"L'abaya à l'école c'est non, c'est interdit"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] bonjour Sabrina castillevache vous êtes l'un des nouveaux visages du gouvernement après le remaniement de cet été bienvenue sur France Info merci votre collègue de l'éducation nationale Gabriel Attal a annoncé hier soir voulant interdire les abaya et les camis dans les établissements scolaires c'est longrotte traditionnel venue du Moyen-Orient elles sont une atteinte à la laïcité pour vous alors la première chose c'est que c'est l'interprétation qu'on peut en faire dans la loi de 2004 que je rappelle tous les signes du ostentatoire absolument religieux religieux sont interdits et en fait c'est plutôt la ça devient un objet par destination au ostentatoire d'une religion c'est à dire là Bahia en elle-même on peut philosopher un homme plus finir sur est-ce que c'est ou pas un vêtement religieux ce qu'il faut savoir c'est que quand une jeune fille arrive avec son voile et sahabaya devant le devant l'établissement et qu'elle enlève son voile par destination là à Bahia devient un signe ostentatoire d'une religion ou d'une appartenance à une religion et la circulaire de ça c'est vous qui le décrétez parce que si on écoute le CM le le le Conseil français du culte musulman il dit les abayas les camis c'est pas religieux alors sur quel fondement sur l'interprétation le gouvernement sur on interdit ses tenues là ça y est sur l'interprétation qu'on a fait c'est à dire quand les élèves arrivent avec une à Baya il y a une volonté de vouloir montrer une appartenance religieuse et c'est justement ce phénomène là qu'il faut absolument interdire parce que arrivé du gouvernement non c'est pas non c'est l'interprétation parfaite non de la circulaire de je reviens sur la circulaire alors la loi il y a une loi en 2004 qu'on avait appelé la loi dite du voile et quelques mois après une une circulaire qui expliquait justement qui qui faisait vraiment l'exégèse de cette de cette loi en disant c'est les signes ostentatoires d'une religion ou d'une appartenance à une religion mais c'est pas arrivé on va on va faire je vais faire court une croix une kippa c'est quand on décide que là bah il y a par exemple quand les élèves arrivent avec cet abaya et que elles ont je le répète un voile devant le lycée et qu'elle enlève ou devant le collège et qu'elle mette cette grande robe vous pensez que c'est quoi c'est une évidemment une la volonté de vouloir montrer une appartenance religieuse et moi je pense de toute façon je l'avais dit là bah il y a à l'école c'est non c'est interdit concrètement des établissements scolaires vous avez pas peur qu'on crée plus de problèmes qu'on qu'on en résout pas du tout au contraire je pense que de vouloir nier le problème c'est le problème donc je pense que Gabriel Attal une liste de l'éducation de l'éducation a eu complètement raison d'être ferme et surtout d'être ferme pour aider aussi les proviseurs parce que laisser peser la charge et la responsabilité sur les proviseurs est une mauvaise idée pardon il y a juste quelque chose que je comprends pas c'est concrètement on va mesurer les robes à l'entrée justement c'est pour éviter de mesurer les robes là là Bahia est un je répète c'est à dire non non mais j'ai bien compris j'ai bien compris votre interprétation c'est juste c'est pas mon meilleur interprétation du gouvernement quand même c'est pas mon interprétation vous savez j'arrive de milieu ou justement on a eu bien sûr à faire assez à tous ces sujets en fait assez peu il me semble que sur le rectorat sur l'académie d'Aix-Marseille il y a eu à peu près alors sur 100000 lycéens à peu près 80 fait signaler non non c'est pas Marseille c'est pas quelque chose de d'important mais je reprends quand même sur le fait de mesurer ou pas et à Bahia c'est là où vient la difficulté est-ce que vous voyez vous des proviseurs à l'entrée mesurer on dit que du moment que une jeune fille ou un jeune homme parce qu'il y a aussi le camis pour les phénoms arrive avec une tenue qui est la comment dire qui va être pour l'occasion de de dire et de prononcer une une appartenance religieuse et ben en fait c'est non solutions mais on va vous dire que finalement sur ce chemin là la solution de simplicité à la fin c'est l'uniforme la simplicité c'est non moi je dis pas c'est l'uniforme alors moi je suis plutôt une pro uniforme mais plutôt dans les quartiers très défavorisés parce que pourquoi quand on il faut juste aller dans les