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Chroniquefranceinfo (sur YouTube)· 30 septembre 2026 13 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

"On n'empêche pas un journaliste de faire son travail" : Yael Goosz sur les propos de Bally Bagayoko

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:48Fait
    « Quand Bali Bagayoko sème la graine de la violence légitime, c'est en arrière-pensé si Marine Le Pen arrive au pouvoir l'an prochain, il y aura une revanche dans la rue. »
  • 7:47Fait
    « Il faut qu'on ait des responsables politiques qui ne soufflent pas sur les braises mais qui au contraire apaisent la situation. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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On écoute d'abord Bali Bagayoko au sujet de cette violence. Mais la violence à un moment donné, elle peut être légitime aussi. Elle peut être légitime. C'est quoi cette affaire ? Bien sûr qu'elle peut être légitime. Le problème que l'on dit à tous ces jeuneslà, c'est oui, elle peut être légitime, mais chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux. Alors, il y a Elge. Cette phrase, elle a fait sortir de SON les journalistes de BFM TV qui ont été l'objet d'attaque hier devant le lycée Paul et Loir. Je cite la le communiqué de la société des journalistes de BFM. "La réaction de monsieur Bagayoko aux violences dont nos collègues ont été victimes est inadmissible", écrivent-il. "Un élu de la République ne devrait pas soutenir les violences contre les médias." Ben,

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c'est une dérive très grave parce qu'on empêche pas un journaliste de faire son travail en France en 2026. Un politique n'a pas à appeler à boycotter tel ou tel interviewer, tel ou tel journaliste de terrain qui veut faire parler ces cette cette jeunesse. C'est même contre-productif parce que le micro-t-endu, c'est une manière pour cette jeunesse en colère de s'exprimer, de faire passer des messages. Si un élu s'interpose en disant "Eux vous ne leur parlez pas". On est dans un on entre dans un autre monde, dans un autre cycle. Et c'est vrai que bah petit à petit ces libertés-là sont bafouées par des comportements démagogiques de la part des politiques qui veulent dire tel ou tel média n'est pas légitime de la même manière que le RN, on en parlera tout à l'heure, euh mais une cible dans

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le dos de Méia Part en disant que ils vont devoir porter des costumes en kevel. Euh voyez cette dérive, elle date pas totalement d'hier. Je me souviens des meetings de François Fillon, campagne 2017 où euh des collègues, des confrères à moi, consœur se faisait cracher dessus par les les fillonnistes militants les les plus durs et ça c'est un grand danger. François Fillon n'encourageait pas ou disait ça peut-être légitime de cracher sur la sur le la tête des journalistes. Là, il s'agit d'une figure très populaire montante au sein de Éfi, le maire de Saint-Denis Bali Bagayoko quand il dit la violence est légitime. Ça c'est toute l'ambiguïté les filles qui est dans ce dans ce propos là. C'est l'éternel dilemme entre démocratie euh parlementaire, euh légitimité des des

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urnes, légitimité parlementaire et légitimité de la rue. On l'a vécu ce Yatus là en pleine réforme des retraites quand un député euh Thomas euh Porte de mémoire euh euh jouait avec un un ballon à l'effigie du ministre Olivier Dusopt, je sais pas si vous vous souvenez de ça. Donc où on mélangeait à la fois violence symbolique dans la rue et bordellisation à l'assemblée. Et ça c'est un vrai sujet pour 2027 parce que FI [grognement] prépare les esprits et c'est pas nouveau à un troisème tour social dans la rue. Et donc quand Bali Bagayoko sème la graine de la violence légitime, c'est en arrière-pensé si Marine Le Pen arrive au pouvoir l'an prochain, il y aura une revanche dans la rue. Et c'est c'est peut-être ça qui est en train de se

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jouer à travers le soutien au blocus des mouvements lycéens au-delà des revendications de court terme et d'une jeunesse qui pour beaucoup ne vote pas encore, n'a pas 18 ans. C'est cette idée que l'an prochain on pourrait légitimer une contestation des urnes, de la légitimité des urnes. Et ça c'est un vrai sujet. Cyril Graziani, c'est vrai que LFI dit ne pas vouloir prendre le pouvoir par la rue mais dit bien vouloir prendre le pouvoir par les urnes. Il n'empêche, il n'y a pas que LFI d'ailleurs même les écologistes. Marine Tondelier dit en cas de victoire du RN, nous encourageons à la désobéissance. Elle encourage les fonctionnaires à à ne pas forcément obéir à des à des actes qui seraient contraires à leur éthique. Euh est-ce que ça est-ce qu'en creux cet

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appel à la enfin ou cette phrase la violence peut-être légitime euh ça nous annonce des lendemains compliqués ? Ça n'annonce rien de bon et c'est déjà une façon aussi de considérer que le Rassemblement national a gagné l'élection présidentielle de déjà [rires] de motiver ces troupes en se disant ils vont gagner donc préparez-vous au poubelle. Oui enfin c'est c'est je voilà c'est c'est Marine Tulier c'est pas tellement c'est pas tellement les propos de Marine Tulier c'est plutôt c'est plutôt c'est plutôt les les insoumis qui sont dans dans cette posture là. On l'a vu hier donc avec Bali Bagayoko qui euh ça fait 2 jours qu'il est en soutien plein ferme total euh des étudiants puisque on a vu sur des images avant-hier euh il il euh

