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interviewyoutube.com· 21 février 2026

Hommage à Quentin Deranque à Lyon: l'interview en intégralité de Thomas Portes, député LFI

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir, bienvenue dans le 20h BFM. Il est 20h30. Notre invité ce soir est Thomas Porte, député de la France Insommise de Seine-Saint-Denis.

Merci d'être avec nous sur ce plateau. On va revenir évidemment sur ce rassemblement en hommage à Quentin de Ranque aujourd'hui à Lyon qui globalement s'est passé selon les règles de la préfecture. Plus de 3000 personnes attendues.

Mais la dernière information de la soirée, c'est donc ces signalements à la justice de la préfète de Lyon pour des gestes nazis et des propos racistes. Il a notamment été entendu abaler bougnoul, sale race. Et puis il y a eu ces gestes.

Donc au moins un que l'on voit sur cette image. Regardez. Et puis évidemment, les premiers à réagir après le signalement à la justice de la préfète, c'était quelques minutes après.

C'est la France Insoumise et notamment Manuel Bompard qui a condamné ces gestes et surtout condamné le fait que ce rassemblement se soit tenu. Pour vous, d'une certaine manière, c'est du pain béni ? Non, ce n'est pas du pain béni parce que je le dis avec beaucoup de gravité.

La manifestation, si on peut appeler ça une manifestation qui s'est tenue cet après-midi, nous ne nous sommes pas surpris par les slogans et les propos qui ont été tenus. Je veux le dire ici, les gens qui étaient présents en première ligne de la manifestation cet après-midi, c'était Yvan Benedetti qui a fondé l'œuvre française au mouvement pétainiste, Alexandre Gabriac, fondateur des Jeunesses Nationalistes, un mouvement néo-nazi, Marc de Cacré-Valmenier, condamné il y a quelques jours à 18 mois de prison, dont neuf fermes pour avoir tabassé des militants de SOS Racisme et qui est le gardien de la maison de Vincent Bolloré. Il y avait tout le gratin de l'extrême droite identitaire, réactionnaire, royaliste, néo-nazi qui a pu défiler dans les rues de Lyon.

Donc je le dis, c'est extrêmement dangereux au moment où on commémore les 82 ans de l'assassinat, de l'exécution de Missaq Manouchian, une manif néo-nazi s'est déroulée en France. Vous pouvez condamner les idées que portent ces gens qui se sont rassemblés aujourd'hui, mais ils étaient dans leur droit en l'occurrence. Mais si vous considérez que des gens qui viennent dans la rue sont des dirigeants qui ont organisé des mobilisations avec des saluts nazis, qui sont à la tête de mouvements pétainistes, dont certains qui ont parlé cet après-midi étaient encore il y a quelques mois à des conférences pour célébrer un nazi SS Léon de Grêle.

C'est de ça dont il s'agit dans ce pays. Et moi je tire la sonnette d'alarme ce soir, on a entendu beaucoup de choses depuis plusieurs semaines, on a renvoyé dos à dos les fascistes et les antifascistes. L'extrême droite, elle tue dans ce pays.

Et elle ne tue pas simplement par parcimonie. Depuis les années 60, c'est 59 morts. C'est 12 depuis 2022.

Mais je le dis parce que ce qui s'est passé cet après-midi est extrêmement gravissime. Qu'est-ce que vous dites ce soir à la préfète de Lyon qui a décidé aussitôt de signaler ses faits à la justice ? C'est normal qu'elle les signale à la justice, mais je crois que celui qui aussi porte une lourde responsabilité, c'est le ministre de l'Intérieur.

Le maire de Lyon, Grégory Doucet, avait appelé à interdire cette mobilisation. Quand vous regardez les groupuscules qui avaient appelé à la manifestation, qui peut être véritablement surpris par les propos qui ont été tenus ? C'était, je le redis ici, l'ensemble des mouvements identitaires, racialistes, néo-nazis français, et y compris européens, puisqu'on a vu des gens qui venaient d'Italie, d'Allemagne cet après-midi, qui s'organisent, qui étaient présents pour envoyer un message, qui voulaient faire une démonstration de rue, et au final on a des salus nazis.

Mais pourquoi je dis que pour vous, d'une certaine manière, c'est du pain béni ? Parce qu'avant même que le rassemblement ait lieu, ce qui reste d'ailleurs un rassemblement en hommage à Quentin de Ranque, avant même que le rassemblement ait lieu, vous, vous écriviez sur les réseaux sociaux, des ratonnades se préparent à Lyon, sur les boucles des groupuscules nazis, les appels à la violence circulent, des nazis s'apprêtent à battre le parvé. Pardon, mais des ratonnades, il n'y en a pas eu.

