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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 21 octobre 2015 23 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeOutre-merSécuritéImmigration & asile

Nicolas Dupont-Aignan invité d'Opinion Première sur RFO

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 70 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:27OuverteRéponse directe

    Alors, Monsieur Dupont-Aignan, bonjour. Les avocats sont en grève.

  • 1:37RelanceRéponse directe

    Mais changement de ministre ne veut pas dire changement de politique, justement.

  • 4:03OuverteRéponse directe

    En attendant, le débat actuel, justement, c'est celui des régionales, y compris Outre-mer.

  • 4:28RelanceRéponse directe

    Moi, je n'y suis pas favorable fondamentalement. Pourquoi ?

  • 6:18FerméeRéponse directe

    Ce qui vous choque, c'est que la ministre soit guadoupéenne ?

  • 8:42OuverteÉludée

    Autre sujet d'actualité, en ce moment, on parle du budget 2016, y compris du budget de l'Outre-mer. Votre partie prône notamment la réduction, voire la suppression des niches fiscales, non ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42InvitéFait
    « parce que la politique qu'elle mène depuis un certain temps, maintenant trois ans, plus de trois ans, est un échec total. »
  • 1:10InvitéFait
    « les prédécesseurs de Christiane Taubira avaient mis le doigt dans l'engrenage du laxisme judiciaire. »
  • 1:32InvitéFait
    « Parce qu'on le voit bien avec l'explosion des violences qu'il y a dans notre pays. Les délinquants ne craignent plus la justice. »
  • 2:29InvitéChiffre
    « Loi Guigou, jusqu'à un an de prison, vous pouvez ne pas faire la prison. Loi Dati, jusqu'à deux ans. Loi Taubira, jusqu'à cinq ans. »
  • 2:37InvitéFait
    « « Mais monsieur le maire, on n'en a rien à faire. De toute façon, on n'ira pas en prison. On aura une vague peine alternative qui ne sera pas à exécuter. » »
  • 3:22InvitéFait
    « Le Premier ministre l'a déjà décalé. »
  • 3:29InvitéFait
    « Ce qui est quand même curieux, c'est que le Premier ministre interdit à son garde des Sceaux de répondre à une question sur la justice. »
  • 4:32InvitéFait
    « Parce que je crois à la continuité territoriale. »
  • 5:19InvitéFait
    « Soit on a un système des DOM, qui est une adaptation complète des lois locales, mais à ce moment-là, on l'assume et il n'y a pas de continuité territoriale. »
  • 6:01InvitéFait
    « ça fait depuis 2007, que le poids des DOM-TOM a diminué, qu'on réserve par exemple le ministère des DOM-TOM à un domien, ça me choque. »
  • 6:40InvitéFait
    « Je n'aime pas ce mépris. Et il n'y a qu'un ultramarin pour comprendre les Outre-mer. »
  • 12:00InvitéFait
    « Le droit du sol, c'est évident, c'est un des fondamentaux de la République française. »

Temps de parole

  • Invité77 %
  • Présentateur11 %
  • ?8 %
  • Invité 24 %

≈ 45,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Invité

Opinion. Opinion. Opinion. Opinion. Opinion. Opinion.

0:11
Présentateur

Opinion.

0:13
Invité

Première.

0:15
Locuteur

Bonjour

0:15
Présentateur

à tous. Cette semaine dans Opinion Première, nous recevons Nicolas Dupont-Aignan, député maire de hier dans l'Essonne et président de Debout la France en compagnie de William Cromwell.

0:25
Invité

Bonjour.

0:26
Locuteur

Bonjour à vous.

0:27
Présentateur

Alors, Monsieur Dupont-Aignan, bonjour. Les avocats sont en grève. La semaine dernière, ce sont les policiers qui ont manifesté sous les fenêtres de la ministre de la Justice.

0:34
Locuteur

Est

0:35
Présentateur

-ce que Christiane Taubira doit partir

0:36
Locuteur

?

0:37
Invité

Oui. Oui, pas parce qu'il y a des manifestations,

0:42
Locuteur

mais

0:42
Invité

parce que la politique qu'elle mène depuis un certain temps, maintenant trois ans, plus de trois ans, est un échec total.

0:50
Locuteur

C

0:50
Invité

'est une femme que je

0:51
Locuteur

respecte car

0:53
Invité

elle assume ses positions.

0:55
Locuteur

Donc,

0:56
Invité

on ne peut pas dire qu'elle a mené cette politique en se cachant.

1:00
Locuteur

Elle

1:00
Invité

les assume, c'est tout à son honneur, mais cette politique est un échec complet. Elle est un échec complet parce qu'en vérité, déjà, et je l'ai toujours dit,

1:10
Locuteur

les

1:10
Invité

prédécesseurs de Christiane Taubira avaient mis le doigt dans l'engrenage du laxisme judiciaire. Donc, n'accablons pas seulement ce gouvernement. Ce serait injuste. C'est la lente

1:20
Locuteur

dégradation

1:22
Invité

de l'autorité judiciaire avec, je dirais, cerise sur le gâteau, une politique d'un laxisme incroyable qu'elle assume et qui est un fiasco intégral. Parce qu'on le voit bien avec l'explosion des violences qu'il y a dans notre pays. Les délinquants ne craignent plus la justice.

1:37
Présentateur

Mais changement de ministre ne veut pas dire changement de politique, justement. Vous

1:40
Invité

avez tout à fait raison.