écoles en fait il faut aller dans les écoles et discuter avec des directeurs moi je suis restée très copine avec ma directrice d'école de mon école a fait l'expiate et elle est plutôt très favorable pourquoi parce que pour les parents ça fait une charge en moins c'est à dire que ça leur permet quand même pas de pas avoir ce souci sur le harcèlement scolaire il y a des résultats c'est-à-dire on est capable d'endiguer en partie le harcèlement scolaire part alors moi c'est pas l'uniforme je vous parle de tenue scolaire c'est-à-dire on se ressemble tous on met tous le même t-shirt on met tous le même pantalon les parents ça les soulage les enfants ça les met tous au même niveau et à un moment donné moi je veux pas de débat de faux débat sur oui on est libre on n'est pas livré je pense que ça facilite la vie aux parents et surtout ça facilite aussi la vie au directeur d'école sur le fait de voilà d'endiguer le phénomène de harcèlement scolaire sur lequel je suis hyper engagé la délégation à la région nous devons tirer des leçons de ce qui s'est passé et apporter des réponses solides c'est ce qui avait déclaré Emmanuel Macron après les émeutes qui ont suivi la mort du jeune Naël tué par un policier deux mois plus tard on en est où deux mois plus tard on on en est que le Président de la République était venu à Marseille juste avant les émeutes et il avait annoncé des choses qui étaient importantes et le mercredi le jour où il finit sa visite le jeune à elle meurt la veille et il annonce quartier 2030 il annonce plein de mesures l'extension par exemple de 8h18h donc l'accueil au collège des élèves des collégiens de 8h à 18h en disant quoi je veux que chaque collégien dans les cupéré dans les quartiers prioritaires de la ville et un adulte et un professeur en face de lui pour faire ses devoirs pour faire la lecture pour rattraper tout le travail que la réponse elle est sur l'éducation moi je pense qu'elle est énormément sur l'éducation sur la sécurité aussi parce que la double je vais en parler avant la double tutelle de mon ministère et aussi une partie de la réponse parce que dans les quartiers défavorisés dans les quartiers prioritaires de la ville les gens veulent plus de police moi on me demande de pas moi vous savez je suis très bien accueilli de partout et je l'ai toujours été et je le suis encore plus depuis que je suis secrétaire d'État en charge de la ville c'est de nous dire mais protéger nous les gens veulent être protégés les gens ne veulent pas qu'on sorte la police des quartiers plus vos solutions ces solutions parce que là vous m'avez parlé de ce qui avait proposé le Emmanuel Macron avant les émeubles mais ça compte il s'est passé un petit peu on avait un petit peu anticipé ça veut dire qu'il avait quand même senti qu'à un moment donné le besoin était là sur l'éducation l'accueil des enfants à partir de 2 ans pourquoi parce que une fois on avait fait des visites où les mamans avaient beau on s'était rendu compte que les mamans avaient beaucoup de mal à laisser les enfants à la crèche et l'école pour elle c'était pas pareil dans les quartiers prioritaires et moi je l'ai vu parce que je viens de là la crèche c'est compliqué l'école c'est plus facile donc l'accueil des enfants à partir de deux ans par exemple et pour revenir rapidement si vous permettez sur la sécurité il y a quelque chose et un dispositif qui a été lancé qui s'appelle les forces d'action républicaines et en gros c'est on met de la police on met des magistrats on met des travailleurs sociaux on met des citoyens on met tout ça travaille ensemble sur des heures décalées dans la journée et on ne quitte plus le territoire c'est à dire on reste sur place on reste sur place dans ces quartiers prioritaires qui ont tant besoin de parler à un magistrat de parler à un policier d'avoir un médiateur d'avoir un éducateur d'avoir justement en nous à Marseille on a des ci c'est ce sont des comités d'intérêt de quartier c'est à dire où les habitants se réunissent entre eux et surtout moi je crois aussi à l'autonomie c'est-à-dire il faut le aussi laisser les gens décider par eux-mêmes pour eux-mêmes Sabrina agressive de la ville invité de France Info ce matin on vous retrouve dans une minute juste après le fil info à 8h40 avec Dan firschit l'autoroute est la voie ferrée entre la France et l'Italie coupée ce matin dans la vallée de la Maurienne en Savoie en cause un impressionnant tes boules bon 700 mètres cubes de roche tombé sur les voies selon