Exécutons systématiquement les OQTF ! - Matthieu Valet (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 42 %Défensif 28 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 66 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Quand on voit ce qui se passe, il faut armer la police municipale.
- 1:26OuverteRéponse partielle
Il faut prendre des mesures face aux descentes d'hommes cagoulés.
- 1:51OuverteRéponse partielle
On a eu ce débat sur l'armement de la police municipale à Paris.
- 5:10RelanceÉludée
La police municipale a des missions circonscrites, comment réagir face à un homme armé ?
- 5:34RelanceÉludée
Juste, Mathias, écoutez-moi, je vous donne un exemple précis de Belleville.
- 6:14FerméeRéponse directe
60% des polices municipales sont armées, faut-il les armer pour vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:08Invité politiqueFait
« D'abord, il ne faut pas que le port d'un couteau, ça devienne une contravention, comme M. Dupont-Moretti voulait le faire, parce que c'est banaliser le couteau comme si on faisait un feu rouge pour le même montant d'amende. »
- 0:17Invité politiqueFait
« Ensuite, vous savez, quand j'étais policier, on avait fait des entraînements de tir de réaction. Il y avait le formateur qui simulait une attaque au couteau, et le temps que vous sortez votre arme et que vous essayez de neutraliser l'individu, souvent vous êtes déjà touché. »
- 0:44Invité politiqueFait
« Quand on porte l'uniforme de la République, on doit être armé. À Nice, les primo-intervenants sur une attaque terroriste dans une église, ça a été les policiers municipaux qui ont évité des victimes supplémentaires parce qu'ils étaient armés. »
- 3:46PrésentateurFait
« Comme ils ne peuvent pas le faire, donc ils vont téléphoner, perdre un temps incroyable, faire venir une équipe. »
- 10:08Invité politiqueFait
« Ce qui était très intéressant, même si je suis policier, j'ai pu rester deux heures avec les policiers, c'est intéressant. »
- 10:13Invité politiqueFait
« Non, sur Kylian, pardon de le dire, mais quand on est étranger, on doit se tenir plus à carreau que les autres. »
- 10:22Invité politiqueFait
« Une OQTF, c'est la loi votée par le peuple français, leurs représentants. »
- 10:47Invité politiqueChiffre
« C'est 10%, alors que M. Macron avait promis, à valeur actuelle, 100%. »
- 15:26PrésentateurFait
« Un, dans les centres de rétention. Tous les 15 jours, vous êtes soumis à l'appréciation du juge des libertés pour savoir si vous pouvez être remis en liberté ou pas. Pourquoi ? Aucune raison. »
- 15:42PrésentateurFait
« Quand vous êtes dans un centre de rétention, vous y restez 90 jours, et au bout de 90 jours, vous partez. »
- 17:56Invité politiqueChiffre
« Ici, un retenu, un étranger en situation régulière en termes d'exclusion coûte 690 euros par jour. »
- 26:15Invité politiqueChiffre
« On sait que 92% des déboutis de droits d'asile ne repartent pas dans le pays dont ils sont originaires. »
- 38:22Locuteur 4Chiffre
« On sait qu'en France, on a une durée de rétention pour les clandestins qu'on veut éloigner qui est exceptionnellement faible. Le droit européen nous permet d'aller jusqu'à 18 mois. On se limite aujourd'hui à 90 jours. »
- 39:38Locuteur 3Chiffre
« À l'heure où on a 3 228 milliards de dettes »
- 40:46Locuteur 3Chiffre
« le coût des mineurs non accompagnés est de plus de 3,6 milliards d'euros pour les départements en France »
- 40:28Locuteur 3Promesse
« supprimer les allocations non contributives avant 5 ans sur notre territoire »
- 41:55Invité politiqueFait
« vous avez la majorité effectivement pour faire »
Temps de parole
- Présentateur48 %
- Matthieu Valet17 %
- ?11 %
- Locuteur 28 %
- Locuteur 35 %
- Locuteur 94 %
- Locuteur 13 %
≈ 33,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Aujourd'hui, quand on voit ce qui se passe et qu'il passe inaperçu, parce qu'il y
a
une banalisation de tout ça qui, moi, me rend dingue, il faut armer la police municipale.
D'abord, il ne faut pas que le port d'un couteau, ça devienne une contravention, comme M. Dupont-Moretti voulait le faire, parce que c'est banaliser le couteau comme si on faisait un feu rouge pour le même montant d'amende. Ensuite, vous savez, quand j'étais policier, on avait fait des entraînements de tir de réaction. Il y avait le formateur qui simulait une attaque au couteau, et le temps que vous sortez votre arme et que vous essayez de neutraliser l'individu, souvent vous êtes déjà touché. Donc, ne pas se protéger, ne pas faire usage, malheureusement, de l'arme lorsque on est face à un attaque au couteau, c'est un risque de blessure grave, voire de mort, quasiment assuré.
Ensuite, les policiers municipaux, c'est 27 000 agents en France, ils doivent être armés. Il n
'y a
pas des policiers nationaux et des sous-policiers municipaux. Quand on porte l'uniforme de la République, on doit être armé. À Nice, les primo-intervenants sur une attaque terroriste dans une église, ça a été les policiers municipaux qui ont évité des victimes supplémentaires.
Parce
qu'ils étaient armés. Donc, c'est important qu'on puisse avoir des policiers municipaux qui soient formés, qui soient considérés. Et vous voyez bien, vous l'avez dit, le drame, c'est qu'on a des policiers municipaux qui sont primo-intervenants dans l'affaire de Paris d'hier, mais qui ne peuvent ni protéger leur vie, ni celle des autres, parce qu
'ils
ne sont pas armés. Et rien de pire que de voir des policiers municipaux ont tenu à arriver pour sauver des gens, qui finalement seraient obligés de fuir, ou en tout cas d'être blessés ou tués, parce qu
'ils
ne sont pas armés, et parce qu
'ils
ne pourraient pas protéger la population.
Mais surtout
quand on voit la situation d'envie, les images qu'on est en train de voir de Bordeaux, par exemple, où vous voyez ces hommes cagoulés, qui arrivent, qui font des descentes, à un moment donné, on a envie de dire qu
'il
faut prendre des mesures. Il faut que ça s'aide. Il ne
s
'agit pas de leur tirer dessus, à ces gens-là. Mais en tout cas, il s'agit de leur faire peur et d'avoir une présence policière qui fasse qu
'on
a peur d'eux. J'ajoute, rappelez-vous, le 14 octobre 2011, Anne Pavageau, la policière nationale de la préfecture de Bruges, a pris un coup de sabre. Elle est décédée, elle n
'a
pas utilisé son arme. Il y
a
eu un autre agent de préfecture qui a été blessé. Et on voit bien que ce n
'est
pas une vue de l'esprit. Il peut y avoir des morts liées à ses attaques au couteau ou au sable, en tout cas à l'arme blanche. Jérôme Dubus.
Oui, moi, j'ai été, comme vous le savez, élu de Paris pendant des années. Donc on a eu ce débat au Conseil de Paris lorsque Mme Hidalgo a créé la police municipale à Paris. Parce que c'est elle qui l'a créée. Il faut lui reconnaître au moins ce point positif. On a eu ce débat sur l'armement ou pas de la police municipale à Paris. Elle a choisi sa majorité municipale. Et je voudrais dire à nos téléspectateurs que ça relève l'armement ou pas d'une police municipale du choix du maire et uniquement du choix du maire. L'État n'a absolument pas à intervenir. Donc là, c'est le choix du maire de ne pas avoir armé.