1:42
Locuteur

Mais

1:42
Invité

enfin, Christiane Taubira, elle l'assume assez pour pouvoir le dire, a défendu une politique. Elle a toujours dit que la prison n'était pas la bonne solution. Elle a toujours voulu changer les lois. Elle s'est même heurtée au gouvernement. Donc, il

1:55
Locuteur

y a

1:55
Invité

un moment où il faut regarder les choses en face. Cette politique ne marche pas.

1:59
Locuteur

Je suis élu de

2:00
Invité

banlieue, je le vois bien. C'est l'impunité. Les délinquants, les voyous se sentent

2:05
Locuteur

protégés. Ça

2:07
Invité

veut dire qu

2:07
Locuteur

'ils

2:07
Invité

ne craignent plus rien. Et c'est encore une fois, pas seulement le fait de Christiane Taubira. C'est une lente dégradation. Il y a eu la loi Guigou,

2:15
Locuteur

il y a eu la loi Dati. Même des

2:16
Invité

ministres de droite,

2:17
Locuteur

c'est vrai. Bien sûr. J

2:18
Invité

'ai assez critiqué Mme Dati et Mme Guigou, qui étaient de gauche. C'est une dégradation.

2:23
Locuteur

Il

2:23
Invité

faut bien savoir de quoi il s'agit. Loi Guigou, jusqu'à un an de prison,

2:26
Locuteur

vous

2:27
Invité

pouvez ne pas faire la prison. Loi Dati, jusqu'à deux ans. Loi Taubira, jusqu'à cinq ans. Je suis maire de banlieue. Moi j'ai des délinquants qui viennent me voir,

2:36
Locuteur

qui

2:36
Invité

me disent « Mais monsieur le maire,

2:37
Locuteur

on

2:37
Invité

n'en a rien à faire.

2:38
Locuteur

De

2:39
Invité

toute façon, on n'ira pas en prison. On aura une vague peine alternative qui ne sera pas à exécuter. »

2:45
Locuteur

Ils

2:45
Invité

ne craignent rien.

2:45
Locuteur

Il

2:45
Invité

y

2:45
Locuteur

a un peu

2:46
Invité

d'intérêt général. Mais personne n'y croit. Et les délinquants rigolent. C'est dramatique la situation. Et on le voit bien, parce que la situation se dégrade. Parce qu'à partir du moment où il n'y a plus peur de l'autorité,

2:58
Locuteur

il

2:58
Invité

n

2:59
Locuteur

'y a

2:59
Invité

plus rien à attendre. Donc je crois que Christiane Taubira, si elle avait un peu d'honneur, devrait dire « Voilà, maintenant, qu'est-ce que je fais

3:05
Locuteur

? Est

3:06
Invité

-ce que je continue à défendre une politique qui ne marche pas ? » Voilà. C'est mon sentiment. Donc elle doit démissionner. Pour

3:12
Locuteur

moi,

3:13
Invité

elle doit démissionner. Parce que, d'ailleurs, le gouvernement ne la soutient qu'à demi. Non, quand même pas à demi. Si, parce que sa réforme des mineurs, on va voir si elle va passer. Le Premier ministre l'a déjà décalé. Souvenez-vous, au Sénat, le Premier ministre lui a interdit de répondre. Et

3:28
Locuteur

elle est

3:28
Invité

partie furieuse.

3:29
Locuteur

Ce

3:29
Invité

qui est quand même curieux, c'est que le Premier ministre interdit à son garde des Sceaux de répondre à une question sur la justice. Non, mais justement, elle avait mis ça dans la balance pour rester au gouvernement. Si j

3:38
Locuteur

'ai

3:38
Invité

ma loi des mineurs, et

3:39
Locuteur

je reste, sinon, finit la

3:42
Invité

caution de gauche.

3:44
Locuteur

Je ne crois pas

3:45
Invité

que ce soit servir la gauche

3:50
Locuteur

que de dire que le

3:51
Invité

laxisme judiciaire, c'est la gauche.

3:53
Locuteur

Parce

3:54
Invité

que sinon, les électeurs de gauche vont disparaître complètement.

3:57
Locuteur

On

3:57
Présentateur

verra s'il

3:58
Locuteur

y a

3:58
Présentateur

un remaniement ministériel à l'issue peut-être des régionales, et si Christiane Taubira reste au gouvernement. En attendant, le débat actuel, justement, c'est celui des régionales, y compris Outre-mer. Il y a un débat qui ressurgit à la Réunion, où vous avez un candidat, une tête de liste au régional, qui est celui de l'application de l'article 73, qui permet, la 73 de la Constitution, qui permet l'adaptation des lois aux spécificités des Outre-mer. Ça s'applique en Martinique, en Guyane et en Guadeloupe. Ça ne s'applique pas à la Réunion. Et certains députés de la Réunion voudraient revenir sur cet amendement.

4:28
Invité

Moi, je n'y suis pas favorable fondamentalement. Pourquoi

4:31
Locuteur

?

4:32
Invité

Parce que je crois à la continuité territoriale. On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre. On ne peut pas demander, comme on l'a toujours fait, et c'était une des grandes politiques que j'approuvais de Jacques Chirac, et je suis gaulliste,

4:45
Locuteur

et

4:45
Invité

j'ai toujours considéré que les DOM,

4:48
Locuteur

c

4:48
Invité

'était la métropole. Et on ne peut pas demander, comme l'ont toujours demandé les élus des DOM, les mêmes prestations, le même fonctionnement, même si je sais qu'il y a encore beaucoup à rattraper. Un

5:01
Locuteur

alignement

5:01
Présentateur

sur les départements de l'Hexagone.

