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InterviewLyon Première — L'invité politique du samedi· 15 mai 2021 45 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheInstitutions & électionsEurope & internationalEnvironnement & énergie

Sébastien MICHEL : maire LR d'Ecully

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 67 %Attaque 22 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:35OuverteÉludée

    Vous jouez au tarot ?

  • 0:57OuverteRéponse directe

    Vous êtes Ardéchois ?

  • 1:12OuverteRéponse directe

    C'est là que vous avez commencé à faire de la politique ?

  • 2:12OuverteRéponse directe

    Vous êtes arrivé maire d'Ecully aux dernières élections municipales.

  • 2:37RelanceRéponse directe

    Une manifestation cet après-midi à Lyon contre le masque et le pass sanitaire.

  • 4:03RelanceRéponse directe

    Ceux qui vont manifester cet après-midi, on parle de Jean-Marie Bigard.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:20Invité politiqueFait
    « J'avais pris ma première carte au RPR en 2000 ans. »
  • 1:46Invité politiqueFait
    « Mon premier gros souvenir politique, c'était un meeting de Jacques Chirac en 2002 à Marseille, au Dôme. »
  • 4:35Invité politiqueFait
    « Quand on voit aujourd'hui qu'il y a des gens encore qui meurent aujourd'hui de la rouvelle en France, par défaut de vaccination, c'est quand même grave. »
  • 9:13Invité politiqueChiffre
    « Il a décidé la rénovation du lycée François Sauvert à Eculi en investissant 15 millions d'euros. »
  • 9:20Invité politiqueChiffre
    « Il a décidé aussi de m'accompagner sur le projet sécurité qu'on est en train de déployer, à hauteur de 230 000 euros. »
  • 10:07Invité politiqueChiffre
    « Sur la partie environnementale, quand Laurent Wauquiez est arrivé président de la région, c'était 52 millions d'euros par an. Aujourd'hui, on est à 82. »
  • 14:44Invité politiqueChiffre
    « 38% se considèrent de droite. Ce chiffre était de 33 il y a 4 ans. »
  • 24:40Invité politiqueFait
    « Dès la rentrée de septembre, on avait recruté une ADSEM dans chaque classe d'école maternelle. »
  • 25:41Invité politiquePromesse
    « j'ai pris l'engagement que je tiendrai de ne pas augmenter la fiscalité sur la durée du mandat »
  • 26:49Invité politiqueFait
    « je suis un pur produit de la méritocratie de l'école »
  • 26:56Invité politiqueFait
    « si je suis de droite, c'est parce que je crois viscéralement à une valeur, c'est la responsabilité individuelle »
  • 29:06Invité politiqueChiffre
    « Éculi a zéro euro de dette »
  • 29:15Invité politiqueFait
    « la transition écologique, c'est une valeur profondément de droite »
  • 30:00Invité politiqueFait
    « Je n'entends pas du tout Europe Écologie Les Verts sur le sujet du nucléaire »
  • 34:30Invité politiqueChiffre
    « Éculi, on est une ville où aujourd'hui on a près de 30% de logement social »
  • 35:50Invité politiqueChiffre
    « la ville d'Éculi on a près de 10 000 étudiants »

Temps de parole

  • Sébastien Michel67 %
  • Présentateur31 %

1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère. Lyon 1ère. Lyon 1ère, l'invité politique du samedi. Allez c'est parti, on est ensemble donc pour parler politique comme chaque samedi pendant une heure jusque midi avec notre invité cette semaine. Invité qui est maire de tous les éculois et les éculoises et bien révisé. Bonjour Sébastien Michel, bienvenue. Bonjour Yannick Cuisy. Vous êtes maire Les Républicains. C'est ça. Ravi de faire votre connaissance, c'est la première fois qu'on se parle. On n'a même pas préparé ensemble les questions, c'est ça qui est bien. On va pouvoir pendant une heure, puisque c'est notre principe ici à Lyon 1ère, vous donner la parole, vous permettre de vous expliquer.

On va essayer de faire connaissance. J'ai tout de suite une première question très intéressante. Je voudrais savoir s'il vous joue au tarot ? Pas du tout. Parce que, je ne sais pas si vous savez, mais il y a un Sébastien Michel, illustre sur internet, décomptable votre nom, qui a une école de tarot, qui est apparemment le grand manitou mondial du tarot. Il est au Québec. Voilà, j'ai découvert ça.

0:48
Sébastien Michel

Écoutez, j'ignorais, mais je crois qu'effectivement mon nom et mon prénom sont assez communs. Il doit y avoir peut-être quelques spécimens assez intéressants.

0:55
Présentateur

Je connais beaucoup de M. Michel, effectivement. Vous êtes Ardéchois ?

1:01
Sébastien Michel

Ardéchois, cœur fidèle, comme on dit. Effectivement, j'ai grandi, je suis né à Priva, j'ai grandi à Priva, et je garde un lien très très fort avec mon territoire d'origine, qui est un département magnifique. C'est là que vous avez commencé à faire de la politique, même ? Tout à fait, effectivement. J'ai commencé ma carrière professionnelle, et puis mes premiers engagements politiques datent de cette époque, puisque j'avais pris ma première carte au RPR en 2000 ans. J'ai vécu la fin du RPR, puisque dès 2002, c'est devenu l'UMP. Et effectivement, je me suis engagé à l'époque auprès de personnes telles que Mathieu D'Arnaud, qui est devenu depuis sénateur de l'Ardèche, et bien d'autres encore.

Et voilà, je me suis nourri de ces années de militantisme pour devenir celui que je suis aujourd'hui. Je ne savais pas ça. Alors du coup, à l'époque, c'était Chirac ? C'était Chirac. Effectivement, mon premier gros souvenir politique, c'était un meeting de Jacques Chirac en 2002 à Marseille, au Dôme. On était partis avec la fédé de l'Ardèche à l'époque, et ça reste un grand souvenir, parce que les meetings à l'époque rassemblaient plusieurs milliers de personnes. Et ça a été quelque chose d'important pour moi, dans mon engagement. Et ça m'a donné envie de poursuivre, et de franchir différents paliers ces dernières années.

2:08
Présentateur

C'est important, parce qu'on va essayer de lui incerner un petit peu votre état d'esprit. Vous êtes arrivé maire d'Eculi aux dernières élections municipales. Ça a été un peu chaud d'ailleurs, il a fallu faire un second tour assez difficile. Vous êtes arrivé avec une majorité relative, et beaucoup d'abstention, mais ça c'est pas de votre tour, évidemment. Et donc, maintenant vous êtes en place, vous avez dit, je vais moderniser les choses. Donc je vais essayer de mieux savoir en quoi vous modernisez les choses, parce que là, pour le coup, j'ai vraiment des questions à vous poser. On va faire ça en trois parties, comme on le fait toujours sur Lyon 1ère.

On fait d'abord connaissance, et puis après la pause où on parlera politique, avec tout ce qui se passe en ce moment. D'abord l'actualité, une manifestation cet après-midi à Lyon, pour la liberté, contre le masque, contre le confinement, et contre le pass sanitaire. Alors vous qui travaillez toujours, me semble-t-il, dans le médical, vous êtes dans les laboratoires, c'est ça ? C'est ça, je travaille dans l'industrie de la santé, en effet.

2:52
Sébastien Michel

Ça doit vous faire bondir ? Écoutez, je crois que la période actuelle, elle est compliquée pour nombre de nos concitoyens. On voit qu'il est de plus en plus complexe de comprendre aussi les choses. Et je crois que nous, élus, on a un rôle à jouer en la matière, de ramener un petit peu de raison. Dans tout ça, de renouer de la place à la science, et de renouer de la place à la nuance. Moi j'aime beaucoup un philosophe qui s'appelle Étienne Klein, qui explique ça de manière remarquable. Qui dit grosso modo, aujourd'hui, on est dans un monde où il faut faire du buzz. Il faut prendre des positions très tranchées, voire clivantes.

Et finalement, quand on est modéré, quand on est nuancé, c'est de plus en plus compliqué d'exister. Moi, je fais partie de ces élus qui pensent qu'on a besoin de nuances. C'est Tocqueville qui disait des Normands qu'ils étaient violemment modérés. J'ai envie de le faire mienne, cette maxime. Et de me dire qu'aujourd'hui, on a besoin de convaincre, d'expliquer, de faire preuve de pédagogie. Et surtout, moi, mon rôle de maire, je le conçois comme ça, de rassembler. Parce qu'on voit bien qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de divisions. La société, elle est fragmentée. Et ces manifestations prouvent, entre les pour et les anti, est-ce qu'on est capable d'accepter la contrainte ?

