"La 5e République part à la dérive" / Nicolas Dupont-Aignan invité du Grand Rendez-Vous (28/02/21)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 36 %Attaque 52 %Défensif 12 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:05OuverteRéponse partielle
Dupont-Aignan, bonjour.
- 0:33OuverteÉludée
Comment protéger les intérêts des pays tout en partageant les données et les informations pour gagner la bataille contre la pandémie ?
- 0:56OuverteRéponse partielle
Vous nous direz comment votre programme s'adapte à la pandémie et où serez-vous cette fois ?
- 1:11FerméeRéponse directe
En cas d'appel d'Union nationale, est-ce que vous choisirez la politique de la chaise vide ?
- 2:08OuverteRéponse partielle
Un confinement local à Dunkerque, aussi à Nice, invalable le week-end. 20 départements sont sous surveillance. C'est un confinement local qui appelle un confinement national très vite.
- 4:23FerméeRéponse directe
Est-ce que vous êtes d'accord avec cette ligne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:54Invité politiqueChiffre
« Madame Merkel en a distribué 15 exemplaires à 27 millions de foyers allemands les plus fragiles. »
- 5:03Invité politiqueFait
« J'attends toujours et je l'ai réclamé 100 fois au ministre. Toujours pas fait. »
- 5:24Invité politiqueChiffre
« On est exactement au même nombre de lits de réanimation, 5080. »
- 5:30Invité politiqueFait
« Jean Castex a déclaré dans Ouest France au mois de février, ce serait idiot de dimensionner l'hôpital au niveau d'une épidémie centenaire. »
- 7:04Invité politiqueFait
« L'ivermectine, qui est généralisée dans beaucoup de pays, et même en Israël, avec une étude du professeur Schwartz, qui dit que même Israël, qui a beaucoup de vaccins, commence à se mettre à l'ivermectine. »
- 11:05Invité politiqueFait
« Un pays comme la Suède n'a jamais confiné et a exactement le même taux de mortalité que la France. »
- 12:59Invité politiqueFait
« Il veut qu'on s'enregistre. Donc d'abord, on enregistre tous les Français. »
- 15:03Invité politiqueFait
« Les vaccins disponibles réduisent la sévérité des symptômes, mais la réduction de la contagiosité est incertaine. »
- 17:48Invité politiqueChiffre
« Il y a 3 600 000 Français aujourd'hui qui ont eu la Covid, qui sont immunisés naturellement. »
- 20:26Invité politiqueChiffre
« 93% des personnes en réanimation dans notre pays ont des facteurs de comorbidité. »
- 26:42Invité politiqueChiffre
« Les États-Unis, le plan Biden, c'est 1900 milliards. »
- 26:56Invité politiquePromesse
« Un million d'emplois relocalisés. »
- 29:36Invité politiquePromesse
« c'est qu'on généralise l'expérience que j'ai expérimenté dans ma ville »
- 30:54Invité politiqueChiffre
« le département de l'Essonne est le département le moins doté en policiers d'Ile-de-France, il nous manque 200 policiers par rapport à la moyenne »
- 31:41Invité politiqueFait
« cette réforme continue sur la voie du laxisme le plus total »
- 32:02Invité politiqueFait
« en France vous êtes à votre 50ème délit, vous n'avez jamais une peine d'avertissement »
- 33:47Invité politiqueChiffre
« on nous parle de séparatisme et on continue à avoir 250 000 personnes qui arrivent légalement sur le sol français »
- 33:55Invité politiqueChiffre
« on continue à avoir 130 000 demandeurs d'asile »
- 34:33Invité politiquePromesse
« je veux supprimer le droit du sol »
- 34:37Invité politiquePromesse
« suspendre le regroupement familial »
- 34:39Invité politiquePromesse
« mettre fin au droit d'asile automatique »
- 36:05Invité politiqueChiffre
« j'ai 7% des Français qui me soutiennent aujourd'hui »
- 37:55Invité politiquePromesse
« produire français »
- 45:01Invité politiqueFait
« j'ai été maire pendant 22 ans et j'ai désendetté une ville »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan67 %
- Présentateur12 %
- ?11 %
- Invité4 %
- Invité 24 %
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Nicolas
Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour Michael Darmon. Pour le philosophe Edgar Morin, il y a une contradiction indépassable entre la souveraineté absolue des États et la nécessité d'une gouvernance mondiale pour les problèmes planétaires vitaux. Voilà qui résume ce qui incombe aux gouvernants et aux candidats à gouverner. Comment protéger les intérêts des pays tout en partageant les données et les informations pour trouver le moyen de gagner la bataille contre la pandémie, contre les menaces de toutes
sortes
d'où qu'elles viennent, des États ou des idéologies. Nicolas Dupont-Aignan, vous êtes candidat à
l
'élection présidentielle, crédité de 7% dans les sondages pour l'instant, mais il y a un chiffre que vous retenez surtout, c'est celui du nombre de vos interactions sur Facebook. Plus de 5 millions d'interactions, de gens qui participent à vos vidéos, ce qui vous met devant vos concurrents comme Marine Le Pen, Xavier Bertrand ou d'autres en tout cas, selon ce classement. Vous nous direz comment votre programme s'adapte à la pandémie et où serez-vous cette fois puisque vous vous êtes éloigné, dites-vous, de Marine Le Pen, au point que d'ailleurs des cadres de votre parti Debout, la France, vous ont quitté. Eux, ils ont dit Debout et en marche vers le RN.
Alors, en cas d'appel d'Union, n'est-ce pas, à l'Union nationale et aux Républicains, est-ce que vous choisirez, comme on dit, la politique de la chaise vide ? Vous allez nous le dire ce matin. Pour votre grand rendez-vous, je salue Nicolas Barret et des échos d'Amiens Floreau de CNews qui ouvre cette émission. Oui,
Nicolas Dupont-Aignan, à Dunkerque, ville sous cloche en raison de la situation sanitaire très particulière, un forteau de variants anglais qui a été détecté. Le maire de la ville demande de la responsabilité à ses habitants. Je vous propose qu'on l'écoute.
Le
ministre a choisi de rajouter un confinement le week-end. Je comprends à un moment donné que l'État puisse prendre cette responsabilité. Et je pense qu'il faut que maintenant l'ensemble des Dunkerquois et Dunkerquois adoptent les bons gestes qui nous permettront de sortir de cet état difficile dans lequel on est aujourd'hui.
Nicolas
Dupont-Aignan, un confinement local à Dunkerque, aussi à Nice, invalable le week-end. 20 départements sont sous surveillance. C'est un confinement local qui appelle un confinement national très vite. Bonjour Damien
Floreau. D
'abord, vous dites Dunkerque est sous cloche. Dunkerque est sous cloche le week-end.
Mais
le virus s'arrête en semaines.