Et on lui a dit à ce moment-là, un, vous faites une profonde erreur parce que les choses ont changé. C'est ce qui a été dit par le policier que vous avez interviewé tout à l'heure. Les choses ont changé. Les attaques au couteau, les attaques à l'arme blanche se multiplient, y compris dans les grandes métropoles et surtout dans les grandes métropoles. Donc vous faites une première erreur parce que les policiers municipaux n'auront pas les moyens de lutter contre ces agressions. Et deuxièmement, vous allez faire une police municipale qui est une police municipale croupion. Pourquoi ? Un, parce que vous n'arriverez pas à recruter. Et c'est ce qui se passe.
On a moitié moins de policiers prévus à la police municipale de Paris qu'il en faudrait. Pourquoi n'arrive-t-il pas à recruter ? Parce que quand vous avez un recrutement d'embauche et qu
'on
vous dit, ben non, vous n'êtes pas armé, vous ne venez plus. Et
on les met en danger. C'est ce que vous disiez, on en fait des cibles en fait. Donc les gens
ne veulent pas être recrutés à la police municipale de Paris. C'est assez simple à comprendre. Franck Tapirot. En termes d'image, c'est terrible parce qu'on oublie que le policier, la police, c'est le représentant des citoyens
dans
l'espace public. C'est le représentant de l'autorité, le représentant aussi de l'ordre et de cette force légitime utilisée pour protéger les citoyens. Donc moi je dis, quand on est dans une société où il y a des policiers
qui
appellent d'autres policiers pour venir à l'Respuce, je me dis, on est vraiment limite dans un film tragi-comique. C'est-à
-dire
qu'aujourd'hui on a des policiers qui sont là, pré-intervenir, mais comme ils n
'ont
pas les armes, et on connaît par cœur les temps de réaction, vous avez totalement raison de l'avoir rappelé. Comme ils ne peuvent pas le faire, donc ils vont téléphoner, perdre un temps incroyable, faire venir une équipe.
Non
mais, vous savez, le temps,
c
'est la vie,
dans
ces moments-là. Quand il y a un problème grave, plus on passe, et on sait ce qui s'est passé au Bataclan, le temps qu'il
y a
eu entre le coup de fil du commissaire et l'arrivée des équipes, on en reparlera un jour quand ce sera peut-être un peu plus apaisé, mais il faudra qu
'on
nous explique pourquoi il y a eu une heure et demie entre les deux. Là c'est pareil, 5 minutes avec un fou
qui
a un couteau, et le couteau n'est pas une arme de défense, c'est une arme d'attaque. Aujourd'hui, regardez, les centaines, je dis bien les centaines d'attaques qu'il y a en France, tous les jours. Mais quelle banalisation, quelle banalisation
!
Encore une fois, Belleville, honnêtement, si je n'en parle pas, là, aucune chaîne
de télé n'en parle. Mais c'est la peur, mais tout ça, c'est le même
procédé. J'en parle depuis malheureusement trop d'années, puisque à force de travailler avec les politiques, je me suis rendu compte qu'il y avait le mal profond de la politique, c'est le manque de courage. Et comme il y
a
un manque de courage généralisé en politique, la peur devient le moteur. Mais quand la peur devient le moteur, on est dans un frais moteur.
Alors
c'est ouh, pas de vagues, ouh, pas d'armes, ouh, ouh là là, on va reporter au Calangac. Donc in fine, si on ne remet pas du courage, on n'y
aura
pas d'autorité. Si on ne met ni courage ni autorité, on trouvera encore ces absurdités, avec des policiers municipaux excellents, dans l'incapacité de nous défendre, nous, citoyens. C'est ça. C'est-à-dire qu'on a en fait des citoyens qui font appel à la police municipale, et la police municipale qui fait appel à la police nationale. –
Ça s
'explique. – Allez-y Mathias. – Ça s'explique, parce qu'il faut rappeler que la police municipale a une mission, enfin a des missions qui sont bien circonscrites, et la police municipale n'a pas les mêmes missions que la police nationale.
– Mais quand
vous avez un homme armé avec un couteau,
c'est la
première chose. –
C'est la première chose. – Elle dit « c'est
pas ma mission », elle s'en va ? – Elle essaie de stabiliser la situation,
effectivement. – Vous avez un mec, à Belleville, le mec avec un couteau à
foncer
sur les policiers. – Je vous dis que ça s'explique.
–
Non, ça ne s'explique pas. Non, ce n'est pas vrai, vous êtes dans la théorie. – Je
ne suis
pas dans
la théorie. –
Je
vous donne l'exemple de ce qui s'est passé
à Belleville. – Juste, Mathias, écoutez-moi,
je vous donne un exemple précis, l'exemple de ce qui s'est passé à Belleville. Vous avez les policiers municipaux qui sont là,
vous
avez cet homme avec un couteau qui menace des passants, qui ensuite menace les policiers. Elle fait quoi, la police municipale
? –
Je suis en train de vous dire que si la police municipale n'a pas été armée immédiatement, ça s'explique par les missions qu'elle avait, premièrement. Ça, c
'est
l'histoire. –
Donc aujourd'hui, on l'arme pas, justement, c'est une position.
Attendez, attendez, on écoute parce qu'on doit faire le
signe aux enfants. – Je pense qu'effectivement, il faut s'adapter. – À le Valois, il y a les mêmes missions de la police municipale. – Moi, j'ai un peu de personnes. – Allez-y,
Mathias, c'est tout. – Mais justement, Jérôme, 60% des polices municipales sont armées. Je ne dis pas…
–
Donc, est
-ce qu'il faut les armer pour vous ? – Il faut s'adapter à la menace,
oui.
– Ah, vous êtes bien d'accord.
– Vous êtes en train de me prêter des propos que je n'ai pas. – Mais non,
mais vous mettez une minute avant d'arriver à vous traîner.
– Il faut s'adapter à la menace. –
C'est tunnel.
– Et après, je pense une chose, pardon, c'est qu'on peut armer la police municipale forcément d'armes létales. Il y a des tas d'armes qui ne sont pas des armes létales, à commencer effectivement par le taser, par des types de flashballs ou des armes incapacitantes.
–
Le
taser, ça ne marche pas toujours, c'est le bâchement des policiers. – Vous avez plein d'armes aujourd
'hui qui ne
sont pas des
armes létales. – Par exemple, sur Belleville, les
policiers ont d
'abord… – Écoutez-moi, sur Belleville, les policiers ont d'abord utilisé le taser, ça n'a pas marché, il a refusé, les forces de l'ordre ont utilisé leur pistolet à impulsion électronique à deux reprises pour tenter de le maîtriser, ils n'ont pas réussi, donc ils ont sorti leur arme.
–
Ils sont donc armés ? – Non, non,
ils sont armés, ça c'est la police nationale.
La
police nationale, écoutez
-moi, vous ne m'écoutez pas, vous ne m'écoutez
pas, la police nationale, quand
elle est arrivée, elle a utilisé le taser, ils l
'ont
utilisé à deux reprises, ça n'a pas suffi, donc ils ont sorti leur arme. La police municipale, là-dessus, elle aurait rien
vu. – Je suis désolé, il y a une arme létale
en face, pourquoi il n
'y
aurait pas une arme létale chez les policiers ? C
'est
ce qui s'appelle l'équilibre d'abord, l'utilisation de la force ?
–
Parce
que c'est les bonnes âmes de gauche… – Et bien voilà, on y est, on y est, on y est, on y est, on y est, on y est, on y est, on y est, on y est. – On fait le site de
l'info avec Audrey Bertho,
c'est parti, c'est tout
à fait ça.