On voit beaucoup de choses circuler sur les réseaux sociaux. Et donc, au milieu de tout ça, je crois que le rôle qui est le nôtre, c'est d'essayer d'apaiser, de rassurer et de redonner sa place à la science.

4:03
Présentateur

Ceux qui vont manifester cet après-midi, on parle de Jean-Marie Bigard. Là, vous me parlez d'Étienne Klein, qui est un vulgarisateur. Vous faites un petit peu un entre-deux en disant qu'il faut rassurer tout le monde. Mais ces gens-là, ils vous disent que le masque ne sert à rien. Qu'on pouvait arrêter le masque ? Vous savez, moi, je suis, une fois de plus, je travaille dans l'industrie de la santé.

4:21
Sébastien Michel

Donc, moi, ce que j'aime, voilà, c'est ça. Et moi, ce que j'aime...

4:24
Présentateur

Vous ne pouvez pas dire que les vaccins, ce n'est pas bien. Ce n'est pas possible avec le job que vous avez.

4:27
Sébastien Michel

Ce n'est pas le sujet. Moi, vous savez, je suis enfant d'infirmière. Et moi, j'ai grandi avec ma maman qui me vaccinait au fur et à mesure des rappels nécessaires. Et je crois que quand on voit aujourd'hui qu'il y a des gens encore qui meurent aujourd'hui de la rouvelle en France, par défaut de vaccination, c'est quand même grave. Et donc, je crois que Jean-Marie Bigard et compagnie, excusez-moi, je ne vois pas quelle légitimité à Jean-Marie Bigard pour expliquer ce qu'il faut faire en termes de port du masque ou de vaccination.

Et je le redis, il faut renouer de la place à la science, à la raison, et arrêter un petit peu ces phénomènes populistes, parce qu'il n'y a pas d'autre mot, où c'est à celui qui sortira la plus grosse énormité pour créer le buzz et pour entraîner derrière lui le maximum de personnes. Moi, ce n'est pas ma manière de faire. Et bien évidemment que non seulement je ne manifesterai pas, et je considère qu'aujourd'hui, il y a des choses probablement plus pertinentes à faire que d'aller manifester contre le port du masque, contre le pass sanitaire et contre la vaccination.

5:21
Présentateur

Alors, l'ère des réseaux sociaux, vous êtes un peu dedans quand même par la force des choses. Évidemment, la politique utilise beaucoup les réseaux sociaux, la façon de communiquer, la façon de faire campagne. Je vais venir très vite à ça, puisque quand même c'est un des sujets, ce sont les régionales. Il y a un truc qui s'est passé cette semaine, il y a un nouveau candidat qui s'est déclaré, je ne sais pas si vous êtes au courant.

Mais si forcément vous êtes au courant, Laurent Wauquiez, car vous l'avez spontanément soutenu sur les réseaux sociaux, tout comme la plupart, bizarrement, des maires Les Républicains, qui spontanément sur les réseaux sociaux ont publié des messages d'amour à l'intention de Laurent Wauquiez, en disant « Bon, voilà, c'est le président qu'il nous faut, c'est bien normal. » Mais est-ce que ce n'est pas un tout petit peu old-fashioned, cette façon de faire de la com politique ?

C'était un petit peu énorme cette semaine, on a vu fleurir de partout, en même temps, dans toute la région, ces messages préformatés, où tout d'un coup, on voit apparaître la tête de Laurent Wauquiez, et ces maires qui spontanément, encore une fois, appellent à voter pour lui. C'est quoi ? C'est la politique moderne, ça ? C'est l'armée bien rangée, où tout le monde fait le programme de com comme il est prévu ? Alors d'abord, je vous invite à regarder mes posts,

6:21
Sébastien Michel

et vous verrez qu'ils sont personnels. Oui, chacun a un peu personnalisé. Je parle de ce qu'a apporté Laurent Wauquiez, notamment à ma commune. Vous savez, moi, Laurent Wauquiez, je le connais bien. Oui, vous avez travaillé avec ? J'ai travaillé près de deux ans. Ce n'est pas une critique contre Laurent Wauquiez,

6:34
Présentateur

je parle de la façon de faire de la politique.

6:36
Sébastien Michel

Vous savez, c'est aussi la preuve qu'à un moment donné, quand vous avez 1500 maires à l'échelle d'une région qui appellent à la candidature de Laurent Wauquiez, c'est un message puissant.

6:44
Présentateur

Mais est-ce que ce n'est pas lui qui vous a appelé à l'appeler ?

6:46
Sébastien Michel

Moi, très honnêtement, je le dis depuis un moment, que je souhaite que Laurent Wauquiez soit candidat, pour tout un tas de raisons. J'espère qu'on aura l'occasion d'en parler. Mais vous savez, à un moment donné, on est dans une période très particulière aussi où on ne peut plus faire campagne comme en temps normal. Et donc, bien évidemment, ça demande d'adapter les outils de communication. Et je crois que la communication sur les réseaux sociaux, elle s'inscrit dans cette perspective-là. Et je crois que ça gêne surtout les adversaires de Laurent Wauquiez qui voient la puissance de frappe, le rassemblement autour de sa candidature.

Là aussi, j'ai bien suivi, de l'autre côté de l'échiquier politique, on a un petit peu plus de mal à s'entendre.

7:17
Présentateur

Vous pensez par exemple aux Verts qui ont du mal à soutenir leurs candidats ?

7:20
Sébastien Michel

Je pense d'une part entre les Verts et les socialistes qui sont quand même profondément divisés. Et puis, c'est vrai que je ne sens pas un enthousiasme débordant du côté de la mairie de Lyon ou de la métropole de Lyon pour porter, soutenir et accompagner la candidature de Fabienne Grébert. Mais peut-être que je suis de mauvaise foi.

7:35
Présentateur

On reviendra tout à l'heure sur l'état de la droite et ce qui se passe en ce moment. C'est en lien avec les régionales. Mais quand même, Laurent Wauquiez nous a quand même fait ce qu'on attendait d'ailleurs. Exactement la même chose qu'il y a 6 ans. Moi, je m'en souviens très bien, j'étais aux premières loges. C'est la sécurité, éventuellement un peu de sécurité et aussi beaucoup de sécurité. Et au passage, la rigueur de la gestion du budget. On a fait très attention. Ce n'est pas une façon, comment dirais-je, de faire rêver.

On se disait peut-être qu'après le Covid et tout ce qu'on a enduré, on aurait une élection où on allait nous parler, je ne sais pas moi, des jeunes, des projets pour revivre. Et de nouveau, c'est la sécurité. Encore ce matin, Laurent Wauquiez est sur toutes les chaînes pour parler du fait divers qui s'est déroulé à Rive de Gilles. Donc, ça ne vous gêne pas, vous, qu'on reparte sur la sécurité ?

8:16
Sébastien Michel

Non, parce qu'en réalité, je crois que l'époque, elle est sans doute au rêve, mais elle est aussi au réalisme. Et je crois que pour faire face à la fin de la crise qu'on est en train de traverser et surtout préparer la relance, on a besoin de solidité, on a besoin d'expérience et on a besoin de leadership. Et je crois que Laurent Wauquiez incarne tout cela et que c'est rassurant pour les Auvergnats et les Ronaldpins de savoir qu'on a un président qui est aux manettes et qui pourra demain continuer à l'être. Ça, c'est le premier élément. Le deuxième élément, effectivement, on parle beaucoup de sécurité.

J'observe aussi que Laurent Wauquiez a proposé d'autres choses dans sa déclaration de candidature, mais que, évidemment, les médias ont vraiment retenu la sécurité. Ah, c'est la faute des médias. Non, je ne dis pas que c'est la faute des médias, je dis simplement, et on en revient au buzz, effectivement, Laurent Wauquiez a beaucoup parlé aussi de santé. Il a beaucoup parlé de transition écologique avec la sécurité, c'est son triptyque. Et moi, je vais vous prendre l'exemple d'Eculi, la ville dont je suis le maire depuis bientôt un an. On va en parler.