5:03
Invité

Exactement. Et en même temps dire, à ce moment-là, on adapte les lois. Je crois qu'il faut être cohérent. Soit on a un système des DOM,

5:09
Locuteur

qui

5:10
Invité

est une adaptation complète des lois locales, mais à ce

5:13
Locuteur

moment-là,

5:14
Invité

on l'assume et il n'y

5:15
Locuteur

a

5:15
Invité

pas de continuité territoriale. C'est un autre système. Soit, et je crois que c'était l'honneur de la République, en tout cas, moi, c

5:21
Locuteur

'est

5:21
Invité

ma philosophie, vous avez des DOM,

5:23
Locuteur

c

5:23
Invité

'est qu'on fasse tout

5:24
Locuteur

pour

5:25
Invité

que les habitants des DOM, et dont beaucoup d'ailleurs vivent en métropole, il y

5:29
Locuteur

a

5:29
Invité

des allers-retours, qu'on fasse tout pour qu'il y ait une communauté nationale qui fonctionne. Donc moi, je mets en garde les élus des DOM,

5:37
Locuteur

qui

5:38
Invité

mettraient le doigt dans un engrenage, qui après donneraient prétexte à ceux,

5:42
Locuteur

parce

5:42
Invité

qu'il y

5:42
Locuteur

en

5:42
Invité

a beaucoup, vous savez, qui sont hostiles, qui considèrent que l'outre-mer, ça coûte trop cher, que vous entendez ça en métropole.

5:48
Locuteur

Ou l'argage de l'outre-mer, c'est ça

5:49
Présentateur

que

5:49
Invité

vous dites ? Oui, moi je le crains beaucoup, et je regrette beaucoup qu'à l'Assemblée nationale, je le dis toujours, et dans les ministères, d'ailleurs c'est depuis Sarkozy, il faut être clair, ça fait depuis 2007, que le poids des DOM-TOM a diminué, qu'on réserve par exemple le ministère des DOM-TOM à un domien, ça me choque, parce que je trouve que c'est une sorte de paternalisme. Mais

6:16
Locuteur

qu'il y ait un ministère des Outre

6:17
Présentateur

-mer, ça ne vous choque pas ? Ce qui vous choque,

6:19
Locuteur

c

6:19
Présentateur

'est que la ministre soit guadoupéenne ?

6:20
Invité

Non, ça ne me choque pas qu'elle le soit. Ce qui me choque, c'est que ce soit systématique.

6:24
Locuteur

D

6:24
Invité

'accord ? C'est devenu systématique depuis

6:26
Locuteur

Sarkozy.

6:26
Invité

Ce qui me choque, c'est qu'on considère qu'on fasse une sorte de... Ministère réservé

6:32
Locuteur

?

6:33
Invité

Voilà, comme si c

6:34
Locuteur

'était quelque chose, les ultramarins, c

6:36
Invité

'est particulier. Je n'aime pas ce mépris.

6:40
Locuteur

Et

6:40
Invité

il n'y

6:40
Locuteur

a

6:40
Invité

qu'un ultramarin pour comprendre

6:41
Locuteur

les

6:41
Invité

Outre-mer. Je dis qu'il peut y avoir un ultramar... Pour moi, un ultramarin, c'est un Français comme les autres. Donc

6:48
Locuteur

je ne vois pas

6:48
Invité

au nom de quoi...

6:49
Locuteur

Donc pas le ministère des

6:50
Présentateur

Outre-mer, alors ?

6:51
Invité

Si, bien sûr. Mais souvenez-vous, sous Jacques Chirac, le ministère de l'Outre-mer, c'était des ministres très puissants. Il y a eu Dominique

6:58
Locuteur

Perben.

6:59
Invité

Qui allait devenir puissant après.

7:01
Locuteur

Pas toujours.

7:01
Invité

Dominique Perben faisait une entrée en politique et on considérait

7:04
Locuteur

le ministère des

7:05
Invité

Outre-mer comme des

7:06
Locuteur

hommes de confiance. Et c

7:08
Invité

'était les premières

7:09
Locuteur

marches. Ce n'était pas la dernière

7:09
Invité

roue du carrosse. C'était des hommes de confiance qui étaient au cœur de l'appareil d'État.

7:14
Locuteur

Qui étaient sur le cœur de

7:15
Invité

Jacques Chirac. Oui, aussi. Ça peut être des ultramarins. Attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Mais je veux, en tout cas, ma philosophie de Debout la France, notre philosophie, qui a toujours été le cas, la philosophie de nos équipes sur place, notamment Hugues Maillot et Jean

7:33
Présentateur

-Jacques

7:33
Locuteur

Morel, qui est votre tête de liste à la Réunion. C'était

7:36
Invité

Hugues Maillot avant qui a toujours été très présent. Et son complice,

7:40
Locuteur

je

7:40
Invité

dirais, Jean-Jacques Morel, c'est toujours,

7:44
Locuteur

pour

7:45
Invité

moi, les départements d'Outre-mer, c'est la métropole, c'est la France. Donc il faut absolument gommer

7:50
Locuteur

les différences.

