Marine Tondelier : "le gouvernement a tout fait pour que cette manifestation soit un échec. Raté !"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Marine Tondelier, bonsoir. Secrétaire national du parti les écologistes, candidate à l'élection présidentielle est en direct avec nous depuis Enin Baumont. Marine Tondelier, vous quel mot vous choisiriez pour qualifier cette journée ?
- 0:41OuverteRéponse directe
Est-ce que vous diriez que le ministre de l'intérieur a fait le job et que les erreurs du passé sont oubliées ?
- 2:02RelanceRéponse partielle
Pourquoi ne pas avoir un expert pouvoir d'achat ou colère sociale pour parler des revendications des manifestants ?
- 3:52RelanceRéponse directe
Vous diriez que le ministre de l'intérieur a fait le job ?
- 6:17OuverteRéponse directe
Justement sur Trap, vous y faites référence. J'aimerais entendre Marine Tondelier sur ce qui s'est passé à Trappes.
- 8:17RelanceRéponse directe
À qui faites-vous référence exactement et de quoi parlez-vous précisément ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41Marine TondelierChiffre
« Il y avait 800000 manifestants en tout en France aujourd'hui. »
- 10:15Marine TondelierFait
« Des mots qui précèdent des actes et des actes qui tuent, qui blessent et qui font peur. »
Temps de parole
- ?100 %
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Marine Tondelier, bonsoir. Secrétaire national du parti les écologistes, candidate à l'élection présidentielle est en direct avec nous depuis Enin Baumont. Marine Tondelier, vous quel mot vous choisiriez pour qualifier cette journée ? Détermination, je vous dirais détermination parce que tout a été fait pour que cette journée soit une journée de relâchement. En terme de mobilisation, euh il y a eu l'intimidation, la peur hein pour beaucoup de manifestants qui se demandaient si ça se passerait bien vu ce qui s'est passé la semaine dernière. Il y a eu euh ce cette prise de parole du président de la République qui voilà qui appelle quand même à ne pas manifester en donnant des restrictions très précises pour que les manifestations puisse être accepté. Il y
a les organisateurs qui ne lâchent rien, qui déposent un parcours entre Bastiation qui est accepté, mais la préfecture qui finit par rétropédaler et à hier vraiment en fin d'après-midi à moins de 24 heures de l'événement par dire finalement vous n'avez plus le droit d'aller à la Bastie, on va changer et mettre voilà un un parcours vraiment éloigné de ce dont on a l'habitude. Tout le monde se demandait un peu comment ça se passerait s'il y aurait du monde et puis voilà, peut-être que c'était un test de détermination et si c'est le cas et bien je pense que nous l'avons réussi au la main. Il y avait 800000 manifestants en tout en France aujourd'hui. C'est beaucoup, c'est beaucoup vu les circonstances et je m'en je m'en réjouis vraiment. Et je ne sais pas ce qu'a fait la préfecture de police
de Paris sur ce coupl. Est-ce que c'était de l'impréparation ? Est-ce que c'était du manque de respect ? Dans les deux cas, à leur niveau de responsabilité, c'est un problème. Mais du coup, est-ce que vous diriez que je je me je précise que le ministère de l'intérieur parle lui de 410000 manifestants à l'échelle nationale, vous dites 800000. Ce sont les chiffres des organisateurs. Je me dois de rappeler ces autres ces autres chiffres. Mais j'ai envie de dire, j'ai envie de dire si on en est ce soir à se concentrer sur les divergences qui concernent les chiffres de la mobilisation, c'est que c'est plutôt très bon signe puisqu'il y a il y a en l'occurrence une semaine, on en était pas du tout là à la même heure, on est bien d'accord. Exactement. Mais avec tout le respect
que je dois à demi-crisé, c'est pas l'expert police justice qui devrait être en plateau ce soir ou en tout cas pas tout seul. Moi, j'aimerais que vous ayez un un expert pouvoir d'achat, un expert colère sociale et qui vienne sur le plateau parler des revendications des manifestants parce que je vous écoute depuis tout à l'heure et je constate qu'on est sur les images de Marseille sur ce qui se passe en fin de cortège à Paris et je l'entends, c'est du direct. Il y a beaucoup de téléspectateurs aussi qui ont envie de savoir, qui suivent avec attention ces dossiers. Mais enfin, on finit plus par ne parler que de ça. Pendant 12h, on a parlé du changement de parcours et maintenant euh on parle des fins de cortège mais pas des revendications des lycéens et pas que