le ministre des Transports il faudra plusieurs jours pour un retour à la normale pour Gabriel Attal les abayas sont contraires à la laïcité le ministre de l'éducation nationale annonce l'interdiction à l'école de longue robe portée par certaines élèves musulmanes les modalités de cette interdiction ne sont pas encore connues Gabriel Attal donne une conférence de presse à partir de 9 heures après l'accident du minibus d'une colonie de vacances dans le Lot-et-Garonne le conducteur est mis en examen pour homicide des blessures involontaires un adolescent a été tué quatre autres sont grièvement blessé le crâne affirme ce matin voir repris un village sur le front sud alors que Moscou de son côté dit avoir à nouveau des jouets des attaques de drones Ukrainiens cette nuit aux alentours de la capitale et dans l'ouest de la Russie des attaques qui n'ont pas fait de dégâts ni de victimes selon les autorités France Info le 8 30 France Info Jérôme Chapuis Salia brachia Sabrina agressive je voudrais qu'on vienne avec vous sur cette controverse autour d'une décision du préfet du Val-d'Oise qui est au cœur des critiques il a ordonné l'expulsion d'une famille qui vit dans un HLM au motif que l'un des enfants a participé aux émeutes il y a deux mois et vous vous approuvez cette décision vous dites condamnation égale expulsion de justice en fait ce que vous faites ce que lui lui-même a fait le raccourci entre les émeutes et l'exposition en tant que ministre de la Ville moi je vais vous répondre sur le droit déjà ce ne sont pas les préfets qui expliquent c'est une décision une décision de justice qui est expulse pourquoi on peut comment est-ce qu'on peut expulser ou pas quelqu'un notamment dans HLM la première chose c'est par exemple les impayés les impayés dans le dans le code des HLM on a pas fait on peut les bailleurs sociaux pardon peuvent saisir la justice et obtenir une décision absolument merci beaucoup merci de rappeler donc on n'excuse pas des gens parce qu'ils ont participé aux Etats vous imaginez Jérôme ce que vous êtes en train de ce que les gens c'est ce que le préfet a dit sur les réseaux sociaux c'est ce que vous avez validé aussi pardonnez-moi proposer 10 000 questions en même temps je disais juste que la responsabilité de la famille n'était pas sur l'état mais bien sur les responsables de famille les chefs de famille vous êtes pour l'application du droit bien que le droit quel qu'il soit et surtout j'ai parlé de tranquillité publique parce qu'un bailleur social sur la tranquillité publique il peut saisir la justice si quelqu'un pourri la vie au reste des voisins et moi je serai toujours du côté des voisins 30 mais donc on soit bien clair vous vous n'avez pas prouvé du coup la publication du préfet de police qui a mis la photo de des cartons déménagement en disant j'ai pris cette décision car l'un des enfants était un des métiers moi déjà je suis pas pour les peurs je vais vous dire moi je si vous me permettez je déteste les réseaux sociaux je n'aime pas ça j'avais même écrit un chapitres dans mon livre c'est je tweet donc je suis je pense qu'il faut rester absolument sobre j'appelle à la plus grande sobriété sur ces sujets là parce que c'est pas des ce ne sont pas des sujets simples et juste pour revenir sur regardez tout ce que ça a donné derrière c'est à dire un espèce de truc où tout le monde a dit tout et n'importe quoi et on en a oublié le droit commun je voudrais qu'on revienne sur sur les émeutes de moi après c'était il y a deux mois tout juste pendant les démons de 90% des personnes interpellées étaient françaises alors pourquoi est-ce qu'on parle de manque d'intégration quand il s'agit de délinquants français d'intégration c'est d'intégration à la République c'est-à-dire à l'adhésion aux valeurs de la République quand on parle d'intégration enfin pour moi selon moi là je vous donne mon c'est mon sentiment à moi c'est que et on l'a vu ils sont pas difficiles sont pas d'ailleurs parce qu'ailleurs ils se sentent pas chez eux et ici ils sont pas chez eux donc on a un problème un énorme problème il s'en est en France ils sont en français donc c'est d'intégration aux valeurs de la République à tout ce que la République pour représenter de meilleurs de meilleurs pour eux et je pense que le sujet c'est pas l'immigration parce que je l'ai entendu comme vous Emmanuel Macron dit il veut réduire drastiquement l'immigration c'est ce qu'il a dit vous venez à contrôler bien contrôler comme tous les pays en