7:51
Invité

Il faut un statut unique. Il faut favoriser tout ce qui peut permettre les allers-retours, la continuité territoriale. Voilà. La

7:59
Locuteur

présence

7:59
Invité

des

8:00
Locuteur

Outre-mer en métropole.

8:01
Invité

Il faut qu'il y

8:02
Locuteur

ait

8:02
Invité

des adaptations. Il ne

8:02
Locuteur

s

8:02
Invité

'agit pas de faire tout pareil. Il faut être un peu fin. Mais moi, je suis inquiet parce que je le vois bien à l'Assemblée nationale. À l'Assemblée nationale, je vois bien ce qui se passe. J'étais un des seuls à aller dans le Pacifique il y a un an et demi. Un des seuls. Et quand j'en parlais à mes collègues en parlant de la Nouvelle-Calédonie, de la Polynésie, de ce qui se passe là-bas, de la crise qu

8:22
Locuteur

'il y a... C'est un

8:23
Présentateur

autre statut, justement,

8:24
Invité

celui des territoires. Oui, mais

8:25
Locuteur

attention,

8:27
Invité

loin du cœur ou loin des yeux, loin du cœur, moi, j'aimerais qu'on resserre les liens. Voilà. Je le dis très clairement. Et derrière, vous savez, il y a quoi

8:34
Locuteur

?

8:35
Invité

C'est parce que Bercy, le ministère des Finances, en permanence, l'appareil d'État, ne soigne pas assez les dom-toms.

8:42
Présentateur

Alors, justement, vous parlez d'argent. Autre sujet d'actualité, en ce moment, on parle du budget 2016, y compris du budget de l'Outre-mer. Votre partie prône notamment la réduction, voire la suppression des niches fiscales, non ?

8:55
Locuteur

Non, jamais.

8:56
Invité

C'est une hérésie.

8:57
Locuteur

Jamais.

8:58
Présentateur

Il y a des niches

8:58
Locuteur

fiscales en Outre-mer, notamment la

9:00
Présentateur

défiscalisation.

9:01
Locuteur

Où avez-vous

9:01
Invité

lu ça ? Jamais.

9:02
Présentateur

Bah écoutez,

9:03
Locuteur

c

9:03
Présentateur

'est une

9:03
Locuteur

erreur,

9:04
Présentateur

mais en tout cas, on peut parler

9:05
Locuteur

de la

9:05
Présentateur

défiscalisation, puisque les patrons ultramarins, eux, défendent la défiscalisation, les crédits d'impôts.

9:10
Invité

Bien sûr, c'est très

9:11
Locuteur

important. Pour l'Outre-mer, pour le développement de l

9:13
Présentateur

'Outre-mer.

9:13
Locuteur

C'est fondamental. C'est

9:14
Présentateur

une ligne qui vous convient.

9:15
Invité

Mais toujours. J'aimerais savoir où vous avez inventé ça. Ressortez

9:19
Locuteur

-moi. Je n'invente

9:20
Présentateur

rien. J'ai trouvé ça sur

9:21
Locuteur

Internet. Je vous redonnerai la source, mais je n'invente rien.

9:24
Invité

Lisez mon programme sur l'Outre-mer, programme présidentiel. Je suis totalement favorable à ces niches fiscales, qui sont un moyen d'amener de l'argent à Outre-mer, des investissements. Alors, parfois, il y

9:35
Locuteur

a

9:35
Invité

eu des abus.

9:37
Locuteur

Et

9:37
Invité

on le sait. Et il faut les orienter. Il faut les cibler. Mais c'est fondamental. Fondamental. Il faut de la défiscalisation.

9:45
Locuteur

Mais bien évidemment. Parce que l

9:46
Invité

'État n'a pas les moyens d'aller seul. Il n'y a pas que l'argent public. Il y

9:51
Locuteur

a

9:51
Invité

l'argent privé. Il faut un développement économique.

9:53
Locuteur

Ce

9:53
Invité

qu'il y a eu, parfois, et vous le savez très bien, il y

9:54
Locuteur

a

9:54
Invité

eu des abus. Et il y a eu ce qu'on appelle ces constructions qui ont été, on l'a vu à la Guadeloupe, on l

10:00
Locuteur

'a

10:00
Invité

vu en Latinique, on l

10:01
Locuteur

'a

10:01
Invité

vu partout.

10:02
Locuteur

Les

10:02
Invité

hôtels montés pour la défiscalisation, mais pas pour la commercialisation. Exactement.

10:05
Locuteur

Et qui

10:05
Présentateur

restaient vides.

10:06
Invité

Et qui restaient vides. Donc, il ne faut pas non plus un développement plaqué. Il faut un développement intérieur. Endogène. Endogène, bien évidemment. C'est fondamental. Mais je connais très bien l'économie de l'outre-mer. J'ai été beaucoup. Je peux vous assurer qu'il faut les deux. Il faut des crédits publics, mais il faut de

10:24
Locuteur

l

10:24
Invité

'initiative privée.

10:26
Locuteur

S

10:26
Invité

'il n

10:26
Locuteur

'y

10:26
Invité

a pas d'initiative privée, les crédits publics ne suffiront pas. Et ça sera de l'assistanat. Et l'assistanat, ce n

10:31
Locuteur

'est

10:31
Invité

pas bon. Les habitants d'outre-mer ont le droit à la dignité. Et la dignité, elle se fait par le travail.

