Mathieu Lefèvre - Le Barbier du matin du 10/09/24
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Questions et réponses
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- 0:15OuverteRéponse directe
Qu'attendez-vous de Michel Barnier ?
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Il a dit sur le perron de Matignon : rupture, changement.
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On a du mal à comprendre quelle est l'attitude réelle de votre groupe, qui est assez divisée.
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Vous, personnellement, diriez-vous, comme Roland Lescure, que vous êtes dans la majopposition ?
- 2:32OuverteRéponse directe
On entend que le groupe de l'ex-majorité souhaiterait que le président de la République se mette un peu en retrait.
- 3:19OuverteRéponse directe
Ces mots d'ordre de la gauche radicale, il vous semble maintenant, derrière nous, ça reste une menace ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« on attend que Michel Barnier puisse poursuivre les réformes que Gabriel Attal a engagées pour revaloriser la valeur travail, pour lutter contre les déserts médicaux, pour renforcer la réponse pénale. »
- 0:27Invité politiqueFait
« Michel Barnier, c'est un Européen et un Républicain convaincus. »
- 0:37PrésentateurFait
« Il a dit sur le perron de Matignon, rupture, changement. »
- 0:40Invité politiqueFait
« Ça risque d'être un peu compliqué. »
- 0:51Invité politiqueFait
« Il faut du changement de méthode, du changement de fond. »
- 1:11Invité politiqueFait
« On n'a pas d'a priori, pas d'hostilité à l'endroit de Michel Barnier. »
- 1:24Invité politiqueFait
« On sera des partenaires exigeants, des partenaires vigilants. »
- 1:55Invité politiqueFait
« qu'on n'était pas d'accord avec le Michel Barnier de la primaire de 2021. Très dur sur l'immigration, très à droite. »
- 2:02Invité politiqueFait
« S'il échoue, ça sera aussi l'échec du président de la République. »
- 3:00Invité politiqueFait
« le bilan du président de la République, aujourd'hui, en matière économique, est bon et que c'est un bilan qu'il faut préserver. »
- 5:31Invité politiqueFait
« la ligne rouge, c'est l'équilibre financier de la réforme. »
- 5:37Invité politiqueFait
« l'âge légal ne bougera pas de 64 ans. »
- 6:12Invité politiqueFait
« remettre en cause le cœur de cette réforme, c'est-à-dire le décalage de l'âge légal, c'est irresponsable. »
- 8:21Invité politiqueFait
« pour que l'on puisse bien accueillir, pour que l'on puisse accueillir décemment et éviter qu'à quelques kilomètres d'ici, on ait des migrants qui soient entassés à côté du périphérique, il faut mieux intégrer ceux dont on est certain qu'ils auront demain l'asile. »
- 8:52Invité politiqueFait
« Il faut également que la rétention administrative puisse être la règle pour faire en sorte que la lutte contre l'immigration illégale soit effective. »
- 11:45Invité politiqueFait
« Le budget sera par définition un budget sérieux. »
- 12:08Invité politiqueFait
« l'heure de vérité, c'est aussi ce que dit Michel Barnier, c'est dire la vérité aux Français. »
Temps de parole
- Mathieu Lefèvre73 %
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Mathieu Lefebvre, bonjour et bienvenue. Député Renaissance, c'est-à-dire Ensemble pour la République. Maintenant, nouvelle appellation. Et votre groupe va accueillir ce soir Michel Barnier. Qu'attendez-vous de lui ?
Écoutez, on attend que Michel Barnier puisse poursuivre les réformes que Gabriel Attal a engagées pour revaloriser la valeur travail, pour lutter contre les déserts médicaux, pour renforcer la réponse pénale. Et on l'accueille avec une grande bienveillance. Vous savez, Michel Barnier, c'est un Européen et un Républicain convaincus. C'est ce que nous sommes. Et les Français attendent sa réussite. Il faut parier sur la réussite de Michel Barnier. Vous attendez de la continuité.
Il a dit sur le perron de Matignon, rupture, changement.
