FRANCK ALLISIO « L'extrême-gauche est un danger pour la France ! » (LCI)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 25 %Attaque 55 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:14ComplaisanteRéponse partielle
Laissez répondre Aurélie Trouvé.
- 3:34OuverteRéponse directe
Je voudrais maintenant revenir sur les résultats des sondages.
- 13:29OuverteRéponse directe
Arrêtons-nous un instant à la colère lycéenne.
- 15:45RelanceRéponse partielle
Pourquoi vous ne condamnez pas ce matin ce qu'il s'est passé ?
- 23:51OuverteRéponse directe
Vous savez très bien que certains commentateurs ont mis ces deux images côte à côte.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:59InvitéChiffre
« Marine Le Pen, 35%. Elle est dans tous les cas de figure au second tour, et dans tous les cas de figure, c'est elle qui gagne. »
- 2:28InvitéChiffre
« Marine Le Pen, 69% contre Jean-Luc Mélenchon, 31%. Et face à Édouard Philippe, Marine Le Pen, 57% contre Édouard Philippe, 43%. »
- 3:52InvitéFait
« Nous, les sondages nous ont toujours sous-estimés, déjà. »
- 4:18InvitéChiffre
« Il y a une ferveur, il y a 380 000 soutiens maintenant qui parrainent la candidature de Jean-Luc Mélenchon. »
- 4:38InvitéFait
« Résultat, le nouveau Front populaire l'a emporté. »
- 5:02InvitéFait
« Ce que je sais, c'est qu'en réalité, Jean-Luc Mélenchon est l'Éric Zemmour de gauche. »
- 5:46InvitéFait
« même s'il est arrivé au second tour, ça fait gagner l'autre. »
- 7:30InvitéChiffre
« En 2022, avant le premier tour, donnaient Valérie Pécresse entre 8 et 9,5%. Elle arrive à 4,7%. »
- 14:19InvitéFait
« Parce qu'en ce moment, on a des classes qui sont à 35 et plus de 35 dans les lycées. »
- 15:24InvitéChiffre
« Encore 4 000 enseignants en moins dans cette rentrée scolaire. »
Temps de parole
- Invité29 %
- Invité 218 %
- Invité 317 %
- Invité 415 %
- Invité 514 %
- ?6 %
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Non mais enfin, sur un plateau,
entendre
quelqu'un comme vous reprendre, comment dire, comme argent comptant des allégations de Mediapart où il n'y a pas le début d'une preuve, pas le début d'une preuve, et vous vous souvenez de ça, c'est honteux ce que vous faites madame, c'est honteux, voilà, surtout d'où vous venez, du parti politique d
'où
vous venez.
–
La possibilité d'une intox, puisque vous citiez Mediapart, mais l'avocat de Jordan Bardella dit, il est possible, de leur point de vue, évidemment, il défend son client, que Mediapart même ait été intoxiqué par défaut, pour vous c
'est
une hypothèse qui n'existe aussi ? – Qu'une idée. – Non franchement, aucune idée sur tout ça, enfin, je ne
vais
pas dire de bêtises. – Après, vous savez, vous avez le droit d'être intoxiqué, mais vous avez une responsabilité,
c
'est-à-dire que vous ne pouvez pas sortir, enfin moi je me mets à la place d'un Jordan Bardella qui n'aurait pas prononcé ses mots, faisant cet exercice, je veux dire, ce qu'on vous fait est une attaque terrible, donc la responsabilité doit être à la hauteur, c'est
-à
-dire que si c'est vrai, je dirais, les Français ont le droit de savoir, et ça pourrait changer le visage de
l
'élection présidentielle, parce qu'en cascade, il y a plein de questions qui se posent.
–
Bien sûr. – J'imagine bien que si le chef du parti est comme ça, qu'est-ce que ça veut dire derrière, sur les candidats, etc.
–
Et en sens inverse,
je
vous le redis, même s'il y
a
eu une intoxication de Mediapart, je pense, si vous voulez, qu'ils ont pris une responsabilité très lourde, et donc à la fin, il va forcément y avoir une clarification qui va se faire au détriment de l'un ou le deux. Et on va le savoir, à mon avis, effectivement, je suis d'accord avec vous, on va le savoir assez rapidement.
–
On entendra tous les points de vue sur ce point, et aussi dans quelques instants, on entendra l'avocat, dans une interview plus longue, l'avocat de Jordan Bardella, qui entre dans un luxe de détails sur les premiers contacts qu'il a eus, sur ce qu'il estime être, les informations qu'il a eues de Jordan Bardella lui-même, et il conteste, on le rappelle, les faits, on l'entendra dans quelques instants. Tout ça, évidemment, prend une dimension de plus importante sur fond des sondages. Restons sur ces derniers sondages qui ont fait événement, qui montrent que le RN a, pour lui, des sondages très importants.