Qu'est-ce qui vous permet d'affirmer ce genre de choses ? Et surtout, quel est l'intérêt de le faire, avant même que le rassemblement se tienne ? Est-ce que vous, du coup, à votre échelle, vous ne jetez pas de l'huile sur le feu en tant que député, en écrivant cela ?

Je crois que c'est du pain béni pour personne, dans ce pays, quand on a ce type de mobilisation cet après-midi, avec ce type de salut nazi, avec ce genre de propos. C'est du pain béni. Mais ils ont été, encore une fois, ils ont été condamnés par la justice.

Vous ne pouvez pas dire qu'il y a une impunité par rapport à ça. On n'a juste pas interdit un rassemblement, parce qu'il n'y avait pas de troubles potentiellement annoncés à l'ordre public. D'ailleurs, la manifestation s'est a priori déroulée.

Tout ce qui est pénalement répréhensible est réprimé pénalement. Vous ne pouvez pas dire que la République a abdiqué. En tout cas, vous ne pouvez pas dire ça.

Elle a autorisé une mobilisation dont on savait que les principaux organisateurs, les gens qui appelaient à la manifestation, les gens qui allaient être présents cet après-midi, étaient des militants d'extrême droite néo-nazis. Et je le dis parce que c'est déjà arrivé il y a quelques mois à Paris. Il y a tous les ans une manifestation à l'appel de ce qu'on appelle le collectif du 9 mai, qui est autorisé, où le gratin de l'extrême droite européenne vient à Paris.

Nous demandons l'interdiction, nous demandons l'annulation, parce qu'avoir une manif dans les rues du pays avec des gens qui sont de l'idéologie nazie, c'est un trouble à l'ordre public. Et manifestement, ça n'avait pas été interdit. Et quelques jours après, on avait vu déjà à l'époque des vidéos, on avait des gens dans des halls d'appartement qui faisaient des salues nazies.

Donc nous avions alerté à l'avance. Moi, ça fait peut-être 15 ans que je travaille sur la question de l'extrême droite, notamment sur la question de Lyon, où c'est un point cristallisant pour l'extrême droite. On a des groupuscules qui s'installent, qui s'organisent sur un périmètre, il y a quelques années, de 4000 habitants, dans la même rue à Lyon, il y avait 7 locaux de groupuscules identitaires aînés aux Asies.

Le baston social, le GUD, génération identitaire, des salons de tatouage nazie, c'est un point de cristallisation. Et on a eu un laissé-faire pendant des années. Et je dis, et je termine sur le mot...

Mais si parmi ces gens, alors je reconnais que lors de ce rassommement aujourd'hui, la plupart des manifestants, des participants au rassommement, étaient des militants d'extrême droite. Mais si, il n'y avait pas que ça. On a vu, et nos équipes nous l'ont raconté, qu'il y avait aussi des familles qui étaient là.

Qu'est-ce que vous dites à ces gens qui voulaient simplement rendre hommage à Quentin Doron ? Que ce rassemblement n'aurait pas dû se tenir ? Ce rassemblement n'aurait pas dû se tenir parce qu'il n'avait pas pour objectif de rendre mémoire ou de rendre hommage à Quentin.

Il avait pour objectif de faire une démonstration de rue. C'était annoncé comme ça dans les groupuscules d'extrême droite, dans les boucles de télégramme, dans les échanges sur Signal et WhatsApp. Ces gens se préparaient pour dire, nous allons reprendre le terrain.

Nous allons montrer que nous sommes en nombre et que c'est nous qui allons décider de l'avenir du pays. Et j'en profite pour remercier les militantes et les militants antifascistes qui sont traînés dans la boue depuis des semaines et des mois. Ces gens-là sont sur le terrain depuis des années, combattent à l'extrême droite.

Et si nous avons eu besoin à Lyon d'avoir une très grande mobilisation antifasciste, c'est parce que les pouvoirs publics n'avaient pas pris leur responsabilité, maintenaient des locaux hier. Il y avait des militants, visiblement de l'ultra-gauche, aujourd'hui aussi, en marge du rassemblement, qui ont voulu occuper le terrain. Ils ont eu raison ?

Ils ont eu raison d'être là. Et je le redis, ils ont eu raison d'être là, parce qu'entre 2010 et 2025, à Lyon, c'est 130 cas de violence d'extrême droite. Soit des actions racistes, soit des passages à tabac.