Ça risque d'être un peu compliqué. Il y a des réformes qui ont été engagées par Gabriel Attal qui sont utiles aux Français pour les prochains mois, pour les prochaines années. Elles doivent être mises en œuvre. Mais évidemment, il faut entendre le message de ces élections. Il faut du changement de méthode, du changement de fond. Et Michel Barnier pourra incarner ce changement de méthode.
Parce qu'on a du mal à comprendre quelle est l'attitude réelle de votre groupe, qui est assez divisée. Et Gabriel Attal, lui, parle d'un soutien qui ne sera pas inconditionnel. Donc, ça veut dire qu'il y aura des conditions.
Je pense qu'il faut être très clair. On n'a pas d'a priori, pas d'hostilité à l'endroit de Michel Barnier. Et Michel Barnier, encore une fois, est un grand Républicain, un Européen convaincu. On a envie de travailler avec lui. Et tous ceux qui parient sur son échec, dans le fond, parient un petit peu sur l'échec de la France. Maintenant, oui, on sera des partenaires exigeants, des partenaires vigilants. On porte une certaine idée de la valeur travail, de la laïcité, une certaine idée de la justice, de la sécurité. On sera vigilants à ce que Michel Barnier puisse les prendre en compte.
Vous, personnellement, diriez-vous, comme Roland Lescure, que vous êtes dans la majopposition ?
Je pense qu'il faut être dans la majorité à Michel Barnier. Une majorité qui est certes relative aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Mais il faut lui donner toutes ses chances. Moi, vous savez, j'ai rencontré des gens dans ma circonscription qui m'ont dit qu'on n'était pas d'accord avec le Michel Barnier de la primaire de 2021. Très dur sur l'immigration, très à droite. Mais donnez-lui sa chance. Faites en sorte que le pays réussisse. Je crois que c'est ce qu'on attend des parlementaires de l'ex-majorité. S'il échoue, ça sera aussi l'échec du président de la République. Qu'il a quand même choisi ?
S'il échoue, ce sera l'échec aussi d'une classe politique qui ne lui aura pas donné sa chance, qui n'aura pas été à la hauteur du moment, qui aura plutôt pensé à l'après qu'à être utile aux Français pour les trois années à venir. Et moi, je veux croire qu'il va réussir, Michel Barnier, parce qu'il aura le soutien de parlementaires qui, encore une fois, ne seront pas d'accord ensemble. Demain, les proches de Laurent Wauquiez et les proches, je l'espère, de Bernard Cazeneuve pourront travailler ensemble. Et ils ne seront pas d'accord. Ils ne deviendront pas socialistes pour l'un et républicains pour l'autre. Ils auront été utiles au pays pour les mois à venir.
On entend que le groupe de l'ex-majorité souhaiterait que le président de la République se mette un peu en retrait, qu'il préside, mais qu'il arrête de vouloir gouverner. C'est le message que vous faites passer à l'Élysée ?
Vous savez, je pense que tous ceux qui parient sur le retrait, l'échec, la démission du président de la République jouent un petit peu contre la France et, dans le fond, essaient de prendre une revanche sur des années de pouvoir. Mais je pense qu'il faut se dire que le bilan du président de la République, aujourd'hui, en matière économique, est bon et que c'est un bilan qu'il faut préserver. S'agissant de la répartition des pouvoirs, le Premier ministre l'a dit, il faut que le président préside et que le gouvernement... Le fameux article val. ...et que le gouvernement gouverne. Mais mettre à l'écart, a priori, le président de la République, je pense que c'est une erreur.
Il faut destituer le président, le président doit démissionner. Ces mots d'ordre de la gauche radicale, il vous semble maintenant, derrière nous, ça reste une menace ?
Je trouve que c'est profondément anti-républicain, profondément à l'opposé des institutions de la Ve République, qu'ils ont toujours combattu. Moi, vous savez, je n'ai pas soutenu le président Hollande, mais j'ai toujours souhaité sa réussite parce que c'était la réussite du pays. Et je pense que, quand on aime son pays, on doit se dire que le président de la République doit réussir pour l'ensemble des Français.
Le président Hollande, qui lui, il a dit, il votera la censure comme député de Corrèze. La censure déposée par LFI très vite.