Europe il a contrôlé faire quelque chose de décent faire quelque chose vous savez j'ai été de celle qui avait hurlé mais pareil comme on entend que ce qu'on veut bien entendre quand c'est moi qui parle j'avais parlé de la situation des Chibani j'avais un ami producteur qui avait fait un magnifique documentaire qui s'appelait les chibany et les Chibani c'est quoi c'est nos anciens qui vivent dans des foyers à l'époque qui s'appelait Sonacotra maintenant je crois que je sais plus comment ça s'appelle mais soit et ils vont faire la queue pendant 24 heures pour renouveler leur titre de séjour est-ce qu'on pense que c'est digne de faire ça je l'ai dit personne n'a repris j'ai été l'une de scène qui a dit très tôt mais attendez on peut pas traiter tout le monde la même manière les gens qui ont 80 ans qui ont construit le pays comme mon père mon père a construit tous les métros de Marseille on doit les traiter comme voilà on parle des jeunes hein on a des jeunes qui sont nés en France et qui se sentent pas français et qui se sentent même pas par français qui se sentent rien ça dirige ils savent pas ce que c'est la nation ils savent pas ce que c'est le pays ils savent pas ce que c'est ce sont on leur dit quoi on fait quoi avec eux alors on fait quoi déjà on responsabilise les parents parce que moi j'ai été de sel pareil qui a dit très tôt on est responsable de ce qu'on fabrique quand on fait des enfants on est responsable et après il y a des particularités des spécificités ça veut dire quoi on responsabilise les parents le responsabiliser les parents ça veut dire que je sais pas comment font les parents qui ont un cadre normal là on parle d'une famille normale papa maman ou de maman ou de papa ou voilà un cadre normal de famille ou son enfant et on l'a vu au tribunal parce que moi je me suis intéressée à ce qui s'est passé au tribunal de Marseille où il y avait pas mal de parents ensemble qui sont venus assister au procès de leur enfant vous savez ce qu'il disait à l'extérieur il a mérité quand même mais comment eux ont-ils fait pour dormir tranquille avec leurs enfants dehors moi c'est la seule moi je suis maman d'une enfant de 14 oui d'accord on responsabilise comment les parents la loi la justice vous savez hier on me rappelait c'était l'article 374 à Linéa je crois quand vous savez les maires marient-ils les maires maris des gens on est responsables de ces enfants c'est-à-dire on leur doit assistance on doit les éduquer on doit en prendre soin donc responsabiliser les parents c'est de leur rappeler leurs devoirs leur rappeler leurs devoir vis-à-vis de leurs enfants ça c'est la première chose et on les sanctionne quand ça va pas oui oui moi je suis les parents qui n'ont pas de difficultés particulières et qui laissent leurs enfants faire n'importe quoi ouais je pense comment on les sanctionne la loi moi on applique la loi du coup il y a pas de sanction alors il y a des sanctions il y a des amandes qui sont mises il y a eu l'idée venant de la droite et de l'extrême droite de supprimer les allocations pas du tout mais ça par ça pareil mais mais enfin franchement par pitié les gens enfin c'est c'est un truc c'est quand même dingue qu'on continue à parler de ça si ça avait été une bonne idée je pense que tout le monde l'aurait su au tour de cette table c'est une très mauvaise idée c'est même une c'est même pas une fausse bonne idée c'est une une fin je peux pas dire de mots trop vulgaire sur votre plateau mais comment est-ce qu'on peut penser que couper les allocations familiales va régler un problème non par contre qu'un juge comme magistrat parle aux parents en disant vous êtes responsable de votre ça c'est déjà ça pardon non mais il faut le faire plus peut-être que ça se fait pas assez parce que la preuve sur les émotiers et quand vous voyez l'âge moyen des jeunes entre 13 et 17 ans ça 13 et 17 ans vous êtes un enfant encore juste tout à l'heure on entendait sur France Info on était à Montpellier toujours de moi après les émeutes et les habitants disent ça peut repartir à tout moment c'est votre sentiment non moi ce que je sens non je sens pas que ça peut repartir je sais pas en fait je mais je sens pas ça j'étais à l'île Saint-Denis juste après l'incendie dramatique qui a coûté la vie à deux adolescents et à une maman qu'est-ce que vous dise les habitants les habitants vous parlent de leur vie de leur quotidien vous disent il faudrait peut-être améliorer ça vous savez ils sont très pragmatiques et non j'ai