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interviewLa France insoumise (sur YouTube)· 24 août 2018 93 minAutoproduit

Des animaux et des lobbies : quel avenir en commun avec les animaux ? - #AmFis2018

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à toutes et à tous. Alors, merci d'être venu donc aujourd'hui pour cette conférence organisé par le groupe thématique condition animale de la France insoumise. Donc cette conférence porte sur le thème des animaux et des lobby quel avenir en commun avec les animaux.

Donc pour en parler, nous avons le plaisir de recevoir plusieurs invités. Alors, d'abord Brigitte Gautier, présidente de L214, association très connu avec ses vidéos extrêmement médiatiques euh sur les conditions dans les abattoirs, sur les élevages, les fermes à fourrure et cetera. également donc Bastien Lachot député France insoumise qui est membre du groupe d'étude Condition animale de l'Assemblée nationale qui était présent lors des votes des lois agriculture et alimentation à l'Assemblée nationale et dont il va nous parler je pense tout à l'heure qui est également l'auteur de nombreuses questions au gouvernement sur le sujet de la condition animale et que nous avons eu le plaisir d'accueillir à Toulouse il y a quelques semaines pour un débat passionnant donc sur conditions animales et la justice sociale.

Ensuite à ma droite Youunargi, eurodéputé France insoumise qui nous parlera de son travail au Parlement européen et de sa lutte contre les lobis et de ses actions en faveur de la condition animale et qui est également l'auteur d'un tweet très remarqué dans le en tout cas par les personnes qui qui s'intéressent au sujet de la condition animale et que je vais me permettre de vous lire. qui dit "Le temps de la proclamation de l'abolition de l'esclavage animal est venu. Ouvrons une nouvelle ère, éloignons la barbarie et faisons entrer la civilisation dans notre relation avec le monde animal et le monde du vivant." Voilà.

Donc je pense qu'on peut l'applaudir. Donc tu nous reviendras sur ce tweet. tout à l'heure et et sur ses actions.

Euh notre dernière invitée était Fabrice Nicolino, auteur du livre Bidoche et euh donc spécialiste de l'industrie de la viande en France et dans le monde. Malheureusement pour des raisons de santé, il ne sera pas présent aujourd'hui. Nous le regrettons et nous lui souhaitons en tout cas un bon rétablissement.

Comme ce sujet de l'industrie de la viande est fondamental, nous avons décidé de vous en dire en tout cas modestement quelques mots par rapport à son livre Bidoch. Et donc ma camarade Anne, voilà vous dira quelques mots à ce sujet et donnera des éléments sur le lobby de la viande et le lobby chasse également. Voilà pour nos invités.

Alors, je voulais vous présenter euh rapidement notre groupe, notre groupe Condition Animale, donc de la France insoumise. Qui sommes-nous ? Alors, nous sommes un groupe de militants France insoumise principalement basé sur Toulouse qui avons décidé de travailler ensemble sur le sujet de la condition animale au sein de notre mouvement.

Nous travaillons donc sur la base de quatre propositions qui sont présentes dans le programme de la France insoumise, l'avenir en commun, qui sont la première qui est vraiment fondamentale, éradiquer la maltraitance envers les animaux. Les autres sont l'interdiction de toutes les fermusines, l'interdiction du chalutage en eau profonde et la réduction des protéines carnées en faveur de des protéines d'origine végétale. Donc au sein de notre groupe, nous travaillons sur Toulouse à l'organisation d'événements comme des projections de films, des conférences.

Euh nous élaborons également des fiches thématiques et d'autres supports programmatiques ou de communication. Nous animons également sur les réseaux sociaux les comptes euh concernant la condition animale donc dans la France insoumise que ce soit donc sur Facebook, Twitter et Instagram. Alors, la condition animale, donc lorsque l'on parle effectivement de de conditions animales, on se heurte parfois à des idées reçues, à des préjugés considérant que c'est une cause inférieure ou qui serait isolée.

En réalité, c'est une question éminemment transversale qui traverse toutes les luttes que nous menons. d'abord une cause éthique bien sûr dans nos interactions avec des individus sensibles et conscients qui comme nous partagent donc du plaisir de la souffrance des liens avec leur congénè et c'est donc une question sociétale et politique qui consiste à se préoccuper des plus vulnérables et du plus et des plus fragiles d'entre nous qui sont dans cette communauté du vivant sensible. Donc comme l'avait dit Jean-Luc Mélenchon lors de la campagne présidentielle, c'est également un sujet écologique avec les conséquences euh que l'on connaît de l'élevage intensif notamment sur les pollutions des nappes fréatiques par exemple.

Mais il faut savoir également que au niveau environnemental, l'élevage intensif est la première cause de déforestation. Donc ce soit sur les surfaces de pâturage, mais également les surfaces donc des cultures de céréales qui sont produites pour fournir l'alimentation à ces à ces animaux. Euh c'est également la première cause de gaz à effet de serre devant les transports.

Donc c'est catastrophique au niveau écologique, au niveau santé également, c'est la conséquence de de catastrophes sanitaires comme la maladie de la vache folle, la grippe avière. C'est également le responsable de résistances bactériennes, de résistances aux antibiotiques, de tout un tas de maladies, maladie cardio-vasculaires et cetera. C'est aussi une question qui va toucher les conditions de travail des salariés, notamment les éleveurs, mais aussi les salariés dans les abattoirs qui sont soumis à des cadences infernales, qui souffrent de maladies professionnelles.

Ce sont des travailleurs qui sont écrasés donc par ce système productiviste. Donc dans tous ces sujets, ces sujets transversaux, on peut remarquer à chaque fois quelque chose qui revient, c'est la présence des lobby qui sont présents à tous les niveaux, que ce soit lobby viande, le lobby chasse, les lobby pharmaceutiques. Donc dans cette situation et face à ces lobbyes, on peut se demander donc quel avenir en commun envisager avec les animaux.

Et c'est à cette question que nous allons essayer de répondre donc au cours de cette conférence. Donc pour y répondre, je vais laisser donc dans un premier temps la parole à Anne puis Brigitte et enfin donc nos deux députés eurodéputés donc Bastien et Younous. Et suite à ces à ces interventions, nous prendrons quelques minutes pour un échange avec la salle pour répondre avec pour répondre à vos questions.

Par contre, je demanderai donc déjà à ce que les questions soient très courtes, maximum de minutes puisque voilà, nous n'aurons pas beaucoup de temps pour la la le temps de question. Merci. Bonjour.

Donc voilà, nous vous l'avons dit, Fabrice Nicolino ne peut pas être avec nous aujourd'hui, mais nous voulions néanmoins vous inciter à lire absolument cet ouvrage donc qui s'appelle Bidoche sous-titré "L'industrie de la viande menace le monde." Il a été publié en 2010 et c'est un ouvrage qui est extrêmement bien sourcé, qui est extrêmement bien écrit, très agréable à lire en plus et qui explique très bien comment on est arrivé aujourd'hui à l'industrie de la viande telle qu'on la connaît. En fait, on comprend que en gros tout change à l'issue de la seconde guerre mondiale où la France Exang choisit comme modèle l'exemple de l'agriculture américaine.

Tout ça sous la houlette de l'INRA qui a été créé justement en 1946. Et à partir de là euh on va voir donc un changement majeur dans dans l'élevage qui découle en fait d'une vraie volonté politique. Par exemple, si aujourd'hui la Bretagne produit 60 % des ports de France, c'est parce que dans les années 70, le gouvernement de Chabandel Mass a largement subventionné les éleveurs porsin qui acceptaient de passer à un élevage dit hors sol, c'est-à-dire sur des caillotes.

En fait, dans les années 60 70, c'est l'arrivée au pouvoir des technocrates de l'agriculture qui vont développer ce qu'on appelle la zootechnie, c'est-à-dire la recherche des moyens de rendre les animaux les plus productifs possibles. Autrement, autrement dit, pardon, l'animal est considéré comme un outil de production à améliorer, hein. Et ça passe par euh donc la sélection génétique évidemment euh des modes d'élevage différents qui font gagner du temps et de l'espace.

Tout ça au détriment des animaux bien sûr et un changement d'alimentation aussi puisque là du coup on va abandonner l'herbe un peu ringarde hein pour passer à des sources de protéin des sources d'alimentation plus riches en protéines. C'est-à-dire principalement ce qu'on appelle les tourtaux c'est-à-dire des briquettes concassées d'oléagineux et de et de graines qui sont très concentrées en protéines. Et et aujourd'hui du coup, on se retrouve avec une industrie de l'élevage qui importe 80 % de des protéines qu'elle destine donc au bétail.

Et là-dedans principalement, c'est du soja transgénique qui vient d'Amérique latine et ce nouvel or verre qui est le soja dévaste complètement le Brésil, l'Argentine et cetera. Toujours dans ces années 60 et 70, l'industrie pharmaceutique va faire son entrée dans la danse. Donc non seulement à cause de la de la sélection génétique, mais aussi à cause de la mane que représente le marché des antibiotiques qui deviennent nécessaires puisque du coup les animaux vivent dans une bien trop grande promiscuité.

Et c'est comme ça qu'aujourd'hui 70 % du marché des antibiotiques est destiné au bétail dans le monde. Euh voilà comme ça donc d'années de au fil des dizaines d'années, on s'est retrouvé avec la situation qu'on connaît, cette impasse que connaît l'industrie de l'élevage et que Galia a évoqué tout à l'heure. C'estàd qu'on a une impasse au niveau de la condition animale, au niveau économique, au niveau social, au niveau écologique et j'en oubli au niveau sanitaire.