des lycéens et des étudiants. Puisque vous avez vu que il y avait une vraie convergence des luttes. Tout le monde dans le cortège est solidaire, je le dis, des revendications des lycéens et des étudiants sur la fin de parcours sup, sur les moyens ren enseignement, sur le nombre de tables et de chaises suffisant dans les salles de cours, ça paraît nécessaire sur la rémunération des professeurs. Mais maintenant dans les cortèges, on parle énormément aussi de pouvoir d'achat. de climat, d'emploi, de racisme aussi, vu ce qui s'est passé hier à Trappe. Voilà, c'est on imagine en fait une autre société ensemble. Il y a beaucoup de détermination, beaucoup de chaleur, de convivialité, beaucoup d'angoisse aussi, mais pas de l'angoisse qui terrifie et qui et qui tétanise, de
l'angoisse qui qui met en mouvement et qu'on arrive à dépasser ensemble pour construire quelque chose de plus grand en vue de la présidentielle. Vous savez aujourd'hui, on a vu des militants de plein de partis qui peuvent être à ce stade concurrent pour la présidentielle mais qui marchaient ensemble et et sans aller s'aguer sans se tirer dans les pattes. C'était vraiment beau et je voulais le dire aussi parce que c'est ça aussi les manifestations. Mais alors justement si on essaie de se projeter, vous diriez ce soir que le ministre de l'intérieur a fait le job et que les erreurs du passé sont oubliées ? Non. Non, je vais vous le dire franchement. Vous savez, on a été convoqué à Matignon euh pour une réunion de 3h. D'ailleurs, on convoque tous les chefs de parti, les présidents de groupe
parlementaire et c'est Macron qui annonce cette réunion dans une allocution aux français. Donc je voilà, c'est une réunion qui me paraît importante. Quand on arrive, monsieur le Cornu déjà nous dit que c'est une réunion technique. Ah bon ? Bah si c'est une réunion de technique, pourquoi le président l'annonce à tous les Français à 20h et pourquoi il convoque des politiques ? Bon c'était un peu bizarre. Et après on a eu un PowerPoint qui nous expliquait la doctrine française du maintien de l'ordre comme si on ne la connaissait pas ou alors qu'on l'avait pas bien comprise. On l'a très bien comprise. C'est juste qu'on est pas d'accord. Euh tout à fait. Et on nous explique que par exemple dans la doctrine française du maintain de l'ordre, on évite que les parcours
passent par exemple sur des pont euh ou passe à proximité de voie ferrée. Et bien écoutez euh moi cet après-midi, j'étais sur le trajet demandé par la préfecture de police de Paris. J'ai défilé pendant 2 heures sur une voie de trame qui est passé sur un pont sur plombant la scène puis à proximité de rail, c'est-à-dire à peu près tout ce qui était interdit dans la doctrine ou déconseillé dans la doctrine du maintien d'ordre français. Donc déjà, je m'interroge et puis voilà ce ce changement de cortège, enfin il y a quand même beaucoup de gens qui ont pas pu rejoindre les cortèges parce qu'ils ont pas eu le contreordre. Ils se sont couchés, il fallait aller à Bastille et moi quand je suis partie de chez moi à uneumon ce matin pour aller manifester à Paris, je partie de chez moi à 10h30, je
ne savais toujours pas s'il fallait que j'aille à Bastie ou à Port d'Italie. Ça a quand même empêché beaucoup de gens de s'organiser. Moi, j'avais des copains qui habitent de l'autre côté du périf, c'est-à-dire en banlieu, attention, gros mot pour certains, ça a été extrêmement difficile pour eux d'accéder à ce cortège. Je pense notamment à notre numéro 2 du parti qui habite à Ivri sur scène et qui se faisait contrôler, qui la ville était complètement euh voilà mise sous cloche. On sentait que c'était très protégé et c'était très difficile d'accéder au cortège. C'est quand même un sujet aussi. Bien sûr, je vais faire réagir mais vous savez quoi Marine Tulé ? Je vais faire réagir l'expert [raclement de gorge] Dominique Risé. Euh c'est vrai que ces divergences au niveau du trajet, du
cortège parisien jusqu'à plaisir, c'est toujours un plaisir, je le sais. Euh jusqu'à hier soir, on s'est on s'est demandé si ça n'allait pas créer le le trouble, ces divergences, ces ces allers-retours sur le trajet du cortège parisien. C'était mal engagé hier soir et finalement au bout d'un moment, ça a été acté, décidé, le cortège a été finalisé. Absolument. On s'était mal engagé mais bon les organisateurs ont tenu leur manifestation et ont fait savoir aux manifestants que le lieu de rendez-vous ça n'était pas la place de la nation, c'était la la porte d'Italie. Et donc le message est passé même si quelques personnes jusqu'au dernier moment se sont trompées et comme le disait Laurent tout à l'heure que certains ont
