David Lisnard évoque "une gangrène" sur le plateau de Millevaches où des militants "s'entraînent à la lutte urbaine"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:26OuverteRéponse partielle
Est-ce que ça y est, David Lissnard, les autorités ont trouvé la bonne réponse, enfin ?
- 0:53OuverteRéponse directe
Mais dans l'immédiat, les couvre-feux, c'est une bonne mesure ?
- 1:26OuverteRéponse directe
Est-ce que vous craignez que cet ordre soit à nouveau menacé samedi prochain ?
- 2:16OuverteRéponse directe
Et donc on fait quoi ? Est-ce qu'il faut déployer l'armée comme l'évoquait ici même à votre place hier, Gabriel Attal ?
- 3:50OuverteRéponse partielle
Vous êtes candidat à la présidentielle, David Lissnard. Vous, à l'Élysée, qu'est-ce que vous auriez mis en place qui aurait peut-être empêché l'hôtel de ville de Limoges de brûler ?
- 4:28RelanceRéponse directe
Ce que vous êtes en train de nous dire, c'est que les autorités laissent des terroristes s'entraîner dans le pays tranquillement.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:37Invité politiqueFait
« Personne ne le sait, et on le verra lors des prochaines manifestations. »
- 0:37Invité politiqueFait
« La difficulté aujourd'hui, c'est d'analyser comment les renseignements n'ont pas pu identifier de façon plus précise et sérieuse les menaces qui pesaient, qui étaient organisées par des groupuscules d'ultra-gauche. »
- 0:50Invité politiqueFait
« Je pense à l'incendie de l'hôtel de ville de Limoges. »
- 2:02Invité politiqueFait
« C'est-à-dire qu'il y a les effets de meutes, de pillages, de destruction qui montrent la déflagration culturelle et civilisationnelle dans laquelle on est. »
- 2:07Invité politiqueFait
« Et puis, il y a une partie beaucoup plus politique et insurrectionnelle, organisée, qui certainement est la cause de l'incendie de l'hôtel de ville de Limoges. »
- 2:43Invité politiqueFait
« Il faut évidemment organiser le maximum d'interpellations immédiates avec des faits avérés et de condamnations immédiates. »
- 4:05Invité politiqueFait
« C'est ce que je répète. C'est aujourd'hui, comment on peut accepter d'avoir des camps qui sont des camps d'entraînement terroristes, sur le plateau des Mille Vaches, par exemple, en Limousin. »
- 4:37Invité politiqueFait
« C'est, effectivement, à ceux qui laissent cette gangrène prospérer. »
- 5:12Invité politiqueFait
« On a aujourd'hui un certain nombre d'ex-zadistes de Notre-Dame-des-Landes, de Black Blocs, y compris parfois qui viennent de l'étranger, qui se retrouvent dans certains villages sur le plateau de Millevaches où Jean-Luc Mélenchon va en pèlerinage chaque 11 novembre. »
- 5:30Invité politiqueFait
« Où des individus se regroupent, s'entraînent à la guerrilla urbaine, acquièrent du matériel, qui est du matériel lourd, du matériel d'attaque contre les policiers, se préparent à la garde à vue, se préparent donc à de la lutte urbaine. »
- 6:26Invité politiqueFait
« Je rappelle qu'un jeune militant a été tué à Lyon par des groupuscules proches de l'extrême-gauche. »
- 6:59PrésentateurChiffre
« Gérald Darmanin, l'an dernier, expliquait qu'une place de prison, c'est 400 000 euros. »
- 7:21Invité politiqueChiffre
« On n'a jamais autant dépensé d'argent public qu'en France, 57% de la richesse produite. »
- 7:32PrésentateurChiffre
« 63 000 places pour 90 000 des prisons. »
- 7:42Invité politiqueChiffre
« Parce que, depuis 20 ans, on sait qu'il monte entre 15 000 et 25 000 places de prison. »
- 8:29Invité politiqueFait
« c'est-à-dire de sélection avant le premier tour, de quart de finale avant la demi-finale qui est le premier tour, soit organisée. »
- 10:03Invité politiqueFait
« C'est une alternative ORN que je combats. C'est une alternative à la gauche et à l'extrême gauche. »
Temps de parole
- David Lisnard73 %
- Présentateur22 %
- ?5 %
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7h43, l'invité d'RTL Matin, bonjour David Lissnard, vous êtes président de l'AMF, l'association des maires de France, président aussi de Nouvelle Énergie, maire de Cannes et candidat à la présidentielle. La nuit semble avoir été calme, il y a quelques instants sur X, Sébastien Lecornu a annoncé de nouveaux couvre-feu à venir la nuit prochaine, ils ont semblé fonctionner la nuit dernière. Est-ce que ça y est, David Lissnard, les autorités ont trouvé la bonne réponse, enfin
?
