Édouard Philippe : Travailler plus longtemps ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 25 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:54OuverteRéponse directe
Le débat public français est-il de qualité ?
- 7:11OuverteRéponse directe
Part-on de la réalité ou des postures dans le débat public ?
- 7:53OuverteRéponse directe
Faut-il travailler plus longtemps pour les retraites ?
- 11:18OuverteRéponse directe
Votre livre propose la capitalisation pour les retraites. Pourquoi ?
- 11:58RelanceRéponse partielle
La capitalisation est-elle la solution unique ?
- 12:35FerméeRéponse directe
Faut-il obliger les Français à capitaliser pour leur retraite ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 11:58Promesse
« La solution c'est la capitalisation. »
- 12:10Promesse
« Le système global des retraites soit financé par 15 % de capitalisation. »
Temps de parole
- ?98 %
≈ 1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
publie le prix de nos mensonges. Un livre sur les mensonges que les Français se font à eux-mêmes avec des pistes pour gouverner le pays et une furieuse envie de faire table rase. Avant de parler de cette furieuse envie de faire table rase, on reste sur une actualité sombre, très sombre. Depuis 2 ans, le nombre de crimes et délits racistes ne cessent de croître. Juliette, la France est encore sous le choc du meurtre d'Ichem Mirai. Tu étais dimanche à l'hommage qui lui a été rendu dans le Var. Oui, c'est un meurtre qui a bouleversé toute la France. Le 31 mai dernier, Ishem Mira a été assassiné chez lui dans la commune de Puget sur Argent.
C'est son voisin qui lui a tué dessus à plusieurs reprises. Isam avait 46 ans. Il était coiffeur. Il a été abattu parce qu'il était d'origine tunisienne. Un crime qualifié de terroriste et raciste par la justice. Les médias ont aussi rappelé que le suspect Christophe Beljambe avait pour habitude de publier des contenus anti-islam et appel régulièrement à voter Marine Le Pen sur ses réseaux sociaux avec ce genre de poste Facebook. Il fallait voter Marine et que ce soi les politiques qui virent les mauvais immigrés. Dimanche, les proches d'Ichamiraoui avaient organisé deux marches blanches. Près de 2000 personnes y ont participé.
Le premier rassemblement avait lieu à Marseille sur le vieux port. La famille de Isam est présente, très émue de voir autant de personnes réunies.
[Applaudissements] [Musique] [Applaudissements]
Rapidement, la famille de nous prévient et veut faire passer un message. On sait pas parler de politique, c'est vraiment l'hommage pour ichem pas de politique, pas de question qui peut nous mettre mal à l'aise s'il vous plaît. D'accord, pas de souci. Merci. Pas de politique, pas de récupération politique, le message est clair. Pourtant dans la foule, on remarque des députés LFI, Manuel Bompard, Sébastien Delogu ou encore Raphaël Arnaud. tous avec leur écharpe d'élu, ce qui agace certains manifestants.
[Musique]
Normalement, c'était une marche blanche qui n'était pas récupéré politiquement et sauf que il y a il y a des hommes politiques de LFI. Pourquoi ils ont leur band roles aujourd'hui ? C'est parce que les élections sont mars 2026 tout simplement. Pour vous, c'est de la récupération politique. Oui, il faut récupérer un électorat tout simplement. Et ça me je trouve pas ça sain, c'est tout. Voilà parce que la famille aussi avait demandé qu'il y ait pas de récupération politique mais malgré ça il gène. 2 heures plus tard nouveau rassemblement cette fois dans la commune d'ICEM augé sur argent près de Frégus. Là encore le député insoumis Sébastien de l'ogu est là. Je suis sur le front.
Moi je vous le dis de façon très honnête. Moi depuis que je suis je suis de la République, j'essaie d'expliquer aux gens il faut qu'ils s'autoorganisent. Depuis tout à l'heure je donne mon numéro. Si vous voulez, je vous laisse. Moi, je suis incapacité de revenir avec eux. Ah ben moi avec tout le monde, je me tiens à votre disposition. Moi je suis payé par vos impôts. Donc moi je suis pas comme les autres élus à venir que quand il y a les élections. Donc si vous avez besoin de quoi que ce soit, je suis à votre disposition. En tout cas, comptez sur moi pour faire le nécessaire à l'Assemblée nationale.
