Macron - Philippe : Jusqu'ici, tout va bien ? #cdanslair 19.01.2017
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 29 %Attaque 26 %Défensif 46 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 53 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:40OuverteRéponse partielle
L'opération Notre-Dame-des-Landes est-elle réussie ?
- 2:57OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce que les Français saluent en effet ? La prise de décision ou la décision elle-même ?
- 5:20OuverteRéponse partielle
C'était risqué politiquement ?
- 6:48OuverteRéponse partielle
Bernard Salanès, dans votre sondage, ce qui frappe le plus, c'est pas vraiment...
- 9:06OuverteRéponse partielle
En effet, si les Français semblent bien accueillir l'abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes reste un problème à régler pour l'exécutif.
- 10:57OuverteRéponse partielle
L'objectif du gouvernement, ne surtout pas revivre le fiasco de l'opération César.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21PrésentateurChiffre
« Selon un sondage Elab, trois Français sur quatre approuvent la décision du gouvernement d'abandonner le projet d'aéroport. »
- 15:24InvitéFait
« Le référendum local, 55% de majorité, et on entend le Premier ministre qui dit que les conditions n'étaient pas réunies parce que le résultat était très équilibré. »
- 21:55InvitéFait
« C'est le premier recul. »
- 28:13PrésentateurFait
« Emmanuel Macron était pour le respect de la décision. »
- 31:55InvitéChiffre
« le texte prévoit notamment une contribution supplémentaire de Londres de 50 millions d'euros pour contrôler la frontière à Calais »
- 32:02InvitéFait
« un traitement accéléré des demandes d'asile pour les mineurs isolés »
- 32:36InvitéChiffre
« réduire drastiquement les délais de 6 mois à 30 jours pour les majeurs »
- 32:40InvitéChiffre
« de 6 mois à 25 jours pour les mineurs non accompagnés »
- 34:20InvitéChiffre
« le projet de loi devrait aussi raccourcir le délai de dépôt d'une demande d'asile de 120 jours à 90 jours »
- 34:27InvitéChiffre
« doubler la durée maximale de séjour en centre de rétention de 45 à 90 jours »
- 46:46InvitéChiffre
« Gérard Collomb a fait 8 points dans les sondages de popularité »
- 48:50PrésentateurFait
« ceux qui vont le plus bénéficier de l'effet sur le portefeuille ce seront les plus riches »
- 49:15PrésentateurFait
« ils ont fait le choix de privilégier leur réforme de la fiscalité des hauts revenus »
- 51:52InvitéFait
« il ne fait rien pour les petits salaires, il ne s'occupe que du pouvoir d'achat des gens fortunés »
- 1:02:06PrésentateurFait
« il ne pourra pas toucher au salaire des fonctionnaires »
- 1:02:18PrésentateurFait
« vous amputez le pouvoir d'achat mais vous allez tailler dans la dépense publique »
- 1:03:33InvitéChiffre
« 4 Français sur 10 considèrent qu'il est encore trop tôt pour juger »
Temps de parole
- Présentateur31 %
- Invité22 %
- Invité 220 %
- Invité 315 %
- ?5 %
- Invité 42 %
≈ 22,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir
à tous, bienvenue dans C'est dans l'air. C'était la semaine de tous les dangers pour l'exécutif. Comment le couple Emmanuel Macron-Edouard Philippe allait-il gérer l'épineux dossier Notre-Dame-des-Landes ? Selon un sondage Elab, trois Français sur quatre approuvent la décision du gouvernement d'abandonner le projet d'aéroport. Paris réussit, en tout cas provisoirement, car la ZAD reste à évacuer. Autre sujet sensible, la politique migratoire. Là encore, la méthode de l'Elysée et de Matignon est à l'épreuve. Pas plus tard que cet après-midi, le défenseur des droits a demandé le retrait de la circulaire Colomb.
Il va falloir encore beaucoup de diplomatie et de travail en coulisses pour faire passer ce texte controversé, y compris dans la majorité. Malgré les obstacles et les polémiques, le Président et le Premier ministre restent très populaires. Ils ont créé un duo qui apparemment fonctionne. Ils ont le soutien de l'opinion, mais jusqu'à quand ? On en parle avec nos invités.
C
'est Nathalie Saint-Cricq, vous êtes chef du service politique de France Télévisions. Mathieu Croissando, vous êtes directeur de la rédaction de l'Obs. Vanessa Schneider, grand reporter au journal Le Monde, ainsi que pour M, le mag à la une du monde, comment Macron assume seul le leadership en Europe. Bernard Salanès, vous êtes politologue et sondeur, président des LAB, cabinet d'études et de conseils. Et donc votre sondage cette semaine sur Notre-Dame-des-Landes. On en parlera dans quelques instants. Bonsoir à tous les quatre.
Bonsoir. Merci
beaucoup de participer à cette émission en direct. Nous attendons bien sûr vos questions par SMS et Internet. L'opération Notre-Dame-des-Landes est-elle réussie ? Nathalie Saint-Cricq, on a deux jours de recul.
Justement avec le recul, moi j'avais cru qu'elle serait un petit peu périlleuse parce que les sondages précédents disaient que les Français étaient attachés à la construction de cet aéroport, qu'on parlerait d'un déni démocratie, un peu ce que la droite a fait avec le référendum.
Et
bien que globalement les gens se disent, Emmanuel Macron, Edouard Philippe avaient dit blanc pendant la campagne et un peu noir après. Et puis finalement, en discutant avec pas mal de gens, en regardant les sondages, on a l'impression que le pragmatisme finalement c'est ce qui plaît aux gens, que le concept de on a reculé, la démocratie, le déni, finalement on crédite Emmanuel Macron et Edouard Philippe de bon sens, de pragmatisme, de volonté d'apaisement. Et puis après, ce que je me dis c'est qu'on va voir effectivement l'évacuation de la ZAD. J'avais peur des images, c
'est
-à
-dire
je me dis si on voit un certain nombre de jeunes gens ou jeunes femmes, ou plus vieux d'ailleurs, c'est-à-dire pas le gentil zadiste ou pas le gentil agriculteur qu'on voit régulièrement, puisque les autres on n'y a pas accès, vu que c'est le parcours du combattant pour pouvoir rentrer à
l
'intérieur, en train de dire c'est génial, on va gagner, on va rester, et qui va avec un risque de contagion, ça je pense que ça sera un peu plus épineux, mais pour l'instant, je veux dire que
je
me suis un peu trompée, peut-être que ça fait partie de l'ancien monde, et que le côté finalement on en a marre, on en a marre de ce feuilleton, au moins ils ont su trancher, ils l'ont bien joué et je trouve que la séquence est plutôt réussie.
Qu'est-ce que les Français saluent en effet ? La prise de décision ou la décision elle-même ? La prise de décision, c'est un dossier, il
faut
le rappeler,
qui
date depuis des décennies dans le paysage, j'allais dire le bocage là-bas, mais aussi dans le paysage politique français, ça a été remis sur la table par Lionel Jospin en 2000 de mémoire, et tous les gouvernements qui se sont succédés n'ont jamais su s'en dépêtrer, que ce soit sous le quinquennat Hollande, que ce soit sous le quinquennat Sarkozy, donc là, dans l'imaginaire collectif, il y avait quand même l'idée d'un truc pourri, moisi, qui durait depuis des années, dont on ne savait plus comment se dépêtrer, et là il
y a
une décision qui est prise, donc je pense qu'il salue d'abord la décision, après il y
a
eu tout un boulot quand même, qui a été fait plutôt finement, parce que c'est vrai que c'est un revirement, c'est un revirement total par rapport aux engagements de campagne qu'avait pris Emmanuel Macron, c'est un revirement qui pose question, parce qu'il y
a
une question d'ordre public, voilà, est-ce qu'il faut laisser des hadistes en l'occurrence, empêcher la construction de quelque chose qui avait été approuvé, voté, il
y
a eu beaucoup de recours en justice, ils ont tous été déboutés, donc ça pose un problème d'ordre public, d'autorité de l'État, et puis ça pose aussi un problème de légitimité démocratique, comme le rappelait Nathalie, puisqu'il y
a
eu cette consultation, qui n'était pas vraiment un référendum, mais une consultation.
Je
pense que la droite a choisi comme cheval de bataille d'accuser, quand on entendait Christian Jacob il y
a
deux jours, accuser Macron de laxisme, c'est la capitulation, c'est le vieux refrain de la droite classique, qui essaie d'intenter toujours, quand il y
a
un gouvernement qui n
'est
pas de son bord au pouvoir, l'idée qu'il serait complice avec les voyous ou avec les délinquants, je ne
pense
pas que c'était le bon angle d'attaque, qu'il était sans doute sur la parole donnée et la légitimité démocratique. Mais ils ont fait un boulot plutôt pas mal, parce qu'ils ont confié une mission à des experts, qui ont rendu leur rapport, qui a permis déjà de faire
que
tout le monde se fasse à l'idée qu'une décision serait prise, et plutôt dans ce sens-là, et puis après il y
a
un travail de déminage qui est compliqué, avec les élus locaux qui soutenaient le projet, mais il faut reconnaître qu'ils ont pris la décision, elle est plutôt saluée, et ça lui permet en plus maintenant d'afficher une forme de fermeté, un rôle qui fait tenir à Nicolas Hulot, ce qui est assez drôle, qui dit « Non, allez, vous êtes sympas les amis, mais il faut partir d'ici le 30 mars ». Donc on verra ce que ça donne, pour l'instant en tout cas, sur ce dossier qui a été épineux. Souvenez-vous, quand le gouvernement héros, le gouvernement Valls, avait eu du mal à s'en débrouiller, là la décision est prise, c
'est
plutôt pas mal. Politiquement c'était extrêmement risqué, on peut rappeler en effet, qu'Emmanuel Macron pendant la campagne, Vanessa Schneider, avait dit « Il faut respecter le résultat du référendum
» qui avait donné… Donc c'était
extrêmement risqué politiquement ?