Personne ne le sait, et on le verra lors des prochaines manifestations. Il faut se réjouir que la nuit ait été calme. La difficulté aujourd'hui, c'est d'analyser comment les renseignements n'ont pas pu identifier de façon plus précise et sérieuse les menaces qui pesaient, qui étaient organisées par des groupuscules d'ultra-gauche. Je pense à l'incendie de l'hôtel de ville de Limoges.
Mais dans l'immédiat, les couvre-feu, c'est une bonne mesure ? Ça
peut être une bonne mesure circonstanciée, provisoire dans certains endroits. Ce qu'il faut regarder en détail, c'est comment c'est appliqué dans la durée. J'ai trop d'expérience pour savoir qu'on annonce des choses, qu'on organise les moyens pendant quelques jours et puis que ça ne tient pas dans la durée. Donc il faut regarder dans la durée ce qui se passe. Mais aujourd'hui, évidemment, pardonnez-moi cette facilité, il est tellement souhaitable, c'est ce qu'on disait hier devant les mairies, qu'il y
ait
un retour à l'ordre. L'ordre conditionne tout le reste. L'ordre conditionne la liberté,
l
'ordre conditionne la prospérité, l'ordre conditionne évidemment la paix. Donc c'est indispensable.
Est-ce que vous craignez que cet ordre soit à nouveau menacé samedi prochain ? La coordination des Gilets jaunes à l'origine des manifestations de ce week-end annonce un acte 2 samedi. Vous redoutez un nouvel embrasement
? Oui, oui,
bien sûr. On attend la prochaine vague puisqu'à chaque fois ça remonte. Je le disais lorsque j'étais interviewé par vos confrères ou consoeurs après ce qui a accompagné la victoire du PSG avant les émeutes urbaines après la
meurtre de Naël. Parce qu'après la victoire du PSG en Ligue
des Champions, on le rappelle, il y a eu beaucoup de violences, notamment dans votre ville.
Oui, qui avaient été dévastées avant les violences urbaines de Naël, etc. C'est-à-dire qu'on voit à chaque fois une montée du degré de violence avec plusieurs phénomènes, mais tout le monde les a commentés. C'est-à-dire qu'il
y a
les effets de meutes, de pillages, de destruction qui montrent la déflagration culturelle et civilisationnelle dans laquelle on est. Et puis, il y a une partie beaucoup plus politique et insurrectionnelle, organisée, qui certainement est la cause de l'incendie de l'hôtel de ville de Limoges.
Et donc on fait quoi ? Est-ce qu'il faut déployer l'armée comme l'évoquait ici même à votre place hier, Gabriel Attal ?
Il y
a
un travail immédiat à faire, c'est de revoir la doctrine d'emploi de la police. Moi, je le dis depuis longtemps, je ne dis pas quand c'est à chaud,
c
'est-à-dire d'intervenir beaucoup plus vite et beaucoup plus fort, dès le début des embrasements. Ce qui est la seule façon de retrouver l'ordre de façon juste et sans nuire à la liberté de manifestation qui fait partie de la liberté d'expression et qui est un bien précieux. Il faut évidemment organiser le maximum d'interpellations immédiates avec des faits avérés et de condamnations immédiates, c'est-à
-dire
qu'il faut beaucoup mieux coordonner les forces de l'ordre et créer des lieux où les
jugements sont très rapides, comme
ça a
pu
se faire en Angleterre à l'époque ou aux Pays-Bas. Là,
il y a des comparutions
immédiates. David Isdard,
des pleines
de prison jusqu'à 5 ans ont été
prononcées hier. Non,
prononcées hier,
c'est ce qu'il y a dit. Oui, on
verra dans l'exécution des choses, comme toujours, madame. On a tellement de recul, c'est une expérience, pour savoir que des multi-multi-récidivistes qui sont condamnés, on les retrouve sur les points de deal et dans nos rues, dans nos communes, parce que ça, c'est la réalité. J'attends de voir dans la réalité de l'exécution des choses, comme toujours, l'exécution des choses, comme en entreprise, là aussi, l'exécution des choses. Mais ce qui est sûr, c'est qu'avant de revoir le système pénal, avant de revoir les causes de tout cela,
c
'est-à-dire comment on arrive à retrouver une autorité dans notre pays, la sanction doit être beaucoup plus rapide. Mais
l
'intervention du président de la République qui vous dit « la République sera implacable », toutes ces formules-là, elles ne font trembler personne. Le soir même, les émeutes reprenez. Donc, on verra. Voilà.