Et bien, depuis un an, Laurent Wauquiez, il est venu deux fois sur ma commune, la première fois sur le sujet de l'éducation, qui est un sujet qui m'est cher, puisqu'il a accompagné, et il a décidé la rénovation du lycée François Sauvert à Eculi en investissant 15 millions d'euros. Et puis, il a décidé aussi de m'accompagner sur le projet sécurité qu'on est en train de déployer, à hauteur de 230 000 euros. Et donc, voilà, je pense qu'en politique, on est ce qu'on fait. Et Laurent Wauquiez, force est de constater que son bilan, tout le monde le reconnaît, il est très largement positif.

9:32
Présentateur

Tout le monde ne le reconnaît pas. Tous ceux qui soutiennent Laurent Wauquiez disent que son bilan est parfait. Mais alors, en face, je vous montre des tas d'exemples de gens tous les jours, d'ailleurs, qui dénoncent beaucoup de choses dans ce qu'a fait Laurent Wauquiez aussi.

9:43
Sébastien Michel

Je serais prêt à échanger avec eux et en discuter, mais j'ai lu dans un mensuel lyonnais bien connu ces derniers jours un bilan que je trouve assez objectif sur ce qui a été fait au niveau de la région par Laurent Wauquiez. C'est Lyon Mag ? C'est Mag de Lyon. Mag de Lyon, pardon. Et force est de constater que sujet par sujet, thématique par thématique, on est loin de la caricature qui nous est proposée. Un exemple, sur la partie environnementale, quand Laurent Wauquiez est arrivé président de la région, c'était 52 millions d'euros par an. Aujourd'hui, on est à 82. Ça, c'est des faits. Ce n'est pas du peut-être, ce n'est pas des discours, ce n'est pas des postures, c'est du concret.

Et donc, je crois qu'aujourd'hui, de toute manière, la réponse, elle appartient aux électeurs et ce seront eux qui, in fine,

10:22
Présentateur

jugeront si le bilan est bon ou pas. On va revenir sur la droite. On va laisser Laurent Wauquiez de côté. D'ailleurs, s'il nous écoute Laurent Wauquiez, il sait que je l'ai invité et que je l'attends avant que la campagne officielle nous empêche de le recevoir. Ce serait bien qu'il me fasse coucou. Voilà, ça, c'est dit. Je profite de votre présence. On va faire une petite pause rapidement. Je crois qu'on a fait à peu près le tour de ce que je voulais savoir, en tout cas, pour mettre les choses au clair. Juste une petite question sur vos relations avec le Grand Lyon.

Quand vous étiez en campagne pour les municipales et peut-être un petit peu après avoir été élu, vous avez dit qu'il y avait un risque d'extrémistes à la métropole. Et comment ça se passe aujourd'hui ? Parce qu'il faut quand même bosser avec la majorité en place.

11:00
Sébastien Michel

Aujourd'hui, je dirais que la relation jusqu'à présent est plutôt fluide avec l'exécutif métropolitain. Mais vous savez, il va y avoir un moment de vérité. C'est l'APPI, la programmation pluriannuelle des investissements. J'ai fait des propositions à Bruno Bernard qui vont dans le sens de ses priorités politiques. Car je considère que chacun a sa légitimité. Et il doit nous rendre réponse à la fin du mois de juin. Et j'allais dire, c'est le moment de vérité. C'est ce qui va conditionner beaucoup de choses dans les mois qui viennent. Sur les transports ? Sur les mobilités, sur la revitalisation du centre-ville, sur l'accompagnement du développement du campus des Culli.

Donc voilà, on est sur des thématiques qui pour moi sont fédératrices et peuvent rassembler. Et donc on va voir, soit effectivement, il y aura l'intérêt des habitants du territoire qui sera apporté. Et je crois que dans ces cas-là, on pourra travailler intelligemment ensemble. Soit ça ne sera pas le cas. Il faudra en tirer les conclusions et les conséquences. Et en tout cas, moi j'ai envie de dire, comme le veut la Maxime, laissons sa chance au produit. Mais je serai quand même vigilant. Et j'ai quelques doutes, mais je pense qu'on pourra en reparler sur Europe Écologie Les Verts au niveau de la métropole et de la ville de Lyon. Il a dit qu'il voulait travailler avec chacun des 52 maires.

Il vous a rencontré ? Oui, je l'ai rencontré déjà. C'est ce que je vous dis, la relation est plutôt fluide pour une raison assez simple. C'est que je fais partie de ces élus qui considèrent qu'il faut trouver les points communs pour avancer et laisser de côté les divergences. Pour autant, j'attends de voir ce qu'il en sera. Une fois de plus, la PPI sera le moment clé pour voir de quelle manière cette relation pourra pernurer.

12:22
Présentateur

On est en direct avec Sébastien Michel qui est le maire Les Républicains d'Eculi. Vous restez avec nous, on fait une première pause et on revient dans un instant et on parlera de ce psychodrame à droite en ce moment, justement autour des régionales. Vous allez me dire notamment ce que vous en pensez. A tout de suite. Lyon 1ère, l'invité politique du samedi. Et ce samedi, en direct avec nous, Sébastien Michel, le maire Les Républicains d'Eculi, maire qui a 42 ans et qui vit son premier mandat. On va le dire ça comme ça. Je le dis tout de suite aux Éculois et Éculoises. Je ne me suis pas trompé. C'est ça, c'est tout à fait ça.

On va parler évidemment d'Eculi tout à l'heure en long, en large et en travers pour savoir un petit peu ce que vous faites. Mais on est quand même obligés de parler aussi de votre famille politique. Surtout que c'est de votre faute. Je vous ai vu réagir sur Twitter, je crois que c'était cette semaine, à tout ce qui se passe. Alors pour ceux qui ne suivent pas la politique, je vais essayer de résumer comme j'aime le faire. A chaque fois, en gros, il y a des élections régionales qui se présentent avec des candidats de pratiquement tous les camps. On a pas mal de présidents qui sont issus comme Laurent Wauquiez des Républicains.

Et dans le Sud, il y a eu une annonce faite par le Premier ministre, je crois que c'était la semaine dernière, si mémoire est bonne, qui a annoncé que Renaud Muselier, président sortant, allait présenter une liste en commun avec La République En Marche. Donc Renaud Muselier, un des grands noms des Républicains qui n'a apparemment pas prévenu tout le monde de ce qui allait se passer. Finalement, psychodrame, réunion de crise chez les Républicains, annulation de cette opération. Renaud Muselier, il y a quand même qui dit je fais à peu près ce que je veux, j'en ai vu d'autres, j'ai battu tous les mafieux, donc vous n'allez pas me faire peur, les Républicains.

C'était sympa, ceci dit, ça nous rappelle, pour le coup, on parle de modernité, on revient un peu à une autre époque où tout se décide un peu à Paris et vous, vous avez un peu râlé, mais je n'ai pas compris, en fait, pour être honnête avec vous, je n'ai pas compris ce qui vous déplaît là-dedans. Qu'est-ce qui vous déplaît ?

Que Muselier fasse kiffer ce que tout le monde savait, comme dit d'ailleurs, pardon ma question un peu longue, là j'ai le point devant moi et dans le point, il y a un article qui dit, c'est un peu l'histoire du maré cocu, tout le monde le sait, personne n'ose le dire, tout le monde sait qu'en ce moment, il y a des accords d'expression depuis longtemps avec La République En Marche, par exemple là ou encore dans le Grand Est, on peut en parler, mais voilà, quand ça devient officiel, c'est une crise. Donc, est-ce que c'est bien de faire ça ou est-ce que ce n'est pas bien ? Un élément de contexte,

14:31
Sébastien Michel

si vous permettez, j'ai consulté il y a quelques jours le dernier baromètre de confiance du Cévis-Pof qui rend des études assez intéressantes et la dernière prouve notamment que le pays n'a jamais été aussi à droite. C'est-à-dire que quand on demande aux Français de s'auto-positionner sur un axe gauche-droite, 38% se considèrent de droite. Ce chiffre était de 33 il y a 4 ans. Donc, c'est quand même un premier élément, le pays n'a jamais été autant à droite pour info, à gauche, c'est donné à 24%.

15:01
Présentateur

Pour le coup, vous faites un imparté mais si on pose la question êtes-vous de gauche ou de droite ?

