Aller au contenu
Tous les transcripts
Conférence de presseDanièle Obono· 26 septembre 2025 43 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeInstitutions & électionsSécuritéSolidarités & famille

📺 SARKOZY CONDAMNÉ | Le 2 poids 2 mesures indécent de la droite et l'extrême droite

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Comment réagissez-vous à la condamnation d'un ancien président de la République ?

  • 5:00RelanceRéponse partielle

    Le jugement reconnaît l'absence de trace d'argent libyen, pourquoi une condamnation ?

  • 10:00RelanceRéponse partielle

    Pourquoi minimiser la gravité des faits selon vous ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Qu'attend Nicolas Sarkozy en prison ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Comment se passe l'incarcération pour un ancien président ?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    La prison est-elle un choc pour tous les détenus ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Danièle ObonoFait
    « la justice a condamné aujourd'hui et considère avoir organisé une association de malfaiteurs »
  • 15:00Alexandra GonzalezFait
    « l'association de malfaiteur, c'est une infraction obstacle »
  • 25:00Pierre BotonFait
    « je trouve ce serait très injuste de le mettre à l'isolement »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Je suis innocent dit et répète Nicolas Sarkozi en accueille sur ce plateau. Daniel Baodau bonsoir merci d'être avec nous. Député de la France insoumise de Paris ancien membre de la Cour de justice pour la République de la République.

Merci d'être là en accueille également Pierre Boton. Bonsoir merci d'être là Pierre Boton en plus du quartier VIP de la prison de la santé. C'est pas qu Non je sais.

On y non mais tout de suite on y reviendra. On va y revenir tout de suite. Je vous le prom je vous je vous le promets.

Je vous le promets. Faut retirer tout de suite. Je présente tout le monde.

Jeanve Leborge. Bonsoir maître. Merci d'être là.

Vous êtes l'avocat d'Eric Vert dans cette affaire. Eric Vert qui a été relaxé euh aujourd'hui. Alexandra Gonzalez, Arien Martini de l'Union syndicale des magistrats, je ne me trompe pas et Guillaume d'Arve.

Je retire tout de suite le quartier VIP, quartier des vulnérables. On y reverra dans un instant. Vous nous direz à quoi ça ressemble et ce qui attend Nicolas Sarkozy.

Simplement Daniel Obonau, quand vous entendez l'ancien président de la République dire "J'ai la tête haute" et que vous entendez que pour la première fois aujourd'hui un juge, des juges ont décidé d'envoyer un ancien président de la République en prison, comment vous réagissez ? Disons que ce que j'entends, c'est que des faits graves ont été jugés euh et des coupables ont été désignés et en l'occurrence effectivement un ancien président de la République. Et cette condamnation est effectivement historique parce que c'est la première fois pour que de tel pour de tels actes qu'il y a une condamnation d'un personnage du principal personnage politique de de notre pays.

C'est c'est grave, c'est un moment grave qui euh y compris pose des questions sur la campagne qui a été financé par c'est ce qui a été caractérisé comme une association. Excusez-moi madame, mais mais le le jugement lui-même dit que on a aucune trace d'un argent liben dans la campagne. On voit que l'argent est parti, on sait pas si l'argent est ce chef de poursuite a fait l'objet d'une relaxe.

Je ne juge pas euh les faits. Je dis simplement que dans le cas d'un tel personnage, à propos d'un moment aussi important de notre République, ça met en cause et ça pose une tâche sur l'ensemble du processus. Donc oui, c'est c'est extrêmement grave. sur l'ensemble du processus de la présidentielle de 2007, vous voulez dire bah sur la fonction même euh et euh la personne qui a été présidente de la République est aujourd'hui euh condamné en première instance, il y a un appel bien entendu, mais il y a une condamnation.

Il s'est pas rien passé. Il s'est pas rien passé pendant il est jugé pour quelque chose ce qui s'est passé avant sa présence à la présidence de la Républ. Mais vous pensez bien que quelqu'un qui est qu' justice aujourd'hui la justice a condamne aujourd'hui et considère avoir organisé une association de malfaiteurs puisque c'est bien le terme euh qu'il est condamné que cette personne dont la justice dit qu'elle a commis ce ce cette infraction très grave qui a été président de la République qui a pris un certain nombre de décisions.

Ça entache tout euh ce qui a pu être fait par ce personnage. Excusez. C'est en tout cas c'est en tout cas je pense la perception très large dans la population.

C'est peut-être pas dans le détail juridique mais en tant que politique juridique le détail juridique me paraît fondamental. On parle d'une décision de justice deux problèmes. Le problème du principe de condamnation le problème de ce qu'on appelle d'une manière malencontreuse l'exécution provisoire et qui est en fait le mandat de dépôt sur le fond.

Mandat de dépôt ça veut dire condamnation vous allez en prison. Voilà. sur le fond.

Il a été le président Sarkozi relaxé de toute apport d'argent libyen. D'ailleurs, moi ça m'a pas surpris. J'étais pas concerné dans cette affaire par ce problème, mais on le voyait pas l'argent liben et ça c'est quand même un problème fondamental.

La justice le reconnait, on le voit pas arriver. La justice le reconnaît et on soit pour la campagne ou un éventuel enrichissement personnel d'ailleurs. Absolument.

Oui, mais il y a pas plus il y a pas plus d'enrichissement personnel que de financement de la campagne. De telle sorte que l'argent qu'on ne voit pas euh bah peut-être qu'il a pas existé. C'est ce que dit le tribunal.

Bon après, on dit "Oui, mais en réalité constitué une association, un groupement avec Géon et et avec Ortefeu pour obtenir de l'argent plus tard quand vous seriez président alors que on n a pas de trace." Je trouve que condamner à une peine si lourde alors que l'on est obligé de reconnaître que les faits qui sont le début des choses, savez-moi, la la première la première phrase que j'ai prononcé auprès du juge d'instruction qui instruisait cette affaire, c'est dire bon écoutez 5 millions 50 millions, on n'en sait rien mais mais le problème ils sont où ? Et là, on sait que on ne les a pas trouvé et néanmoins, on condamne ces personnes pour avoir envisager de les obtenir.