Et
donc, on est dans la situation la plus absurde, la plus ubuesque qu'on n'aura jamais connue. où on dit aux habitants de Dunkerque et de Nice, vous pouvez vous entasser dans les bus, dans les tramways, vous pouvez aller travailler, vous pouvez aller dans la cantine de l'entreprise en semaine parce qu
'il
n
'y a
pas de virus en semaine. Mais le week-end, alors que vous pourriez aller au Grand Air, là où il y a le moins de virus, vous êtes enfermé et il
y a
des contrôles de police qui verbalisent à tout va
comme
si on était en état de siège. On réduit
les
flux,
on réduit la circulation des habitants au moins de deux jours dans la
semaine.
Non mais au moins deux jours, c'est n'importe quoi. Je crois qu'on n'aura jamais atteint une situation aussi grotesque dans notre pays
depuis
longtemps. Car soit la situation à Dunkerque est très dangereuse et c'est un confinement total, soit la situation à Dunkerque est peut-être périlleuse. Et il faut, et le maire de Dunkerque avait raison d'ailleurs bien avant, il faut éviter les rassemblements, avoir des gestes barrières, ce que je propose d'ailleurs depuis des mois, être rigoureux. Mais l'enfermement à domicile
des
Dunkerquois et des Niçois est contre-productif sur le plan sanitaire. Parce
que ce n'est que deux jours.
Mais bien sûr et surtout parce qu'il faut sortir. Le virus s'attrape à l'intérieur et tous les médecins vous le diront. Je vois des CRS, sur les images en face de moi là, des CRS qui patrouillent sur la plage.
Mais
comment peut-on être aussi débile, pardonnez-moi, dans notre pays au 21e siècle
? En
revanche, pour éviter l'aggravation
d
'une épidémie, il y a des mesures que je propose depuis des mois de
rigueur
et on en reparlera. Mais là
vraiment je crois que
les Français ont compris qu'ils n'étaient pas gouvernés.
Alors Nicolas Dupoyen, vous dites c'est n'importe quoi, Jean Castex dit c'est du sur-mesure. Et surtout Emmanuel Macron veut éviter autant que possible
un
confinement général.
Est
-ce que vous êtes d'accord sur cette ligne ?
Mais bien sûr puisque depuis la sortie du premier confinement, que j'ai approuvé,
parce
que reprenons quand même les choses clairement. Premier confinement, il n
'y a
pas de masque, il n
'y a
pas de test, il n
'y a
pas d'expérience. Il fallait confiner. Donc là
c'était la seule
solution.
Et j'ai été le premier à dire
oui. Ensuite, quand il y a une expérience, j'ai fait des propositions très constructives sur les frontières. On a attendu un an malheureusement. Sur la protection des plus fragiles, notamment le masque FFP2.
Madame
Merkel en a distribué
15
exemplaires à 27 millions de foyers allemands les plus fragiles. J'attends toujours et je l'ai réclamé 100 fois au ministre. Toujours pas fait. Troisième point, augmenter les lits de réanimation et les lits d'hôpitaux pour assumer, dimensionner notre hôpital public et soulager nos soignants.
On ne l'a
pas
fait. Non, non, non,
c'est faux. On ne
peut pas dire qu
'on n'a rien fait depuis un an. L
'hôpital public travaille
à ça.
Non, on est exactement au même nombre de lits de réanimation, 5080. Et
Jean
Castex a déclaré dans Ouest France au mois de février,
ce
serait idiot de dimensionner l'hôpital au niveau d'une épidémie centenaire. Ce n'est pas nécessaire. Et je vous rappelle que le concours des réanimateurs, des internes, cette année, 74 postes ouverts contre 72 l'année dernière. Donc on ne dimensionne pas l'hôpital public
pour
absorber les futures pandémies. Et dernier point, j'ai fini, les soins. Il faut soigner précocement nos concitoyens, ce qui n'est pas fait. D'accord.
Mais donc
sur la ligne du président de la République actuelle, d'éviter autant que possible un confinement général, ça vous êtes d'accord ? Vous êtes d'accord avec Emmanuel
Macron ?
Je
suis
totalement d'accord avec l'objectif. Totalement d'accord, puisque je le réclame depuis des mois. En revanche,
pour
éviter un confinement,
c
'est-à-dire éviter la catastrophe pour le pays, le suicide définitif,
il
faut prendre des mesures ciblées beaucoup plus fortes.
Et
c'est là où les propositions que je n'ai cessé de faire, notamment, et je le répète sur les lits d'hôpitaux, pour soulager le personnel qui se dévoue de manière incroyable, et pour les soins, les soins, j'insiste, nous sommes dans un pays où le ministère de la Santé, M. Salomon, qui s'exprime fièrement aujourd'hui alors qu'il a tout
échoué,
tout
échoué depuis un an, M. Salomon,
par exemple, n'a pas accéléré les recherches de l'Institut Pasteur de Lille, qui doivent être subventionnés par LVMH sur une molécule très intéressante. Ce n
'est
pas accéléré, il a refusé en février dernier. L'ivermectine, qui est généralisée dans beaucoup de pays, et même en Israël, avec une étude du professeur Schwartz, qui dit que même Israël, qui a beaucoup de vaccins, commence à se mettre à l'ivermectine, qui permet de faire baisser la charge virale. Heureusement qu'on a des médecins libres, qui dans notre pays, je peux vous assurer, prescrivent malgré les consignes de l'autorité de l'État. Donc on est dans un pays où on ne soigne pas les malades précocement, on les soigne après à l'hôpital,
et
où on enferme les bien portants, mettant en cause nos libertés
et
ayant des conséquences psychologiques sur la jeunesse, terribles pour l'avenir.
On va y revenir sur tous les
thèmes que vous soumenez.
Si le président veut
réussir
dans son non
-confinement,
il
faut changer de politique. En attendant, on va revenir sur tous les thèmes que vous soumenez. Nicolas Dupont-Aignan, en attendant, votre département, l'Essonne, est concerné par la liste des départements mis sous surveillance, et avec des mesures qui sont annoncées pour la semaine prochaine, le 6 mars. Qu'est-ce que vous savez en l'État, actuellement, des mesures qui se préparent ? Est-ce qu'on vous concerte ?
Non,
on ne nous concerne plus. Comme responsable politique, président de parti, j'ai été concerté sur 10 réunions interministérielles, et comme le gouvernement ne voulait que des bénis oui-oui, nous ne sommes plus invités.
Mais en tant qu'élu local ?
Alors, en tant qu'élu local, nous sommes informés.