Pendant que le député discute, la foule se presse devant le salon de coiffure où travaillez Ichem. Sur la deventure. Beaucoup de postites avec ses mots. On ne t'oubliera pas. Que votre âme soit en paix. Mais aussi des messages comme Retailloto, Macron, Eren, Boloré Montué. Comme à Marseille, les habitants s'adresseront à plusieurs reprises aux journalistes en tenant ce genre de propos.
pas BFM faud merci c'est grâce à vous moi je tenais à vous dire aussi vous les médias vous en êtes responsable de cette crise actuellement de nos jeunes qui partent dans la foule à la fin du rassemblement remarque cette dames il s'agit de Julie le chanteux député du Rassemblement national bonjour madame le chanteux déclaration non je ferai pas de déclaration aujourd'hui je suis désolée est-ce que le RN a une responsabilité dans le meur entre 10 chè. Je viens de vous dire que je ne ferai aucune déclaration. Je suis aujourd'hui en tant que citoyenne. Je vous remercie. Et aussi député du Rassemblement national. En tant que citoyenne, pourquoi c'est important pour vous d'être là ?
Je vous ai dit pas de déclaration. Merci.
[Musique]
Madame le chanteuse, j'ai juste une question. Est-ce que le RN a une responsabilité morale ? Incroyable, hein. C'est incroyable quand même hein. De vous poser des questions ? Non, de ne pas de pas respecter ce que j'ai demandé, ni de respecter la famille, c'est quand même incroyable. Trois fois, je vous ai dit que je ne ferai pas de déclaration. Voilà. Et à la demande de la famille, non, puisque je reste député, quoi que je le fasse. Donc non, pas de déclaration. Merci de respecter cela. Il faut vous le dire comment ? En fait, c'est normal qu'on vous pose des questions. C'est normal de respecter les les vœux de la famille. Ça c'est normal.
Le respect madame, vous connaissez la famille souhaite aucune récupération politique. Ben voilà, on est bien d'accord. Donc qu'est-ce que vous êtes en train de faire là ? De vous poser des questions sur votre présence ici et je vous ai dit trois fois que je ne répondrai pas à vos questions. Donc vous insistez, vous me suivez, ça fait 50 m que vous me suivez. Vous savez que c'est interdit de faire ça ? Surtout quand je vous ai demandé trois fois de de ne pas filmer ni de m'interroger. Je respecte la famille, les vœux de la famille. Vous faites de la récupération politique et vous êtes provoquante. Mais les citoyens, il répondent aux questions madame. Oui.
Si vous êtes venu en tant que citoyenne, vous pouvez bien répondre aux questions. Oui, madame. Voilà. C'est tous C'est tout. Non, c'est pas mon devoir. Vous êtes mon les citoyens c'est votre devoir de répondre citoyenne aujourd'hui madame vous êtes élu aussi. Bonne journée. Vous savez j'ai vous pensez que c'est votre place ? J'ai fait avec tout le respect que je vous dois. Pensez-vous que c'est votre place ? Écoutez vous plaî parce que c'est vos adhérents qui incitent les gens à arriver à ce genre d'acte et vous le savez madame vous le savez. Madame posz la question à la famille qui m'a accordé la présence ici. Je vous souhaite une préser je vous dis ce que je pense.
C'est les gens qui sont qui souscrivent chez vous madame et vous le savez. C'est une honte. Il faut les assumer madame. On va savoir qui est le prochain. Et vous venez oser gambader ici c'est une honte. vous et votre parti de merde.
[Applaudissements]
Dans le livre, vous posez la question de la responsabilité des médias et de la récupération des politiques. Pas seulement, dans mon livre, je dis que le débat public est pas bon et je pointe la responsabilité de tout le monde, y compris la mienne. la responsabilité des élus politiques, des médias et au fond souvent de ce qui contribue au débat public et qu'il le qu'il le à mon avis l'oriente nous tous bah collectivement. Ouais, je crois honnête. Prenons le le le sujet autrement et essayons de nous placer comme si on était de l'extérieur et qu'on regardait le débat public français. Est-ce que sérieusement euh est-ce qu'on est fier du débat public français collectivement ?