Vous les juges se trompent à ce momentl. Ah, je ne dis pas qu'il se trompent ou qu' se trompent pas. Je veux pas me mettre à leur place aujourd'hui.

Je dis qu'il y a une sorte de d'extraordinaire recul en ce qui concerne le fondement de la poursuite. On part en disant "Tu es président de la République, dans ta campagne de 2007, il y avait des millions de Kaddafis. on les trouve pas et infiné de recul en recul, on finit par conclure qu'en réalité bah mon dieu euh vous les vouliez ces millions mais vous les pas il y a quand même une condamnation pour corruption euh avec Claude Guéran par exemple.

Oui. Non mais oui mais ça c'est vous savez que ça n'a rien à voir avec la campagne. Mais pour la campagne électorale, la justice a dit aujourd'hui effectivement il n'y a pas de trace d'argent liben qui a pu être mise au jour. ou en revanche, elle dit qu'il y a eu un objectif d'obtenir une corruption de la part de dictature sanguinaire parce qu'on parle pas de n'importe quoi.

Oui, mais peu imp avec des rencontres entream en France pour terrorisme qui était Oui oui oui oui mais attendez attz de Nicolas c'est ça qu'on appelle l'association de malfaiteur essayons si vous le voulez bien de ne pas être dans le passionnel essayons de rester dans le juridique et d'être et d'être en quelque sorte sur ce qui existe dans le dossier et ce qui existe dans le jugement. Alors pour le coup, maître, moi je vais pas du tout être passionnel parce que je ne suis ni l'avocat ni le prant, ni bah vous étiez l'avocat dans le dossier d'un autre. Oui, certes.

Non, mais simplement je pense que quand vous posez les choses comme ça, effectivement, les gens peuvent peut-être se dire "Ah oui, mais alors on comprend pas pourquoi on arrive sur l'association de malfaiteurs, mais parce qu'on en part en fait, c'est toute la difficulté. C'est que l'association de malfaiteur, c'est la première étape d'une d'un enchaînement criminel qui va vers la corruption. J'essaie de finir parce que c'est assez compliqué effectivement de l'expliquer.

Ah si, c'est assez compliqué. Vous êtes juriste, mais je pense que c'est il faut l'expliquer. L'association de malfaiteur, c'est une infraction obstacle.

C'est une infraction qui existe pour éviter que les infractions de conséquences finales se réalisent. Si on part effectivement des infractions finales et qu'on a du mal à démontrer, on se retrouve sur l'association de malfaiteurs. Je suis d'accord avec vous sur un point, elle est plus facile à démontrer que les infractions de conséquence.

Et ça ne veut pas dire qu'elle est moins grave. L'association de malfaiteur, c'est une infraction considérablement grave. Et par ailleurs, le législateur le législateur lorsqu'il crée l'association de malfaiteur, il lit son sort aux infractions de conséquences si bien que la peine encoureu est liée aux infractions de conséquences.

Je sais bien que vous le savez mais c'est pour dire que cette association de malfaiteurs, c'est une infraction qui répond aux infractions conséquences. Si vous si vous ne peut pas dire on ne peut pas dire il y a pas de corruption, il y a pas de corruption mais juste je finis je finis je vous assure je finis. On ne peut pas dire la corruption ça n'est pas ça ça n'est pas démontré.

Donc l'association de malfaiteur n'est pas grave. Non parce que l'association elle est en lien avec la corruption. Donc l'association de malfaiteur ça n'est pas une condamnation par défaut.

C'est une condamnation pour des faits extrêmement graves qui est puni de 10 ans plus. On est d'accord. On est d'accord sur tout ce que vous avez dit en droit.

Sauf que l'association de malfaiteur 1, on nen part pas de c'est un lot de consolation pénale. À partir du moment où on part sur une éventualité de corruption dont on est bien obligé de me de constater, de conclure que il y a aucune preuve pour la retenir, alors on se replie sur l'association de malfaiteur. C'est ça la réalité.

On peut être condamné pour association de malfaiteur. Point. On peut être poursuivi et condamné par sans qu'il voulait réagir aussi Dan.

Oui, en fait parce que je je pense que et j'entends une bonne partie des plateaux là depuis l'annonce de cette condamnation et je crois qu'il y a un décalage. Moi je je membre de la cour de justice de la République, je me rends compte quelle difficulté il y a sur les termes. Je suis moi-même membre de la commission des lois, mais je suis aussi parlementaire et je pense qu'il y a un décalage et peut-être que vous ne vous rendez pas compte cette manière de minimiser la gravité des faits de la condamnation et ce qui est compris et perçu.

On parle d'un président de la République française et tout ce discours qui vise à dire non mais c'est vraiment trop. Non mais en fait ça été politisé des mêmes personnes les mêmes personnes qui peut-être 24 heures auparavant expliquait que la justice est laxiste, que la justice n'est pas assez ferme qu'il y a un manque d'autorité en fonction des personnes parce que là il s'agit de monsieur Sarkozy parce qu'il a été président de la République. Je termine s'il vous plaît mais vous me regardez en reprochant des choses.

Je Non mais je je vous en fais pas uniquement le propre. Je parlais de ce que j'ai pu entendre sur de nombreux plateaux, y compris pas de votre part simplement, mais j'essaie d'exprimer, je crois, ce que ressent beaucoup de gens à entendre ce double discours en fonction de s'il s'agit d'un président de la République ou s'il s'agit d'un jeune homme qui est accusé de tel ou tel acte et qui est condamné en comparaison immédiate et cetera et cetera. Il y a un discours sur le laxisme d'un côté et le manque de bienveillance de l'autre. qui je pense euh chocoup choque beaucoup de donner et après je je j'aurai une autre question parce que j'étais j'essayé d'en rester à une analyse et un constat d'ordre juridique et judiciaire.

Vous placez le problème sur un terrain politique en disant "Oui, non mais je vous en veux pas madame, vous êtes parlementaire et je comprends bien mais moi je voudrais m'écarter de cela. Le le problème politique peut-être il n'est pas dans la condamnation. Après tout euh que les juges ai est aient considéré que bon je ne suis pas sûr qu'ils aient eu raison, la cour d'appel appréciera.