Je
n'ai pas plus de chiffres que vous. D'ailleurs, ce qui est très curieux dans cette affaire, et vous pourrez regarder à Nice,
je
n'arrive pas à Nice à avoir le taux de reproduction du virus. Il est de 0,94 sur l'ensemble de PACA,
c
'est-à-dire qu'il décroît. Sur Nice, on n'arrive pas à l'avoir, comme par hasard. Et sur l'Île-de-France, il est certain que le variant progressant, il y a une légère montée. Maintenant, est-ce que c'est de nature
à
aller à ce confinement du week-end,
qui
serait complètement contre-productif sur le plan sanitaire ? Je ne l'espère pas. Je pense au contraire, je vous le répète,
les
masques FFP2 pour les plus fragiles, et les soins. Et je lance d'ailleurs aujourd'hui une grande pétition sur Internet pour que des millions de Français puissent demander au gouvernement de généraliser des pratiques de soins précoces, Ivermectine, donner de la vitamine D pour protéger l'immunité collective, et vraiment accélérer les recherches, tout faire pour que parallèlement au vaccin,
on
ne mette pas tous les œufs dans le même panier, et qu'on développe les soins précoces. Alors à
propos
méthode, Damien Floro ?
Oui, quand on regarde ce qu'il se passe à l'étranger, notamment en Grande-Bretagne, et même dans d'autres pays, on constate que finalement, le confinement fonctionne, puisque certains secteurs d'activité outre-manche vont rouvrir, c'est finalement la bonne méthode. Mais
le confinement fonctionne
quand on est à une
catastrophe,
et
quand on n'a pas pris les mesures qui s'imposent, mais je vous rappelle encore une fois, ça fait un an, attendez, c'est le troisième échec.
C
'est le troisième échec. Et donc, on peut accepter un premier confinement, mais aujourd'hui,
un
nouveau confinement serait un suicide sanitaire, parce que d'autres maladies ne seront pas soignées, social et économique. Nous ne le pouvons plus. Donc, il faut agir en amont. Et vous dites,
la
Grande-Bretagne s'en sort, mais nous, heureusement, on voit bien que l'épidémie est en train de passer.
Elle
va passer. Il faut simplement protéger les plus fragiles.
Ce
que je ne comprends pas dans la
stratégie actuelle... Comment ça va passer ? On attend les variants qui sont en train de se proliférer.
Mais
ce
n'est pas parce que des variants se substituent à la souche initiale que les variants ne vont pas passer. Le tout, c'est de protéger les Français qui sont en risque.
C'est ce qui a été fait avec la
vaccination des plus de 80 ans.
En
partie. Pourquoi en partie ? En partie parce que vous voyez bien que le gouvernement n'arrive pas à vacciner toutes
les personnes en comorbidité. La population âgée
de plus de 80 ans, elle est largement
vaccinée aujourd'hui. Vous savez qu'il y a des
personnes en comorbidité vulnérables. Ce que je demande,
c
'est qu'on passe d'une stratégie d'enfermement
à
une stratégie de protection ciblée.
Un
pays comme la Suède n'a jamais confiné et a exactement le même taux de mortalité que la France.
Pas
exactement la
même densité de
population.
Ils
sont concentrés.
Oui, mais ça change quand
même beaucoup de
choses.
Vraiment, on s'aperçoit aujourd'hui que le confinement peut être utile. Le premier confinement, je pense, vraiment a été utile. Il fallait le faire. Aujourd'hui, il faut protéger les Français fragiles. Il faut soigner. Il faut augmenter les lits de réanimation et les lits d'hôpitaux. J'ai proposé de rouvrir le Val-de-Grâce qui est vide à Paris. J'ai proposé de rouvrir des services. Ce n'est toujours pas fait. Donc, je demande au gouvernement de se donner les moyens d'éviter le confinement et pas d'attendre.
C
'est une sorte de drôle de guerre. On attend. Alors, on va décider le 6 mars quoi ? Puisqu'on ne fait rien en attendant. Si ce
n
'est d'enfermer les gens le week-end pour ne
pas
qu'ils aillent sur la plage au grand air. Alors, ça leur ferait le plus grand bien.
Nicolas Dupont-Aignan, on va revenir avec vous parce que finalement, vivre avec le virus, vous avez des propositions. Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, candidat à l'élection présidentielle ce jeudi lors d'une conférence de presse en marge du Conseil européen, le président de la République a présenté une idée de la création d'un pass sanitaire. On
écoute, on regarde.
Nous
allons mettre en place une organisation à travers ce que j'appellerais un pass sanitaire. C'est-à-dire, on va demander à ce que d'abord, les gens s'enregistrent
pour
faciliter, vous savez, le système d'alerte. On pourra regarder aussi
si
vous avez été vacciné. Je ne
vais
pas ici préempter ce sujet, mais c'est un sujet important pour permettre de réouvrir ces lieux.
Alors,
Nicolas Dupont-Aignan, le pass sanitaire, au fond, ça existe un peu déjà parce que c'est le carnet de santé. Il y a des vaccins obligatoires pour aller à l'école, par exemple, ou pour voyager dans certains pays. Vous estimez pourtant que ce pass sanitaire, c'est un piège. Pourquoi
?
Parce que, j'entends le président de la République, il veut qu'on s'enregistre. Donc d'abord, on enregistre tous les Français. Mais on le fait déjà
? Et puis, vous
n'avez pas écouté la suite pour aller au cinéma, pour aller se promener à l'intérieur du pays. Je ne parle pas d'un pass à la rigueur
qu
'un pays étranger demande des conditions pour rentrer chez lui. C'est son droit. Je respecte les nations. Mais qu'à l'intérieur du pays,
on
veuille enregistrer tous les Français, avoir leurs conditions de santé,
et
que pour circuler à l'intérieur du pays,
on
soit obligé de montrer patte blanche, je le dis, je le combattrai de toutes mes forces. Et j'appellerai tous les Français à le combattre. Ça sera d'ailleurs un choix intéressant
en
2022.
Les
Français savent désormais qu'avec Emmanuel Macron, ils seront fichés, enregistrés, parce que l'affaire sanitaire n'est qu'un prétexte. Pour
changer de société... Pour changer dans les salles de sport, dans les salles de spectacle, On attendait déjà enregistrés.
Non
?
Allez
-y. Non, allez-y. Nicolas Barré.
La sécurité sociale vous suit. Une carte vitale, c'est aussi une façon d'enregistrer tout un tas de données de santé.
Excusez-moi, Nicolas. Quel
est au fond le problème qui vous... Pourquoi s'opposer à ce point-là ? Excusez
-moi. À
cette mesure, à ce pass sanitaire.
Nicolas Barré, quand vous vous promenez en France, que vous allez au cinéma, au théâtre, dans un restaurant, vous ne montrez pas avec un QR code votre carte vitale et le restaurateur, le cinéma, ne va pas regarder votre condition sanitaire. Enfin, on est dans un changement, je finis juste pour
répondre à... De
nature absolument énorme. Je ne sais pas si vous réalisez ce qui est en train de se produire. Et vous
réalisez la pandémie qu'il y a eu, mais je vais y répondre.
Enregistrer tous les Français, avoir toutes leurs données de santé, mais si Poutine ou Trump avaient proposé ça, vous seriez tous outrés. Premier point. Deuxième point, et Mickaël Darmont a raison de poser la question en disant « Oui, mais il y a des conditions sanitaires ». Mais le problème, justement, en plus,
c
'est que ce pass sanitaire ne serait pas efficace. Pourquoi
?