C'était risqué, et là on s'aperçoit qu'il y a finalement plus de bienfaits, il en retire plus de bénéfices que prévu. Pourquoi ? Parce qu'il arrive à calmer la plus grande opposition qu'il avait, qui étaient les Insoumis, qui ont salué, l'ensemble de la gauche en gros a salué cette décision, et c'était la partie de l'électorat qui était la plus critique envers la politique d'Emmanuel Macron, c'était cette partie dont il s'était coupé avec les réformes économiques précédentes. Donc avec cette décision, il renoue d'une part avec toute cette gauche en leur donnant quelque chose et finalement en l'asséchant un peu, et l'autre évidemment gain politique,
c
'est de garder Nicolas Hulot au sein de l'équipe gouvernementale. C'est pas neutre, puisque Nicolas Hulot est une personnalité extrêmement populaire chez les Français, c'est un gouvernement qui a peu de tête d'affiche, donc Nicolas Hulot fait partie des rares têtes d'affiche, des rares ministres que les Français identifient. Nicolas Hulot avait déjà avalé beaucoup de couleuvres sur le glyphosate, sur l'alimentaire, et il avait fait savoir à plusieurs reprises que s'il n'était pas sur Notre-Dame-des-Landes, si la décision n'était pas la bonne, il pourrait quitter le gouvernement, ça aurait été un couac assez dommageable.
Donc non seulement il garantit sa cohésion gouvernementale, mais il donne des signes à une gauche qui s'éloignait de plus en plus et qui était très pessimiste par rapport à son bilan économique.
Bernard Salanès, dans votre sondage, le sondage ELAB, ce qui frappe le plus, c'est pas vraiment, après tout, on pouvait imaginer que les Français, oui, pouvaient donner un avis favorable à cette décision. Non, c'est le chiffre. 74%, c'est
énorme
! Tout à fait, vous avez raison, l'ampleur nous a surpris, m'a surpris chez ELAB, mais il faut dire aussi qu'on a le même score pour la deuxième face de la décision, qui est l'évacuation annoncée de la ZAD. Trois quarts des Français soutiennent en même temps, pardonnez-moi c'est facile, mais là en l'occurrence ça s'impose, l'abandon du projet et l'évacuation annoncée.
Ce qui veut dire, et c'est là le risque pour le gouvernement, que si une partie de l'opinion considère que c'était sans doute, non pas la meilleure solution, et le gouvernement le sait bien, mais en tout cas la moins mauvaise des solutions, ça ne peut être accepté que si l'autre pan de la solution, c'est-à-dire l'évacuation annoncée, le retour de l'ordre, est réalisé. Si ça ne l'était pas, le gouvernement serait incontestablement affaibli. Mais je l'avoue, et je suis comme Nathalie, on pouvait penser que pour l'opinion, l'autorité c'était, un, les CRS et deux, les bulldozers. Non, l'autorité c'était de prendre la décision.
Et c'est vrai que cela tranche d'une certaine manière, en tout cas c'est ce que montrent les enquêtes, avec le sentiment que pendant longtemps, cette décision n'avait pas été prise, y compris, et je pense que ça a beaucoup frappé les gens, y compris au lendemain du référendum. Et c'est vrai que beaucoup d'entre eux se disaient, mais pourquoi, dans un premier temps, avant le référendum, alors qu'un élu local de cette région était Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, après le référendum, alors qu'il y avait cette légitimité, pourquoi cette décision n'a pas été prise, là c'était sans doute le bon moment, et comme Mathieu Croissando,
c
'est vrai que
la
méthode qui a été utilisée, et la méthode, vous
savez,
on la sous-estime parfois dans le jugement de l'opinion. Quand on prend un autre exemple, le Code du Travail, regardez la différence entre la loi El Khomri et la réforme du Code du Travail Macron. Je ne
dis
pas que ce sont les mêmes textes, le contexte est différent, on est post-présidentiel, mais on voit bien que la méthode compte. Ce sentiment qu'il y a eu consultation, qu'il y a eu dialogue, qu'il y
a
eu écoute, je pense qu'on reparlera sans doute du Premier ministre dans ce moment-là, a pu aussi influer sur la perception. Mais tout n'est pas gagné pour le gouvernement. L'autre volet de la décision, l'évacuation de la ZAD, à mon avis, tranchera, et on verra si le crédit donné se transforme en crédit vraiment acquis durablement.
En effet, si les Français semblent bien accueillir, l'abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes reste un problème à régler pour l'exécutif. Certains occupants ont d'ores et déjà annoncé qu'ils ne quitteraient pas la ZAD avant la date butoir du 30 mars. Un casse-tête pour le gouvernement qui veut à tout prix éviter de nouvelles violences. Première étape, rouvrir la circulation sur la fameuse route des chicanes qui est fermée depuis 2012. Romain Becker, Clotilde Mravko et Argyal Morrison.
Sur
la départementale 281 qui traverse la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, la circulation des voitures est toujours aussi compliquée aujourd'hui. Réunis hier soir en Assemblée Générale, les 200 à 300 ZADistes qui vivent toujours sur place ont décidé de bientôt la libérer
tout
en maintenant la pression.
Ce
qu'on a dit ensemble,
c
'est que cet enjeu serait pris en charge par nous-mêmes, que l'intervention policière ne ferait qu'envenimer la situation qu'on n'en a nullement besoin. Le
mouvement,
dans son ensemble, va organiser un chantier en début de semaine prochaine pour rouvrir la route,
la
rente circulante pour les voisins, les usagers. Et qu'on est très clair sur le fait que s'il y a persistance des menaces, elle sera rebarricadée pour prévenir à toute expulsion. Voilà donc pour la réponse des ZADistes à l'appel lancé hier matin par le ministre de l'Intérieur. Gérard Collomb leur demandait de lever eux-mêmes les obstacles qui la jalonnent. Nous préférons le faire par la discussion, la négociation, plutôt que de le faire en envoyant un certain nombre d'engins qui le fera à leur place.
Ça ne peut pas tarder,
ça sera d'ici la fin de la semaine prochaine.
L
'objectif du gouvernement,
ne
surtout pas revivre le fiasco
de
l'opération César.
En
octobre 2012,
1000
membres des forces de l'ordre sont déployés
pour
tenter de déloger les occupants de la ZAD.
Après
plusieurs jours d'affrontements dans le bocage,
les
policiers et les gendarmes
sont
contraints de reculer.
Plus
de 5 ans plus tard,
le
gouvernement mise sur l'abandon du projet pour calmer les tensions.
Et
pour éviter d'envenimer à nouveau la situation, la présence policière se veut discrète, cantonnée aux abords de la ZAD.
Ils
sont aux alentours,
ils
font des contrôles au cas où on veut faire rentrer des armes, des explosifs, je ne sais quoi. Ils sont complètement dans leur construction médiatique qu'il y aurait des gens dangereux ici. Donc nous, on n'est pas spécialement inquiets. S'ils viennent, on sait comment se défendre. On a toujours été préparés à ça.
Et
puis c'est tout, on vit avec ça. Là, c'est la faim, c'est la paix. Il n
'y a
pas de raison réelle. Ils ont juste besoin d'avoir une apparence de contrôle. Ici, on fait des expériences sur des écosystèmes isolés. Donc il s'agit de recréer des écosystèmes vivriers le plus sauvage possible.
Installés ici depuis 7 ans, ce zadiste s'occupe d'une exploitation agricole.
Il
n'a aucune intention de quitter les lieux. Edouard Philippe et le gouvernement exigent une évacuation d'ici au 30 mars.
Mais
les occupants de la ZAD rêvent d'une autre issue, continuer eux-mêmes d'administrer ces terres sur le modèle du Larzac.
On a un projet à leur proposer. On est prêt à aller dialoguer avec eux pour leur proposer un projet.
C
'est-à-dire que les occupants qui sont là puissent rester pour continuer à vivre et monter leurs projets qu'ils ont menés depuis des années. Les paysans historiques, bien sûr, mais comme l'a dit Edouard Philippe, retrouveront leurs droits et continuent à exploiter normalement.
Et
qu'on gère ce foncier. Il y
a
800 hectares à gérer collectivement, que ce soit l'entité qui gère ce foncier et qu'on puisse en faire une réserve foncière pour des projets de jeunes installés dans des cadres différents. Sauf qu'un nouveau Larzac n'est pas le projet privilégié par la préfète de Loire-Atlantique, chargé des négociations sur l'avenir de la ZAD. Après un demi-siècle de tergiversation, l'État n'en a donc pas tout à fait terminé
avec
Notre-Dame-des-Landes.
On
voit bien avec ce reportage que le plus dur reste peut-être à faire. Ils sont un certain nombre à ne pas vouloir partir.