Mais là où se pose un autre problème et ça c'est le 2e problème juridique, c'est le mandat de dépôt. Le mandat de dépôt, ce qu'on appelle banalement mais d'une manière inadéquate l'exécution provisoire, c'est fait pour des gens qui sont dangereux, pour des gens dont on craint qu'ils prennent la fuite et qu'il ne se présentent pas devant le 2e degré de juridiction qui est la cour d'appel. Franchement dans une situation comme celle-ci avec des faits qui a supposé qu'ils aient un caractère pénal ont plus de 20 ans, ça n'a strictement aucun sens.

Vous avez répondu tout en matière politique sur ce nous disz qu'en réalité c'était le quotidien de la justice, l'exécution providaire et le fait qu'il y ait des mandats de dépôts qui soient décidé. C'était le c'était le le quotidien. Il y a un point qui moi m'a perturbé dans ce que vous venez de dire, Jean-Ive Leborgne.

Euh quand on quand Alexandra Gonzalez vous dit "Mais le point de départ, il y a quand même euh le fait d'aller rencontrer Abdallah Senusi euh condamné en France euh pour l'attentat du décèsd du théâ. Encore une fois, 170 victimes, plus d'une cinquantaine de victimes françaises. Et vous dites mais ça c'est pas le plus important.

Ça ça a été visiblement dans dans tout à l'heure Laurent Valiguier et Alexandra qui aussi suivi le procès nous disaient en réalité ça a été déterminant dans le procès nous a dit qu'il l'aurait pas fait G nous disait tout à l'heure moi ministre j'aurais jamais je ser jamais rencontré une journée d'audience qui était très forte par le brisfeu ce jour-là ne va pas voir n'importe qui. Et le point de départ de cette affaire ça n'est pas n'importe qui. Juste un petit point de rectification.

Ceux qui ont vu c'est nousi, on dit on les croit ou on les croit pas mais on dit qu'ils étaient aller en visite officielle en Libye et qu'on on les avait en quelque sorte produit chez Susi. Ce je ne sais pas ce qui est vrai ou pas vrai, mais ça n'est pas complètement abérrant ni impossible. C'est le numéro 2 du régime.

C'est le beau-frère de Kaddafi. Donc qu'on les conduit que qu'on n pas prévu de cette rencontre, c'est pas non plus impossible. Vous imaginez une rencontre sur un papier officiel adressé à un ministre français en disant vous allez rencontrer Abdallah Senusi, c'est inconcevable.

Mais quand il fait après après c'estàdire que il parle d'un guay tapant euh la justice d'un traquenard. La justice aujourd'hui a considéré euh que qu'il ne s'agissait pas d'un tracknard et qu'en revenant de de ces rencontres, ils en avaient fait état à Nicolas Sarkozy. C'est ce que dit encore une fois la justice et il le conteste et ils auront l'occasion de le contester devant une cour d'appel.

Mais en tous les cas, il y a eu ces rencontres un guet tapant selon eux. La justice dit non, ils le savaient et quand ils sont rentrés, ils n'ont rien fait pour que cet homme réponde de ses actrique. De là à ce que ce crime politique se transforme en délit pénal, il y a peut-être une nuance.

Qu'est-ce qui serait le crime politique ? de rencontrer nous rencontrer nous. Je voudrais qu'on parle de ce qui va arriver désormais à Nicolas Sarkozi, c'est-à-dire que le 13 octobre, l'ancien président de la République a donc rendez-vous avec la justice à nouveau qui lui dira à quel moment il sera effectivement incarcéré.

Alexandra, comment ça se passe à ce moment-là ? C'est une question de jour, de semaine ? Alors, Nicolas Sarkozy est convoqué le 13 octobre.

L'incarcération euh devrait être très rapide ensuite, peut-être le jour même, peut-être dans les jours qui suivent. Euh nous n'avons pas la date pour l'instant. Quant au lieu, on ne le connaît pas non plus, mais on peut imaginer que ce sera à l'isolement étant donné euh qu'il s'agit d'un ancien président de la République pour sa sécurité, on n'imagine pas qu'en détention, il soit gérable pour les surveillants d'avoir des détenus dont cer dont l'un d'entre eux est un ancien président de la République et probablement la maison de la santé à Paris.

La prison de la santé semble plausible, elle est au cœur de Paris euh et il est très probable qu'il aille dans aller dans le quartier d'isolement de cette prison de la santé. Pierre Boton, qu'est-ce qu'il attend ? Vous qui avez connu ça, qu'est-ce qu'il attend, Nicolas ?

Moi, je trouve ce serait très injuste de le mettre à l'isolement parce c'est très très dur l'isolement. J'ai fait là il y a 25 ans 602 jours d'isolement. Les détenus, on appelle ça, on fait que du bleu, on voit que du bleu parce qu'on voit que les surveillants et c'est vraiment vraiment très très dur.

Je crois pas qu'il risque quoi que ce soit en détention au quartier des vulnérables où j'ai été incarcéré pendant 2 ans. H euh je crois pas je crois pas qu'il risque quelque chose. Je crois pas du tout parce que voilà euh vous savez un détenu c'est indétenu hein.

Donc très rapidement vous basculez dans quelque chose qui est que vous soyez président de la République ancien président. Si vous êtes violeur, ce qu'on appelle nous les pointeurs, h c'est pas tout à fait la même chanson mais euh très rapidement si vous voulez la condition de détenu vous rattrape. Le fait d'être détenu vous rattrape rapidement et vous vous basculez finalement on est tous ensemble dans la même cours de promenade avec les mêmes les mêmes les mêmes obligations, les mêmes contraintes, les les mêmes choses.

Vous voyez ce que je veux dire ? Donc en revanche, ça va être très très violent pour sa famille. Ça va être très violent pour sa famille.

Pourquoi ? Vous quand vous arrivez, il se passe quoi pour vous ? Ben quand on arrive, je peux vous le faire hein.

Donc la première chose qu'il va faire, il va arriver d'abord je pense qu'il va pas arriver directement à la santé parce je crois que c'est pas possible. Moi, en tout cas, j'ai été arrêté à la barre et on m'a amené d'abord dans un commissariat pour pas m'amener directement à la santé. Vous pouvez pas vous pointer à la santé comme ça avec vos sacs.