Parce que
le
vaccin
peut
être une fausse protection. Je vais vous amener... J'ai amené, parce que je savais que j'aurais une question là-dessus, ce qu'il y a sur le site Internet de Santé publique France.
Vous
l'avez là. C'est sur le site Internet. Tous les Français peuvent le lire.
«
Les vaccins disponibles réduisent la sévérité des symptômes,
mais
la réduction de la contagiosité est incertaine. » C
'est
écrit
en gros.
Oui, mais alors ça veut dire quoi
? Au
-delà du problème de liberté, de fichage généralisé, ce que cela veut dire
?
Cela veut dire qu'on va limiter les déplacements
dans
notre pays, autoriser, discriminer, discriminer l'accès au restaurant, au cinéma, aux salles de spectacle, en fonction d'un pass qui, en fait, n'est pas exact pour deux raisons.
D
'abord,
parce
qu'il ne protège pas
de
la contagiosité.
On
n'en est pas sûr. Et deuxièmement, parce qu
'avec les
variants, le temps qu'on ait vacciné tout le monde, parce que pour faire un pass sanitaire, il faudrait qu'on puisse vacciner tout le monde.
Le
gouvernement, on est incapable. Le pass sanitaire, d'abord, on n'a pas vacciné tout le monde. Donc, ça veut dire qu'on dit tout de suite qu
'il
y a la moitié des Français qui ne peuvent plus aller au restaurant ou au cinéma. Complètement aberrant. Deuxièmement, comme le variant évolue, le variant sud-africain, il faut un nouveau vaccin. Le temps qu'on revaccine avec le nouveau vaccin, on ne pourra donc pas avoir tous les Français qui, au même moment, ont un pass efficace.
Ça veut dire qu
'on est dans une situation de bureaucratie policière
hallucinante. Mais là, attendez, parce que là, vous réduisez ce projet de pass sanitaire à un passeport vaccinal. Or, le nom exact, justement, prouve que ça n'est pas uniquement la vaccination qui est englobée. Dans la description complète, on parle également de tests, d'un passeport, d'un pass, en l'occurrence, qui permettrait de montrer l'état de santé de la personne qui le porte. Donc, ça n'est pas réduit uniquement la vaccination, d'une part, et deuxièmement, dans certains pays, on a bien vu à quel point ça permet aussi aux gens de reprendre une vie normale. En quoi pensez-vous que vous allez être suivi par les Français de ce point de vue-là
? Mais écoutez, c'est les Français qui choisiront. S'ils veulent un système orwellien de contrôle bureaucratique absurde,
avec
un passeport, parce que derrière, excusez-moi, entre le vaccin
où
on vous dit que vous êtes protégé
très
longtemps
et
un test PCR, vous allez faire un test PCR avant d'aller pour circuler, vous allez... Ah,
je vais au cinéma, excusez-moi.
Je finis ma réponse. Je comprends votre impatience, mais j'essaie de finir ma réponse de manière structurée. Vous allez au cinéma, alors je vais faire un test PCR. Non, en vérité, c'est rendre le passeport obligatoire. Et c'est rendre le passeport,
le vaccin obligatoire. Et
je vais vous dire ce qui est encore plus absurde. Il y a 3 600 000 Français aujourd'hui qui ont eu la Covid,
qui
sont immunisés naturellement. Alors eux, comment on fait ? Ils ont le droit ? Ils ont un passeport ? Ou alors on les oblige à se vacciner alors qu'ils sont déjà immunisés naturellement ? Ça veut dire que derrière ça, les amis, derrière ça, il y a quoi ? Il faut que les Français le sachent.
Il
y a la vaccination obligatoire, répétée,
parce
que comme il y
a
des variants, Moderna là, est en train de préparer la troisième dose. Donc ça veut dire qu'on va vacciner l'humanité entière tous les ans,
et
qu'on va ficher les Français pour aller au cinéma ou ailleurs. Je me battrai avec tous les Français. Je suis certain que
la France est un
pays de liberté, qu'on ne peut pas l'accepter.
Mais
qu
'est-ce que vous dites par exemple à une compagnie aérienne ou aux aéroports qui disent nous on
va
demander des tests ? Bah
oui, mais ça c'est totalement différent.
Excusez-moi, c'est totalement différent. Pourquoi ? Parce que quand vous voyagez et que vous fassiez un test, moi je l'ai fait, j'ai eu l'occasion d'aller en Italie, j'ai fait un test, c'est normal qu'on me demande un test. Je l'ai réclamé aux frontières. Mais il y a une chose
qui
est de voyager de temps en temps et d'avoir un test pour voyager, et il y a une chose de supprimer la liberté de circulation
dans notre pays. Et la liberté de l'économie de reprendre son fonctionnement.
Mais on
peut...
Quand les
entreprises ou des clubs de vacances, des compagnies aériennes,
des pays
vont dire pas de passage sans vaccination, c'est la rendre aussi obligatoire quasiment.
Oui, vous avez raison.
Mais là ça ne pose pas de problème.
Non, parce que la plupart des pays, vous savez les pays touristiques, qu
'est
-ce qu'a dit l'Espagne par exemple ? Elle a dit soit vaccination, soit test PCR parce qu'ils ne
vont
pas se priver de millions de gens
qui
ne seront pas vaccinés.
Enfin,
le débat est surréaliste. Le gouvernement n'a vacciné que 6% des Français et est incapable de vacciner même ceux qui le souhaitent.
On
sait qu'il
y a
des gens immunisés positivement, naturellement.
On
sait qu'il n'est pas bon de vacciner les jeunes parce qu
'ils
n'ont pas besoin de vaccins. Ils ont une défense immunitaire, ils ne risquent rien. Et on va calquer un système privatif de liberté, de bureaucratie
pour uniquement
une minorité de Français qui
devraient être soignés et protégés naturellement. On
entend votre discours depuis ce matin.
Très
virulent contre les vaccins. Qu'est-ce qui vous
retient ? Pas virulent. Cette
méfiance vis-à-vis des laboratoires. Qu'est-ce qui vous retient
? Deux
choses. D'abord, je me réjouirais que les vaccins fonctionnent.
Je
ne suis pas un anti-vaccin par principe. Et vous en doutez aujourd'hui de cette efficacité ? Non, je dis deux choses. Je dis que le vaccin, c'est le bénéfice risque.
C
'est-à-dire qu'il faut pouvoir vacciner ceux qui ont un vrai risque.
C
'est-à-dire que pour la Covid, quand vous avez une comorbidité, 93
% des
personnes en réanimation dans notre pays ont des facteurs de comorbidité. Ou 90%. C'est les statistiques santé publique.
Donc,
ce que je dis, c'est qu'il y
a
une folie vaccinale qui s'est emparée du monde. Mais
pas en France. Qui est
poussée... Pas en France.