Comme apporte, après la semaine qui vient de se dérouler, les mois nationales, la dimension politique qu'a pris le meurtre de Quentin de Ranque, ils ont eu raison de venir, aujourd'hui, provoquer leurs adversaires pendant ce rassemblement. L'heure est encore à la provocation ? Ce n'est pas une provocation quand vous êtes militant antifasciste et que vous manifestez face à l'extrême droite.

Et ce qui s'est passé, le lynchage de Quentin au sol, n'a rien à voir avec l'antifascisme. N'a rien à voir avec la mobilisation contre l'extrême droite. Et nous avons condamné de manière très claire ce lynchage.

On ne va pas courir après un homme qui est au sol, lui mettre des coups de pied, le tabasser pour le tuer. Ça n'a rien à voir avec l'antifascisme. Celles et ceux qui sont des antifascistes convaincus qui se mobilisent depuis des années, ne commettent pas ce type d'actes, mais par contre font des contre-manifestations pour ne pas laisser le terrain à l'extrême droite.

Et oui, c'est une organisation qu'il faut développer et amplifier, parce que je le redis à celles et ceux qui nous écoutent, en 2026, nous avons des gens qui ont défilé cet après-midi se sentant autorisés à faire des saluts nazis. D'ailleurs, y compris un confrère du Figaro a livré son regard sur la manifestation. Vos confrères à vous étaient présents et on dit qu'il y avait des gens qui avaient des croix gammées sur le visage.

Précisément, nous sommes avec l'une des co-organisatrices de ce rassemblement. Aliette Espieux qui vous écoute à distance et qui fulmine, me fait-on savoir. Bonsoir, Madame Espieux.

Avant de réagir à ce que disait Thomas Porte sur ce plateau, je voudrais vous entendre sur ces signalements à la justice de la préfète de Lyon, ces gestes nazis, ces chants racistes, abalés bougnoules, sales rases qui ont été entendues. Là, c'est quand même la préfète qui décide de saisir la justice. Que répondez-vous à cela ce soir ?

Alors, il y a deux choses. Évidemment, je condamne ces faits. Je l'ai dit tout à l'heure à vos collègues de BFM il y a à peine une demi-heure.

Donc voilà, je les condamne, il n'y a pas de sujet. Par rapport au salut nazi, moi, la vidéo qui m'a été transmise de la part notamment de certains de vos collègues de BFM, c'est la vidéo de Pierre Clotu. C'est sur cette vidéo.

On voit un clapping, ce n'est absolument pas des salut nazis. Je tiens quand même à rapporter que toute information fausse au sujet de l'organisation sera poursuivie juridiquement. D'accord ?

Donc il y aura une plainte qui sera déposée par rapport à cela parce que c'est totalement faux de sortir que dans cette vidéo, on voit des personnes, alors qu'elles sont en train de faire un clapping, qui sont en train de faire des salut nazis. Ça, c'est un point extrêmement important. Excusez-moi à faire une vidéo.

Nos équipes qui étaient sur place sont assez formelles sur les gestes nazis en l'occurrence. Même si, encore une fois, et je tiens à la préciser, ça ne résume absolument pas la manière dont s'est passé ce rassemblement. Bien sûr, qu'il y ait des personnes qui aient eu notamment des paroles obscènes, ça, j'ai vu la vidéo.

Et voilà, effectivement, c'est tout à fait condamnable. Ce n'était absolument pas l'objet de cet hommage. Et heureusement, 99,9 et plus pour cent des marcheurs qui étaient présents n'étaient absolument pas dans cet esprit.

Cet hommage s'est bien déroulé. Vos collègues étaient présents. Ils ont vu.

Enfin voilà, il y a eu un véritable hommage. Ce n'était absolument pas un défilé néo-nazi. Enfin, M.

Porte, il y a un minimum de dignité. La milice antifasciste, la jeune garde, vient de tuer un jeune homme. Et vous êtes là en train de vouloir interdire, de critiquer cet hommage alors qu'il y avait des proches de Quentin présents.

Vous êtes en train de désigner les proches de Quentin comme étant des nazis. Mais vous vous prenez pour qui ? Vous vous prenez pour qui ?

La jeune garde qui est alliée avec votre groupe politique a tué un jeune homme. Est-ce que vous réalisez une seconde ? Je suis désolée.

On va laisser simplement Thomas Porte vous répondre sans pour autant instaurer un dialogue à distance parce que ça va être très compliqué sur un tel sujet. Mais je vous laisse juste répondre en quelques mots, Thomas Porte, à Aliette Espieux. Moi, je n'ai pas attaqué les proches de Quentin.

