Municipales 2026 : Le grand test avant 2027
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et on entame la seconde partie de cette émission lors de notre débat politique. Je vais vous présenter dans quelques instants nos 4 invités mais d'abord seconde partie de cette émission et on est toujours dans nos 5 villes à Paris avec Thibaut Hénoc à Marseille, avec Alexandre Poussard à Lyon avec Stéphanie Depierre, à Toulouse avec Stéphane Duguay puis à Bordeaux avec Guilmette Allard et puis on sera également avec la presse régionale du côté de Nîmes dans quelques instants avec Vincent Coste du Midi Libre et puis du côté de Poitiers avec Luc Bourriane de La Nouvelle République et vous le voyez les municipales qui font bien évidemment ce matin la une de tous vos journaux régionaux et nos quatre invités politiques je vous les présente. Bonjour Alain Joyandais, merci beaucoup d'être avec nous sénateur LR de la Haute-Saône, bonjour Chloé Merci également d'être avec nous députée européenne partie socialiste vous étiez candidate à Nîmes qui a donc basculé à gauche on va en parler Mathieu Vallée bonjour merci également d'être avec nous députée européenne porte-parole du rassemblement national vous étiez vous candidat à Lille et puis lors d'Arcos merci également d'être la sénatrice de l'Essonne vous représentez le camp présidentiel vous êtes membre d'Horizon merci beaucoup d'être là on a entendu les réactions de vos chefs de partis respectifs.
On a un peu l'impression que tout le monde a gagné. Bruno Retailleau il dit les Républicains, première force politique locale. Vous voyez plutôt le verre à moitié plein Alain Joyandet Écoutez, il faut être lucide.
Si on regarde les grandes villes, on ne peut pas dire que nous avons gagné. Sur le terrain, beaucoup de maires sortants ont de sensibilité des deux droites, LR, Horizons. Le premier renseignement que je tire, c'est que partout sur le terrain, où il y a une alliance entre LR, Horizons, le modem, c'est-à-dire tout le bloc central un peu élargi, ça gagne.
Partout où on n'a pas fait ça, ça perd. Et si on tire les enseignements, les enseignements que nous tirons, c'est pour la prochaine élection. Donc la prochaine élection, c'est l'élection présidentielle.
Donc si on ne rassemble pas, et pour moi, c'est vraiment évident dans ce que je lis au municipal, si on ne rassemble pas dès le premier tour, dès le premier tour, la totalité de ces forces pour les élections présidentielles, c'est-à-dire qu'il ne nous faut qu'un seul candidat, et je dis bien LR, Horizon, Modem, tous les partis qui sont actuellement au gouvernement plus LR, je je pense que nous n'avons absolument aucune chance de figurer au deuxième tour de l'élection présidentielle. Pour moi, c'est évident, c'est tellement évident que ça vient d'être confirmé par ces élections municipales. Alors, rassemblés, mais comment ?
L'Ordarcoz Vous représentez Horizon. Édouard Philippe l'a emporté hier dans sa ville du Havre. Il y a d'autres victoires.
Christophe Béchut l'a emporté à Angers, Arnaud Robinet l'a emporté à Reims. Est-ce qu'Édouard Philippe, pour vous, il est le candidat naturel de votre camp ou est-ce qu'il faut discuter avec les Républicains parce que Bruno retaillait aussi les candidats ? Je bois du petit lait en écoutant Alain.
Évidemment, déjà, on était quand même tous très contents de la victoire d'Edouard Philippe. C'était le seul candidat au Président. un présidentiable, en fait, qui était en jeu au municipal cette fois-ci.
Je ne vais pas vous dire le contraire. Je pense qu'en effet, c'est le plus rassembleur. On le Je vois.
Bruno Retailleau, dans sa dernière saillie pour Nice, des jugeants quand même Dominique Estrosi-Sassonne, va devoir, j'imagine, clarifier contre Christian Estrosi et horizon. Et contre Christian Estrosi, horizon, on peut dire ce qu'on veut, est-ce que c'était un mandat de trop, etc. A montrer en tout cas qu'en effet, il aurait à clarifier sa position vis-à-vis d'autres qui sont en effet pour ces alliances.
Moi, je vais vous prendre l'exemple en Essonne où on a vraiment une très belle soirée hier. Ça fait un an qu'on prépare avec des réunions de renaissance au LR pour avoir des candidats communs partout on a repris les bastions de gauche incroyables comme corbeille et sonne riz orangis avec une gamine de 27 ans 35 ans de bastion de gauche parce qu'on était rassemblée donc je suis entièrement d'accord avec alain il va va falloir discuter. Mais il faut, à mon avis, qu'on aille assez vite et pas attendre le début de l'année prochaine.
Assez vite c'est quoi ? Avant l'été ? Moi j'aimerais bien qu'en effet, en tout cas, pour la rentrée, que tout soit clair et qu'on soit en ordre de bataille.
Chloé Riedel, on va évidemment revenir sur les alliances à la FIPS, on sera à Toulouse. Mais quel enseignement vous retenez de ces municipales pour votre partie ? Très bon.
Je pense que la gauche, que nos représentants au Parti Socialiste, a démontré sa force en gardant des villes comme Paris, Marseille, Montpellier Nantes, Lille mais aussi en allant chercher des conquêtes à la droite je pense à Amiens, je pense à Saint-Etienne je pense à Pau, je pense à Bar-le-Duc je pense à Monde-Marsan et on en perdant. C'est l'union de la gauche derrière les socialistes, qui a montré d'efficacité hier soir. Socialiste depuis 80 ans ?
Comparé aux conquêtes que nous avons, la force d'une union de la gauche menée par les socialistes et voilà une gauche qui ne passe pas son temps à excommunier dans tous les sens mais qui rassemble autour d'un projet ambitieux joyeux à Nîmes c'est ce qu'on a fait derrière un candidat communiste, j'étais candidate vous l'avez dit nous avons ravi cette ville après quatre mandats de droite et face à l'extrême droite et donc nous avons montré que le barrage c'était cette gauche derrière les socialistes. Mathieu Vallée un mot rapidement parce qu'on va revenir sur les enseignements mais vous voyez quoi le vert à moitié plein, le vert à moitié vide vous avez remporté des villes moyennes mais il y a un plafond de vert à Toulon, à Marseille, à Vous êtes comme dans la doxa de tous les journalistes hier soir, qui était quand même désagréable vis-à-vis de mon parti. On a remporté Monton, on a remporté Nice, on a 70 villes qui ont été gagnées.