On
a à peine un peu plus
d'un % de la population vaccinée. de
le faire. Mais ce n
'est
pas lié. Le gouvernement a tout misé sur les vaccins. Ce que je dis juste, et le professeur Combe l'a très bien dit, le professeur Schwartz en Israël, c'est que le vaccin face à un virus qui mute est une course-poursuite sans fin.
Il
peut être utile pour des gens très malades, encore que, mais
l
'idée de vacciner toute la population
pour
ensuite ficher toute la population est une dérive dangereuse. Mais on n'a
pas de recul sur ces vaccins. Il y a d'autres vaccins qui sont obligatoires. On n'a pas de recul sur ces vaccins.
Oui, mais ce n
'est
pas la même maladie. Là, c'est un virus qui mute.
Je
n
'ai
pas l'impression qu'on ait dit la vérité aux Français sur les vaccins, sur ce virus. Et encore une fois, pourquoi pas pour certaines personnes qui ont un risque très fort. Mais vacciner toute la population alors qu'il
y a
une immunité naturelle qui se fait, qu'il
y a
des millions de Français qui guérissent de la Covid est une aberration même sanitaire.
Et
je pense, et je l'ai toujours dit, que le gouvernement est sous l'influence
implicite de laboratoires par la santé. Voilà, c
'est là où vous n
'en
virez plus de l'ébut en fait. Mais parce que c'est la vérité que tous les Français l'ont compris. Quand vous pensez qu'un médicament comme l'ivermectine qui ne coûte rien permettrait de soigner et d'éviter le passage en réanimation de milliers de Français qui sont morts et qu'on a un gouvernement qui bloque et que
de l'autre côté on vaccine avec des vaccins coûteux.
L'achat a été négocié par la Commission en
Europe donc en quoi la France est-elle sous l'influence
? J'estime que je n'ai pas à me faire vacciner. Je n
'ai
pas de facteur de comorbidité et je pense qu'il est bien meilleur que l'immunité naturelle.
Mais quand ça sera
possible est-ce que vous ferez vacciner
?
Au titre personnel, non. Mais je n'en veux pas aux gens qui se font vacciner parce que quand une personne à 75 ans a un risque
et
qu'il y
a
un vaccin disponible le bénéfice du vaccin est sans doute supérieur au risque donc je n'ai pas de religion anti ou pour je ne
veux
pas que mon pays bascule
dans
un fichage généralisé que les données de santé de nos concitoyens soient nécessaires pour aller au restaurant et je sais qu'il
y a
des mesures de précaution élémentaires de gestes barrières de soins qui permettront de surmonter le virus et de relancer l'économie et de vivre ensemble. Et je voudrais qu'on arrête cette psychose ce catastrophisme alors qu'on va s'en sortir
et qu'on peut soigner.
Justement, Nicolas Dupont-Aignan on se retrouve dans quelques instants parce que le quoi qu'il en coûte est bien aussi une limite pour la dette.
Et
on retrouve Nicolas Dupont-Aignan en question de Nicolas Barré.
Oui,
la pandémie c'est aussi un gros enjeu économique. Notre endettement d'ailleurs a beaucoup progressé depuis un an. La dette publique française est très élevée. Sur cette question de la dette est-ce que vous faites partie de ceux qui disent qu'il faut en annuler une partie ou qu'il faut tout rembourser
? Je
dirais entre les deux. Ça
ne peut pas
être
entre les
deux.
Si, je vais vous dire pourquoi ça peut être entre les deux.
D
'abord, je pense qu'il ne faut pas se dire c'est fini et puis maintenant on rembourse tout c'est impossible parce que l'enjeu économique et social c'est la sortie de la crise Covid. Et aujourd'hui
en
tout cas ce que je propose
c
'est qu'on ait une nouvelle action économique très forte
qui
va coûter un peu d'argent pour éviter le mur des dettes de nos PME.
Car
vous savez que le gouvernement a prêté il y
a
eu 130 milliards de prêts des PGE et l'enjeu c'est de dire clairement à nos chefs d'entreprise ces PGE qui doivent être remboursés dans un an, deux ans c'est impossible. Très garantie par l'État. Là ça veut dire qu'il
y a
un million de chômeurs en plus. Il faut les étaler sur 20 ans. Donc la première décision que je prendrais si j'étais en fonction c'est de dire à tous les chefs d'entreprise qui ont eu un PGE vous pourrez étaler ce PGE sur 20 ans.
D'accord.
Et
vous pourrez
et
c'est très important économiquement transformer en prêts participatifs c'est à dire garantir les fonds propres. Il faut éviter
que
les mesures qui ont été prises positives du gouvernement sur le plan économique aboutissent à un choc d'un coup
et
on est un million de chômeurs en plus.
C
'est vital. Deuxième mesure que je propose
c
'est qu'on offre à 200 000 jeunes
des
travaux d'intérêt général notamment tous les étudiants qui sont à la banque alimentaire et là je regrette que le gouvernement n
'ait
pas une mesure efficace pour les jeunes 200 000 travaux d'utilité collective dans nos hôpitaux dans nos collectivités pour leur donner des petits boulots qui permettent de poursuivre leurs études.
Ça c'est les deux points fondamentaux. qui viennent être annoncés pour les jeunes. Mais la question portait sur la dette publique qu'est-ce qu'on en fait du coup
? La dette Covid il y a deux choses. La dette Covid aujourd'hui elle est isolée à la banque centrale européenne. Donc on n'a pas à la rembourser tout de suite.
On
va la geler. On ne
va
pas l'annuler parce que moi je n'annule aucune dette. J'estime être candidat à la présidentielle
et
j'estime que la France doit toujours honorer sa dette. C'est un principe de base. Moi je ne suis pas de ceux qui disent qu'on peut jouer avec la signature de la France. D'abord parce que la dette ce sont des épargnants derrière. Et je veux rassurer les épargnants français
l
'État, la France doit toujours rembourser sa dette. Mais
en
revanche
une
dette peut être étalée. Et tout le monde sait
les
États-Unis
la
Chine
tous
les pays du monde en fait vont geler la dette Covid elle sera dans les comptes de la banque de centrale européenne et on ne la remboursera
qu
'à la 5-1-1 c'est-à-dire dans 50 ans. Sinon on ne s'en sortira pas.
Donc lorsque Marine Le Pen écrit pour dire il faut rembourser cette dette vous êtes d'accord avec elle ? Mais
tout le monde est d'accord il n
'y a
pas une personne censée à part M. Mélenchon qui dit que la France peut abandonner sa signature. En revanche on a le moyen de l'étaler. Pourquoi il faut l'étaler
? Et
pourquoi c'est vital
? Parce
que nous avons une compétition mondiale avec la Chine et les États-Unis. Les États-Unis le plan Biden c'est 1900 milliards. Ça veut dire qu'ils vont investir dans la science dans la technologie dans la production et vous savez que tout mon programme présidentiel c'est le produire en France. Je veux qu'on investisse massivement dans la relocalisation. Un million d'emplois relocalisés. Si on n'a pas une marge de manœuvre financière comme l
'ont
les États-Unis ou la Chine la Chine fait marcher la planche à billets comme les États-Unis et si l'Europe en revanche bloque tout sous la pression de
l
'Allemagne
nous
deviendrons un continent de seconde zone scientifique économique.
