Nicolas Dupont Aignan "L'échec de Macron aujourd'hui, c'est l'échec de l'apparence."
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:20OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous attendez du remaniement annoncé pour demain ?
- 1:20OuverteRéponse directe
Quel profil pour le ministre de l'Intérieur, précisément, pour vous ?
- 1:51ComplaisanteRéponse partielle
Vous êtes la deuxième personnalité politique française préférée auprès des sympathisants de droite, 54% selon un sondage. Marine Le Pen est neuvième dans ce même sondage, elle monte aussi de 20 points. Elle rencontre Matteo Salvini aujourd'hui à Rome. Et c'est peut-être parce qu'elle a été candidate à la présidentielle et peut-être parce que c'est la plus crédible au plan européen. On va l'écouter.
- 2:51RelanceRéponse directe
Elle est à côté de Matteo Salvini et donc, de certaine façon, ça la renforce par rapport à vous qui...
- 3:59RelanceRéponse directe
Si vous étiez d'accord pour la présidentielle, et du coup, vous n'êtes plus d'accord sur les européennes ?
- 5:11RelanceRéponse directe
Est-ce que ce n'est pas plutôt que vous doutez de ses capacités, que vous doutez de son parti, que vous considérez qu'il n'est pas à la hauteur ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41Invité politiqueFait
« Si c'est pour continuer à massacrer les retraités, si c'est pour continuer à donner plus d'argent à ceux qui en ont déjà beaucoup, si c'est pour continuer à accueillir des migrants, si c'est pour continuer à ne pas traiter les problèmes de l'insécurité, ça va faire quoi ? »
- 1:02Invité politiqueFait
« l'échec aujourd'hui d'Emmanuel Macron, c'est l'échec de l'apparence. »
- 1:28Invité politiqueFait
« je souhaite surtout qu'on change de politique pénale. »
- 2:40PrésentateurFait
« une Europe des nations, d'une Europe du respect, d'une Europe des protections »
- 4:47Invité politiqueFait
« La France ne peut pas être représentée par Salvini ou par Orban. »
- 7:41Invité politiqueFait
« il y a, comme elle le dit, une rupture historique. »
- 8:33Invité politiqueFait
« je veux une réorientation de l'Europe. »
- 11:03Invité politiqueFait
« Il a dit : alors, vous êtes contre les cours d'arabe au CP, donc ça veut dire que vous pensez que c'est l'arabisation, l'islamisation, le terrorisme. »
- 11:32Invité politiqueFait
« Je suis un républicain et je veux l'assimilation. »
Temps de parole
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- Présentateur25 %
- ?11 %
- Présentateur 23 %
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Bonsoir
Nicolas Dupont-Aignan, merci d
'être notre invité. Vous êtes député
de l'Essonne et présidente de Debout la France. Vous avez déjà annoncé que vous conduirez une liste européenne qui est testée dans les sondages et qui est autour de 6-7%. Vous espérez plus, évidemment, on va en reparler. D'abord le remaniement, il est annoncé pour demain. Qu'est-ce que vous en attendez ?
Vous savez, si dans un orchestre,
vous
changez les musiciens,
mais
que vous ne changez pas le morceau de musique,
ça
ne change pas grand-chose. Donc la vraie question...
Oui,
l'interprétation, c'est important.
Oui, l'interprétation.
Mais un bon musicien, il interprète le morceau qu'on lui demande de jouer. Et la vraie question, c'est ce qu'il
y a
un changement de politique. Si c'est pour continuer à massacrer les retraités, si c'est pour continuer à donner plus d'argent à ceux qui en ont déjà beaucoup, si c'est pour continuer à accueillir des migrants, si c'est pour continuer à ne
pas
traiter les problèmes de l'insécurité, ça va faire quoi ? Donc moi, j'ai entendu, avant j'écoutais votre table ronde, vous savez,
je
pense que l'échec aujourd'hui d'Emmanuel Macron, c'est l'échec
de
l'apparence. C'est-à
-dire
qu'à force de faire trop de communication, sans changer les choses en profondeur, il y
a
une déception. Donc est-ce qu'il va changer de politique ? C'est ça la vraie question.
Vous attendez un changement de politique pour que, et c'est à votre avis, ceux qui le feraient renouer avec l'opinion. Quel profil pour le ministre de l'Intérieur, précisément, pour vous ?
Moi, je souhaite un ministre de l'Intérieur qui soit impartial, qui ait le sens de l'État, mais je souhaite surtout qu'on change de politique pénale.