Pardon, on ne va pas s'excuser. On va d'abord remercier nos électrices et nos électeurs et celles et ceux qui nous ont fait confiance mais on va pas s'excuser face à louis sarkozy à menton que alexandre amasson a gagné mais aussi christophe bartès à carcassonne mais aussi dans le pas de calais six nouvelles villes billy montigny liévin avec des jeunes élus qui ont entre 20 et 25 ans vous avez aussi Nice qui a été remporté par Eric Ciotti donc on a des victoires 70 villes on passe de 1500 conseils municipaux à 3000 regardez mon regard parce que c'est ici au Sénat peut on va peut-être faire des élus supplémentaires vous nous attendez peut-être pas au rendez-vous mais on espère avoir pour vous c'est acheté vous aurez un groupe en septembre avec les résultats de ces villes on espère convaincre les collectivités locales et évidemment toutes celles et tous ceux qui veulent un groupe au Sénat que l'on sont représentés parce que c'est important maintenant oui Marseille avec Franck Alizeau qui a fait une superbe campagne une campagne de terrain une campagne d'idées une campagne face seule face contre tous mais aussi lors la vellette à Toulon et on reviendra aussi sur les LR et les enseignements j j'imagine, sur votre plateau tout à l'heure. Mais on a la victoire heureuse, on a aussi des raisons d'espérer et de porter une espérance pour le pays.
Et après, il y a des villes où on est passé pas très loin de la victoire, à Doué avec Thierry Tesson, mais par exemple ici, à Lens avec Bruno au clavé, donc il y a des villes où ça se joue à quelques centaines de voies. Donc ce n'est pas pour aujourd'hui, mais ça sera sûrement pour demain. Allez, on va aller à Paris où on retrouve Thibaut Henoch à l'hôtel de ville de Paris.
Paris où le candidat socialiste emmanuel grégoire écrase rachida dati thibault remporter la capitale une victoire très nette, 50 ,5 % des voix pour Emmanuel Grégoire qui a gagné 118 000 voix entre les deux tours grâce à une participation en hausse et des reports de voix. La candidate et les filles Sophia Hachikirou ayant perdu trois points entre les deux tours en port de voix aussi partiel des électeurs du candidat du centre Pierre-Yves Bournazel, Paris gagné donc pour Emmanuel Grégoire qui a tenu la ligne d'une gauche unie sans LFI, Paris perdu en revanche pour Rachida Dati avec 40 ,5 % des voix la candidate LR a bénéficié de scores favorables dans l'ouest parisien mais elle ne sera pas parvenue à combler l 'écart creusé dès le premier tour par Emmanuel Grégoire, pire le nouveau mode de scrutin qu 'elle pensait tailler pour elle c'est en partie retourner contre elle certains électeurs de droite ayant découplé leur vote entre la mairie d'arrondissement et la mairie centrale signe d 'une forme de rejet personnel ni l'alliance avec le centre de Pierre-Yves Bournazel ni le désistement de Sarah Knafo n 'auront suffi sur les 177 000 suffrages qu 'elle pouvait espérer dans ce report de voix entre les deux tours. Rachida Dattine n'en a rassemblé que 138 000. candidate LR a reconnu les larmes aux yeux ne pas avoir réussi à convaincre.
Emmanuel Grégoire lui a fêté sa victoire ici place de l'hôtel de ville hier soir avec Anne Hidalgo, une image de réconciliation entre la mère sortante et son successeur. Merci beaucoup, merci Thibault Alain Joliendais, je me tourne vers vous, l'écart est énorme entre Emmanuel Grégoire et Rachida Dati, c'est quoi ? C'est la défaite des LR ou c'est une défaite personnelle de votre candidat ?
Ce n'était pas la bonne ? Ce n'est pas surprenant, on a fait à Paris une fois de plus tout ce qu'il fallait faire pour perdre. On a exclu Rachida Dati, après on l'a remis en place, on a fait deux listes, ma chère collègue, on est partis en premier tour en ordre dispersé, avec M.
Bournazel d'un côté et Mme Dati de l'autre, après il y a eu des négociations qui n'en finissaient pas, M. Bournazel a a dit « je fais la fusion, mais je ne suis plus candidat ». Pendant ce temps-là, Mme Dati a passé des heures et des heures à faire la liste du deuxième tour pendant que la gauche était unie avant.
C'est ce que je disais tout à l'heure. Comment c'est possible qu'à Paris, tout le monde regarde Paris. Et nous, la droite la plus bête du monde, on part en ordre dispersé au premier tour.
Comment se rassembler au deuxième tour ? Franchement, on a fait tout ça. Tout à l'heure, chacun donnait ses trophées.
Nous, on a pris Besançon, on a gardé Belfort, on a gardé Vesoul, la ville dont j'ai été le maire pendant 17 ans. On a fait 66 % au premier tour avec 5 listes. Bon, qu'est-ce qu'on a fait ?
On s'est rassemblés, on a travaillé ensemble et il faudrait surtout que les leaders nationaux nous laissent faire à un moment donné. Parce qu'aussi bien votre leader à vous que notre leader à nous, pourquoi ils n'ont pas causé avant ? Pourquoi est-ce qu'on n'a pas eu avant les municipales des accords de premier tour ?
C'est une faute lourde. Et donc ce n'est pas madame Dati qui est en cause. Je ne sais pas si c'était la meilleure candidate ou pas, je ne porte pas de jugement de valeur.
Mais en termes de stratégie politique, on n'a qu'à faire comme ça pour les prochaines élections présidentielles. Et nous, on n'ira pas coller les affiches. C'est sûr.
Est-ce que la personnalité de Rachida Dati a empêché l'union dès le premier tour lors d'Arcos ? Oui. Pour connaître très bien les deux personnes en question.
Alors, je ne dis pas que toutes les fautes soient de son côté. Moi, je regrettais en effet que Pierre-Yves n'ait pas cherché aussi...
Pierre-Yves Bournazel qui est membre d'Horizon. Pierre-Yves Bournazel à faire l'union. Mais de l'avis de son propre camp, elle n'est pas fédératrice.
Il y avait eu des humiliations répétées. Ça s'était très mal passé il y a six ans quand il était son porte-parole. Donc c'est vrai que c'était très très compliqué.
Et donc je que Mme Dati n'est pas bonne, à ce moment-là on est mal barrés. Donc il faut qu'on essaie de rassembler et c'est pas en tirant des scud qu'on va y arriver. Donc il faut vraiment qu'on se mette ensemble.