Alors on y reviendra mais pour l
'instant entre
nous vous avez raison Nicolas Barré sur un point c'est qu'on est sorti de l'orthodoxie allemande excessive mais
je
vois que la commission de Bruxelles revient au galop
puisque
M. Le Maire est obligé de quémander à Bruxelles
les
prêts participatifs des PME
or
j'estime
que
si on ne fait pas comme M. Biden c'est à dire que si on ne fait pas une seconde phase de plan de relance pour réussir la mutation technologique
nous
aurons des enfants qui auront des emplois de livreurs à vélo
et
pas des emplois industriels nous devons relocaliser en France c'est tout mon programme présidentiel relocaliser un million d'emplois et pour ça il faudra utiliser l'épargne des français et je propose
un
livret un livret production en France on
va y revenir
Nicolas Dupont
-Aignan
on
passe donc à la sécurité et au Rix justement qui atteignent votre territoire cette semaine Damien Floreau
Oui
la guerre des bancs dans l'espace de 24h deux adolescents sont décédés lors de Rix en région parisienne Gérald Darmanin le ministre de
l
'Intérieur a annoncé l'envoi de renfort notamment dans votre département écoutez ce qu'il disait il lance un message aux familles
C
'est aussi le rôle parental qui est important puisque quand on a des enfants de 13 ou 14 ans
qui
ont déjà parfois connu d'ailleurs des méfaits avec la police ou la gendarmerie c'est bien sûr l'autorité des parents qu'il faut remettre en avant
Nicolas
Dupont-Aignan est-ce que Gérald Darmanin a raison le rôle des parents et plus globalement sa politique va-t-elle dans le bon sens des moyens supplémentaires sur le terrain
? d
'abord vous savez c'est dans mon agglomération dans mon agglomération Val-de-Seine où j'étais président pendant des années
j
'ai été à Boussy-Saint-Antoine où un jeune de 13 ans
sur
un coup de couteau
c
'est un désastre humain pour les familles votre enfant part au collège il ne revient pas bien sûr il y
a
l'autorité parentale vous savez dans ma ville hier et mon successeur Olivier Claudon continue
on
recevait les parents
dès
qu'il y avait un délit de mineurs et après un dialogue on supprimait les allocations facultatives municipales
pour
3 mois 6 mois
c
'était une condition de la remise en ordre de la famille si je puis dire l'état m'a accusé
l
'état a déféré mon arrêté la première fois
donc
si vous voulez ce que j'aimerais c'est qu'on généralise l'expérience que j'ai expérimenté dans ma ville qui a marché
j
'ai remis droit beaucoup d'enfants parce qu'on était les seuls
à
dire à un moment à une famille stop mais j'aimerais que ce soit généralisé dans toute la France c'est à dire suppression des allocations
quand
il
y
a des mineurs délinquants qui en sont par exemple à leur 40ème délit
et
que la justice n'a rien fait car dans cette affaire pourquoi les maires sont au premier rang
c
'est parce que le problème n'est pas seulement le problème des parents
c
'est le problème de la justice
en France vous
pensez qu'en fragilisant encore plus les familles qui déjà sont défaillantes dans l'autorité vous allez pouvoir
remettre sur le un droit chemin
vous avez raison
vous
avez raison il faut être très précautionneux c'est pourquoi on recevait la famille on étudiait leur situation et souvent on dosait les réductions
c
'était quelque chose de très cousu main si je puis dire et ça a joué son rôle donc vous avez raison il ne
faut
pas passer d'un extrême à l'autre et vous avez raison aussi
c
'est qu'il est un peu facile et c'est ce qui m'a un peu choqué dans la prise de position de Gérald Darmanin de toujours accuser les familles quand là c'est un problème en l'occurrence à Boussy-Saint-Antoine
c
'est un problème de suivi judiciaire et de suivi policier
le
département de l'Essonne est le département le moins doté en policiers d'Ile-de-France il nous manque 200 policiers par
rapport à la moyenne la justice des
mineurs vous ne l'avez pas voté
Nicolas
sûrement
pas parce que c'est une réforme attendez je finis parce que d'abord il faut rattraper le retard d'effectifs
et
ce que je regrette c'est qu'il faut qu'il y ait un jeune de 13 ans poignardé deux dans mon département pour que tout à coup on nous envoie des effectifs donc renforcer les effectifs deuxièmement il faut que la justice fasse à et on vient à la réforme des mineurs la justice à un moment mette en place des vraies sanctions
il
y a une semaine les syndicats de policiers m'ont raconté qu'à Grigny un jeune a été pris avec un couteau dans une bagarre 14 ans
la
justice
l
'a relâché immédiatement il a eu un simple rappel à la loi
pourquoi
n'avez-vous pas voté la réforme
de
la justice des mineurs parce que cette
réforme continue sur la voie du laxisme le plus total elle vise à accélérer les procédures à accélérer les procédures pour qu'il n'y ait que des peines alternatives j'ai voté contre car je veux un système à l'anglaise
j
'ai été visité en Angleterre en Angleterre
vous
voler un portable à 15 ans
vous
allez dans un établissement fermé pendant 8 jours avec psychologue analyse il y a un avertissement en France vous êtes à votre 50ème délit
vous
n'avez jamais une peine d'avertissement et dans mon projet présidentiel
chaque
délit une condamnation et une peine réelle
tolérance
zéro vous
avez
aussi voté contre
la loi sur le séparatisme alors on ne comprend pas très bien parce qu'en janvier chez un de nos confrères vous disiez que cette loi elle est dans le bon sens qu'elle contenait de bonnes choses qu'il fallait même d'ailleurs le reconnaître et que vous la voteriez probablement alors qu'est-ce qui vous a fait changer d'avis ? l'hypocrisie
de
qui ? du gouvernement
qui est apparu qui est apparu d'un coup
entre janvier
et le mois d'août qui est apparu dans toutes les
discussions parce qu'il y a heureusement des débats au parlement et ce qui est impressionnant
c
'est que d'un côté on nous faisait une loi
et
il y avait un discours qui était quel discours que j'attendais en fait depuis 20 ans donc c'est pour ça que j'avais dit dans cette émission enfin il y
a
un discours qui me paraît intéressant
et
il y a quelques dispositions et puis au fur et à mesure de la discussion on a vu
que
en vérité c'était une loi d'affichage sur le financement des lieux de culte c'était juste un contrôle et on continuait à voir arriver de l'argent de Turquie du Qatar et d'ailleurs puisqu'il n'y avait pas d'interdiction que j'avais proposé sur le voile des fillettes un amendement intéressant de madame Berger qui est de la majorité a été rejeté totalement or le premier séparatisme c
'est d'imposer le
voile à sa fille de 2 ans
c
'est le premier séparatisme et là
on
nous a expliqué que ce n'était pas la question que ça n'avait rien à voir avec le séparatisme et troisièmement
ce
qui m'a le plus impressionné pendant cette discussion c'est qu'à aucun moment Gérald Darmanin
n
'a reconnu qu'il y avait un problème d'immigration en France c'est à dire que on nous parle de séparatisme et on continue à avoir 250 000 personnes qui arrivent légalement
sur
le sol français on continue à avoir 130 000 demandeurs d'asile
le gouvernement
estime qu
'il
peut y avoir un lien mais qu'il n'est pas un lien permanent