Intention de vote, pour le premier tour, la présidentielle, c'est Tolunaris Interactive pour RTL et M6. Marine Le Pen, 35%. Elle est dans tous les cas de figure au second tour, et dans tous les cas de figure, c'est elle qui gagne. On peut même détailler ici, Marine Le Pen, 35%, Mélenchon, 18%, Édouard Philippe, 16%, Raphaël Guzman, là c'est l'hypothèse Guzman qui a été testé, 10%. Et pour les seconds tours, Marine Le Pen, 69% contre Jean-Luc Mélenchon, 31%. Et face à Édouard Philippe, Marine Le Pen, 57% contre Édouard Philippe, 43%. Même contre Édouard Philippe, étoile journal. Oui, et ça c'est très surprenant.
Alors ça peut changer, vous savez, en septembre, on en connaît beaucoup des présidents de la République de septembre qui ne sont pas arrivés à l'arrivée. On a la liste, elle est quand même très très longue. Édouard Balladur, par exemple, on a un Juppé, il y en a eu beaucoup, beaucoup, beaucoup. Mais ça, c'est beaucoup plus surprenant. En revanche, ça confirme une chose qui est absolument certaine, c'est que le meilleur candidat en face pour Marine Le Pen, au deuxième tour, c
'est
Jean-Luc Mélenchon. Ça, c'est le cas le plus favorable, le plus facile. Jean-Luc Mélenchon, c'est le cas préféré de Marine Le Pen. Ça n'est pas son adversaire, c'est son marche-pied. C'est son partenaire préféré. Partenaire particulier, comme disait la chanson. Laissez répondre Aurélie Trouvé. Oui, bah que Le Point, qui est un journal avéré de droite, dit ça, de toute façon.
Un libéral. Je
veux dire,
il n'y a aucune
surprise, vous roulez pour la droite, donc évidemment,
vous dites ça. Un
libéral et un pro
-europé. Mais
non, non, je suis désolée, Le Point est un journal de droite, tout le monde le
sait. Par rapport à vous,
c'est-à-dire. Donc oui, nous sommes à gauche. Alors ça, je vous
le
certifie.
Moi, je voudrais maintenant revenir
sur les résultats des sondages. D'abord, vous aurez noté que maintenant, nous sommes dorénavant
au
second tour.
Nous
sommes qualifiés au second tour dans tous les cas de figure. Et moi, je vais vous dire, d'abord, nous restons humbles avec ça, parce que nous continuons à bosser sur le terrain. Nous, les sondages nous ont toujours sous-estimés, déjà. Mais ce que je vois sur le terrain, j'étais encore à un meeting, il y avait 500 personnes dans ma circonscription à Romainville. Il y
avait
toutes les forces de gauche qui étaient là, en réalité, qui étaient venues. Il y avait les associations, c'était évidemment soutien à Jean-Luc Mélenchon, associations, syndicats, quartiers populaires, de toute génération. Je veux dire, on avait, je ne sais combien de meetings en même temps, à 500 personnes. Plus, évidemment, plusieurs meetings, vous l'avez vu avec Jean-Luc Mélenchon, à plusieurs dizaines de milliers de personnes. Bon, personne d'autre ne fait ça. Il y a une ferveur, il y a 380 000 soutiens maintenant qui parrainent la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Donc, il y a une dynamique énorme sur le terrain. Et je veux dire une dernière chose.
C'est qu'en 2024, souvenez-vous, tout le monde disait, tous les sondages disaient, évidemment, l'extrême droite va l'emporter, les élections à l'Assemblée nationale. Résultat, le nouveau Front populaire l'a emporté. Et moi, je sens la même dynamique. Je ne crois pas que ce pays votera pour un parti que je considère aux idées racistes. En 2027, au second tour, je pense que le peuple français n
'est
pas raciste. Et je pense que nous gagnerons au second tour avec une immense mobilisation du peuple, de ce peuple. Olivier Aubert, ce sondage. Alors, moi, je ne suis pas voyant ni médium. Je n'ai pas ouvert de cabinet d'astrologie. Ce que je sais, c'est qu'en réalité, Jean-Luc Mélenchon est l'Éric Zemmour de gauche.
C
'est-à-dire que c'est un candidat avec une forte dynamique. Je ne suis pas d'accord avec, d'ailleurs, les résultats de second tour. Je pense qu'il ferait un meilleur score que ce que les sondages disent. Maintenant, aux Républicains, nous savons qu'on peut avoir des campagnes avec des salles pleines et pour autant ne
pas
avoir un résultat qui soit à la hauteur. Il y a une différence à avoir. Là, vous avez une humilité quasi papale. Il
faut toujours faire un peu de taux
d'érision, vous savez. Ça ne fait pas de mal dans cette époque d'égo. Et donc, mais le sujet n'est pas là.