pas senti je sens pas sur le terrain moi je suis j'ai pas eu de vacances j'ai pas pris un seul jour de congé j'ai été dehors c'est parce que vous ressentez pas du tout je sens pas ça par contre par contre je sens que quand vous allez voir les gens et que vous leur parlez ils sont remplis de bon sens et je pense que le politique ferait bien de s'inspirer plus du bon sens de la rue secrétaire d'État chargé de la ville toujours l'invité de France Info on retrouve dans une minute juste après le fil info Diane vers chut changement de calendrier pour les épreuves de spécialité du baccalauréat dès 2024 elle se tiendront au mois de juin et non plus en mars Gabriel Attal le ministre de l'éducation nationale qui annonce également l'interdiction de la Baya cette longue robe portée par certaines élèves musulmanes une décision nécessaire estime sur France Info le directeur de l'observatoire de l'éducation à la Fondation Jean Jaurès depuis plusieurs mois les chefs d'établissements réclamaient des consignes claires sur cette tenue pendant les émeutes urbaines il y a deux mois 2700 signalements ont été envoyés à la plateforme farose plateforme du ministère de l'intérieur des vidéos des pillages des incendies ou encore des dégradations des signalements qui ont conduit à 32 arrestations au Niger l'ultimatum lancé par les puccistes à Paris a expiré l'ambassadeur de France est toujours sur place et une nouvelle manifestation à réunies après de 20000 des soutiens des militaires qui ont pris le pouvoir il y a un mois dans le pays manifestation près d'une base militaire française de Niamey la capitale i have a dream le célèbre discours de Martin Luther er King pour les droits civiques des Afro-Américains c'était il y a 60 ans les États-Unis ou les inégalités raciales persistent un enfant noir sur 3 vit dans la pauvreté France Info le 8 30 France Info Jérôme Chapuis Samia brachiat la ville ces derniers jours ont été marqués par des fusillades des règlements de compte liés au trafic de drogue à Nîmes encore ce weekend Marseille Amiens Villeurbanne Grenoble Toulouse les victimes sont plus en plus jeunes pour vous les consommateurs vous dites sont des responsables ont une responsabilité dans ces trafic votre formule elle est simple pas de consommateur pas de trafiquant pas de trafiquant pas de mort c'est ce que vous avez dit de la rue parler avec les habitants de ces quartiers là j'en viens voilà ce qui vient d'acheter toucher leur site dans les quartiers sont responsables bien sûr que oui c'est une évidence et les habitants le disent gérer les habitants les gens allez interviewer je pense qu'il faut juste parfois on va sur le terrain j'écoutais juste reportage ou une dame dire mais il faut qu'ils arrêtent de venir acheter leur drogue chez nous en fait c'est ça le truc c'est pas rigolo de fumer un joint moi ça me fait pas un mot c'est pas cool c'est devenu cool de je ne sais pas cool parce que quand on achète de la drogue derrière il y a des conséquences dramatiques pour ceux qui vivent donc on fait quoi on augmente la valeur forfaitaire de 200 euros c'est absolument mais surtout on a augmenté de 22 % le budget de la sécurité du ministère de l'intérieur j'ai beaucoup travaillé sur la locmin la loi d'orientation et de programmation du ministère de l'intérieur on fait des choses comme on a fait à Marseille par exemple dans le Marseillais en grand 300 policiers en plus trois compagnies CRS et une stratégie de la préfète de police qui s'appelle le pilonnage dit du pilonnage 70 points de Deal complètement stoppé 70 points de Deal complètement stoppé bon on n'a pas tout gagné mais on commence à gagner un peu la bataille et comme je dis on ne va plus laisser dormir les trafiquants de drogue c'est ça la réalité c'est qu'on est capable on a les moyens et Gérald Darmanin a beaucoup travaillé j'étais commissaire au loin quand cette cette loi de programmation est passée augmenter le budget comme il a été fait c'est inédit mais vous voyez que les amandes ça marche pas seul 35% des amendes sont payées parce qu'il faut travailler alors parce que bien sûr si le sujet n'était que ministère de l'Intérieur pareil encore une fois ça se saurait dans ma première question au gouvernement j'avais parlé de désarmement massif financier des trafiquants de drogues mais ça c'est quelque chose qui doit se faire à l'échelle internationale européenne en premier et à l'échelle internationale donc à l'étape là où ça fait très mal mais ça veut dire une