15:05
Sébastien Michel

On vous demande de vous positionner sur un axe gauche-droite de 1 à 10. Donc, tout est testé, y compris le centre, etc. Est-ce qu'il y a

15:15
Présentateur

une réponse dans ce genre-là ? Il y a d'autres gens qui vous disent qu'aujourd'hui, c'est fini et qu'il y a plutôt les nationalistes et les autres.

15:22
Sébastien Michel

Oui, mais la réalité, c'est que l'étude le prouve, c'est des mouvements de fond qu'on retrouve au niveau européen et là où c'est intéressant, c'est que loin de l'image selon laquelle uniquement l'électorat âgé se dirait de droite, la jeunesse n'a jamais été autant de droite ou en tout cas à se déclarer de droite. Pourquoi je dis ça ? Parce qu'aujourd'hui, on a cette réalité sociologique et sociétale et on voit bien qu'on peine à la traduire électoralement parlant. D'où le psychodrame en région PACA. Moi, pourquoi ça me fait râler ?

Parce que moi, j'ai connu l'UMP, les Républicains, qui étaient en grand parti qui rassemblaient et qui trassaient sa ligne et qui n'attendaient pas avant même le premier tour d'aller fusionner ici avec La République En Marche, là avec Debout La France et je considère que la vocation qui est la nôtre, c'est de fixer un cap, de défendre des convictions et de rassembler. Ce que fait très bien Laurent Wauquiez, si vous me permettez.

16:08
Présentateur

Pour l'instant,

16:09
Invité

il a Bruno Bonnel en adversaire plutôt qu'en ami.

16:12
Sébastien Michel

Oui, mais il a rassemblé toute sa famille politique, notamment l'UDI et ce qui est intéressant, et moi, je vais prendre l'exemple qui est le mien à Éculi, à Éculi, au moment des élections européennes, La République En Marche fait près de 40% et les Républicains ont fait 23%. Un an après, au moment des municipales, j'inverse complètement la balance. Pourquoi ? Parce que j'ai la faiblesse de penser que j'ai proposé un programme, des thématiques qui permettent de rassembler autour de notre famille politique. Moi, j'ai connu effectivement l'UMP qui allait de Jean-Pierre Raffarin à Éric Ciotti.

Aujourd'hui, on voit bien qu'on est en train de se retressir, de se retressir et l'enjeu qu'il note, nous les jeunes élus, j'allais dire, parce qu'on travaille beaucoup sur ces sujets-là avec mes collègues Pierre-Oliver, avec Alexandre Vincendé, avec Jérôme Bréau, avec Jérôme Moroge. Je crois que c'est important qu'on soit dans cette démarche collective pour inventer le parti de demain. Alors là, j'ai du mal à vous suivre,

17:03
Présentateur

parce que, prenons Alexandre Vincendé, lui dit que ça a été une belle erreur de se rapprocher de Gérard Collomb pendant les municipales. La tendance, c'est de se recentrer sur nous-mêmes et de rester fixe par rapport à nos valeurs. Et là, ce que vous me dites, c'est que Wauquiez devrait faire alliance avec Bonnel. Non, pas du tout.

17:17
Sébastien Michel

Ce que je dis simplement, c'est qu'à un moment donné, si on est clair sur ce qu'on propose, on n'a pas besoin de se soucier de la République En Marche ou les autres. Leur électorat nous rejoindra naturellement.

17:26
Présentateur

Ah ! Donc, on ne fait pas alliance mais on pique les idées.

17:29
Sébastien Michel

Non, ce n'est pas on pique les idées. C'est qu'à un moment donné, vous savez, moi, j'ai fait campagne sur trois thématiques, l'éducation, la transition écologique et la sécurité. force est de constater que ça a été beaucoup plus attractif que ce qui a été présenté par d'autres candidats et notamment la candidate de la République En Marche. Pour autant, moi, ça m'interroge sur qu'est-ce que devrait être aujourd'hui le grand parti de la droite et du centre en France.

Moi, je considère que si on veut devenir ou redevenir attractif pour notre électorat, il faut qu'on soit une droite qui soit à la fois moderne et c'est-à-dire qu'on soit capable d'investir des champs tels que la transition écologique et j'aimerais en dire un mot juste après. Qu'on soit une droite qui soit fidèle et effectivement qui sont les nôtres. On s'inscrit dans une histoire et donc il faut rester fidèle à cet héritage et à nos valeurs. Et puis dernièrement, dernière chose, il faut être généreux.

Et moi, je veux faire partie d'une droite qui est généreuse, qui laisse sa place à chacun et c'est pour ça que j'investis beaucoup à Éculi sur l'éducation parce que je pense que c'est profondément une valeur de droite au même titre que la transition écologique. Du coup, le maire de Nice, il n'est pas moderne ? C'est au Nice soit de le dire. Moi, je n'ai pas de problème avec Christian Estrosi ni avec qui que ce soit. Chaque territoire a ses réalités. Moi, ce que je considère, c'est que d'abord, on va devant les électeurs avec un projet, on convainc et puis après, advienne que pourra. Moi, Éculi, vous savez, j'aurais pu...

18:43
Présentateur

Ce que Estrosi, c'est de dire si on ne fait pas ça, c'est le Rassemblement National qui va cartonner dans le Sud, par exemple.

18:49
Sébastien Michel

Moi, je pense que le sujet, c'est quel projet on propose avant de savoir quelles alliances sont-nous. Aujourd'hui, on voit bien qu'il y a de plus en plus d'abstentions, vous le disiez, liées à la crise sanitaire, mais pas que. de voir des élus qui s'entendent dans la même l'élection et vas-y que je te mets trois La République En Marche et deux Debout La France et qu'on fait une liste de rassemblements. L'électeur, il ne s'y retrouve pas. L'électeur, il a besoin de clarté et il a besoin qu'on lui propose un cap. Je vais au bout de cette idée parce que là,

19:15
Présentateur

j'ai quand même du mal à vous suivre. Renaud Muselier, qu'est-ce qui vous empêche de penser que justement, c'est parce qu'il y a un programme ?

19:20
Sébastien Michel

Renaud Muselier, je vais être très clair, si j'habitais en région PACA, je voterais sans aucune réserve pour Renaud Muselier.

19:25
Présentateur

Même s'il était dès le premier tour avec La République En Marche, s'ils tombent tous d'accord sur un programme et des idées, où est le problème ?

19:32
Sébastien Michel

Moi, l'essentiel de mon combat politique, je me suis toujours battu contre les extrêmes et en particulier l'extrême droite. Donc moi, à un moment donné, il faut aussi faire confiance à Renaud Muselier. Moi, je n'aurais pas fait alliance avec La République En Marche. J'aurais pu, avec Uli, aller solliciter La République En Marche avant le premier tour en me disant qu'ils ont fait un gros score aux européennes. Ça sera peut-être plus facile pour moi. Non. Je reviens à l'exemple de Laurent Wauquiez. Laurent Wauquiez, il aurait pu essayer de nouer une alliance avec Bruno Bonnel pour s'assurer une réélection plus facile. Il ne l'a pas fait. Pourquoi ?

Parce que, un, il a confiance dans son bilan et, deux, il a confiance dans les convictions et dans les valeurs qu'il défend et qu'il propose. C'est parce qu'il y a largement en tête des sondages aussi qu'il n'a pas besoin. Oui, mais vous savez, je crois que, justement, en politique, c'est aussi quelque chose que j'essaie de faire. Quand on prend des décisions, quand on fait les choses, il ne faut pas toujours le faire à l'aune de la prochaine élection ou réélection, mais il faut le faire parce que ça répond à la demande de l'intérêt général. Moi, Éculi, vous savez, je fais partie de ces élus où j'ai voulu avoir qu'un seul mandat. Je suis maire et je ne suis candidat à rien d'autre.

Pourquoi ? Parce que j'ai pu conserver une activité professionnelle dans laquelle je m'épanouis et ça me permet de prendre des décisions non pas parce qu'elles vont me permettre d'être réélus, mais parce qu'elles sont conformes d'une part à mes convictions et d'autre part à ce qui me paraît bon pour la commune et pour ses habitants.

20:40
Présentateur

J'entends ce que vous dites et en même temps, vous avez un discours et un ton de futur leader politique au minimum départemental, régional, voire plus.