Et malgré tout, ce système semble vouloir continuer absolument sa fite en avant. Et c'est là que donc ce livre est très éclairant, c'est qu'il montre tout au long du texte la grande porosité en fait entre les intérêts privés et l'intérêt général public. Par exemple, on s'aperçoit que pendant des dizaines d'années, des chercheurs ont travaillé finalement au bénéfice d'industriel de la viande au sein de VINRA, par exemple, soutenu donc par le par l'État.

Euh et puis aussi, on voit des personnes qui passent d'organismes comme l'INRA, comme le CNRS, comme l'Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments, hop, qui passe à des entreprises privées, voire du lobbyisme et cetera. Je vous donne juste un petit exemple que je trouve parlant, c'est celui du centre de la de l'information sur les viandes qui, comme son nom l'indique, a une vocation d'information de la population, donc sur les qualités de la viande et son importance. Euh ça passe par des campagnes publicitaires, des campagnes dans les écoles et cetera.

Et tout ça s'est financé en partie par les industriels et en partie par le ministère de l'agriculture. Et pour la petite histoire, en plus de ça, il fait partie ce centre d'information sur les viandes du comité euh comment on appelle ça ? Bon, en gros, le comité qui organise le plan national nutrition santé, celui vous savez qui nous fait nos petites pyramides alimentaires régulièrement.

Voilà. Donc pour mieux comprendre le poids de l'industrie de la viande, ce petit livre donc à mettre entre toutes les mains. Ensuite donc Fabrice Nicolino devait aussi évoquer le lobby de la chasse.

Du coup, je me propose de vous donner quelques éléments afin qu'ils puissent ensuite être intégrés au débat. D'accord ? Donc les chasseurs en France, ils sont environ entre 800 et 900000.

Et pourtant, ils ont un poids politique colossal, notamment parce qu'ils sont représentés à l'Assemblée nationale par le groupe chasse qui contient 117 députés. Au Sénat, il y a un groupe chasse aussi qui comprend 68 sénateurs dont le président Gérard Larchet qui est un ardent défenseur de la chasse et des pratiques les plus cruelles la chasse. Les chasseurs du coup sont fréquemment reçus à l'Élysée toute quel que soit le pouvoir en place à l'inverse par exemple des associations de protection animale.

Et il existe même un lobbyiste célèbre si on peut dire qui s'appelle Thierry Cost qui est un lobbyiste spécialisé dans cette question et qui est omniprésent dans l'ensemble de la sphère politique depuis longtemps. Il a été par exemple conseiller de du parti chasse pêche nature et tradition aussi de la Fédération nationale de la chasse et cetera. Euh par ailleurs, on rencontre aussi ce Thierrycost dans le livre Bidoche parce qu'il est aussi créateur d'un improbable comité Noé dont le but avoué et de euh comment dirais-je diaboliser le discours des justement des protecteurs de des animaux.

Donc pour finir, ce monsieur Thierry Cost effectivement très efficace. Euh, il est également euh lobbyiste des armes d'ailleurs et il a l'oreille du président. Et d'ailleurs, les cadeaux de Macron euh pour les chasseurs ne se sont pas fait attendre.

Il y a une autorisation du silencieux sur les armes de chasse, diminution de moitié du prix du permis de chasse et allongement des périodes de chasse pour certaines espèces, notamment les oissendrées. Voilà comment on se retrouve en France avec une situation assez inédite ailleurs en fait avec 91 espèces chassables alors que dans la plupart des pays, on est plutôt autour de 30. une très grande diversité des techniques, y compris les plus cruelles comme le piége, le déterrage ou la chasse à cours qu'on va évoquer plus loin et des périodes de chasse extrêmement longues et des dérogations qui ont plus permettent de la de l'allonger encore.

Voilà. Et quand on regarde à côté au niveau de l'opinion publique, il y a un sondage publié par l'FOP en 2017 qui dit que 71 % des Français se sentent en insécurité en pleine nature du fait de la chasse. Et ils ont pas tort parce qu'il y a en moyenne 1710 accidents de chasse par an dont une vingtaine mortelle. 82 % sont pour l'interdiction de la chasse le dimanche et 84 % sont pour l'interdiction donc de la chasse à cours.

Donc on voit qu'il y a un énorme décalage entre les attentes des Français et les mesures politiques qui sont prises. Sur ce, je laisse la parole à Brigitte Gautier. Merci. [Applaudissements] Euh alors, d'abord, moi je vais remercier euh bah la commission Condition animal pour l'invitation à venir parler pendant les amphi.

Euh donc je suis une des condatrices de l'association L214. Euh et moi je vais venir parler un petit peu de l'expérience qu'on a aujourd'hui euh plutôt par rapport justement à cette question de lien avec la politique euh la condition animale, la politique, comment ça se comment ça se marie ou au contraire comment ça se marie pas du tout. Euh nous notre expérience en politique, elle est relativement récente.

Au début d'14, on a assez rapidement monté un observatoire qui s'appelle politique et animaux qui est plutôt une chambre d'enregistrement des actions, des inactions, des actions contre-productives des élus ou du gouvernement sur la condition animale, comment ça peut améliorer les choses ou comment ça peut encore dégrader les choses puisque on est toujours capable de de faire pire. Euh et nos premières armes vraiment à destination des politiques, ça a été pendant les élections, le fait d'essayer de rendre visible un petit peu quels sont les partis ou personnalités politiques les plus favorables ou les moins défavorables aux animaux et puis ceux qui nous promettaient un avenir du pire de chez pire pour les autres animaux. Euh on a fait nos premières armes aussi euh en 2014, fin 2014.

On a montré de quelle façon euh l'industrie de l'œuf traite euh les poussins queles que soient les filières. Euh au tout début de la vie des poules pondeuses, en fait naissent des poules pondeuses, des femelles et des coques, des mâles. Et en fait, les mâles ne sont pas utiles à l'industrie des poules pondeuses puisque celles les poulets qui sont mangés sont issus d'une autre souche génétique.

Euh tout à l'heure, un en a parlé, LINRA a a contribué au développement justement de la spécialisation des animaux, enfin de l'utilisation des animaux. Et du coup, il y a en France à peu près un peu environ 50 millions de poussins qui sont broyés chaque année puisqu'il seront inutiles à l'industrie de l'œuf. Et donc on a montré des images dans un couvoir de comment ça se passait pour ces poussins, comment ils étaient triés, comment ils étaient jetés dans la broyeuse. et ça a beaucoup ému l'opinion publique et on a incité les parlementaires à poser une question parlementaire, une question au gouvernement pour savoir de quelle façon ils allaient agir et on a été agréablement surpris en fait entre 40 et 50 parlementaires donc députés et ou sénateurs, sénatrices ont déposé cette question.

Euh et ensuite l'autre action un peu notable qu'on a eu vers les parlementaires, c'est quand on a commencé à montrer la série d'enquêtes sur les abattoirs où on a demandé une commission d'enquête pour faire la lumière sur les conditions de mise à mort des animaux. Et euh et là, un député Olivier Falorni a a déclenché une commission d'enquête parlementaire qu'on a suivi, qui a abouti à une proposition de loi qui a été débattue, qui a été votée par l'Assemblée nationale en janvier 2017, mais qui ensuite n'a pas suivi le euh la fin du processus parlementaire puisqueil y a eu élection et cetera et aucun sénateur ou aucune sénatrice ne s'en est saisi. Donc voilà, ça ça a été nos premières armes et puis bah là par un le début du mandat d'Emmanuel Macron déjà, il a fait une promesse de campagne sur un certain nombre de points auprès du collectif animal politique qui réunit 26 ONG de la défense des animaux en s'engageant notamment sur la fin de la vente d'œufre de poules élevées en cage de batterie dans les supermarchés d'ici 2022.

Ça avait été une promesse très claire faite euh en live devant euh le WWF et euh les états généraux de l'alimentation se sont déclenchés avec une consultation euh de parties prenantes mais pas L214. Pourtant, on avait demandé à à pouvoir participer. Bon, c'est pas grave, on y a participé par l'extérieur.

Euh pourquoi pas L214 ? parce que c'est notre objectif qui dérange, notre remise en cause qui dérange puisque L214 affirme que puisque les êtres puisque les animaux les autres animaux sont aussi des êtres sentiants, doués de sensibilité qui ont la volonté de vivre, euh on ne devrait pas les considérer comme des ressources à notre disposition. Et donc, il y a un certain nombre d'acteurs, notamment d'acteurs de l'agroalimentaire qui refusent le dialogue avec L214.

Mais en fait aux États généraux de l'alimentation, la feuille de route, elle était claire, c'était sur une alimentation saine, sûre et durable. Et donc, on allait discuter non pas malheureusement de la fin de l'asservissement des animaux, mais simplement de mesures euh sur une transition agricole et alimentaire, des mesures qui sont des mesures de bon sens, qui sont portées par l'opinion publique. On a tout un toute une batterie de sondage qui sont à disposition sur le site Politique animaux et qui montre par exemple que 90 % des personnes quand on les interroge s'oppose à l'élevage des animaux dans des bâtiments fermés sans accès à l'extérieur.

Donc on est quand même une énorme majorité. euh qu'on soit abolitionniste ou qu'on ne le soit pas, il y a quand même un consensus euh autour de certaines pratiques d'élevage qui sont aujourd'hui complètement inacceptables qu'on soit végan ou qu'on ne le soit pas. Donc pragmatiquement, on pouvait chercher à éliminer un certain nombre de cruautés structurelles lié à l'élevage qui est quand même une question majeure aujourd'hui. 99 % des animaux qui sont exploités par les êtres humains, c'est pour la consommation alimentaire.

C'est quand même énorme. Par rapport à à toutes les autres pratiques, c'est 99 %. C'est 3 millions d'animaux qui sont tués dans les abattoirs tous les jours, plusieurs dizaines de millions de poissons aussi mis à mort tous les jours juste pour la France.