–
L'armée israélienne a lancé un nouvel appel aux civils, Tsaal demande aux civils d'évacuer immédiatement plus de 20 localités dans le sud du Liban, dont des camps de réfugiés palestiniens. L'armée israélienne a lancé une offensive au sol contre le Hezbollah. Et retour en France, Antoine Armand annonce ce matin qu'il ne touchera pas au barème de l'impôt sur le revenu. Le nouveau ministre de l'économie a précisé que l'impôt sur les plus gros fortunés sera exceptionnel et temporel et qu'il ne durera donc pas plusieurs années. Enfin, cinq personnes qui ont consommé du pesto à l'ail des ours sont toujours hospitalisés. Un pesto dans lequel la présence de la bactérie du botulisme a été confirmée.
Une information judiciaire a été ouverte. L'état des cinq personnes reste préoccupant.
– 11h06 sur CNews, merci d'être en direct avec nous. Le débat faisait rage, comme toujours. Pendant ce CNews Info, on va parler d'une autre affaire maintenant. C'est le meurtre de Kylian. Je vous en ai parlé longuement hier dans cette émission. Vous avez longuement également entendu sa maman qui vit un drame terrible puisque son fils âgé de 17 ans. dont vous voyez le visage sur cette photo était un jeune champion de boxe de Normandie. Il a été tué à la sortie d'une boîte de nuit. Et ce qu'on apprend aujourd'hui, c'est que les deux personnes interpellées sont d'une part un Algérien et d'autre part un OQTF. Voici le portrait de ces deux personnes.
Le
premier suspect du meurtre de Kylian est un Algérien de 24 ans intérimaire dans le bâtiment. Il est en situation régulière. Son titre de séjour venait d'être renouvelé. Cependant, la France lui a retiré son titre de séjour après le meurtre de Kylian d'après nos confrères du Figaro. Il a été placé en garde à vue où il a nié toute implication puis il a avoué avoir pris le couteau sans intention de tuer, selon ses dires, d'après le procureur de la République de Caen. Le jeune homme a été placé en détention provisoire à l'issue de sa garde à vue.
Le
suspect avait un complice présumé. Il s'est présenté à la gendarmerie en qualité de témoin. Il est sous le coup d'une OQTF depuis janvier 2023. Il est également inscrit au fichier des personnes recherchées. Il est également connu pour rébellion, refus d'obtempérer et conduite sans permis. Il devrait être placé prochainement dans un centre de rétention administrative, selon Europe 1.
Qu'est-ce que vous voulez que
je
vous dise ? C'est toujours pareil.
C'est
désespérant. C'est désespérant, en fait. Mais ce qui est le plus désespérant, c'est que j'ai visité lundi le centre de rétention
administrative de Vincennes. On en parlera
tout
à l'heure.
Ce qui était très intéressant, même si je suis policier, j'ai pu rester deux heures avec les policiers, c'est intéressant. Non, sur Kylian, pardon de le dire, mais quand on est étranger, on doit se tenir plus à carreau que les autres. Quand vous arrivez dans un pays qui vous accueille, qui vous offre le logement, l'école, la santé gratuite, il faut respecter la terre et le système politique qui vous accueille. Et les OQTF, c'est la loi. On nous dit, oui, mais pourquoi on fait un focus sur les gens qui ont une OQTF, que ceux qui ne l'ont pas ?
Mais
parce qu'une OQTF, c'est la loi votée par le peuple français, leurs représentants. Et là, vous avez Kylian, 17 ans, qui est mort pour avoir profité de sa jeunesse et avoir été en boîte de nuit. On annonce à des parents qu
'il
s'est fait massacrer à coups de couteau jusqu'à mort parce qu'il a eu le malheur, entre guillemets, d'aller vivre sa jeunesse. Et aujourd'hui, ce que les gens ne supportent plus, c'est qu'on n'excuse pas assez les personnes qui font l'objet d'une OQTF. C'est 10%, alors que M. Macron avait promis, à valeur actuelle, 100%. Et j'en termine là aussi. Effectivement, nous,
on est pour...
Oui,
disons que...
Quel résultat ? On le voit tous les jours.
On
a l'impression que les choses ont changé. C'était pareil pour le profil de ce Marocain qui est placé dans son provisoire, qui est suspecté d'avoir violé,
tué, enterré, philippine.
Oui, d'accord, mais le titre de séjour, là, on me dit qu'il a été enlevé après le meurtre. Tant mieux, parce que ce n
'est
pas tout
le
temps le cas. Moi, c'est très clair. Tu viens en France, on te donne des papiers. Si tu commets une infraction, c'est dehors.
Voilà, c'est tout. Et
alors, juste, on va s'arrêter un moment sur cet homme qui serait le complice. En tout cas, c'est comme ça qu'il est présenté. Donc, il est sous le coup d'une OQTF. Il est inscrit au fichier des personnes recherchées. Vous voyez son profil là. Il est connu pour rébellion, refus d'obtempérer, conduite sans permis, rien que ça. Et il va être placé, on nous dit, dans un centre de rétention administratif, à condition qu
'il
y
ait
assez d'encre pour imprimer le papier. Puisqu'hier, on a expliqué que des gens étaient libérés parce qu'il n'y
avait
pas assez d'encre ou parce que le document était lisible. Ou qu'on
ne leur donnait pas assez à manger. Des
centres où on ne leur donnait pas, je vois que vous avez vu l'émission, ou qu
'on
ne leur donnait
pas assez
à manger. Prends le tapirot là-dessus. On a l
'impression
que c'est un disque rayé, pas seulement chez vous, sur tous les plateaux, ça fait des années et des années que les OQTF qui sont pris dans des histoires épouvantables comme celle-ci, on a l
'impression
que c'est devenu un feuilleton, un très mauvais feuilleton. Et en fait, encore une fois, à la place des citoyens, je me dis, mais en fait, que se passe-t-il ? Parce que l'arsenal juridique, il est là.
Il
manque, encore une fois, le courage politique, parce que c'est très bien que pour
un
OQTF... Si,
si, si, si,
il faut le courage diplomatique, c'est d'aller demander à tous ces pays des lettres consulaires, comme d'habitude, et on sait très bien qu'il y a des décalages administratifs, comme pour le Marocain, qui a tué, violé et enterré, probablement, les Philippines.
C
'est pareil. Ah, il y
a
un décalage, sauf que ce décalage, comme je le disais tout à
l
'heure, le facteur temps est important, comme la police municipale qui se retrouve à devoir attendre 10 minutes que la police nationale arrive, comme un OQTF qui met des bois avant d'être expulsé, le temps, c'est malheureusement du temps, qui est toujours retourné vers les citoyens qui accueillent ces personnes. Donc, encore une fois, ça joue contre nous. C'est une politique suicidaire française depuis des années. Je demande jusqu'à quand
?
C'est tout. Mathias Lebeuf, quand on voit le profil... Est-ce que vous comprenez la colère des gens ? Quand on voit le profil de ce complice, sous OQTF, inscrit au fichier des personnes recherchées, connue pour obéliant, connue pour refus d'obtempérer, conduite sans permis, qui était libre, qui se baladait librement jusque-là, enfin, c'est surréaliste, quoi. Il y en a assez, il y en a assez. Vous savez, moi, je suis une bonne âme de gauche,
donc...
Non,
mais
une obligation qui n'est pas une obligation, c'est absurde. Donc, bien évidemment qu'il faut faire appliquer les OQTF, et ce n
'est
pas 15%, c'est 100% qu'il faut faire.