C
'est que, rappelez-vous Zemmour, il y a cinq ans, c'est-à
-dire
que vous aviez, je dirais, une vraie frénésie, beaucoup de gens, un grand mouvement. Et à la fin, comme c'est un candidat extrêmement répulsif, ce qui
est
le cas de Jean-Luc Mélenchon, même s'il est arrivé au second tour, ça fait gagner l'autre. Et nous ne sommes plus, et c'est d'ailleurs l'un des problèmes de la démocratie, dans une logique où les gens cherchent le candidat qui correspond à leurs idées. Et
ils
cherchent, dès le premier tour, à éviter le scénario de deuxième tour qu'ils ne veulent pas. Et c'est ça le problème. C'est qu'actuellement, ils disent, moi, je n
'ai
pas envie d'avoir Le Pen-Mélenchon, je n
'ai
pas envie de choisir,
je
n
'ai
pas envie d'avoir la victoire de Le Pen, ou je n
'ai
pas envie de voir la gauche perdre. Et tout ceci rétroagit. Et donc, la question, c'est qu'est-ce qui va se passer dans les mois à venir ? Évidemment, vous me permettrez quand même de parler de mon candidat, Bruno Retailleau. Je pense qu'Édor Philippe n'est pas le bon candidat pour mettre en échec ce duel. Pourquoi ? Parce qu'il est macroniste, et qu'il y a un fort rejet, après le bilan catastrophique qu'on a des macronistes, et par conséquent, si
on
le substitue un autre candidat de
l'art.
Donc, M. Retailleau a été ministre, je le rappelle. Oui,
oui,
un
petit détail. Un petit détail. Un petit détail
pour éviter que les vôtres le soient. Et d'ailleurs, nous en bénissons tous les jours, si je puis me permettre, une métaphore papale. Non, mais le problème de ces sondages, ils sont tout à fait justes. C'est pas ça la question. Les gens expriment des préférences, et probablement qu'elles sont représentatives. Mais ça ne tient pas compte des effets de vastes communicants de dernière minute et du vote utile dès le premier tour. Et quand on présente plusieurs candidats, les gens pourront aller assez loin pour aller voter pour un candidat qui, au deuxième tour, aurait au moins une chance de battre Marine Le Pen.
Et donc, en réalité, quand on dit Édouard Philippe, quand on aime Édouard Philippe et Gabriel Attal et Bruno Retailleau, et même Raphaël Glucksmann, tout ce bloc du cercle de la raison, comme dirait Minc, comment dire, il y aura des vastes communicants. Et souvenez-vous de Valérie Pécresse en 2022. Jean-Luc Mélenchon remontait dans les sondages. Il
y
a eu une grande trouille à l'époque, d'un deuxième tour, Le Pen-Mélenchon. Et qu'est-ce qui s'est passé ? Il y
a
énormément de gens qui voulaient voter Pécresse et qui ont voté Macron dans l'isoloir. Ils ont décidé dans l'isoloir. Les trois derniers sondages, je les ai regardés, en 2022, avant le premier tour, donnaient Valérie Pécresse entre 8 et 9,5%. Elle
arrive
à 4,7%. Est-ce qu'il existe...
C'est-ce que je
décrivais tout à l'heure, les gens cherchent à éviter des scénarios de deuxième tour ? Est-ce qu'il existe encore ce cercle de la raison ? Je ne
sais
pas si on peut rappeler le scénario. Il
est
plus réduit. Le Pen-Mélenchon. Est-ce que ce serait la catastrophe que certains prédisent ? Rappelez-vous, en 1981, une certaine droite bourgeoise qui disait « ça va être l'enfer, les chars soviétiques sur les Champs-Elysées ». On a vu, quand Mme Méloni est élue en Italie, dans l'autre camp, il y
a
ceux qui disent « Ah voilà, vous allez voir, ça va être le désastre.
» Ça a lieu
à des résultats économiques plutôt meilleurs que
la France. Ça a lieu à ce rien à voir. Attendez, attendez, le Pen, c'est Salmini, c'est pas Méloni.
Mille et en Argentine, là aussi, on a entendu dire « tout va s'effondrer, etc. » Ils ont leurs problèmes aussi, mais l'économie a plutôt... À chaque fois, vous, peut-être, si je peux faire
l
'écho de... On les trouvait, je ne
sais
pas où vous classez exactement. Mais vous, vous avez tendance à dire « Ouh là là, il faut voter... » Ah non, non, le Pen,
c
'est une bascule dans l'histoire de France. Bien sûr que c'est une bascule. C'est un renversement des alliances fondamentales de la France. C'est l'anti-Europe, ce qui n'était pas Mitterrand. Mitterrand n'était pas anti-européen. Et puis, par ailleurs, Mitterrand l'a prouvé très très vite en renvoyant des diplomates scientifiques. Elle veut rester dans l'euro.
La crise des Pershing en 1983, ils sont restés dans l'euro. Vous savez qu'elle a changé.
Même sur l'euro,
elle a changé. Mitterrand
a accéléré l'intégration européenne. Il a été un des grands artisans de l'Union européenne. Schengen, l'acte unique... C'est pas son meilleur
bilan.