Donc c'est à peu près c'est quand même énorme. Donc nous l'opinion publique, on essaie de la mobiliser par l'intermédiaire des enquêtes qu'on peut faire par rapport aux informations qu'on met à disposition, par rapport au aux images et l'opinion publique y est sensible et l'opinion publique s'exprime au travers de signatures de pétition, au travers de des courriers qui peuvent faire à leurs décideurs, que ce soit des entreprises ou que ce soi des politiques et puis au travers des différents sondages qu'on peut qu'on peut avoir. Nous, on amène preuves, arguments, images pour essayer de de changer un peu les mentalités et les pratiques quotidiennes de chacun.

Après, on va s'adresser aussi aux entreprises puisque les entreprises, elles ont aussi leur rôle à jouer euh dans les produits qu'ils mettent à disposition des consommateurs. Et la plupart des produits, beaucoup de produits euh contiennent euh soit des morceaux d'animaux qui ont été tués, soit les produits issus des animaux. Donc il est important de faire évoluer les entreprises donc en accroissant d'un côté les offres végétalienne et de l'autre en essayant de faire reculer la cruauté qui est omniprésente dans un certain nombre de produits.

Et donc une des campagnes qu'on a, c'est pour essayer de faire que les entreprises arrêtent d'utiliser ou de vendre des œufs de poules élevé en cage de batterie. Euh puisque là l'opinion publique, elle est très claire aussi, c'est euh 90 % là aussi de personnes qui sont pour l'interdiction euh de l'élevage en cage des poules pondeuses. Et on a réussi, c'est lent mais on a réussi à convaincre euh plus d'une centaine d'entreprises en France et et d'entreprises internationales à renoncer à utiliser des œufs de poules élevées en cage de batterie au plus tard en 2025.

Euh alors ça peut paraître peu, ça peut paraître loin aussi, mais voilà, on est en face d'une réalité qui est quand même assez écrasante. Et du coup, je vais aborder la question de la politique où là les progrès ne sont pas lents, les progrès sont inexistants. Donc voilà.

Donc on peut voir que quand même du côté des entreprises, on arrive à avoir quelques avancées. Côté politique au niveau local, au niveau des municipalité, il peut y avoir des avancées. Mais justement les états généraux de l'alimentation nous ont montré qu'au niveau national, c'est absolument verrouillé par notamment le lobby de la viande, le lobby de l'élevage intensif.

Euh Emmanuel Macron qui a été élu donc a fait des promesses vers une prise en compte de la question animale d'un côté, mais en même temps, il était présent au congrès de la FNSA et voilà à rassurer les éleveurs et il était aussi au congrès de la Fédération nationale de la chasse et pareil mou promesse aux chasseurs. Les politiques, ils ont quasiment pas de compte à rendre, contrairement aux entreprises. Pourquoi ça avance avec les entreprises ?

Parce que une fois qu'on rend public un non engagement, c'est-à-dire qu'une entreprise refuse d'avancer sur une question, on peut le rendre public et là tout de suite les consommateurs peuvent agir, peuvent réagir et cetera et avec leur porte-monnaie, ils ont quand même un bon instrument de vote. Pour les politiques, les actions, les les réactions qu'on peut avoir, elles sont dans l'urne une fois tous les 5 ans. On a oublié tout ce qui s'est passé avant et du coup, il y a un temps de réaction qui est assez lent et les politiques en profitent.

Abondamment, il y a quasiment pas de compte de compte à rendre alors que pour autant la politique c'est justement l'organisation de notre vie commune et si on a des élus c'est pour représenter notre voie. Or, mais justement les sondages montrent alors à défaut d'abolition où là on a encore pas beaucoup de sondages mais quand on en aura peut-être on sera encore beaucoup plus fort à revendiquer la fin de l'utilisation des animaux comme ressources à notre disposition. Mais en tout cas, sur les conditions d'élevage aujourd'hui de la majorité des animaux, 80 % des animaux sont aujourd'hui détenus en élevage intensif et ont des conditions de mise à mort qui sont absolument euh aussi décriés par l'opinion publique.

On n pas on n pas de prise en compte de ça au niveau politique. Alors de façon globale quand on vote puisque effectivement après il y a des prises de position individuelles ou de groupes politiques qui sont importants. Mais aujourd'hui la majorité elle elle est pas du côté des animaux loin de là.

Alors petit synome sur les états généraux de l'alimentation. Donc sur le papier une intention louable, une alimentation saine, sûre et durable. Sachant qu'il y avait une attente qui était manifeste de la part de l'opinion publique.

Mais euh voilà, petit zoom sur les les postes clés qui ont été attribués. Donc le coordinateur des consultations sur ces états généraux de l'alimentation, c'était Olivier Alain qui est éleveur, vice-président de la région de la chambre d'agriculture de la région Bretagne et qui a eu plusieurs mandats FDSEA. FDSEA, la FNSEA, c'est le principal syndicat agricole euh donc qui a œuvré dans les années 70 à nous installer un modèle bien intensif.

Euh le rapporteur à l'Assemblée nationale Jean-Baptiste Morau qui est éleveur, ancien directeur d'abattoir, le rapporteur du Sénat Michel Raison qui a été épinglé par un cache investigation il y a 2 ans pour ses liens avec euh l'AGIA qui est l'association nationale de l'industrie agroalimentaire. Donc on voit qu'on partait déjà avec un un tiersc gagnant. Euh de plus avec l'appareil politique, le temps des débats était limité.

Alors, ils ont appelé ça le temps législatif programmé. Moi, ça m'a fait tilt. Ça m'a fait penser au foie gras où l'industrie, les les producteurs de foie gras quand il parlent du gavage, il parle d'alimentation progressive et contrôlée.

Donc, on est un peu sur le même sur le même registre. Et puis un calendrier bien incommandant puisque les sujets euh qui fâchent étaient abordés le weekend, je pense que tu y reviendras sur l'article 13. euh qui concernait tout ce qui était sur les conditions d'élevage et d'abattage des animaux et puis l'article 11 sur l'alimentation en elle-même.

Euh voilà. Et puis bah on peut faire une petite apartée sur le glyphosate qui a aussi été discuté dans la nuit bien tard de façon à ce qu'il y ait le moins de de députés présents. Il y a des députés hein qui l'ont remarqué.

Donc la France insoumise, ils vont en parler eux-mêmes. Il y a eu aussi Yv Gegoo euh qui a souligné que le rapporteur donc Jean-Baptiste Morau allait pas aller à l'encontre des intérêts de sa profession et qui même est allé plus loin avec la proposition sur les les dénominations notamment sur le steak végétal. Voilà, qui refuse d'un côté les options végétariennes ou végétaliennes en collectivité et qui de l'autre va mettre des bâtons dans les roues sur le développement des alternatives et justement sur cette transition alimentaire absolument nécessaire des points de vu environnementaux, partage des ressources, conditions humaines et cetera.

Donc euh voilà, enfin les intentions étaient bon étaient assez claires. Éric Diard aussi qui a parlé de l'acheté des députés vis-à-vis des lobby avec Jean-Baptiste Morau comme serviteur élé de la FNSEA. C'est pas moi qui le dit, c'est Éric Diard qui est député LR.

Euh et puis moi, j'avais été marqué par Dominique Bustro qui a un moment été ministre de l'agriculture puisque dans ces débats, il y avait aussi Stéphane Traver, maintenant célèbre auprès de tous les animalistes pour ses avis défavorables, qui est donc un ministre de l'agriculture et Dominique Bustro qui lui-même a été ministre de l'agriculture avait dit que les ministres de l'agriculture ne sont pas nommés sans l'aval de la FNSEA, donc le principal syndicat agricole. Et euh il y a aussi le professeur Egberg qui lui défend notamment le Nutriscorp qui est un médecin nutritionniste qui dit que quand il s'agit d'intérêt économique, c'est rarement la santé qui gagne. Donc lui il voyait ça du point de vue de la santé mais du coup on l'a vu aussi du point de vue de l'éthique, du point de vue de l'environnement.

Enfin voilà. Euh alors nous on n'a pas été invité à discuter au niveau des états généraéux de l'alimentation. On éétait pas non plus sur les bands de l'Assemblée nationale, mais on a essayé de peser de tout le petit poids qu'on a euh sur le sujet.

On a fait euh des propositions, on était on faisait partie des ONG qui étaient investis pour essayer quand même de profiter de cette opportunité même si on voyait bien qu'il y avait beaucoup de verre. Donc, on a fait monter le sujet euh par les enquêtes qu'on a pu mener, qu'on a dévoilé notamment avec Stéphane Bern et Sophie Marceau qui ont accepté de d'être porte-parole euh notamment des poules pondeuses. On a rédigé un dossier de 15 mesures qui étaiit des mesures de bon sens, qui étaient des mesures simples mais qui permettaient peut-être de décryper un petit peu cette machine qui complètement bloqué la machine législative concernant la question animale puisque bah on a vu le dernier la dernière petite chose qui était passée, c'était sur le l'amf l'amendement Glavani qui euh faisait que les animaux étaient reconnus comme doués de sensibilité dans le code civil mais en même temps soumis au régime des biens meubles.

Donc bah ça changeait pas concrètement les choses et puis la loi Falorni qui a été bloquée par le processus législatif. Euh donc les enquêtes, les personnalités, on a rencontré un certain nombre de députés au niveau national mais aussi au niveau régional grâce à l'ensemble des groupes locaux qui vont faire un travail formidable au niveau au niveau régional. Et donc en apportant des preuves, en apportant des arguments, en rendant visible l'opinion publique, on a convaincu euh 80 députés euh de cosigner ou de déposer des amendements notamment euh justement sur l'interdiction de l'élevage en cage des poules pondeuses.

