un spécialiste des questions de politique intérieure. Vraiment. – Vous avez quand même un avis sur Renaissance, sur Gabriel Attal. – Écoutez, on verra. Pour la présidentielle, on verra. – Vous pensez que c'est trop tôt ? – Bien sûr. – Ça va commencer lundi.
– Même dimanche soir à 20h. – Oui, d'accord. Mais ça a commencé depuis un an, à ce compte-là. Non, on n'y est pas. On n'y est vraiment pas. Et je n'ai pas d'opinion là-dessus. – Merci beaucoup, Bernard Guetta, d'avoir été avec nous ce matin. – Merci à vous. – On verra bientôt. Parce que si j'ai bien compris, la guerre ne va pas se terminer tout de suite. – Je ne crois pas. – On se reverra. – Merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin. Merci, Julien. Vous restez avec nous. On va parler du club. On va parler des municipales. On ouvre tout de suite une page municipale puisqu'on est à J-3. – J-3, donc avant le deuxième tour du scrutin. On prend la direction ce matin de Toulouse.
Le maire sortant, Jean-François Moudin, qui est arrivé en tête, va devoir faire face à une gauche unie. Une gauche qui, arithmétiquement, fait plus de 50%. Mais le match est loin, très loin d'être plié. On voit ça avec Cécile Cixoux et Céline Schmitt. – Il est arrivé en tête au premier tour avec plus de 37%. Mais Jean-Luc Moudin, le maire sortant de Toulouse, sait que rien n'est joué pour le second tour. – On a fait un bon score au premier tour, mais il faut aller plus loin et repérer celles et ceux qui n'ont pas encore voté. Et puis il y a des gens qui ont voté Briançon et qui me disent depuis aujourd'hui qu'ils vont voter pour moi parce qu'ils ne veulent pas la France insoumise.
– La France insoumise a créé la surprise en arrivant en seconde avec plus de 27% devant les socialistes qui ont fait 25%. Les deux listes ont décidé de faire alliance contre Jean-François Moudinck.
– Mais il paraît que c'est le monsieur du PS qui va briguer le siège de maire. – Mais non, ça a changé.
Le siège de maire, il va au candidat d'extrême-gauche, des insoumis. – Jean-Luc Moudinck se retrouve donc confronté au candidat LFI. Il dénonce un revirement des socialistes. – Les socialistes s'est couchés, il s'est alignés, il s'est soumis aux insoumis. Et ça, c'est quelque chose qui frappe de stupeur. Beaucoup de Toulousains qui m'ont témoigné aujourd'hui leur soutien en me disant, on a voté pour M. Briançon hier, mais dimanche prochain, c'est vous qu'on choisit, parce que ce n'est pas possible. On n'imagine pas Toulouse guidée et gouvernée par la France insoumise. – De son côté, le socialiste François Briançon fait désormais campagne, main dans la main, avec l'insoumis François Picmal.
– On est content de l'unité de la gauche, vraiment, ça fait plaisir.
– Il assume l'union des listes, malgré la consigne nationale du PS, de ne pas s'associer avec LFI.
– J'ai mon téléphone qui est saturé de messages, de félicitations, de dire vous avez fait ce qu'on vous a demandé, vous êtes unis. Donc la grande, grande, grande majorité des Toulousains qui sont de gauche, qui veulent le changement, ils sont derrière l'union. Vous savez, débat politique national, polémique éditorialiste, tout ça. Les gens, ce qu'ils comptent, c'est la réalité de leur quotidien.
– Les deux se sont mis d'accord sur une répartition des rôles, François Picmal à la mairie et François Briançon à la métropole. Convergence aussi sur le programme et notamment la ligne LGV Bordeaux-Toulouse, sur laquelle ils avaient une opposition, mais ce n'est pas tout. – Vous avez l'union de deux listes, les clarifications, elles s'opèrent de part et d'autre sur un certain nombre de sujets. Le programme, on en a parlé, un certain nombre de valeurs dont on veut s'assurer que les uns et les autres les défendent. Et je pense que ça a été fait, comme l'a dit François. – François Briançon aurait obtenu des clarifications sur les propos jugés antisémites de Jean-Luc Mélenchon.
Mais rien d'officiel. Au sein de son équipe, plusieurs colistiers ont préféré claquer la porte.
– François Picmal a eu l'occasion de clarifier, de clarifier les propos de son chef. Ses silences à lui, ses omissions à lui, ne l'a jamais fait, il n'a jamais souhaité le faire. C'est juste une question de valeur. Et moi, je considère que je n'avais rien à faire sur une liste qui était ambiguë sur la question d'antisémitisme.