Le traité de Maastricht,
c
'est un renversement fondamental des alliances et de la... On a le droit,
vous savez, d'être eurocritique. On a le droit d'être
eurocritique sans être extrémiste.
Je tiens à préciser. En l'occurrence, c'est pas... Philippe Seguin n'était pas
spécifiquement, si vous voulez, un dangereux fasciste. Donc on a le droit d'être
républicain. Bien sûr, mais Philippe Seguin,
rappelez-vous, après l'adoption du traité de Maastricht, il disait que les engagements sont les engagements, on les tient. Et l'engagement, comme disait le pape d'ailleurs, l'engagement de la parole donnée tout à
l
'heure, c'était très intéressant ce qu'il disait, le respect de la parole donnée. Mais ça n'a rien à voir. Philippe Seguin était contre le traité de Maastricht, mais après, il a dit qu'il faut le respecter. Mais Étienne Gernel, est-ce que le cercle de la raison, comme vous dites, n
'est
pas mal placé ? Quand on voit l'état désastreux des comptes, parce que d'une certaine manière, les gouvernants ont fait du populisme, comment dire, financier, en lâchant les comptes, en faisant n'importe quoi. En tout cas, c
'est ce que montrent les
comptes. Mais c'est absolument vrai. C'est absolument vrai. Et si vous voulez, la faillite quand même de la décennie Macron dans cette affaire est absolument terrifiante. Maintenant, après, il y
a
un argument...
Lui
a essayé de réformer, dans une première partie mondiale. Il
a fait
une bonne première année.
Il
faut le reconnaître ça.
Il
a fait une bonne première année. Ça s'est gâté à partir de 2018. Non, mais l'argument qui arrive après avec les populistes, c'est de dire que ça ne peut pas être pire. Bah, si ! Ça peut toujours être pire. C'est l'argument le plus bête de la Terre. Ça ne peut pas être pire.
Mais bien sûr, j
'ai mon bras qui me gratte, j'ai qu
'à
le couper. On a beau ne pas être en débat, j'ai beaucoup de retard sur beaucoup de questions. Allez -y, répondez directement
à Jernel qui vous dit que
ce serait une
grande oucure.
Au moins sur un premier point, déjà, on est à plus de 7 mois d'une élection. Donc c'est vrai que ça peut bouger. C
'est
la seule chose sur laquelle je serai d'accord.
Allez, répondez-lui
directement. Non, le deuxième point sur lequel je
n
'ai pas répondu, c'est que Marine Le Pen elle-même, elle a eu l'occasion de le dire plusieurs fois, elle considère que ce serait une mauvaise chose d'avoir M. Mélenchon au second tour parce que c'est dangereux pour le pays, parce que ce serait un danger pour le pays, que M. Mélenchon et encore plus ses amis sont dangereux pour le pays. Donc elle ne souhaite pas M. Mélenchon quoi qu'il arrive. Donc ce n'est pas notre marche-pied, c'est notre adversaire, c'est notre ennemi. Troisièmement, vous connaissez très mal M. Jernel l'histoire politique italienne. Mme Méloni n'est pas du tout... Mme Méloni était l'aile droite en rupture avec Alliance Nationale qui est elle-même l'héritière du MSI.
Donc Mme Méloni était à l'extrême droite de l'extrême droite sur l'échiquier italien. Et après Mme Méloni a évolué, a évolué, a évolué, mais en quelques mois. Mais l'exercice du pouvoir a-t-elle changé Mme Méloni ? Mme Méloni était beaucoup plus à droite que Marine
Le Pen. D'ailleurs c'est la
principale différence. Quand on
dit qu'il y a une
différence entre Marine Le Pen et Mme Méloni, elle est
là. Mme Méloni ne veut pas voir Mme
Méloni. Vous avez 20 ans de retard sur les
positions du rassemblement national. C'est la fête d'Étienne Jernel. C'est une
attaque
de... Écoutez Marine Le Pen depuis des années et des années. Sur l
'OTAN, sur l'Union Européenne, le non-respect des traités sur la contribution française à l'Union Européenne, tout ça est complètement dingue. C'est une politique de rupture.