20:47
Sébastien Michel

Écoutez, ça, je ne sais pas. Moi, je n'ai pas de plan de carrière, c'est l'avantage et une fois de plus, je crois qu'on a besoin aussi de sincérité et je crois que c'est un élément fort aussi. Les lecteurs, ils ne s'y trompent pas. Il a besoin d'avoir des élus qui soient authentiques et sincères. Moi, j'ai sans doute beaucoup de défauts comme tout le monde, mais je crois que personne ne peut m'attaquer sur ma sincérité et c'est quelque chose

21:06
Présentateur

que je tiens à préserver. Par exemple, Raffarin qui dit qu'en ce moment, il y a une guerre entre les bonapartistes et les orléanistes. C'est la grande mode. Vous êtes de quel côté ? Vous êtes bonapartiste ou orléaniste ?

21:15
Sébastien Michel

Je dirais que j'essaie d'être à la synthèse entre les deux. Ça s'appelle République en marche. Non, ça ne s'appelle pas République en marche. Non, ce n'est pas en même temps. C'est deux courants fondateurs mais qui sont un peu réducteurs en même temps. C'est ce qu'avait expliqué René Raymond dans son histoire des droites avec les bonapartistes et les orléanistes et je crois que la droite n'a jamais été aussi forte que lorsqu'elle en réussit la synthèse. Exemple avec Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2012. Est-ce qu'il faut faire un effort de décentralisation

21:39
Présentateur

comme le dit M. Larcher ? C'est indispensable. C'est indispensable. Vous avez manqué comme maire, par exemple, on va venir sur la crise notamment, on va venir, je vous rassure, sur l'écologie, tout ça. Le maire, vous pensez que vous avez manqué de quoi ?

21:50
Sébastien Michel

On a manqué de réactivité et de rapidité. Et j'allais dire, il n'y a pas que le maire qui en a manqué. Vous parliez de décentralisation, c'est très juste, mais je crois qu'on a aussi besoin de déconcentration. On a face à nous, au niveau des services de l'État à la préfecture, des gens qui sont compétents, des gens qui connaissent le territoire, mais à qui, malheureusement, on ne laisse pas suffisamment d'autonomie. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, trop souvent, j'ai le sentiment qu'ils sont là uniquement pour appliquer des directives qui viennent d'en haut, alors qu'eux-mêmes savent ce qui est bon pour le territoire, travaillent avec les élus au quotidien.

Et moi, j'ai besoin de rendre vivant ce couple maire-préfet dont on a beaucoup parlé pour pouvoir être au plus proche et plus réactif. Parce qu'en réalité, on l'a bien vu, la machine d'État, elle n'a pas toujours la réactivité et la souplesse nécessaires. Et dans cette période de crise, c'est ce qui nous a manqué.

22:30
Présentateur

On reste encore un tout petit peu sur la politique. On parlait des maires, vous étiez venu dessus avant moi, mais effectivement, Bréau, Vincent D, je vais mettre Cochet dedans, même s'il n'est plus tout à fait de la même génération. Il est donc Pierre Oliver, ce qui doit nous écouter, le maire du deuxième. Il n'y a pas un truc qui vous dérange ? C'est-à-dire ? Vous n'êtes pas un peu autre garçon, là ?

22:48
Sébastien Michel

Écoutez, il y a d'autres personnalités féminines qui s'expriment sur le territoire. On aurait pu parler de Véronique Sarcelli, on aurait pu parler de Rose Fautra et d'autres. Je crois qu'en réalité, moi, vous savez, c'est un sujet intéressant, la parité. Moi, quand j'ai été élu maire, j'ai souhaité faire une chose trop souvent dans les communes depuis des années. Il y avait des délégations qu'on donnait aux femmes. Typiquement, le social, les affaires scolaires, ce genre de choses. Moi, j'ai souhaité rompre avec tout ça et donner des délégations puissantes à des femmes. Par exemple, sur l'urbanisme, j'ai une adjointe. Et on sait que c'est une délégation qui est hyper importante.

Comme Bruno Bernard. Ma première adjointe, Agnès Gardon-Chemin, qui est première adjointe à la transition écologique et à l'innovation, c'est une femme aussi. Et donc, vous voyez, je crois qu'effectivement, on a besoin d'avoir des femmes, mais on a besoin d'avoir des jeunes aussi. Parce qu'on parle beaucoup de la minorité féminine. Mais les jeunes, quand vous arrivez en politique, ce n'est pas toujours évident. Et donc, je crois qu'on a besoin de représentativité en réalité. Et puis, une fois de plus, il faut faire confiance aux électeurs. C'est eux qui choisissent leurs élus.

23:50
Présentateur

Moi, j'ai invité Mme Sarcelli, qui est déjà venue. Mais quand je cherche à joindre et inviter les maires autour de Lyon, puisqu'effectivement, il y a comme ça plein de maires, les Républicains, c'est que des garçons. Et je fais le constat que pour l'instant, ce n'est pas très divers. Alors, première adjointe, c'est bien. Mais effectivement, les verts le font aussi. Mais je trouve que vous êtes un peu entre garçons. Ce n'est que mon avis. Alors, on va y venir, notamment à l'éducation, puisque vous l'avez dit plusieurs fois, c'est quelque chose qui vous tient à cœur. Vous avez cité, ça m'a beaucoup surpris, François de Closet sur le sujet. Oui.

Voilà, qui est un garçon qui, alors pour le coup, lui est très à droite quand il raisonne. Vous dites qu'il faut encourager la méritocratie scolaire. C'est-à-dire, comment on fait quand on est maire pour encourager la méritocratie scolaire ?

24:31
Sébastien Michel

Déjà, un, on fait de l'éducation une priorité. Et ce n'est pas simplement un slogan. Ce que j'ai fait, j'ai été élu maire en juillet 2020. Et avec mon équipe, dès la rentrée de septembre, on avait recruté une ADSEM dans chaque classe d'école maternelle. Pourquoi ? Parce qu'on considère que pour les tout-petits, c'est bien d'avoir le maximum d'adultes autour d'eux en classe. Deuxième élément, on va rénover l'ensemble des groupes scolaires. Avec notamment l'un des groupes scolaires qu'on va refaire de fond en comble.

Et puis, troisièmement, on est en train de travailler avec l'ensemble des équipes pédagogiques et avec l'éducation nationale pour voir comment on peut innover sur les formes pédagogiques différentes. On travaille sur le Montessori, on travaille sur le numérique. J'ai assisté il y a quelques mois de cela à une classe sur la robotique. C'était passionnant de voir comment les jeunes enfants sont familiers de ces outils-là. Et puis, j'allais dire, je suis en train de travailler aussi sur ce qu'on fait sur le périscolaire. Vous savez, c'est les activités qu'on propose aux familles et aux enfants en fin de journée. Ça coûte des sous, c'est très social. Oui. Ça coûte des sous. Ça coûte des sous,

25:28
Présentateur

mais c'est un chan. Vous auriez préemprunté, par exemple, comme le font les verts pour l'avenir ? Non, moi,

25:30
Sébastien Michel

je ne m'emprunte pas parce que, vous savez, je m'inscris aussi dans une histoire à Éculi où on a fait de la gestion saine un marqueur fort. Là, j'entends Wauquiez de nouveau. Oui, mais la réalité, c'est ça. C'est que moi, effectivement, j'ai pris l'engagement que je tiendrai de ne pas augmenter la fiscalité sur la durée du mandat et je rappelle qu'aujourd'hui, Éculi a zéro euro de dette.

25:49
Présentateur

Est-ce que ça ne vaut pas le coup avec la période qu'on vient de vivre et l'espèce de renaissance qu'on nous annonce et notamment, on nous annonce une espèce de trente glorieuse à nouveau, je ne sais pas si ce n'aurait pas le coup de prendre le risque d'un peu investir, d'emprunter et de relancer un peu la machine. Écoutez, je pense qu'il faut être prudent, en réalité.

26:04
Sébastien Michel

Il faut être... Ce n'est pas rigolo. Je trouve plutôt drôle en général et j'ai pas mal d'humour mais je crois qu'en réalité, on est dans une époque et j'y reviens, on a besoin de sérieux, de crédibilité et de redonner de la crédibilité à la parole publique. On a besoin de vie, de jeunesse, de dynamisme, d'association. Mais quand je vous dis que j'investis sur cette jeunesse, quand je vous dis qu'on va mettre aussi le paquet sur le sport et la culture qui vont être les deux gros autres leviers d'investissement sur le mandat, je crois en ça. Et pourquoi je parlais de méritocratie ? Parce que je suis un pur produit de la méritocratie de l'école.