Vous êes c'est important pour lui parce que excusez-moi monsieurs les journalistes mais vous n'aurez pas d'image parce que si jamais il attendait devant la santé vous auriez une image. Donc vous n'auriez pas vous vous n'aurez pas d'image parce que normalement normalement on n' pas le droit de filmer quelqu'un avec des menettes. Je dis bien normalement parce que vous respectez rarement cela.

Non non pour le coup on respecte et on floute énormément. Oui, on n jamais filmé quelqu'un avec des menottes à l'antenne. Et ça a encore été le cas cette semaine pour par exemple au procès de Cédric Jubila.

Bah Cédric Jubilard, lui il a accepté de se faire filmer. Il avait pas les menottes, il était pas en travers il avait un sac sur la tête. Mais bon mais vous avez on a deux deux façons de voir.

Moi je l'ai vécu madame, je l'ai vécu donc je sais ce que c'est. Et c'est ça, c'est des images qui restent et qui restent pas pour moi. Moi, je m'en fous, j'ai été condamné, je suis un vieux détenu mais elle reste pour mes enfants, elle reste pour ma famille qui porte mon nom.

Voilà, faut peut-être y penser. Et je souhaiterais qu'on y pense dans le cas de Sarco H parce que bon, lui c'est une chose mais il a une gamine qui a 14 ans. Ça va ça va être très très dur à l'école tout ça.

Ça va être très très dur. Pierre, Jean Louis, il a décidé de se mettre en politique, c'est son choix. Euh mais les compagnes, c'est quelque chose de très très violent.

Et je veux te préciser une chose, c'est pas violent que pour Sarkozy, c'est violent pour tous les gens, mais c'est violent pour tous les détenus. C'est-à-dire passer les portiques qui elles vont être confrontées à ce qui se confront tous les détenus. Vous savez, on parle de la surpopulation carcérale.

Tout le monde s'en fout en fait de la surpopulation carcérale, mais là, ils vont être confrontés à la surpopulation carcérale. C'est-à-dire que les les parloirs, ils sont hyper chargés parce que il y a une surpopulation carcérale. Euh et la promenade, c'est quand on quand on peut parce qu'il y a plus de surveillant pour ouvrir au au détenus.

Il va être confronté à ça. Mais vous quand vous arrivez à l'époque, faut se remémorer hein. Euh non, non, mais c'est il y a pas très longtemps.

C'est 2020 la première fois. Oui. 2020.

La deè fois. Oui, la deuxième fois. Ouais.

Euh mais l'affaire boton, c'est des années 90. Ouais. Ouai.

Euh mais ça a beaucoup changé en 25 ans. Hyper médiatisé. Ouais.

Quand vous arrivez, quand le détenu médiatique arrive, qu'est-ce qui se passe ? Comment vous êtes accueilli ? il arrive avec ses sacs et la première chose qu'on fait, c'est quelque chose queon voit beaucoup, c'est que on est sous la toise et on fait une photo avec notre numéro d'écruise qui envoie quelque chose de très fort tout de suite.

C'est-à-dire vous appelez plus Boton, Sarkozi, qui vous voulez, vous avez un numéro d'écrou et vous avez une carte qui normalement qui marche jamais d'ailleurs mais qui normalement permet de circuler dans la dans la prison. Et ensuite, on vérifie vos sacs pour savoir si vous avez des choses illégales. Donc pas de choses coupantes, les montres de valeur, il sont retirées.

Euh également pas de parfum parce qu'il y a de l'alcool dedans. Euh il y a des tas de choses que vous ne pouvez pas avoir. Puis une fois que vous avez ça, bah vous prenez possession entre guillemets de votre cellule au quartier arrivant qui est une des choses que j'ai mise en place en 2011 avec les règles. arrivant, ça veut dire que quartier arrivant, ça veut dire que pendant 7 jours non, ça veut dire que c'est d'ailleurs juste en dessous du QB ces deux étages juste en dessous du quartier des vulnérables.

Quartier des vulnérables, c'est bien, vous avez retenu que c'est pas un quartier VIP et et donc là, il est là pendant 7 jours et on va l'évaluer. Donc on va évaluer et il va rencontrer tous les gens de la prison et puis on va voir comment il réagit à la détention. Mais par exemple, le premier soir, on va lui demander toutes les deux heures de lever le bras.

On va allumer sa lumière, de lever le bras pour vérifier qu'il est bien en vie. Pour vérifier par exemple s'il n'y a pas un risque suicidaire. Ben pour vérifier qu'il est en vie.

Voilà. Enfin le le il faut vous savez que vous pouvez ce président de la République gamin des cités ou n'importe quoi. La première nuit en tôle c'est chaud.

Quand je vous dis que c'est chaud c'est chaud. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous êtes à 17h fermé.

Vous entendez ce bruit horrible des deux loquets qui se fait qui se ferment et vous ne savez que vous ne pouvez plus sortir et vous entendez les bruits de la prison et vous êtes seul avec vous-même et c'est la première fois que vous êtes informé et que vous êtes enferm et qui que vous soyez, je dis bien qui que vous soyez, c'est très dur. H c'est très très dur. Et moi je veux profiter de cette incarcération pour poser une question.

Que ça soit pour Sarkozi, que ça soit pour un mec qui a roulé sans assurance, que ça soit pour un mec qui a roulé sans permis, que ça soit pour un mec qui a dé qui a dé un peu de cannabis ou qui a pris du cannabis, elle sert à quoi cette peine là ? Dites-moi à quoi elle sert. Vous, votre réponse est à rien.

Mais bien sûr qu'elle sert à rien. Mais bien sûr qu'elle sert à rien. Foutez-le au resto du cœur.

Demandez-lui, il a des relations. Il a réussi à faire venir Neymar au PSG. Bah qui va venir 50 millions au resto du cœur.

Mais pardon, ce que vous dites là, c'est en contradiction totale avec le discours que tient Nicolas Sarkozy et la droite en général depuis des décennies. Et quand il dit je vais assumer mes responsabilités, j'irai en prison. Non non Maxime je je vais vous dire il y a une chose, il y a le discours politique.