Mais
tout le monde
a une
ristourne sur la contribution nette de l'Union Européenne. Les deux tiers des États membres l'ont eu. On est les seuls à ne
pas
l'avoir
demandé. Et soyons honnêtes, on ne tient pas... C'est une chose de demander... 17 pays sur 27... C'est une chose de dire qu'on ne va
pas. On ne tient pas les déficits prévus, pas du tout. On les piétine. Donc de toute façon, en termes de promesses des États membres actuellement, c'est comme ça. En tout cas, moi je
récuse... Moi
je récuse la phrase « le cercle de la raison ». C'est vraiment une expression que je déteste parce qu'elle a été utilisée par tous ceux qui ont en fait ont cherché à bloquer le processus démocratique en expliquant qu'il y avait des sachants, des gens intelligents, qu'il n
'y
avait qu'une seule politique possible et que par conséquent, si on en dérogeait, eh bien ça irait de mal en pi. Moralité, ça va de mal en pi. Et parmi les gens très intelligents, on a eu le Mozart de la finance, dont on a vu d'ailleurs qu'il y a eu la phase Jupiter, qui a été effectivement une grande symphonie. On a eu Don Juan, c'était très bien. Et ça se termine en requiem. Donc, à un moment donné, Bruno Retailleau n'entend pas être, entre guillemets, il va t'en être raisonnable. Il y
a
des propositions qui sont raisonnables, mais il ne s'inscrit pas, je dirais, dans cette tradition politique consistant à vouloir bloquer le jeu démocratique. Après, les Français feront leur choix. Et si on a envie de faire des barrages aux uns et aux autres, on a tous des préférences, là on assumera. Mais de toute façon, on parlait de la rupture du RN, la victoire d'un Jean-Luc Mélenchon serait une rupture au moins aussi importante que celle de Marine Le Pen. Votre réaction,
ces images qui vont
suivre. Arrêtons-nous un instant à
la colère lycéenne.
Cette élection présidentielle s'écrit très très vite. Il y a en ce moment, dans un certain nombre de lycées de France, des événements qui peuvent peut-être changer la perception des prochains jours. Mouvement national de mobilisation des lycéens, avec des blocages par dizaines. Plusieurs revendications.
On
entendait tout à l'heure Bali Bagayoko parler de ces lycées où les rats sont lâchés, où on étouffe l'été, et où on meurt de froid l'hiver, etc. Ces images de violence, est-ce qu'elles peuvent faire changer la perception ?
Mais
moi, la première chose dont j'ai envie de parler, et je vous le dis ça parce que j'ai mes enfants en école publique, en Seine-Saint-Denis, donc je vis la réalité à travers mes enfants de ce qu'est l'école publique aujourd'hui. Je vais vous dire pourquoi ces jeunes, ils se mobilisent et ils ont raison pour des conditions dignes d'enseignement. Parce qu'en ce moment, on a des classes qui sont à 35 et plus de 35 dans les lycées. Parce qu'en ce moment, il n
'y a
pas d'assistante sociale, il n
'y a
pas d'infirmière, il n
'y
a pas à fortiori de médecins ou de psychologues dans des lycées où il y a plus d'un millier d'élèves. Je veux dire, c'est catastrophique.
Il y a des enfants
porteurs de handicap
qui n'ont pas de AESH. Ce que
vous dites est vrai,
mais est-ce que ça justifie les violences ? La
première violence
qui est
vécue... Regardez, je vous soumets comme ces images. Celle-là, il y a même des images de tir au mortier d'artifice. Or,
à
leur âge, ils sont en âge de raison. Ils
ont tout à fait le droit de manifester, même
d'être provoquant.
Je
vais revenir.
Est-ce que ça vous choque, ces images-là ?
Attendez, je ne vais pas tomber d'abord dans ce piège. Parce qu'à chaque fois, on fait la même chose. On montre des tirs d'artifice de jeunes pour ne pas parler de ce pourquoi. Tous ces
jeunes-là... On en a parlé. Non,
non, mais attendez, c'est quand même le plus important. D'accord ? Pourquoi ils sont mobilisés aujourd'hui ? Parce qu'ils vivent une violence tous les jours de l'année. Et je dis ça avec un peu d'émotion. Tous les jours de l'année, ils vivent une violence. Parce que tous les jours de l'année, il y a des gouvernements qui leur ont enlevé des enseignants. Encore 4 000 enseignants en moins dans cette rentrée scolaire. Mais c'est une honte. Une honte. Et moi, franchement, de voir des jeunes qui se mobilisent simplement pour tout le monde et pour des conditions dignes d'enseignement à minima et pour l'avenir de tout le monde.
Parce que la formation de qualité de ces jeunes, c'est ça qui fera qu'on ait un bel
amir. Et
ensuite, je finis sur les violences. Je veux juste dire, je suis étonnée que vous ne me demandiez pas pourquoi vous condamnez... Madame Trouvé, Madame la députée, condamnez-vous ce matin ce qu'il s'est passé, c'est-à-dire un tir de flashball à 3 mètres d'un adulte policier sur un enfant de 15 ans qui fait qu'il est complètement dévisagé, qu'il n
'a
plus de dents. Pourquoi vous ne posez pas cette question plutôt ?
Parce
que, particulièrement, les adultes envers les enfants, nous devons les protéger, d'autant plus quand c'est la police. Elle est là pour protéger nos enfants.