moi
vous savez je défends l'assimilation
et
tout mon projet présidentiel ce sera l'assimilation parce que je ne veux pas qu'on nous concentre uniquement sur le séparatisme il y
a
le volet séparatisme
et
puis il y
a
le volet assimilation service national école du mérite internat récompense du travail lutte contre l'assistanat donc pour moi il y
a
les deux mais je ne peux pas voter pour un texte qui est du cinéma
et
qui trompe les français il faut de vraies mesures pour bloquer l'immigration je veux supprimer le droit du sol suspendre le regroupement familial mettre fin au droit d'asile automatique c'est à dire centre de rétention et on n'accepte que ceux qui sont qui ont des dossiers acceptables et le reste est expulsé immédiatement vous ne traiterez la question du séparatisme en France que si vous traitez la question de l'immigration tout le reste c
'est
de la littérature
alors
justement à ce propos Damien Floreau sur d'autres intentions d'autres personnes qui pourraient éventuellement travailler avec vous
oui Eric Zemmour notamment vous l'avez rencontré selon nos confrères du Nouvel Observateur le 5 février dernier dans quel objectif
? parce
que vous savez je connais Eric Zemmour depuis 30 ans c'est un homme de grand talent qui fait avancer les idées
je
ne
suis
pas toujours d'accord avec lui sur tout on a des points de nuance de désaccord parfois mais très réduit mais il y en a quand même c'est comme Michel Onfray
quelqu
'un que j'aime beaucoup je pense que Michel Onfray et Eric Zemmour sont deux personnalités d'influence qui peuvent aider un candidat patriote comme moi à mettre en oeuvre dans notre pays un changement de
cas profond
en fait vous pensez qu'ils ne peuvent pas être candidats mais qu'ils peuvent venir vous aider quand vous avez dit à Eric Zemmour il faut mettre les égaux de son côté vous avez plutôt pensé au sien et pas au vôtre je ne sais pas Eric Zemmour n'est pas candidat
au
jour d'aujourd'hui il ne l'est pas
vous pensez qu'il
ne le sera pas ?
je n'en sais rien vous lui poserez la question moi je suis candidat j'ai un projet établi j'ai 7% des français qui me soutiennent aujourd'hui je pense avoir un projet patriotique sérieux parce qu'on ne gagnera face à Emmanuel Macron que si on est crédible que si on a un projet sérieux je veux faire gagner les souverainistes en France avec un projet capable de rassembler et je pense qu'Eric Zemmour et Michel Onfray sont deux personnalités qui apportent beaucoup voilà maintenant on verra si Eric Zemmour est candidat
c
'est son choix j'aime trop la liberté de chacun pour lui dénier sa liberté voilà
alors justement comment pouvoir rassembler les français les populistes les souverainistes et les autres on se retrouve dans quelques instants Nicolas Dupont-Aignan candidat à
l
'élection présidentielle président de Debout la France question de Nicolas Barret
oui
Mario Draghi en Italie alors Mario Draghi qui est un centriste ancien président de la Banque Centrale Européenne a fait alliance avec les populistes
qui
ont mis du coup beaucoup d'eau dans leurs vins notamment sur l'Europe c'est ça le sens de l'histoire c'est que cette frange de l'opinion rejoigne les centristes la technocratie libérale ne prenez
pas vos vos désirs pour des réalités
c'est une question non non non
on constate non non non on prend nos constats pour des faits
je pense que la situation de l'Italie est particulière voilà moi je pense que en France la manière dont Emmanuel Macron gouverne depuis maintenant 4 ans
où
en fait il divise beaucoup les français il n'apporte pas des solutions il a trompé les français en 2017 exige un changement de cap profond donc on n'est pas du tout dans la même situation le choix il est très simple pour 2022 c'est est-ce qu'on continue avec Macron ou est-ce qu'on change de cap
et
je considère que pour changer de cap c'est-à-dire produire français c'est-à-dire vraiment mettre en place une politique de relocalisation restaurer l'ordre bloquer l'immigration reconstruire nos services
publics
réinventer la démocratie par le référendum le référendum le RIC le référendum d'initiative citoyenne j'y crois beaucoup c
'est-à-dire
ce
que
proposait les gilets jaunes ce
référendum que les gilets jaunes proposaient parce
que je crois qu'il ne s'agit pas de remplacer un roi de lait
par
un nouveau roi de lait
je
pense qu'il
y a
eu une dérive
du
pouvoir sous Emmanuel Macron et moi je ne suis pas là pour remplacer Emmanuel Macron et faire la même chose je pense que la 5ème république a dérivé que le général de Gaulle n'a jamais voulu
un
système comme cela où un homme seul décide de tout je pense qu'il faut que les français reviennent à l'Elysée et je veux gouverner par référendum
parce
qu'on débloquera la société française sur l'immigration sur l'école sur le code pénal sur l'Europe par des référendums donc je pense qu'il
y a
une vraie révolution citoyenne à mettre en oeuvre pour changer le pouvoir et je pense que ça passe par une victoire face à Emmanuel Macron et pour cette victoire
je
pense qu'il ne faut pas le duel qu'on nous prépare parce que je pense que
Marine Le Pen est incapable de gagner et
donc à partir de là je suis candidat parce que je pense que mon programme est beaucoup plus sérieux que le sien et je pense que je suis capable de rassembler les français de tous horizons
et
c'est ça l'enjeu de ma candidature c'est une candidature gaullienne au-dessus des partis
alors
tout de même avant qu'on y revienne plus précisément il y
a
quand même ce sens de l'histoire qu'évoque à l'instant Nicolas Barré et on voit également que Donald Trump lui qui continue à vouloir contrôler aussi le parti républicain reprend la parole continue à faire des discours est-ce que au fond ce qu'il a représenté pendant son mandat est-ce que ça reste encore un courant puissant pour vous à la fois aux Etats-Unis et également pour vous en France
pas
du tout je ne crois pas qu'on puisse plaquer du tout la situation américaine sur la situation française je pense que le peuple français nous sommes différents des Etats-Unis nous sommes différents d
'Italie pourtant il y a
eu également ce mouvement je dirais avec les gilets jaunes qui était une contestation de l'élite que vous voulez intégrer
regardez les gilets jaunes
les
gilets jaunes au début c'était un mouvement de gens qui travaillent durs
qui
n'en peuvent plus de la cistana qui veulent le droit de travailler
et
ça c'était positif qu'ils n'ont marre de payer toujours plus d'impôts
de
recevoir toujours moins et d'être dans un système où il n'y
a
pas de croissance après ça a dérivé parce que des gauchistes ont repris le mouvement moi je pense que la situation française est différente je pense que notre pays a des atouts je pense que les français veulent reprendre le contrôle je veux qu'on reprenne le contrôle de notre pays qu'on ne soit plus dépendant de Bruxelles comme on l'est qu'on réinvente une Europe des nations et des projets pour affronter la Chine et les Etats-Unis je pense qu'on doit rétablir l'ordre en France je pense qu'il faut produire français et reconstruire nos services publics ça veut dire quoi ?