H d'accord. Moi aussi à un moment j'ai été comme ça le pognon, le machin tout ça et puis vous faites de la tôle et vous en prenez plein la tronche. Et croyez-moi, le gars qui vous dit que la prison ça ne vous change pas, ça je vous change mais ça vous change pas forcément bien pour la société.

Pas forcément bien pour la société. Aujourd'hui, les prisons comme elles sont faites et sur avec la surpopulation, c'est devenu des fabriques de crimes. Ces fabriques des fabriques de criminel.

Vous le voyez pas les gamins de 14 ans qui prend un couteau et qui va tuer une professeur, vous le voyez pas. Vous le voyez pas. Les mecs qui utilisent des mineurs pour flinguer des gens, vous ne le voyez pas.

Mais il y a urgence. Et ça sera et ça sera même chose pour Sarkozi. Excusez-moi de vous le dire.

Ça sera exact mais même madame ça sera ça va lui faire de la peine ça va le faire souffrir ça va faire souffrir ses g mais en quoi ça va être utile pour la société que dal mais mais je je c'est précisément ce que nous défendons-nous depuis des années dans un et je suis tout à fait d'accord avec tout ce que vous avez dit vraiment ce que ce que que ce qui me m'interpelle en fait c'est que malheureusement cette attitude cette bienveillance cette compréhension de ce que fait la prison de de de tout ça n'est possible dans ce moment-là que parce qu'il s'agit de Nicolas Sarkozi. Moi, c'est ça qui me sert le cœur. C'est parce que vous disiez pour le gamin des cités, il n'aura jamais le droit à ce qu'on comprenne que non, c'est pas VIP, non c'est pas le le club M.

Le gamin décidité, il n'aura jamais droit au plaidoiries de grand avocat qui explique comment l'affaire est bien plus compliquée. Il aura droit par contre à euh à un un déluge de discours, notamment effectivement des mêmes gens qui aujourd'hui sont d'une bienveillance avec monsieur Nicolas Sarkozy en expliquant à quel point c'est une injustice ces mêmes gens. Mais est-ce que la décision de la justice trouve pas l'inverse aujourd'hui ?

Est-ce que la décision de justice montre pas finalement que Nicolas Sarkozi est traité comme tous les autres justiciables ? Et ben si ça n'était pas de mon point de vue une exception, on pourrait s'en féliciter mais il y a trop et et ce que vous dites est extrêmement fort et puissant parce que il y a trop et je termine làdessus, excusez-moi, mais il y a trop il y a trop il y a trop de gens en fait qui subissent les politiques et le le la pseudofermeté et qui voi effectivement leur vie brisée parce que Nicolas Sarkozi, je sais pas combien d'années de prison il va faire, mais quand il va sortir, il aura quoi de ce il aura de quoi en fait avoir la possibilité de se réparer et il y a trop de gens dont la vie est complètement brisée en fait par ce que on leur inflige et on leur inflige parce qu'il y a des politiques qui aujourd'hui explique que Nicolas SarkoDi n'a rien à faire en prison et qui sont sans pitié tolérant zéro pour des dizaines et des dizaines de gens qui parfois même ne sortent pas de prison par qu' finissent par en finir en fait en prison c'est ça que je trouve extrêmement grave dans tout le débat politico-médiatique qu'il y a autour de cette affaire simplement de notre document ligne rouge consacré justement à la santé et à ce quartier des vulnérables. Euh, on a des images, on regarde et on en parle juste après.

Le quartier des vulnérables occupe le 3è étage d'une des ailes de la prison. Les 18 cellules sont toutes identiques. Alors, en terme de mobilier, nous avons par exemple une plaque hydrocéramique pour cuisiner. un frigo, la télévision, des sanitaires donc avec toilettes et douches comprise et aussi le téléphone fixe.

On leur délivre une carte de téléphone qui est soumise à autorisation du magistrat et vis-à-vis de ça, ils peuvent appeler les numéros qui seront autorisés par justement le magistrat en question. Et ces conversations, elles sont écoutées ou pas ? Oui, elles sont toutes écoutées.

Oui, totalement. Une cellule de 9 m², la même superficie que pour celle de la détention ordinaire. Seul avantage, mais de taille, le détenu l'occupe seul alors qu'ils sont deux voire plus dans les autres quartiers.

Alors, vous avez reconnu le surveillant qui était aussi votre surveillant. Ça ça a été le sur mon mon un de mes surveillants et quand vous dites que c'est des le seul, c'est pas vrai parce que la surpopulation fait qu'aujourd'hui à l'instant où je vous parle doublé bien sûr c'est doublé et encore aujourd'hui encore à l'instant où je vous parle il y a dans le quartier des vulnérables des matelas au sol. La surpopulation, c'est ça la surp.

C'est c'est pour ça c'est pour ça que alors on a intitulé ce document, il était intitulé VIP ma vie en prison. C'est pour ça que tout à l'heure quand je vous ai dit c'est le quartier des VIP, vous a dit retirez ça tout de suite. VIP ça vous agace.

Mais c'est pas que ça m'agace, c'est que c'est pas vrai. Ce n'est pas vrai Maxime. Ce n'est pas vrai.

Allez-y. Ce sont les mêmes cellules. Il a il a rien de vie si ce n'est que ce sont pas ce sont des détenus avec un profil dit vulnérable.

Il y a un par exemple tout à l'heure, il y avait un une source à la santé qui me disait en ce moment on a un ancien douier qui est là, on a parfois des politiques qui sont passés par là, on a un ancien policier qui est passé par là. Donc voilà, c'est des profils particul mais ça n'a rien de VIP. Ce sont les mêmes je vous dis ce qu'il y a aussi actuellement aujourd'hui à l'in santé, il y a un mec qui a violé une fille de 10 ans et qui l'a tué.

Il y a un violeur de nourrisson. Ne me ne parlez pas que des policiers, des douigners. Voilà ce qu'on côtoi.

Il y a il y a il y a un mec qui a qui est radicalisé. H voilà ce qu'on contoit. Donc me dites pas que c'est un quartier VIP.

Moi j'ai Non mais attendez Max, j'ai connu il y a 25 ans moi le quartier VIP à la santé. J'ai connu il y a 25 ans. Oui.

Cétait vraiment VIP à l'époque. Là j'étais j'étais avec tapis avec Boucheron avec Loï le Floc. Oui c'est c'est plus du tout le cas.

