François Bayrou « a fait le choix d’appuyer sur le siège éjectable »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Écoutez, nous avons exprimé au premier ministre ce que nous disons publiquement depuis qu'il a annoncé soumettre sa responsabilité à un discours de de politique générale, à savoir que nous étions en désaccord avec les orientations qu'il a lui-même pris en acceptant la fonction de premier ministre et qui sont celles menées par Emmanuel Macron depuis son élection en 2017 qu'il y avait dans ses annonces notamment budgétaires des lignes rouges qui nous apparaissait extrêmement nocif pour le pays et surtout extrêmement injuste pour les Français. Que les mauvaises économies de la mauvaise dépense publique n'étaient pas traité à savoir le coût exorbitant de l'immigration et l'augmentation de la contribution de la France au budget de l'Union européenne quand nos partenaires européens réussissent à obtenir des rabais. euh que la lutte contre la fraude fiscale, sociale, euh la fraude aux importations notamment n'était pas conduite et que euh les économies dans le train de vie de l'État euh fais qui n'étaient pas faites faisaient dire à beaucoup de Français euh que euh les annonces qui ont été faites sont injustes et qu'on ne peut pas demander des efforts toujours aux Français qui travaillent quand les Français voient l'État ne pas se serrer la ceinture et continuer à gaspiller de de l'argent public.
Le miracle n'a pas eu lieu et évidemment que cet entretien, même si encore une fois il y a du respect pour la fonction de premier ministre ne fera pas changer le rassemblement national d'avouvert des portes sur l'immigration. Est-ce que plus ouvert ? Non, les portes n'étaient pas très ouvertes.
Le Premier ministre a indiqué dans son entretien comme il nous a indiqué que il était prêt peut-être un jour à regarder euh ce qu'il pouvait y avoir du côté de l'immigration. Mais je pense que le temps n'est plus à la discussion. Il y a des milliards et des milliards d'euros qui partent en fumée dans une immigration qui est devenue une immigration de guichet social qui pèse sur les comptes de l'État et qui donne à nos compatriotes le sentiment de devoir toujours travailler, de devoir toujours payer davantage pour les autres.
Est-ce que vous diriez comme Olivier que François est simplement en la tour des soigner sa sortie avec ses consultations ? Le premier ministre avait annoncé qu'il consulterait les partis politiques après euh son intervention de mémoire du 15 juillet. Il ne l'a pas fait.
C'est la raison pour laquelle ne voyant rien venir, j'ai lui je lui ai adressé une lettre le 25 juillet en disant Quid. Euh et en réalité, il a fait le choix d'appuyer sur le siège éjectable et de faire les consultations à postérior. Bon, on voit bien que les choses sont évidemment dans le mauvais sens.
Donc s'il avait vraiment souhaité entendre les différents partis politiques dans les réclamations qui sont leur, je suppose que tout ça aurait été fait dès le mois de juillet et pas comme une sorte de en quelque sorte de négociation au vote ou non de la confiance parce qu'après tout je vous dis hier et je le redis aujourd'hui, il aurait pu faire un choix différent. Ils auraient très bien pu faire le choix de consulter les parties, de voir quels étaient leur ligne rouge, euh de construire un budget euh qui réponde au visage de l'Assemblée nationale et au poids des uns et des autres et et éventuellement chacun aurait assumé la responsabilité d'une motion de censure en cas de rejet du budget ou ou d'utilisation du 493, ça n'est pas le choix qui a été fait. Voilà.
Partant de là, c'est vrai que les consultations d'aujourd'hui ne vont pas déboucher sur grand-chose. Qu'est-ce qui vous a répondu ? Pardon ?
Qu'est-ce que François vous a répondu ? À quoi ? À ça justement fait quand vous avez évoqué votre lettre, c'est sans réponse.
Comment c'est justifié ? Non mais je jure je je je pas réclamé des justifications au premier ministre. Nous nous sommes venus pour expliquer la chose suivante, c'est qu'on ne peut pas en même temps faire le constat de la gravité terrible euh des finances publiques de la France et en même temps en être responsable et et en même temps ne pas prendre des mesures qui soient en même temps justes et efficaces pour y répondre. et nous sommes en désaccord absolument euh total sur les solutions qui sont proposées euh par monsieur Baigou, soit parce que elles sont anecdotiques, soit parce qu'elles sont profondément nocibles.
Bon euh voilà, à partir du moment où euh cela débouche sur est-ce que vous avez confiance ou pas dans le gouvernement, pour nous euh la réponse est simple. Nous n'avons pas confiance. Vous avez dit que vous attendiez non pas la confiance à un homme mais à une politique et c'està dire que tout nouveau premier ministre qui serait issu du B central serait censuré à Bah c'estàd que le seul moyen pour un premier ministre de pouvoir avoir une durée de vie un peu plus longue serait de rompre avec le macronisme parce que on pas se raconter d'histoire.