– D'autres, comme les membres du Parti radical de gauche, avaient prévenu dès le premier tour, ils ne feraient pas équipe avec LFI. – Moi, en accord avec mes valeurs, je n'ai pas pu rester sur cette liste-là. Quand bien même, effectivement, j'ai la volonté aussi de changer le locataire du Capitole. Mais on ne peut pas changer le locataire du Capitole par quelqu'un qui, pour moi, est aujourd'hui en dehors de l'art républicain. Ce dilemme risque de se poser pour bon nombre d'électeurs toulousains qui souhaitent voir changer le maire de la Ville-Rose, mais ne sont pas prêts à voter pour LFI. Ils pourraient rendre le scrutin du second tour bien plus serré que prévu.
– Allez, on va continuer notre tour de France des municipales grâce à nos partenaires de la presse régionale. Aujourd'hui, direction Tulle, où on retrouve Cyril Grégui, rédacteur en chef de la vie corésienne. Bonjour Cyril. Les stratégies de fusion entre listes de gauche continuent à susciter beaucoup, beaucoup, beaucoup de remous. Illustration donc à Tulle, la ville de cœur de François Hollande.
– Oui, ça rentre un petit peu en résonance avec les propos de François Hollande sur l'impossibilité de se rapprocher de LFI.
Donc ça se met un petit peu le trouble.
Je pense que c'est un petit caillou dans la chaussure de l'ancien président de la République. – Ensuite, à Tulle, la tradition est que la gauche avance groupée, ce qui n'a pas été le cas cette année, avec un résultat donc… – Oui, avec Bernard Combe, le maire sortant et le coulain de François Hollande, son successeur en tout cas, est arrivé en deuxième position. Et la liste… Alors qui n'est pas une liste LFI à Tulle, c'est une liste de regroupement de la gauche avec des LFI, c'est un petit peu ce que met en avant François Hollande aujourd'hui,
est arrivé en troisième position. Avec également le Front National qui a fait un gros score à Tulle, c'est une surprise, la ville martyr qui fait presque 3-13% des suffrages. – Comment réagissent les électeurs de gauche précisément à ces alliances d'entre-deux tours ?
– Comme je vous disais, à Tulle, il y a vraiment une tradition
de regroupement de la gauche. Maintenant, quelle sera la position des électeurs un peu plus… les sociodémocrates notamment ? Est-ce qu'ils vont suivre Bernard Combe ? Ou est-ce qu'ils vont aller rejoindre la votée pour Laurent Belin, le candidat qui est arrivé en tête ? Ou s'abstenir ? Difficile de le dire, on entend un petit peu tous les sons de cloche, mais bon, encore une fois,
la tradition de regroupement de la gauche et le fait qu'il y ait quand même trois LFI sur la liste, est-ce que ça aura une importance ? C'est un peu difficile de le dire aujourd'hui, c'est un peu compliqué de le savoir.
– Eh bien, on reviendra vous voir quand on aura la réponse, peut-être après dimanche. Merci beaucoup Cyril, Cyril Grigui, rédacteur en chef de la vie corézienne. On poursuit cette couverture des municipales avec vous Rémi, puisque ce matin, il est encore question évidemment. Du deuxième tour dans la presse régionale, vous allez nous parler des points chauds. – Oui, exactement, c'est à la une de la Voix du Nord, puisque 108 communes du Nord et du Pas-de-Calais, dont 14 grandes villes, retourneront aux urnes ce dimanche. Par exemple, à Liévin, la gauche fait face à l'extrême droite.
Le candidat d'hiver gauche Hervé Laurence est désisté au second tour, laissant la priorité au candidat communiste Jérôme Dara, qui affronte le candidat Rassemblement national Dany Peva. – Hier, c'était également la soirée des débats d'entre-deux-tours. – Oui, il y avait des débats un peu partout en France, dont à Toulouse, entre le maire sortant de droite Jean-Luc Moudin et son opposant de la France insoumise François Picmal, qui est parvenu à réunir toute la gauche à la suite de la fusion de sa liste avec le candidat PS François Briançon. On a vu hier deux visions qui s'opposent.
Moudin promet en urgence d'agir sur le taux de fiscalité, notamment tout ce qui est lié à la taxe foncière et à la cotisation des entreprises, alors que Picmal met en priorité le logement des 350 enfants qui vivent à la rue dans la ville. À Strasbourg aussi, les scrutins sont serrés et sous tension, comme en témoigne l'alliance entre la nouvelle ex-candidate socialiste Catherine Trottmann, qui s'est alliée avec le centre-droit, en réponse à la maire sortante écologiste qui s'est alliée à la France insoumise pour ce deuxième tour.