On
considère qu'il
y a
une nouvelle forme de société, de vivre ensemble, d'exploitation de la terre. Alors qui peut être sympathique pour les gens qui nous regardent, c'est-à-dire le côté des légumes bio, on s'occupe de la terre, on essaie d'éviter toutes les pourritures que les herbicides, les pesticides, tout ça. Donc ça peut être sympathique. Mais à côté de ça, c'est un déni de droit total. C
'est
-à
-dire
qu
'ils
sont installés là. Il
y a
un certain nombre de riverains qui considèrent que parfois, il se passe des petites bavures, c'est-à
-dire
des petites délinquances aussi qui s'organisent. Donc il y a, je vous dis, j'ai l'impression, alors on ne peut pas jamais aller au cœur des ZADistes. Je ne
sais
pas s'il y en a des vrais, mais il y en
a
qui sont beaucoup plus durs. Et puis qu'on dit, on va faire venir les autres. Et puis ce n
'est
pas du tout la fin de quelque chose. Alors certains disent, certains négocient, qui se font notamment par l'intermédiaire de José Bové pour essayer de trouver un modus vivendi avec les agriculteurs. Mais pour eux, ils sont chez eux. Et puis, ils en se tendent bien à continuer à être chez eux dans d'autres lieux. Et c'est ce que je disais tout à
l
'heure, c'est la fameuse jurisprudence. Si on a réussi là, pourquoi on ne réussirait pas ailleurs
? Le
prochain rendez-vous, évidemment, ce sera pour le gouvernement. On a parlé de la communication plutôt réussie. Ce sera les images de l'évacuation. Évidemment, bien sûr, les risques en termes de sécurité et de maintien de l'ordre. Mais moi, j'étais très frappé dans une enquête que nous avions fait en novembre. 40% des Français exprimaient du soutien ou de la sympathie pour ceux qui occupaient le site. Alors, il y a un côté, effectivement, astérix, un côté soutien à ceux qui... Voilà, il y a aussi un mouvement dans l'opinion, on le sait, contre la libéralisation, la mondialisation. Et ça peut être une forme d'incarnation de cela.
Et donc, c'est vrai que les conditions de l'évacuation vont être compliquées. Ensuite, bien sûr, ça pose plein de questions.
Je
veux dire, il
y
a une victime quand même, c'est le référendum local. Le référendum local, 55% de majorité, et on entend le Premier ministre qui dit que les conditions n'étaient pas réunies parce que le résultat était très équilibré. Donc, on comprend que maintenant, pour le référendum local, la majorité, c'est pas à 50%, mais à 70%. Et donc, tous les référendums locaux vont être quand même potentiellement remis en cause. Et ça,
ça
pose des vraies questions au moment où il y a beaucoup de tentatives de démocratie participative. Donc, ça n'épuise pas tous les sujets, évidemment. Vanessa Schneider. Ce qui est très compliqué, c'est qu'il y a environ 300 personnes installées sur cette zone, certains depuis 10 ans. 10 ans,
c
'est quoi ? Pour certains, c'est la moitié d'une vie, en tout
cas
la moitié d'une vie d'adultes, ceux qui sont installés là et qui n'ont absolument pas l'intention d'en partir et qui le disent. Alors, il y a de tout chez les zadistes. Il y a certainement des éléments violents. Il y a aussi des gens qui sont pacifistes, mais qui se sont créés une vie, qui ont créé une petite économie locale, qui ont créé des habitats, qui se sont appropriés une route, la fameuse D-281, et qui n'ont pas l'intention de partir comme ça. Après, il faut vous parler d'images violentes qui pourraient choquer. Peut-être pas tant que ça, parce que c'est vrai que sur le papier, on sent que, il y a ce côté Astérix, le village d'irréductibles.
Et en même temps, on se souvient de la mort de Rémi Fraisse, qui n'avait pas tant ému l'opinion que ça. Il y a aussi beaucoup de Français qui estiment qu'on a affaire en gros à une bande de babacool.
Irréductibles.
Et que si on peut leur taper dessus, ça ne serait pas si grave que ça. Donc, c'est un dossier épineux, parce que, Gérard Collomb l'a dit, évidemment, il n
'a
pas annoncé la date de l'intervention, donc il dit, dans le courant de la semaine prochaine, cette intervention, elle doit avoir lieu, parce que, pour le coup, il n
'y a
plus de point d'équilibre si elle n'a pas lieu et si elle n
'est
pas réussie. C'est-à-dire, si la majorité, en tout cas des addistes, ne sont pas expulsés de la zone, ça sera considéré comme un échec, parce qu'on aura reculé et de l'autre côté, on ne sera pas parvenu à évacuer. Et en même temps, il va falloir, évidemment, doser la violence policière, ce qui est très compliqué, dans ce type de configuration et avec, en plus, de la part des forces de l'ordre, une visibilité, comme le rappelait Nathalie Saint-Cric, qu'ils ne savent pas trop ce
qui
se
passe à l
'intérieur.
En termes d'images, on va assister à coup sûr à une fermeté.
C
'est-à-dire que, là, il prépare le terrain, il dit, oh, j'ai été cool, j'enterre le projet. En revanche, vous sortez dans trois mois. Donc, on va avoir des images assez fermes parce qu'ils tiennent à cette image d'autorité, d'autorité républicaine, de la police. Après, le drame de Sylvain, il les a quand même obsédés. En tout cas, pour ce qui est de Nicolas Hulot, par exemple, on sait que c'est un farouche opposant au projet, mais au-delà de ça, il était vraiment préoccupé à l'idée qu'un drame comme celui-là puisse se reproduire.
C
'était un de ses principaux arguments. Je ne veux pas un nouveau mort comme à Sylvain. Et ça, c'est très compliqué parce que quand vous délogez une ZAD, quand vous êtes sur du maintien de l'ordre ou déloger des gens, même si on a des forces de sécurité qui savent quand même faire le job, on n
'est
jamais à l'abri d'un drame. Donc,
ils
vont être partagés entre la fermeté dans les images et quand même faire gaffe parce qu'un mort qui entache le début du
quinquennat, c'est
surtout qu'on est un point d'inflexion du début du quinquennat quand même avec cette histoire de... C'est la première fois que Macron est pris en défaut par rapport à ce qu'il disait. C'est quand même le président qui disait
«
Moi, je fais ce que je dis ». Là, pour le coup, il fait le contraire de ce qu'il a dit. Et ce point d'inflexion, et on va en parler tout à l'heure, il se joue aussi sur la question des migrants. On voit bien qu'on est à un moment charnière où l'agenda des réformes du début qui était prévu,
qui
était programmé, là, commence à être un petit peu adapté par pragmatisme ou par changement de philosophie. Jusqu'ici, tout va bien, c'est le titre de cette émission. Ça montre en effet qu'on a peut-être, j'allais dire, un peu crié victoire trop tôt dans ce dossier, qu'il reste en effet un énorme sujet à gérer. Regardez cette question SMS. Qu'entend exactement Édouard Philippe quand il parle d'évacuation des zadistes ? Concertation, dialoguer ou usage de la force ? Alors, qu'est-ce qui va se passer maintenant ? Est-ce qu'en effet, il y a, comme vous le disiez, des négociations un peu parallèles qui se jouent
?
Avec
une partie d
'entre eux, probablement. Mais
il n'y a pas
d'autorité représentative
des
zadistes. Il n
'y a
pas d'interlocuteurs. Il
y
a certains interlocuteurs, mais il n'y
a
pas des interlocuteurs qui peuvent se prévaloir du soutien de l'ensemble des 300 personnes de la ZAD. Donc ça,
c
'est extrêmement compliqué. Qu'il y
ait
des discussions, il y en a certainement, mais il y en a depuis des mois, voire des années, des discussions. Et certains sont prêts à partir sous certaines
conditions. Et d'autres, on
aura beau leur proposer tout, ils ne
partiront pas. Donc quel va être le
degré de tolérance de l'exécutif pour laisser certaines personnes rester ? C
'est-à-dire une tolérance, c'est
-à
-dire
une redistribution des terres ou rendre les terres à un certain nombre d'agriculteurs.
C
'est celle
qui avait été
expropriée. Est
-ce qu'on
verra ? Je pense qu'il y a ça. Et puis,
il
y a essayer de déterminer, parce que vous avez raison, il n
'y a
pas de chef des ZADIS. D'ailleurs, c'est contraire à leur philosophie. Donc, probablement, négocier, c'est ce que j'ai cru comprendre, avec les agriculteurs ou avec des semi-ZADIS qui s'intéressent plus à l'exploitation des terres qu'à un projet politique. Parce qu'il y
a
aussi dans les ZADIS des gens qui ont un projet politique, c'est-à-dire qui viennent de toutes les... Alors, il n
'y en
a pas énormément.
On
ne sait pas. On a vu des photos qui étaient sorties. On ne savait pas si elles étaient datées. On voyait des fameuses herces par terre, des catapultes, avec des gens qui avaient l'air de venir de l'Europe entière dans tout ce qui pouvait avoir des espèces de mouvements d'extrême-gauche. Je pense qu'ils vont essayer de mener ça à bien et que leur terreur, quand même, je reviens tout à
l
'heure sur ce qu'on disait, leur terreur, et aussi comme il y
a
des familles, c'est-à-dire des... Enfin, des familles de... C'est idiot, la notion de famille de zadistes, ce n
'est
pas un truc qui s'irrite de père en fils, mais il
y
a des enfants, il y
a
des gamins, ce genre de choses, et ils ont peur. Il faut à la fois que ce soit ferme, comme disait Mathieu, enfin, que vous le disiez tous, comme nous
l
'ont dit tous, ferme pour qu'on voit... Mais si vous avez un gamin qui... Enfin, je veux dire, c'est quelque chose qui peut être absolument... Les gens se diront « Bon, franchement, pour 300 mecs, on n
'avait
qu'à leur foutre la paix. » Et puis, tout cela va se faire,
de tous les médias,
voire même peut-être du monde entier,
au
moins de l'Europe, mais aussi sous le regard de l'opposition qui, elle, n'attend que ça. On a parlé tout à
l
'heure de l'angle. On voit bien que l'opposition veut en faire, certains responsables de droite l'ont dit, un marqueur du quinquennat. Pour résumer, ils veulent faire de Notre-Dame-des-Landes ce que Léonarda a été à François Hollande. Voilà. C'est l'angle de... C'est le premier recul. C'est finalement la preuve que le président de
la
République n'a pas d'autorité. Pourquoi ? C'est vis-à-vis de l'électorat, bien sûr, d'une partie de la droite qui est très sensible, même quand il est séduit par les réformes économiques d'Emmanuel Macron. Une partie de cet électorat reste très sensible aux questions d'autorité, mais aussi vis-à-vis de l'électorat, de l'électorat du Front National. Donc, ce sujet va être très politique au moment de l'évacuation.