coordination européenne sans faille donc il faut commencer par là et sur le terrain et sur le terrain ne pas lâcher je pense que la présence policière rassure les gens de toute manière on ne pourra pas les empêcher vous savez des gens qui ont décidé et c'est la Marseillaise là qui vous parle c'est même plus la ministre ils ont décidé de s'entretuer on fait tout ce qu'on peut pour essayer de les en empêcher malheureusement on n'y arrive pas toujours mais la réalité c'est que s'il n'y avait pas d'argent et s'il n'y avait pas de quoi se bagarrer à ce point B aurait pas de mort est-ce que l'une des solutions ce n'est pas la dépénalisation à l'image de ce que vont faire nos voisins allemands non non moi parce que je l'avais alors je vais vous répondre Jérôme c'est j'avais dit que sans désarmement financiers massifs des réseaux de stups le fait de parler de dépénalisation ou de légalisation était un renoncement donc je pense que ça se trouve absolument une position de principe parce que comment vous allez expliquer pardon les Allemands vont légaliser le cannabis à but récréatif comment vous allez expliquer un frontalier français d'aller chez qui que c'est légal d'aller chercher du shit à côté c'est bien aussi de parler de la frontière et de excès interdit de pouvoir le consommer on va parler de prévention on va essayer en Europe oui d'accord mais alors moi je il y a quand même mot qui a disparu de la sémantique journalistique et aussi politique la prévention moi j'appartiens à une génération où il y a eu beaucoup de prévention et j'ai l'impression que ça a un peu marché donc ouais on va peut-être travailler sur la la prévention et justement sur l'éducation sur de le fait de dire à nos jeunes préserver vous faites attention à vous moi c'est ce que je leur dis quand on demande d'arrêter tu t'arrêtes fumer c'est pas rigolo se droguer mais ça marche en tout cas moi j'ai fait du soutien scolaire il y a quelques jeunes que j'ai eu et que je travail qui ont réussi leur vie et pourtant qui viennent d'un quartier très compliqué comme moi Sabrina je suis curieux de savoir comment vous avez eu la journée d'hier vous étiez comme une dizaine de ministres présente à Tourcoing on a beaucoup parlé Gerald Darmanin c'était le rassemblement organisé par le ministre de l'Intérieur il y avait Elisabeth borne qui était là c'était pas tout à fait prévu vous qui étiez là-bas vous vous l'avez ressenti commentez pour le garder à l'oeil ou pour l'empêcher de briller pourquoi le soleil va prendre le soleil plus faisait beau donc ça m'a fait rire toute la journée donc non non c'était un grand rassemblement de la majorité présidentielle tout le monde était là en fait vraiment beaucoup beaucoup de monde beaucoup de parlementaires beaucoup de ministres étaient là et être à la rentrée politique de Gérald Darmanin pour moi c'était juste une évidence qu'Elisabeth borne soit là c'était pour moi pareil du normalité peut-être pour vous alors pour moi c'était enfin comme je l'ai lu vous savez je l'ai appris moi comme vous hein j'ai ouvert le journal tiens voilà et là c'est notre chef du gouvernement c'est notre première ministre donc tout le monde était là hier on a passé un très très bon moment parce que les tables rondes étaient très intéressant vous misez sur Gérald Darmanin pour 2027 moi je mis sur la réussite de la France en 2027 ça passe par un deux ça va passer par toutes les forces vraiment là c'est l'engagé vous savez j'ai démarré avec le président de la République c'est mon seul engagement politique et je l'avais dit j'ai commencé avec lui je suis là pendant avec lui je serai là après si on a besoin de moi mais ce qui est sûr c'est que les combats politiques ne se mêlent pas en philosophie la semaine sur le terrain sur le terrain il y a beaucoup de combats notamment contre le rassemblement national qui faut pas se leurrer vous savez il y a des zones comme Paris qui ne sont pas exposées au rassemblement national nous à Marseille on sait ce que c'est nous dans le sud on sait ce que c'est moi j'ai battu une candidat à rassemblement national qui a pas fait campagne et voilà donc il y a des combats menés j'irai au bout moi je pense que le pays peut y arriver on peut y arriver après je suis pas catastrophiste pardon je suis une grande optimiste devant l'Éternel Et voilà donc le meilleur est toujours devant nous merci Sabrina Agresti roubache secrétaire d'État chargé de la ville d'avoir été l'invité de France Info ce matin
Sabrina Agresti Roubache