Mais hier soir, les trois candidats, Véther, Trottmann et Barseguian, ont pu dépasser les débats autour de ces questions de rapprochement de liste et approfondir leur programme et leurs promesses pour la ville. Gauche et droite s'affondent aussi à Clermont-Ferrand. Oui, et c'était aussi un débat sous tension entre Olivier Bianchi du Parti Socialiste et Julien Bonny, candidat d'hiver droite à Clermont-Ferrand. Bianchi avait réuni un peu moins de 30% des voix au premier tour, juste derrière son adversaire d'hier soir qui a décroché 33% des scrutins. L'enjeu du débat d'hier était crucial pour convaincre les électeurs avant dimanche.
Et puis, le dernier débat qui beaucoup attendait était à Paris, puisque Rachida Dati, Emmanuel Grégoire et Sofia Chikirou s'affrontaient pour la première fois en débat télévisé. Le Parisien revient sur le match dans le match entre Rachida Dati et Emmanuel Grégoire qui a laissé place à une cacophonie et des positions figées selon le journal. Un débat à trois et à couteau tiré. Merci beaucoup Rémi pour toutes ces précisions. La bataille de Paris, on est donc en plein dedans alors que les trois candidats débattaient donc hier pour la première fois. On va se demander si l'entre-deux-tours a fait bouger des lignes.
Avant ça, on va faire le point sur les derniers développements avec Jérôme Rabier et Quentin Calmet.
Ils étaient cinq qualifiés au second tour à Paris mais ne seront finalement que trois sur la ligne de départ. Et c'est à droite que le paysage s'éclaircit après la fusion des listes de Pierre-Yves Bournazel avec celle de Rachida Dati
et le désistement de Sarah Knafo.
Je considère que j'ai une responsabilité aujourd'hui. Les 85 000 voix que je représente peuvent battre la gauche. Donc par sens des responsabilités, par amour de Paris, par respect des Parisiens, à qui j'ai dit dès le premier jour de ma campagne que mon objectif était de battre la gauche, j'ai pris cette décision qui est lourde. Bonjour pour la droite à Paris.
Une aubaine pour Rachida Dati et ses équipes. Agnès Évren, patronne de la fédération LR de la capitale, y voit un moment historique.
On a fait l'alliance pour une alternance. L'alternance, elle est à portée de main.
J'ai l'impression véritablement que les planètes s'alignent. Pour la première fois depuis 25 ans, on a une chance historique véritablement de faire basculer cette ville. Et donc encore quelques jours pour convaincre tous les Parisiens qui veulent le changement à Paris, de voter évidemment pour la seule candidate de l'alternance qui est Rachida Dati. La candidate Rachida Dati a salué les gestes de ses deux adversaires de premier tour.
C'est vrai, en intelligence, en responsabilité, que ce soit pour Sarah Knafo et pour Pierre-Yves Bournazel, ils ont souhaité évidemment ne pas porter préjudice à ce changement et ne pas être un obstacle à ce changement à Paris.
À gauche, en revanche, Emmanuel Grégoire a refusé l'union. Même technique proposée par l'insoumise Sofia Chikirou. Il appelle à la mobilisation générale et préfère avertir que dimanche, c'est lui ou Rachida Dati qui sera maire.
Je pense qu'ils récompenseront la cohérence et le fait que dimanche, l'enjeu, c'est de choisir entre Rachida Dati et moi pour être maire. C'est la seule clé du scrutin de dimanche,
c'est de choisir Grégoire ou Dati. Le refus d'alliance avec LFI est pour lui une promesse tenue, contrairement à ses adversaires.
J'avais dit que je ne ferais pas d'alliance, on ne fait pas d'alliance parce qu'on a déjà fait l'union. De tous les autres candidats, je suis le seul à respecter ma parole parmi les cinq qui se sont qualifiés au deuxième tour. Ce n'est pas très bon pour la démocratie, mais en même temps, moi, j'y gagne, je crois, en cohérence et en crédibilité.
La candidate LFI a pris acte de ce refus et contrairement à Sébastien Delogu à Marseille, maintient sa liste au second tour, après avoir enfin eu le candidat socialiste au téléphone.
Il m'a dit pas d'accord de fusion, ni technique, ni programmatique,
même si on peut discuter de nos idées. Il m'a dit je ne veux pas d'accord. Chouette, il n'y a pas d'accord. Il a déposé sa liste. Pas question pour Sofia Chikirou de faire profil bas. La candidate compte bien apparaître comme la meilleure opposante à la droite.