Bien sûr.
Évidemment, on
est
tous d'accord, mais là, on part
de... Non, non, mais on est d'accord, mais après, effectivement, c'est une
question, un, de volonté politique, de fermeté administrative aussi, parce qu'il n
'y
a pas que du politique, et puis,
il
y
a
un problème diplomatique, et il faut... Je crois que c'est une des priorités du gouvernement. Ça ne sert à rien d'éditer les OQTF si elles ne sont pas, comment dire, exécutées. Donc, là-dessus, pour moi, il n
'y a
pas de discussion. Le problème, c'est qu'il
y a
discussion et qu'il y a un gamin qui avait 17
ans... Non, mais il n'y a qu'évidemment !
...et qui s'est fait poignarder juste parce qu'à un moment donné, voilà, il y a un complice. Alors, on ne sait pas quel est le rôle de
ce complice, et l
'enquête le dira, donc on ne l'accuse de rien. Simplement, il est présenté comme complice. Il y
a un suspect qui,
lui, est algérien qui a 24 ans. Et à un moment donné, on se dit, voilà, quoi, stop,
stop !
Et où est l'autorité
de la France ?
Où est l'autorité de
la police
? Où est l'autorité de la justice ? Quand vous êtes un OQTF, que vous vous trouvez complice dans une affaire comme ça, c'est-à-dire que vous n'avez peur de rien, de rien, vous n'avez peur. Vous avez déjà eu l'OQTF, vous êtes inscrit au fichier des personnes recherchées, vous êtes connus pour rébellion, vous êtes connus pour refus d'obtempérer, vous êtes connus pour conduite sans permis, et vous allez faire le con, excusez-moi, et ça se termine avec un drame. Donc stop, quoi ! Encore une fois, moi, sur cette question-là, je suis légaliste, donc une OQTF doit être exécutée.
Et je répète, encore une fois, c'est même pas une question de droite et de gauche, même si la gauche a pu paraître laxiste sur ces questions. Elle a été. La violence, elle frappe indifféremment
les gens de droite et de gauche. Sur les
OQTF, malheureusement, la droite aussi l'a été, parce que ça fait des années que ça dure, qu'on tolère la non-obligation et le non-respect de l'application des OQTF. Bon, je ne
suis
pas d'accord avec Franck sur les aspects juridiques, parce qu'on peut faire mieux. On peut faire beaucoup mieux, je vais essayer de vous l'expliquer rapidement. Un, dans les centres de rétention. Tous les 15 jours, vous êtes soumis à l'appréciation du juge des libertés pour savoir si vous pouvez être remis en liberté ou pas. Pourquoi ? Aucune raison. Aucune raison. Il faut que les 90 jours, il n'y ait pas de possibilité de recours. Ça, c'est la loi qui peut le modifier. Quand vous êtes dans un centre de rétention, vous y restez 90 jours, et au bout de 90 jours, vous partez. Et
on
ne remet pas en cause systématiquement la décision du juge tous les 15 jours. C'est une erreur. Deuxième point, il faut confier le suivi de ceux qui sont en centre de rétention au juge administratif. Alors ça demande de modifier la Constitution. C'est très compliqué en ce moment, avec la situation politique que l'on connaît.
Et
ça, on peut le faire. Et là, je vous prie de croire que les centres de rétention vont mieux fonctionner. Alors justement, Mathieu Vallée est allé dans un centre de rétention après le meurtre de Philippines. Vous avez fait une petite vidéo. On va regarder votre vidéo, parce que c'est intéressant. Parce que vous nous parliez également, dans cette vidéo, des avantages médicaux pour les personnes s'occuper. Vous nous dites qu
'ils
ont même un coiffeur.
Oui. Parce que je ne savais pas. Alors ce qui était incroyable, c'est que je suis arrivé au centre de rétention administrative de Vincennes. Vous avez un couloir. Et en fait, ils peuvent, par leurs camarades ou par le service proposé, se faire coiffer. Parce qu'évidemment, ils doivent pouvoir s'entretenir. Ils ont évidemment accès aux soins. Ils ont évidemment accès à des associations pro-migrants qui sont financées par nos impôts. Et ils ont des explications pour rester en France malgré leur statut illégal de leur présence sur le territoire de
la
salle. Je ne parle même pas quand en plus ils ont fait des victimes. Et moi, personne n'en parle. Mais par exemple, au centre de rétention administrative de la Saine, il manque 73 policiers. Et quand vous voyez les conditions indignes dans lesquelles ils travaillent, il faut voir les conditions. Alors il y en
a
qui se tiennent à carreau. Mais il y en a d'autres, dont notamment ceux qui sont là pour trouver l'ordre public. C'est-à
-dire
qu'on préfère les expulser plutôt que d'entamer une procédure judiciaire. Là, par exemple, à Vincennes,
c
'est 181 sur 200 retenus. On voit bien qu'aujourd'hui, c'est l'enfer pour ces policiers. Ils ne sont pas armés pour éviter des problèmes de mise en danger de sécurité. Il y avait une policière qui me disait qu'elle se faisait insulter de tous les noms, voire certaines agressions physiques, et que c'était banalisé. Parce que si à chaque fois il déposait plainte, il n'arrêterait pas. Donc on a 2000 places en France, on veut avoir 3000 places. Sauf qu'aujourd'hui, vous l'avez dit, les recours, les droits, le droit à la santé, le droit aux soins, le droit à se faire
coiffer, le droit à... Alors on va regarder la petite vidéo.
Le
fait qu'il soit soigné, c'est normal. Oui,
sauf si c'est de la chirurgie esthétique pour leur recoller les oreilles.
Non, non,
c'est d'accord,
mais c'est pas car. Mais ça
existe,
c'est aussi la... Ah bah ils ne sont
pas
malheureux. Ils ne sont pas malheureux. Le
fait
qu'il soit soigné,
c
'est logique.
On regarde la petite vidéo
que vous avez faite,
on la commente après, la petite vidéo.
Bonjour, aujourd'hui j'ai tenu à témoigner de mon soutien au courageux policier du centre de réconciliation administrative de Vincennes. Ici, un retenu, un étranger en situation régulière en termes d'exclusion coûte 690 euros par jour. Ils ont le droit au coiffeur, ils ont le droit à la santé, ils ont le droit à tous les droits que certains français et françaises n'ont pas. Et donc ici, dans des conditions déplorables, avec un manque d'effectifs clients, j'ai tenu à témoigner de ces policiers courageux qui,
soit
en sortie d'école, arrivent ici, soit des plus anciens, notamment des gradés, gèrent ces sorties d'école et sont vraiment motivés et déterminés à faire en sorte que la loi soit respectée et à ce qu'on explique ces délinquants étrangers. Donc je suis venu ici aujourd'hui pour leur dire l'admiration qu'on a pour ces policiers d'appui qui, à l'intérieur, sont parfois insultés, frappés par des gens qui ont déjà fait des victimes à
l
'extérieur et qui attendent d'être écrits ici. Je les remercie à nouveau. Est
-ce
qu'il y a trop d'avantages pour les illégaux ?
— Oui,
il y a trop d'avantages. Et pardon, M. Moroni, je veux juste dire quelque chose, parce que ça a choqué les policiers. Dès lundi, vous savez qui s'est présenté au centre de l'attention administrative ? M. Léaumant avec le Média Quotidien pour les pousser à la faute, pour chercher l'erreur et pour expliquer que les policiers étaient des bourreaux et étaient des personnes inhumaines et qui mettaient dans une cage comme des animaux ces personnes en attente d'expulsion. C'est une honte. On voit très bien le parti pris de ce parti d'extrême-gauche qui est pour les voyous étrangers, pour les personnes en situation irrégulière, plutôt que pour nos anges gardiens. Et moi, je suis désolé.