Je dis pas que tout le monde euh al on voit en tout cas qu'on peut on peut plus parler. Bah, il y a de ça. Il y a de quoi on peut se parler. Est-ce qu'on a le droit d'être en désaccord ? Est-ce que on doit immédiatement réagir plutôt que avoir une pensée qui prend le temps de réfléchir ? Moi, je trouve que le débat public, il est pas très bon. Bon, je le regrette. Et pourquoi ? Euh je sais pas. Je sais pas si c'est parce que il y a il y a il y a il y a une espèce de de fascination pour la réaction immédiate, pour la jolie formule, pour la posture, pour l'éditorialisation des faits. C'est de tout temps ça, c'est pas d'aujourd'hui. Ouais. Mais est-ce que vous avez le sentiment ?
Oui, bien sûr, bien sûr. Mais est-ce que vous avez enfin je je peux autant vous poser la question à à vous que vous pouvez me la poser à moi. Est-ce que vous avez le sentiment que dans le débat public, on part de la réalité ou qu'on essaie de faire rentrer la réalité dans euh les les postures euh qu'on aime prendre ? Je pardon de revenir au livre, mais enfin c'est le mien.
Donc euh j'ai essayé de de de traiter la question qui est une question qui est une une vieille question française qui donne lieu à toutes les passions, à toutes les oppositions, la question des retraites et j'ai essayé de commencer en disant pour réfléchir sereinement sur la question des retraites, il y a au moins un truc qu'il faut prendre en compte, c'est la réalité démographique. dire vraiment les les choses telles qu'elles sont, si j'ose dire, le vieillissement d'un côté qui fait qu'on est de plus en plus vieux, de plus en plus nombreux et tant mieux d'une certaine façon et la dénatalité.
Bon, quand vous mettez les deux ensemble, quand vous regardez ce qui existe dans d'autres pays qui ont commencé ce à entrer dans ce piège infernal avant nous, vous voyez ce qu'ils ont fait, vous voyez ce qu'ils sont obligés de faire. Et ben en France, alors même qu'on sait qu'en Italie, en Espagne, en Allemagne, partout parce qu'ils sont rentrés dans le piège démographique avant nous, ils ont dû accepter l'idée de travailler plus longtemps.
En France, en France, vous l'avez dit hier, vous l'avez redit tout à l'heure, en France, vous voyez des gens qui n'ont pas envie de regarder la réalité en face parce qu' parce qu'elle ne leur plaît pas et qui disent "C'est une question de volonté politique, on a qu'à redescendre." On était sur la réalité du racisme et puis on on est sur la réalité des retraites par ailleurs. Pardon, je prends cet exemple parce que parce que normalement il devrait faire l'objet d'un débat euh euh avec des désaccords. J'ai aucun problème sur l'idée qu'il y a des désaccords. C'est le propre du débat public puis d'ailleurs j'adore ça. Mais qui part des faits avant de partir des postures qui part des faits.
Euh et je trouve que souvent le débat public bah il s'arrête ou il commence aux postures et et et voilà c'est le c'est ce que j'appelle le vis de l'éditorialisation. On présente les choses d'une façon qui traduit autant ce qu'on pense que la façon dont la réalité se passe. Je trouve ça dommage. Dommage pour tout le monde. Encore une fois, je ne m'exonère aucunement. Est-ce qu'il y a un racisme d'atmosphère ? Je sais pas s'il est d'atmosphère ou d'autres choses qui qui est en France il y a enfin la France c'est un pays dans lequel il y a des personnes racistes, il y a des personnes très racistes, il y a des personnes qui sont parfois tentées par le racisme ou par les crimes racistes.
Non mais d'accord, attendez, pardon. La question c'est est-ce que il y a des racistes en France ? Il y a une tentation du racisme en France, il y a une simplicité du racisme en France, est-ce que la France est un pays raciste ? Je veux dire, il y a aussi énormément en France de femmes d'hommes qui s'investissent pour expliquer que ça n'est pas une solution, que ça n'a pas de sens d'une certaine façon. Donc il y a ce débat en France. On peut pas dire la France n'est pas raciste ou dire la France est raciste.