Première opposante à Rachida Dati dans cette élection de deuxième tour, c'est Sofia Chikirou.
Des divisions à gauche qui pourraient faire basculer la mairie de Paris, tenue par les socialistes depuis 2001, avec potentiellement le plus gros séisme de ces élections municipales. À Paris, les lignes ont-elles bougé dans cette entre-deux-tours ? Pour en débattre, pour en parler, j'ai le plaisir d'accueillir sur ce plateau Valérie Leca. Bonjour, cher Valérie. Vous êtes éditorialiste politique au quotidien lejournal.info. Julien, je ne vous présente plus, vous étiez déjà avec nous il y a quelques instants et puis les téléspectateurs du public sénat vous connaissent très bien. Julien Lécuyer, évidemment, la Voix du Nord.
Valérie, cet entre-deux-tours, très clairement, très simplement, est-ce qu'il a fait bouger les choses à Paris ? Notamment le retrait de Sarah Knafow, le maintien de Sofia Chikirou. La configuration est la plus difficile possible pour Emmanuel Grégoire parce que vous avez d'un côté les deux autres candidats dits de droite qui étaient Sarah Knafow et Pierre-Yves Bournazel qui, pour l'un, a fusionné et pour l'autre, s'est désisté. Et vous avez Emmanuel Grégoire qui avait fait l'alliance avec les écologistes dès le premier tour qui se retrouve avec la candidate de la France insoumise qui se maintient.
Donc, sur le papier, si vous faites juste les additions, normalement, c'est très compliqué pour lui de le remporter. Après, une fois que vous avez dit ça, on sait très bien que les électeurs ne vont pas se reporter mathématiquement les uns et les autres. Donc, tout va dépendre dimanche de la façon dont les électeurs, en particulier de Pierre-Yves Bournazel qui, je le rappelle, n'est pas resté, lui, sur la liste pour bien montrer son désaccord avec cette fusion à laquelle il a été contraint. Les électeurs, vers qui vont-ils pencher ? Qui vont déterminer l'issue du scrutin, les électeurs de Pierre-Yves Bournazel. Même question, Julien, qu'est-ce que cet entre-deux-tours a changé à Paris ?
Je ne sais pas s'il a changé les lignes. Il est certain que, et je rejoins, c'est que le désistement de Sarah Knafo est un coup dur pour Emmanuel Grégoire. Cela dit, Pierre-Yves Bournazel, en se retirant de la compétition, de cette manière-là, montre un signe vis-à-vis de Rachida Dati et pourrait écarter les électeurs du centre un peu modéré d'une candidature de Rachida Dati. Il faut savoir quand même qu'il y a quand même beaucoup de gens qui ont choisi Pierre-Yves Bournazel en résistance par rapport à cette candidature de l'ex-ministre de la Culture. Parce qu'il ne voulait pas voter Dati. Parce qu'il ne voulait pas voter Dati et parce qu'il ne voulait pas voter Emmanuel Grégoire.
Donc, il me proposait une troisième voix et je ne suis pas sûr que beaucoup se voient avec une joie inébranlable le fait de voter Rachida Dati. Hier, il y avait ce débat sur BFM TV, les trois candidats qui débattaient pour la première fois. Petit extrait, je vous fais réagir juste après. Vous ne pourrez pas être élu dimanche maire de Paris sans le soutien explicite de l'extrême droite parisienne et nationale au vu des très nombreux responsables qui vous ont apporté Bardella, Golnisch, toutes les générations, on dirait le comité de soutien de Marine Le Pen. C'est une faute morale.
Vous dites, il y a des accords secrets. Pourquoi ? Pendant toute cette campagne. Tout a été outrancié. Pourquoi vous mentez ? Quel accord secret ? Vous savez, j'ai dit à Mme Knafow que je ne ferai pas d'alliance avec elle. Je n'ai pas d'accord secret. Tout est sur la table. Et mon programme, c'est celui d'une rupture avec à la fois le monde du Parti Socialiste et le monde de la droite et du macronisme. Et donc, vous allez les entendre ce soir tous les deux déplorer les conséquences des politiques qu'ils ont mis en œuvre pendant des années. Je suis ici la seule véritable opposante
à Mme Dati. Valérie, c'était chaud. Qu'est-ce que vous retenez de ce débat ? D'abord, c'était une cacophonie quasiment ininterrompue. Je ne sais même pas comment ils ont fait pour compter le temps de parole de Rachida Dati parce que même quand elle ne parlait pas, elle parlait sur les autres. Donc, je ne sais pas comment on fait les chronomètres. et ce n'était franchement pas très agréable à écouter du début à la fin. Vous l'avez écoutée jusqu'à la fin ? Jusqu'au dernier moment. Je suis professionnelle et la bataille de Paris me passionne. Mais je l'ai écoutée avec un grand malaise.