Je trouve ça extrêmement regrettable, d'autant plus regrettable que c'est un ancien président de la République qui est aujourd'hui sous une bannière avec les trotskistes du nouveau parti anticapitaliste, avec la France insoumise, un ancien président ne devrait pas faire ça.
Ce qu'on a vu tout cet été, c'est une gauche réformiste, une gauche sociale-démocrate, une gauche de gouvernement, être incapable de soutenir Cazeneuve et se ranger derrière la bannière LFI ?
Elle est ligotée par la France insoumise. Aujourd'hui, la gauche de gouvernement n'a pas voulu de la gauche au gouvernement. Olivier Faure a censuré Bernard Cazeneuve. Ils ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes s'ils n'arrivent pas à faire en sorte que leurs idées puissent être représentées par l'un des leurs à Matignon. Maintenant, je ne désespère pas. Il y a aujourd'hui beaucoup de sociodémocrates dans notre pays qui ont voté pour Raphaël Glucksmann, qui pourront être utiles au pays demain. Il y a des idées de gauche qui sont des bonnes idées pour le pays. Les écarter, a priori, serait une erreur.
Alors, Michel Barnier va devoir composer avec tout cela. Il compose pour l'instant son gouvernement. Vous souhaitez que des ministres sortants soient maintenus ? Certains sont candidats. Ou est-ce qu'il faut quand même tourner la page, quel que soit leur mérite ?
Il n'y a pas de raison de se priver de talents comme Rachid Adati, comme Sébastien Lecornu, comme Gérald Darmanin, dans un éventuel futur gouvernement. C'est votre liste. Non, mais il y en a d'autres. Catherine Vautrin, même Mme Oudéa Castera. Il n'y a pas de raison, a priori, de se dire que ces gens... La raison, c'est que vous avez perdu les élections. Dans une nouvelle équipe. Oui, mais il y a des femmes et des hommes de grand talent qui ont été utiles à l'État et qui pourront l'être demain. Maintenant, c'est le choix souverain du Premier ministre que de nommer ses ministres.
Il va venir devant vous, sans doute, avec des esquisses de propositions. Sur les retraites, par exemple, où mettez-vous la ligne rouge ? Vous reconnaissez qu'on peut améliorer cette réforme ?
Bien sûr, on peut toujours l'améliorer. Mais je crois que la ligne rouge, c'est l'équilibre financier de la réforme. Il faut dire les choses aux Français. Nous sommes dans une situation financière qui nous impose, un, de maintenir les réformes courageuses que nous avons menées. C'est-à-dire, l'âge légal ne bougera pas de 64 ans. Il faudra même, dans les années à venir, aller plus loin. Il faut le dire clairement aux Français. Mais on peut agir sur la pénibilité, sur l'emploi des seniors, sur les carrières longues, évidemment. Mais à coût constant pour les finances publiques. À coût constant, les carrières longues, comment on fait ?
Il faut bien faire partir les gens plus tôt que prévu, s'ils sont cassés ? Il peut y avoir des dispositifs de bonus-malus. Il peut y avoir des contributions de certaines entreprises qui, aujourd'hui, font partir des gens à l'assurance-chômage, quand ils sont seniors, quand ils sont considérés comme étant inutiles. Il y a des dispositifs qui peuvent exister. Mais encore une fois, remettre en cause le cœur de cette réforme, c'est-à-dire le décalage de l'âge légal, c'est irresponsable.
Michel Barnier a aussi évoqué la possibilité d'une plus grande justice fiscale. Là aussi, où est-ce qu'il faut mettre une ligne rouge à ne pas dépasser ?
Je pense que l'intérêt de la candidature de Michel Barnier, c'est qu'il sait que la question sociale ne se résout pas par la taxation. Ce n'est pas parce que vous avez spolié Bernard Arnault que vous avez résolu le partage de la valeur dans notre pays. Je pense qu'il y a de quoi faire en partageant mieux la valeur, par exemple, entre le capital et le travail. Vous savez, c'est une question que le gaullisme a tenté de résoudre, n'est pas parvenu à résoudre. Et Michel Barnier, je suis certain qu'il essaiera de le faire, pas par la voie de la taxation à outrance, pas en taxant les Français qui travaillent, mais en essayant de mieux répartir.