Mais en fait, l'ensemble des mesures des amendements qu'on avait proposé ont été déposées et la plupart la majorité défendu, notamment par la France insoumise mais pas seulement. Donc c'était c'était vraiment euh euh très bien euh que ces discussions soient entamées, mais on s'est heurté un petit peu à un mur. Euh en face, on avait un ministre de l'agriculture et un rapporteur qui parlait, alors je vais utiliser leur propre terme, de bien-être animal, de plan de filière et qui concluaient toutes leurs interventions par avis défavorable et en fait bah la majorité votait comme le commandait.

Euh le ministre comme aussi a fait des rappels euh à la discipline qui ont été fait par Richard Ferrand. Donc voilà, il y a eu un essai d'enfumage notamment avec deux des propositions qui ont l'air d'être passées un petit peu, notamment donc sur les poules pondeuses en faisant voter un amendement qui disait que les nouvelles installations seraient interdites. Bah oui, mais les nouvelles installations, il y a personne aujourd'hui qui s'installe en élevage en cage de poulpondeuse.

Comme c'est c'est le terme de l'amendement, il y a aucune nouvelle installation depuis belle lurette. Il y a eu des projets qui ont été abandonnés qui étaient nous on avait montré les images justement d'un élevage qui voulait s'étendre et qui a arrêté euh qui a déclaré que ben non puisque la aujourd'hui c'était pas la peine de développer encore cette filière-là vu que bah justement l'opinion publique, les consommateurs euh se prononçait contre. Euh donc celui-là, il a été voté, tout le monde a voté pour évidemment puisque ça entériné une situation déjà existante.

Et puis sur euh euh les amendements sur l'amendement qui concerne le contrôle vidéo en abattoir où là c'est les abattoirs volontaires et c'est une expérimentation et c'est pas une obligation. Donc euh nous on av rendu visible euh avec d'autres acteurs cette tentative d'enfumage notamment par le live tweet, les live tweet qu'on a fait pendant les commissions développement durable, commission des affaires économiques et les séances plainères et puis par des communiqués de presse. Donc c'est pas passé.

Enfin, tout le monde s'est rendu compte qu'il y avait aucune avancée pour les animaux dans ce projet de dans ce projet de loi. Euh et puis bah l'abendement qui est passé quand même souligné qu'il a été rédigé avec le comité national de la promotion de l'œuf qui est l'interprofession euh des œufs. Donc ils ont validé euh la rédaction et tous les députés même pour voter cet amendement qui ne changeait strictement rien puisque c'était une situation qui existe déjà.

La plupart des députés de la majorité ont demandé confirmation. Est-ce que oui, les éleveurs sont d'accord qu'on vote cet amendement ? Peut-être tu tu y reviendras.

Euh voilà, la loi, elle devrait accompagner euh des évolutions qui sont souhaitées par les citoyens. Or bah là, on voit que c'est pas là. Euh le CNPO, lui, il a accompagné justement un freinage des aspirations citoyennes.

Voilà, c'est un exemple, mais le lobby de la viande, il est présent partout, hein. L214, par exemple, n'est pas au groupe de travail euh de la commission nationale d'éthique sur les abattoirs parce que les professionnels ne veulent pas alors que cette commission nationale d'éthique des abattoirs, elle est directement issue des images qu'on a montré. Euh le lobby de la viande, il est présent dans les écoles euh au travers de du centre d'information des viandes par rapport à travers aussi Interbève.

Euh il a une présence assidue auprès des députés. Voilà, travail de lobbing peut-être plutôt classique, mais on voit qu'ils ont un poids très très important auprès des députés. Pourquoi un tel poids ?

Ils sont présents aussi bah dans les salles d'attente de nos de nos médecins. Il siège au GEMRCN. Alors le GMCN en fait c'est un comité qui règle la ce qu'on va manger en collectivité dans les collectivité publique.

Alors qui dépend non pas du ministère de la santé, ce qui serait som toute logique, mais qui dépend du ministère de l'agriculture et plus non plus spécialement du ministère de l'économie cosigné par le ministre de l'agriculture quand il se décline dans la loi par un décret et un arrêté que qu'on a nommé décret et arrêté cantine qui impose une cadence très importante de produits d'origine animale dans les menus des écoles notamment et des universités et puis des budgets qui sont très très forts pour le lobby de la viande, mais on peut rappeler aussi comme pour les chasseurs avec des organisations puissantes qui sont financées largement, qui sont organisées. Donc, quelle est notre stratégie pour l'avenir ? Parce que là, je vous ai dépint quand même quelque chose d'assez plombant.

Mais non, rien que le fait que ça a été discuté à l'Assemblée nationale, que ça a été porté par un certain nombre de députés, c'est quand même une victoire. Ils ont pas pu juste cacher sous le tapis toutes ces réalités qui concernent la condition animale. Et donc, qu'est-ce qu'il va falloir faire ?

Bah, il va falloir continuer avec des dossiers étayés, continuer à montrer les images, continuer à à dénoncer, continuer à provoquer le débat public autour de la question animale, pousser la question du spécisme. On ne peut pas continuer à fermer les yeux sur ce qu'on fait subir aux animaux parce que on a décidé, pas parce que c'était nécessaire. Aujourd'hui, on n'est plus en état de survie, en état de nécessité à manger des animaux.

C'est vraiment juste un caprice de notre société de le faire qui ont des conséquences négatives qui ont déjà été évoquées et qui du coup ces conséquences négatives qui sont pas seulement sur l'éthique animale là les amendements qui ont été défendus à l'Assemblée nationale ils étaient surtout soutenus par des associations justement de défense des animaux. On pourrait avoir à l'avenir et c'est ce qu'il va falloir chercher, c'est un rassemblement. C'est-à-dire qu'en face on a un lobby puissant qui a su se rassembler.

Soyons en face rassembler aussi les associations qui luttent sur les questions environnementales, sur les questions de santé publique, sur les relations nord-sud, sur les solidarités, sur les conditions de travail mais aussi sur les finances parce que l'argent public, il va massivement sur notamment l'élevage intensif et sur l'impact sur la ruralité. Combien de collectifs de Rivrom Novicen qui luttent depuis plusieurs années contre l'élevage d'idé 1000 vaches. Voilà.

Donc, quel avenir en commun avec les animaux ? C'est aujourd'hui qu'il faut le bâtir. Les forces politiques, justement, les groupes politiques sont très importants là-dessus de porter la voie des animaux.

Voilà, on voit que on le voit au travers d'exemples que les animaux ne sont pas mués contrairement à ce qu'on pourrait le penser. Il y a des animaux qui résistent et qui résistent de toutes leurs forces. On le voit sur les images qu'on montre d'abattoir.

Euh, ils veulent pas se faire tuer, ils le montrent. dans leurs conditions d'élevage aussi, il montre bien, il y a quelque chose qu'on va publier dans quelques jours qui est paru dans la presse américaine, un bou qui a montré toute sa résistance. Il a réussi à s'échapper lui et il est il a fait plusieurs incurs pour venir délivrer d'autres animaux sur une foire au bestiaux.

Donc voilà, c'est pas juste un fantasme d'animaliste. Non, ça existe réellement cette résistance animale. Et donc nous, on doit être les porte-parole de ces de ces sans voies comme on l' sur d'autres sur des populations qui aujourd'hui ne peuvent pas s'exprimer.

Enfin, qui défend aujourd'hui les jeunes enfants ? Enfin, c'est bien des personnes qui peuvent avoir voix au chapitre. Donc, il faut qu'on continue qu'on continue là-dessus.

Il faut qu'on se fédère euh et voilà, ensemble, on peut faire reculer la cruauté et puis enfin installer une société véritablement multi-espèce où chacun peut avoir sa place et vivre en bonne intelligence les uns avec les autres. [Applaudissements] Merci beaucoup Brigitte. donc pour ce témoignage.

Alors, je pense que bah l'intervention de Bastien va venir compléter voilà de l'intérieur en tout cas un certain nombre d'informations que tu as pu que tu as pu souligner. Merci merci de l'invitation. Beaucoup de choses ont d'ors et déjà été été dites.

Je vais je vais essayer de le de les compléter. Vous savez quand on est quand on est petit, souvent on lit Tintin en Amérique et il y a dedans deux deux images qui sont très flagrants. C'est le jeune reporteur belge qui découvre la modernité et cetera et il visite une usine où sur un tapis roulant, il y a une vache qui rentre dans une machine et sur la la vignette d'à côté, elle ressort déjà trié en saucisse, en corn de bif, en et c'est la démonstration parfaite de cette modernité de l'industrialisation de l'élevage, de la réification des euh des animaux. euh ou qu'ils sont des marchandises comme comme les autres en niant toute leur sensibilité, toute euh toute leur animalité parce que je dis je parle d'animalité parce que au-delà des distinctions cartésiennes entre l'homme et la machinerie animale, il faut rappeler que nous aussi nous sommes des animaux, des êtres vivants et sensibles.

Nous sommes des humanux en fait, mais c'est cette question des des abattoires est flagrante parce que elle concentre tout à la fois la souffrance des animaux et et aussi la souffrance des des travailleurs, des conditions de travail. Et c'est Bertold Breche qui d'ors et déjà dans Saint-Jan des abattoirs décrivait cette condition de travail des des ouvrière et des ouvriers et cette déshumanisation euh des personnes. Et moi, j'ai quand je me suis penché sur la question de la souffrance animale et cette question des abattoirs, en fait, j'ai découvert que Ford a inventé le Fordisme et donc cette ce travail à la chaîne pour construire des voitures en se basant sur le mode de fonctionnement des abattoirs de Chicago qui sont les premiers abattoirs modernes qui ont été créés dans les années 1860.