Alors attendez à ce moment-là ça ressemble à quoi ? C'est-à-dire que quand vous vous avez le droit de sortir de rencontrer les autres dans à l'intérieur de ce quartierl tapis et cetera à cette époque là. Oui.

Là maintenant plus du tout. Vous êtes enfermé 22h sur 24 dans votre cellule et vous attendez qu'on vous ouvre la porte pour aller en promenade s'il y a un surveillant pour vous amener en promenade. C'est ça la vie.

Pourquoi ça a changé ? Ben pourquoi pourquoi pourquoi ça a changé ? Parce que je pense qu'il y a vraiment une une volonté et qui est franchement que j'approuve hein une volonté de normalisation que tout le monde soit traité de la même façon et et ensuite il y a un vrai problème de surpopulation carcérale.

Il faut savoir ce que ça veut dire. Non mais vous comprenez Maxime, on parle de la surpopulation carcérale, c'est des mots, c'est des machins, c'est des trucs. Moi je vais vous dire ce que c'est que la surpopulation carcérale.

C'est que vous êtes dans une cellule de deux et vous allez être quatre et il va falloir vous allez aux toilettes devant les mecs qui sont dans votre cellule. Et maintenant après ça, après 8 mois, 10 mois, 15 mois de ce traitement-là, il va falloir que vous sortiez meilleur. Hm.

Il va falloir que vous ayez compris votre peine. Est-ce que vous imaginez que ce traitement-là soit le traitement qui sera infligé à Nicolas Sarkozy réellement ? Bien sûr.

Alors, il sera seul en cellule. Il sera seul en cellule mais ça va être exactement cela. À une différence.

À une différence. Il y a 50000 portables dans les prison française. Je peux vous assurer une chose, c'est que lui il en aura pas comme moi j'en ai pas eu.

Pourquo Attendez, pourquoi vous dites ça ? Pourquoi vous dites ça ? Bah parce qu'on les accepte pas.

On sait très bien que si jamais on a un portable, on est mort. Moi, on m'en a proposé quatre fois et je les prends pas. Je l'ai pas pris parce que si j'avais si je n'avais pas vécu une détention entre guillemets parfaite, vous pensez que je pourrais être sur votre plateau aujourd'hui et critiquer ce que je ce que je critique ?

Non. Immédiatement l'éire "Ouais, mais alors il a profité-il après chose ?" Voilà.

Donc vous êtes obligé. Moi j'ai pas passé un truc illégal dans les enfin voilà, peu importe, on s'en fout. Mais je vous dis si vous voulez pouvoir parler de ce que de ce que vous avez fait, il faut il faut essayer d'être irréprochable.

Je ne l'ai pas été dans ma vie en prison, je l'ai été. H J'enlève le B. Comment vous réagissez à ce que dit Pierre Boton ce soir ?

Ben je vais vous dire, moi je suis assez d'accord avec ce que dit madame Obonau et ce que dit monsieur Boton. La prison, je la côtoie depuis des décennies. Je pense que ça ne guérit rien, que ça ne restaure rien.

Et je pense madame Obonau, quand vous parlez des petits gars des banlieux qu'on veut absolument incarcérer, que probablement il faudrait peut-être organiser une sorte de structure éducative, quelque chose qui qui les qui les mette dans le droit chemin en fait, mais que la prison est en réalité une insertion dans le monde de la criminalité. Bon, ça nous éloigne beaucoup ce propos euh du dossier Sarkozy, mais je pense que c'est un vrai sujet. Vous savez, il y a dans la vie un certain nombre de choses que l'on ne conteste pas.

Au Moyen-âge et même encore d'ailleurs sous l'ancien régime plus tardivement, la peine était une peine corporelle et personne n'était choqué que ce soit une peine corporelle. Aujourd'hui, Dieu merci, les peines corporelles sont supprimées, y compris la peine de mort. Mais aujourd'hui, la prison est la peine naturelle.

Il faut se forcer un peu pour bousculer les habitudes. Vous avez eu des clients célèbres, vous avez eu des clients qui se sont retrouvés dans ce quartier des vulnérables, les yeux dans les yeux, ils étaient traités comme les autres détenus ? Bah, si vous voulez, je pense que d'après ce que j'ai su, parce que ce que c'est, mais il le connait pas.

Excusez-moi, je je connais ce qu'il me raconte hein. Euh pas plus, mais je pense que sur ce terrain-là, ils ne m'ont pas menti. Bon, je pense que bien sûr, mais la surpopulation pénale euh en ce qui concerne un certain nombre de gens qu'on ne veut pas mettre avec tous les autres, elle est quand même moins lourde, moins pénible.

Mais elle reste pénible. Mais c'est pas vrai. Je pense je pense surtout je pense à ce système peut-être à loin dont vous parliez.

C'est-à-dire cette période et vous avez cité des noms que je connais bien où on circulait d'une oui elle c'est vieux aujourd'hui ça n'existe plus les portes ouvertes aujourd'hui ça n'existe plus ça existe à la santé ça existe au cubé si jamais vous êtes vous avez vous avez été classé par l'administration pour travailler là vous vous pouvez vous pouvez effectivement avoir porte ouverte si vous avez été classé par l'administration il a aucune chance que Sarkozi soit soit classé par l'administration il aurait tort d'ailleurs parce qu'il devrait aller à la bibliothèque ça lui permet de sortir un peu de sa cellule et et et ensuite il non sans ça c'est dans les centres de détention si vous avez une peine plus lourde on vous met dans un centre d'étention oui mais moi je écoutez maître je je je sais que vous êtes un très bon avocat mais autant sur le jurisme moi je m'en suis pas mêlé permettez-moi sur la détention mais je vous l'accorde vous l'accorde votre expérience [Musique] et voyez maître c'est dans ma chair je comprends C'est dans mon cœur, c'est dans la chair de mes enfants et je et je ne vous laisserai jamais dire qu'il y a des traitements différents. Non, si vous êtes malin, si vous êtes intelligent, ben vous allez pouvoir avoir une détention avec des gens avec vous qui vont être, je dirais, correct avec vous. Mais moi, je me suis j'ai il y avait un appel à la prière à 5h, j'ai gueulé parce qu'il y avait un appel à la prière à 5h, je me suis fait menacer par les radicaliser.

