Lycées: "Des violences urbaines inadmissibles" (Maud Bregeon)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:11OuverteRéponse partielle
Le gouvernement semble attendre de voir comment évolue le mouvement. Est-ce une stratégie ?
- 3:30OuverteRéponse directe
Le gouvernement craint-il une convergence des luttes comme en 2018 ?
- 4:08OuverteRéponse partielle
Les syndicats étudiants et lycéens vont-ils se rejoindre le 17 octobre ?
- 4:42OuverteRéponse directe
Quels sont les risques de débordements sécuritaires ?
- 7:02OuverteRéponse directe
Une mobilisation contre la vie chère peut-elle changer votre vision du budget ?
- 8:29OuverteRéponse directe
Comment la baisse du prix du carburant sera-t-elle concrète ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:29Chiffre
« On va libérer 10 millions de barils à un prix significativement inférieur au prix du marché. »
- 9:13Chiffre
« Un déficit avoisinant les 6 % en cas d'absence de budget l'année prochaine et un coût de 15 milliards d'euros supplémentaires. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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va prendre la direction et bien de l'Élysée avec Modebréon donc la porte-parole du gouvernement qui nous parle et bien des lycéens et de cette colère en France actuellement après ce point avec le président de la République et obtenir produire un rapport circonstancié très précis sur la question du bâtimentaire qui est une des revendications principales qui émane notamment des retours qu'on peut avoir de la plateforme ouverte par Edward Jeffrey. Un deuxième point important, la question des agendas, la question des emplois du temps qui là encore fait partie des revendications qui remontent le plus. Euh l'objectif c'est bien sûr de fluidifier les choses. Euh et il en a donc fait une des priorités des réponses
qui doivent être apportées dans les prochaines semaines. Troisièmement, l'orientation euh là encore avec un discours qui doit être mesuré parce que beaucoup a été fait dans le passé depuis plusieurs années et parcours sup n'est pas le totem que certains voudraient bien décrire. Pour autant, il y a encore des travaux à porter, des réflexions à mener et le président de la République a demandé à ce que ce soit évidemment fait. Et puis la question des remplacement euh qu'Edouard Gefrey a bien sûr euh commencé à mettre en avant et à adresser. 3000 enseignants, vous le savez, qui devaient être affectés sur des postes de remplacement dans les prochains jours. 2000 l'ont d'ors et déjà été, c'est le chiffre qui a pu être
donné ce matin en conseil des ministres. Et donc le travail évidemment doit continuer là encore donc distingo entre d'une part des revendications légitimes, d'autres part des violences inadmissibles exploitées qui se transforment en violences urbaines avec des forces de l'ordre blessé avec du personnel de l'éducation nationale ciblé et ça doit être unanimement condamné et donc on avance évidemment pour apporter l'ensemble des réponses nécessaires. J'en viens maintenant au conseil des ministres. Conseil des ministres où j'ai présenté un projet de loi essentiel pour l'avenir du secteur nucléaire. Vous le savez, le président de la République a notamment depuis le discours de Belfort
de février 2022 fait de cette relance du nucléaire un Voilà, on vient d'entendre Mberge sur les lycées hein et sur le budget. le gouvernement donc qui tente de réagir. Juste un mot à Arnti, quand on a entendu ça, on a l'impression que bon que le gouvernement constate pour l'instant qu'il se dit "On suit nos pistes et puis on attend de voir un petit peu ce qui se passe." Ben c'està-dire qu'ils attendent récemment la suite du mouvement et voir comment ça va se passer. Est-ce que le mouvement va opérer une décrue ? On attend certainement, j'imagine, du côté de l'exécutif, la mobilisation dans 3 jours, le 17 qui donnera quelque part le là sur une éventuelle suite. Oui, il faut à la fois parler si vous voulez à