Car
tant qu
'on
ne sera pas beaucoup plus sévère vis-à-vis des délinquants, je l'avais proposé à la présidentielle, vous pourrez multiplier les milices de l'Intérieur et vous aurez l'impunité. Et l'impunité, c'est derrière la délinquance. Donc, encore une fois, attention à ne pas trop surestimer les personnes
et
prenons attention aux politiques menées.
Alors,
vous êtes la deuxième personnalité politique française préférée auprès des sympathisants de droite, 54% selon un sondage élable, les échos, plus 25 points en un mois. Marine Le Pen est neuvième dans ce même sondage, elle monte aussi de 20 points.
Mais
elle, elle rencontre Matteo Salvini, aujourd'hui, à Rome. Et c'est peut-être parce qu'elle a été candidate à la présidentielle et peut-être parce que c'est la plus crédible au plan européen. On va l'écouter.
Nous
sommes aujourd'hui à un moment
historique. C
'est l'histoire avec un grand H qui va s'écrire au mois de mai prochain.
C
'est l'émergence
d
'une Europe des nations, d'une Europe du respect, d'une Europe des protections,
c
'est-à-dire celle pour laquelle nous nous battons depuis de nombreuses années, notamment avec Matteo Salvini.
Voilà.
Alors, je le disais, elle, elle est à côté de Matteo Salvini et donc, de certaine façon, ça la renforce par rapport à vous
qui... Je ne suis pas dans une compétition avec Marine Le Pen. Je me réjouis qu'elle soit à Rome.
J
'en suis ravi. Et elle a raison de dire qu'il
y a
un rendez-vous historique. Simplement, elle a décidé, c'est son choix, de ne pas être candidate aux européennes.
Elle
n'a pas de candidat tête de liste, son mouvement. Moi, je pense que quand il y a justement, comme elle le dit, un rendez-vous historique pour avoir une majorité euro-réaliste, euro-sceptique, euro-réaliste, et changer l'orientation de l'Union européenne, je pense qu'il ne faut pas rester à Paris. Je pense qu'il faut aller combattre
à
Bruxelles et à Strasbourg. Et donc, je lui ai dit à Marine Le Pen, je lui ai dit, moi, j'y vais, puisque tu n'y vas pas. Et je t'ai soutenu loyalement au second tour de la présidentielle, même après le débat.
On va revenir sur le débat. On va revenir.
Je vous ai soutenu loyalement. Je l'ai soutenu loyalement. Et j'ai demandé donc à Marine Le Pen, très clairement, de me soutenir, puisqu'elle n'est pas candidate. Comme j'ai demandé à certains républicains que
vous partagent... Ce n'est pas une question de
personne.
Si
vous étiez
d'accord pour
la présidentielle, et du coup, vous n'êtes plus d'accord
sur les européennes ? Mais pourquoi elle ne me soutient pas ? Mais pourquoi elle
ne me soutient pas
?
Mais donc, vous êtes d'accord sur tout ?
On est d'accord sur la ligne de l'Europe des nations. Mais ça ne suffit pas d'être d'accord là-dessus. Il faut un projet. J'ai écrit un projet avec Debout la France, parce que je travaille. On a écrit un long projet.
Elle,
non ? Mais bien sûr qu'elle travaille, je l'espère. Un projet d'une
vingtaine de pages. Vous n'êtes pas sûre.
Je l'espère. Une vingtaine de pages, très précises, se manifestent pour l'Europe réorientée, la nouvelle Europe. Je l'ai envoyée à la fois à Laurent Wauquiez,
qui
n'a pas de ligne politique européenne,
qui
hésite entre deux lignes, et à Marine Le Pen, qui n'a pas de candidat. Et je leur ai dit, je suis candidat parce que je suis convaincu qu'il faut qu
'il y ait
une voix française. La France ne peut pas être représentée par Salvini ou par Orban. Il faut une voix française qui défende une autre Europe. Et je serais ravi qu'ils nous soutiennent. D'ailleurs,
il
y a beaucoup de gens de chez elle qui appellent, plusieurs parlementaires du Rassemblement National, qui restent au Rassemblement National d'ailleurs, et qui disent, mais pourquoi Marine, vous ne soutenez pas Dupont-Aignan ? Qu'est-ce qui compte demain ? C'est qu'à Bruxelles et à Strasbourg, la France soit entendue
une autre voix française que
celle de Macron.