Vous êtes candidat à la présidentielle, David Isdard. Vous, à l'Élysée, qu
'est
-ce que vous auriez mis en place qui aurait peut-être empêché l'hôtel de ville de Limoges de brûler
? C
'est toujours facile de façon rétroactive. Donc, j'invite à, là aussi, à regarder ce que j'ai écrit et dit avant. C'est-à-dire, c'est ce que je répète. C'est aujourd'hui, comment on peut accepter d'avoir des camps qui sont des camps d'entraînement terroristes, sur le plateau des Mille Vaches, par exemple, en Limousin
?
On sait très bien.
Alors, je vous ai déjà entendu, sur d'autres antennes, parler de ces camps terroristes sur le plateau des Mille Vaches. Sans vouloir vous faire offense, j'imagine que si vous, vous êtes au courant de
l
'existence de camps terroristes sur le
plateau
des Mille Vaches, les renseignements, les autorités le sont aussi. Ce que vous êtes en train de nous dire, c'est que les autorités laissent
des terroristes, c'est moi que vous employez, s
'entraîner dans le pays tranquillement.
Oui, c'est pas à moi que vous faites offense. C'est, effectivement, à ceux qui laissent cette gangrène prospérer. C'est
qui sont ces
terroristes, David Lysnard ? Je vais
vous le dire. Pourquoi je dis terroristes et qui ils sont ? Évidemment, parce que tout le monde critique Étape sur l'extrême-gauche. À juste titre, je le fais aussi, ils ont une grave responsabilité. Mais ça ne doit pas être la facilité qui exonère la responsabilité dans la désorganisation des pouvoirs publics en France. Il y
a
un problème d'organisation colossale des pouvoirs publics. Pourquoi terroristes ? Terroristes,
c
'est quoi ? C'est imposer sa volonté politique par la terreur. C'est ça, le terrorisme. C'est toujours comme ça, c'est dans l'histoire et historiquement. On a aujourd'hui un certain nombre d'ex-zadistes de Notre-Dame-des-Landes, de Black Blocs, y compris parfois qui viennent de l'étranger, qui se retrouvent dans certains villages sur le plateau de Millevaches où Jean-Luc Mélenchon va
en
pèlerinage chaque 11 novembre.
C'est
une question intéressante, d'ailleurs, pourquoi il va là et pas ailleurs ? Où des individus se regroupent, s'entraînent à la guerrilla urbaine, acquièrent du matériel, qui est du matériel lourd, du matériel d'attaque contre les policiers, se préparent à la garde à vue, se préparent donc à de la lutte urbaine.
Donc là, vous demandez des comptes à qui, en fait ? Aux autorités qui laissent faire ça ?
Oui, je pense qu'il faut vraiment qu'on regarde dans le détail comment on a pu laisser prospérer cela. Beaucoup de professionnels de la sécurité en place aujourd'hui, qui fournissent des éléments en off, si vous me permettez l'expression là aussi, nous disent qu'ils ont énormément de difficultés à obtenir des mises sur écoute de groupuscules d'extrême
-gauche. Et vous vous demandez quoi
en honne à Gérald Darmanin, à Laurent Nouniez, le ministre de l'Intérieur ? Vous leur demandez d'intervenir comment ?
Mais essayer de ne pas attendre l'embrasement pour mener un travail méthodique, rigoureux, sans rouler des mécaniques, de démantèlement, d'interdiction de tous ces groupuscules, comme il faut le faire pour tout groupuscule séparatiste, qu'il soit d'extrême-gauche ou d'extrême-droite. Je rappelle qu'un jeune militant a été tué à Lyon par des groupuscules proches de l'extrême-gauche. J'attends une action déterminée, méthodique, contre cela.
Indépendamment de l'évolution du droit, de la détresse carcérale dans laquelle on est en France, dans le pays qui a le record du monde de la dépense publique, quand on a une justice totalement paupérisée, tous ces moyens-là doivent être évoqués pendant la campagne présidentielle.
Et vous vous proposez, par exemple, de construire 20 000 places de prison. Gérald Darmanin, l'an dernier, expliquait qu'une place de prison, c'est 400 000 euros. Ça fait donc un budget de 8 milliards, 20 000 places ?