ceux qui sont dans la rue et en même temps rassurer sur l'ordre public. C'est ce que un peu le discours de la porte-parole du gouvernement. C'est sur une ligne de crète qui est difficile et puis on regardera récemment concernant ce mouvement la façon dont l'opinion publique réagit. C'est ça. Parce que si vous voulez, un mouvement qui est soutenu par l'opinion publique, c'est pas la même chose qu'un mouvement qui n'est pas du tout soutenu par l'opinion publique. On se souvient que la crise des gilets jaunes pendant très longtemps, l'opinion publique a soutenu assez massivement les gilets jaunes. Là, pour l'instant, je veux dire, on a disons un un mouvement qui semble bénéficié d'un petit soutien mais qui est quand même pas exceptionnel non plus. Et on peut imaginer aussi que le
gouvernement attend les vacances scolaires pour espérer que les vacances scolaires vont amortir quelque part la mobilisation des lycéens. C'est ça. Euh, Ryan. On a l'impression aujourd'hui que le gouvernement, je dirais pas laisse pourrir mais attend de voir tout de même ce qui peut se passer parce que en en effet, on voit une mobilisation légèrement moindre du côté des lycéens. Euh il y a une crainte véritablement de sécurité par rapport à ce qui pourrait se passer samedi euh 17 octobre, ce jour de colère he comme il est appelé sur les réseaux sociaux aujourd'hui qui est en fait une mobilisation contre la vie chère. Alors c'est un peu nébuleux jusqu'à présent parce que on ne sait pas vraiment ce qui va se passer. On parle d'acte 2 des gilets jaunes. La CGT a
appelé à manifester, pas d'autres syndicats. Tout le monde n'ira pas. Voilà, on sait pas trop ce qui va se passer. En tout cas, ils essayent mais est-ce que on pourrait être vous savez dans cette vieille, on va dire lune notamment des revendications syndicales de cette convergence des luttes ? Euh est-ce que ça y est, est-ce que finalement le 17 octobre on pourrait bah tout ça se réunir et agréger ? Bah en tout cas, c'est le but de certains acteurs qui appellent à la manifestation. Je pense qu'en tout cas au niveau des autorités de l'État, la principale crainte c'est pas seulement celle d'une convergence des luttes parce qu'au fond peut être parfaitement légitime de manifester, d'avoir des revendications salariales, éducatives, tout ça peut être cohérent. Mais c'est
surtout la crainte d'une convergence des casses et euh et et ça je je on verra le dispositif de sécurité qui sera qui sera annoncé pour samedi, mais je pense que c'est un des principaux points d'interrogation. Je reviens juste sur un élément. On parle beaucoup des lycées et alors en ce moment, il y a entre 150 lycées qui sont encore bloqués sur 3700. Donc on peut se dire bon c'est à peu près 5 % des lycées finalement c'est un mouvement qui est plutôt contenu. Moi j'apporte deux nuances. La première c'est que c'est pas parce que vous bloquez pas votre lycée que vous n'avez pas des revendications et qu'elles sont pas légitimes. Le ministre a commencé à y répondre, à en parler. Je pense que les choses vont pas assez vite, falloir accélérer sans doute. Mais en tout cas,
le débat sur l'avenir du lycée et des lycéens en France va certainement pas s'éteindre avec ces vacances scolairire et heureusement. La deuxième nuance que j'apporterai, ce sont les universités. C'est que vous avez aujourd'hui, alors je suis désolé, j'ai pas de chiffre à vous apporter parce que entre les chiffres du ministère et ceux des syndicats, il y a un énorme écart. Les syndicats étudiants vous disent, il y a 90 % des facultés qui sont fermées. Le ministère vous dit, il y en a 35 %. Je sais pas quel est le bon chiffre. Je peux vous dire que ma fac est fermée. Donc je j'enseigne aujourd'hui en à Ville Taneuse. J'enseigne aujourd'hui en distantiel. Euh ce qui est plutôt préjudiciable, je pense, pour les étudiants, mais mais c'est ainsi. Mais en tout cas, mon point, c'est que