Ce que j'en retiens, si vous voulez, c'est que normalement, vous avez raison, au premier tour, il y a une telle... En fait, les gens vont trancher entre le fait qu'il y a une envie d'alternance à Paris. Je pense que c'est difficile de nier qu'il y a une envie d'alternance. Mais ce qui est très étonnant, c'est que Rachida Dati aurait dû faire toute seule, avant tous ces tripatouillages, un bien meilleur score que ce qu'elle a fait au premier tour avec cette envie d'alternance. Donc, est-ce qu'elle est la candidate que les Parisiens attendaient ? Visiblement, c'est plus compliqué que ça. Vous nous dites que ce débat n'a pas changé la donne. Alors, il y a une...
Sophia Chikirou qui est apparue très bonne. La candidate insoumise. Oui. La LFI, alors c'est la seule qui ne peut pas gagner. Donc, ça ne va pas forcément compliquer les choses. Sauf s'il y avait trop de votes pour elle et que ça déshabillait Emmanuel Grégoire. Elle est claire. Elle défend bien ses sujets. Elle parle correctement. Les deux, avec Rachida Dati et elle, elles n'avaient pas l'air en désaccord, en tout cas dans les personnalités. C'était clair. Et il y a le pauvre Emmanuel Grégoire qui était coincé entre les deux comme le punching ball d'un côté parce qu'il est l'adversaire de Rachida Dati et de l'autre côté parce que Sophia Chikirou est furieuse qu'il n'y ait pas eu d'alliance.
ce qui est du coup tout à l'honneur d'Emmanuel Grégoire quand même. De manière générale, Julien, est-ce que ce genre de débat politique change la donne au moment du vote ? Est-ce que les électeurs se déterminent en fonction de ce genre de débat ? Ça vaut pour la municipale mais de manière générale pour la présidentielle ? J'en doute quand même sincèrement. Il faudra regarder les scores. Non, j'imagine surtout que les Parisiens et Parisiennes sont en train de se poser deux questions. Ont-ils envie d'alternance ? Et cette alternance est-elle crédible ? Moi, ce que je vois, c'est que le pauvre Emmanuel Grégoire hier souffrait de deux faiblesses.
L'une, d'être pris en étau du fait de son statut de favori et donc de concentrer tous les tirs et de l'autre, d'être, bien malgré lui, le comptable du bilan de la gauche et d'Anne Hidalgo à Paris. Même s'il a tout fait pour essayer de s'en détacher. Et donc ça, ça va être, à mon sens, les deux déterminants du deuxième tour dimanche prochain. La guerre fratricide à Nice et ses répercussions à droite, c'est notre deuxième thème ce matin. Bruno Retailleau, le patron des LR, a refusé d'apporter son soutien à Christian Estrosi avec qui le parti a pourtant un accord. Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer l'attitude de l'ancien ministre de l'Intérieur dont un certain Gérard Larcher.
Regardez ce sujet, il est signé Jérémy Heinz. Les Républicains en ordre de marche dispersée à Nice entre le candidat d'horizon Christian Estrosi et de l'UDR Éric Ciotti, le président des Républicains, Bruno Retailleau, aurait du mal à choisir. Je ne donne pas de consignes dans les conditions de cette campagne absolument délétère dans laquelle je ne me retrouve pas.
Pour vous,
cette campagne délétère ? Ni d'un côté ni de l'autre. C'est désormais aux niçoises et aux niçois de trancher dans les urnes. Il a précisé sa position sur X affirmant ne pas soutenir Éric Ciotti. J'ai redit que je ne soutenais pas Éric Ciotti et que je désapprouvais son rapprochement avec le Rassemblement National. Parmi les critiques du président DLR, l'appel du pied de Christian Estrosi à la gauche. Au sein du parti de droite, les soutiens de l'actuel maire de Nice ont été nombreux. Xavier Bertrand, Michel Barnier ou encore le président du Sénat, Gérard Larcher. Les Républicains ont accordé leur soutien à Christian Estrosi et à son équipe.
Il y a un accord politique entre les familles de la droite et du centre. Il doit être respecté. Un clivage alors qu'Éric Ciotti est en position de force après le premier tour. Il est arrivé en tête avec 43% des voix contre 30% pour Christian Estrosi. La liste de gauche en troisième position à presque 12%. La bataille devrait donc être difficile au second tour pour le maire sortant. À quoi il joue Bruno Retailleau ? Il joue à allumer le feu. En fait, c'est vraiment extrêmement risqué ce qu'il est en train de faire. Gérard Larcher a tout à fait raison de le rappeler à l'ordre et de lui rappeler les engagements qui ont été pris.