Je réponds à la question et je dis bien qu'il y avait des fautes des deux côtés, on n'est pas arrivés rassemblés dès le début. La faute stratégique est beaucoup plus lourde de ne pas avoir fait l'union au premier tour que le choix de la candidate ah bah non ça ah non parce que sur des villes comme paris la personnalité compte énormément elle a été mise de la culture mais c'est pas l'essentiel soit disant comme comme tremplin elle n'a rien fait pendant deux ans à la culture je veux dire à un moment donné il faut aussi et elle est franchement à chaque fois même dans son propre camp les gens se pinçaient pour pouvoir être derrière elle même hier quand j'entends ça moi je bois pas du petit et 1 ah non mais il connaissait monsieur grégoire on est en train d'amuser le plateau là parce que on n'est pas prêt de s'associer allez on va aller dans une autre ville très très vite mais tu vas aller très vite non mais c'est surtout que le casting à star academy qui a-t-elle été bon ou pas bon c'est des parisiennes et les parisiens aujourd'hui qui sont perdants le scandale du périscolaire pardon le scandale du périscolaire de monsieur grégoire avec ses suspicions d'agressions sexuelles d'animateurs et d'encadrants qui sur les enfants n'ont aucun compte à rendre c'est incroyable qui puisse être réélu sur plus d'insécurité plus de pollution plus de saleté plus de commerce qui ferme plus de camps de migrants non mais c'est ça le bilan non mais c'est incroyable la droite n'aurait jamais On a dû perdre à Paris surtout qu'il y avait un front unique face à l'extrême gauche à Paris la capitale de la France oui mais on a été responsable nous on s'occupe pas de nos carrières personnelles on s'occupe de l'intérêt des parisiens allez on va aller dans une autre ville où la droite était divisée c'est la ville de Nîmes Nîmes qui était la plus grosse ville dirigée jusque-là par les Républicains Vincent Coste merci beaucoup d'être avec nous journaliste au Midi Libre Nîmes qui a donc basculer du côté des communistes. La droite a été divisée effectivement, a fait l'union tardivement lors de l'entre -deux-tours et finalement est arrivée troisième hier soir comme lors du premier tour.
Lors du premier tour, c'était le candidat du rassemblement national Julien Sanchez et le candidat d'une liste d'union de la gauche Vincent Bouget qui était au coude à coude, comme le montre votre infographie d'hier soir. La La liste d'union de la gauche, hors LFI, l'a emporté de 2 000 voix environ. Ils étaient à égalité au premier tour.
Vincent Bouget a gagné 8 000 voix entre le premier et le deuxième Tour, Julien Sanchez n'en a gagné que 2 000 alors que la liste d'union de la droite composée lors de cette semaine d'entre-deux tours a perdu quelque chose comme 5 à 6 000 voix, donc c'est une vraie victoire pour la gauche. C'est un candidat communiste qui est élu à la tête d'une ville de plus de 100 000 habitants et on se souvient qu'en 1995 un candidat communiste, Alain Clary à la tête d'une liste d'union de la gauche également avec les socialistes et les écologistes, l'avait déjà emporté à Nîmes avant le long règnent de Jean-Paul Fournier et des Républicains. C'est une défaite pour la droite républicaine hier.
C'est également une défaite pour le Rassemblement national, dans un département où il est très fort. On rappellera que le département du Gard compte six députés, les six députés sont des élus Front National et c'est un échec pour un prom à Toulon dans une ville de plus de 150 000 ou de plus de 250 000 habitants. – Merci beaucoup, merci Vincent Coste, la une du Midi Libre dans son édition de Nîmes Bouger et la gauche Triomphe à Nîmes, c'est à la une de votre journal.
Chloé Parle-à-vous, puisque vous étiez candidate à Nîmes. C'est quoi cette bonne surprise ? Oui, c'est une magnifique victoire qu'on a obtenue autour de Vincent Bouget avec Nîmes en commun.
Et je veux revenir sur quelques enseignements. C'est une ville qui finissait quatre mandats de droite. C'était la dernière ville de plus de 100 000 habitants en France détenue par les Républicains, avec un risque très fort d'extrême droite.
Donc c'est une ville qui ressemble à beaucoup d en france et où la gauche unie parti socialiste communiste écologiste a pu malgré tout l'emporter et ça c'est grâce à une campagne bien particulière qui est une campagne qui a démarré très tôt, il y a un an, qui était une campagne citoyenne où nous avons fait à travers toute la ville des réunions publiques pour co-construire notre programme avec la société civile qui était aussi intégrée dans notre liste et où nous avons fait une campagne heureuse, joyeuse, je crois que ça compte, face à une droite qui donnait à voir une guerre des clans en face, où nous avons formulé des propositions très concrètes aussi pour les Nîmoises, pour les Nîmois et où on a réussi à mobiliser dans cet entre-deux-tours des gens qui s'étaient abstenus, notamment dans les quartiers populaires, dans la jeunesse. Et c'est tout ça qui fait la victoire de la gauche autour de Vincent Bouget hier. C'est quelque chose d'historique pour la ville de Nîmes.
Et maintenant, il n'y a plus qu'à. Oui, Mathieu Vallée, c'est clairement un échec pour le Rassemblement national. Ça faisait partie de vos cibles, Nîmes ?
D'abord, Junior Sanchez a été un candidat courageux. Il a fait aussi une belle campagne. Il en s'est un maire de Boker.
Dix ans de Boker et qu'est-ce qui se passe ? Nesson Chandon, son successeur, a été réélu brillamment. Comme quoi la gestion RN dans le Gard, ça fonctionne.
On déplaise à M. Kos, le journaliste de Midi Libre. Mais ce que je veux dire, c'est qu'on paye aussi la lâcheté DLR à ne pas vouloir faire un soutien et un barrage anti-gauche et extrême-gauche.
On a eu le cas à Marseille avec Franck Alizzo, Martine Vassal est aussi responsable du fait que la droite n'est pas de retour aux affaires. À Toulon, c'est la même chose. – Marseille, Mathieu Vallée, pardon Martine Vassal a fait 5%, il y a plus de 5 points d'écart entre Benoît Payan et Franck Alignot. – D'accord mais moi je dis simplement que quand on refait aussi un front uni lorsque le candidat RN est en tête, on a plus de chances de gagner à Nîmes, 150 000 habitants, mais Amaridelle le sait puisqu'elle est une élue désormais du conseil municipal pour le parti socialiste.
Face à la gauche et l'extrême-gauche, nous aurions pu gagner si les LR n'étaient pas restés maintenus au second tour et ça c'est une réalité factuelle. Donc on a quoi aujourd'hui ? Des champs antifascistes devant la mairie, des drapeaux palestiniens ?