Est
-ce qu'on peut revenir sur, j'allais dire presque les coulisses de cette décision
?
On a eu le sentiment d'assister quand même à un jeu de... Un jeu,
tout simplement. À une mise en scène. entre le
Premier ministre qui était en première ligne, Emmanuel Macron qui n'était pas très loin, Vanessa Schneider.
Alors, qui...
D'ailleurs, est-ce que ce n'était pas l'émergence finalement d'Édouard Philippe, le premier vrai crash test ?
Alors, Édouard Philippe, ça s'était un peu moins vu parce que c'est plus lointain, mais il avait déjà été envoyé en démineur sur la Nouvelle-Calédonie. C
'est vrai. Déjà,
c'était le premier dossier où vraiment, Emmanuel Macron laissait à dessein son premier ministre gérer un dossier très complexe où il faut parler à plusieurs interlocuteurs, où il faut essayer de trouver un accord, une synthèse. On voit là qu'il
y a
une répartition des rôles qui n'est pas du tout improvisée entre le président et le premier ministre. Emmanuel Macron sait qu'il ne peut pas jouer tous les rôles à la fois. On lui a reproché le président jupitérien de se prendre pour... Donc, il essaye de faire émerger un peu son premier ministre sur certains dossiers. Certains ministres également puisqu'il y a très peu de visibilité des membres du gouvernement. Donc, on voit des tentatives. Encore aujourd'hui, le secrétaire d'État au développement durable qui était à la centrale de Fessenheim. On essaie de faire émerger comme ça des personnalités du gouvernement. Le Cornu, je parlais de Le Cornu.
Et donc, la répartition des rôles entre Emmanuel Macron en ce moment et Édouard Philippe, elle est finalement assez traditionnelle où Emmanuel Macron se garde les sujets régaliens, aujourd'hui, les voeux aux armées, le sujet des migrants aussi sur lequel il entend incarner une autorité. Alors là, ce n
'est
pas à proprement parler un sujet présidentiel mais en tout cas, c'est un sujet d'autorité. Et puis, il envoie son premier ministre sur des dossiers plus mécano, plus complexe. Mais après, ça ne
veut
pas dire qu'Édouard Philippe gère à gérer Notre-Dame-des-Landes tout seul. Non, la décision est prise par Emmanuel Macron. On a quand même assisté à une mise en scène très finement faite, très bien faite, M. Croissandeau l'a rappelé, avec ce rapport qui ouvrait à peu près toutes les possibilités, donc
qui permettait une respiration.
La visite aussi de
Édouard Philippe, le samedi dernier. C'est une
espèce
de
montée en puissance
jusqu
'à un tête-à
-tête. Ce qui est malin,
il y a eu l'idée que rien n'était décidé et que tout était ouvert, même si on nous préparait gentiment
à
l'hypothèse qui a finalement été retenue. Y compris de nouvelles options. Y compris de nouvelles options. Et la visite surprise, c'était pour nous faire croire, pour nous montrer qu'en gros, jusqu'au dernier moment, on se demandait si Notre-Dame-des-Landes ou pas. Donc il est tout suspect. Après, on nous a raconté, je pense que les journalistes de ce que j'ai entendu n'étaient pas totalement dupes, que lundi soir, il y avait un dîner, le dîner du dernier arbitrage et qu'il s'était vu en tête-à-tête, Emmanuel Macron, Édouard Philippe en se disant « Alors finalement, je pèse le pour, le contre, qu'est-ce qu'on décide ? » Bon,
j
'ai personnellement l'impression que la décision a été prise depuis un certain temps et qu'on nous a amené gentiment et d'ailleurs, c'est plutôt bien fait vu le sondage de Bernard. On nous a amené bien à savoir, à se dire « Finalement, on a vu tout le monde, on a cherché, puis finalement, on a trouvé. » Donc c'est pas mal joué. Mais je pense que depuis un certain temps, ça avait été décidé.
Il y
a
une répartition des rôles que soulignait Vanessa qui est quand même assez nouvelle dans l'exécutif parce qu'il n
'y a
pas de concurrence. Il n
'y
a pas un Premier ministre qui piaffe soit qu'il soit maltraité comme François Fillon l'était sous Nicolas Marcosi, soit qu'il piaffe d'impatience comme Emmanuel Valls l'était sous François Hollande. Là, Édouard Philippe, c'est qu'il doit tout. Emmanuel Macron, c'est qu'il n'a rien à côté. Il n
'a
pas de parti. Il n
'a
pas de député à lui. Il est là uniquement par le fait du prince et du coup, cette répartition des rôles, elle est acceptée de façon assez naturelle avec un Premier ministre qui met les mains dans le cambouis et qui n'hésite pas parce qu'il y
a
aussi une méthode, Philippe, qui est en train de se dessiner. On l'a vu sur la Nouvelle-Calédonie, on le voit là sur Notre-Dame-des-Landes, on le voit aussi avec les présidents de région, souvenez-vous, qui tapaient par terre et qui étaient ivres d'orage il y a encore deux mois et qui aujourd'hui commencent à faire meilleure figure parce que, comme il n
'a
pas de troupe, comme il n
'a
pas de parti derrière lui, il est obligé de dialoguer incessamment avec beaucoup de députés, avec beaucoup d'élus locaux et puis il a une touche un peu de pragmatisme.
Il a été
rocardien, il est devenu jupéiste.
Et d'ailleurs,
Juppé a salué. Et
c'est un élu local, c'est un élu local qui a l'habitude de...
Gouverner,
c
'est choisir. Donc, il a cet amour pour la négociation, pour le contact,
pour
tout ça. Donc, ça ne peut qu'aider... L 'aspect
élu local
est extrêmement important parce que si Emmanuel Macron prend, lui, appui sur le soutien de l'opinion, on voit bien qu'il n'hésite pas. Les élus locaux étaient quand même globalement plutôt pour, vous savez, qui étaient contre, mais donc ils sont là aussi à la décision. On voit bien que les corps intermédiaires, les associations, par exemple, sur le sujet d'immigration dont on va parler tout à l'heure, sont aussi... Donc, Emmanuel Macron, j'allais dire, utilisa plein le levier de l'opinion alors qu'Édouard Philippe, lui, va être utilisé, on l'a vu là, plus pour cajoler les corps intermédiaires et notamment les élus locaux. Ça,
c
'était le premier enjeu. Le deuxième, bien sûr, le Premier ministre a encore du mal à s'affirmer dans l'opinion, mais c'est vrai que quand on voit, par exemple, dans ce qu'on appelle les qualis, les verbatims quand on demande aux gens « mais qu'est-ce qui fait que vous avez une bonne image d'Édouard Philippe
?
» Il
faut
rappeler que le Premier ministre garde quand même une image inférieure à celle du Président de
la
République. Il y a ce côté honnête homme, simple, qui ne cherche pas à prendre... qui ne se prend pas pour is no good, qui ne cherche pas à jouer les présidents bis. Mais par contre, il y avait un enjeu, je crois que personne n'a doute sur le fait qu'il
y a
un pilote dans l'avion. Il fallait montrer qu'il y
avait
bien un copilote dans l'avion et peut-être que la séquence permet de montrer qu'il y
a
un copilote dans l'avion.
Vous me confirmez tous qu'Emmanuel Macron était pour l'aéroport et Édouard Philippe aussi ?
Et
qu'ils ont pris une décision... Emmanuel Macron
était
pour le respect de la décision.
Et
Édouard Philippe aussi. Donc ils ont pris tous les deux une
décision contraire,
probablement à leur conviction. Mais
moi, je ne suis pas sûre
que l'argument du revirement soit si néfaste que ça pour l'exécutif.
La preuve que non, en effet
?
Moi, j'ai plutôt le sentiment
qu'il est
interprété comme une forme il est vendu comme ça mais compris comme ça comme une forme de pragmatisme où Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir avec des dossiers sur lesquels il savait exactement ce qu'il allait faire comme la réforme du Code du Travail comme un certain nombre d'éléments des dossiers sur lesquels il était plus fluctuant ou il n'avait pas vraiment d'avis. Donc là,
c
'est vrai qu'il avait été interrogé donc il avait répondu mais ce n
'est
pas des dossiers
qui lui étaient très familiers ce n'est
pas des dossiers qui lui étaient très familiers qu'il avait énormément travaillé et je pense que cette démarche qui consiste à dire voilà, je prends connaissance des dossiers finalement j'écoute tout le monde donc je peux changer d'avis ce n
'est
pas grave c'est typiquement ce que les électeurs d'Emmanuel Macron sont venus chercher dans le vote Macron.
les
électeurs d'Emmanuel Macron ils en avaient assez de je m'oppose à tel projet parce que je suis de gauche je soutiens tel projet parce que je suis de droite ou réciproquement et en fait même si on est d'accord sur un projet ou contre un projet on va s'opposer par principe parce qu'on n'est pas du même parti et du même camp.