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il il participait véritablement. Alors on s'inroge sur son rôle parce que certains le présentent un peu comme un casque bleu qui fait justement qu' essaie de canaliser la colère des étudiants quand d'autres affirment non qu'il est plutôt il attise il il maintient la flamme de de cette colère. il est assez malin parce que justement il joue sur cette ambiguïél. Il est dans dans il a été [raclement de gorge] élu Bali Bagayoko euh maire de Saint-Inis au premier tour aux élections municipales. Ça a été une petite surprise quand même mais il a réussi à à faire voter énormément de citoyens qui ne participaient plus tellement à ces à ces scrutins, y compris municipaux qui sont pourtant les scrutins principaux. euh il

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a réussi justement à créer une mobilisation autour de lui, autour de son personnage. Euh et il a il a même continué à le faire puisque il est omniprésent dans les médias. Ça avait un petit peu au départ euh hérissé Jean-Luc Mélenchon qui n'aime pas trop qu'on lui fasse de l'ombre. Euh la Bali Bagayoko, il profite de ces situations justement pour se donner une state. Mais une stature, je ne sais pas si c'est dans le bon sens du terme. Hm. Même s'il semblait être moins éruptif, moins volcanique, moins sanguin que Jean-Luc Mélenchon. Mais là, en l'occurrence cette cette sortie montre que l'ADN reste bien, elle est fiste, reste bien à la C'est ce que disait très bien Yael. Il y a une grande part de démagogie là-dedans où justement il attise, il il souffle sur les braises de

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cette jeunesse qui justement parfois envie aussi d'entendre ça. Et ben justement cette jeunesse qui parfois a envie d'entendre ça Frédéric Michot, est-ce queon parle beaucoup de l'envie de renverser la table ? On voit d'ailleurs que les partis de protestataires sont majoritaires maintenant en France. Est-ce que cette radicalité, elle peut parfois aller jusqu'à légitimer ou une envie de violence ? au fond euh bah ce qu'a dit bah bagayoko beaucoup notamment chez les jeunes euh les jeunes insoumis beaucoup le le ressentent et et estime que ce peut-être légitime. Cette aspiration à la radicalité ou en tout cas un un bouleversement complet de la situation politique est assez répandu sur les chiquers politiques. qu' y a beaucoup de de candidats à droite à

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gauche qui revendiquent une volonté de de réforme en en profondeur et et un changement radical en assumant le terme de de radicalité qui rencontre sans doute une aspiration de la population et et on on voit bien que c'est le le contrepoint ou le pendant d'une d'une grande frustration à l'égard de la situation politique actuelle, d'un sentiment d'impuissance généralisée. Là, dans le cas particulier, il faut pas non plus sous-estimer les préoccupations électoralistes qui peuvent qui peuvent exister. Quand on prend par exemple notre dernière intention de vote et qu'on regarde la les réponses par

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génération, on se rend compte que Marine Le Pen arrive en tête dans toutes les catégories, dans toutes les tranches d'âge à une seule exception, les 18 24 ans, donc les plus jeunes qui eux votent à hauteur de 48 % donc c'est quasiment un pour deux qui voteraient chez les plus jeunes, chez les moins de 25 ans pour Jean-Luc Mélenchon. Là, on voit bien donc ces lycéens qu'on voit devant les lycées qui ne vont pas voter comme vous l'avez très bien dit, mais parmi ceux qui vont voter ou qui voteraient un sur deux mettrait dans dans l'Unand le bulletin Jean-Luc March. Absolument. Aujourd'hui, c'est le seul, je dirais que c'est c'est le socle de l'électorat élhiste, la jeunesse de moins de 25 ans. Alors, je vous propose d'écouter. Il y a Elb Bron Pivet qui dit "Oui, il faut

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entendre la présidente de l'Assemblée nationale, oui, il faut entendre la colère des des lycéens mais certainement pas", dit-elle en appelant à la violence. On l'écoute. Il faut qu'on ait des responsables politiques qui ne soufflent pas sur les braises mais qui au contraire apaisent la situation. C'est ça exercer un mandat politique. Il faut être responsable et je ne vois pas ce que l'on a à gagner en faisant cela comme euh monsieur Mélenchon le fait avec ses parlementaires qui vont devant les lycées pour finalement encourager euh à la révolte. Moi je crois que les lycéens ils ont besoin de réponses concrètes, pragmatiques. Donc mettons tout le monde autour de la table. Mais il n'y a que par le dialogue qu'on améliorera réellement la situation de nos lycéens et de nos jeunes.