10:35
Présentateur

Et la ministre des Outre-mer a lancé justement un appel aux patrons ultramarins. Il y a peu, en leur demandant, en contrepartie des efforts du gouvernement, de relancer l'emploi.

10:45
Invité

Mais les patrons ultramarins, ils ne peuvent pas relancer l'emploi comme ça. Ça, c'est le genre de vœux pieux qui ne servent à rien. C'est du cinéma. Le problème de fond, c'est de casser certaines rentes de situation qu

10:55
Locuteur

'il

10:55
Invité

y

10:55
Locuteur

a

10:55
Invité

à Outre-mer. Et on les connaît tous.

10:57
Locuteur

Et

10:57
Invité

quand Jégo... Lesquelles, par

10:58
Locuteur

exemple

10:58
Invité

? Vous le savez, la distribution, la grande distribution, etc. Les importations, etc. Donc, et quand Jégo s'est attaqué, il a été débarqué. Souvenez-vous. Donc, le vrai problème de l'outre-mer, le vrai problème de l'outre-mer,

11:11
Locuteur

c

11:11
Invité

'est qu'il faut que l'État revienne. Moi, je considère l'outre-mer comme la métropole. Il doit y avoir un État. Et les rentes de situation, ça suffit. Et c'est là où on fera aimer l'État et on le fera respecter. C'est quand on verra que l'État ne soutient pas quelques familles, mais soutient la population. Et donc, c'est pas facile. C'est pas facile, mais il faut le faire. Il faut oser casser certaines rentes de situation. C'est tout le programme de Debout la France. Rétablir l'égalité absolue. Rétablir l'État. Faire en sorte qu'il n

11:42
Locuteur

'y ait

11:42
Invité

pas des rentes de situation sur des produits importés.

11:44
Locuteur

Sur

11:45
Invité

une question comme le droit du sol, Debout la France s'est prononcée pour son maintien. Mais dans des pays comme Mayotte ou la Guyane,

11:53
Locuteur

il faut le maintenir ? Non,

11:55
Invité

il faut le corriger. Il faut le corriger, l'adapter ? Il faut l'adapter puisqu'il

11:57
Locuteur

y a

11:57
Invité

tricherie. Voilà. C'est très simple. Le droit du sol, c'est évident, c'est un des fondamentaux de la République française. Debout la France, c

12:05
Locuteur

'est

12:05
Invité

un parti gaulliste républicain de rassemblement. Mais quand c'est tourné manifestement comme un Mayotte où les gens viennent accoucher, c'est pas possible. Ça détruit tout.

12:13
Locuteur

Mais

12:13
Présentateur

qu

12:14
Locuteur

'est

12:14
Présentateur

-ce qu'on fait alors ?

12:14
Invité

Eh bien, qu'est-ce qu'on fait

12:15
Locuteur

?

12:15
Invité

On le limite, on fait une dérogation, on contrôle, il y

12:17
Locuteur

a

12:17
Invité

un État. Le problème dans notre pays, c'est que c'est la faiblesse généralisée. Et quand se fait la faiblesse généralisée, c'est l'anarchie. Et quand c

12:25
Locuteur

'est

12:25
Invité

l'anarchie, vous avez les rejets et les haines. On le vit en métropole, avec l'affaire des migrants. Vous savez, on a un ministère des Finances qui préfère payer des jets privés pour les migrants en France et qui veut réduire les aides aux dom-toms. Ça montre bien l'état d'esprit qui règne dans notre pays. C'est insupportable. Donc, moi, ce que je demande, c'est que si on veut que la communauté nationale fonctionne et si on veut que les plus modestes de notre pays puissent vivre correctement, il faut contrôler nos frontières, il faut arrêter les abus. Et la problématique outre-mer, elle est comme en métropole.

Assez de la faiblesse qui fait qu'aujourd'hui, on réduit toujours les avantages de nos concitoyens au profit de migrants qui ne devraient pas venir en France.

13:06
Présentateur

À ceci près que les frontières naturelles en Guyane et à Mayotte, c'est les gens qui traversent la mer, qui passent

13:11
Locuteur

par la forêt, qui passent par les

13:12
Présentateur

fleuves.

13:13
Invité

C

13:13
Présentateur

'est difficilement

13:14
Locuteur

contrôlable. Ça doit

13:15
Invité

être contrôlé, c'est-à-dire qu'on leur refuse à ce moment-là le droit du sol. Point. Il faut un contrôle.

13:19
Locuteur

On

13:20
Invité

ne peut pas continuer dans le laxisme le plus total. Et tous les Français le comprennent, qu'ils habitent la Martinique, la Réunion, Mayotte ou ailleurs. Vous savez, si c'est open bar, si la France continue à donner des prestations sociales à toute la misère qui vient du monde, c'est très simple. Il n

13:36
Locuteur

'y aura

13:36
Invité

plus de système social français. Alors moi, si on veut le système américain, on continue comme ça. Système américain, les gens viennent crever dans la rue, on ne les aide pas. Très bien. Mais on ne peut pas avoir un système social généreux, le RSA, la CMU, la santé, etc. et l'ouverture totale des frontières. Ça n'existe dans aucun pays au monde. Soit vous avez des frontières respectées et vous pouvez vous permettre un système social. C'est ce qu'on appelle la redistribution. Mais il faut créer de la richesse. Soit vous ouvrez tout ce que fait le gouvernement actuel et ce qu'ont fait les précédents, d'ailleurs, avec la suppression de Schengen, etc. Et puis, vous savez, c'est très simple.