Je suis du côté de nos anges gardiens,
de
nos forces de l'ordre, qui, en
sous-effectif,
en
sous-moyen, oui, ben, on ne les entend pas assez des autres. On ne les entend pas assez.
Et en tout cas, moi, c'est des preuves d'amour. Nous, si on est en responsabilité, notre main ne flanchira pas pour les expulser,
notamment pour faire un bras de l'air. — Je viens de vous donner, Jérôme Dubus, un mot
quand même sur ce que nous dit Mathieu Vallée. Alors moi, je ne savais pas qu'il y avait des coiffeurs, par exemple, dans ces
centres. — C
'est inadmissible. — L'aide médicale d'État où on peut se faire recoller les oreilles quand on est là depuis neuf mois. —
Enfin, on est chez les nains. Est-ce que c'est vrai ou pas, ce
que je dis ?
—
Peut-être.
Mais en tout cas,
le fait qu'on puisse soigner... Non, mais je vous donne...
— Mais on soigne les urgences. — Non,
le fait que
l'on puisse soigner ces gens-là, c'est normal. — Mais non, c'est pas normal. — J'ai une
question. Ça vous fait pas mal au cœur qu'un tiers des Françaises et des Français ne peuvent pas se soigner parce qu'ils n'ont pas les moyens de
le faire, parce qu'ils n'ont pas de
mutuelles,
parce qu'ils n'ont pas accès aux soins. — Mais c'est pas parce que vous empêchez ces gens-là d'avoir accès aux soins que les autres auront accès aux soins. — C'est pas les soins d'urgence. — C'est pas les soins d'urgence. — Les soins d'urgence. — Mais non, c'est pas les soins d'urgence. — C'est pas comme ça que ça fonctionne. — Il y a des abus. Bah écoutez, allez au ministère de la Santé. — Allez
au ministère de la Santé.
— Demandez à des médecins comment ça fonctionne. — Vous
souhaitez quoi ? Mettre
les gens dans des cellules
à poil ?
— Non, je souhaite qu'il soit qu'il soit qu'il soit qu'il soit qu'il soit qu'il soit qu'il soit qu'il soit qu'il soit qu'il soit... — Le
terme «
d'humanité
»,
ça
vous
dit quelque chose ? — Oui. Bah vous savez que c'est un humain, monsieur ? C'est les
trafiquants
d'êtres humains qui profitent de la misère humaine pour consommer les oséens en seitière. — Alors vous voulez vous comporter comme ce que vous dénoncez ? C'est ça, votre modèle ? — Nous, ce qu'on veut, c'est aller sauver ces gens. Et la ramasser l'honneur d'origine. — Mais par
exemple, l'aide médicale d'État, excusez-moi d'y revenir parce qu'on parle des coiffeurs et tout ça, Mais l'aide médicale d'État, à un moment, on est chez les fous. On est chez les fous. L'aide médicale d'État, ça doit être l'aide médicale d'urgence. OK, bien évidemment, on laisse personne mourir. Bien évidemment, si quelqu'un a une maladie qui est une maladie importante, on le
souhaite. Mais on ne lui refait pas faire les dents, on ne lui refait pas faire les dents.
Mais qu'on ait une attitude humaine, c'est tout en notre honneur, puisqu'on est la France. Et on a assez de... Attention, on défend
ça. Alors là,
maintenant, il y a aussi, on va dire, un plafond de verre qu'il ne faut pas dépasser. Quand on entend ce genre de choses, ce n
'est
pas une caricature, si c'est vrai.
J'ai dû choquer l
'opération des oreilles
ou les cheveux ou
la barbe. Pour moi, c'est choquant. Pourquoi ? Parce que justement, pour reprendre votre principe d'humanité, d'équité ou d'égalité plutôt, il y
a
plein de Français qui disent « Mais attends, moi, je n
'ai
même pas l'argent d'aller chez le coiffeur. »
Mais c'est ce que c'est
du chéroume.
Donc, il y a un
déséquilibre.
Vous n'en parle pas de ça. En France, il y a des gens qui mangent mal. Est-ce qu'il ne faut pas les nourrir ? On peut prioriser des raisonnements. Ce qui est
vital et ce qui n'est pas,
c'est ça qui
est absurde. Non, mais c'est votre raisonnement, Mathias, ce qui est absurde. Mais oui,
on leur dit tout ce qui est
vital. On leur donne à manger. On les soigne pour les urgences. Ça, c'est vital, bien sûr. Mais le reste, ce qui n
'est
pas vital. Un coiffeur, c'est vital ? Excusez-moi, un coiffeur,
c'est vital ? Mais ça ne rentre pas dans l'aide médicale d'État. Est-ce que c'est normal qu'il y ait un coiffeur ? Le nombre de gens qui ne veulent pas aller chez le coiffeur.
Je crois qu
'il
n'y
en
a pas beaucoup, franchement.
Ah, c'est parce qu'il n'y en a pas. Mais que ce soit
autorisé,
c'est dingue. C'est
le fait que ce soit autorisé qui est dingue.
Non, mais le fait, c'est pas une aide médicale d'urgence. J'ai une autre question à poser. J'ai une autre question à poser. On dit,
on est à 10%, le 100%. On est passé à 15%. Moi, je veux comprendre. Qu'est-ce qui nous empêche d'arriver à 100% ?
Ça, d
'accord.
Donc il
y
a
ça. Oui, on n
'a
pas assez parlé. J'ai redit tout à l'heure l'aspect diplomatique. Nous n'avons pas le courage de dire, par exemple au Maroc, au Maghreb, dans tous les pays du Maghreb, qu'à un moment, quand il y a une émission de ces fameuses lettres diplomatiques pour pouvoir accueillir le retour de ces OQTF, quand on est la France,
qu
'on est le cinquième et la sixième puissance mondiale, si on n'a pas la poigne pour imposer le fait d'avoir ces
lettres consulaires
rapidement, c'est qu
'à
ce moment-là, on n
'est
plus la France.
Donc moi, j'ai l'accord pour reconnaître les valeurs de la France. D'ailleurs, le Résident national l'a dit également. Je me
bats pour ces valeurs. Nous aimons ces valeurs. Mais au moment, on agit en sous-France. Mais
c'est ce qu'a dit Bruno Rataillou. Il a dit
très clairement, s'il n'y a pas de visas consulaires qui sont délivrés pour que les pays, notamment les pays du Maghreb, parce que les visas consulaires délivrés par les pays du Maghreb, c'est ridicule aujourd'hui.
On va parler tout à l'heure des
annonces qui ont été faites par Michel Barnier pour savoir si c
'est
des annonces suffisantes
ou
pas. S'il vous plaît, regardez tout d'abord comment fonctionne un centre de rétention administrative.
Il constitue un maillon essentiel de la chaîne d'éloignement. Les centres de rétention administrative ont pour objectif de maintenir dans un lieu fermé tout étranger qui fait l'objet d'une décision d'éloignement dans l'attente d'un renvoi forcé. Cette année, la France dispose de 1869 places, mais le ministère de l'Intérieur vise un objectif de 3000 places à l'horizon 2027 dans 11 localités supplémentaires. Alors, qui peut être concerné par cette rétention ?