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Le Yelgo c'est vrai qu'à a gagné la France insoumise qu' a gagné Jean-Luc Mélenchon a attisé cette violence au fond. On sait qu'on est dans une dans une élection où il faut rassembler. Là ça renvoie LFI euh bah son statut de ville enfin de partis dangereux. pas seulement parce qu'en réalité vous avez là le grand remplacement du Parti socialiste à gauche par la France insoumise quand on dit quand vous dites que selon les sondages c'est près d'un lycée un sur de qui voterait LFI si on faisait le même sondage 40 ans en arrière c'est le parti socialiste. C'était la grande époque, d'ailleurs Jean-Luc Mélenchon, on était l'aile gauche à l'époque qui faisait le lien avec dans les années 80 avec les mouvements lycéens. Et vous avez aujourd'hui des Éric

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Cockrell de cette génération là des qui ont 50 60 ans aujourd'hui, voir plus 70 pour Jean-Luc Mélenchon, qui quelque part reproduisent en 2026 ce dont ils étaient les fires de lance il y a 40 ans, c'est-à-dire être la jonction directe avec la jeunesse, avec le monde étudiant. C'est le nouvel UNF. Et d'ailleurs, regardez bien les profils de ceux qui aujourd'hui sont les portees-paroles des lycéens. Alors, Riad Rani, président de l'Union syndicale lycéenne, bah, on le retrouve sur des listes de gauche euh avec elle et fill à Watrelot dans le nord au municipal. Louis Boyard qui aujourd'hui est devenu vraiment la la figure qui fait le lien, qui va de lycée en lycée, de blocus en blocus. Il était président de de l'Union nationale et lycéens de 2018 à 2019 avant d'intégrer

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les et filles, d'en devenir un député. Donc il y a bien un vivier là qui est recherché et une connexion directe qui efface complètement. Est-ce que vous entendez les écologistes proche des lycéens ? Non, pas du tout. Est-ce que vous entendez Olivier Fortre aujourd'hui est complètement focalisé sur sa primaire sur un corps électoral hyper réduit ? 50000 100000 électeurs maximum peut-être. On verra si le débat de de ce soir permet d'accélérer un petit peu l'engouement pour cette primaire. Mais pendant ce temps-là, c'est LFI. LFI rien que le drapeau les filles sur la jeunesse. Donc c'est ça que ça crente Cyril Graziani. Euh les lycéens sont dans la rue 416 interpellations. Je vous cite le progrès. Il y a la une du progrès, le blocus des lycéens vir à l'affrontement. Comment le gouvernement

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regarde regarde-t-il cela ? Est-ce qu'il se dit euh ces images de violence délégitiment le mouvement ou est-ce que il sait d'expérience que les mouvements lycéens attention c'est incontrôlable et l'opinion peut très vite se retourner le le gouvernement peut très vite le payer cher je veux dire en terme de contre là ben la gauche dans les années 80 90 avait théorisé le tube de dentifrice. Vous savez si vous faites si vous ouvrez le tube de dentifrice et que vous faites sortir la pâte, c'est pas possible. Après si les étudiants et ça cette ce ce cette petite phrase, le gouvernement l'a en tête et évidemment que ils sont ils regardent ça avec beaucoup d'attention parce que derrière des étudiants, derrière des lycéens, il y a quoi ? Il y a aussi des parents qui peut-être ne soutiennent pas

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à 100 % cette violence mais qui soutiendront leurs enfants si jamais il y a des grosses difficultés. On a vu des débordements, on a vu aussi des arrestations euh qui ont été assez violentes. Hier au 20h de France I, on voyait une jeune fille qui était prise à la gorge par un policier et qui disait "J'ai mal, j'ai mal, j'ai mal." Et ça justement ces images là, le gouvernement veut faire très attention à ce qu'elle ne se propage pas parce que justement c'est là où il peut y avoir un basculement si jamais il y avait une prise de position qui était majoritaire pour ce mouvement. Frédéric Michot, on va regarder la une de Nice ce matin, la ville de Eric Siotti. Ça dégénère. Est-ce qu'à l'inverse ces images peuvent bah par symétrie radicaliser le parti de l'ordre

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en disant ça va bien maintenant euh il faut remettre de l'ordre on disait dans les comptes et dans la rue. Commençons par la rue. Oui, évidemment ça va ça ça alimente le ça alimente ce discours de droite. Quand on regarde un peu l'histoire, on se rend compte que d'abord c'est pas atypique d'avoir des mouvements de lycéen à à la rentrée. Généralement, il s'éteignent au moment des vacances de de la Toussin. Voilà, c'est c'est le 17 octobre, donc il y a encore il y a encore de semaines. Mais par rapport à des mouvements lycéens qui ont été plus durs, qui qui ont duré, qui ont vraiment laissé une marque dans l'opinion, il y a il y a une différence quand on prend le le CP dans

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les années 90 d'Edouard Balet Dur, le CP de Dominique de Vilpe, quand on prend même plus récemment la réforme des retraites, il y a un [grognement] point de cristallisation, il y a une réforme qui est en jeu et qui oppose le gouvernement qui veut imposer sa réforme à un mouvement social dont les jeunes sont le faire de lance. Là, il n'y a pas de réforme qui est en jeu. C'est extrêmement gazeux. C'est multiforme, c'estend très varié portable. Voà et ça c'est de nature à limiter l'expansion du mouvement. M.