Attendez, est-ce que ce n
'est
pas plutôt que vous doutez de ses capacités, que vous doutez de son parti, que vous considérez qu'il n
'est
pas à la hauteur ? Mais elle
n
'est pas candidate. Je ne suis concurrent de personne. Elle n'est pas candidate. Son parti n'a pas de tête de liste. J'ai un projet. En
tout cas,
il n'existe pas.
Je
veux
rapprocher ça quand même de cette séquence qui a été diffusée par nos confrères du quotidien où vous pensiez être hors antenne et où vous déclarez, en fait, on ne sait pas quel était le plus dingue au débat. Le plus dingue n'était pas celui qu'on croit.
Oui, ce que j'ai dit très clairement. On comprend
que dans le fond, vous avez pensé en regardant le débat présidentiel de l'entre-deux-tours que le plus dingue ou la plus dingue, pardonnez-moi l'expression, était Marine Le Pen. Et vous dites après, le plus dingue n'est pas celui qu
'on
croit. C'est-à-dire qu'en fait, pour vous, c'est Emmanuel Macron.
Regardez la vidéo. Elle est très intéressante. Elle a été volée, mais qu'importe. Vous savez, dans la vie, il faut être franc. J'ai dit simplement, tout le monde a accusé Marine Le Pen, après le débat, d'être la plus fragile des deux.
Vous
avez dit
dingue.
Oui, c'était une expression
familière. Et en
vérité, c'est Emmanuel Macron qui apparaît aujourd'hui bien fragile dans l'exercice du pouvoir. Ce qui veut dire, au contraire, je défendais Marine Le Pen. Donc,
il
n
'y
a que des esprits mal intentionnés.
Vous faites un peu
l'histoire. Ah non,
il
n'y
a
que des esprits... Regardez-là la vidéo.
Oui,
non, mais en tout cas, ça a mis très
en colère. Vous ne réussirez
pas... Non, je vais vous dire. J'ai entamé une démarche pour les européennes, très importante. J'ai de plus en plus de ralliements de gens du Rassemblement National comme de Républicains. Et je suis convaincu que cette démarche, oui, gêne un peu, des hommes d'appareil. Mais moi, je suis sûr que Marine Le Pen peut se rendre à l'évidence et qu'à un moment, il est tout à fait possible qu'elle me soutienne. En tout cas, je ne vois pas pourquoi elle ne le ferait pas. Vous lui parlez ? Mais bien sûr. Et je lui ai même écrit une longue lettre comme à Laurent Wauquiez. Et
je vous dis aux électeurs...
Depuis ça, vous lui avez parlé parce que ces
lieutenants
se sont beaucoup énervés. Ils vous ont dit, ils vous ont
traité une hypocrisie et tout ça.
Vous savez, il
y a
le général de Gaulle qui disait faire et laisser brère. Faire et laisser brère. Je m'en fiche complètement. J'entame une démarche d'union.
La
droite ne reviendra au pouvoir que s'il y a des femmes et des hommes capables de rassembler. À la fois du
Rassemblement National, des Républicains,
de Debout la
France, du PCD.
Mais
je
ne ferai pas de critique des personnes. J'ai
une
élection européenne. Vous savez que j'ai quitté l'UMP sur l'affaire du traité de Lisbonne et du référendum bafoué. Les Français avaient voté. Non. J'ai osé quitter l'UMP là-dessus. C'est un sujet que je connais bien.
Je
suis convaincu qu'il y a, comme elle le dit, une rupture historique. Et je pense qu'il faut que la France, les Français, envoient à Strasbourg des équipes solides avec des projets crédibles.
Et Nicolas Dupoignan, c'est ce que j'ai envie de faire. Avec qui vous travailleriez
à Strasbourg ?
Mais avec des eurosceptiques.
Alors, avec Matteo Salvini
? Mais bien
sûr. Mais Matteo Salvini n'est pas
candidat. C'est un modèle ? Il y aura des gens de la Ligue. Bien sûr.
Ce n
'est
pas une question de candidat. Vous
savez très bien.