La France c'est un pays compliqué qui est plein de contradictions dans laquelle il y a des gens qui sont totalement étrangers à la à à cette idée du racisme et tant mieux et et vraiment et dans laquelle je dois bien reconnaître qu'il y a et depuis longtemps une tentation raciste, une tentation antisémite, une réalité antisémite. Je veux dire des crimes antisémites et des crimes racistes, il y en a dans la France d'aujourd'hui. On vous avez présenté un reportage, il est terrible. Vous auriez exactement dans le même esprit pu montrer les les crimes antisémites qui existent. Les mais je sais je vous mets pas en cause là-dessus.
Les préjugés racistes, les préjugés antisémites, la violence raciste, la violence antisémite, elle existe en France. Elle est parfois décomplexée, attisée par les politiques. Parfois, parfois qu' soit de droite, de gauche, parfois, je trouve. Parfois, je trouve. Non, pas nécessairement directement, mais mais à B voile, c'est assez direct, hein. Ouais, mais je je vois dans des expressions euh euh dans des expressions, dans des attitudes, dans des mots utilisés parfois dans la gauche extrême, une tentation antisémite qui me révulse de la même façon que me révulse la tentation raciste qui peut s'exprimer dans d'autres camps. Ouais, vous parlez des retraites, on en parle avec toi Paul.
Oui, il faut pas choisir son corps en la matière. Racisme, antisémisme, tout est mal, hein. Oui, effectivement, on vient sur les retraites. Il y en a pas un qui explique mieux que l'autre. Effectivement, vous en parlez dans dans de à propos de de votre livre, vous consacrez une grande page aux retraites et dans ce livre, vous citez avec un peu de nostalgie votre professeur d'économie au lycée qui en 1985 vous expliquait le fonctionnement du système de retraite en France. Un système dit par répartition tout simplement. Quand on travaille, on paye la retraite de ceux qui ont fini de travailler. Problème en France euh problème en France. On fait moins d'enfants qu'avant, pardon.
Il y a donc de moins en moins de jeunes actifs pour de plus en plus de retraités. Vous proposez donc d'ouvrir la porte à la retraite par capitalisation. En gros, vous voulez obliger ceux qui travaillent à épargner un peu de leur argent dans des produits financiers pour les frères les frères fructifier. Désaccord. Et en profiter. Est-ce que vous m'autorisez à une petite pointe de désaccord ? Je dis que si on veut conserver un système par répartition que vous avez très bien défini, de toute façon, on va devoir travailler plus non plus longtemps, plus nombreux et d'ailleurs probablement un peu mieux. Mais qu'en plus de ça, il faudra faire de la capitalisation.
Non, vous dites la solution c'est la capitalisation. La capitalisation, on doit le faire mais on devra quoi qu'il arrive travailler plus longtemps. Une partie de la solution est effectivement donc la capitalation, une partie effectivement. Je vous remercie. Et votre objectifait que le système global des retraites soit financé par 15 % de capitalisation. C'est une vraie révolution. Ouais. Le ministre de l'économie vous a répondu non, on a des priorités plus brûlantes sur les retraites. Mais nous, on a voulu rencontrer ceux qui auraient sans doute intérêt à cette capitalisation, le monde de la finance.
Avec Loï Pertuset et Baptiste Gondois, on est allé devant le Paris Finance Forum, un événement privé où les financiers s'étaient donnés rendez-vous. En arrivant, on a croisé le président PS de la commission des finances au Sénat. Est-ce qu'il faut obliger les Français à capitaliser pour leur retraite ? Obligé ? Ouais. C'est Philippe qui veut ça. Bah c'est son problème. Pourquoi il faut pas ? Mais obligé, vous entendez le mot ? Non, ça existe pas obligé. Il y a déjà des possibilités de capitalisation qui existent pour ceux qui le peuvent. Le problème, c'est que tout le monde ne le peut pas. Ouais. En effet, plus de la moitié des Français n'épargnent rien pour leur retraite.