La réalité c'est que c'est la politique d'Emmanuel Macron qui est profondément toxique et elle est mise en œuvre par un certain nombre de ministre. Que ces ministres soient de droite, de gauche, du centre, pour nous ça importe peu. C'est pas une question personnelle.
Nous n'en voulons pas personnellement à tel ou tel. Nous constatons qu'aucun des premiers ministres n'a eu le courage de rompre avec le macronisme. Donc quelles conditions vous mettrez pour ne pas censurer le prochain premier ministre ?
On en est pas là. Je sais que vous adorez sauter les obstacles, survoler même les obstacles, mais laissons la vie politique à son rythme. Pour l'instant, le rendez-vous est pris pour lundi et et puis nous verrons ce que le président de la République décide.
Vous appelez une solution. Si jamais Macron ne choisit pas cette voix, est-ce que vous appelez le présidement ? Sinon, c'est quoi l'option ?
C'est attendre 4 mois. Non, mais un gouvernement d'affaires courante qui ça qui pourrait rester en place quelques semaines. Non, mais je veux dire nous ce qu'on nous appelons Jordan et moi-même à une dissolution ultra rapide parce que la réalité c'est qu'il faut que la nouvelle majorité issue de ces nouvelles élections puisse construire un budget pour que notre pays ait un budget.
C'est ça en réalité la seule solution qui soit démocratique. Est-ce que vous pensez qu'al Malton il sera un moment contraint à cette en tout cas plutôt on retournera aux urnes, plutôt la France aura un budget. Beaucoup de sondages montrent que en fait un retour aux ures ne changerait pas complètement le paysage politique et l'équilibre des blocs.
Al on n pas eu le résultat de d'élection avant que les Français aient voté mais en tout cas si on est dans cette situation là aujourd'hui c'est parce qu'il y a eu des des accords contre nature au second tour qui ont privé la France d'un cap et d'une majorité à l'Assemblée nationale. Encore faut-il que ces élections puissent dérouler à la loyale. Sébastien pardon Sébastien Chen a dit ce matin que vous pouviez obtenir une majorité absolue.
Est-ce que vous dites la même chose ? Oui, bien sûr. Bah, on se d'ailleurs, c'est parce que nous pouvions obtenir une majorité absolue que précisément ils ont opéré ces accords contre nature. et et j'avoue avoir rappelé au premier ministre que l'argument consistant à dire que le vote contre la confiance s'effectuerait avec et lesfi est un argument qui n'a aucun sens car je rappelle que l'accord électoral passé par la majorité l'a été avec Lfi et que 40 députés LFI aujourd'hui n'ont été élus que grâce à des accords.
Donc ce cette manœuvre antirépublicaine qui a été opérée entre les deux tours de l'élection législative dernière avait évidemment vocation à empêcher le rassemblement des chel d'avoir une majorité absolue. Ce qui nous permet de dire que c'était une hypothèse crédible. Est-ce qu'elle vous a fait part de sa surprise que vous ayez si rapidement appuyé sur le bouton si veut se dire ?
C'est-à-dire si vite dit nous voterons contre vous. Oui. Et que vous a-t-il dit d'autre avec ça ?
On lui a en tout cas répondu que nous étions extrêmement surpris, qu'il ait été surpris de notre réaction à savoir de ne pas accorder la confiance à un gouvernement macroniste. Qu'elle est la possibilité que cantit pas une motion de confrance. Vous vous attendez que les gem décident de pas euh proposer la motion de confiance ?
à partir du moment où il l'a annoncé, ce serait tout de même étonnant que il revienne sur cette sur cette décision. Alors pour vous, pourquoi ils ont fait des consultations alors qu'il y a pas de négociation possible ? Question intéressante à laquelle je suis pas sûr que ce soit vraiment euh à nous qu'il faille poser cette question en réalité.
Euh voyez parce que non mais c'est je encore une fois je je disais hier aussi, il y a un côté rationnel euh dans les décisions qui sont prises par le macronisme, que ce soit d'ailleurs dans les décisions prises par le président de la République ou que ce soit dans les décisions qui sont prises par les différents premier ministres successifs, il y a un caractère irrationnel. Donc il est toujours difficile de donner une explication à des choses qui pour partie nous apparaissent irrationnelles. Le rendez-vous du régul vous dit quoi ?
Ah ben on va pas vous refaire une heure pour vous expliquer tout ce qu'on s'est dit. Vous avez pas votre lettre sur le bureau. Non.
Vous avez pas évoqué d'autres ? Il est pas revenu sur d'autres mesure éventuellement pour essayer de vous amadouer un petit peu et je crois pas non mais je crois pas que c'était le but. Honnêtement, je je n'ai pas eu le sentiment que François Beou euh entrait dans une phase de négociation.
Euh voilà, je pense qu'il a pris sa décision. Euh nous lui avons dit ce que nous avions à lui dire. Euh il s'est défendu d'un certain nombre de de des reproches qu'on peut formuler à son gouvernement.
Voilà, je pense qu'il n'a pas changé d'avis et nous non plus. Merci à vous. Ah.
François Bayrou