C'est que moi, dans ma petite Ardèche natale qu'on évoquait tout à l'heure, il n'y a rien qui me prédisposait à faire ce que je fais aujourd'hui sauf qu'à force de travail et grâce à l'école, j'ai pu aujourd'hui franchir un certain nombre d'étapes et de paliers et quelque part faire des choses qui me plaisent. Vous êtes très bonapartiste pour le coup. Quelque part, oui. Mais vous savez, si je suis de droite, c'est parce que je crois viscéralement à une valeur, c'est la responsabilité individuelle. C'est ce qui me différencie complètement des gens de gauche.

C'est que je crois que chacun est maître de son destin et qu'avec du travail, de la volonté, on peut faire des choses incroyables dont on ne se croirait pas forcément capable.

27:12
Présentateur

Sébastien Michel, maire de droite assumée. Exactement. C'est aujourd'hui notre invité sur Lyon 1ère. Je vous rappelle cette interview, vous pouvez aussi la réécouter en podcast un petit peu après l'émission. Vous restez avec nous. Dans un instant, on revient pour parler cette fois d'Eculi et on commencera par la transition écologique puisque c'est un thème qui vous est cher. A tout de suite. Ne quittez pas. Invité politique du samedi. Et on vous remercie d'écouter Lyon 1ère. Vous restez avec nous jusqu'au midi. C'est Sébastien Michel, maire Les Républicains d'Eculi qui nous décrit sa façon d'agir depuis qu'il est maire d'Eculi. Il nous promet d'être plus moderne et plus décontractée.

On va essayer de savoir comment on va aborder ce thème du développement durable. Je sais que vous avez un programme sur trois ans qui compète d'aider à s'acheter un vélo électrique, ce genre de choses. La semaine dernière, on a reçu ici même Émilie Baume qui est la première vice-présidente en charge de beaucoup de sujets au Grand Lyon et qui nous a fait une grande démonstration sur tout ce qui est économie circulaire. Alors, qu'est-ce que vous faites de concret à part aider à acheter des vélos et développer peut-être des pistes cyclables avec le Grand Lyon ? Comment vous agissez sur le développement durable à l'échelle des Cudi ?

28:15
Sébastien Michel

D'abord, la première chose, c'est que j'ai souhaité que ma première adjointe ait en charge de cette thématique de la transition écologique et de l'innovation. Pourquoi ? Parce que chaque décision qu'on prend, que ce soit d'investissement ou de fonctionnement, systématiquement, on a en tête l'impact environnemental et écologique de la décision qu'on prend. Pourquoi en fait ? Pourquoi ? Parce qu'on n'a plus le choix en réalité. C'est qu'on peut continuer à faire semblant, on peut continuer... Ça, c'est nouveau quand même. Oui, c'est peut-être nouveau, mais moi, j'ai toujours procédé comme ça.

Vous savez, Éculi, c'est une ville, la devise sur le blason, c'est Saint-Père-Vires-Escens, toujours verdoyant. Ça a été pendant longtemps la seule ville quatre fleurs de la métropole. On a eu le Grand Prix de l'arbre il y a une trentaine d'années. Et donc, aujourd'hui, ça fait partie de l'identité de la commune, cette préservation, cette transition écologique. Et aujourd'hui, on n'a pas le choix parce que si on ne le fait pas, quel monde on va laisser à nos enfants ? Et c'est là où, pour le coup, moi, je considère que la transition écologique, c'est une valeur profondément de droite. Pourquoi ? C'est quoi, finalement, la transition écologique ?

D'abord, un, c'est de la préservation, c'est de la conservation. Qu'est-ce qu'il y a de plus de droite que le conservatisme et la préservation ? Deuxième élément, c'est la transmission. C'est quelle planète, quel monde, quelle société on va transmettre à nos enfants ? Excusez-moi, qu'est-ce qu'il y a de plus de droite que la transmission ? Et le dernier élément, et j'y reviens, c'est la responsabilité individuelle. C'est-à-dire, c'est considérer que chaque individu, chaque citoyen, par ses comportements, par son attitude, a un impact demain sur l'avenir de la planète.

29:41
Présentateur

Vous êtes fait pour rentrer au conseil municipal de Lyon ?

29:44
Sébastien Michel

Je ne crois pas, non. Parce que je pense que si... Ou du grand Lyon ? Non, ni l'un ni l'autre. Parce qu'en réalité, aujourd'hui, j'ai quand même un triple doute sur ce que font les écologistes au niveau de la ville et de la métropole. Le premier, c'est leur relation au progrès. Et je vais prendre un exemple très concret. Je n'entends pas du tout Europe Écologie Les Verts sur le sujet du nucléaire. Or, on sait qu'aujourd'hui... Ils se sont exprimés, ils disent qu'ils ne veulent plus de la centrale à buger, par exemple. Oui, mais c'est dramatique. Parce qu'en réalité, c'est un élément, c'est un marqueur, c'est un avantage compétitif pour notre pays.

Et surtout, c'est ce qui va nous permettre demain de rentrer dans la course aux mobilités propres, sur l'hydrogène, par exemple. Donc, c'est le premier élément. Et puis surtout, c'est un élément qui permet de décarboner l'économie, mais surtout d'investir des secteurs économiques d'avenir. Si je vous parle de tout ce qui se passe autour des data centers de ce genre de choses, on a besoin d'électricité, d'électricité disponible qui n'impacte pas le carbone et qui soit peu cher. Eh bien, le nucléaire permet tout ça. Donc, je m'interroge vraiment...

30:40
Présentateur

On n'a pas le temps de développer, mais je pourrais vous... J'ai en tête des réponses de minimum là-dessus sur les data centers, etc. Elle va vous dire qu'il suffirait de dépenser l'énergie différemment et peut-être de la dépenser moins pour avoir moins de besoins et ne pas se polluer avec du nucléaire.

30:53
Sébastien Michel

Mais c'est toute la différence entre les écologistes et nous. C'est que nous, on est... C'est pour la croissance ? Oui, c'est pour une croissance. Non, pas dans le stop, mais pour une croissance qui soit respectueuse de l'environnement. Vous savez, je n'invente rien. Quand j'ai un souci existentiel, je reviens toujours à Pompidou.

31:06
Locuteur

Ah, tiens.

31:07
Invité

Et Georges Pompidou, c'est quelqu'un qui était fascinant. J'adore Sébastien Michel parce qu'il prépare toujours des petites citations. Vous voulez que je vous sorte

31:14
Présentateur

une phrase de Joséphine de Sartori parce que je l'ai préparée aussi.

31:17
Sébastien Michel

Elle est bien celle-ci. Il avait tenu un discours en 70 à Chicago. D'abord, un Pompidou, c'est le premier président de la République qui avait nommé un ministre de l'environnement. De droite, donc. Et il avait eu cette phrase en 70. La nature nous apparaît de moins en moins comme la puissance redoutable que l'homme du début de ce siècle s'acharnait encore à maîtriser, mais comme un cadre précieux et fragile qu'il importe de protéger pour que la terre demeure habitable à l'homme. 1970. Donc, vous voyez, à droite, on n'a pas à rougir de ce qu'on peut proposer sur ce sujet-là. Mais, pour moi, le progrès, la croissance est tout à fait compatible avec la transition écologique.

Le deuxième sujet sur lequel j'ai un doute avec les écologistes, heureusement, c'est leur sincérité. Quand je vois leur position sur Lyon-Turin, alors là, je vous avoue que je peux comprendre beaucoup de choses, je peux comprendre beaucoup de nuances, mais la position d'Europe Écologie-Les Verts sur Lyon-Turin, c'est quelque chose qui m'échappe totalement. Vous voulez dire quoi ? Le fait qu'ils soient contre ? Oui, le fait qu'ils soient contre. J'avoue que mettre des camions sur des trains, ça paraît être d'un bon sens absolu, et je ne comprends pas, si ce n'est pour des raisons idéologiques qui n'ont rien à voir avec l'environnement, on peut se positionner contre le Lyon-Turin.