Mais ici, est-ce que vous capitalisez pour votre retraite vous ? Oui, un peu. Oui, oui, oui. À combien de pourcent de votre revenu ? 10 %. au minimum à 50 %. OK, 50 % carrément. Le système par répartition, lui n'a pas la côte. Pourquoi c'est important de mettre un peu de côté quand même de pas juste compter sur la solidarité ? Ah ben la solidarité. À partir du moment où il baisse de la natalité, il y en a pas. Mécaniquement, il ne pourra plus y en avoir. Mais fais faites des enfants des enfants. Voici Valérie Baon, PDG d'amoundi qui gère 2 milliards 2240 milliards d'euros d'actifs. C'est d'ailleurs son surnom Madame 2240 milliards. Ça va bien madame B ? Une toute petite question.
Est-ce que vous capitalisez pour votre retraite vous ? Bien sûr monsieur, il faut qu'on capitalise tous pour nos retraites. Tous les Français devraient capitaliser mais faut-il les obliger ? On a testé votre idée auprès de la vice-présidente de BNP Paribas, première banque européenne. Je trouve que c'est une bonne idée ? Très bonne idée. Ça permettrait de créer des fonds de pension en France, qui est ce qui nous manque vraiment pour les marchés de financiers comme les grands américains ont des fonds de pension, les Britanniques. Donc une telle proposition, ça aide les la finance en fait, ça aide chacun individuellement, chaque épargnant et ça aide la finance également.
Alors c'est bon pour la finance mais n'est-ce pas injuste ? Il y a des classes populaires qui peuvent pas mettre de côté. Mais bien sûr que si elles peuvent mettre de côté. Beaucoup se sont imaginés que les financiers faisaient ça pour gagner de l'argent. Ça n'a aucun sens. Pas un peu. Mais bien sûr que non. Est-ce que vous savez qu'Instein disait que la capitalisation c'est la 8e merveille du monde ? Alors oui, Einstein a vraiment dit ça. Mais monsieur le premier ministre, est-ce que vous pensez savait pas honnêtement ça m'épate d'ailleurs de savoir ça. Mais il avait de l'humour ou oui- que pu il a sans doute dit aussi des conneries. Oui, c'est ce que j'osais pas le dire.
Mais monsieur le premier ministre, est-ce que vous pensez vraiment que tout le monde a la capacité d'épargner pour sa retraite ? Il y a évidemment des gens qui ont beaucoup plus que d'autres la capacité d'épargner pour leur retraite. Moi, je veux juste vous dire quelque chose. Si on reste à la répartition, qu'est-ce qui se passe ? La dénatalité fait que le système par répartition va être de plus en plus une contrainte pour ceux qui travaillent et les plus modestes de ceux qui travaillent et de moins en moins une solution pour ceux qui touchent une pension. et les plus modestes de ceux qui touchent une pension.
Et donc si on veut sortir de ça, il faut impérativement que l'ensemble que la collectivité nationale bénéficie de la valorisation du capital. Et je vais vous dire, vous pouvez penser que c'est une idée à à à débile à la Édouard Philippe, j'allais dire à la mort, pardon. Euh mais à Édouard Philippe, je je vous demande juste de regarder, c'est pas forcément une idée que les Français vont apprécier, hein. Non, mais en même temps, si vous voulez qu'on dise juste des idées que les Français apprécient, on va pas faire avancer le schmil bic très loin. Je vous ai coupé, allez-y. Jusqu'à quel âge il va falloir travailler dans 10 ans. C'est pas le sujet de la capitalisation.
Le sujet de la capitalisation, c'est de dire que dans des pays qui sont comparables à la France, qui sont aussi attachés à la solidarité nationale que la France, je veux dire, l'Allemagne, c'est un pays qui a des politiques sociales qui sont puissantes.
l'Italie, l'Espagne et bien dans ces pays-là, on sait qu'en introduisant une part qui n'est pas une part absolue de capitalisation, 100 % des pensions ne seront pas capitalisées, mais une part progressive de pension, on arrive à faire profiter tout le monde tout le monde de la valorisation du pens qu'il ont pas les moyens de mettre un peu de côté pour capitaliser mais mais quand vous faites des cotisations patronales, les français, ils ont pas tous les moyens, enfin je dirais il y a les Français dans cotisation salariale qui payent pour les retraites puis a les cotisations patronales.