Et donc on voit bien qu'il y a un lien entre l'exploitation des travailleurs, l'exploitation animale et cette industrialisation. Bref, que aujourd'hui toute cette souffrance animale, toute cette exploitation, elle est essentiellement liée au capitalisme et à ses ravages et à cette industrialisation de de l'élevage. Euh après, on pourra aborder la question de doit-on tuer des animaux dans de bonnes conditions ou ne doit-on pas tuer d'animaux du tout ?

Je veux dire que c'est un deuxième débat. Le premier débat, c'est la question de euh du bien-être et de la moindre la moindre souffrance. Et je reviendrai dans un deuxième temps sur le deuxème le deuxème élément.

Donc pour revenir sur cette loi ég alimentation et égalité égalime agriculture et alimentation, pas égalité, excusez-moi. Donc le le rapporteur Jean-Baptiste Morau euh il avait une autre formule que rejeté, c'était "Faisons confiance à la filière". "Faisons confiance à la filière." C'était son late motif euh à chaque fois.

Alors sur la castration à des porcelés sur la codectomie, vous savez la codectomie c'est le fait de couper la queue des des porcelets à vif aussi comme la castration et L214 a des vidéos glaçantes sur ces sur ses pratiques. Alors pourquoi pourquoi on castre à vif ? Pourquoi on coupe la queue des des porcelés ?

Bon, casser à vif, c'est parce que pour 5 % des des pors, cela produit une mauvais un mauvais une mauvaise odeur lors de la cuisson de la viande. Donc déjà, ça pourrait être repéré par d'autres méthodes. Donc là, on systématise pour gagner et rentabiliser et augmenter la productivité et la rentabilité.

Et la codectomie en fait en fait le port c'est un animal joueur. Il aime jouer, il aime s'occuper, il aime découvrir, il aime furter et cetera. Et dans les conditions d'élevage actuelles, il est dans une cage en béton sans rien pour jouer, sans rien pour s'occuper.

Et la seule chose qu'il trouve pour s'occuper, c'est la queue de ses petits copains avec qui il est enfermé. Et donc pour éviter qu'il se mange la queue les uns et les autres, on les leur coupe. Et alors là, j'en reviens au lectif de notre rapporteur.

Faisons confiance à la filière. Il y a eu une directive européenne en 2005 si mes mémoires est bonne qui disait il faut donner au cochons d'élevage de quoi s'occuper des des objets dans leur cage pour qu'il puissent s'amuser pour qu'il puissent jouer pour qu'il puissent d'une certaine manière se développer comme un cochon normal. Et donc la filière offre des bouts de bois, des chaînes au cochons pour qu'il s'amuse alors que ils aimeraient de la paille, qu'ils aimeraient des noix pour pouvoir furter avec avec leur petits museaux et cetera.

Donc voilà, des chaînes et des morceaux de bois. Faisons confiance à la filière. Nous allons progresser.

Faisons confiance à la filière sur l'élevage des poules en cage. Aujourd'hui, il y a 50 % de de la filière, 60 % où ils sont en cage et 40 % un peu 40 % 69 % ouais 60 69 % de de poule en cage. Il y a eu une directive européenne qui euh au début des années 2000 proposait d'agrandir la taille des cages ou de passer euh sur des poules en liberté.

En Allemagne, ils ont privilégié la poule en liberté. Enfin bon, les poules en liberté, euh Ah, je reviens pas sur ce que signifie cette liberté, que à 6 ans, on les tue parce que elle commence à produire moins de 3 ans. 1 an et demi.

Moi, j'avais vu 3 ans. Bon, alors vous me dites 1 an et demi. 2 ans.

Voilà. à 2 ans, on les tue parce que elles commencent à ne plus produire suffisamment de deux et cetera alors que la longévité d'une poule, c'est 15 20 ans. Moi, je crois une de 18 ans.

Voilà. Donc voilà. Donc et la filière française, elle n'a pas décidé de passer sur des [Musique] en liberté, mais a décidé d'augmenter la taille des cages.

Faisons confiance à la filière, ils ont bien ils ont fait le bon choix. Sauf que aujourd'hui les consommateurs n'achètent plus. d'œuf élevés en cage.

Les seuls œufs qui sont consommés, ce sont dans des produits transformés. Et donc aujourd'hui, on a une filière qui n'a même pas intérêt à construire de nouveaux élevages en cage. Et donc la loi, l'amendement qui a été adopté qui interdit la création de nouveaux élevages de poule en cage.

Ah oui, la filière, ils peuvent être d'accord parce que de toute manière, il n'aurait pas de déboucher pour ces œufs. Donc c'est un amendement d'affichage mais qui ne change strictement rien. Et même cet amendement, c'était même pire que ce que vous nous avez décrit.

C'était on se retrouve avec des députés républicains qui interviennent une fois. Monsieur le ministre, vous vous rendez compte pour la filière ce que cela représente ? Est-ce que vous êtes sûr que le président de la filière est d'accord ?

Le ministre ? Oui, le président de la filière m'a donné son accord. 2è républicain.

Mais vous êtes vraiment sûr ? Le ministre ? Oui, oui, je suis sûr.

Les républicains. Nous demandons une suspension de séance. ont-ils été appelés le président de la filière pour savoir ce qu'il fallait voter ? 2 minutes plus tard, ils reviennent et ils votent l'amendement.

Donc quand on parle du poids des lobbies, je pense qu'il ne faut pas faire confiance à la filière. Je je pourrais développer parce que cette nuit a été quelque chose de d'assez horrible vraiment. Donc on était le dimanche soir.

Donc le temps législatif programmé c'est une invention de de SarkoZi il me semble. dans la réforme de 2008, euh nous avions 50 he pour discuter de ce projet de de ce projet de loi. 50.

La France insoumise avait droit à 4h30 d'intervention sur plus d'une plus d'une centaine d'amendements. Et quand on a fini son temps, on a plus rien le droit de dire. Même si on a encore 50 amendements, on a même pas le droit de son, on a juste le droit de dire défendu et on vote l'amendement. sans débat.

Donc il y a en effet la volonté de de traiter les parlementaires un peu de nous gaver et cetera. Mais la réalité c'est que on a décidé de prendre du temps sur cette questionlà. Nous avons même fait venir notre président de groupe parce que le président de groupe c'est un super député un peu à l'Assemblée nationale parce que dans en temps législatif programmé, il a 1 heure rien que pour lui qui n'est pas décompté et qui est en plus des 4h30.

Donc on a pu on a fait venir le président de groupe pour que avoir un peu plus de temps sur ces sur ces questions là et on se heuré à un mur. C'était terrifiant. C'était vraiment terrifiant.

Euh sur sur les millions sur les les millions de poussins, sur les millions de de canettes. Euh parce que pour les canards, c'est les canettes qu'on qu'on boit à la naissance pour le foie gras parce que c'est le foie gras de canard et pas de canette. Euh et donc euh un mur absolu euh de la majorité et des et des républicains.

On pourrait évoquer la question des euh des lapins. He vous savez les lapins en cage, ils vivent sur une feuille à4. L'espace de vie d'un canard, d'un lapin en cage, c'est une feuille à4.

Euh et donc évidemment le lapin il devient fou, il devient cannibal, il mange les autres lapins. Donc on lui coupe, on lui enlève les dents pour pas qu'il mange les autres. Non, c'est plus ça.

Ah non, c'était Ah non, c'était les c'est au cochon qu'on lime les dents. C'est au cochon encore qu'on lime les dents. Mais les lapins, ils viennent fous et il se et il ils se mangent entre eux.

He le lapin juste, je rappelle, c'est herbivore. Donc voilà. Euh donc pour vous dire que cette soirée là, on a bien vu que les lobby ça existait et que ça tenait bien les choses.

C'est une maison bien tenue l'agriculture en France. Voilà. Euh il n'y a pas que l'agriculture he la chasse.

Bon je je voulais revenir dessus mais ce que tu as dit est très clair. Enfin le rôle de Thierry Cost, le fait que le président ait l'ami des chasseurs et que ce n'est pas prêt de changer tant que ce président sera en place. C'est évident.

Ouais, sur euh moi j'ai porté une proposition de loi sur la chasse à cours, mais euh j'ai aucun espoir qu'elle ne soit mise à l'ordre du jour. Ce qu'on peut constater, c'est que les services de l'État, que ce soit le préfet de Loise qui va avec les chasseurs utilisés de son autorité pour faire reculer l'association AVA, abolition de la Venrime aujourd'hui qui donc les donc c'est l'État qui qui prend qui prend qui prend partie. Alors, OK, la loi dit interdiction de d'empêcher les actes de chasse, mais bon, on n'est pas obligé de d'être aussi zellé que d'envoyer le préfet en personne sur un sur le 44 des chasseurs euh pour euh pour faire respecter euh la loi.

Et de la même manière, c'est l'ONF, un organisme national qui vient de porter plainte contre AVA pour justement des actes de d'entrave au droit de de chasse. Donc ce sont bien des directives parce que un organisme national ne prend pas une telle décision sans une directive politique. Donc là, il y a clairement une volonté politique.

Euh je vais aller je vais aller plus vite pour qu'on ait le temps de faire le débat. Je ne reviendrai pas sur l'ensemble des propositions de loi, des amendements, des questions écrites que le groupe de la France insoumise apporter à l'Assemblée à l'Assemblée nationale et je vous renverrai à notre site à notre site internet si ça vous intéresse. vous vous tout est tout est bien mis en ligne et vous aurez vous aurez tout hein que ce soit sur les poul cages, sur les animaux dans les cirques, sur euh la souffrance des poissons, le trafic d'animaux, sur la question de la reconnaissance du statut d'ostéopathe pour les animaux.