Et j'ai été protégé par qui ? Par l'administration pénitentiaire. Pas du tout.

Parler des tenus. Hm. Parler d'enu.

C'est ça la prison. C'est ça la prison. On dit c'est une fabrique mais allez-y, allez-y à quatre dans une dans une cellule où vous allez où vous allez être avec des mecs qui vont vous dire "Tu lis la prière, tu regardes pas ça s'il te plaît parce que ça c'est c'est c'est péché.

Allez-y. Ouais ! Vous me faites et sur la corruption les pauvres surveillants.

Moi je l'ai vu. Je l'ai vu Maxime. Je suis pas je suis pas en train de vous raconter.

Vous avez vu ? que j'ai vu, j'ai vu des gars au parloir, un un un gars qui parle mal, un surveillant qui parle mal à à une femme. Le gars, il fait il me fait "Je vais pas bien Pirro.

Pourquoi ? Tu vois, lui il a mal parlé à ma femme. Bah tu lui as dit non t'inquiète pas, demain il sera plus là.

Et le demain il est plus là parce qu'on le suit ? Parce qu'on lui fait cramer sa bagnole ou parce qu'on l'achète ? Parce qu'on l'achète.

Vous avez des enfants, Maxime ? Ouais. OK.

Si je menace vos gosses, vous tenez combien de temps ? Non, on va pas parler de ça. Mais non, mais mais vous êtes vous êtes marrant tous.

Il faut quand même parler de la réalité parce que vous êtes là pour parler de la corruption de surveillant, pour leur mettre le truc, pour dire comment ça rentre dans les prisons. Vous êtes là pour le dire. Mais moi je vous dis comment ça se passe ?

Il y a des magistrats aujourd'hui, vous le savez très bien monsieur, qui sont menacés. à Avignon, il y a une fille mais je pense que personne ne contrat personne ici ne conteste la évidemment le choc carcéral. Quelle que soit la personne qui rentre en prison, personne ne le conteste ici.

Tout le monde admet et d'ailleurs tout le monde est d'accord pour dire qu'il y a pas aujourd'hui de traitement VIP. Même si on peut penser qu'il y a des détentions plus simples quand on est seul en cellule, c'est plus simple que quand on est 4 dans 9 m². Mais la détention reste un choc carcéral Martin avant de vous laisser partir.

Oui. Non mais effectivement il y a aujourd'hui alors ça ça nécessiterait une émission à elle seule mais il y a un poids un poids du narcotrafic et du crime organisé qui a les moyens de faire pression effectivement sur le pil pénistire mais y compris sur les magistrats en les menaçant physiquement. C'est c'est très clair.

Mais alors c'est un mais c'est un c'est quelque chose qu'on a aussi vu se développer. On a nous tiré la sonnette d'alarme assez tôt. Euh les les gens qui sont à la tête de ces réseaux sont à la tête de réseaux hyper structurés, hyper professionnels, qui génèrent beaucoup d'argent et qui ont un levier du coup pour agir qui est très puissant.

Ça aussi c'est très dangereux et c'est une matière sur laquelle il faut effectivement agir. Daniel, je voulais juste rappeler quand même parce qu'on parle là des personnes qui vont être incarcérées après condamnation, mais une des raisons de la surpopulation, c'est quand même la détention provisoire. C'est-à-dire que les personnes qui euh la majorité des gens, voilà, c'est-à-dire qu'ils vivent ce que vous venez d'expliquer, qui vivent dans ces conditions-là.

Et on ne parle même pas des personnes qui ont des troubles psychiatriques, qui ont des addictions et dont dont l'état empire mais une majorité en fait n'ont même pas été condamné. Donc euh enfin je pense que quand l'intérêt à vrai dire de de ce plateau et de cette discussion si elle peut faire évoluer, si le la condamnation de monsieur Sarkozy peut faire évoluer, le débat y compris politique comédiatique, c'est de rappeler ce que c'est la majeure partie des gens qu'il y a dans les prisons françaises qui subissent des conditions inhumaines. Et ça, ça a été décidé par juger comme tel les conditions de détention en France critiqué par de nombreuses intenses au niveau international n'ont même pas été condamné, ne sont même pas considérés comme condamnés. condamné n'est pas en prison.

Mais je pense que la place de beaucoup de personnes qui sont en détention provisoire ne devrait pas ne devrait pas aller par ailleurs parler de ce qui est la réalité et elle les filles hein. Elle est fille, elle est pas du côté de Sarkozi hein. Exactement.

C'est important ce qu'elle dit. Exactement. Ça montre que de notre point de vue nous n'avons pas la réaction à géométrie variable.

Nous nous ne faisons pas la tête du client. Et notre conception de la justice justement, elle s'applique à tous et elle devrait s'appliquer à tous. et le traitement qu'on a vis-à-vis d'un sarcozy comme d'un d'une personne immigrée qui se retrouve en rétention comme d'un jeune homme qui a brûlé une poubelle et qu'on fait passer en comparition immédiate et qui fait du ferme.

Vous savez le nombre de jeunes personnes qui pendant les révoltes suite à la mort de Jeun Naël se sont retrouvés avec du ferme des gamins dont la vie est brisée. Et ben nous, contrairement à beaucoup des politiciens, des ministres, des missionnaires qui ont fait de belles envolées là sur monsieur Sarkozi, nous n'avons pas justement la compassion judiciaire et la la vision humaniste de la justice. Effectivement, c'est il y a eu des communiqués.

Je voulais juste dire qu'on parle de détention provisoire et je suis encore une fois ça finit par m'inquiéter madame ce que vous ce que vous dites mais Nicolas Sarkozy aujourd'hui ou demain sera en détention provisoire en attendant son rappel en attendant effectivement Pierre Boton pour revenir sur ce qui attend Nicolas Sarkozi encore une fois vous vous l'avez vécu les contacts avec l'extérieur on voyait là dans l'extrait qu'on a qu'on a vu tout à l'heure qu'il y a possibilité d'appeler des cartes téléphoniques pour appeler l'extérieur des des discussions qui sont écoutées et cetera, les contacts avec l'extérieur, c'est à quelle fréquence ? Ça prend quelle forme ? Alors, si vous avez de l'argent, bah le téléphone d'abord quand il va arriver, il va on va lui donner une carte verte, c'est quelque chose que moi j'ai pu obtenir il y a très longtemps avec lorsque je me battais pour cela. il va avoir une minute de conversation pour pouvoir parler avec ses avec sa famille puis ensuite on va lui donner une carte rouge.