C'est l'idéologie. Mais
dans toute l'Europe, hôtel Kiev, il y a des mouvements qui voudraient que l'Union européenne s'occupe de ce qu'on ne peut pas faire seul. Parce qu'il y
a
des grands projets européens à monter, comme on a fait Airbus ou Ariane. Et il faudrait les développer. Et que l'Union européenne laisse les pays contrôler leurs flux migratoires, assurer leur sécurité, lutter contre le dumping social. Donc moi, je veux une réorientation de l'Europe. Et je suis convaincu qu'il faut une voix française. Ce n
'est
pas à Orban ou Salvini, quelle que soit leur qualité,
de
définir l'Europe de demain. Mais
vous
voyez bien... C'est à la France
aussi de jouer son
rôle. Vous
voyez bien à quoi conduit le souverainisme ? C'est que finalement, chacun étant souverainiste, ne veut pas travailler avec les
autres. Mais si, pourquoi on travaille
?
Mais si, mais ça c'est vous qui avez une caricature. Ce n'est pas à
Orban, donc du coup, il n
'y a
pas de coopération européenne.
Oui, mais bien sûr, j'ai rencontré à Bruxelles des Danois, des Hongrois, des Finlandais. Tous les peuples se réveillent. Ils ne veulent pas la fin de l'Europe. Ils veulent simplement qu'on remette l'Europe à sa place et que les nations et la démocratie puissent fonctionner. Et quand vous lirez mon projet européen, vous verrez qu'il est de bon sens. C
'est du bon sens absolu.
Vous avez vu que Marine Le Pen prenait ses distances avec Steve Bannon, vous savez, ce conseiller américain, cet ancien conseiller de Donald Trump qui est venu en Europe pour essayer de fédérer les souverainistes et de faire une forme de continuité avec le travail qu'il a fait à Washington auprès de Donald Trump. Vous,
vous
vous sentez proche de lui ?
Non, écoutez, je ne le connais pas. Et je vais vous dire, moi, je crois à une voix française. C'est la première fois dans l'histoire de l'Europe, hôtel Kiev, que la France est aux abonnés absents. Vous avez vu cet été, tous les partis politiques cherchaient des têtes de liste. Il ne fallait surtout pas y aller. Alors qu'il
y a
une crise européenne. Moi, je crois au contraire qu'il faut y aller. Et je crois qu'on ne peut pas laisser Emmanuel Macron et Angela Merkel le monopole de l'Europe. Ils développent une Europe, on la connaît, leur Europe. Ce sera plus de taxes, plus de migrants, plus de fédéralisme. Eh bien, moi, je crois qu'il
y a
un projet français et européen à bâtir avec nos partenaires qui réoriente les choses. C'est du bon sens absolu. C'est ce que veulent les Français
depuis le référendum de
2005. Du coup, votre
ambition,
c'est d'arriver à quel pourcentage de voix ?
Parce
que ce qu'on voit,
ça dépend des Français, ce n'est pas
moi qui vais
décider. Non, bien sûr, mais ce qu'on voit,
c'est que vous adressez aux électeurs du Front National, aux électeurs des Républicains,
en l
'occurrence, aux autres.
Qui aiment la France ? J'appelle
ça les amoureux de la France.
Oui, mais enfin, du coup, vos déclarations sont de plus en plus virulentes. Quand vous dites que les cours d'arabe signifieraient l'arabisation, l'islamisation de la France,
on a envie de se dire... On s
'est dit, bah tiens, si,
alors,
apprendre le russe, ça voudrait dire qu'on...
C'est la poutinisation de la France, et apprendre l'anglais, c'est la trevisation
de la
France.
Routel Kriyev, pas vous.
Si,
je suis désolée. Vous n'avez pas regardé. J'ai été scandalisé de ce qui s'est passé chez votre collègue Bourdin. C'est lui qui a donné cette phrase. Il a dit, alors, vous êtes contre les cours d'arabe au CP, donc ça veut dire que vous pensez que c'est l'arabisation, l'islamisation, le terrorisme. Et j'ai dit, je n
'ai
pas repris sa phrase, j'ai dit, c'est le danger. Ce n
'est
pas du tout qu
'il n'y a pas.
En revanche, systématiser l'apprentissage de l'arabe au CP, alors qu'on a une jeunesse
qui
n
'a
pas besoin d'être renvoyée à ses origines, mais qui a besoin de se sentir française, on doit apprendre le français, l'assimilation républicaine. Je suis un républicain et je veux l'assimilation. Donc, vous savez, on me caricature beaucoup, mais on sait qui je suis et les Français savent qui je suis.
C'était utile comme précision.
Oui.
Et regardez là aussi la vidéo.
Merci beaucoup. Merci d'être venu sur
notre plateau. Merci d'avoir regardé cette
vidéo.
Nicolas Dupont-Aignan