Est-ce que l'insécurité qui gangrène la ville c'est ce qui va faire office de politique municipale ? On avait un candidat Julien Sanchez qui pouvait incarner cette union de rôles. D'ailleurs M.
Jandé nous donnera peut son avis mais il y a beaucoup de LR, de l'ex-équipe du maire sortant qui avait rejoint Julien Sanchez parce qu'il s'entendait que la dynamique et les idées que nous portions c'était celles. Et précisément c'est ce qui a déclenché un front républicain contre le rassemblement national à Nîmes où nous avons reçu le soutien de beaucoup de gens qui ne votaient pas à gauche, issus du centre et de la droite qui ont soutenu la liste portée par Vincent Bouget pour éviter précisément que notre ville ne tombe dans l'escarcelle du Rassemblement national. Ils ont préféré l'union, la solidarité, l'union, la solidarité à la division et la haine que vous...
Et Alain Joyandais, Nîmes, juste Nîmes, il y avait des divisions de la droite au premier tour alors que les LR dirigeaient la ville. Juste avant de vous entendre, on va écouter ce qu'ont dit l'ancien Premier ministre Michel Barnier, il était ce matin sur TF1. Je pense que nous n'avons aucune raison, ni aucun intérêt mais aussi des raisons morales ou politiques de servir de béquille à l'extrême droite.
Quitte à perdre. Je dis que nous n'avons aucune raison et nous devons gagner sur nos propres et dans un rassemblement, j'en dirai un mot si vous le souhaitez, avec les familles centristes et la famille des droites républicaines. Vous parliez de Nîmes, on peut parler d'autres cas où nous n'avions pas de raison de laisser c'est nos électeurs, assez nombreux, sans choix, sauf de voter pour l'extrême droite ou pour l'extrême gauche. – La réponse à ce que disait Mathieu Vallée, le RN, est-ce que les Républicains auraient dû s'allier au Rassemblement national pour empêcher la gauche de prendre une En tout cas, ce que l'on voit, c'est que là où la gauche est unie, nous sommes divisés, la gauche gagne.
Quand nous sommes nous-mêmes unis et la gauche divisée, nous gagnons. Donc déjà, c'est une évidence. Donc il faudra bien à un moment donné que les républicains, et là je parle pour ma famille politique, je vais donner une raison en partie à monsieur Vallet.
Il va bien falloir qu'à un moment donné on soit capable de faire quelque chose. On ne peut pas dire qu'on ne veut pas l'union des droites et pas être capable de faire l'union de la droite et du centre. C'est l'un ou c'est l'autre, il faut choisir.
Et si mon ami Michel Barnier a fait tout ce qu'il fallait pour maintenir un Il faut que M. Barnier, qui est mon ami, fasse tout ce qu'il peut pour qu'on rassemble la totalité de la droite et du centre. On ne peut pas rien faire.
Si on Si on continue comme ça à être vu ni sur l'union des droites ni avec l'union de la droite et du centre, je pense qu'on n'a pas de solution. Or, on voit dans ces résultats qu'il y a un vrai espace si on on additionne la droite, le centre, en gros les républicains un peu élargis. Quand je mets les républicains avec un petit r, j'inclus évidemment horizon.
Si on met tous ces gens-là ensemble, on voit clairement qu'il y a un espace politique entre le Rassemblement national et la gauche. Si on ne veut pas le faire, ça donne raison à ceux qui veulent faire l'union des droites. Notre famille politique est l traversée par les deux courants.
Monsieur Jandé, votre cœur de patriote ne saigne pas quand il voit Marseille rester aux mains de l'extrême-gauche et de la gauche face à une ville gangrénée par les narcomicides, par le stupéfiant face à un printemps marseillais qui en 2020 a fait un moratoire sur les camions de protection, n'a pas recruté plus d'agents de police municipales, voit la ville livrée aux narcotrafiquants avec des assassinats comme Soukaina dans les quartiers sud de Marseille, comme...
On va aller à Marseille, Mathieu Vallée. Comme ça, Comme ça, vous aurez le temps d'en parler. Un vassal à ce match-in pour des comptes d'apothicaires.
Vous êtes devenus des boutiquiers. Ce n'est pas possible. Vous avez entendu ce que je viens de dire.
Aujourd'hui, Marseille est aux mains de la gauche et de l'extrême-gauche qui est pour la dépédalisation du cannabis et qui ne va pas lutter contre la sécurité qui est la première préoccupation des marseillaises et marseille sur le vieux port à marseille alexandre poussard vous êtes à nouveau sur le vieux port et benoît payan qui garde donc la ville à gauche et oui oriane benoît payan qui l'emporte largement grâce à un front républicain formé contre le rassemblement national sa liste du printemps marseillais qui rassemble notamment Amants socialistes, écologistes et communistes à récolter à 54 ,3 % des voix. Devant la liste du RN est de Franck Alizio avec 40 ,3 % des suffrages. Et en troisième position, la liste de la droite et du centre de Martine Vassal a 5 ,3 % des voix.
L 'ERN n'a donc pas pu conquérir la deuxième ville de France mais il réalise un score historique dans la cité phocéenne plus de 40 % des voix. C 'est deux fois plus que son résultat aux dernières élections municipales de 2020. Le tête de liste Franck Alizio a mené une campagne orientée à droite mais non clivante et il a pu ainsi siphonner l'électorat historique de la droite marseillaise.
Alexandre l'autre enseignement c'est le score de Martine Vassal très faible score pour la droite marseillaise. Oui la liste de Martine Vassal pour la droite et le centre passe « in extremis » au-dessus du seuil des 5 % qui lui permet de conserver quelques sièges au conseil municipal à Marseille. Ce résultat c'est un coup dur pour la droite marseillaise qui, on le rappelle, a gouverné la cité fosséenne entre 1995 et 2020 avec Jean-Claude Godin.
Et d'ailleurs, hier soir, Martine Vassal en a tiré les premiers enseignements. Elle a annoncé qu'elle ne brigueraient pas de nouveau la présidence de la métropole ex-Marseille. Et ce résultat, il aura aussi des conséquences pour les élections sénatoriales de septembre prochain, puisqu'on le rappelle, ce sont les conseillers municipaux qui élisent les sénateurs.
Et avec un tel score à Marseille, les Républicains devraient perdre quelques sièges au Sénat et le Rassemblement national en gagné deux dans ce département des Bouches-du-Rhône. Merci beaucoup Alexandre, on regarde la Une de la Provence, je ne sais pas si vous l'avez encore en main la Une de la Provence, c'est paillant dans un fauteuil qui est donc à la tête du du journal marseillais. Un mot, Chloé Ridel, Benoît Payan qui n'est pas socialiste, c'est printemps marseillais mais quand même la deuxième ville de France qui reste à gauche avec aussi peut-être des leçons à tirer, on va en parler puisqu'on va aller à Toulouse dans quelques instants, des leçons à tirer sur la clarté de Benoît Payan qui dès les premières heures qui ont suivi le premier tour a dit pas d'alliance avec la France insoumise, il est allé déposer sa liste immédiatement.