Ce sont les plus pauvres qui payent en premier.

14:11
Locuteur

Ce

14:12
Invité

sont les plus modestes qui sont les victimes des migrants.

14:15
Locuteur

Et

14:15
Invité

d'ailleurs, les entreprises s'en servent bien pour réduire les salaires. On le voit bien. C'est une pression sur les salaires. C'est toujours la même histoire. Donc moi, je défends un pays juste

14:23
Locuteur

avec

14:24
Invité

des prestations sociales, mais réservées à nos concitoyens, qu'ils soient français ou étrangers, mais en situation régulière.

14:29
Locuteur

Vous

14:30
Présentateur

aviez parlé en novembre 2014, et ça avait fait polémique en Guyane, de la réouverture du bagne de Cayenne pour les djihadistes. Vous aviez été interpellé par les députés, les élus de Guyane, qui vous avaient demandé des excuses. Alors, est-ce que vous maintenez ces propos ?

14:44
Invité

Je maintiens ces propos. Ce que j'ai dit à l'époque, c'est qu'il fallait que les islamistes soient éloignés. Et j'avais dit,

14:52
Locuteur

pour

14:52
Invité

faire comprendre, avec un type de structure fermée comme le bagne de Cayenne. Après, ce que j'avais ajouté, mais qui n'a pas été repris, bien évidemment, c'est qu'il ne s'agit pas de le mettre obligatoirement en Guyane.

15:04
Locuteur

Ça

15:04
Invité

peut être à Saint-Pierre-et-Miquelon, ça peut être dans un îlot perdu, ça peut être comme Guantanamo. Ce n

15:10
Locuteur

'est

15:10
Invité

pas la question. La question fondamentale, c'est ce que la société française veut se défendre. Voilà. Cayenne servait à ça. Après, moi, je veux bien qu'on laisse des terroristes massacrer nos concitoyens. J'estime qu'il y a un stop. Donc, j'assume ma

15:23
Locuteur

position. Les habitants

15:24
Présentateur

de Saint-Pierre-et-Miquelon qui vous

15:26
Locuteur

entendent ne seront pas d'accord non plus. Mais bien sûr, il y aura toujours quelqu'un

15:27
Invité

qui ne sera pas content.

15:28
Locuteur

Mais la question,

15:29
Invité

c'est très simple. Est-ce qu'on veut continuer à laisser des terroristes ? J'ai visité la prison de Villepinte, où d'ailleurs les surveillants de prison vivent un enfer. Qui sont surveillants de prison que j'ai rencontrés. J'ai visité la prison de Villepinte. Je peux vous dire que quand vous apprenez qu'il

15:45
Locuteur

y a

15:45
Invité

dix terroristes et qu'il y avait Koulibaly qui était à la buanderie et qui a recruté tous ses aides dans une buanderie mal surveillée parce que c

15:52
Locuteur

'est

15:52
Invité

le laxisme généralisé. Et vous savez, les domiens que j'ai rencontrés gardiens de prison à la prison de Villepinte, ils sont d'accord avec moi. Assez.

16:01
Locuteur

Ces

16:01
Invité

types-là, ce sont des fous furieux. Et bien ces fous furieux, ils vont en rééducation pendant un certain temps dans un territoire éloigné.

16:08
Locuteur

L'île de Ré, ça ne suffit pas ?

16:09
Invité

Ça peut être l'île de Ré. Je sais que Cayenne, c'était un symbole. Et je sais que ça a pu froisser nos compatriotes de Guyane et j'en suis désolé. Mais c'était l'expression Cayenne qui est comprise par le peuple. Cayenne, c'est quoi ? C'est qu'à un moment, stop.

16:24
Locuteur

On

16:24
Invité

ne

16:24
Locuteur

va

16:24
Invité

pas se laisser massacrer. On ne

16:25
Locuteur

va

16:25
Invité

pas se laisser tirer dessus. Et vous savez, c'est le problème de la société française. C'est qu'aujourd'hui, on se fait tirer dessus et on dit merci. Et bien continuons comme ça. Oui, on dit merci puisqu'on les laisse. Le 11 janvier, on n

16:35
Locuteur

'a

16:35
Invité

pas dit merci. Mais non, on n

16:37
Locuteur

'a

16:37
Invité

pas pris de mesure. Et demain matin, s'il arrive quelque chose, qu

16:40
Locuteur

'est

16:40
Invité

-ce qu'on fera

16:40
Locuteur

? Qu

16:41
Invité

'est-ce que dira le gouvernement aux Français ? Je n

16:43
Locuteur

'ai

16:43
Invité

rien fait pendant six mois

16:44
Locuteur

?

16:45
Invité

Moi, je souhaite, si j'étais au pouvoir, je ferais quelque chose et j'isolerais ces personnes. Je leur enlèverais la nationalité française pour ceux qui sont binationaux. J'expulserais les étrangers et j'isolerais dans un territoire éloigné qui ne serait peut-être pas Cayenne mais qui aurait ce

16:59
Locuteur

symbole

17:00
Invité

de Cayenne. Mais oui,

17:02
Locuteur

mais

17:02
Invité

attendez, il y a un moment, les amis, il va falloir que le peuple français se protège et se défende.