Enfin voilà, il y a il y a de quoi, il y a de quoi faire, il y a des arguments pour pour pouvoir convaincre tous les jours. Et donc il y avait les lobby et le deuxième thème, c'était un peu notre avenir avec les animaux. Bon, on a besoin d'harmonie pour résister au au changement climatique parce qu'aujourd'hui le modèle tel qu'il existe, non seulement il est insupportable aux yeux au vu de la souffrance animale qu'il qu'il entraîne, mais il est aussi insupportable par la planète, hein. 50 % des gaz à effet de serre qui sont produits sont issus essentiellement de l'élevage ou de l'agriculture intensive.

Donc on a là un phénomène qui euh met en péril la survie même de l'espèce humaine. Euh de la même manière euh sur euh les euh si les 7 ou bientôt 8 milliards d'individ de d'hommes qui peuplent la planète mangent autant de viande que les Américains ou que les Européens, c'est impossible. il n'y aura pas assez de terre pour nourrir tout le monde.

Donc c'est au-delà même de la question de la souffrance animale, il y a l'aspect même de la survie de l'espèce humaine. Et donc tous nos tous les arguments sont bons pour avancer sur cette thématique là et pour rompre avec ce modèle là qui est qui est qui est insupportable tant sur la question de la souffrance animale que même pour la survie de de l'humanité. Donc je donc voilà donc le nous devons avancer sur une réforme profonde des méthode agricoles.

On doit avancer sur une réduction de la consommation de produits de protéines de protéines animales. On doit réfléchir sur la place de l'animal dans la société, ce que l'animal peut apporter sans souffrir et dans son respect à la société. Euh, il faut que l'on réfléchisse mais ça c'est un débat moral, on va dire sur faut-il tuer ou non ?

Peut-on tuer les animaux pour se nourrir ou non ? C'est un débat moral qui est on va dire est propre à à chaque individu pour l'instant parce que de toute manière c'est un domaine dans lequel il n'y aura pas de décision prise par en haut où on n'interdira pas la la consommation de de viande. Ce n'est pas possible par une décision qui vient d'en haut.

C'est un travail de conviction. Euh c'est un travail progressif. Il faut euh voilà donc et euh la première étape de dire il faut rompre avec cette industrialisation euh de l'élevage.

Il faut aussi euh vous l'avez évoqué en tu l'as évoqué sur la question de donner la parole aux animaux. Euh alors, on dit les animaux ne parlent pas, mais quelqu'un me racontait hier avoir visité un élevage et avoir vu des vaches essayer de de meugler et de ne pas arriver à à meugler en fait. Et l'éleveur d'expliquer, "Mais oui, mais en fait, on leur a pris leur veau, elles ont tellement meuglé que maintenant elles n'y arrivent plus." Euh donc oui oui, les animaux aussi euh s'expriment et euh voyez quand il y a des personnes qui sont placées sous tutelle et bien elles ont quelqu'un qui va défendre leur leurs intérêts, qui va porter leur leurs paroles.

Je pense qu'il faut que on arrive à réfléchir à un système équivalent pour pour les animaux également. Et voilà. Donc, il faut vraiment rappeler que les animaux sont des êtres des êtres sensibles et qu'il faut rompre avec ce productivisme.

Et dernière chose sur les lobbyes, vous l'avez dit, les politiques n'ont pas de contrarrendre. C'est beaucoup plus compliqué que de convaincre des des entreprises. Vous avez raison. euh avec le système de la 5e République euh actuelle où en gros euh un élu, il est tranquille pour 5 ans, il peut faire ce qu'il veut pendant euh 5 ans.

Euh oui, en effet, au bout de 5 ans euh personne se rappellera euh que euh de cette soirée euh sur les droits euh les droits animaux quand il faudra euh réélire ou non les euh les députés. Et donc clairement la question du référendum révocatoire et donc de la possibilité pour les citoyens de mettre les élus en face de leur responsabilité y compris pendant leur mandat est un moyen efficace de lutte contre les lobby parce que ce ne sont pas les lobby qui votent et qui élisent les les politiques, ce sont les citoyens. Et donc si on arrive à instaurer ce référendum révocatoire, le poids des lobby s'en trouvera fortement diminué.

Voilà, je veux pas être plus long et puis de toute manière on aura le temps de de débattre plus longuement. Merci. [Applaudissements] Merci Bastien.

Alors Youunous, peut-être peux-tu nous parler de ton expérience au niveau européen et de ton expérience au sein de la France insoumise donc par rapport à la condition animale. Merci. Bonjour à vous tous.

C'est un plaisir d'intervenir cet après-midi devant vous sur ces questions. Le premier texte que j'ai écrit sur la condition animale remonte à 1998. 1998 il y a 30 ans et 20 ans.

Et il y a 20 ans, nous parlions d'esclavage animal. tu as parlé euh de tu du tweet dont on a beaucoup parlé il y a quelques semaines, mais il y a 20 ans déjà, je parlais d'esclavage animal et lorsqu'on évoquait ces questions, on vous regardait d'un air curieux et les gens se disaient "Mais qu'est-ce qu'il raconte ? Il débloque complètement." Et aujourd'hui, nous sommes nombreux dans cette salle et ces questions sont sur le devant de la scène publique.

Ce qui veut dire qu'en 20 ans, quand même les consciences ont progressé et les acteurs comme L214 et beaucoup d'intellectuels ont contribué à aux prises de conscience qui se font au fur et à mesure. Lorsque j'ai pensé ce texte il y a 20 ans, j'ai commencé par une citation de Gill de Leuse qui est un philosophe que j'aime beaucoup. Et Gill Deus disait au fond, ce qui est universel, profondément universel, c'est de parler pour et à la place des animaux et des plantes.

Des animaux et des plantes sans voix. Et bien, c'est exactement cela. Nous sommes dans un combat qui est hautement politique et hautement universel et qui est un combat pour les animaux mais qui est un combat pour l'humanité parce que la manière dont on traite les animaux est une indication à la fois de ce que nous sommes nous humains et de des relations et de la manière dont nous traitons.

également les autres humains. Et dans ce texte où je parlais d'esclavage animal, j'avais fait une proposition qui était la suivante, c'était de faire émerger une qualification juridique nouvelle, la qualification des crimes contre l'humanité. Et je rectifie tout de suite, en fait, c'est 30 ans parce que ce texte a été rédigé en 1988.

Je suis plus vieux que vous ne le pensez. Et nous sortions du procès Barbie. Et le procès Barbie, vous le savez, c'était la l'émergence de la qualification juridique des crimes contre l'humanité.

Et je me disais qu'effectivement il y a cette qualification juridique des crimes contre l'humanité parce que nous voulons faire rentrer la civilisation dans nos relations avec les semblables et il y a les qualifications de génocides et cetera et tout ça trouve des débouchés au niveau des procédures pénales, même si cela n'empêche pas évidemment qu'il puisse y avoir des continuations. absolument atroces. Bon, dans des relations avec nos semblables, mais enfin bon, la euh l'idée que nous nous faisons de rapport civilisé avec nos semblables font fait que nous considérons qu'il doit y avoir une qualification juridique pénale la plus haute.

En revanche, dans nos relations avec le monde animal, là c'est le champ de la barbarie sans vergogne et du non droit absolu. Et lorsque vous regardez cette qualification des crimes contre l'humanité, qu'est-ce qu'il est défini ? C'est le caractère massif.

Ce sont des crimes de masse et ce sont des crimes organisés. Et les chiffres que j'ai devant moi montrent que 2740 milliards ou 1000 milliards, mais c'est déjà trop d'animaux marins et 142 milliards d'animaux terrestres sont tués et mangés chaque année. Et en même temps, nous sommes dans la 6e vague d'extinction des espèces.

Et cette 6e vague d'extinction des espèces est le fruit de cette prédation pensée organisé de masse pour les raisons que Bastien a fort justement évoqué, c'est-à-dire une organisation capitaliste des rapports entre les le monde du vivant, les animaux et les êtres humains. Donc je pense que cette qualification juridique qui peut toucher des personnes a du sens et je ne cesse de continuer à militer pour son émergence. Autre chose, j'ai été très attentif à ce qui a été dit sur la manière dont les animaux finalement reculent autant qu'ils peuvent à chaque fois lorsqu'ils vont vers une mort certaine.

Et bien c'est tout le débat effectivement sur l'intelligence animale, sur la sensibilité animale et je ne veux pas que notre génération soit celle enfin qu'il y ait aujourd'hui pour notre génération une controverse qui ressemblerait à la fameuse controverse de Valadolide où on se posait la question si les Indiens ont une âme controverse absolument surréaliste aujourd'hui en 2018. Mais cette question était une question qui a divisé à l'époque et aujourd'hui, je crois en réalité que nous sommes au même niveau. C'est-à-dire que beaucoup se posent encore la question de la conscience animale, de l'intelligence animale.

Et bien nous sommes malheureusement à ce niveau de débat et il faudra, je crois, avancer très vite pour que l'humanité elle-même grandisse et continue à avancer dans un nouvel humanisme à la hauteur de ce que nous voulons pour l'humanité. Donc cela étant dit, je viens aux questions qui ont été posées sans revenir sur tout ce qui a été dit. Je crois quand même qu'en Europe, il y a une prise de conscience plus forte en tout cas au Parlement européen et je parle sous le contrôle des associations et de 214 en particulier chez les députés européens une conscience un peu plus forte que dans les assemblées nationales sur ces questions.

Nous avons un groupe au Parlement européen qui est très bien organisé, en groupe de défense des animaux, qui est très bien organisé et qui a contribué à un certain nombre d'avancées. Mais vous savez et on va beaucoup en parler dans les semaines et les mois qui viennent que le Parlement européen dans cette organisation des institutions européennes n'a pas tous les pouvoirs et beaucoup de demandes du Parlement européen répété dans de nombreux rapports n'ont malheureusement pas été suivi d'effets. et la Commission européenne comme le Conseil européen, c'estàdire le chefs d'État, ne donne pas suite aux demandes que nous formulons.