32:24
Présentateur

C'est pareil, je ne suis pas là pour faire tout l'argumentaire des Verts, mais c'est une histoire de défigurer les paysages, c'est un gros chantier qui aura des conséquences. Quand il y a des éoliennes,

32:31
Sébastien Michel

ils sont moins regardants, j'ai remarqué. Et le dernier élément, c'est un problème aussi social. Aujourd'hui, on voit que la métropole est en train de travailler sur la zone à faible émission, qui est quelque chose qui, sur le principe, je trouve très intéressant. Et on a souhaité avec Lyon plutôt se positionner en faveur de cela. Mais attention, c'est en train de devenir une mesure profondément antisociale. Moi, je vois sur la commune qui est la mienne, il y a tout un tas d'habitants qui disposent du niveau de revenu nécessaire pour pouvoir acheter un véhicule électrique hybride sans aucune difficulté. C'est pour qui que ça va être compliqué ?

C'est pour les habitants de mes quartiers difficiles, notamment les sources pérouliers. D'ailleurs, j'en profite pour faire un clin d'œil à Najat Vallaud-Belkassam qui nous avait sorti ce beau quartier de la politique de la ville et qui fait qu'on ne dispose de plus aucun moyen d'État. Donc, on n'a pas oublié et on saura s'en souvenir dans les semaines qui viennent.

33:15
Présentateur

Alors, pareil, les Verts, encore une fois, je ne suis pas à moi pour te parler des Verts, mais ils vous dirait qu'ils font des tarifs sociaux, notamment sur les transports en commun, voilà, des aides pour avancer.

33:24
Sébastien Michel

Oui, mais en même temps, on ne fait qu'accroître des différences entre des populations. Et ça, pour moi, ce n'est pas acceptable parce qu'une fois de plus, on est là pour rassembler et pour créer du lien.

33:35
Présentateur

Alors, puisqu'on est dans le social, allons-y. Qu'est-ce que vous faites, vous, pour vos habitants ? Je vais vous donner un exemple, là, dans l'actualité, justement, on me parlait des Verts. Ils viennent de passer un accord pour qu'un squat de l'agglomération pendant deux ans reste en place plutôt que de partir en guerre pour essayer de le faire évacuer. Il y a eu un contrat passé avec une association qui gère ce squat, c'est à Villeurbanne, non, pardon, c'est dans le Grand Lune, en tout cas. Vous pensez que c'est une bonne idée parce qu'il faut faire des choses pour héberger les gens qui sont dans la rue ?

34:00
Sébastien Michel

Oui, mais est-ce que c'est en autorisant les squats, quel message on donne ? Dans une société où plus personne, ou presque, ne respecte l'autorité, est-ce que le message qui est envoyé, c'est quoi ? C'est aller squatter tout ce que vous pouvez trouver et la métropole le régularise derrière ? Mais c'est dramatique. Honnêtement, moi je suis farouchement opposé à ce genre d'initiative. Bien sûr qu'il doit y avoir un traitement social, humain, adapté, individualisé avec toutes les personnes qui ont des difficultés et c'est ce qu'on fait à Éculi avec notre centre communal d'action sociale. Je rappelle qu'Éculi, on est une ville où aujourd'hui on a près de 30% de logement social.

Mais ça c'est pour les gens qui ont des droits, mais dans les squats c'est des gens

34:36
Présentateur

qui n'ont aucun droit à la base.

34:37
Sébastien Michel

Non, mais ils se les prennent, ils se les arrogent. Et moi je pense que dans une société... Qu'est-ce qu'on fait pour eux alors ? Mais je pense que dans une société... Non, je dis simplement il n'est pas question d'aller spolier la propriété privée pour des gens qui ne respectent pas les règles de la République. Vous savez, les lois de la République c'est fait pour protéger les plus faibles en réalité. Parce qu'un monde où il n'y a plus de règles et où tout le monde s'en affranchit, c'est la loi du plus fort. Ce n'est pas la société dans laquelle j'ai envie d'évoluer.

34:58
Présentateur

Alors, on reste dans le social. Je ne vais pas vous parler des verbes mais des socialistes. à Villeurbanne on annonce un projet qui s'appelle à l'archipel. Je ne sais pas si vous savez. J'en ai entendu parler. L'État en plus le subventionne assez fortement. Je crois que c'est 68 millions ou un truc comme ça. L'archipel ça va être un lieu à Villeurbanne qui va permettre d'apporter aux 100 domiciles fixes aux gens dans la plus grande précarité tout un tas de services qui va de l'alimentation à même des services culturels. C'est structuré. C'est un vrai projet qui va vraiment naître qui sera grandement financé par l'État. C'est une bonne idée ?

35:26
Sébastien Michel

Je ne connais pas le sujet en détail mais je pense que ça peut être quelque chose d'intéressant. Vous voulez un archipel à Éculi ? Non, je ne veux pas d'archipel à Éculi mais je vais vous dire ce qu'on fait nous à Éculi. On est en train de travailler sur un concept d'épicerie solidaire justement pour permettre à ceux qui sont le plus dans le besoin de pouvoir se nourrir correctement. On a aussi accompagné des initiatives qui avaient été prises au moment le plus dramatique de la crise avec les étudiants puisque je rappelle que la ville d'Éculi on a près de 10 000 étudiants avec des jeunes qui se sont retrouvés dans des situations de précarité redoutables.

Donc on est en train de les accompagner de trouver les bons partenariats avec l'Institut Paul Bocuse notamment et d'autres pour que justement personne ne reste sur le bord de la route. Mais vous savez là encore à droite on sait faire des politiques sociales pour accompagner les plus démunis. Et une fois de plus quand je parle d'éducation c'est ça c'est permettre à chacun de s'en sortir par le travail pour pouvoir s'épanouir et s'accomplir dans la société. Et moi je ne suis pas là pour tomber dans l'assistanat effectivement je laisse ça à d'autres. C'est une phrase

36:23
Présentateur

que vous utilisez aussi d'ailleurs qui me rappelle un peu Wauquiez c'est que vous êtes contre l'assistanat. Oui je suis contre l'assistanat. Il a regretté cette phrase en plus.

36:29
Sébastien Michel

Alors ce n'est pas le fait d'être contre l'assistanat c'était qu'il avait eu une tournure de phrases probablement malheureuse à l'époque. Mais c'est ce qui fait que je suis engagé à droite. C'est que je crois profondément et viscéralement que chacun est maître de son destin et qu'on n'est pas prédéterminé par l'environnement socio-culturel dans lequel on est et dans lequel on grandit. Et c'est ça mon job en tant que maire.

Moi je mets le paquet sur mes groupes scolaires notamment ceux qui sont situés plutôt dans les quartiers un petit peu plus délicats pour justement permettre à ces enfants de s'en sortir d'avoir des projets des projets de vie et s'épanouir et grandir et ça c'est de la vraie politique sociale.

37:07
Présentateur

Comment vous auriez géré les rodéos ? Parce qu'on a un peu parlé de sécurité mais on n'a pas été jusqu'au bout en tout cas pour Écuilly. Si vous avez des rodéos comment vous les gérez ? Est-ce que vous pensez que le maire peut empêcher un rodéo ?

37:16
Sébastien Michel

D'abord il y a une chose c'est impunité zéro. C'est-à-dire qu'il faut s'appuyer sur des outils notamment la vidéoprotection. Moi à Écuilly on a 48 caméras de protection. Les jeunes savent ça

37:26
Présentateur

mettre des cagoules enfin ils savent ça. Oui enfin je peux vous dire que j'ai quelques exemples Je dis les jeunes c'est pas une bonne idée d'ailleurs je dirais les gens qui font ça.

37:33
Sébastien Michel

J'ai eu quelques exemples où ça a quand même été très très utile sur Écuilly il nous est arrivé d'avoir un ou deux rodéos sur certains parkings et je peux vous dire que quand vous apportez la réponse immédiatement et que la chaîne pénale suit parce que c'est aussi La réponse immédiatement c'est que vous consultez les caméras de vidéoprotection vous relevez les plaques d'immatriculation et le lendemain vous allez interpeller la personne tout simplement.