Ça ne fera peut-être pas plaisir à l'ensemble des actionnaires, mais ça peut aussi aider à une meilleure répartition du partage de la valeur.
Participation, intéressement. Est-ce qu'on peut penser quand même des taxes exceptionnelles, par exemple sur les super profits ? On n'était pas passé loin l'an dernier.
Les taxes exceptionnelles, en général, elles durent. Maintenant, il y a des contributions qui peuvent être mises en œuvre. Le président de la République et l'ancienne majorité l'ont fait. Sur les rentes, sur le rachat d'actions, il faudra évidemment aller plus loin. Il ne faut pas écarter, a priori, des ajustements fiscaux. Mais penser qu'on va rétablir les comptes publics et avoir de la justice sociale uniquement grâce à la taxe et à l'impôt, c'est se fourvoyer.
L'idée de gauche de poursuivre à l'étranger, ceux qui sont partis, pour qu'ils continuent à payer leurs impôts en France, ils sont citoyens français. Un peu comme font les Américains. C'est pratiquable ?
C'est extrêmement difficile dans le contexte de concurrence fiscale que nous connaissons. Il faut agir au niveau européen. Il y a Bruno Le Maire, là encore redit hier, devant la Commission des finances. Des gens qui font partie des 1% les plus riches, qui arrivent à piloter leurs revenus et leurs impositions et à quitter le territoire français en toute impunité. Il faut agir là-dessus au niveau européen pour qu'il y ait une forme d'imposition minimale des personnes physiques, comme nous l'avons fait sur les sociétés.
Alors vous, vous allez travailler dans le cadre du budget. Vous travaillez déjà sur le dossier immigration. Vous commencez à donner des pistes. Vous dites qu'il faut accueillir moins pour accueillir mieux. Mais comment fait-on pour accueillir moins ? Est-ce qu'on fait ce que fait l'Allemagne depuis hier ? C'est-à-dire on durcit les contrôles aux frontières ?
Je pense que pour que l'on puisse bien accueillir, pour que l'on puisse accueillir décemment et éviter qu'à quelques kilomètres d'ici, on ait des migrants qui soient entassés à côté du périphérique, il faut mieux intégrer ceux dont on est certain qu'ils auront demain l'asile parce qu'ils sont persécutés dans leur pays. En revanche, il y a des gens qui savent pertinemment qu'ils n'auront pas l'asile dans notre pays, y compris quand ils sont déboutés. Il faut accepter de donner plus aux uns et un petit peu moins aux autres pour les dissuader de venir sur notre territoire. Je pense que c'est une ligne qui est une ligne de bon sens.
Il faut également que la rétention administrative puisse être la règle pour faire en sorte que la lutte contre l'immigration illégale soit effective. Le gouvernement précédent s'est donné beaucoup de moyens pour y parvenir, pour exécuter les fameux OQTF. Il faut aller encore plus loin parce que personne ne comprendrait que l'on ne s'attaque pas à ce sujet.
Alors, vous le dites, c'est la plupart des OQTF, obligation de quitter le territoire français, qui sont exécutés, les personnes concernées sont déjà dans des centres de rétention. On va réduire les délais, on réduit les délais pour qu'ils ne disparaissent pas dans la nature. Est-ce qu'on peut faire mieux ?
On peut faire mieux, par exemple, en les assignant à résidence de manière automatique à chaque fois qu'ils sortent des centres de rétention administrative et qu'ils ne sont pas expulsés. Il y a aujourd'hui des clandestins qui ne font pas l'objet d'une expulsion parce que c'est très difficile avec les pays de départ. On rencontre des difficultés, notamment avec certains pays du Maghreb. Il faut un minima que ces personnes qui peuvent représenter un danger pour la société puissent être assignées à résidence.
On le sait, il y a beaucoup d'Algériens qui sont dans les CRAS, les centres de rétention administrative, parce qu'on n'arrive pas à trouver un accord avec l'Algérie. Comment fait-on ? Comment tord-on le bras des autorités algériennes ?
