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Discours / meetingRassemblement - les Républicains· 11 septembre 2013 8 minAutoproduitPortrait personnelInstitutions & électionsOutre-mer

Hommage au Sénateur Dick Ukeiwé par Pierre Frogier

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Défensif 100 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

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    « Pour tous ceux de ma génération, Dikuk a été un exemple, un modèle, une référence, un guide. »
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    « Vous resterez pour nous le symbole et l'âme de la résistance. »
  • 5:00briotFait
    « Vous leur avez appris à Paris que l'on pouvait être mélanésien et fier d'être français. »
  • 6:00briotFait
    « Il n'y a pas d'avenir, il n'y a pas d'unité, il n'y a pas de paix possible pour notre territoire sans la France. »

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Pierre Frogier

briot oui très très très complex exhaustif et qui soulligne bien la personnalité de Diko qui a accepté le combat politique avec ses ses revers toujours avec dignité et qui restait enthousiasme jusqu'au jusqu'à ces dernières années et alors il me revenait comme député européen l'anecdote Pierre Frogier sénateur de la Nouvelle Caédonie et président du rassemblement que nous pleurons aujourd'hui Pour tous ceux de ma génération, Dikuk a été un exemple, un modèle, une référence, un guide.

Et alors que nous sommes réunis autour de lui une dernière fois, mes pensées vont d'abord à sa famille, à ses enfants, à son clan, mais aussi à tous ceux qui l'ont entouré ces dernières années, ceux qui lui ont apporté leur soutien, leur consolation, leur réconfort quand il a été chassé de sa terre de l'fou. Mais pensez-vous aussi à celles et ceux qui sont restés auprès de lui quand il a été affaibli par l'âge et par la maladie. Mais l'image que nous voulons garder de vous, président, c'est celle du défenseur inlassable, infatigable de la Calédonie française. Et plus que tout, vous resterez pour nous le symbole et l'âme de la résistance.

Celui qui est au côté de Jacques Lafleur dans une période dans une période sombre de notre histoire a incarné le refus. de ce que contre notre grouit nous imposer. Vous avez été ce président du gouvernement qui refusait la violence et l'injustice. ce sénateur qui fait railler à Paris contre les volontés séparatistes du pouvoir socialiste et qui séduisait qui sensibilisait l'opinion publique métropolitaine qui était tenue éloignée des réalités calédoniennes. Vous avez été ce député européen qui à l'autre bout du monde représentait si bien notre Calédonie. dit président, vous restez pour nous celui qui a su dire non.

Non à ceux qui bafouaient les institutions de la République, non à ceux qui voulaient que les Canaques soient forcément indépendantistes. Non. à ceux qui à cette époque dénonçaient la force injuste de la loi. Vous leur avez appris à Paris que l'on pouvait être mélanésien et fier d'être français, que l'on pouvait être mélanésien et aimer la France profondément et charnellement, que l'on pouvait être mélanésien égoïste et quand les familles, les clans étaient déchirés, ensanglanté par la violence des événements, vous avez appris au Calédoniens qu'il fallait espérer au-delà de toute espérance.

Pour avoir longuement cheminé avec vous, j'ai souvent été marqué par l'un des traits de votre personnalité. Vous étiez aussi à l'aise à l'ou qu'à Numéa, qu'à Paris, qu'à Bruxelles. Vous assumiez à la fois les origines, la culture, l'identité mélanésienne et française et fidèle à vos anciens, vous revendiquiez ce double héritage. Vous aviez compris que la République française est la vraie garante du respect de l'identité et des valeurs mélanésiennes. Et c'est, je crois, l'un des messages essentiels que vous nous laissez aujourd'hui dans ce beau discours dont il a déjà été fait allusion.

Dans ce beau discours que vous avez prononcé le 24 janvier 1985 à la tribune de Sénat et que chacun cite aujourd'hui, vous avez eu des mots très forts qui raisonnent encore par-delà les années. Vous avez dit notamment que la France et les Français sentent instinctivement ce que les Calédoniens éprouvent profondément. Il n'y a pas d'avenir, il n'y a pas d'unité, il n'y a pas de paix possible pour notre territoire sans la France. Ces mots, nous devons les garder précieusement et les transmettre à nos enfants, à nos petits-enfants, aux générations qui viennent après la nôtre.

Les présidents, nous vous garderons nous garderons de vous le souvenir de votre simple courage, de votre sincérité, celui aussi de votre élégance, de votre élégance d'aristocrate, aristocrate de l'éthique et de la parole. celui enfin de votre charisme et de votre panache blanc. J'ai eu la fierté de vous connaître, de vous suivre, de vous aider, de vous accompagner, de vous fréquenter dans les dernières années. Il faut avoir eu ce bonheur pour aujourd'hui vous pleurer. Je veux encore citer ce discours dans lequel vous disiez aussi, "Nous ne méritons pas l'estime de nos fils si chacun d'eux ne peut trouver sa place en Calédonie, si chacun d'eux ne peut y cultiver son champ.

Si chacun d'eux ne peut en paix savourer les fruits et en contempler le ciel. dit que je veux l'affirmer ici par votre action inlassable pour garder votre Calédonie dans la France par le combat que vous avez mené par les valeurs que vous avez défendu, vous méritez amplement l'estime de vos fils. Yeah.