Moi,
je... Alors, sur les conditions de lycée, le diagnostic qui est fait peut être partagé. Il n'y a pas qu'en Seine-Saint-Denis. Vous avez, à Marseille, dans la ville de mon collègue à droite, je dirais des situations préoccupantes. Appauvrissement général,
il faut dire les choses. Il y a un appauvrissement général. Moi, je suis
frappé de voir, et là, ça va dans le sens de ce que disait Aurélie Trouvé, non seulement dans des quartiers populaires, ça,
c
'est sûr, mais même dans des quartiers, entre guillemets, bourgeois, alors que l'éducation publique, avant, était très, très au-dessus. Maintenant, de plus en plus, les gens cherchent des écoles privées.
Oui,
totalement. D'abord, on rémunère très mal les professeurs. C'est pour ça que Baudreau-Taillot veut les augmenter. Deuxièmement, il y a effectivement le problème du niveau, de l'exigence. On a complètement démantelé, on a abaissé le niveau. Et puis, troisièmement, il y a un sujet d'équipement. Simplement, on ne peut pas dire, parce qu'il y aurait cette violence, on peut légitimer le fait de détruire. C'est-à
-dire
que le fait de détruire une partie d'un lycée ne règle absolument rien. Et donc, la responsabilité d'un homme politique, c'est d'expliquer à ces jeunes que, effectivement, oui, ils ont raison sur le fond, mais en réalité, on ne peut pas cautionner cette violence. Et moi, j'ai été très surpris de voir Balibakayoko, j'ai l'impression, mettre le feu à une poubelle. Il le conteste absolument. Il était sur notre plateau tout à l'heure. Il le conteste
absolument.
Parce
que
quand on l'écoute, si vous voulez, on a une espèce de dissonance cognitive entre le discours et les faits. Mais je crois qu'on doit être responsable. Et donc, le débat à la présidentielle, il y
a
évidemment la condamnation, mais c'est de savoir comment on protège notre modèle social, comment on revient à un système éducatif de qualité, en sachant qu'on a des finances publiques dans un État lamentable, et qu'elles vont finir par aspirer la totalité du budget de l'État, ce qui fait que la situation s'aggravera. Et malheureusement, ce que je reproche à la gauche, et à LFI en particulier, c'est qu'ils ne voient que le diagnostic. Vous avez ceux qui ne voient que les aspects de finances publiques, alors que le vrai débat, c'est un moment de dépasser ces frontières stériles et de réaliser que si on veut sauver l'école, il va falloir comprendre que, oui, d'un côté, il y
a
des économies, et de l'autre côté, il y
a
des investissements. Essayons d'en discuter calmement, parce que ça fait 30 ans qu'on instrumentalise l'école, sans compter ceux qui veulent faire la peau à l
'enseignement privé,
réaction ce soir de Sébastien Lecornu. Tire de mortier, je le cite, incendie, violence aux abords des lycées, rien ne justifie de mettre en danger des élèves, des personnels ou des policiers. Dans ce contexte, des élus de la France Insoumise, parle de vous, appellent à étendre le mouvement. Cette surenchère est irresponsable. Le devoir d'un élu de la République est de protéger les jeunes, d'appeler au calme, instrumentaliser leur colère à des fins partisanes, dit Sébastien Lecornu, est une faute. Pour être très clair, d'ailleurs, Baga Yoko y est allé ce matin, justement pour dire cela, que nous appelons évidemment une mobilisation pacifique et dans le calme, et ça vaut pour tout le monde.
Et je le dis, c'est valable pour les manifestations également de demain, c'est-à-dire que quand il y a un maintien par les forces de l'ordre qui se fait dans le calme, ça se passe dans le calme. Le problème, c'est quand vous avez des policiers, des violences policières, qui lancent des gaz de lacrymogène, qui lancent des tirs de flashball, etc. ça ne fait qu'envenimer et escalader, il
y
a un phénomène d'escalade de la situation. Donc vraiment,
j'appelle moi... Mais vous n'êtes
pas sur le même plan,
la police ?
Oui,
oui, je
le dis... Ah ben, excusez-moi, mais on parle d'un côté de tir, évidemment, nous, nous avons appelé au calme, et aux
mobilisations les plus calmes possibles,
y compris parce que nous pensons que les jeunes, les jeunes, si vous voulez, pour que ça se passe le mieux possible, y compris avec les forces de l'ordre, il faut que ça se passe le mieux, même quand les forces de l'ordre en face sont violentes, parce
qu
'il y a des
forces de l'ordre
violentes.
Ensuite, je...
Je
ne vais pas inverser les sujets. Ensuite... Ça se passera très bien s'ils ne défoncent pas les policiers. Ensuite... Vous voyez bien que quand
même... Non, ben non, je suis désolée. Il y a des policiers qui ont changé en premier.