Vous pourriez très bien imaginer qu'une partie des cotisations patronales si on va financer la capitalisation. C'est ça faire table rase. Oh ça c'est pas fert parce que ça j'aié de dire que la capitalisation va pas complètement remplacer la répartition et qu'en France on reste attaché à un système. C'est quoi faire table rase ? faire partie du fan club de Margarette Toucher et de Garoder. Ça c'est pas ça. Il a d'ailleurs pas fait table rase Gar Schoder. Margar Toucher. Oui, un peu oui oui plus mais mais pas Garoder. C'est courageux de la citer comme ou comme référence. Courageux.
Je je la cite avec Gerard Schroder pour une raison assez simple, c'est que je pars du principe encore une fois vous aimez vous aimez pas l'un ou l'autre ou les deux. Ouais. Moi, ils m'ont rien fait hein. J'ai faut juste voir ce qu'elle a fait. au Royaume-Uni quoi. Je dis que l'un et l'autre n'ont des circonstances très différentes. L'une venant de la droite conservatrice et libérale britannique, l'autre venant de la social-démocratie allemande. Couche ou social-démocratie. Euh l'un et l'autre sont partis d'une analyse lucide de la situation délicate dans laquelle se trouvait leur pays.
Et l'Angleterre, on l'a oublié aujourd'hui, mais l'Angleterre de la fin des années 70, c'était un pays qui était en décrochage complet. décrochage économique. Vrai décrochage. Bon euh ils sont partis l'un et l'autre d'une analyse lucide de la situation et ils ont euh expliqué lucidement ce qu'ils voulaient faire. Ils ont tous les deux été extrêmement impopulaires. Assurément, ils avaient une majorité. Oui. D'accord. Et ils ont tous les deux été extrêmement impopulaires. Vous aurez une majorité. B oui. J'essaie de convaincre les Français que il y a un certain nombre de solutions à mettre en œuvre, qu'on peut le faire, que c'est possible et que il y a une majorité possible ou ? Oui, je crois.
J'ai l'impression qu'il y a plus de majorité. Moi, je crois que si. Moi, je suis convaincu. Je suis convaincu que le prochain président de la République aura une majorité. Après l'inaction, je crois assez terrible que l'on constate en ce moment et qui va malheureusement, je le redoute, durer jusqu'en 2027, je pense que le prochain président de la République, lorsqu'il sera élu, après avoir présenté exactement ce qu'il veut faire, les Français lui donneront une majorité pour le faire. Euh, tu s'expliques, c'est en parlant de l'activité, pardon. Ça a toujours été le cas, sauf en 2022. Oui, c'est vrai. Ça a toujours été le cas.
En parlant d'inactivité, je me souviens en 2017, non, je pardon, mais je me souviens en 2017, il y avait des commentateurs, vous vous en souvenez peut-être, qui disaient Emmanuel Macron là, et s'il est élu, il aura pas de majorité. Moi je disais pas ça, c'est parce que vous aviez vu le couvenir. Mais non mais donc ce que je veux dire c'est que je suis assez convaincu que le prochain président s'il exprime clairement ce qu'il en fait la vérité c'est qu'on n pas de majorité quand on dit pas clairement ce qu'on veut faire en vrai. Une des raisons pour lesquelles je vous ai posé la question sur la retraite vous m'avez pas répondu.
des raisons pour laquelle mais si si si capisation je sais pas le corps dit 66 le danemark c'est 70 euh c'est 67 et il réfléchiss à passer à 70 les italiens aussi madame mélon est totalement contre le fait de travailler plus longtemps et maintenant elle explique non bien sûr que non moi j'ai dit 65 66 ou 67 quand je l'ai dit bon je l'ai dit parce que je le pensais et parce que autant dire ce qu'on croit vrai bon je constate que le corps qui est un organisme collec actif indépendant du gouvernement dit au dit hier 66 ans et demi peut-être que ser 66 ans et demi peut-être que ce sera moins.
Peut-être qu'on peut assumer aussi de faire des différences entre les gens qui ont des métiers plus pénibles et des gens qui ont des métiers moins pénibles. On peut trouver des solutions pour mettre beaucoup de justice et d'efforts partagés là-dedans et il faudra les mettre. Mais il n'est il est faux de dire qu'on réglera la question des pensions sans travailler plus longtemps et sans mettre une partie de capitalisation.