Il faut avoir une relation diplomatique très exigeante avec l'Algérie. On l'a fait avec la politique des visas, de restriction des visas. Moi, je pense qu'il faut poursuivre cette politique extrêmement exigeante et avoir un rapport direct, un lien étroit qui permette de dire aux Algériens que cette situation n'est pas tenable et que certaines personnes, certains ressortissants n'ont pas vocation à rester sur notre territoire.
Est-ce qu'il faut bloquer les flux financiers ? C'est-à-dire interdire aux Algériens qui travaillent en France, qui envoient de l'argent à leur famille, de le faire ?
Non, je ne pense pas qu'il faille rompre les liens économiques. Nous avons des liens économiques très importants avec l'Algérie, mais il faut être très exigeant au plan diplomatique pour dire très clairement que certaines personnes n'ont pas vocation à rester sur le territoire français.
Faut-il construire plus de places dans les centres de rétention administrative ou est-ce qu'on doit travailler à parc immobilier constant ?
Ingrondestablement. Il faut aller beaucoup plus loin. La loi qu'a portée Gérald Darmanin est déjà très exigeante et très ambitieuse. Il faut d'abord rénover parce que ce n'est pas évident de construire de nouveaux centres de rétention administrative. Il y a des réticences, des élus locaux, des populations. Mais il faut se donner les moyens de le faire. Et ça, ça me semble être une priorité des prochains mois.
Quand je vois toutes ces propositions, si vous arrivez à les faire passer lors du débat budgétaire, on va vous dire ça y est, vous négociez avec le RN, vous vous RNisez ?
Vous savez, lutter contre l'immigration illégale, ça n'est pas l'apanage du Rassemblement national. Et nous, on n'utilise pas avec mon collègue Charles Rodoy les propositions du Rassemblement national qui sortent du contexte républicain, qui sortent de l'état de droit. Vous voyez, il y a une différence majeure par exemple entre eux qui souhaitent la demande d'asile dans les pays de départ et nous qui pensons que quand on est persécuté, on a autre chose à faire que d'effectuer sa demande d'asile dans les pays de départ. On fuit d'abord. On fuit d'abord. Et c'est l'honneur de la France que d'accueillir ensuite.
Mais si on ne traite pas avec sérieux la question de l'immigration, en effet, ce sont ces solutions qui seront mises en œuvre et qui seront dangereuses pour le pays.
Ce budget, globalement, c'est l'épreuve du feu pour Michel Barnier. La première censure ne sera pas votée, on s'en doute, mais la censure qui arrivera au moment du budget, ça sera très périlleux.
Le budget sera par définition un budget sérieux. Et moi, je compte sur Michel Barnier pour qu'il le soit parce que l'état de nos finances publiques l'impose. Ça ne veut pas dire un budget d'austérité comme le prétend l'extrême gauche. Mais enfin, dans un pays qui a doublé sa dépense publique depuis plus de 20 ans, ce n'est pas un pays qui vit deux fois mieux depuis plus de 20 ans. Mais il n'échappera pas
à une motion de censure, donc ça sera l'heure de vérité. Gauche et RN additionnés, ça y est, il tombe.
Mais l'heure de vérité, c'est aussi ce que dit Michel Barnier, c'est dire la vérité aux Français. On ne peut pas durablement dépenser plus que ce que l'on gagne.
Est-ce que vous vous voyez rester deux ans et demi député ou est-ce que vous allez retourner devant les électeurs dans six mois ? Nous, on est toujours
à la disposition des électeurs. On a beaucoup critiqué le président de la République et c'est le seul choix qui compte. Si ça doit intervenir de nouveau, on sera évidemment à disposition.
Mathieu Lefebvre qui recevra avec ses camarades le Premier ministre ce soir. Merci et bonne journée.
Merci beaucoup Christophe. Rendez-vous demain matin, 7h45. Comme tous les jours, votre invité sera Christophe Béchut, le ministre des Missionnaires de la Transition écologique.
Mathieu Lefèvre