Les individus sous OQTF datant de moins d'un an se concernaient par une décision d'expulsion ou par une interdiction administrative de retour du territoire français ou dans le cas d'une mesure d'éloignement dans le cadre de l'Union européenne.
L
'année dernière, près de 16 000 personnes ont été placées dans les 21 centres de rétention de métropole. Les personnes retenues étaient à 96% des hommes, principalement des ressortissants algériens, des Albanais puis des Marocains. Moins de la moitié de ces personnes ont été éloignées du territoire. Excepté en cas d'activité terroriste, la rétention est limitée à 90 jours et peut être prolongée par le juge quand le départ immédiat de l'étranger est impossible. Elle prend fin dans trois cas, le renvoi de l'étranger, son assignation à résidence ou sa libération par le juge. A noter que ces décisions ne dépendent pas uniquement de la France.
Si le pays d'origine n'accepte pas de récupérer son ressortissant, les délais de rétention en France peuvent être dépassés, entraînant la libération de l'étranger. Exemple, vendredi dernier où un Algérien sous OQTF condamné pour terrorisme a été libéré. Son pays n'avait pas délivré de laisser passer consulaire.
—
Voilà comment ça se passe donc dans ces centres de rétention. Alors hier, Michel Barnier, parmi toutes les annonces qui ont été faites, il a parlé de l'immigration. Michel Barnier qui était, on va dire, ferme mais pas trop sur ce dossier. C'est-à
-dire
qu'il y avait de grandes idées mais pas grand-chose de concret a priori. Vous me direz ce que vous en pensez. Écoutez ce qu'il dit. Il dit « il faut mieux exécuter les OQTF, il
faut
rétablir la sécurité ». OK. On va s'appeler ça des tartes à la crème. Regardez.
— Ce
pacte européen sur la migration et l'asile prévoit de maîtriser les flux en opérant les contrôles aux frontières externes de
l
'Union européenne. C'est à ces frontières-là que l'on décidera qui est en droit d'entrée sur le territoire de
l
'Union européenne au nom du droit d'asile et qui ne l'est pas.
Ce
pacte doit être mis en place sans délai. Il doit être aussi complété
en
redonnant à Frontex
sa
mission première de garde frontière de l'Union européenne.
—
Mathieu Vallée, on voit Marine Le Pen qui est très en colère en entendant le Premier ministre quand il dit « il faut rétablir et renforcer les frontières européennes et pas les frontières françaises
». —
Non,
elle est en colère parce qu'il dit qu'il faut les accueillir et les traiter sur le sol européen. On sait que dès qu
'ils
mettent un pied sur le
sol
européen,
ils
ne repartent pas. Donc nous, ce qu'on propose, c'est très simple. C'est que les demandes d'asile, les demandes d'arriver sur le territoire national soient traitées dans les consulats et les pays d'origine, de manière à ce que si c'est refusé, on puisse avoir cette facilité de ne pas devoir les expulser parce qu'ils sont déjà sur place. On sait que 92% des déboutis de droits d'asile ne repartent pas dans le pays dont ils sont originaires et dont la France estime qu'ils ne sont pas éligibles à ce droit-là. Et j'ajoute juste quelque chose que je suis d'accord avec vous. Il y a eu beaucoup de déclarations de bons principes, mais sur les actions, on reviendra. Exemple très simple.
Pour Philippine, ça, c'est quelque chose de très important. Nous, on demande que pour les mineurs de 16-18 ans, il n'y ait plus du tout d'excuses de minorité. Aujourd'hui, c
'est
à
l
'appréciation du juge. Pourquoi ? Vous imaginez que le suspect, ce marocain
de 19 ans, j'attends les sacs
parce que ça fait un an qu
'on
nous le promet. M. Attal avait
déjà fait un discours de politique générale. M. Attal, oui,
on attend de voir ce qu'il va faire.
J'attends pas de déclarations.
M. Attal, je
termine.
Le marocain suspecté d'avoir tué, violé et enterré au Bois de Boulogne, Philippine, avait déjà commis un viol où la peine encourueux était 15 ans. Il
en a été condamné à 7, et il a fait
5 ans. Mais c'est pas possible que pour un crime, un viol, on fasse un chair de la peine, on marche sur la tête. C
'est un crime.
C'est pas un vol de
jambon. C'est une prise unique. Au bout
d'un moment, faire un signal qui n
'est
pas lié pour le juge, mais qui applique la loi, c'est désastreux. Et je suis désolé, ça entraîne et ça incite à la récidive.
Non, mais l'histoire de
la pénalisation des mineurs, c'est absolument invraisemblable. Pourquoi est-ce qu'on va revenir sur l'excuse de minorité ? Mettons la majorité pénale à 15 ans. On va maintenir la majorité
pénale à
18 ans et on va dire
au juge, ah ben
non, l'excuse de minorité, vous ne la pratiquez pas. C'est infaisable. Mettons
la majorité pénale à 15 ans. Et pourquoi vous ne l'avez pas
fait ? Vous
étiez dans la majorité à l'époque.
Non,
mais à l'époque, il
y a 6 mois, vous étiez dans la
majorité. Je ne
cesse de le dire depuis des années.
On
ne
vous
écoute pas, en fait. Non.
Changez de parti ? C'est bien. Gautier Lebrez est avec vous. Bonjour, Gautier. C'est pour ça que je suis là. Merci d'être avec vous,
journaliste politique. Qu'est-ce qu'il a proposé concrètement hier, Michel Barnier, sur l'immigration
?
Concrètement ?
Presque
rien. Presque rien. Il propose de baisser les visas pour faire augmenter, les laisser-passer consulaires, pour faire augmenter les fameuses obligations de quitter le territoire français. Emmanuel Macron l'avait déjà fait, de 50% avec l'Algérie, de 25% avec la Tunisie et le Maroc. On avait tenu quelques mois et puis on s'était couché parce qu'on nous dit à chaque fois qu
'il
y a d'autres choses qui entrent en compte. Le gaz algérien, les renseignements aussi en ce qui concerne ces trois pays, les échanges de renseignements avec les renseignements français. Et donc on avait remis les visas à la normale et on n'avait pas vu du tout une montée fulgurante des laisser-passer consulaires pour faire augmenter les obligations de quitter le territoire français. C'est ce que disait très justement à l'instant Franck Tapirot, c'est une question de volonté politique. Les visas, baisser un peu les visas, on le sait, on l
'a
déjà fait, ça ne suffira pas. Il faut potentiellement bloquer les transferts de fonds. Western Union,
c
'est ce qu'avait proposé Arnaud Montebourg, quand il avait eu l'idée de se présenter à la présidentielle, il avait eu une levée de bouclier, une polémique XXL. Et il avait renoncé, pas que pour cela, mais pour cela aussi notamment. Il faut empêcher l'élite de ces pays de venir profiter de résidences secondaires en France, de venir se faire soigner à Paris, à l'hôpital américain. Donc il y a des choses comme ça qui sont très concrètes et qui peuvent être faites. Mais c'est encore une fois une décision politique et une volonté politique. S'il
y
a de la volonté, vous pouvez faire augmenter le nombre de laisser-passer consulaires. Mais pour le moment, la volonté est faible et on a vu surtout les tacts de Michel Barnier à Bruno Rotaillot sur les têtes de droit, sur le respect de l'indépendance de la justice.
Aujourd'hui, ferme mais pas trop, ça résume bien au fond Michel Barnier
? Alors
il a un ministre de l'Intérieur qui
a
un discours ultra ferme,
le discours
de Bruno Rotaillot. Mais il l'a taclé hier Michel Barnier pour donner des gages à la Macronie et à l'aile gauche de la Macronie.