ça veut dire un contrat moral avec la population sur un projet simple de reconstruction et de sauvetage du pays il ne s'agit pas d'amener une idéologie Trumpiste ou de revenir moi je pense qu'on n'en est pas du tout là le pays
est
en train de mourir parce que les français n'ont plus le contrôle il
n
'y
a
plus de pilote démocratique il faut simplement reprendre le contrôle du
pays c
'est effectivement l'expression des populistes de Johnson et d'ailleurs
écoutez ce que fait Johnson
excusez-moi Michael Darmond de vous interrompre
ce
qu'a fait Johnson il a réussi à produire des vaccins quand personne n'y arrive il a réussi à négocier un accord avec l'Europe où il a accès au marché unique mais il paye plus 10 milliards il contrôle ses frontières
c'est
plus lui votre exemple que Donald
Trump un mot sur la situation
politique nationale 2022 qui approche la présidentielle vous êtes candidat les sondages ne vous donnent pas finalistes regardez cette une publiée par Libération où l'on voit Marine Le Pen hier et Emmanuel Macron dos à dos alors selon les témoignages recueillis par Le Quotidien à gauche on ne voudrait plus faire barrage à Marine Le Pen et vous Nicolas Dupont-Aignan
et bien écoutez cette image elle montre exactement ce dont ne veulent pas les français
c
'est quand même extravagant qu'il
y a
70% des français dernier sondage avant c'était 80 70 allez les trois quarts
des
français qui ne veulent pas de ce duel Macron-Le Pen
parce
qu'ils ne veulent pas d'un mauvais président et d'une mauvaise candidate
et toute
la presse tout le système politico-médiatique c'est pas de votre faute mais ne parle que de ces deux candidats
et bien moi j'offre aux français
attendez vous êtes prédent dans les sondages Nicolas Dupont-Aignan et
bien
d'accord mais c'est déjà
pas mal je suis passé de 0 à
7 avec 0,5% de temps d'antenne 0,5% de temps d'antenne 7% c'est un bon socle qui me permet d'accéder au second tour et je dis aux français je m
'adresse à tous les français vous êtes au
second tour je peux accéder si je me bats il reste 12 mois et je peux passer de 7 à 20
c
'est déjà arrivé dans l'histoire et il n'y
a
aucune raison qu'on subisse ce duel Macron-Le Pen et je vais vous dire pourquoi parce que vous avez c'est l'intérêt de cet article de Libération
une
grande partie de la gauche qui ne veut plus voter pour Macron
et
vous avez une grande partie de la droite qui ne veut pas voter pour Le Pen
et
on va se retrouver si on continue comme ça avec ce duel dont ne veulent pas les français
et bien je
dis aux français je me présente pour faire mentir ce scénario écrit d'avance
et je
présente un projet et puis on verra on va voir
aussi
si vous arrivez
à faire mentir effectivement l'évolution en général vers la compétition où là votre score en
général
va plutôt à la baisse mais justement dites-nous là puisque c'est le moment de le dire qu'est-ce qui vous différencie aujourd'hui de Marine Le Pen
que vous avez
rejoint en 2017 quand M. Bertrand
ce qui me surprend toujours je pose la question à vous mais je vais vous répondre mais quand vous interviewez vous recevez M. Bertrand
vous
ne lui demandez jamais ce qu'il différencie de Macron alors qu'il l'a soutenu
corps et bien vous
il y avait
fait alliance en 2017 vous avez annoncé que vous vous rejoignez
attendez
excusez-moi
les républicains M. Fillon M. Bertrand ont soutenu M. Macron sans condition un quart d'heure après leur défaite
un
quart d'heure moi j'ai négocié pendant 4 jours un projet
donc
c'est pas la même chose deuxième point je ne renie en rien ce que j'ai fait parce que j'ai dit aux français à l'avance
ce
qu'allait être Emmanuel Macron
et
au moins j'ai pris mes responsabilités mais
ça
me donne quand même l'avantage d'avoir connu de près
d
'avoir vu le désastre du débat du deuxième tour d'avoir vu les limites et c
'est pourquoi
je suis candidat et je sais très bien qu'il y a des millions d'électeurs du Front National
qui
étaient d'ailleurs des électeurs RPR j'étais gaulliste RPR
qui
veulent revenir vers nous à condition qu'on puisse gagner et ils savent au fond d'eux-mêmes que Emmanuel Macron a choisi Marine Le Pen comme adversaire parce que c'est sa seule bouée de sauvetage donc les différences vous les connaissez le parcours j'ai été maire pendant 22 ans et j'ai désendetté une ville désendetté complètement une ville et je sais ce qu'est la bonne gestion et
je crois
et je crois et ma différence principale
c
'est que le projet économique
que
je porterai à la présidentielle sera un projet qui permettra aux patriotes de gagner en France parce que nous sommes capables de gérer pour
bien justement et d'éviter que les épargnants perdent leurs économies Nicolas
Dupont-Aignan pour bien clarifier en quelques minutes maintenant en quelques secondes d'ailleurs maintenant vous avez parlé très souvent de votre projet Made in France d'autres également en parlent Montebourg Bertrand est-ce que vous êtes prêt à le rejoindre dans cet arc souverain républicain qu'ils mettent aussi en avant mais
ils peuvent me rejoindre aussi et puis Xavier Bertrand on ne connait pas son programme sur beaucoup de choses Xavier Bertrand a soutenu Emmanuel Macron et est plus proche d'Emmanuel Macron que de moi aujourd'hui il le combat
c'est clair
il le combat en surface mais quand vous regardez les grands choix européens les grands choix économiques c'est très proche
donc
moi je propose un projet patriotique sérieux républicain pour redresser le pays maintenant c'est aux français de choisir l'élection présidentielle c'est pas une élection de parti les français n'appartiennent ni au Rassemblement National ni à Debout la France ni au LR ni à M. Macron ils appartiennent ils ont leur libre arbitre et ce sera le choix de la liberté et le choix de la nation maintenant libre aux français de voter pour qui ils veulent mais qu'on leur laisse le choix
et
bien c'est justement ce que l'on a en tout cas fait
aujourd'hui
merci Nicolas
Barret Damien Floro à
dimanche merci merci merci merci
Nicolas Dupont-Aignan