souvent une crainte historiquement de la part des gouvernements, c'est que des étudiants se joignent aux lycéens, que les salariés, les syndicalistes se joignent aux jeunes et que tout cela forme un ensemble assez cohérent de revendication en pleine période d'abord d'ailleurs d'examen du budget. Et c'est pour ça que j'en reviens au point initial, j'en termine par là. Je pense quand même que l'examen du budget sera percuté par ces mobilisations sociales et qu'au fond c'est assez normal. C'est assez normal parce que le budget c'est un acte politique. On va suivre quand même avec attention la mobilisation du 17 octobre là de samedi parce que moi je je suis tous les jours sur mon téléphone à regarder sur TikTok, sur sur les réseaux sociaux les appels à manifester. J'en j'en parle
aussi dans mon entourage avec des amis d'enfance pour savoir si si c'est arrivé jusqu'à eux cette mobilisation du 17 octobre. Et dans les faits, beaucoup m'ont parlé de cette ces manifestations sans forcément me parler du retour au gilets jaunes mais juste de sortir dans la rue parce que la vie est plus cher parce que il y a un point qui est fondamental et c'est ce qu'on voit sur les réseaux sociaux, c'est le carburant. C'est tout le monde dit en fait on paye tellement cher pour aller travailler euh que c'est pas possible. Donc on va suivre avec attention la mobilisation, mais j'ai quand même vu des appels sur les réseaux sociaux de mobilisation autour des lieux de pouvoir, un peu comme le 1er décembre 2018 euh autour de l'Élysée, autour de Matignon et et Ryan
le dit justement. On va on va aussi suivre avec attention la la mobilisation sécuritaire euh face à ça au possible débordement qui pourrait y avoir. Nicolas Turquois, vous-même en tant que député, est-ce que ça vous inquiète ce jour de mobilisation contre la vie chère ? si des citoyens de différentes origines de différentes on va dire sensibilité politique se réunissent contre voilà la vie chère est-ce que c'est c'est quelque chose qui pourrait et bien en effet changer votre vision par rapport au budget par rapport à la politique menée [grognement] je suis un peu embêté pour répondre à cette question ça doit dépendre aussi des territoires dans dans lequel on est quand on est dans les territoires ruraux comme les miens, il y a la vraie problématique des carburants.
Et la façon dont c'est porté la façon dont c'est porté à travers les manifestations excusez-moi pardon justement Bron répond à une question actuellement là sur le 17 octobre on va l'écouter spécifiquement sur le sujet de l'énergie et indéiablement au cœur de nos préoccupations et au cœur de notre action le président de la République s'est rendu au G7 il y a 2 semaines a réussi à négocier un accord de libération de 100 millions de barils. Sur cette base, la France s'est engagée à en libérer 100 millions d'ici au 1er novembre et nous avons reçu les distributeurs de carburant autour du Premier ministre à Matignon lundi pour s'accorder sur cette baisse de 18 centimes et et garantir encore une fois un
calendrier très serré, s'accorder sur les modalités logistiques de libération. Euh c'est extrêmement concret parce que on va libérer 10 millions de barils à un prix significativement inférieur au prix du marché. Ça fait le lien entre ce que fait le président de la République à l'échelle internationale et les prix à la pompe qui vont très concrètement baisser dans les prochaines semaines. Euh donc euh sans qualifier de crainte la manifestation de samedi, c'est bien sûr bien sûr au cœur des préoccupations et au cœur de l'action qu'on mène. Et j'avais une deuxième question sur le budget. On le voit la gauche ne veut pas discuter à l'assemblée en tout cas ne semble pas encline à à discuter pour l'instant. Est-ce que vous assumez de discuter avec le Rassemblement national
pour que la France ait un budget ? D'abord, il faut pas inverser les choses. C'est pas parce que une part de la gauche refuse de discuter pour reprendre vos termes avec le gouvernement. Je pense notamment à la France insoumise à Europe écologie les verts euh que le gouvernement euh se retrouve automatiquement dans la situation de négociation avec d'autres forces politiques. Nous nous appelons l'ensemble des partis, l'ensemble des forces politiques des 577 députés à se mettre autour de la table tout simplement parce qu'il s'agit de s'accorder sur un budget pour 4 mois dans une situation nationale et internationale difficile avec des contraintes économiques et budgétaires qui sont très fortes et je le redis ce ne serait dans l'intérêt de personne ni