Oui,
Bruno Rotaillot, vous avez vu l'interview qu'il a faite face à Darius Rangevin. Il est pour tout un tas de mesures, toujours plus ferme, le retour de la double peine, des mesures de rétorsion et pas seulement sur les visas avec les pays d'origine. Pourquoi pas un retour au contrôle des frontières françaises comme ce que fait l'Allemagne avec Olaf Scholz ? On n'a pas senti Michel Barnier totalement en phase avec son ministre de l'Intérieur. Donc oui, un peu plus de fermeté, mais pas trop quand même. Faut-il changer la loi sur les CRA ? Parce que vous parliez des CRA à l'instant. Déjà, il n
'y a
pas de place en CRA. C'est comme les prisons, c'est totalement saturé. On délivre plus de 100 000 au QTF par an. Il n
'y
a plus de place en CRA. Il y en a 10 000 seulement qui sont exécutés. Donc il
y
a 90 000 au QTF dans la nature. Il y a 1 800 places de CRA en France. On n
'est
absolument pas armés pour mettre tous ces OQTF dans les CRA. Donc il faudrait augmenter le nombre de CRA déjà et puis changer la loi sur les fameux délais avec ce qui s'est passé pour le meurtrier présumé de Philippines. Il est sorti parce que la loi permettait qu'il sorte. Donc il faudrait une loi pour que les délais soient prolongés. Une chose très simple pour terminer. Aujourd'hui, en France, c'est 90 jours maximum pour qu'une personne soit en centre de rétention administrative. L'Union européenne permet 300 jours. La Grande-Bretagne, qui est sortie de l'Union européenne, c'est illimité. Pourquoi en France, on se met une borne de temps à 90 jours ? Il
y a
des choses comme ça qu
'on
ne comprend pas.
Merci
beaucoup, Gautier Lebray, journaliste politique. Mathias Lebeuf, vous êtes d'accord pour qu
'on
rallonge et qu
'on
durcisse
?
Je parle de la rétention. Je vois tout le monde se barrer. Pas du tout. Je vous le trouve assez dur avec Barnier. Parce que, pour le coup, ce que j'ai entendu, c'est quoi ? Ce que dit le Premier ministre, c'est qu'il y a déjà un arsenal qui existe et qu'il faut mettre en place et exécuter. Ça ne me paraît pas être complètement absurde comme propos.
Avant de durcir, justement, les choses... Excusez-moi, c'est juste des banalités. Mais non, c'est un discours de politique générale. Évidemment, on veut plus de justice. Évidemment, on veut être au terme. Évidemment, on veut renvoyer les
occulteurs. C'est évident. Mais qu'est-ce qu
'on fait ? Vous avez lu du concret.
Pour reprendre sur le débat avec Retailleau, on a un Premier ministre qui, heureusement, défend l'État de droit et qui ne pense pas que l'État de droit n'est pas intangible ni sacré. Donc, tant mieux, quoi. Moi, je l'ai trouvé, franchement, un peu dans son rôle. Je n
'ai
pas trouvé qu'il était... Il voulait vexer personne. Donc, on a
le grand grand... Non, je l'ai
trouvé,
M. Retailleau.
Non, mais il y a surtout un sujet sur lequel il a évité, en fait, d'y aller. Pourquoi ? Parce que c'était trop frontal par rapport au RN et, on va dire, quelques visions qui sont d'ailleurs à étudier. C'est, par exemple, les frontières, le contrôle des frontières. Énormément, aujourd'hui, de gens pensent que... Des gens qui ne sont pas du tout du RN, qui sont plutôt du centre, centre droit, même centre gauche, pensent qu'il faut revenir au contrôle aux frontières
des gens. Mais c'était quelqu'un,
en
France, avec certains pays, en Italie... Non, mais, augmenter, augmenter ce qu'on pourrait...
Donc, ça,
on
voit bien qu'en fait, là-dessus, je pense que Barnier, pour une fois, même s'il dit, ça,
c
'est bien de dire l'inverse de ce qu
'on
fait, je ne
fais
pas de com', là, c'est un petit peu de la communication, on va dire la dialectique. Il n
'a
pas voulu se braquer et braquer l'auditoire. Premièrement, là-dessus, je pense qu'il a été plutôt malin en disant, on va donner quelques mesures. Fermez, quand on ne dit pas trop, c'est plutôt, on ne
va
pas aller jusqu'au bout, alors qu
'on
sait que l'origine de tout ça, c'est les frontières. Si on ne contrôle pas nos frontières, comment voulez-vous que, d'ailleurs, on puisse avoir des mesures qui soient cohérentes, derrière ? Donc, ça, c'est la première des choses. Et puis, d'ailleurs, je trouve que ce qui a été assez intéressant dans tout ce qu'il a présenté, c'est, je pense qu'il a voulu montrer qu'il avait une méthode, qu'il allait dire la vérité, qu'il disait toujours ce qu'il pensait, même si là, il a été très malin, qu'il a envoyé quand même, j'ai bien aimé, des petites piques à chacun d
'eux
pour leur montrer que, OK, super de donner des conseils, il est prêt à le faire, mais aujourd'hui, il récupère une France qu'ils ont aidé, on va dire, à se retrouver dans cette situation-là. C'était plutôt assez malin. Je peux vous dire qu'il a été, pour moi, en termes d'image, très ferme. Il a été, je pense qu'il a surpris des gens qui l'estimaient comme mou. Vous savez, quand il a été nommé, oh, Barnier, qu'est-ce que c'est, Barnier ? Ben non, il a montré qu'il était là, et pourquoi ? C'est un peu un tonton flingueur. Mais vous savez pourquoi c'est
un tonton flingueur ? J'allais le dire, c'est un vol phony, c'est le
troisième faire vol phony, pour ceux qui ont la référence. Pourquoi ? Parce qu'il a 73 ans, qu'il est sur une ligne droite en disant, maintenant, on
ne va
pas m'emmerder. Et en fait, c'est plutôt intéressant de dire que rien, apparemment, ne pourra l'empêcher d'aller au bout de son projet, puisqu'il a même menacé il
y a
quelques jours, vous vous rappelez, de démissionner si on commence à l'emmerder. Et donc, quelque part, moi, je trouve ça intéressant,
d'avoir quelqu'un qui va aller sous tout droit, et qui va peut-être remettre l'histoire des frontières,
parce que c'est la problématique prioritaire sur la table dans les mois qui
viennent.
On va faire une pause, et je vous en parlerai après, on continuera à en parler de ces mesures autour de l'immigration. Juste une précision sur le jeune homme qui est au QTF, et qui a été entendu en ce qui concerne l'affaire de Kylian. Juste, je précise que, en fait, pour l'instant, il n
'est
pas considéré comme complice, il a été entendu comme témoin, mais il reste au QTF. Donc, pour l'instant, la seule personne qui est concernée par cette affaire, c'est la première personne qui est un Algérien, il a été entendu comme témoin, et c'est lui qui s'est rendu à la gendarmerie, ce qui est assez étonnant, parce que, comme on vous l'a dit, il est placé sous le QTF, inscrit au fichier des personnes recherchées, connue pour rébellion, et donc il est allé de lui-même à la gendarmerie. Voilà, pour être précis, donc il n'a pas été interpellé, il a été entendu par la gendarmerie. C'est important de vous donner les infos exactes sur ce qui se passe. –
En fait, ils ne
le
savent pas,
qu'ils
sont recherchés, c'est peut-être
pour
ça.