Et c'est là où nous revenons sur la question qui est fort justement évoquée cet après-midi qui est celle de l'influence très forte à Bruxelles et là plus forte sans doute que dans les que dans les pays en tout cas aussi fortes des lobbyes. Ces lobby sont extrêmement puissants et pèsent considérablement sur les orientations notamment de la politique agricole commune pour que cette politique agricole commune continue à tendre vers des objectifs d'une agriculture intensive productiviste et aussi la puissance du lobby pharmaceutique qui est extrêmement puissant à Bruxelles. Et dans cela, nous essayons de trouver des voies étroites pour pour avancer.

Et pour ce qui me concerne, j'ai fait adopter il y a pas très longtemps un projet pilote qui a été définitivement validé, qui est doté aujourd'hui de moyens. un projet pilote pour faire émerger des alternatives à l'expérimentation animale parce qu'il y a aussi la question et nous devons en parler des de l'expérimentation animale euh dans les laboratoires pharmaceutiques et il faut aller vers des alternatives et agir aussi pour que la souffrance des animaux soit la plus diminuée que possible. Donc ce projet euh pilote est actuellement euh en cours et euh je crois et j'espère euh qu'il ira vers euh une directive euh il permettra d'aller euh vers une directive renforcée sur ces questions.

Mais les responsabilités sont partout et les lanceurs d'alerte sont extrêmement importants. Je vais animer demain, je crois un atelier sur la protection des lanceurs d'alerte. Et il faut que les lanceurs d'alerte soient protégés.

Euh toutes celles et tous ceux qui à L214, en tout cas beaucoup d'entre eux euh qui ont révélé les conditions euh d'abattage indigne euh ont été poursuivis et c'est un scandale. Et euh s'agissant euh de l'Union européenne, nous travaillons actuellement, je suis le rapporteur, à un règlement pour renforcer la protection des lanceurs d'alerte. Mais il y a quelques lanceurs d'alerte qui sont très courageux et des lanceurs d'alerte par exemple nous ont indiqué comment euh aujourd'hui des macaques étaient importés dans des conditions illégales par Airfance sur le territoire national pour alimenter des laboratoires pharmaceutiques.

Cela doit cesser. Nous devons continuer à mener la bataille. Ces maca sont capturés dans des conditions illégales à Madagascar ou ailleurs, transite par l'île Maurice, sont retenus dans des conditions mais vraiment épouvantables, prennent l'avion sur la compagnie nationale dans des conditions qui sont encore là absolument épouvantables et le gouvernement français ne fait strictement rien.

J'ai adressé un courrier à Segolen Royal sur cette question. J'ai reçu une réponse de cinq lignes et depuis il n'y a pas d'avancé. Donc il faut continuer à porter ces questions et à être extrêmement offensif parce que je crois que c'est la seule manière euh de pouvoir euh accomplir des sauts euh qualitatifs euh importants.

Beaucoup de choses que j'avais prévu de dire ont déjà été dites. Je veux pas euh ajouter ajouter dans des propos qui ont déjà été entendu et laisser du temps du temps pour le débat. peut-être vous dire que ce sont des questions qui ne sont pas simples.

C'est aussi pareil pour l'écologie, mais on peut tous progresser. Moi-même, j'ai vécu en milieu urbain totalement déconnecté, bien que je vienne de la Réunion, totalement déconnecté du monde animal et j'avais aucun intérêt pour pour le monde animal. Et puis voilà, c'est la rencontre des animaux familiers qui a commencer à permettre une réflexion.

Et lorsque vous observez des chats, vous ne pouvez pas ne pas vous poser de questions. Mais nous ne devons pas. Et Corine Péuchon l'explique qui est une philosophe l'explique très bien dans les livres qu'elle a fait paraître et les articles qu'elle a fait paraître.

Nous ne devons pas réintroduire les inégalités que nous avec que nous support au sein de la famille humaine. Réintroduire les inégalités au sein du monde animal. Et d'un côté, vous avez des animaux domestiques qui bénéficient de toutes les attention et tant mieux.

Moi-même, j'ai un chat qui fait partie de la famille. Et d'un autre côté, vous avez les animaux familiers, en tout cas les animaux d'élevage qui sont considérés par le droit aujourd'hui en France en dessous des meubles et en dessous des choses. Et c'est pourquoi, et je terminerai par le début du propos, et c'est pourquoi je parlais d'esclavage animal, la controverse de Valadolit, mais aussi la question de l'esclavage des à l'époque.

Je sais que lorsque je dis cela, beaucoup de ceux qui ont participé au combat pour que l'esclavage soit reconnu comme crime contre l'humanité me disent "Mais tu ne pas tu ne peux pas faire de parallèle." Je dis pas que c'est qu' je je dis je fais pas un parallèle mais ce que je dis c'est que c'est les mêmes ressorts souvent et que aujourd'hui nous traitons, nous considérons les animaux de la même manière dont dont traité les esclaves à l'époque. Donc il y a une forme d'organisation qui effectivement peut appeler à des analogies et les partis politiques ont une responsabilité importante.

Nous faisons ici de la politique. Je n'aime pas qu'on amalgame le monde le monde politique. Je suis en politique, il y a une diversité de position politique sur ces questions à la France insoumise et Jean-Luc Bélenchon dans sa campagne pour la présidentielle.

Je crois que nous avons participé à ce que les consciences progressent sur ces questions et vous pouvez être assuré que lors de la campagne pour les européennes qui vient, cette question sera au cœur de mes interventions. Merci. Merci beaucoup Youus.

Alors, il nous reste euh une toute petite dizaine de minutes. Donc, il y aura très peu de questions. Alors, comme il reste très peu de temps, je vous remercierai à ce qu'elle soit vraiment extrêmement courte, sinon ben on pourra pas y répondre du tout.

Euh c'est ce qui serait dommage. Donc euh voilà, peut-être une série de trois quatre questions. Carole va vous apporter le micro.

Ah ça oui. Par rapport au milieu associatif, est-ce qu'on pourrait pas euh suggérer à la Ligue des droits de l'homme qui a une certaine quand même envergure de changer de nom et de s'appeler la Ligue des droits du vivant ? Ce qui permettrait d'une part de ne pas mettre de côté une moitié de l'humanité, c'est-à-dire les femmes, et de mettre en perspective surtout deuxième chose la place de l'humain dans le vivant et dans l'écosystème planétaire.

C'est une suggestion. Bonjour. Il a été évoqué tout à l'heure un rapprochement entre L214 et les d'autres organisations qui vont dans ce sens-là.

Est-ce que vous pouvez développer s'il vous plaît ? Euh bonjour. Euh c'est au sujet d'une d'une question qui a été je me souviens qui a été beaucoup levée sur les réseaux sociaux pendant la pendant la campagne justement vu qu'on on a dans l'avenir en commun donc la notion de de lutter contre la souffrance animale.

Pour autant on va plus loin c'estàd qu'on on dédie des lignes on va dire à l'élevage intensif et cetera et un sujet qui reste absent c'est la corrida. Et du coup, je voulais vous demander quelle est la quelle est la position de la France insoumise sur la Corriida. Bonjour.

Donc ça fait 17 ans que je mange plus de viande ni de poisson et la question est comment tuer humainement un animal qui n'a pas envie de mourir ? Vous avez 2h. Bonjour.

Ma question, on a beaucoup parlé de la question environnementale, sanitaire, morale, mais il y a une autre question qui est aussi économique. Forcément, les gens aiment pas trop qu'on touche à leur portefeuille. Et je me demandais si il y avait des études qui existaient sur l'impact économique des répercussions sur la santé publique, sur l'environnement d'une part et d'autre part si ça pourrait pas être un outil pour faire pression sur les lobbyes.

Merci. Merci. Alors, ça fait déjà 5 questions.

On va commencer à y répondre et on verra s'il reste du temps pour d'autres parce qu'il ne reste vraiment que quelques minutes. Youus souhaitait déjà répondre à la première et puis tu vois si tu veux répondre à d'autres également. Oui, très rapidement, la proposition est pertinente.

Moi-même, j'ai formulé la proposition d'étendre les compétences de la Cour européenne des droits de l'homme aux animaux, c'est-à-dire Cour européenne des droits de l'homme, des droits de l'homme et des droits des animaux. Et euh je pense que ça va dans le même sens la Cora, le Parlement européen a voté à plusieurs reprises en faveur de la fin euh de la corrida. Mais là encore, il n'y a pas euh de suite donnée dans les Étatsmembres.

Merci. On va continuer de répondre à ces questionslés euh Brigitte peut-être par rapport au rapprochement à le 214. Euh en fait, on s'est rendu compte pendant les débats à l'Assemblée nationale que euh justement sur les propositions qui con qui concernaient la condition animale, il y avait que les associations quasiment de défense des animaux qui s'étaient exprimé en faveur de ces de ces propositions là, des amendements.

Donc l'idée ce serait oui de d'avoir un panel plus large d'acteurs qui se positionne sur une interdiction des pratiques qui aujourd'hui sont dans l'opinion publique. Enfin voilà, il y a pas que les défenseurs des animaux qui sont opposés à un certain nombre de de choses qui sont pratiquées sur l'élevage en cage. Par exemple, aujourd'hui, il y a des collectifs de riverins qui se battent contre des extensions d'élevage de poules pondeuses, de poulet et cetera qui ne sont pas forcément des animalistes euh qui eux voient les conséquences sur leur environnement proche par exemple.