Donc ce qu'il recherchait c'était ça c'était pouvoir se mettre d'accord c'est ce que Bayrou prenait depuis des années à moitié dans le désert mais de pouvoir se mettre d'accord sur droite, gauche sur des projets avec des majorités comme ça des majorités de soutien en tout cas alternatives et du coup c'est ce qui est validé ce type de processus Notre-Dame-des-Landes même si on change d'avis bon c'est pas grave le tout c'est d'avoir pris la décision qui semble la plus intelligente
ou la moins mauvaise Nathalie Saint-Criegne
Ils n'ont pas changé d'avis sur l'aéroport
quand
on leur a posé les questions avant
pendant
la campagne électorale ils ont donné des arguments d'autorité ils n'ont pas dit c'est génial cet aéroport est nécessaire pour le développement de l'Ouest c'est évidemment un choix qui est décisif en termes de politique non ils ont dit ils ont eu des trucs d'autorité et de posture par rapport à l'Etat c'est-à-dire le référendum et les 379 décisions de justice et je ne
vois
pas comment ils auraient pu dire autre chose c'est-à
-dire
Macron ayant travaillé avec François Hollande d'un certain temps ils ne pouvaient pas dire franchement on s
'en fout le référendum qui
était demandé oui il y avait Retaille bon donc ils ont dit et si on a recherché des archives et Dieu sait si on les a passées en boucle depuis deux jours ils ont dit on doit respecter la parole de l'Etat l'autorité de l'ordre public mais on
ne saura jamais
sur le fond qu
'elle était leur conviction avec un
sujet je pense que ça explique aussi pour l'instant l'approbation c'est que c'est bien sûr et notamment pour les régions concernées un sujet important pour les Français notamment dans les marqueurs de choix aux candidats à l'élection présidentielle ce n'est pas sur un choix de ce type que l'opinion s'est faite et cristallisée quand on testait les sujets prioritaires de 2018 la décision sur Notre-Dame-des-Landes elle arrive évidemment très loin par rapport aux priorités des Français non mais ça
donne une idée en effet de la méthode et de la fermeté de l'exécutif alors c'était l'autre dossier sensible de la semaine pour Emmanuel Macron mardi le président était en visite à Calais pour défendre sa politique d'immigration très critiquée y compris au sein de sa propre majorité et c'est dans ce contexte tendu qu'il a signé un traité sur le contrôle des migrants avec Thérèse Amé en Angleterre Robin Vesnenou et Christophe Roquet
en
visite sur le sol britannique Emmanuel Macron vante son entente cordiale avec la première ministre Thérèse Amé satisfait sans doute d'être parvenu à signer enfin un nouveau traité sur les accords du Touquet
le
texte prévoit notamment une contribution supplémentaire de Londres de 50 millions d'euros pour contrôler la frontière à Calais
et
un traitement accéléré des demandes d'asile pour les mineurs isolés
Aujourd
'hui
nous
avons ajouté de nouvelles mesures aux accords du Touquet dans l'intérêt de la France et du Royaume-Uni pour améliorer notre coopération nous renforcerons la sécurité avec davantage de vidéosurveillance de clôture de technologies infrarouges à Calais et dans les autres postes frontières Ce traité
va
nous permettre pour l'ensemble
des
personnes en situation justement de vouloir traverser
le
Channel de réduire drastiquement les délais
de
6 mois à 30 jours pour les majeurs
et
de 6 mois à 25 jours pour les mineurs non accompagnés
Ce
nouvel accord intervient alors que le gouvernement affronte une polémique vivement critiquée pour son projet de loi sur l'asile et l'immigration
projet
défendu cette semaine par le président de la République en déplacement à Calais auprès des élus des associations et des demandeurs d
'asile Je
viens du Sud-Soudan il y a la guerre là-bas
vous
voyez les cicatrices sur ma tête vous voyez ma jambe
les
gens meurent là-bas j'ai 5 enfants
je n
'ai pas de nouvelles
à
Calais Emmanuel Macron a promis une réforme entre humanité et fermeté
il
souhaite des demandes d'asile traitées plus rapidement et des reconduites à la frontière accélérées
notre
ligne est claire à chacun nous devons garantir un accueil digne et humain
en
particulier la mise à l'abri lorsque c'est nécessaire à tous nous voulons donner une réponse rapide
à
ceux qui sont admis au séjour nous devons donner une vraie chance de s'intégrer
mais
à ceux qui ne sont pas admis après l'exercice des voies de recours qui leur sont ouvertes
nous
devons faire en sorte qu'ils regagnent effectivement leur pays
depuis
tant d'années
nous
faisons tout à l'envers
mais
plusieurs points cristallisent les critiques de l'opposition et des associations
la
circulaire Colomb d'abord qui prévoit le recensement des migrants dans les centres d'hébergement d'urgence
le
projet de loi devrait aussi raccourcir le délai de dépôt d'une demande d'asile de 120 jours à 90 jours
et
doubler la durée maximale de séjour en centre de rétention de 45 à 90 jours
de
quoi provoquer la colère des parties de gauche et plus rare de quoi faire débat jusque dans les rangs de la majorité
pour
l'instant je ne
suis
pas convaincu que à titre personnel pas convaincu que le passage de 45 jours à 90 jours améliorerait la situation maintenant il faut qu
'on
confronte ça à la réalité aux opinions des uns et des autres des associations des pouvoirs publics des avocats
voilà
de toutes les personnes impliquées sur ces thématiques là on a aujourd'hui un état qui dans certains départements organise la pauvreté criminalise la pauvreté et surtout ne regarde pas un migrant pour ce qu'il est un être humain pauvre dans le besoin et qui appelle un minimum de solidarité même si demain au regard du droit français sa situation peut être jugée illégale ça n'est pas populaire comme sujet je le sais que ça n'est pas populaire et Emmanuel Macron l'a bien compris qui est devenu ultra répressif parce que c'est populaire
dernière
opposition en date celle du défenseur des droits Jacques Toubon qui dénonce un risque d'atteinte aux libertés et à la dignité des plus démunis
il
rejoint ainsi plusieurs associations qui ont saisi en urgence le conseil d'état pour suspendre la circulaire colomb
alors
vous avez noté les rôles étaient bien répartis cette semaine on l'a esquissé tout à l'heure Edouard Philippe pour Notre-Dame-des-Landes Emmanuel Macron pour les migrants pourquoi le président Mathieu Croissando est-il en première ligne dans ce dossier ? parce que c'est un sujet régalien par excellence et parce qu'il a choisi en plus de le préempter parce qu'il pense que c'est bon pour sa cote de popularité et que c'est bon pour l'exercice de son pouvoir sur ce sujet là il y
a
une véritable inflexion je le disais tout à
l
'heure on a eu une inflexion technique sur l'affaire Notre-Dame-des-Landes où c
'est
vrai que c'est pas un projet qui lui tenait à coeur mais il s'était prononcé pour il fait contre là il y a une inflexion majeure qui perturbe l'électorat de gauche qui lui avait porté ses voix au premier tour et permis de se hisser au second parce qu'à l'époque Emmanuel Macron on l'a beaucoup rappelé il parlait de bienveillance d'honneur de la France saluait Angela Merkel qui avait accueilli un million de réfugiés de l'autre côté du Rhin on était vraiment dans une logique humaniste et là toute la politique qui est menée tous les signaux qui sont envoyés toute la mise en scène qui est orchestrée sont clairement affichées avec des marqueurs de droite c'est de la fermeté on met en cause des intellectuels qui osent défier le président en disant que ce sont des bien-pensants ou voilà qu'on peut avoir des bonnes mauvaises pensées bref il y a quasi une rhétorique sarkoziste qu'on entend aujourd'hui dans la façon dont le président s'exprime sur cette question-là des migrants en tensant ici les associations ici ses opposants moi je trouve que là il y a une véritable inflexion il le fait à dessein bien sûr parce que c'est un sujet qui cristallise tout le débat politique depuis 10 ans 20 ans l'immigration on le sait bien et ça a été instrumentalisé oui il y a une vision de l'étranger qui est dépeinte par certains partis comme une menace comme un voyou comme un délinquant en puissance et oui ça finit par polluer le débat public et on aurait pu attendre Emmanuel Macron qui se distingue de ses prédécesseurs qui fasse différemment puisqu'il voulait faire de la politique différemment là ça ressemble beaucoup à de la politique à
l
'ancienne et de la politique à l'ancienne de droite on a entendu Benoît Hamon dire le président en gros surfe sur l'opinion qui veut une forme de fermeté c'est vrai ça Bernard Salanès
oui c'est vrai et Mathieu Croissandois a rappelé qu
'il
y
a
une inflexion évidemment des propos du président par rapport à la campagne en revanche je suis moins d'accord sur la perception dans tous les électorats y compris y compris à gauche à l'exception de l'électorat de Benoît Hamon c'est une vraie différence mais je vais vous donner quelques chiffres on a deux tiers des français qui considèrent que la politique migratoire et d'asile est trop laxiste 24% un quart qu'elle est juste comme il faut et 10% qu'il estime trop ferme les électeurs d'Emmanuel Macron et de Jean-Luc Mélenchon ils sont à peu près au même niveau 1 sur 2 estiment qu'elle est trop laxiste 1 sur 2 y compris chez les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et plus d'un tiers juge qu'elle est juste comme il faut ceux qui pensent qu'elle est trop ferme sont donc minoritaires et je crois qu'il faut faire attention c'est vrai qu'il y a un courant dans l'opinion et il existe et il représente sans doute 20 à 30% de l'opinion entre les différentes enquêtes qui considèrent qu'il
y a
trop de fermeté qui considèrent que les mesures annoncées par Emmanuel Macron et Gérard Collon sont trop fermes 20 à 30%
seulement
20 à 30% oui à peu près dans les différentes enquêtes mais que malgré tout le point d'équilibre de l'opinion il est plutôt aujourd'hui sur cette ligne de fermeté et c'est vrai que c'est le cas depuis plusieurs années alors
est-ce que c'est compliqué à gérer à l'intérieur de la majorité regardez cette question Vanessa Schneider que penser de la dissidence je ne
sais
pas si le mot n'est pas un peu exagéré d'une trentaine de députés de la République en marche y
a
-t-il vraiment un malaise au sein de la majorité ?