Mais Écoutez, c'est la clarté de Benoît Payan, c'est aussi la force de son projet. Moi j'ai du mal à tirer des conclusions ce matin sur ça a marché, ça n'a pas marché avec la France insoumise parce que vous avez des cas différents comme à Lyon, à Grenoble, à Tours ou à Nantes où ça fonctionne et à Toulouse où ça ne fonctionne pas, à Limoges, etc. Ce qui est sûr, c'est que si à Limoges et Toulouse, il n'y avait pas eu la tentative de réunir les gauches, ça n'aurait pas fonctionné non plus, si vous voulez.
Donc, faisons attention avec les conclusions hâtives. Moi, j'observe que ce qui fonctionne à gauche, c'est des projets qui rassemblent, c'est C'est d'arrêter de se mettre sur la tronche en permanence. Et c'est de parler du fond, de faire avec la société civile, d'avoir des démarches citoyennes, ambitieuses, voyeuses.
Voilà, c'est ça qui marche. Et c'est ce que Benoît a fait à marseille et ça a fonctionné et c'était une élection à fort enjeu puisqu'il y avait l'extrême droite en face mais benoît comme emmanuel grégoire à paris nous offre de très Très, très belle victoire et je crois que ça augure de bon pour la suite. En tout cas, ça doit nous conduire à éviter des conclusions hâtives vis-à-vis de LFI, etc.
Il ne faut plus en parler. Moi, j'observe juste une chose, c'est que la France insoumise peut faire des bons premiers tours dans les villes de gauche, mais dans le reste du pays, notamment dans les villes où il y a un risque de droite et d'extrême droite, au second tour, ils s'effondrent. Et c'est nous, la gauche que nous représentons au Parti Socialiste, qui arrive à faire barrage et à même être en conquête.
Ça, c'est un enseignement fort, me semble-t-il, de ces élections municipales. Leçon aussi pour le Rassemblement national, c'est Marine Le Pen elle-même qui l'a dit hier soir. Déception à Marseille avec Franck Alizio, déception à Toulon aussi avec Laure Lavalette, autre porte-parole avec vous Mathieu Vallet.
Ça montre quoi du Rassemblement National ses échecs à Toulon et à Marseille ? Non mais moi Franck Alizeau est un ami et Laure Lavalette pareil, c'est des gens entiers, animés par leur ville qui sont marseillaises et toulonnais et donc on espérait évidemment gagner ces deux villes qui sont de grandes villes, effectivement la deuxième ville de France et la première ville du Var maintenant c'est que partie remise on n'est pas des grincheux et on n'est pas des rageux et on n'est pas encore moins des envieux donc on continuera à travailler le terrain ce sont des députés qui agissent pour leur territoire Franck contre l'insécurité à Marseille Lors aussi pour redresser la ville notamment à Toulon qui est une partie de sa circonscription donc je dis simplement que soyez patients et encore sept ans ou six ans n'a pas encore la durée exacte en fonction de présentiel mais nous continuera des fonds des chances que ça c'est un temps on va continuer à défendre nos idées et encore une fois bas on ne lâchera rien et on était à quelques centaines de voix où il il est de voie de la victoire, et donc c'est très encourageant par rapport à 2020, même s'il y avait le contexte du Covid et celui politique que vous connaissiez à l'époque. Donc on y croit encore, et on a des sujets à défendre, et je suis désolé dans ces villes-là de le dire, mais ce ne sont plus les LR qui incarnent la sécurité, l'autorité, la souveraineté, ce sont nos candidats.
Les électrices et les électeurs se sont exprimés en tout cas en ce sens, en les plaçant en première opposition de ces villes qui ont basculé soit à la gauche électrême-gauche, soit à la droite pour un massif qui a été réélu à Toulon hier soir. Coup dur quand même pour le camp présidentiel lors d'Arcos à Marseille, on voit le score de Martine Vassal un tout petit peu plus de 5%. À Nice, on l'a dit, Christian Estrosi, Horizon, qui perd sa ville face à Éric Ciotti. est-ce que là aussi on voit une stratégie d'Éric Ciotti qui a fonctionné celle d'un début de l'Union des droites ?
Oui, alors c'est pareil Nice est un cas à part parce que c'est quand même un combat j'allais dire fratricide de personnes qui ont travaillé ensemble. Ce qui me frappe, c'est que, bien évidemment, on est là aussi pour parler politique nationale, mais je le vois pour Édouard Philippe. Vous ne l'avez pas entendu pendant toute la durée de la campagne, même nous on lui foutait la paix sur les boucles WhatsApp, tous les candidats horizon se sont focalisés sur des campagnes de proximité.
Et ce qui m'a frappé dans les installations de conseils municipaux que j'ai pu faire ce week de ceux qui avaient gagné au premier tour, où il y avait en fait une gauche, même dans l'opposition, quand elle prenait la parole disant qu'on était le seul barrage antifasciste et ça gagnera une la prochaine fois, de l'extrême-droite qui nous disait qu'on est le seul barrage islamo-gauchisme. Et en fait, j'ai l'impression, et ce n'est pas une polémique quand je lance ça, c'est que les gens, même dans des grandes villes, des habitants ont besoin juste d avoir des politiques de proximité sur leur quotidien c'est en effet la sécurité qui est en un c'est la propreté c'est même un truc idiot mais l'estange giratoire des villes savoir combien il y aura de de collèges et d'écoles et de crèches et en fait je trouve qu'on a extrêmement politisé cette campagne municipale alors qu'au fond il fallait faire du terrain du porte-à porte et que ce soit les municipalités sortantes ou des challengers en fait ceux qui ont gagné sont ceux aussi qui se sont retrouvés à parler de politique de proximité et je pense qu'en fait c'est normal c'est normal c c'est le jeu de la presse des médias mais au fond je pense que c'était ça aussi on peut en tirer plein de conclusions mais je pense que c'était important et d'avoir sur interprété et sur politisé certains à un combat en fait ça les a fait perdre les uns et les autres en fait est-ce que quand même alain joyandais ce qui se passe notamment dans le sud-est on parle de nice on parle de la scène sur mer de menton de marseille est-ce qu'on voit là un électorat lr qui est grignoté par le rassemblement national ça dépend des ça dépend des zones je voudrais revenir sur ce que disait lors une élection municipale c'est un peu comme je la compare un peu à une élection présidentielle c'est-à-dire que vous avez trois éléments qui font l'élection le contexte local quand c'est l'élection présidentielle c'est le contexte français vous avez la personnalité évidemment de celui qui tire la liste mais vous avez aussi ce qu'on appelle la configuration de l'élection qu'est-ce que ça veut dire configurer une élection ça veut dire c'est comment vous y allez au premier tour parce que même si vous avez un super candidat et même s'il parle des crottes de chiens et des giratoires s'il a en face de lui deux listes du même camp que lui il a quand même assez peu de chances de faire 55 % au premier tour donc la configuration de l'élection c'est quelque chose c'est quelque chose de capital et effectivement l'ambiance générale il faut le reconnaître dans le sud, dans le sud-ouest il y a une ambiance générale qui est plutôt plus favorable au Rassemblement National qu'en région qu'à Paris Intramuros. Bon voilà et puis comme l'Ouest de la France historiquement a toujours a toujours été un peu plus favorable à la gauche que l'Est, qui était traditionnellement une terre industrielle plus favorable à la droite, au travail, etc.