– Ah, ils ne savent pas qu'ils sont recherchés ? – Oui, ils sont
affichés, les personnes recherchées.
– Non, mais là, il a eu une QTF, il est connu pour rébellion, il est connu pour… – C'est qu
'il peut être recherché pour des autres faits aussi.
– Oui, d'accord, mais il sait qu'il a eu une QTF. – Mais il sait qu'il
a eu une QTF, normalement.
– Oui, oui, parce qu'il n'a pas son adresse. – Il peut même en avoir plusieurs des fois. – On fait la
pub, le CNews Info,
on se
retrouve après, on continue à parler du Chalbarnier, puis on parlera d'Israël, bien évidemment, on ira voir ce qui se passe en Israël.
A
tout de suite, en direct.
Geoffroy Lejeune, directeur général de la rédaction. – Cette semaine dans le J.D. News.
Philippines, plus jamais ça. Les solutions pour une justice plus efficace des spécialistes Béatrice Brugère, Pascal Pira et Pierre-Maricev. Ils s'appellent Loïc, Éric, Jeanne, Bertin, Claire, Diane. Retrouvez aussi dans le J.D. News les portraits de 11 bâtisseurs qui se retroussent les manches pour la France. Et comme chaque semaine, les éditos de Vincent Hervouet et de Philippe Devilliers.
– Le J.D. News, votre nouvelle hebdomadaire 2,20 euros chaque mercredi en kiosque et le dimanche dans le J.D.D.
– De
ressortissants s'accélèrent sur ces images. Des Ukrainiens résidant au Liban quittent le pays. Plusieurs pays, dont l'Allemagne, le Portugal et le Canada, ont organisé des évacuations de leurs ressortissants sur le site du ministère français. Il est rappelé aux Français de quitter le pays.
Un
homme menaçant et armé d'un couteau s'est baladé hier boulevard de Belleville en pleine journée. Selon la police, l'homme aurait refusé de poser son couteau et aurait menacé les policiers. L'un d'eux a fait usage de son pistolet à impulsion électrique. Sans effet, un second policier a donc fait usage de son arme de service. Enfin, le nombre de médecins est en léger regain. Il y a eu 1 672 praticiens en plus en 2024. Mais les inégalités territoriales continuent toujours de s'aggraver.
12h35 sur CNews. Merci d'être en direct avec nous. Dans un instant, nous irons en direct en Israël pour voir quelle est la situation. On termine notre dossier sur Michel Barnier et les mesures autour de l'immigration. Écoutez la réaction de Nicolas Pouvreau-Monti, qui est cofondateur de l'Observatoire de l'immigration et de
la
démographie.
Il
y a un ensemble de mesures qui sont avant tout concentrées sur la question de
l
'immigration irrégulière. Je pense notamment à l'allongement de la durée de rétention administrative. On sait qu'en France, on a une durée de rétention pour les clandestins qu'on veut éloigner qui est exceptionnellement faible. Le droit européen nous permet d'aller jusqu'à 18 mois.
On
se limite aujourd'hui à 90 jours. Il faut aussi retenir évidemment les annonces du Premier ministre quant au rapport de force engagé sur les visas avec un certain nombre de pays qui refusent de délivrer des laissés-passés consulaires pour la réadmission de leurs citoyens en situation irrégulière en France. Et aussi un ensemble de mesures au niveau européen sur ce que pourrait faire Frontex. Des mesures donc concentrées sur l'immigration irrégulière qui correspondent à l'état de l'opinion mais qui occultent les grandes masses de l'immigration qui relèvent plutôt de
l
'immigration légale.
Alors on est en direct avec Benjamin Cauchy qui est spécialiste en communication. Bonjour Benjamin. Qu'est-ce que vous avez pensé des mesures qui ont été annoncées par le Premier ministre ? En tout cas pas des mesures mais des grandes idées qui ont été annoncées sur l'immigration.
Bonjour Jean-Marc et merci de votre invitation. Ce que je retiens finalement de Michel Barnier hier c'est un petit peu de l'incantation et on attend véritablement des actes. Alors c'est vrai que pour l'instant c'est plus Bruno Retailleau que Michel Barnier qui nous a éclairé finalement sur ce qu'il voulait faire. J'ai envie de faire un petit rebond sur cette polémique de début de semaine où
on
se demandait si l'immigration était une chance ou un problème. On va prendre un peu de hauteur et moi j'ai envie de vous dire que c'est notre politique d'accueil qui est un problème. Et à l'heure où on a 3 228 milliards de dettes Jean-Marc, à l'heure où on va demander des efforts à tous les Français soit par une augmentation d'impôts pour certains sur les grandes entreprises également mais aussi par des rabotages et des baisses de dépenses sociales je pense que ceux qui veulent venir sur notre territoire doivent également participer à cet effort puisque là clairement maîtriser notre immigration c'est également maîtriser nos dépenses publiques.
Et ça je crois que c'est un enjeu sur lequel on va attendre Michel Barnier pour l'instant on est tous un petit peu attentistes.
Ce
que vous dites c'est qu'en fait dans les idées pourquoi pas mais comment on les met en place maintenant
?
Oui voilà c'est ça c'est maintenant on attend de l'opérationnel vous savez quand on est chef d'entreprise entre le plan stratégique et le plan opérationnel il faut mettre des actes il faut mettre des choses en place je pense notamment à une immigration choisie il y en a tant de pays qui le font et puis peut-être comme en Allemagne supprimer les allocations non contributives avant 5 ans sur notre territoire voilà des pistes quand vous savez aujourd'hui que les collectivités locales sont en train de pleurer pour leurs futures finances et que le coût des mineurs non accompagnés est de plus de 3,6 milliards d'euros pour les départements en France bref l'immigration est non seulement un enjeu démographique un enjeu civilisationnel mais c'est aussi un enjeu économique pour nous nous n'avons plus les moyens d'accueillir comme dirais-je avec la même qualité d'accueil on n'est même plus digne dans notre accueil il nous manque des centaines de milliers de logements ne serait-ce que pour les gens qui résident déjà en France comment voulez-vous continuer d'accueillir ?
donc je crois que le sujet de l'immigration passionne en revanche si on réfléchit de façon plus pragmatique notre politique d'accueil est un problème
merci beaucoup Benjamin Cauchy merci pour votre analyse et d'avoir été en direct avec nous un mot j'ai retenu juste pour
conclure sur ce dossier et on parle d'Israël sur l'affaire
de Barnier et de l'immigration d'ailleurs ça vaut pour tous les sujets le problème économique etc il faut bien comprendre qu'il n
'y
a pas de majorité par conséquent tout ce qui va relever du législatif ça va être très compliqué par contre tout ce qui relève du réglementaire et en matière d'immigration il y a beaucoup de choses qui relèvent du réglementaire là il faut le faire les visas etc c'est du réglementaire et là il n
'a
pas besoin de majorité à l'Assemblée ni au Sénat il peut le faire donc qu'il le fasse mais n'attendons pas de grandes réformes législatives c'est pas possible dans
l'état actuel de la politique c'est le grand
oublié du précédent quinquennat vous avez la majorité effectivement pour faire vous êtes un incompris finalement il faut réfléchir
à
changer de parti pour aller dans ceux qui ont le courage ou qui ont le courage de faire les choses peut-être pas pour remettre de raser gratis comme c'était jusqu'à présent le cas mais en tout cas de faire ce qu'ils annonceront on
en
a
discuté tout à l'heure
vous savez ce que j'en pense vous savez
ce
que j'en pense
Matthieu Valet