Il va devoir donner des numéros qui va vont devoir être validés par l'administration pénitentiaire et là tant qu'il pay pourra il pourra téléphoner comme il veut. Il ne pourra jamais être appelé et il pourra appeler être appelé avec un avec un système qui ne marche pas et qui coûte une fortune hein. Qui coûte une fortune.

Ah bah une c'est 350 balles par mois. Ah oui ! Ah oui !

Non, quand je vous dis que ça coûte une fortune, ça coûte une fortune. Mais de toute façon, la prison c'est comme partout. Si vous avez de l'argent, ben voilà, si vous en avez pas, vous en avez pas.

Voilà, c'est tout. Et ensuite, c'est les parloirs trois fois par semaine, 45 minutes. Et au bout d'un mois, normalement, puisqu'il est là en en provisoire, il va pouvoir demander un parloir familial de 3h et c'estàd que le premier mois, il y a pas.

Non non parce qu'on il regarde si ça se passe bien les parloirs et tout ça et puis après il passe devant une commission et dans la commission on va on va lui faire on va lui accepter ou pas. Mais tout ça est très compliqué parce que est-ce que moi aujourd'hui je conseillerais moi j'en ai fait un de par familial et après j'ai arrêté parce que c'est le studio était tellement dégueulasse. Est-ce que vous avez vous envie de faire venir votre compagne dans un lieu comme ça ?

Enfin on a honte un peu, voyez. Tous tous hein tous faut pas croire. C'est pas parce que je suis un fils de bourgeois que j'ai honte.

C'est on a tous honte. Vous savez t tous les mecs qui sont qui qui sont dans la drogue et tout ça, ils ont honte de faire venir leur maman. Il y en a beaucoup d'ailleurs qui ne disent qu'ils sont pas en prison.

Il faut vraiment prendre conscience de ça et je vous remercie de me Excusez-moi, je suis très passionné comme vous le savez mais j'espère que j'ai fait passer deux messages. J'ai cru comprendre, il y en a un qui était passé qui a pas de quartier VIP et et le et le deuxième c'est qu'il y a pas de traitement de différent. S'il y a il y a moi j'avais un gars qui était avait un traitement différent, le gars qui était à côté de moi, il l'avait mis au CB4 parce que s'il mettait ailleurs, il tenait la prison.

C'était le gars qui tenait le trafic de drogue sur toute la l'île-de- France. Et il y a un quartier qui est très connu à la à la prison de la santé qui s'appelle le QH6 où vous pouvez absolument tout acheter, faire rentrer de l'alcool, de machins, de trucs où les détenus tiennent le ce ce quartier. Et il faut bien vous comprenez, vous dites comment c'est possible.

C'est possible, c'est qu'il y a 200 détenus, quatre surveillants et que si jamais le mec il ouvre la il ouvre les portes, on lui crache à la figure une fois, deux fois, trois fois, la 4rième fois il demande à être aller ailleurs. H c'est ça la loi de la prison. Si vous regardez la prison et et je bon je je le regrette parce que c'est très très dur et je je souhaite à personne sauf au tueur au violeur d'aller en en en prison.

Mais je je pense que c'est très important tout ça parce qu'on les gens vont prendre conscience d'une chose. Voilà, il faut s'en occuper parce que madame Obonau, c'est bien de dire que effectivement il faut que les certains gars n'y aillent pas mais il faut proposer autre chose. Oui, parce que si vous les renvoyez dans si vous les renvoyez dans l'éco concernant Nicolas Sarkozi aujourd'hui Daniel Lobona que dites-vous que sa place n'est pas en prison malgré la condamnation qu'il a eu pour des faits que vous-même vous qualifiez de très grave ?

Non, mais moi je n'ai pas à dire ou pas, la justice euh a décidé qu'il fallait euh qu'il euh qu'il y a Ce que je remarque simplement, c'est que moi, je suis cohérente avec ce que je défends à la différence euh de beaucoup de commentateurs et pas que politiques euh qui trouvent tout d'un coup qu'il faudrait être peut-être plus clément, plus bienveillant, tenir compte de plein de choses et qui ont justement la lecture à géométrie variable. Ce sont des faits extrêmement graves et c'est pour ça que j'insistais tout à l'heure sur le fait que de tout cela, il ressort comme perception dans le débat autour de de ce sujet que selon que vous soyez puissant ou mis, non pas la justice, mais euh la perception et le discours politico-médiatique sera différent et on passera beaucoup de temps à expliquer combien ce sera dur pour un ancien président de la République qui est condamné pour des faits extrêmement graves, qui entche la fonction présidentielle elle-même, de mon point de vue. Euh et par contre, on se retrouvera encore dans quelques jours, mais peut-être même dans quelques heures, euh à un un fait d'hiver, une poubelle brûlée, on on réclamera 10 ans, 20 ans, 30 ans.

Voilà. Et il faudrait peut-être que euh ce ce discours là change à pardon vous avez dit à non non non non pas du tout parce qu' moi je pleure pas hein mais euh mais euh faut faut se rendre compte ce décalage en fait dans la perception et l'idée que oui, on ne considère pas euh on ne considère pas les gens de la même manière selon euh selon qu'on est impuissant, qu'on est un ancien président ou selon qu'on est des gens qui sont déjà stigmatisés ou pas. Et et ça c'est quand même un un moment euh je pense révélateur.

Il est 23h16, on est en plein dans une édition spéciale ce soir, une soirée spéciale après la condamnation de Nicolas Sarkozy qui ira donc en prison euh dans les semaines qui viennent maintenant. Il a rendez-vous le 13 octobre prochain avec la justice qui lui dira à quel moment il sera incarcéré après sa condamnation dans l'affaire libienne aujourd'hui à 5 ans de prison. On a C.