Vous savez qu'il y a un accord qui a été passé avec Horizon et avec l'ancien socle commun d'une façon générale pour des désistements réciproques. Et donc, la position de Bruno Retailleau est tellement incompréhensible qu'elle lève toutes les interrogations. À quoi joue-t-il ? Et donc, cette idée de se dire que d'une façon ou d'une autre, il prépare l'union des droites, qu'il flirte avec les électeurs qui sont proches du Rassemblement national puisque Éric Ciotti, vous le savez… Alors, il n'appelle pas à voter Éric Ciotti. Il n'appelle pas…
Oui, mais le fait de ne pas soutenir son propre candidat dans une élection aussi importante, aussi symbolique, aussi nationale, en fait, c'est ça, en fait, ce qu'il faut comprendre, c'est que ces municipales sont la préfiguration de la présidentielle et montrent quelles alliances vont être passées au moment de la présidentielle. C'est ça le nœud du sujet. C'est ça la faute politique, en fait. C'est-à-dire qu'il ne peut pas, sur quelque chose d'aussi symbolique, ne pas condamner… Enfin, ne pas soutenir son propre camp, tout simplement. – Ça raconte quelque chose de ce qui se prépare pour 2027 ? Valérie parle d'union des droites. Vous êtes d'accord avec ça, Julien ? – Simple question.
Est-ce que vous savez pour qui les électeurs ciottistes ont-ils voté lorsqu'il a fallu élire le président de LR ? Vous pensez que c'était Wauquiez ? – Je ne sais pas, je vous laisse répondre. – Non. Ils ont voté, ces gens ont voté pour Bruno Retailleau à l'époque. Bruno Retailleau fait un clin d'œil à cet électorat ciottiste en vue de la présidentielle. Je pense sincèrement qu'il a commis une maladresse extrême mais qui sous-jacent offre peut-être une vision de la stratégie qui va être menée après les municipales. Soutenir Christian Estrosi me disait quelqu'un à un cadre de LR c'est réduire de 5 points nos scores dans d'autres villes. C'est pour les électeurs un…
Ce n'est pas possible pour eux de soutenir quelqu'un comme Christian Estrosi. – Vous pensez qu'effectivement les gens regardent ce qui se passe aujourd'hui à Nice ?
– Mais en tout cas il faut des symboles et que Bruno Retailleau il ne peut pas se permettre de soutenir expressément Christian Estrosi parce que Christian Estrosi ses horizons c'est une campagne en effet il a raison la campagne est délétère c'est quelqu'un qui a eu tout d'un coup des accents de gauche à la fin de la campagne un peu surprenant et donc ils essayent de contredire ça mais on voit bien la gêne c'est-à-dire que quand on est obligé de faire une mise au point suite à une déclaration dans une matinale quand même qui est assez regardée quand on se fait rabrouer parce que c'est ça qui s'est passé il s'est fait rabrouer par Gérard Larcher et Michel Barnier que Xavier Bertrand s'en sert pour montrer à quel point quand c'est flou il y a un loup comme dirait une personnalité de mon grand nord et bien ça veut dire qu'on a loupé son coup on a loupé son coup et Bruno Retailleau et là c'est pas la première fois qu'il fait une erreur lors d'une déclaration publique je pense que est-ce que c'est vraiment une erreur c'est ça puisque c'est aussi peut-être calculé c'est pour préparer l'après mais vous vous dites que c'est une erreur d'un point de vue tactique stratégique Julien le sujet est trop important pour que ce n'ait pas été réfléchi ou alors je veux dire quand on est président de LR et c'est quand même un des sujets clés en ce moment je pense qu'on a pris le temps d'y penser et ce qu'il faut rajouter quand même par rapport à ce que vous avez dit c'est que bien sûr tout le monde le sait Éric Ciotti est l'ancien président de LR Éric Ciotti a embarqué des gens de LR pour rallier Marine Le Pen enfin le Rassemblement National au moment des législatives donc si vous voulez tout ça a un sens politique quand même qui est loin d'être anodin qui est extrêmement impliquant en fait ce n'est pas n'importe qui Éric Ciotti je veux dire en dehors du fait qu'il n'a pas soutenu son camp il n'a pas condamné quelqu'un qui aux yeux des LR historiques et vous vous souvenez qu'à l'époque d'ailleurs Éric Ciotti a emmené assez peu de monde avec lui donc il a été désapprouvé par LR par la majorité de LR par le CLR que Bruno Retailleau préside aujourd'hui et qu'il devrait protéger et défendre il n'a pas du tout adopté la position de son parti de son propre parti qu'il préside aujourd'hui c'est ça c'est quand même une erreur enfin je veux dire c'est quelque chose de lourd je voulais juste rajouter à cela que là où il y a eu aussi une erreur c'est que LR pouvait se prévaloir d'une différenciation