il y a des questions certainement qui ne sont pas très étonnantes puisque les gens qui ont été élus sous l'étiquette en marche proviennent de plusieurs sensibilités politiques et beaucoup se considéraient comme étant de gauche ou avaient été élus précédemment sous des étiquettes de gauche donc ils peuvent être heurtés par la politique menée après de là à employer le mot de dissidence il est beaucoup trop fort parce qu'on ne les voit pas s
'émanciper s
'organiser fronder pour l'instant Edouard Philippe et le gouvernement sont très tranquilles de ce côté-là à l'Assemblée nationale tout se passe bien mais c'est vrai que c'est révélateur d'une prise de conscience de la dureté d'Emmanuel Macron sur ce sujet-là qui ont ça a été rappelé il est sur du velours la majorité de français considère qu'il y a trop d'étrangers en France 55% 65% estiment qu'il faut les reconduire massivement donc là on est vraiment Emmanuel Macron épouse le sentiment majoritaire dans l'opinion et ce qui est plus étonnant c'est là où il place le curseur parce qu'il va presque plus loin que ses prédécesseurs de droite et à certains égards il va plus loin la circulaire de Gérard Collomb dont on parle qui a été épinglée par Jacques Toubon qui consiste donc à recenser c'est une intrusion dans le social sur les lieux d'accueil de pouvoir recenser les gens qui s'y trouvent c'est quelque chose qui ne sait Sarkozy n'a jamais osé le faire et donc sur l'accueil on est très très loin des promesses qui avaient été tenues on s'était engagé la France à accueillir 28 000 réfugiés on en est à 2500 ou 2700 c'est à dire rien du tout la France n'accueille pas de réfugiés donc on voit bien avec les images on a vu qu'Emmanuel Macron à la fois tient cette ligne de fermeté et en même temps c'est la première fois qu'il s'affiche avec des migrants dans un centre où il essaye d'humaniser un peu sa posture suite aux témoignages divers qui avaient été donnés en particulier sur des brutalités policières des arrachages de tentes qui auraient été effectués par les forces de l'ordre donc c'est toute la ligne de crête avec cœur et humanité que Jean-Louis Debré avait essayé à une autre
époque c'était Jean-Louis
Debré
pour l'église
Saint-Bernard qui avait été ouverte à la hache mais c'est vrai que le curseur a été placé quand même très très loin par Emmanuel Macron en termes de fermeté et de répression et ça peut dérouter une partie de son électorat
qu
'est-ce qu'il joue là politiquement Emmanuel Macron dans ce dossier dans cette partie
un
on peut imaginer qu'il considère que c'est ça le bon choix deuxièmement en faisant la distinction de droit d'asile et le fameux tri dont on l'a accusé d'être responsable il peut considérer qu'effectivement l'opinion va être favorable en se disant si c'est des pays en guerre alors après qu'on considère que le critère du droit d'asile pour raison politique ou pays en guerre et le critère de microéconomie qui est plus valide aujourd'hui c'est une chose mais je pense que c'est relativement recevable dans l'opinion bien évidemment il
y a
le pôle gauche de la république en marche parce qu'on a l'impression quand même qu'on revient à ce moment là dernier truc de clivage droite-gauche qui
avait
sauté avant c'est-à-dire qu'on a l'impression quand on regarde les gens qui crient enfin qui crient ou qui s'opposent et vous avez raison de le dire on est loin de la fronde parce que tout député la république en marche de gauche qui dit que c'est pas bien dit mais je ne suis pas un frondeur donc comme ça ils peuvent faire une petite critique mais on a quand même l'impression que ce sont les lignes on l'a vu avec Benoît Hamon ce que disait Bernard c'est que même chez la France insoumise même chez la France insoumise les gens ont l'air d'avoir cette fatalité qui est de se dire on ne peut pas accueillir toute la misère du monde même si on doit prendre notre part et notre part elle a l'air d'être quand même relativement petite et tout le discours de Calais était un discours aussi très force de l'ordre je les soutiens je ferai une enquête 10h les tentes et tout ça bon j'en sais rien on va faire une enquête si c'est vrai c'est inqualifiable mais globalement je suis à côté d'eux donc il joue il y a une certaine forme de continuité et il joue aussi parce que finalement il claque enfin il claque je vais essayer de trouver un vocabulaire décent il ferme un
peu
il empêche la droite
les
républicains l
'envoqué
qui ont beau répéter capitulation ils ne sont capables que de dire ah ah c'est des paroles il n'y
aura
pas d'acte mais ils sont totalement coincés et Marine Le Pen aussi d'une certaine manière et quand Jean-François Copé et d'autres passent leur temps à dire ben finalement il fait toujours ce que nous on n
'a
pas été fichus de faire c'est ce que disait Vanessa tout à l'heure en disant il va plus loin que Sarkozy il bloque une partie de l'opposition à droite et il se dit que son opposition à gauche elle va s'éteindre à petit feu et il met un coin aussi vis-à-vis de Marine Le Pen ce
qu'on prend
en jeu c
'est
l'efficacité sur ce dossier là parce que ce qui avait été beaucoup reproché à Nicolas Sarkozy c'est de faire des redomontades sur le sujet d
'afficher une position de fermeté et
finalement
de
ne pas puisque les chiffres ont montré après qu'il n'y
avait
pas eu plus d'expulsion sous Nicolas Sarkozy qu'auparavant qu'il avait échoué à renvoyer les étrangers dans leur pays d'origine donc là l'enjeu d'Emmanuel Macron c'est de pouvoir dire moi au moins il
y a une efficacité
et j'arrive à réellement expulser ça serait très compliqué parce que si les autres ne sont pas arrivés ce n
'est
pas complètement par hasard mais là c'est son enjeu de dire je ne fais pas d'idéologie
je
ne suis pas sur un positionnement idéologique je suis sur un positionnement de bon sens et d'efficacité
en
plus ce n'est pas la famille de sujets les sujets régaliens sur lesquels le président de la république ni pendant la campagne ni depuis son élection suscite le plus la confiance des français on sait bien que c
'est
sur les sujets économiques notamment sur les sujets sociaux que en termes de confiance il a repris des points sur ces questions là la confiance ne lui est pas accordée majoritairement justement comme on le dit à l'instant parce qu'il y
a
un doute sur l'efficacité générale de toutes les politiques mais aussi parce que pendant la campagne il n'a pas pris de position très claire sur ces sujets là c'est le premier point le deuxième point moi je pense que ce qui va se passer au parlement et quand même au groupe parlementaire même si on ne parle pas de fronde est intéressant pour voir quel est le point d'équilibre de ce groupe parlementaire et puis pour voir aussi quel est vous savez il n'y
a
plus de député maire de député cumulard mais quelle est la pression du terrain on dit que l'opinion est ferme sur ces sujets on a des députés qui ont été élus avec des campagnes très courtes pour certains certains évidemment connaissaient bien leur circonscription comment cette pression de l'opinion va s'exercer sur eux vous savez c'est les députés qui reviennent de circonscription le lundi et le mardi et qui ont changé d'avis parce qu'ils étaient partis avec un autre ça c'était l'ancien monde est-ce que le nouveau monde sera pareil est
-ce
que cette pression d'opinion sera sensible sur les nouveaux
parlementaires
on l'a cité tout à l'heure le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb est très critiqué dans ce dossier pas seulement d'ailleurs il est fragilisé Mathieu Croissando ou il a vraiment la confiance d'Emmanuel Macron ah non pour l'instant il a la confiance d'Emmanuel Macron c'est le rôle d'un ministre de
l
'Intérieur oui le rôle d'un ministre de
l
'Intérieur
c'est d'être critiqué mais bien sûr soit vous êtes en période ceux
qui se sont distingués dans un passé récent c'est ceux qui ont été confrontés au terrorisme et aux attentats
et qui là
peuvent c'est assez rare dans les images de ministre de
l
'Intérieur avoir une image un peu de rassembleur de protecteur le reste c'est quand même souvent des gardes chauds quand vous reprenez la litanie des ministres de l'Intérieur ils sont tous joués l'image de fermeté de discours très sécuritaire avec toute une partie de
l
'opinion qui épouse ça et puis une autre partie pour qui c'est
une horreur et puis ça plaît Gérard Collomb a fait 8 points dans
les sondages
de
popularité donc ça plaît alors que c'était un ministre sur lequel pouvaient se cristalliser des oppositions puisqu'il était vraiment même s'il représentait une tendance plus dure du parti socialiste il venait quand même du parti socialiste donc ça aurait pu ça aurait pu être
un épouvantail
pour la droite et finalement il arrive à faire son chemin et à se hisser positivement et courbe de popularité
il
est peu connu Nathalie Saint-Christier
ni des
français
il
est peu connu c'est vrai que c'est pas le personnage le plus charismatique du gouvernement c'est vrai que quand même en matière de sécurité il a toujours tenu une ligne assez
à
droite quand il était à gauche
c
'est pas savoir s'il l'est encore au moment où il y avait ces combats au parti socialiste sur la vidéosurveillance en disant que c'était liberticide et que si on avait le malheur de mettre une caméra dans la ville c'est parce qu'on voulait surveiller les gens à leur vie privée il a toujours dit que lui la sécurité c'est important il a toujours avancé de son petit
pas
comme ça en ayant l'air de rien en plus il était au Sénat bon il a été effroyablement vexé de jamais être ministre mais là si vous voulez il est défendu par Emmanuel Macron tant qu'il
n
'y a pas quelque chose qui se passe de mauvais qui prouve qui est une incompétence et c'est le ministre de la police comme il faut à chaque fois et finalement il ne fait pas trop de rhodomontade mais il avance et il est cohérent une fois de plus par rapport à ce qu'il était pour revenir sur notre sujet précédent de Notre-Dame-des-Landes on disait pourquoi l'opinion ne réagit pas parce que évidemment le jugement sur l'autorité est-ce que ce gouvernement incarne l'autorité la fermeté il va plus se faire sur ces questions régaliennes de sécurité de contrôle de l'immigration que simplement sur le sujet de Notre-Dame-des-Landes qui les concerne moins donc évidemment dans les marqueurs de 2018 il y aura ce texte de loi
J
'aimerais qu
'on