confonduent la place d'Italie et la porte d'Italie. Encore une fois, c'est vrai que [raclement de gorge] la préfecture de police a vraiment traîné pour donner l'information au dernier moment. Peut-être que le drame de trappe hier, il a été pour quelque chose qu'on a eu peur parce que parce qu'il y a des tensions et des choses qui se passent qui sont inquiétantes en marge en marge de des manifestations et des événements et peut-être que Trap en fait partie et et donc ensuite les organisateurs ont été intelligents parce qu'ils ont tenu leur troupe et troupes au bon sens du terme en leur disant "C'est ici que nous allons et pas ailleurs." Justement sur Trap, vous y faites référence de Mcisé. [raclement de gorge] J'aimerais entendre Marine Tondelier et après promis, je vous fais tourner la
parole en plateau, mais j'aimerais entendre Marine Tondelier sur ce qui s'est passé à Trape cet attentat terroriste raciste et qui a fait un mort et cinq blessés. Cinq blessés dont un état grave dont une fillette de 12 ans. Vous pour le coup, Marine Tondelier, il y a eu tout un tas de réactions politiques. Certains ont choisi de condamner simplement. Vous vous avez choisi de condamner mais aussi de désigner les responsables selon vous. Alors, je commence par remercier Domini Crisé de voilà de préciser quand même que les organisateurs ont été responsables et responsable pour deux parce que on aurait pu refuser ce parcours alternatif, faire une polémique autour de ça. On s'est battu, le
tribunal a tranché non pas qu'on avait perdu mais qu'il était finalement trop tard pour changer de parcours. On l'a accepté alors qu'on éétait pas d'accord et je pense que c'est important de le préciser aussi. Les organisateurs ont tout fait pour concernant Trap. J'ai j'ai entendu aussi monsieur Risé là-dessus dire peut-être que Trap a justifié le changement. Moi, j'ai pas bien compris en quoi c'était plus sécurisé sur ce parcours qu'à Bastille. Et puis s'il y a un problème de casseur qui se mobilise par ailleurs, ils sont très mobiles. Donc quand ils changent de parcours, tous les manifestants sont pas au courant mais en général les casseurs sont bien renseignés. Donc ça, j'ai pas trop compris non plus. Concernant et je vous remercie de m'interroger là-dessus.
Euh je pense que c'est extrêmement important de revenir sur les faits. Premièrement, parce que j'entends des politiques euh dès euh euh qu'ils ont une manière d'instrumentaliser politiquement euh euh des crimes, des attentats, des délits sont les premiers sur vos plateaux à venir à le faire et parfois à le faire à Tor et à travers. Moi, je me rappelle très bien de Bruno Retaillot il y a une semaine qui nous expliquait que la personne qui à Aubagne était venue tirer, voilà sur un proviseur et du personnel d'enseignement, c'était à cause de l'éfit. Bon, quand il s'est avéré que c'était quelqu'un qui était plutôt passionné de Turine de Masse et qui était dans les milieux masculinistes, on les a plus beaucoup entendu. Je me rappelle aussi de l'attentat d'Asy où
euh on disait "Ah, c'est un Syrien, donc il est musulman. Euh donc voilà, comme d'habitude, quand on se rend compte qu'en fait il est chrétien, on entend plus euh ces personnes-là. Là, il se trouve que c'est un, vous l'avez dit et je vous remercie de de donner les termes, c'est un attentat euh raciste euh [grognement] et euh vraiment une personne qui a tenté de tuer des personnes racisées, dit-elle, en représaille euh des casseurs. Et si elle fait ça en représaille des casseurs et des pillages du 17 octobre, c'est parce que certains politiques d'extrême droite et de droite sont venus sur vos plateau sans beaucoup de contradiction expliquer que l'épillage et les cassage étaient par exemple monsieur Zémour a utilisé ces termes le fruit de personnes africaines et cetera et et ça ça laisse
des traces et je sais que monsieur d'ailleurs é prévu à 21h sur votre antenne que vous l'avez décommandé et je vous en remercie c'est le jeu du duplexe. que je puisse vous interrompre, cette information, elle n'a pas du tout été confirmée par nos services, par notre service police justice. Mais moi, ce que je voudrais savoir, c'est pourquoi vous avez pointé du doigt directement ces partis. Vous avez dit clairement, il y a des responsables politiques qui ont tenu des propos à droite et à l'extrême droite qui ne peuvent pas se dédouiner de leur responsabilité. À qui faites-vous référence exactement et de quoi parlez-vous précisément ? de la droite et de l'extrême droite qui euh développe un discours raciste de plus en plus décomplexé d'ailleurs et de