vis-à-vis de la gauche avec des digues qui au municipal avait été quand même largement tenu à Reims le dissident il a été exclu à Bourg-en-Bresse les urnes qui se sont chargées de régler la question d'une alliance entre RN et LR bref il pouvait se prévaloir d'une certaine rectitude là-dessus sauf que là avec cet exemple niçois il brouille les cartes et finalement brouille aussi le message qui pourra être porté au second tour On va écouter Christian Estrosi il était ce matin sur France Inter il a eu il a des regrets concernant notamment les drapeaux israéliens dans sa ville écoutez Si certains avaient pu se sentir blessés par cela et bien j'en étais vraiment désolé parce que le président d'Alpes Maritime Fraternité que je suis je partagerai la rupture du jeûne ce soir je serai demain naturellement comme je le suis chaque année à l'ouverture de l'Aïd comme je le suis pour les grandes fêtes juives comme je le suis pour les grandes fêtes chrétiennes
c'est le devoir d'un maire
Les drapeaux israéliens qui avaient été fait pavoiser par Christian Estrosi sur la mairie plus généralement c'est une campagne qui était très dure peut-être la plus dure au niveau national je ne sais pas Valérie mais c'est une campagne en tout cas où tous les coups ont été permis Quand vous entendez l'altercation qu'il y a eu entre le maire d'Arcachon et son opposant vous vous dites quand même que ça a volé bien bas Il a été réélu au premier tour lui en plus En plus de ça Il n'y a même plus d'enjeux en fait Non, ces municipales sont d'une violence extrême Sincèrement je trouve que dans la plupart des villes il y a une violence absolument considérable parce que justement il y a cette configuration inédite d'être à un an de la présidentielle parce que chacun joue sa peau parce qu'il y a des centres d'intérêt ou des intérêts contradictoires il y a ceux qui sur le terrain veulent absolument gagner parce qu'ils sont en campagne parce qu'ils se sont engagés parce que ça fait des années qu'ils sont là-dessus et les directions nationales on le voit qui ne tiennent pas tout en fait il y a des consignes qui ne sont pas suivies il y a des accords qui sont passés qui n'auraient pas dû l'être et je trouve que c'est vraiment particulièrement violent par rapport à d'autres municipales qu'on a pu connaître aujourd'hui parce qu'il y a une nationalisation du débat et que du coup précisément non mais par exemple ce qui s'est passé à Paris la violence avec laquelle Bournazel a été contraint de fusionner il n'y aurait pas Édouard Philippe candidat à la présidentielle dans un an ça serait passé peut-être différemment tout a été tordu en fait On prépare la présidentielle précisément on va parler du président un président peut-il vraiment dire cela ?
Hier Emmanuel Macron a commenté les élections municipales lors du Conseil des ministres la porte-parole du gouvernement nous a tout répété écoutez
Le président a tenu à souligner dans ce moment l'importance que personne n'oublie que les extrêmes où qu'ils soient demeurent dangereux pour la République il a insisté sur le fait que les arrangements des partis ne devaient pas faire oublier quelques principes d'une part on ne peut pas oublier les discours et les actes d'excès d'où qu'ils viennent et d'autre part on ne peut pas oublier les principes républicains niés d'où que cela vienne
C'est vraiment au président de faire ce genre de mise au point je ne sais pas comment vous qualifiez ça Julien ? Il est dans son... Oui... Parce qu'on rappelle il y a interdiction pour les membres de l'exécutif et du gouvernement de commenter ces élections sur les plateaux télé dans la presse etc.
Et en même temps on a reproché au chef du gouvernement Sébastien Lecornu de dire à ses ministres qu'il ne fallait pas s'engager dans la bataille et en même temps on reproche au bloc central d'enjamber ses municipales Bon Emmanuel Macron il rappelle de toujours la même chose c'est-à-dire qu'il faut lutter contre les extrêmes Moi ce qui me marque plus c'est que puisqu'on parlait des effets des effets saillants de cette élection c'est la disparition du macronisme municipal qui était déjà latent depuis 2020 mais qui là ressemble à une consécration alors attendons le résultat du second tour il y a encore une possibilité de gain à Annecy à Bordeaux c'est encore faisable mais au-delà de cela on voit combien les partis présidentiels de renaissance déjà il n'avait pas réussi son maillage depuis son arrivée depuis sa création on a l'impression que c'est réduit à portion concrète Le crépuscule du macronisme nous dit Julien vous êtes d'accord ?