17:08
Locuteur

Parce

17:09
Invité

que sinon, ça va très mal finir. Et moi, je ne veux pas voir venir au pouvoir des discours de haine, de rejet.

17:14
Locuteur

On

17:14
Invité

va parler un peu d'écologie. Vous aviez lancé l'idée de couvrir les bâtiments commerciaux des Antilles de panneaux photovoltaïques.

17:23
Locuteur

C

17:24
Invité

'est un peu idéaliste comme projet ? Non. J'ai dit simplement qu

17:31
Locuteur

'il

17:32
Invité

y a des atouts outre-mer. On ne les valorise pas assez. Vous parliez d'économie. Et Hugues Maillot, qui est notre représentant à La Réunion, on a beaucoup travaillé avec lui. Comment développer une économie plus prospère ?

17:46
Locuteur

Comment lutter contre le chômage ? Il y a du

17:47
Présentateur

soleil, donc on met des panneaux

17:49
Locuteur

photovoltaïques et ça règle tout

17:50
Invité

? Excusez-moi, pourquoi on met des panneaux solaires en Afrique du Nord ? Pourquoi des entreprises françaises investissent des milliards pour faire une liaison entre le Maroc et l'Espagne ? Et pourquoi nous, qui avons des îles avec du soleil, des problèmes d'énergie, on n

18:04
Locuteur

'est

18:04
Invité

pas capable d'investir ? Excusez-moi,

18:08
Locuteur

ce

18:08
Invité

n

18:08
Locuteur

'est

18:08
Invité

pas faire preuve de provocation que de dire que l'énergie renouvelable devrait être beaucoup plus implantée outre-mer. J'ai été en Polynésie, j'ai été en Nouvelle-Calédonie, j'ai été à La Réunion, j'ai été aux Antilles.

18:18
Locuteur

Il

18:18
Invité

n

18:18
Locuteur

'y a

18:18
Invité

pas plus d'efforts pour les énergies renouvelables alors qu'il y a une richesse naturelle.

18:23
Locuteur

Je

18:23
Invité

ne

18:23
Locuteur

vois

18:23
Invité

pas ce que ça a de déshonorable.

18:24
Locuteur

On sous

18:24
Invité

-exploite

18:25
Locuteur

les capacités. On sous-exploite les richesses

18:26
Invité

naturelles des outre-mer. On sous-exploite l'exploitation des océans.

18:30
Locuteur

Nous

18:30
Invité

sommes une grande puissance maritime grâce à l'outre-mer. Demain, au XXIe siècle, on nourrira la planète par quantité de produits. Pas seulement du poisson, des planctons. Il y

18:39
Locuteur

a

18:39
Invité

de

18:39
Locuteur

la recherche à faire. J'ai proposé qu'on mette des centres

18:42
Invité

de recherche outre-mer. Mais je ne

18:44
Locuteur

vois

18:44
Invité

pas ce que ça a de déshonorant. Vous savez, on vit petits bras. On a des hommes politiques qui n'ont aucun dessein pour l'outre-mer. Si ce n'est de dire que ça coûte trop cher. Voilà. Moi, je suis désolé, l'outre-mer est un atout pour la France. Et un atout pour la France, ça se valorise. Donc, j'ai dit oui qu'on devrait investir. Et c'est peut-être là que vous avez pris ou que sur Internet, on a vu,

19:08
Locuteur

j'ai dû dire

19:08
Invité

que sur les niches fiscales, plutôt que de créer des hôtels vides, alors c'est peut-être pour ça que c'est venu, j'y réfléchis maintenant, qu'on pouvait redistribuer certaines niches fiscales vers des primes sur les énergies renouvelables. Il y a un énorme effort à faire d'investissement public pour créer de la richesse outre-mer. Voilà ce que j'ai dit. Il suffit d'y aller pour comprendre.

19:27
Locuteur

Moi,

19:28
Invité

ce qui m'a beaucoup frappé à la Réunion quand j'y étais la dernière fois, si on ne comprend pas qu'on ne

19:32
Locuteur

peut

19:32
Invité

pas laisser une jeunesse

19:34
Locuteur

au

19:34
Invité

chômage, c'est un

19:36
Locuteur

bouillon

19:36
Invité

de culture. Ce n

19:38
Locuteur

'est

19:38
Invité

pas possible.

19:38
Présentateur

Avec

19:39
Locuteur

un

19:39
Présentateur

taux de chômage supérieur à la moyenne nation.

19:40
Invité

Très supérieur. Très supérieur. Et ce n

19:42
Locuteur

'est

19:42
Invité

pas par l'assistanat qu'on donnera la dignité.

19:45
Locuteur

C

19:45
Invité

'est bien sûr qu'il faut aider, mais ça ne suffit pas. Et moi, ce que je veux absolument, c'est qu'on ait un plan de développement économique

19:52
Locuteur

à

19:52
Invité

long terme de l'outre-mer, à moyen terme.

19:54
Locuteur

Il y a

19:54
Invité

eu la l'eau des hommes, il y

19:55
Locuteur

a

19:55
Invité

eu la...

19:55
Locuteur

Il y a eu des choses

19:56
Invité

de fait,

19:56
Locuteur

oui. Il y a des choses de fait. Tout n'est

19:57
Invité

pas acheté, loin de là. Il y a des efforts de fait, quels que soient les gouvernements. Simplement, je pense qu'il faut qu

20:04
Locuteur

'on

20:04
Invité

passe à l'échelon supérieur. Et quand je vois sur l'exploitation des océans, vous savez que le secteur maritime en France, c'est plus que l'aéronautique.