37:58
Présentateur

Vous savez que ça a été fait

37:59
Sébastien Michel

par exemple pour le cas de la place des terreaux ça a été fait. Oui force est de constater qu'a priori le problème perdure et je crois aussi qu'à un moment donné il y a un climat et je crois qu'à Écuilly nous avec le projet sécurité qui est le nôtre où on en a fait un marqueur fort j'ai envie de dire que les personnes qui s'adonnent à ce genre de loisirs savent que la réponse sera immédiate et qu'il n'y aura aucune tolérance à Lyon face aux messages qui ont été délivrés par le maire et son équipe Le maire a encore dit

38:26
Présentateur

il y a quelques jours qu'il n'y a aucune tolérance vis-à-vis de ça

38:27
Sébastien Michel

Oui mais quand dans l'autre côté vous manifestez avec des pancartes police scandale je crois qu'on crée un climat qui est assez clair sur la réelle détermination du maire de Lyon à faire face à ces phénomènes

38:39
Présentateur

Donc caméras de vidéosurveillance plus de police municipale vous avez annoncé que vous alliez doubler les effectifs

38:43
Sébastien Michel

Exactement C'est en cours

38:45
Invité

on a bien avancé on a quasiment bouclé nos recrutements

38:47
Présentateur

et ça se passe bien Très bien Il nous reste quelques minutes c'est bien j'ai encore quelques sujets on était dans les mesures pour vos habitants alors c'est peut-être pour paraître anecdotique mais j'ai lu que vous étiez contre l'écriture inclusive en tout cas vous avez relayé des messages encore une fois sur Twitter parce que là vous vous exprimez beaucoup qu'est-ce qui vous dérange dans l'écriture inclusive ?

39:06
Sébastien Michel

C'est un massacre de la langue française ni plus ni moins je vous invite à lire il y a un très bon texte dans le Figaro de ce jour où on explique qu'au-delà de la décision qui a été prise par Jean-Michel Blanquer qui se réfugie quelque part derrière le fait que ça puisse poser des difficultés d'apprentissage à certains la réalité c'est qu'aujourd'hui on a une langue française qui est merveilleuse qui est pleine de nuances et comment vous voulez apprendre aux jeunes générations à aimer la langue française ce pays sa culture son identité si derrière on la massacre avec des points et des EES partout excusez-moi mais on n'a pas d'autres priorités aujourd'hui réellement

39:40
Présentateur

au-delà de l'aspect technique la volonté derrière si j'ai bien compris c'est aussi encore une fois on revient à l'égalité homme-femme c'est par exemple souvent on appelle une femme mère on l'appelle madame le maire tout est masculinisé dans notre culture et puis après on se retrouve avec plein de maires les républicains garçons donc comment on fait pour aider à cette égalité

39:59
Sébastien Michel

homme-femme ? moi en tout cas j'ai jamais croisé une femme qui rencontrait des difficultés pour être à la place qui doit être la sienne me dire laissez-moi terminer la phrase me dire que l'écriture inclusive allait régler tout cela la réalité c'est que on fait comment pour encourager

40:18
Présentateur

la diversité

40:18
Sébastien Michel

homme-femme ?

on continue d'abord sur la parité que ce soit dans le monde politique mais dans le monde de l'entreprise aussi là c'est plus qu'être à parité qu'il faudrait donner un sacré coup de boost mais il y a besoin mais vous savez moi je fais partie d'une génération où je ne me suis jamais posé la question de l'égalité et en réalité je crois aussi que le fait parce que vous êtes un garçon peut-être non parce que dans ma génération vous savez moi quand j'étais étudiant à Sciences Po à Grenoble il y avait plus de filles que de garçons et dans mes collègues de l'université de l'époque il y en a beaucoup qui ont eu des parcours magnifiques et donc je crois que les choses évoluent ça prend du temps mais je crois aussi que le départ à la retraite d'une génération va nous aider parce qu'aujourd'hui on voit bien que dans les jeunes élus que vous évoquiez certes on est beaucoup de garçons mais on ne se pose jamais la question du lien entre le fait d'être un garçon par rapport à une femme pour nous elles ont tout autant leur place et certaines davantage moi je connais plein de femmes de talent dans mon équipe j'ai la chance d'avoir des adjointes mais remarquables à qui je fais totalement confiance je vous le disais tout à l'heure en leur confiant des délégations majeures mais c'est certainement pas avec l'écriture inclusive vous savez quoi ?

ça sert à se donner bonne conscience ah on a coché une case féminisme c'est très bien on peut passer à autre chose moi c'est pas la manière de considérer les choses je ne sais pas si le fait que les générations changent

41:27
Présentateur

va vraiment changer les choses il n'y a jamais eu autant de violence contre les femmes et notamment au sein des couples mais j'espère que vous avez raison que les choses vont s'arranger encore un petit sujet social demain c'est la journée pas demain lundi c'est la journée mondiale de lutte contre l'homophobie est-ce que vous faites quelque chose de particulier est-ce que vous subventionnez une action je sais que la mairie de Lyon puisqu'on parlait d'elle tout à l'heure finance des slogans des panneaux publicitaires sur ce sujet

41:48
Sébastien Michel

non j'avoue que nous on finance pas du tout ce genre d'opération mais là j'allais dire c'est un petit peu comme le sujet qu'on vient d'évoquer sur l'égalité hommes-femmes moi j'ai absolument pas de sujet et de problème avec ces thématiques là je crois qu'aujourd'hui on a la chance vous pourriez encourager vos habitants à être plus tolérants mais j'ai pas de problème de tolérance avec Ulysse fédéral de ma part on n'a jamais eu de problème à ce niveau là et je crois qu'une fois de plus je remets ça à l'aune de ce que j'évoque depuis le début de mon mandat c'est qu'on a besoin de rassemblement on a besoin d'apaisement et certainement pas de lever les communautés les uns contre les autres

42:20
Présentateur

c'est quasiment la fin Sébastien Michel on n'a pas parlé de tout et je pense qu'on aura l'occasion de se reparler on pourra réaborder d'autres sujets j'ai une dernière question vous allez courir ce week-end parce qu'on m'a confié dans votre équipe que vous étiez un coureur alors là j'admire

42:33
Sébastien Michel

franchement vous courez beaucoup je cours pas assez aujourd'hui par rapport à ce que j'aimerais faire mais je vais y aller demain matin ce matin pour être avec vous j'ai renoncé à ma séance habituelle du samedi matin mais oui je cours beaucoup alors ça peut paraître anecdotique mais en réalité je considère que la course à pied ça dit beaucoup de qui l'on est parce que d'abord c'est une école de l'humilité vous savez quand vous courez c'est dur c'est aussi l'éloge du travail de la patience et de la détermination et puis après il y a un dernier élément qui est hyper intéressant dans la course à pied c'est que c'est un puissant levier d'égalité c'est-à-dire quand vous avez une paire de baskets et un short il n'y a plus de statut il n'y a plus quoi que ce soit moi j'ai la chance de courir avec toute une bande de copains qui sont issus d'horizons très divers avec lesquels on parle de tout sauf de politique et c'est aussi pour moi un puissant échappatoire ça me permet de penser à autre chose de me dépasser de repousser mes propres limites et j'ai eu la chance d'être deux fois marathonien et ça permet d'apprendre beaucoup sur soi aussi et de dépasser ses limites et je crois qu'on a aussi aujourd'hui en politique besoin de dépasser nos limites et de donner le meilleur pour nos concitoyens

43:36
Présentateur

très impressionnant j'ai rien à dire là-dessus bravo je termine avec une citation vous allez me dire de qui c'est la victoire de Macron illustre le profond besoin de renouvellement parmi nos concitoyens attendu par nos concitoyens je l'ai mal lu votre avis c'est de qui ? je ne sais pas je suis très citation mais celle-ci je ne l'ai pas la victoire de Macron illustre le profond besoin de renouvellement attendu par nos concitoyens c'est de vous

43:59
Sébastien Michel

vous voyez comme quoi je dis des choses intéressantes mais il y a une chose qui est certaine c'est que je suis aussi convaincu que la réélection de Laurent Wauquiez sera une preuve éclatante du besoin non seulement de renouvellement mais aussi d'expérience et de compétence au service des habitants

44:12
Présentateur

merci Sébastien Michel maire les républicains d'Écuilly bon footing si ça reprend demain et à bientôt sur Lyon 1ère écoutez votre radio Lyon 1ère en direct sur l'application Lyon 1ère lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+. Lyon 1ère