Je trouve surtout qu'ils n'ont jamais réussi à construire la moindre implantation locale parce que même quand le macronisme était triomphant et tout ça ils n'ont jamais gagné Ils ont déjà essayé Déjà en 2020 ils ont très peu gagné on sera sortis de deux quinquennats de macronisme avec quasiment pas d'élus locaux enfin des élus vraiment à la portion congrue par rapport à quelqu'un qui a été président de la République pendant dix ans j'ai discuté avec Agnès Buzyn hier elle me disait que le score à Paris de la liste horizon renaissance était inférieur au deuxième tour de 2020 pour elle donc la leçon de ça c'est que la situation politique nationale pèse aussi sur les situations locales et que le déclin national du macronisme le président de la République rappelle qu'il est venu là pour lutter contre les extrêmes si on regarde dix ans après c'est pas un franc succès en vérité parce que LFI a fait irruption alors qu'il n'existait pas et le RN n'a cessé de progresser La seule chose qui peut venir simplement conforter renaissance c'est vraiment un mot c'est de rappeler qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir en 2017 sans avoir de maillage local ni aucun élu donc peut-être que Gabriel Attal pense qu'il peut rééditer l'exploit Merci Julien merci Valérie exceptionnellement pas d'histoire du jour aujourd'hui puisqu'on a la chance d'avoir Stéphane Thébault avec nous bonjour Stéphane les français vous connaissent bien présentateur producteur vous êtes aussi le parent de Glisse en Chœur et on avait envie de parler de cette belle association ce matin avant de commencer peut-être vous pouvez nous la présenter
Bien sûr ça va vous faire du bien de prendre un petit peu de hauteur de vous oxygéner et puis on va parler d'un événement où il y aura certainement beaucoup plus d'empathie et de solidarité que dans les bureaux de vote dimanche prochain Non Glisse en Chœur très sérieusement c'est un événement qui en est à sa 17ème édition ce sont 24 heures de ski comme son nom l'indique 24 heures de ski par équipe des équipes de 10 skieurs à chaque fois sous environ à peu près 1400 compétiteurs et tous ces gens vont effectivement skier toute la journée du samedi et une bonne partie de la journée du dimanche puisque la compétition démarre le samedi à 14h et s'achève le dimanche à 14h donc il y a des relais qui s'effectuent même la nuit je peux vous assurer que lorsque vous êtes sur le télésiège aux environ 2-3h du matin vous vous posez la question de savoir si vous avez bien fait de répondre présent mais c'est un événement magique qui se fait à chaque fois au profit d'associations qui oeuvrent tout au long de l'année pour les enfants vulnérables malades pour certains et cette année l'association que nous allons défendre s'appelle Ma Chance Moi Aussi c'est une association qui est à Chambéry et qui vient apporter un soutien scolaire et un accompagnement vis-à-vis des enfants qui sont parfois en difficulté éducative familiale donc on va aider effectivement cette association comme on l'a fait depuis de nombreuses années il y a une ambiance de dingue il y a des concerts il y a une population qui est véritablement investie sur cette compétition il y a à peu près 500 bénévoles c'est vraiment une des grandes fêtes du Grand Bornan en Haute-Savoie et donc je vous invite à suivre les aventures sur les réseaux sociaux bien sûr et puis aussi à faire des dons pour à un moment donné aider ces associations à vivre au mieux à accompagner et les enfants et les parents et les aidants lorsqu'il s'agit d'enfants malades et dans le cadre de Ma Chance Moi Aussi de leur permettre de continuer à accueillir un maximum d'enfants il y a 11 établissements maintenant en France et ils ne cessent de se développer et c'est tant mieux c'est tant mieux
Merci beaucoup Stéphane Thébault je rappelle donc que vous êtes le parrain de Glisse en Chœur et on vous soutient donc dans cette belle entreprise dans cette belle association merci d'avoir été avec nous Merci à vous Merci Valérie merci Julien de m'avoir accompagné ce matin c'est la fin de cette émission merci à tous de nous avoir suivis merci pour votre fidélité restez avec nous la formation politique continue sur notre antenne on suit bien évidemment les élections municipales jusqu'à dimanche et puis aussi lundi il y aura une émission spéciale à partir de midi 30 à très bientôt Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour chez vous Trouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Sous-titrage Société Radio-Canada
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