Mais je pense que la configuration de l'élection doit nous faire réfléchir pour la présidentielle, la configuration de l'élection est capitale. Le RN nous appelle, on lui dit non, on lui dit non. – C'est pas qu'on vous appelle, c'est que quand vous êtes derrière, il faut vous rassembler sur celui qui est le plus à même de Si vous nous appelez à désister, à enlever nos candidats...
À préférer des gauchistes ou des patriotes. On dit non. Et si on dit non au RN, il faut qu'on dise oui aux autres et qu'on s'associe avec les autres. l'extrême gauche c'est la gauche, c'est Gaza, c'est la sécurité c'est des champs antifachistes aujourd'hui qui n'ont plus lieu d'être Allez on va voir ce qu'il se passe à gauche justement parce que c'est aussi l'un des enseignements qu'on attendait de la soirée d'hier est-ce que les alliances entre la France Insoumise et le Parti Socialiste ont marché ?
On va aller à Toulouse, justement, qui était l'un des symboles de ces alliances. Stéphane Duguay, on vous retrouve à Toulouse. Quelle leçon on peut tirer de ce scrutin ?
C'était un test, Toulouse, pour cette Cette alliance entre la France Insoumise et le Parti Socialiste en vue notamment de la présidentielle. La première leçon, Rianne, c'est que Toulouse se réveille avec le même maire qu'hier. Jean-Luc Moudin qui entame un troisième mandat.
Je vous rappelle sa victoire avec 50 53 ,87 % des voix et surtout un record de voix pour celui qui est donc maire depuis 2014 ici. Plus de 90 000 voix hier. Face à lui, l'Union de la Gauche LFIPS a échoué à faire basculer la mairie même si mathématiquement l'ajout des voies du premier tour de la liste insoumise et de la liste socialiste aurait dû faire basculer l'élection mais la politique ce n'est pas des mathématiques, voilà Toulouse en est un exemple de plus il y a eu un surplus de participation hier ici à Toulouse et puis Jean-Luc Moudin qui avait fait de la lutte contre le mélanchonisme qu'il juge dangereux, un enjeu de cette campagne pour lui ça dépassait le clivage gauche droite classique et ça les Toulousains l'ont compris dit-il hier François Picmal lui a répondu qu'il était le candidat de la droite radicale hier et selon lui un nouvel espoir est né à Toulouse, un nouvel espoir en tout cas peut-être pas celui des performances des alliances LFI PS puisque cette fusion à Toulouse a aussi beaucoup clivé à gauche avec des défections d'élus socialistes, communistes qui n'ont pas voulu figurer sur cette liste d'union alors ce que signifie ce résultat c'est aussi que des électeurs de gauche ont pu préférer voter pour Jean Jean-Luc Moudinque, le candidat d'hiver droite.
Des leçons qui doivent être prises, qui sont en train d'être prises et qui vont mettre un peu plus de tension au PS. Je vous rappelle qu'ici, la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, était opposée à cette alliance avec l'FI. Elle a le plaidé pour la clarté.
Olivier Faure lui a dit que s'il était à Toulouse, il voterait François Picmal. Mais ce matin, Olivier Faure déclare que Jean-Luc Mélenchon est un boulet pour la gauche à qui il attribue notamment la défaite à Toulouse. Toulouse qui n'est donc toujours pas une ville de gauche.
Bientôt la troisième ville de France, Toulouse, et qui reste pour les sept prochaines années à droite avec la victoire de Jean-Luc Moudinck. Merci beaucoup. Merci Stéphane.
Puisqu'on parle de la gauche, on a appris, on apprend à l'instant, le décès de celui qui était l'artisan des gauches plurielles. C'est Lionel Jospin, ancien Premier ministre, qui est décédé à l'âge de 88 ans. On vient de l'apprendre, on va faire évidemment une réaction avec vous, Chloé Ridel, qui représentait le Parti Socialiste sur ce plateau.
Comment vous réagissez ? C'est une grande émotion parce que c'était un grand homme de gauche. Moi, c'est le grand homme de gauche de mon enfance.
Je suis née en en 1991 et j'ai des tendres souvenirs, même de l'époque où il était Premier ministre. C'est quelqu'un qui a mené de grandes réformes de gauche pour ce pays. Je pense notamment au 35 Heures, qui a à incarner les gauches plurielles.
Je me souviens aussi, en 2002, les premiers souvenirs pour moi de l'élection présidentielle où Lionel Jospin avait réagi avec une dignité très rare et qu'on ne croise plus beaucoup dans l'époque qui est la nôtre au résultat de l'élection présidentielle. Je crois que sa défaite, à se qualifier au second tour, avait aussi déclenché beaucoup d'envie, d'engagement pour toute une génération de militants de gauche dans sa suite donc c'est un grand homme, un grand socialiste qui nous quitte aujourd'hui et qui continuera de nous guider pendant longtemps et au nom de tout le Parti socialiste, je veux saluer ici sa mémoire et le remercier pour tout ce qu'il a donné à notre parti et à la France, aux Français. Alain Joyandet, qu'est-ce qu'il représentait pour vous l'ancien Premier ministre Au moment où l'homme disparaît, on ne peut que s'incliner et présenter ses condoléances à sa famille, à ses amis politiques, partager la tristesse, la peine.