dise aussi un mot d'économie avec ce rapport de l'OFCE alors l'OFCE c'est l'observatoire des conjonctures économiques remis en effet une étude dans laquelle on s'aperçoit que après la mise en place des premières mesures fiscales en 2018 ceux qui vont le plus bénéficier de l'effet sur le portefeuille ce seront les plus riches c'est assez terrible d'ailleurs de voir ces chiffres parce qu'on voit que c'est vraiment une très bonne nouvelle pour ceux qui ont beaucoup d'argent
c'est ce que dit l'OFCE c'est pas une surprise c'est pas une surprise mais les choix qui
ont été faits de politique
fiscale que ce soit dit aussi
clairement c'est ça que je
veux dire c'est que
les choix qui ont été faits pour ce premier budget de politique fiscale à partir du moment où il fallait respecter la barre des 3% ils ne pouvaient pas tout faire ils ont fait le choix de privilégier leur réforme de la fiscalité des hauts revenus parce qu'ils considèrent qu'en recréant un environnement comme ils disent business friendly ou qu'il y
aura
un effet psychologique sur les gens qui ont de la richesse et même s'ils ne croient pas à la théorie du ruissellement en gros qu'ils réinvestiront tout ce qu
'on
leur rend donc ces choix budgétaires ils ont été faits et en termes de pouvoir d'achat c'est étalé dans le temps donc on verra peut-être plus tard dans la deuxième partie du quinquennat s'il y a de l'argent qui est rendu aux français l'accusation de président des riches qui lui a collé à la peau elle se vérifie là dans les chiffres alors après il faut rappeler que l'OFCE c'est un institut de conjoncture donc ça fait des prévisions que les prévisionnistes peuvent parfois se tromper il y
a
une bataille pour savoir si l'effet de la hausse du tabac amputera vraiment le pouvoir d'achat des ménages le gouvernement dit non mais les gens vont arrêter de fumer donc il n
'y aura
pas de soucis voilà on est en gros dans un débat d'experts mais c'est vrai que ça marque vous savez un quinquennat c'est toujours marqué par les premières mesures que vous prenez Sarkozy il a été marqué par la fameuse loi TEPA le paquet fiscal son quinquennat son quinquennat c'était ça François Hollande ça a été marqué
par
ses déclarations sur la baisse sur la baisse du chômage et il se les a coltiné tout son quinquennat là cette image de président des riches même si quand on regarde l'étude de l'OFCE on voit que tout le monde profitera en termes de pouvoir d'achat mais que certains en profiteront plus et que c'est les plus riches ça va lui coller ça va les coller à la peau On est le 19 janvier les premières fiches de paye de janvier vont arriver dans une dizaine de
jours peut
-être un peu avant pour certains donc là les français vont voir pour la première fois les salariés évidemment la hausse de la CSG et la baisse des cotisations C
'est le vrai rendez-vous c'est le rendez-vous de la feuille de paye le premier et ce rendez-vous il est très important
On va tous regarder
Autrement dit est-ce que les français vont considérer que ce qui était annoncé n
'est
pas toujours très bien compris parce que c'est vrai que la perception de l'aspect différé la CSG va augmenter mais les charges vont baisser c'était quand même assez complexe et on voyait bien que la mesure de compensation elle était très peu perçue dans l'opinion est-ce que les français vont considérer que c'est cosmétique que finalement ce sont quelques euros alors que la hausse de la CSG est plus élevée ou est-ce qu
'ils
vont considérer que ça fait partie d'un principe de redistribution mais on voit bien depuis quelques semaines c'est très intéressant avec il faut le mettre en corollaire de ce qui est perçu comme une baisse de l'opinion pardon une baisse du chômage depuis quelques mois que le sujet du pouvoir d'achat ça a été encore montré dans un sondage de nos confrères de Cantart cette semaine est maintenant passé devant la question d'emploi en termes de préoccupation mais on a bien cette question du président des riches je regardais en préparant l'émission quelques jugements des français sur le baromètre Macron et on voyait j'avais retrouvé une phrase il ne fait rien pour les petits salaires il ne s'occupe que du pouvoir d'achat des gens fortunés on voit bien que cette image elle s'est enracinée depuis notamment la question de l'ISF mais surtout depuis la question des APL qui a été le premier marqueur de cette politique
d'autant que j'évoquais la baisse des cotisations pour les salariés mais pour les retraités
il
n'y
aura
que
la hausse de la CSU il n'y aura pas de baisse des cotisations
c'est intéressant Vanessa Schneider d'entendre Bernard Salanès dire voilà nous on parle de Notre-Dame-des-Landes on parle de l'immigration mais le sujet numéro 1 et l'enjeu numéro 1 donc politiquement aussi pour Emmanuel Macron c'est ça c'est le pouvoir d'achat
c'est la lutte contre le chômage c'est l'enjeu numéro 1 des
français depuis très longtemps depuis des années le vrai rendez-vous ça va être sur le chômage c'est-à
-dire
l'opinion publique peut tolérer accepter qu'il
y ait
une politique qui favorise ce qu'on appelle les riches donc sur le thème ce sont des entrepreneurs qui vont créer de
l
'emploi on baisse les charges ça va créer de
l
'emploi bon après si l'emploi n
'est
pas au rendez-vous ça ne tiendra plus alors là Emmanuel Macron est très très prudent puisqu'il a annoncé une embellie sur le front de l'emploi très tardi 2017 non 2019 voire
2020
voire 2020 c'est-à-dire la veille donc bon il se laisse du temps pour engranger les résultats il a eu le temps d'observer François Hollande il se dit que sur ce genre de sujet il ne faut pas faire de pronostics trop hâtifs donc il se préserve de cette critique mais il va bien falloir à un moment donné que cet argent qui a été rendu au plus fortuné montre que cet argent est réinjecté dans l'économie au service de l
'emploi Nathalie
Saint-Crie il
faut voir combien de temps les gens vont lui donner pour l'instant il est crédité c'est un des seuls on lui donne du temps on lui fait confiance on ne le casse pas tout de suite comme certains ont pu subir cet effet de l'opinion après il va y
avoir
une histoire qui ressemble un peu comme la météo vous savez entre le vent le ressenti ou alors vraiment ce qu
'on
sent effectivement l'effet sur la feuille de paie après ça sera aussi une idée de climat c'est-à
-dire
qu'effectivement si on nous dit que le chômage progresse qu'il
y a
des bons signaux s'il
y a
d'autres réussites les gens lui donneront peut-être encore un peu plus de temps et puis il va y avoir toute la symbolique
il
va aller à Davos alors
Davos
ça ne
veut
rien dire il y va mercredi mais Davos
c'est un forum où il y
a en gros tout ce qui se fait de plus important de plus impressionnant de plus riche à la classe économique si cette image-là il continue à dire les premiers de cordée et que les premiers de cordée continuent à bouger se mobiliser que c'est des entrepreneurs et que vous allez voir ça va baisser le chouage ça peut passer après il faut voir la patience des français si elle est si c'est 3 mois 4 mois 6 mois
il
va bénéficier aussi des mesures qui ont été
prises
par son prédécesseur
François Hollande parce qu'il n'aime pas qu'on ne le nomme pas donc
nommons-le François Hollande nommons-le le pacte de responsabilité et le crédit compétitivité qui avait été mis en place là qui vont jouer à plein et après comment les français le percevront on sait que c'est vrai et Bernard le dit très bien que c'est une de leurs premières préoccupations l'emploi et le pouvoir d'achat est-ce que ça fait pour autant gagner en politique c'est une vraie question
la
dernière fois où la France a créé énormément d'emplois c'était sous
Lionel Jospin 2 millions et demi d'emplois
créés en 5 ans il n'a pas été élu enfin il n
'a
même pas pu se hisser au second tour
en tout cas on entre dans un moment où le jugement des français va se faire sur des critères différents que sur les 6 8 premiers mois maintenant d'Emmanuel Macron dans les 8 premiers mois ils ont jugé une posture une stature et ça a plutôt été sur certains indicateurs positifs même s'il faut rappeler que la confiance d'Emmanuel Macron reste minoritaire elle a progressé mais elle est elle est minoritaire plus on va aller dans 2018 plus le jugement va se faire sur les résultats et grosso modo qu'est-ce qu'on observe aujourd'hui vous savez il y avait on le dit depuis 10 ans ce sentiment de double déclassement le déclassement du pays le déclassement individuel Emmanuel Macron a plutôt réussi à enrayer le sentiment du déclassement collectif celui qui fait dire le pays va moins mal mais à la question de est-ce que moi personnellement je vais moins mal le déclassement individuel aujourd'hui évidemment les personnes que l'on sonde disent il n
'y a
pas de réponse et donc qu'est-ce que ça change pour moi et donc on regarde le pays on est au lendemain d'élection présidentielle les 6 premiers mois on va regarder de plus en plus sa situation personnelle
voici maintenant vos questions SMS et internet
allez
on va reparler de Notre-Dame-des-Landes d'une certaine façon avec cette question et après ce gâchis l'État nous demande de faire des efforts
ben
oui parce que c'est dans tous les cas de figure de toute façon le coût
était
très important il va falloir dédommager les entreprises
ainsi alors
les chiffres il y a eu toute une bataille des chiffres entre les pros et les anti mais ça se chiffre évidemment c'est des centaines de millions
d'euros
ils
vont
négocier
ils
ont l'extension l'aéroport de Nantes je
ne suis pas étonné par cette
question parce que la thématique du gaspillage est une thématique très forte aujourd'hui dans l'opinion il y
a
le gaspillage à la fois du temps du temps perdu et puis le gaspillage des sommes
il est tellement
réparti en 50 ans auprès de tout le monde
comment on peut-on être sûr que l'aéroport de Nantes-Atlantique sera agrandi c'est vrai que c'est la promesse du moment Mathieu Croissandot on
n'est
pas sûr
que ceux qui les
écoutent
comme on dit
à priori il serait
tenu de le
faire c'est ce qu'on dit sur les résultats la rançon du pragmatisme c'est un résultat quand vous mettez de côté les convictions les principes les valeurs en disant on va faire ce qui marche il faut des résultats si ça ne marche pas là vous êtes mort donc Emmanuel Macron à partir du moment où il essaie d'inventer quelque chose d'autre qui est une forme de pragmatisme et
puis dans ces régions qui ont voté plus pour Emmanuel Macron que le reste du pays 4 à 5 points de plus ces régions qui ont un dynamisme économique très fort s'il n
'y
avait pas de réponse économique ça serait perçu comme un handicap à la croissance de ces régions
Sur
Notre-Dame-des-Landes Emmanuel Macron n'a pas tenu sa promesse de campagne pourquoi ce revirement ?