Sur les mots que vous utilisez pour définir ceux qui se rassemblaient aujourd'hui. Je crois que celles et ceux qui m'ont écouté juste avant n'ont pas entendu attaquer les proches de Quentin. Je n'ai pas dit d'ailleurs un mot sur les proches de ce jeune homme.

Mais j'assume de dire que cette manifestation était sous l'emprise de groupes d'extrême droite. Et quand vous avez en première ligne de la manifestation Marc de Cacré-Valmonie, Yvan Benedetti, Alexandre Gabriac, que vous avez Raphaël Aïa, ces gens-là sont des militants identitaires d'extrême droite qui diffusent et adorent l'idéologie du Troisième Reich. Ce sont des militants néo-nazis.

Et ils étaient dans les rues de Lyon cet après-midi. Bon, comme je le dis, on ne va pas engager un débat à distance sur ce sujet. C'est beaucoup trop complexe.

Vous viendrez sur ce plateau à Liette. Est-ce que juste quand même un mot. Vous disiez à l'instant qu'il est effectivement dommage qu'il y ait eu ces signalements et ces gestes et ces chants entendus, observés.

Mais est-ce que ce qui n'est pas dommage, c'est que ça n'est pas inévitable ? Est-ce que ça n'aurait pas pu se produire autrement ? Écoutez, moi ce que je trouve dommage, c'est qu'il y ait des personnes, des fameux antifascistes défendues par M.

Porte, qui hurlaient que, heureusement, Quentin était mort, que vive la mort de Quentin à côté du cortège. C'était des militants qui, d'ailleurs, déployaient des banderoles Lyon-Antifa. Moi, ce que je trouve dommage, c'est qu'il y ait des personnes qui aient l'indécence et le manque d'humanité pour se permettre de déployer ce genre de choses.

Évidemment, je condamne encore une fois ce genre de gestes, les insultes que j'ai pu voir, notamment d'une personne qui dit « Voilà, c'est à vous, c'est à vous, c'est à vous, c'est à vous, c'est à vous, je ne sais pas quoi. » Évidemment que je condamne ça. Je n'ai jamais dit le contraire.

Je l'ai dit à l'FP, je l'ai dit à vos collègues tout à l'heure, je vais le retirer un nombre de fois, infini. Je condamne cela. Je trouve ça extrêmement dommage que cette personne ait fait cela.

Et le message est passé. Et le message est passé. Merci, Alia Tespule.

Le message est passé. Vous parliez tout à l'heure de l'impunité à Lyon et la manière dont les autorités ont laissé prospérer l'ultra-droite. Il y a quand même des locaux d'ultra-droite qui ont été fermés à Lyon.

Il y a eu huit groupiscules, il me semble, qui ont été dissous. Rien n'a pas été fait, en fait. Il y a quand même eu des décisions qui ont été prises.

On ne peut pas dire que les autorités laissent faire et laissent fonctionner l'ultra-droite et prospérer. C'est factuellement faux. Je vais vous donner un exemple d'une situation qui est aujourd'hui dans le pays qui s'appelle la taverne de Thor, qui est située en Meuse, où il y a des mobilisations depuis plusieurs semaines, y compris des gens.

C'est un petit village de 100 habitants où un hangar est allé par un propriétaire qui organise des combats, des réunions, des anniversaires à la gloire d'Adolf Hitler pour un groupe qu'on appelle les Hammerskin, qui est un groupe néo-nazi, terroriste, interdit dans certains pays. Nous avons interpellé à plusieurs reprises le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez. Aujourd'hui, le gouvernement d'Emmanuel Macron laisse ouvert cette taverne et si des locaux néo-nazis ont été fermés dans les rues de Lyon, oui, c'est par décision préfectorale, mais c'est parce qu'il y a une énorme mobilisation des syndicats, des associations et des militantes et des militants antifascistes.

Donc vous appelez les autorités à aller plus loin. Parlons un peu de vous quand même et de la France insoumise et des leçons que vous tirez de ce qui s'est passé la semaine dernière. Il faut quand même rappeler que Jean-Luc Mélenchon refuse toujours de se désolidariser de la jeune garde.

Il refuse aussi de se désolidariser de Raphaël Arnaud, député de la France insoumise, dont au moins l'un des collaborateurs est aujourd'hui dans le viseur de la justice. Il a été mis en examen pour complicité de meurtre. Complicité de meurtre.

Et ce soir, dans la tribune, il s'exprime demain, Jean-Luc Mélenchon, il y a tout un article réalisé sur lui, sur les propos qu'il a pu tenir. Il parle de bataille de rue qui aurait dégénéré pour qualifier ce qui s'est passé. Quelle leçon vous tirez de la semaine qu'on vient de vivre, Thomas Porte ?