C
'est amortissable, c'est 400 000 euros. Là aussi, ce n
'est
pas 8 milliards une année. Ça aussi,
c
'est... Donc, on ne fait pas. Donc, on a... Non,
mais c'est-à-dire que... On répète à longueur de journée qu'on n'a plus d'argent.
Ce qui coûte très très cher, c'est le désordre. On n'a jamais autant dépensé d'argent public qu'en France, 57% de la richesse produite. Et on a un État régalien qui est en déliquescence. Nous avons cette double punition d'avoir une surpopulation carcérale, ce qui est indigne d'une démocratie.
63 000 places pour 90 000 des
prisons.
On
entasse des gens dans des
prisons. Et parallèlement, d'avoir un taux d'incarcération réel qui est inférieur, nettement inférieur à la moyenne nationale. Parce que, depuis 20 ans, on sait qu'il monte entre 15 000 et 25 000 places de prison. Il y
a
des choses à faire dans l'immédiat aussi. Sur les primo-délinquants. Notamment, un réseau d'établissements disciplinaire fermé qui peut être mis en oeuvre beaucoup plus rapidement et qui permettra d'apporter une réponse immédiate. Comme
cela se fait dans
les pays qui fonctionnent, qui fonctionnent mieux ou moins mal, comme les Pays-Bas.
Vous évoquez souvent un exemple. David Isner, sur la fermeté, vous rejoignez Bruno Retailleau, le candidat des Républicains, que vous devancez pour la première fois dans un sondage paru la semaine dernière à 6% contre 5% pour le candidat LR. Alors, on est dans la marge d'erreur, certes, mais quand même. La semaine dernière, Bruno Retailleau n'a cessé de rappeler au micro de Marc-Olivier Fogel que vous étiez amis tous les deux. Vous allez la finir main dans la main, la campagne ?
Moi, je souhaite ardemment que la démarche que je propose depuis plus d'un an, c'est-à-dire de sélection avant le premier tour, de quart de finale avant la demi-finale qui est le premier tour, soit organisée.
On
peut le faire, mais chaque jour qui passe est un jour perdu, qui permettra à la fois d'éviter la
division... Donc, vous continuez
d'appeler à une grande primaire de la droite.
Ouverte, oui. Donc, qui peut à la fois éviter la division qui fait perdre et éviter la compromission des arrangements parce que ce qu'il faut, c'est que la personne qui gagne cette primaire, si elle a lieu, puisse aller jusqu'au bout dans l'intégrité de son projet. Redresser le pays, c'est comme redresser aujourd'hui une entreprise en très grave difficulté, ça ne nécessite pas de compromission. Ça ne peut pas se permettre le luxe de ça. Il faut être très cohérent.
Donc, il faut que les habitants, les électeurs, les citoyens qui sont intéressés par une grande primaire de la droite et du centre puissent se positionner non seulement sur des propositions qui toutes vont plus ou moins converger, mais sur des parcours de vie, sur des personnalités.
Et s'il n
'y a
pas de primaire ? Il faut vous départager. Je
continue mon chemin. J'ai une démarche méthodique. Je n'accepte plus pourquoi j'y suis allé. Ce n
'est
pas ma première vocation. Parce que je n'accepte plus de faire des campagnes pour des personnes qui n'auront pas au bout du geste. Vous
pensez qu
'il
n'irait pas au bout du geste ?
C'est-à
-dire que, autrement, je ne me serais pas présenté. Il faut être sincère jusqu'au bout. Le fait, aujourd'hui, on doit proposer un changement qui soit à la fois radical et raisonnable, et rationnel, face, évidemment, à ceux qui nous gouvernent aujourd'hui et qui nous ont conduits dans le mur. Et, ce changement, cette rupture doit être claire et net. Donc, l'alternative que je propose, c'est une alternative ORN que je combats. C'est une alternative à la gauche et à l'extrême gauche. Et c'est une alternative à ce qu'on a appelé la Macronie qui a échoué dans beaucoup de domaines. Le régalien, l'éducation et l'instruction, la sécurité,
David Disner va pas
avoir le temps de faire tout le procès de la Macronie avec vous ce
matin. Non, ce
serait trop long.
Signale la sortie de votre livre.
Au moins, l'inventaire
procès, ce ne serait pas la vocation, l'inventaire.
Les robots, le pape, l'IA et nous. Ça, c'est votre livre qui sort dans huit jours. Dans un instant, c'est Alex Vizorek qui entre en scène.
A
tout de suite. Bonjour.
C'est entre moi et moi.
Bonne journée. Je veux,
je veux, je veux, je veux, je veux, je veux, je veux,
David Lisnard