Ah bon, ben moi, je vais vous poser la question. Est-ce que vous condamnez le tir de flashball à 3 mètres
? Je ne condamne pas, mais je le regrette. Un tir de flashball à 3 mètres d'un gamin de 15
ans qui est dévisagé, défiguré
? Moi, je veux dire,
j'ai peur pour les jeunes, là,
qui vont se
mobiliser dans
les lycées. Si vous voulez, on ait des policiers qui
soient mal formés à l'usage d'armes non-létales, ça existe. Qu'on ait des policiers qui puissent faire des bavures, ça existe. Qu'il
y
ait des policiers qui puissent faire des erreurs, ça existe. En même temps, ils font un travail très compliqué au contact d'une société de plus en plus agressive. Et donc, si on prend ces faits isolés pour en faire une espèce de théorie générale, comme quoi la police ne fait pas son travail, un jour, ces policiers vont vous dire « Ben, vous savez quoi ? Débrouillez-vous pour maintenir l'ordre et vous verrez que les choses ne s'amélioreront pas. » Parce que les policiers aussi, ils ont des problèmes de revenus, de moyens, d'insécurité. Vous avez des gendarmes qui roulent avec des pétrolètes qui sont obligés de mettre le carburant dans leur voiture. Donc, je dirais, il n'y
a
pas des bons et des méchants. Maintenant, si les lycéens ne démolissaient pas les barres de lycée, eh bien, on n'aurait pas non plus des policiers déployés. Donc, reprenons les choses par étapes. Et si vous voulez, arrêtons d'instrumentaliser les choses. Évidemment que c'est regrettable. Si c'était mon fils, vous imaginez bien qu'on se met tous à la place des parents ce soir qui peuvent être démolis ou détruits parce qu'ils peuvent avoir leur enfant. Mais on ne doit pas encourager ces enfants à aller se balader devant des flashballs et à essayer d'attaquer les lycées. Non, par contre, les jeunes aussi ont le droit de manifester. de manifester comme n'importe qui.
Ça
fait partie du droit fondamental de notre République. Les jeunes
aussi
ont le droit à la parole. A partir de quel
âge ? Non, non, mais
écoutez,
je vous le dis, c'est un principe. Les jeunes ont le droit à la parole.
Vous
ne pouvez pas les museler. Quand tous les jours... Le droit de manifestation, ce
n
'est pas la
liberté d'expression, madame. Ce n'est pas la même chose. Je le redis. C'est un droit fondamental de notre République. Et quand tous les jours, ils vivent de manière délétère, des conditions indignes, quand ils sont avec Parcoursup, vous savez qu'il y
a
100 000 jeunes,
100 000 jeunes et plus, qui n'ont aucune affectation. S
'il
vous
plaît, madame,
monsieur,
Julien Franck-Alizio, que tout le
monde t'exprime
là-dessus. Une fois que madame Trouvé aura fait tout son constant, on aboutira à quoi ? On aboutira à toujours la même proposition de la part de l'FI, c'est-à-dire plus d'impôts et plus de dépenses. Plus de dépenses pour plus d'impôts, plus d'impôts pour plus de dépenses. Voilà. C'est
à
dire qu'on ne se posera jamais la question de savoir où vont aujourd'hui les 1 700 milliards de dépenses publiques et sociales si on a un hôpital qui ne
s
'est jamais moins bien porté, une école qui ne s
'est
jamais même portée, une police qui ne
s'est
jamais moins bien portée. C'est ces questions qu'il faut se poser. C'est la maîtrise de nos finances publiques, c'est nos priorités budgétaires qu'il faut se poser. Et évidemment, pour ce qui est de l'ordre public, bien évidemment, l'extrême gauche instrumentalise ce type de débordement. Ce sont des débordements. Ce n'est pas une manière de manifester comme les autres.
Et
donc, évidemment, M. Bouillard, à l'époque, nous avait expliqué que tout cela était de la manip et de l'agit propre. Et c'est scandaleux parce qu'à chaque fois, évidemment, ça met des personnes en danger, ça met des jeunes en danger, et ça bordélise le pays. Il n'y a qu'un but pour LFI, c'est bordéliser le pays. Est-ce que nous avons deux Frances de plus en plus sous les yeux avec les problèmes, évidemment, sociaux qui sont incontestables, mais deux Frances de fait ? Regardez la comparaison que beaucoup vous faites en fait avec ce qui s'est passé ce week-end. Ce sont les images ici de Timothée Delemme du Figaro TV. Les policiers applaudissent. C'est bien une toute autre ambiance, c
'est
un tout autre milieu aussi.
Il
faut dire les choses. Écoutez ce que Aurélien Amel, mon collègue, avait à filmer là lors de la messe, ou en marche de la messe.