C
'est intéressant le terme qui est utilisé
est
-ce qu'on peut vraiment parler de promesse de campagne ?
Non, je ne peux pas parler de promesse de campagne il s'est prononcé en effet il a répondu à la question sur le dossier mais ce n'était pas une promesse majeure de campagne
mais c'est
vrai qu'il s'est déjugé il a posé un constat il a pris une position et il a changé d'avis mais est-ce que ce n
'est
pas aussi ça que les Français recherchent cette nouvelle façon de faire la politique de se dire ben voilà au vu à l'examen du dossier j'ai changé d'avis
Le droit
à
l
'erreur en quelque
sorte Où
en sont les hadistes ? Vont-ils rendre leurs terres à ceux qui ont été expropriés et qui sont en droit de réclamer la restitution de leurs biens ? C'est tout le sujet
C
'est là où C
'est
toute la question c'est une question épineuse partout dans l'histoire quand il y a eu des terres qui ont été expropriées confiées à d'autres qui ont bâti une vie qui ont bâti une économie qui ont des maisons C
'est une forme de
légitimité
C
'est une forme de colonisation on va dire à l'échelle d'un bocage Pas
sûr que le terme leur plaise
Ils sont venus en tout cas dans ce bocage qui ne leur appartenait pas forcément ils l'ont fait leur Comment vous débrouillez de tout ça ? Sans doute ça passe par le dialogue et une forme d'agriculture raisonnée je sais qu'il y
a
des agriculteurs sur place qui défendent ça peut-être qu'on peut trouver un système comme ça mais ça va être compliqué
Les
zadistes se sont installés pour lutter la lutte est terminée ils ne doivent-ils pas partir ça c'est du bon sens Si
on est rationnel
Les
zadistes sont rationnels
ils n'ont plus de raison sauf qu'ils viennent de partout et puis ils ont un combat qui est beaucoup plus grand que Notre-Dame-des-Landes Et avec des motivations différentes selon les occupants de la ZAD
D
'autres projets comme Notre-Dame-des-Landes vont-ils être abandonnés là où se trouvent des zadistes ? Alors il y a Bure aussi je crois
Il
y
a
quelques lieux en effet des grandes infrastructures En tout cas c'est vrai que le consensus devra être plus large et que ça va demander beaucoup plus de préparation de concertation en amont mais c'est vrai que ça va être très compliqué d'engager des nouveaux grands projets
Notre-Dame-des-Landes pouvoir d'achat immigration c'est sûrement important mais en définitive n'est-ce pas le résultat sur l'emploi que jugeront les français Alors vous avez dit tout à l'heure attention l'emploi est passé en deuxième Parce
qu'il
y a
un sentiment
de
légère amélioration mais c'est pouvoir d'achat emploi, sécurité donc les questions économiques et les questions régaliennes qui dominent mais je pense surtout à ces questions d'impact maintenant pour la situation personnelle et donc ça joue sur le pouvoir d'achat ça joue sur l'emploi mais plus seulement sur les indicateurs macroéconomiques ça ça ne suffit pas à apporter des réponses au sentiment de déclassement du pays
Augmentation de la CSG du gaz de l'assurance habitation de la mutuelle santé des charges locatives il est où mon pouvoir d'achat
?
C'est la question en effet qui va être que les français vont devoir se poser c'est le fameux test dont on parlait
du
mois de janvier mais qui va se confirmer tout au long de l'année le ressenti de chacun par rapport à sa situation personnelle et cette étiquette de président des riches elle n'est pas uniquement due aux mesures qui ont été faites elle est également due à un discours à des phrases prononcées par Emmanuel Macron qui ont pu apparaître comme méprisantes à l'égard des personnes les plus défavorisées donc c'est une image globale c'est pas uniquement lié à sa politique fiscale Et ce sentiment il est fort chez les classes moyennes notamment les professions intermédiaires les employés et on voit bien que c'est là où depuis le début du quinquennat Emmanuel Macron a le plus reculé
C
'est effectivement la question que j'allais vous poser quand la classe moyenne va-t-elle arrêter d'être ponctionnée et quand va-t-elle retrouver du pouvoir d'achat
? Dans
l'étude de l'OFCE ça montre en tout cas que les classes moyennes il y
aura
un effet neutre
qu
'elles ne
seront
pas plus ponctionnées que les autres qu'il y
aura
plutôt un effet neutre
Probablement que les classes moyennes s'attendaient à mieux venant d
'Emmanuel
Macron
et
il a mis la barre de la classe moyenne assez bas
Les
fameuses économies baissent des dépenses Où sont-elles
? Elles
vont venir Elles vont venir en tout cas parce qu'il va falloir financer tout ça Il va manquer de l'argent de toute façon pour financer les fameuses baisses de cotisations salariales tout ce qui est prévu à l'automne prochain Donc là il va falloir mécaniquement s'il veut rester dans les clous des fameux critères de Maastricht qui baissent les dépenses publiques quelque part On sait qu'il ne
pourra
pas toucher au salaire des fonctionnaires donc au traitement des fonctionnaires Donc ça va être dans des budgets de ministères C'est d'ailleurs ce que lui reproche d'une partie de
l
'opposition de gauche notamment qui dit non seulement vous amputez le pouvoir d'achat mais vous allez tailler dans la dépense publique ce qui va encore compliquer la vie des gens sur place qui vont devoir repasser des services autrefois publics et privés donc qui va leur coter leur argent Notre retraite diminue le moment du jugement des français
c
'est au résultat et
au résultat
a-t-il sonné ? Vous pensez à Nathalie Saint-Cric qu'il peut y avoir
un
hiver un printemps un peu plus compliqué pour les équitifs ?
Je pense
pas
pour l'instant je pense qu'il a... C'est solide
Écoutez franchement je sais plus Bernard qui serait capable de répondre j'ai l'impression qu'il aura sa bonne année d'état de grâce ça nous met à la fin du
printemps On dit ça depuis quelques
mois chaque fois on dit le prochain dossier ça sera le
plus dur la rentrée de janvier ça sera dur Notre-Dame-des-Landes Il a quand même une opposition il a un Mélenchon qui est un peu
fatigué il
a
une opposition qui est un peu... Donc si vous voulez ça lui laisse quand même encore un petit peu de l'espace pour nous laisser imaginer que ça va s'arranger 4 Français sur 10 considèrent qu'il est encore trop tôt pour
juger Vous
pensez qu'il va bénéficier de ce... 2022 2022
Jusqu'en 2022 Non non non Je veux dire
pas là c'est là que se jugeront les résultats bien sûr Merci beaucoup à tous les 4 Merci à l'équipe qui a préparé cette émission dans un instant Anne-Elisabeth Lemoyne pour C'est à vous Ce soir la redif est à 23h20 Très bonne soirée sur France 5 On se retrouve demain à 17h45