plus en plus banalisé du coup et euh on peut dire c'est que des mots mais en fait ce sont des mots qui précèdent des actes et des actes qui tuent, qui blessent et qui font peur à beaucoup de monde qui se dit "Mais attendez, l'extrême droite est en passe peut-être de gagner, menace de gagner mais n'ont pas encore gagné que déjà certains de leurs soutien ou certaines personnes qui sont fascinées par ce qu'ils racontent se permettre de passer à l'action. Et donc moi, je connais énormément de Français, des Français, on a encore beaucoup discuté de ça dans le cortège, qui se disent "Mais qu'est-ce que ça va être si Marine Le Pen gagne ? Est-ce que je m'inquiéterai chaque matin quand mes enfants quitteront la maison pour aller à l'école ? Combien de contrôles ils
auront dans la rue ? Est-ce que ils seront en danger ? Qu'est-ce quels seront les mots qu'ils recevront, les les interpellations qui se vront dans la rue ? C'est ça le climat. et on l'a un peu ressenti entre les deux tours des élections législatives au moment de la dissolution en 2024 mois, j'avais plein de personnes qui me remontaient être l'objet d'attaque raciste. Et c'est pour ça que quand je vous disais que tout à l'heure dans le cortège, on était unisi. Peut-être qu'on soutient pas tous les mêmes candidats à la présidentielle évidemment, mais on était ensemble et c'était chaleureux. C'était on se serrait les coudes et ça ça va être très important parce que vous savez que moi je fais une double campagne aussitôt des responsables Marine Tondelier est-ce que
vous en désignant aussi vite aussitôt des responsables, vous ne participez pas à ce climat de violence à ce climat de défiance qui est en train de se détériorer chaque jour un peu plus ? Donc vous vous estimez que c'est moi qui suis violente dans cette affaire ? Très bien. Écoutez madame Darfeuille, je ne le pense pas. Je pense que vous ne devriez pas dire ça. Il y a des personnes qui demande si vous n'avez pas votre part de responsabilité. Je vous demande si vous n'avez pas votre part de responsabilité parce que le le maire de Trap lui-même a parlé d'une responsabilité collective. Bah oui, mais écoutez moi là sursoir sur votre antenne, je ne dis rien d'autre que ce qu'il a dit sur le plateau d'ailleurs et par ailleurs, je vous
pouvez comparer mes deux premiers tweets sur cette affaire. Au moment de l'annonce, moi tout ce que je dis c'est penser pour les victimes, penser pour les habitants de trappe parce que je connais bien le maire et je sais à quel point il cette vie lui tient à cœur, lui le prend au trip et qui donne tout pour ses habitants. J'étais extrêmement ému. Je fais pas de déclaration attive. Par contre, très rapidement, on sort le communiqué, voilà qui qui qui explique ce qui est en train de se passer, le le communiqué de l'antiterrorisme et qui retient le chef d'incupation, enfin qui qui voilà qui parle clairement euh de d'intention raciste. Et donc là, ben à un moment euh madame Darfeuille, il faut nommer les choses et ce serait une faute politique que de faire semblant que
cette personne est une personne parmi d'autres, que elle a tué des personnes au hasard. C'était pas au hasard. Elle a visé précisément des personnes racisées pour leur couleur de peau, pour leur religion. Et ce serait une faute politique que de ne pas le dire parce que si on continue de faire comme si c'était normal, comme si c'était euh voilà un crime parmi d'autres, parmi les 1000 homicipes par an, alors on ne nomme pas les choses, on ne les combat pas et alors on ne fait pas baisser les yeux à l'extrême droite qui nous donne des leçons à longueur d'année sur vos antennes même où on doit s'excuser tout le temps de tout n'importe quoi, de choses dans lesquelles il a rien à voir. Cette personne avait mindcomf à son domicile. Cette personne a reconnu avoir
visé explicitement expressément des personnes racisées. Cette personne reconnaît avoir voulu venger des des actes du 17 octobre et si elle cible des personnes racisées par c'est parce que certains dans vos antennes ont dit que c'était des personnes racisées qui les avaient commis. Donc à un moment ça fait énormément et oui je le dis je le redis je le redis ce sont des crimes racistes et les personnes qui tiennent ces propos ventaines ont une responsabilité dans ce climat laquelle vous êtes vousmême en train de vous exprimer Marine Tondelier cette antenne sur laquelle vous êtes en train de vous exprimer puisque nous donnons la parole à tout le monde et je suis très contente de vous avoir ce soir avec moi. Hotman Nastr vous pouvez rester connect tout le monde vous le savez
et vous pouvez rester connecté avec nous.
Marine Tondelier