Parce que c'est un moment de rupture pour les proches et pour les proches aussi bien familiaux que les proches politiques. Mais sur son action politique, sur la façon dont le parti socialiste à cette époque a servi la a abîmé la France beaucoup, mais ce n'est pas le moment. Le moment, ne pas de faire son bilan politique, c'est de rendre hommage à l'homme engagé, très engagé, qui venait de très loin qui venait d'une gauche d'une gauche très radicale n'est ce pas le bilan politique les historiens politiques le tireront plus tard mais c'est vrai qu'à titre personnel moi je n'ai pas des souvenirs tendres de la gauche plurielle lorsqu'elle est arrivée au pouvoir et je pense qu'il y a eu un certain nombre de décisions qui ont été prises, dont on paye encore aujourd'hui les conséquences pour notre pays. je ne veux pas faire de langue de bois, mais je m'incline respectueusement et je présente mes condoléances à notre collègue.
Je comprends sa peine. – Dordarcoz ? – Oui, moi aussi, je suis très touché en plus j'avais eu le loisir de le voir beaucoup plus ces dernières années puisque son épouse sylva gandziski et avait été élue à l'académie française auprès de mon mari donc je les voyais régulièrement je le revoyais donc voilà je pense à elle aujourd'hui moi j'ai un souvenir et que j'ai partagé avec Alain c'est qu'on est fait en 2002 alors moi je suis beaucoup plus âgée que vous on était au QG de campagne de Jacques Chirac je peux vous dire que c c'était pas la fête chez nous.
Et j'aurais toute ma vie le souvenir de ce cri d'effroi que tous les militants autour de lui, au QG, ont poussé quand il a dit qu'il se retirait très très dignement, en effet, de la vie politique. Ça reste pour moi un des moments forts de bascule, en fait, quand on apprend que Jean-Marie Le Pen est au deuxième tour. Lui-même, d'ailleurs, est à mon avis le premier étonné.
Et c Et c'est pas du coup la fête non plus chez nous. J'ai un souvenir de Seguin, en train de bouffer des chips devant la télé de manière assez automatique. On est tous autant bouleversés de ce renversement politique et de la dignité qu'il a eue ce soir-là.
Avec Jacques Thérac qui avait refusé le débat d'entre deux tours pour le Rassemblement national, qui était le Front National à l'époque, Mathieu Vallée, j'imagine qu'il y a ce souvenir de 2002, Lionel Jospin arrivait 3ème derrière Jean-Marie Le Pen qui se qualifiait pour la première fois au second tour d'une présidentielle. Quand un homme décède, d'abord on salue sa mémoire, on présente ses condoléances et le temps n'est pas la polémique, c'est le respect qu'on doit à nos morts, ce qui n'a pas prévalué pour le décès de Jean-Marie Le Pen de la part d'une certaine extrême gauche. Et donc oui, moi étant née en 86, passée Mme Riedel pour le Parti Socialiste, comme quoi il y a certains âges peut-être qui rapprochent, mais simplement dire que moi j'avais été quand même admiratif de voir qu'en politique quand on a un échec, on puisse partir face au sentiment d'insécurité qui a coûté beaucoup à monsieur Jospin face finalement à ces 5 ans de socialisme qui ont amené à ce qu'il ne soit pas au second tour, je me souviens de ce discours assez fort où il disait « Je quitte la vie politique.
Je pense qu'aujourd'hui, peu de ressources apolitiques auraient le courage de prendre cette décision quand ils ont subi l'échec des urnes. » Et ça, moi, c'est quelque chose qui me s'intéresse à vous. C C'était la fameuse phrase, l'État ne peut pas tout face au désarroi des salariés, de la désindustrialisation et de la crise économique qui frappait déjà notre pays.
Donc moi je salue la mémoire d'un homme qui a été Premier ministre et qui aujourd'hui je lui souhaite de reposer évidemment en paix. Lionel Jospin, on le disait, c'est l'artisan des gauches plurielles. Alors avec ses succès, la gauche plurielle, avec aussi ses échecs en 2002, cette multiplication de candidats de gauche qui a conduit la gauche à être absente du second tour.
Oui, mais Lionel Jospin avait su unir par son charisme, par son autorité par sa générosité les gauches plurielles dans le cadre de son gouvernement et puis après à l'issue de 5 ans de gouvernement, vous avez toujours des gens qui veulent partir de leur côté parce qu'il y a des éléments de bilan qui sont là. Mais il faut retenir que Lionel Jospin a su, pendant 5 ans, présider un grand gouvernement de gauche qui a apporté beaucoup de réformes progressistes toujours en vigueur dans notre pays, notamment les 35 heures, mais aussi la parité. C'est-à-dire femmes-hommes, voilà, c'est les emplois jeunes.
Et je crois que ça doit nous guider le quinquennat. Et je crois que ça doit nous guider dans la façon dont la gauche pourra revenir au pouvoir dans ce pays, c'est-à-dire s'unir autour de grands marqueurs que nous promettons aux Français. Est-ce qu'elle peut encore revenir sur la scène gauche plurielle ?
Bien sûr qu'elle peut encore revenir. Les propos de M. Bompard d'Alefi elle peut encore revenir si on rassemble à gauche ceux qui veulent bien se rassembler et si on met de côté les irréconciliats A l'époque par exemple Jean-Luc Mélenchon il était à côté de Lionel Jospin ce matin vous avez Olivier Faure qui dit que Jean-Luc Mélenchon c'est un boulet pour la gauche ça peut revenir jean-luc mélenchon est un boulet pour la gauche oui quand vous le mettez au second tour face à n'importe quel candidat il perd même face à monsieur zemmour donc oui c'est Mais comment on peut dire ça ?
Pardon, mais...
Et c'est ce que je dis. Il faut mettre de côté les irréconciliables et M. Mélenchon fait partie de cela.
Comment est-ce qu'on peut dire ça ? Là, on touche quand même au sommet de l l'hypocrisie parce que comment on peut dire Mélenchon est un boulet pour la gauche et puis comment on peut dire en même temps c'est monsieur fort entre les deux tours moi je trouve ça normal qu'au niveau local ils se mettent d'accord entre eux parce qu'on M. Mélenchon était-il candidat à Toulouse ?
Si on veut totalement écoerrer les Français de la politique, alors continuons comme ça. Non, monsieur, je crois que les Français comprennent qu'aux élections...
Déjà qu'à la France monde n'est pas M. Mélenchon et qu'aux élections municipales, ça n'est pas M. Mélenchon qui se présente à Nantes quand il y a un accord PS-LFI ou à Toulouse.