D'abord, je crois qu'il faut faire très attention à ce que vous dites parce que là, vous êtes en train d'attaquer un député Raphaël Arnaud qui n'est pas concerné par l'enquête, qui n'est pas mis en examen, qui n'a jamais été cité dans les procédures actuellement en cours dans ce qui s'est passé à Lyon. Raphaël Arnaud est à ce jour innocent. C'est un député du groupe parlementaire de la France insoumise.

Et maintenant, ça suffit. Ça fait dix jours que la France insoumise, que Rima Hassan, qui tenait une conférence à Lyon, que Raphaël Arnaud, qui était le soir même où ça s'est passé, était avec moi dans l'hémicycle pour mener la bataille contre l'extérieur. Donc vous allez me redire qu'un député n'est pas responsable du comportement de ses collaborateurs.

C'est quoi le message ce soir ? Raphaël Arnaud a licencié ses collaborateurs. Laissez circuler, il n'y a rien à voir, on fait le doron et on serre les rangs, c'est ça ?

Mais on ne fait pas le doron. C'est une bataille de rue qui a dégénéré. Aujourd'hui, ce que je dis ce soir ici, à cette antenne, c'est que Raphaël Arnaud est innocent.

Raphaël Arnaud est député de la France insoumise et Raphaël Arnaud est bienvenu à l'Assemblée pour revenir travailler avec nous. Et ça suffit aujourd'hui d'attaquer Raphaël Arnaud. Il est où d'ailleurs, Raphaël Arnaud ?

On ne l'entend plus. On ne l'entend plus. Est-ce qu'il ne devrait pas prendre la parole aujourd'hui et dire un peu comment il voit les choses et comment tout cela est en train de se dérouler et l'ampleur que ça prend ?

Est-ce qu'il ne faudrait pas qu'il parle ? Raphaël Arnaud prendra la parole et s'exprimera quand il décidera de s'exprimer. Mais il se cache.

Non, il ne se cache pas. Il décidera de s'exprimer quand il s'exprime pas. Aujourd'hui, vous avez 15 jours de cabal sur cet homme-là qui est traîné dans la boue tous les jours.

On dit que c'est presque lui qui a été assassiné, la personne alliant Raphaël Arnaud. Je le redis, il était avec moi dans l'hémicycle. Donc maintenant, ça suffit.

La France insoumise a toujours connu les violences, y compris sur vos plateaux. On a ressorti les extraits de Jean-Luc Mélenchon. Est-ce qu'à minima, Jean-Luc Mélenchon, on a bien compris qu'il ne voudrait pas lâcher, si je puis dire, Raphaël Arnaud, mais est-ce qu'à minima, il ne devrait pas y avoir des mots sur les liens avec la jeune garde, une mise à distance officielle ?

Mais la jeune garde n'existe plus, elle a été dissoute. Il y avait même une procédure au Conseil d'État pour contester la dissolution. Aujourd'hui, cette organisation n'existe plus.

Et si celles et ceux qui ont commis cet acte absolument abominable sont démontes de la jeune garde...

Vous faites totalement abstraction de ce qu'ont révélé les premiers éléments de l'enquête. La jeune garde est dissoute, mais elle est visiblement encore active, puisque plusieurs membres de la jeune garde ont été dans le viseur de la justice, ont été placés en garde à vue. Vous ne pouvez pas me répondre.

Mais est-ce que cette action a été organisée par la jeune garde ? Est-ce qu'elle a été platifiée par cette organisation ? Cette organisation était dissoute.

Et vous essayez de faire le lien avec une organisation dissoute, avec un député qui avait participé à l'époque à sa création et qui n'a rien à voir dans ce qui s'est passé à Lyon. Et vous pourrez toujours compter sur la France insoumise, en tout cas sur moi, pour avoir une défense très claire de mon camarade et ami Raphaël Arnaud qui traînait dans la boue et c'est absolument insupportable. Ni la France insoumise, ni Rima Hassan, ni Raphaël Arnaud n'ont rien à voir.

Nous avons condamné la violence. Nous la condamnons. Nous disons que ce qui s'est passé était inacceptable.

Moi, j'essaie simplement de comprendre s'il y avait qu'un peu de recul. Une semaine après, vous aviez tiré des leçons de la manière dont les choses se sont déroulées et l'ampleur, la dimension politique que ça a pu prendre. Mais le message est toujours...

J'ai entendu. Merci beaucoup. Merci à vous.

Merci Thomas d'avoir été avec nous.

Hommage à Quentin Deranque à Lyon: l'interview en intégralité de Thomas Portes, député LFI — Thomas Portes · Pourquijevote