20:12
Locuteur

Je

20:12
Invité

suis fatigué ce matin. L'aéronautique. Pourquoi on ne se sert pas

20:17
Locuteur

de

20:17
Invité

l'outre-mer comme une plateforme économique pour la recherche scientifique française

20:21
Locuteur

? Parce qu

20:23
Invité

'il

20:23
Locuteur

n

20:23
Invité

'y a plus de volonté, je vais vous dire. L'outre-mer n'est pas assez mis par les

20:27
Locuteur

chefs d'État. Oui,

20:28
Invité

que ce soit Nicolas Sarkozy ou François Hollande, l'outre-mer n'est pas dans leur cœur. Voilà, ça se sait, tout le monde le sait. Moi, j'aimerais que ça soit dans leur cœur, pas seulement pour aller faire des tournées avant les élections.

20:40
Locuteur

Comme

20:40
Invité

Jacques Chirac. Mais oui, c'est-à-dire de suivre les dossiers, d'avoir vraiment une politique pour l'outre-mer et de la partager avec les Domiens. Ou les Tomiens.

20:50
Locuteur

Mais

20:50
Présentateur

l'implantation de boule à République, de boule à France en l'occurrence, elle reste compliquée. Autre-mer, vous avez un candidat régional, on l'a dit à la Réunion, vous n'en avez pas ailleurs ?

20:59
Invité

Pas ailleurs, je le regrette. Mais on a de bons, beaucoup d'adhérents. J'ai eu un accueil merveille, vraiment fort, que ce soit en Polynésie, que ce soit en Nouvelle-Calédonie, où nous avons de bonnes équipes. À la Réunion, nous sommes implantés, nous allons à toutes les élections. Aux Antilles, c'est plus faible, à la Guyane. Nous avons des adhérents, mais nous n'avons pas...

21:15
Locuteur

C'est

21:16
Invité

une vie politique très compliquée, j'ai eu le sentiment. Hermétique. Pas hermétique, qui a ses particularités. Voilà. Je ne suis pas assez puissant pour pouvoir faire mon trou aux Antilles.

21:28
Locuteur

Je

21:28
Invité

le dis franchement, mais s'il y en

21:29
Locuteur

a

21:29
Invité

qui m'écoutent et qui veulent nous rejoindre, ils sont les bienvenus. On

21:32
Locuteur

a beaucoup d'adhérents,

21:32
Invité

mais il nous manque encore celui qui va fédérer tout ça dans chacun de ces trois départements.

21:37
Présentateur

Une dernière question, la question chapeau. Nicolas Dupont-Aignan, vous la tirez, vous la lisez, et vous y répondez, s'il vous plaît.

21:42
Invité

Eh bien oui. Alors, voilà, quelle est la décision politique que vous regrettez le plus ?

21:51
Locuteur

Je

21:51
Invité

n'en regrette pas.

21:53
Locuteur

Vous êtes droit

21:54
Présentateur

dans vos bottes ?

21:55
Locuteur

Non,

21:56
Invité

on n'est jamais parfait, mais je regrette parfois certaines déclarations un peu plus fortes. Mais en même temps, je trouve qu'il y

22:04
Locuteur

a

22:04
Invité

tellement de lâchetés dans cette vie politique. Ils sont tellement à genoux devant les événements, tellement lâches pour certains, pas tous, heureusement, il y

22:12
Locuteur

a

22:12
Invité

des gens très bien dans la politique, mais qui sont prisonniers de partis politiques. Alors, j'ai sans doute plein de défauts, comme tout le monde. On a des qualités,

22:22
Locuteur

des

22:22
Invité

défauts, mais j'ai eu la chance de pouvoir rompre avec l'UMP et de me regarder dans la glace à défendre mes convictions.

22:29
Locuteur

Je

22:29
Invité

les défends, je comprends qu'elles ne soient pas partagées, mais je pense que si on était un peu plus nombreux à défendre nos vraies convictions,

22:35
Locuteur

c

22:35
Invité

'est-à-dire ce qu

22:36
Locuteur

'on

22:36
Invité

pense au fond de nous-mêmes,

22:38
Locuteur

et

22:38
Invité

je vois tellement de gens qui viennent me voir à l'Assemblée en me disant, t'as raison, mais on ne

22:41
Locuteur

peut

22:41
Invité

pas le dire, parce que sinon, on va perdre notre investiture, je me dis que ce n

22:45
Locuteur

'est

22:45
Invité

pas ça la politique. Donc moi, je peux regretter certaines décisions,

22:50
Locuteur

il

22:51
Invité

y

22:51
Locuteur

en

22:51
Invité

a toujours, on aurait aimé faire autrement, mais

22:53
Locuteur

en

22:54
Invité

tout cas, ce que je ne regrette pas, c'est d'avoir repris ma liberté.

22:57
Locuteur

Ce

22:57
Présentateur

sera le mot de la fin. Merci Nicolas Dupont-Aignan.

23:00
Invité

Merci à vous.

23:00
Présentateur

Merci à William Cromwell et à Nicolas Palkotian qui réalisait cette émission.

23:04
Locuteur

Et

23:05
Présentateur

à la semaine prochaine pour un nouveau numéro d'Opinion Première.

23:07
Locuteur

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