Et je suis désolée, il fallait faire ces alliances-là parce que peut-être que ça n'a pas fonctionné à Toulouse, ça a marché à Nantes mais la vérité c'est que si nous ne l'avions pas fait il n'y avait non plus aucune chance de victoire et quand on peut l'emporter à gauche face à la droite, il faut le faire parce que la gauche au niveau municipal c'est d des transports publics moins chers ou gratuits, des cantines moins chères ou gratuites, des logements modérés. Et en fait, c'est la vie quotidienne des gens. Peut-être qu'on devrait réfléchir à faire des accords techniques avec le Rassemblement national.
On pourrait faire des accords Alors imaginez dans l'opinion, imaginez médiatiquement si nous on disait qu'on allait faire des accords techniques avec le Rassemblement national. – Monsieur il y a 150 villes de France où LR est avec le Rassemblement national, donc les leçons sur le sur un rapprochement de la sacérisation par rapport à la morale bref je crois que le débat n'est pas digne là par rapport Mathieu Vallée un mot alors moi ce que je reconnais à Mme Riedel comme à M. Monsieur Jouvet, c'est qu'on peut faire des débats sains et sereins, ce qui n'est pas tout le cas avec la France insoumise.
J'ai une vraie question, je sais que vous êtes une républicaine convaincue et vous vous associez avec des gens qui disent « la police tue » ou que toute l'institution policière est raciste et violente, est-ce que c'est finalement l'ADN de votre parti d'insulter celles et ceux qui nous protègent ou d'associer pour des postes électoraux pour gagner des sièges au conseil municipal ou à la députation avec des gens sulfureux qui mènent une politique anti-flics et qui font de nos policiers et de nos gendarmes, des véritables boucs émissaires et mettent une cible dans leur dos ? Je ne vais pas réagir à ces outrances. Je vais simplement rappeler que nous n'avons aucune leçon de maintien à recevoir de vous et que je suis très Je suis très heureuse que Joana Roland ait pu être réélu maire de Nantes, y compris grâce aux accords.
Donc ça ne vous gêne pas de vous associer avec des gens qui disent la police tue ? On va revenir à l'information de cette matinée, on l'a appris il y a quelques minutes. On est en direct, on l'a appris il y a quelques minutes, la mort de Lionel Jospin, l'ancien Premier ministre, et sa famille qui l'a annoncé à l'agence France Presse.
L'ancien Premier ministre décédé à l'âge de 88 ans. On va revenir sur son portrait, son parcours. C'est signé Fabien Récard.
J'assume pleinement la responsabilité de cet échec et j'en tire les conclusions en me retirant de la vie politique après la fin de l'élection présidentielle. 21 avril 2002, une date historique et un séisme à gauche. Éliminé au premier tour de l'élection présidentielle, Lionel Jospin annonce qu'il quitte la scène politique.
La politique qui pourtant le berce depuis l'enfance, Amedon dans une famille protestante militant à la je me souviens d'une perquisition de la gestapo dans notre appartement j'ai le souvenir que de l'importance du silence qu'il fallait savoir se taire parce que si on ne se taisait pas on pouvait faire courir des risques immenses à des personnes. Je suis sûr qu'après coup, y compris dans la vie politique, j'en ai gardé une une certaine horreur, des bavardages. Passé par le trotskisme, Lionel Jospin adhère au Parti socialiste en 1971.
Proche de François Mitterrand, il lui succède à la tête du PS quand la gauche prend le pouvoir en 1981. Dans les années 80, il gère l'écurie socialiste et ses différents courants, apparaissant parfois comme un premier secrétaire isolé. Mais Lionel Jospin nourrit déjà d'autres Je ne peux pas me confondre avec mon parti ou avec un appareil.
L'homme, avec sa carrure, son existence, sa couleur propre, doit exister je pense qu'il apparaîtra de plus en plus aux prises avec laurent fabus lors du congrès de rennes en 1990 il s'impose comme le leader de son camp et porte les couleurs de la gauche à à la présidentielle de 1995. Deux ans plus tard, Jacques Chirac dissout l'Assemblée nationale, la gauche gagne les législatives, c'est la cohabitation, Lionel Jospin débarque à Matignon. À la tête d'un gouvernement de gauche plurielle, ils mènent plusieurs chantiers, emplois jeunes, pax, couverture maladie universelle et réduction du temps de travail.
Nous avons pour perspective que la durée légale soit à 35 heures pour tous avant la fin de l'actuelle législature. En 2002, Lionel Jospin est de nouveau candidat à la présidentielle mais rate sa campagne, un traumatisme. Le 21 avril 2002 a été pour moi une épreuve cruelle.
Désormais en retrait de la politique, il continue néanmoins de peser à gauche, soutenant Ségolène Royal en 2007. Un quinquennat plus tard, François Hollande lui commande un rapport sur la modernisation de la vie publique. Lionel Jospin appelle à mettre fin au cumul des mandats.
Nous devons renoncer à cette exception française. En 2014, il entre au Conseil constitutionnel, un sage demeuré fidèle à sa famille politique, comme ce jour-là en compagnie de parlementaires socialistes. Je suis dans un temps où je n n'ai aucune raison d'avoir des déplaisirs.
Premier ministre de la plus longue cohabitation sous la Vème République, l'homme du 21 avril 2002 était une figure tutélaire à gauche. Le Parti socialiste qui perd l'une de ses figures, on imagine évidemment que le Parti socialiste organisera un hommage à Lionel Jospin ? Absolument, nous organiserons un hommage.
La C'est le temps de l'émotion parce que, encore une fois, c'était une figure totélaire pour notre parti et même ces dernières années, il n'a pas cessé de militer alors qu'il était frappé par la maladie. Il soutenait nos candidats. Il a soutenu Emmanuel Grégoire à Paris.
Il avait soutenu la liste sur laquelle j'étais candidate aux élections européennes en 2024. Il continuait de se mobiliser pour les idées auxquelles il croyait. Il était resté militant malgré son retrait de la vie politique et sa mémoire vivra et nous continuerons de la faire vivre.
Et puisqu'on parle aussi beaucoup des territoires dans cette émission élue de Sainte-Gabelle, également en Rue-de-Garonne. Lionel Jospin, exactement, Lionel Jospin, associé évidemment à Sainte-Gabelle. Merci beaucoup, Pierre Riedel, merci Lord Arcos, Mathieu Vallée, Alain Joyandais d'avoir été avec nous.
Merci à tous de nous avoir suivis. On reviendra évidemment sur le décès de l'ancien Premier ministre Lionel Jospin, décédé à l'âge de 88 ans dans nos éditions spéciales à 12h30 et à 18h. Merci à tous de nous avoir suivis.
Très bonne journée sur nos antennes.
Alain Joyandet