Emmanuel Macron s’est adressé aux Français après les violences en marge de la mobilisation du 17/10.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Ceux qui ont cherché à faire tomber la République auront à en répondre. »
- 0:13Invité politiqueFait
« Le conflit lancé dans le Golfe persique auquel la France n'a pas pris part et dont nous subissons les conséquences. »
- 0:43Invité politiquePromesse
« Le gouvernement fait le maximum pour que cette question essentielle du pouvoir d'achat soit traitée. »
- 1:27Invité politiquePromesse
« À l'égard des casseurs et de tous ceux qui se livrent à des violences, nous serons intraitables. »
- 2:11Invité politiqueFait
« À 6 mois de notre élection présidentielle. »
Temps de parole
- Emmanuel Macron100 %
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Ce qui ont détruit doivent payer. Ceux qui ont pillé doivent rembourser. Ceux qui ont cherché à faire tomber la République auront à en répondre. Il faut aussi regarder lucidement ce qui s'exprime dans le pays. Hier, plusieurs centaines de milliers de nos compatriotes ont manifesté avec la volonté de porter des revendications légitimes. Jamais nous ne devons confondre ces derniers avec ceux qui ont détruit, cassé, pillé. Ces manifestants ont fait part d'une inquiétude sur le coût de la vie, sur le prix des carburants qui trouvent leur source dans le conflit lancé dans le Golfe persique auquel la France n'a pas pris part et dont nous subissons les conséquences.
Je comprends parfaitement leur inquiétude. Le gouvernement fait le maximum pour que cette question essentielle du pouvoir d'achat soit traitée. Et je sais que les Français attendent des résultats concrets et nous continuerons à agir. Depuis plusieurs semaines aussi, notre jeunesse exprime une angoisse profonde dans les lycées comme dans les universités. Une inquiétude sur l'avenir, sur les conditions de vie et d'études, sur la capacité à s'orienter, à se projeter, à trouver sa place dans la société. L'idée qu'il n'y aurait pas de futur désirable en quelque sorte. Je comprends nos lycéens et nos étudiants. Ils sont au cœur de mon engagement politique depuis plus de 10 ans.
Leur parole doit être entendue sans a priori et sans minimiser les difficultés. Notre responsabilité est donc double. Entendre la colère et agir sur ses causes et faire respecter fermement l'ordre républicain. Nous ne devons ni confondre les revendications légitimes avec les violences, ni laisser les violences empêcher que ces revendications soient entendues. Je veux être ici très clair. À l'égard des casseurs et de tous ceux qui se livrent à des violences, nous serons intraitables. L'écoute et le dialogue ne signifie ni la faiblesse ni l'impunité. [grognement] Et mes chers compatriotes, nous sommes à 6 mois de notre élection présidentielle. À 6 mois.
Et donc tous ceux qui aujourd'hui vous expliquent que l'urgence est d'aller dans la rue, de manifester, de créer le désordre, n'ont qu'un but abîmer la République et voler le débat. Les choix d'avenir que vous aurez, que nous aurons à faire dans 6 mois, ils sont essentiels. Et la France est une grande force démocratique. Elle mérite ces débats. Ils doivent se faire dans les réunions publiques. Ils doivent se faire avec les partis et non pas dans la rue par la violence. Ils doivent se faire dans les journaux, sur les plateaux de télévision, dans les rassemblements pacifiques où l'on parle et l'on s'explique dans le respect. Jamais dans le désordre et dans la casse.
Notre pays mérite une belle élection présidentielle dans 6 mois. C'est aussi maintenant qu'elle se joue.
Emmanuel Macron