Euh il y a des associations comme je sais pas Ha et rivière de Bretagne, Greenpeace, tout ça qui sont en train de enfin qui travaille concrètement euh contre l'élevage intensif, contre la surconsommation de produits d'origine animale et un une coalition, c'est un grand mot, mais juste de s'exprimer publiquement euh en faveur de lois, d'amendements qui mettent un frein euh à à l'élevage intensif au moins puisque là-dessus on est on est tous d'accord en fait, il y a pas de débat. Dès qu'on va sur le véganisme, l'antispécisme, on peut voir que il y a encore un débat à avoir, même si côté antispéciste, on a tous les arguments, mais euh voilà. Mais tout de même, il y a il y a encore débat.

Tout le monde n'est pas encore convaincu ou est encore mollement convaincu. Autant sur l'élevage intensif et les pratiques les plus cruelles d'élevage, là on est tous d'accord. Donc ce serait dans cette idée-là d'essayer d'emer plus d'acteurs possibles à prendre position publiquement sur cette questionlà.

Mais c'est des personnalités politiques, c'est des ONG, c'est des juste des personnalités. C'est ce qu'on essaie de faire un peu avec le 114. Enfin voilà, Sophie Marceau, Stéphane Bern.

Stéphan Bern, il était pas connu forcément en tant que grand défenseur des animaux. Enfin, c'est pas l'étiquettes, lui, il a plutôt l'étiquette château et princesse, mais euh mais voilà. comme quelqu'un de d'érudit en histoire n'empêche que la question animale, elle le touche.

Donc voilà, c'est vraiment vraiment une question de ça, de faire un rassemblement là-dessus sur comment tuer humainement un animal qui n'a pas envie de mourir. Euh bah en fait, on peut y réfléchir pendant très très longtemps. enfin un individu, un animal qui soit humain ou non humain euh éventuellement un sniper euh mais n'empêche que on est en train de lui prendre ce qu'il a de plus précieux sa vie quoi.

Et donc ce qui est inacceptable pour les êtres humains ne devrait pas être acceptable pour les autres animaux. Donc on est en face on est en face d'une impasse. Et enfin sur les questions économiques euh effectivement c'est un c'est une question très importante sur laquelle on commence à avoir des éléments de réponse mais pas suffisamment aujourd'hui.

Et effectivement c'est un levier très important. Euh aujourd'hui, il y a des sommes colossales qui sont sur la question enfin qui vont directement à l'industrie de de la viande et des autres productions animales. Les subventions, on regardait encore ça tout à l'heure, c'est plus de de 100 % sur les élevages beau vin, je sais plus lesquels, laiti à viande, sur la pêche aussi, les subventions, elles elles maintiennent en fait des activités qui ne sont pas économiquement rentables finalement.

Donc euh cette question en fait quand on nous dit "Oui mais votre transition, vous rendez pas compte économiquement et tout ça". En fait euh ceux qui sont utopistes, c'est de penser qu'un système qui est euh euh complètement euh amoral euh et qui est euh économiquement non viable continue de continue de perdurer et cetera. Donc voilà.

Et sur la citoyenneté animale dont tu as parlé tout à l'heure, comment faire exprimer la voix des animaux ? ces eau polic de Sou Donaldson et Will Kimnica qui réfléchissent dans leur livre Zoopolis à cette questionlà et qui est vraiment très intéressant qui pose les premières pistes jusqu'ici les associations de défense des animaux. On est beaucoup dans la dénonciation de ce qui se passe avec quelques propositions concrètes pour tout de suite maintenant, mais c'est vrai que sur la projection dans l'avenir, quel pourrait être le monde de demain et comment on y parvient, on est encore un peu faiblard, mais on est de plus en plus nombreux et on a tous chacun nos nos compétences et du coup, je crois que ça va arriver très rapidement où on va pouvoir proposer un un vrai schéma de transition et une vraie société demain, comment elle peut être organisée.

Non, moi je je vais assez assez rapidement, moi je vais je vais te rejoindre quand tu dis que ce qui est important, c'est ce qui nous rassemble et c'est de là-dessus qu'il faut faut partir. Ce sont des fondations qui sont solides quand on voit que le rejet de ces pratiques d'élevage, le rejet de la chasse à cours est quelque chose qui est massivement partagé par 70 80 90 % de la population. C'est là-dessus qu'il faut partir.

C'est là-dessus qu'il faut mener le combat maintenant et après avancer. Il faut euh parce que ça ne sert vraiment jamais à rien d'être deux pas en avant de de la conscience. Il faut être un pas en avant et on entraîne tout le monde.

Parce que imaginons si on interdisait aujourd'hui tous l'élevage, toute consommation de de viande, ça ne marcherait pas. on tous les tous les phénomènes de prohibition dans l'histoire n'ont pas fonctionné et on se retrouve avec du marché noir et des conditions encore pire pour les animaux. Donc vraiment, il faut qu'on avance sur il faut qu'on avance sur ce qui nous ce qui nous rassemblent et sur la question économique.

Moi, je pense que au final je pense qu'elle est secondaire. Elle est secondaire parce que ce qui est principal, c'est que aujourd'hui la planète ne peut pas subvenir aux besoins en alimentation carné de 8 milliards d'individus. Donc euh se dire que économiquement et cetera, c'est secondaire parce que ce qui est prioritaire, c'est la question écologique euh sur euh cette cet aspect, mise à part évidemment la question de la souffrance animale.

Mais ça euh c'était euh c'était euh c'était induit, on va dire, euh sur euh sur la Corida. Euh la euh le groupe parlementaire a déposé une proposition de loi là de la même manière, dans la même optique, de essayer de rassembler le plus largement possible pour interdire euh le l'acordida euh aux enfants de moins de de 14 ans. Donc c'est pareil, c'est une première étape, c'est permettre aussi à des députés qui ne sont pas du groupe de la France insommise de cossigner cette proposition de loi et puis c'est s'attaquer au fondement culturel de ce de je ne sais pas comment qualifier ça.

Et donc évidemment ça c'est aussi quelque chose qui qui entraîne pour pour la suite. Merci. C'est principaux lob l'ennemi principal spéc du monde sont les multinational du zolocaust ne soit pas à savoir première multinationale aroondiale du monde la plus puissante du monde l'actualise carg puisque la condition amen ne connaît pas les frontières dans la situation des animaux et mort et cetera donc comment se lancer le sujet pas euh soit les principal qui soit Alors, vous avez tout à fait raison mais il est vrai que dans le livre Bidoche, Fabrice Nicolino évoque d'ailleurs ces multinationales là et s'il avait été présent, c'est nous le regrettons mais ça aurait été certainement abordé différemment.

Après, le sujet est extrêmement vaste et là, on a eu 1 heure et donc on pourrait y passer la journée ou deux journées et effectivement ça mériterait d'être mis en lumière. nationale et c'est un problème puisque euh multinationale comme est dans 86 pays dans 86 pays donc je vous ramène aux analyses régionalement sur comment fonctionne les multinational si il y a plus de gage plus le c'est pas grave c'est des gens anticipés ça sera plus donc alors c'est un mouvement mondial non non c'est un mouvement mondial nous on fait partie d'une coalition l'open wing alliance et en fait des engagements on les a dans tous les pays Et on a Danon aussi qui s'est engagé, Nesley aussi. Voilà, on les fait reculer aussi sur ces questions là.

Et quand j'ai évoqué tout à l'heure Michel Raison qui fait partie de l'AGIA, la l'Association nationale des industries agroalimentaires, l'ANIA effectivement enfin c'est l'ensemble enfin il y a il y a les principaux acteurs que que vous nommez, ils sont ils sont dedans évidemment. diz alors je je vous propose d'en d'en parler ensuite puisque nous avons dépassé l'heure. Donc voilà, nous allons nous allons clôturer en tout cas cette conférence.

Après voilà, nous sommes disponibles sur sur les amphis jusqu'à dimanche à la fois le groupe Conditions animales, à la fois les députés. Il y a aussi un atelier sur les lobby qui aura lieu. Donc voilà, ce sera l'occasion de d'évoquer tout ça euh pour la le sujet de la condition animale, simplement pour vous dire qu'il y a une une autre conférence, alors ce n'est pas nous qui l'animons, mais nous vous invitons à y aller.

Qui c'est sur le sujet ? Qu'est-ce qui a véritablement changé pour les animaux dans notre société en présence de Benjamin Joyeux, Tiffè Lagarde et animé par Sergio Coronado. Et il y aura également demain une autre conférence sur l'Union européenne fait des océans des cimetières marins avec donc Youus Omargi ici présent et Claire Nouvian et Lamia SM Lali.

Donc euh voilà, si vous êtes intéressé pour aller plus loin sur ces sujets, vous pouvez euh aller sur ces conférences-là. Et euh de nombreuses conférences ou ateliers ont lieu sur le sujet des lobbyes au cours du weekend. Euh nous, on vous retrouve sur le village associatif, donc nous tenons un stand jusqu'à dimanche.

Donc nous sommes disponibles pour échanger avec vous. Et euh vous pouvez aussi nous suivre donc sur les réseaux sociaux, sur le site enfin sur la page Facebook Condition Animale, la France insoumise. Nous sommes aussi sur Twitter, Animaux Insoumis et sur Instagram.

Et euh voilà, si vous souhaitez lire le livre Bidosh de Fabrice Nicolino, il est en vente sur notre stand avec bah tout un tas d'autres livres extrêmement intéressants, des livres de L214. Enfin voilà, il y a beaucoup de choses sur le sujet de la condition animale. Donc voilà, on vous attend pour en discuter et nous vous remercions encore d'être venu et une bonne continuation dans les amphis. [Applaudissements] Urgente pour les animaux changer

Des animaux et des lobbies : quel avenir en commun avec les animaux ? - #AmFis2018 — Anne Stambach-Terrenoir · Pourquijevote