des Français ni des forces politiques, ni des candidats à la présidentielle de prendre le risque qui serait absolument majeur de priver la France d'un budget pendant 7 ou 8 mois, c'est-à-dire jusqu'à l'installation d'un nouveau parlement après une probable dissolution de l'Assemblée nationale en mai ou en juin prochain. Je vous renvoie vers le rapport de l'inspection générale des finances qui mentionnait un déficit avoisinant les 6 % en cas d'absence de budget l'année prochaine et un coût de 15 milliards d'euros supplémentaires. Là encore dans un moment où les taux ont augmenté, où le contexte au Moyen-Orient pèse sur l'économie
mondiale et sur l'économie française et où nos concitoyens attendent légitimement des actions de notre part pour davantage de services public, davantage de pouvoir d'achat. Donc si on veut pouvoir répondre à toutes ces contraintes et à toutes ces attentes, il n'y a pas d'alternative, il faudra un budget. Bonjour madame Régon pour la RB magazine. Hier monsieur Philippe Baptiste qui est ministre de l'enseignement supérieur fut alerté de façon assez violente, on l'a tous constaté par madame Mesmer sur soi-disant le fonctionnement de l'algorithme parcours sup qui serait un outil qui mettrait en difficulté beaucoup d'élèves. Est-ce que vous pouvez confirmer une nouvelle fois aujourd'hui que cette solution a permis, comme l'a rappelé Philippe Baptiste hier lors des questions gouvernement de
voilà M Brégon donc qui parle au journalistes juste après le conseil des ministres Arnaud Benéti on voit tout de même ce carburant toujours au cœur he c'est vraiment devenu l'alpha et l'oméga on a l'impression de toutes les décisions politiques françaises avec tout de même brgon qui nous dit le carburant va baisser très concrètement voilà on nous avait parlé de 10 centimes de baisse à très concrètement on donne plus de de chiffres mais ça veut dire que là c'est comme un appel en disant c'est pas la peine peut-être d'aller manifester puisque vous inquiétez pas ça a baissé très concrètement la crainte de tout exécutif en effet dans une situation qui est celle que nous connaissons c'est ce que l'on appelle la convergence ou la coagulation et s'il y a un élément qui est véritablement un
élément qui est très fort en terme de fédération des colères bien la question du carburant surtout qu'en plus pour un certain nombre de population c'est une dépense qui est totalement captif puisqu'ils n'ont pas d'autre choix que de prendre leurs véhicules pour pouvoir aller au travail, amener leurs enfants à l'école ou faire leurs courses et cetera et cetera. Donc il y a bien évidemment toujours en mémoire la ce qu'on a vécu au moment des gilets jaunes. Moi, je mettrais quand même un bémor sur ce qui se passe en ce moment. Euh je suis pas naturellement optimiste, mais ce qui ce qui euh ce qui rend peut-être la situation peut-être encore, j'allais dire manœuvra pour le gouvernement, c'est l'agenda encore une fois électoral. C'est-à-dire que on n'est pas
du tout comme on était en 2018. En 2018, vous étiez avec un exécutif qui était en début de mandat. Là, vous êtes avec un exécutif dont tout le monde s'accorde à reconnaître que objectivement c'est la fin et que vous avez une élection qui dans 6 mois qui est l'élection présidentielle qui est quand même l'élection où en principe se redistribue les cartes dans notre agenda institutionnel qui doit permettre aux Français et aux Françaises de s'exprimer sur l'avenir du pays et sur les choix qu'ils vont prioriser. Donc, j'allais dire cet aspect-là peut d'une certaine manière aider l'exécutif. Je dis bien c'est conjoncturel, c'est pas du tout structurel, mais je veux dire à à peut-être réussir à à contourner cette difficulté. Après un mouvement social, on ne sait jamais.
On sait jamais. Il faut être très prudent donc je reste quand même prudent. Yeah.
Maud Bregeon