Et
j'aimerais vous entendre sur ce face-à-face. Vous savez très bien, un certain nombre de commentateurs, notamment chez vous, au Rassemblement National, ont mis ces deux images côte à côte en regard. C'est le cas de Mathieu Vallée, par exemple, représentant du RN, disant « Le contraste est vraiment saisissant. »
En
haut, il fait une comparaison avec ce qui s'est passé après la victoire du PSG. D'un côté, des jeunes sortant de la célébration du pape au Stade de France, en entendant la Marseillaise. De l'autre, les fous furieux après la victoire du PSG, qui ne respectent rien. Voilà, c'est tout. C'est juste un constat. Darius, vous ne découvrez pas la vie. Dans la vie, c'est normal. Il y
a
des moments de joie, il
y
a des moments de calme, il y
a
des moments de concorde. Et puis,
il
y a aussi des problèmes qui peuvent exister en même temps. C'est normal. La vie, elle est faite de contradictions. On a un pays fracturé, violent. Et ce n
'est
pas ce que dit Mathieu Vallée. Ce qu
'il
veut dire, c'est qu'il y a deux France
en réalité. Oui, oui, j'ai
compris ce qu'il voulait dire. Mais ce n
'est
pas mon propos, non. Je
pense que ça
coexiste, les moments de concorde. Vous savez, vous vous souvenez des JO, tout le monde disait, c'est formidable,
c
'est merveilleux, c'est espèce de concorde, de calme, de machin, etc. Et puis juste après, juste avant. Mais c'est normal. C'est la société qui fait comme ça. Attendez. On découvre quoi ? Il
y
a un axe. On découvre
quoi
? Gernel, Aurélie Trouvé. Vous voyez, il n'est pas si à droite que ça, vous pensiez. Vous
allez vous réconcilier. Mathieu Vallée
confond deux choses. Ce n
'est
pas la même chose des lycéens, qui sont peut-être instrumentalisants, mais qui, si vous voulez, manifestent une colère par rapport à un état des lycées, et puis des jeunes qui profitent d'un événement sportif pour dévaliser les Champs-Elysées. Moi, je ne mets pas les choses sur le même plan. Est-ce qu'on veut parler de deux Frances ? Non. On peut parler de... En tout cas, pour ceux qui mettent le feu sur les Champs-Elysées, de gens qui sont des délinquants, qui ne respectent pas l'ordre légitime. Et dans les discours qui font qu'on ne respecte pas l'ordre légitime, il y a cette critique insidieuse de la police, comme quoi elle serait toujours violente, etc., qu'elle ferait des bavures.
C'est pour ça que, je me rappelle un jour M. Kassovitz, qui avait dit « Je soutiens la police, mais... » C'était sur votre plateau, d'ailleurs, le plateau de l'LCI. J'avais dit « Non, il n
'y a
pas de « mais ». Après, je soutiens la police. »
Qu
'il
y
ait des policiers qui commettent, je dirais, des bavures, il faut les chercher en justice. Mais la police, en tant qu'institution, on la soutient quand on est républicain, de la même manière qu'on soutient la justice et d'autres institutions. Et donc là, il ne faut pas mélanger les choses, et il ne faut pas non plus essayer d'instrumentaliser la messe du pape. Il ne fait pas de politique, et c'est très bien, même si j'ai préféré le spectacle du Stade de France à celui des Jeux Olympiques. Mais ça, c'est mon goût esthétique personnel. – François-Légion.
–
On s
'est
rendu compte
de
Céline Dion, aussi, la messe de
Céline Dion,
si vous voulez. –
Je n'ai pas eu
la
chance
d'avoir habillé Céline Dion. – Sur les goûts esthétiques, avec Julien Aubert, on se rejoint. Non, pour ce qui est de
les
deux France face à face, en réalité, il y a une majorité silencieuse, mais une extrême majorité silencieuse, qui se retrouve dans les images qu'on a vues autour de la visite du pape. Il y a des voyous, il y a quelques sauvages, il y a des délinquants, il y a des criminels, qui font le miel de l'extrême gauche. Deux minorités agissantes. Mais la majorité, la grande majorité de la France, c'est celle qu'on a vue avec le pape, ou en d'autres occasions également. Mais ce n
'est
pas deux France, c'est une minorité, qui encore une fois, fout le bordel, pourrit la vie, et il y a une majorité silencieuse qui s'exprime. – Vous n'êtes pas d'accord avec Céline Dion là ?
–
Non, on n'est pas d'accord là-dessus, tout à fait. – Sur plein de choses. – C'est tant mieux.
–
Mais c'est intéressant, parce que
vous
voyez, sur la question qui est fondamentale sur les deux Frances, en fait, je pense que la question européenne est la vraie question qui divise la politique française. Je pense que la vraie fracture de la vie politique française, vous n'aimez pas l'expression « cercle de la raison », soit... – Je ne vais pas être d'accord, enfin, je vais être d
'accord avec vous sur l'ordre. – Je n'ai pas de problème
avec ça, mais je pense que la question européenne est la vraie question, au fond, qui divise la vie politique française et européenne. Je pense que c'est la vraie fracture. Et vous voyez, deux Frances,
en
fait, dans la politique, en tout cas, je pense qu'il
y
a deux types de partis. Il
y a
ceux qui sont en rupture avec l'Europe et ceux qui ne sont pas
en rupture. – Alors,
est-ce
qu
'il
y a un...