Police : quelle efficacité et pour quoi faire ? | #AMFIS2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 66 %Attaque 24 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quels sont les éléments clés du programme du NFP sur la police ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Comment améliorer l'efficacité de la police selon vous ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Pourquoi la police est-elle devenue si violente ?
- 15:00OuverteRéponse partielle
Comment gérer les syndicats de police majoritairement à droite ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Quels sont les défauts de la réforme Darmanin sur la police judiciaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Hugo (animateur)Promesse
« dans les 15 premiers jours interdire les lanceurs de balles de défense autrement appelé LBD 40 »
- 4:00Hugo (animateur)Promesse
« mettre en place un nouveau code de déontologie supprimer l'IGPN et l'IGGN »
- 5:30Claire DujardinFait
« la garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique cette force est donc instituée pour l'avantage de tous et non pour l'utilité particulière de ceux auquel elle est confiée »
- 13:00Jérôme DurinChiffre
« 23 % des policiers et 34 % des gendarmes ne font pas confiance aux citoyens pour se comporter correctement »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
à toutes et à tous j'espère que vous êtes à peu près correctement installé même pour ceux qui n'ont pas trouvé de chaises en tout cas je tiens à vous dire que ça fait son petit effet d'avoir une salle bien pleine notamment pour nos deux intervenantes et intervenants qui sont à mes côtés qui m'ont dit avoir la pression par votre faute sachez-le je racontais sous forme d'anec a que dans une autre pas une université d't mais un équivalent on m'avait invité pour un débat sur la sécurité un rassemblement de gens de gauche et il y avait 15 personnes dans le public et et SEP intervenants à la table donc c'était pas exactement du du même Akabi et je pense qu'on peut se satisfaire en tout cas de de traiter ces sujets régaliens et notamment ce lié à la police avec le plus grand et sérieux et vous en êtes la démonstration donc merci à vous toutes et à vous tous alors je vais présenter nos nos invités d'abord claire claire du jardin qui est à ma droite et qui est l'ancienne présidente du Syndicat des avocat de France parce que eux ils votent tout le temps ils arrêtent pas j'ai jamais vu un j'ai jamais vu un truc pareil c'est vous connaissez une président ou un président vous tournez la tête çaen a un autre c'est et c'est pas qu'il y a des pches hein c'est c'est leur truc et ça tourne comme ça c'est pareil pour les bâtonniers c'est insupportable euh voilà mais euh mais on a beaucoup travaillé avec le syndicat et avec Claire du coup en l'occurrence la sous sa sa mandature la mandature précédente on continuera sous l'actuel et et et on l'avait déjà fait précédemment et et il faut dire qu'à chaque fois on a beaucoup de choses à se dire avec le Syndicat des advocats de France parce que le gouvernement fait beaucoup de réformes sur les libertés publiques le pénal et le répressif donc on a toujours plein plein plein plein de sujets mais pas que aussi puis qu'il y a aussi tout le volet civil et tout ce que font les les les avocats et ça peut être aussi les débats qu'on a eu sur et là on peut dire merci à la dissolution des fois on dira merci à la dissolution quand même notamment sur l'avocat en entreprise qui est un texte perdu dans dans les limbes maintenant et qu'on espère ne pas voir revenir de siôt voilà et donc claire je je lui remercie de de sa présence et et au syndicat des des avocats de France Jérôme Durin vous pouvez l'applaudir jérô Durin qui est sénateur socialiste et qui a été mon altego on va dire ça sur plusieurs sujets notamment un en particulier de qui qui était la la réforme de la police judiciaire de de gerérald harmanana alors on l'a appelé comme ça de manière impropre puisque c'était la réforme de la départementalisation de la police pour ceux qui me suivent depuis quelques années on en a même discuté aux amphis l'année dernière et et donc on a on a organiser une mission d'information à l'Assemblée nationale et il y avait une mission d'information aussi côté côté Sénat et donc gérom Durin était aussi rapporteur de cette mission on est arrivé à des conclusions assez proches et assez similaires il a aussi plus récemment traité le sujet des narcotrafic puisqu'il y avait une commission d'enquête au Sénat sur le sujet qui était pas mal médiatisé pour plein de raisons euh je verra si on si on évoque ou si on approfondit le sujet mais en tout cas il en était le président de cette de cette commission enquête il y avait un équivalent à l'Assemblée nationale et c'était Antoine léomand qui s'y collait pour nous pour la France insoumise et pour la pour la commission des lois et vous n'avez pas vu les conclusions de cette mission d'information puisque il y a eu une dissolution juste avant voilà voilà surtout qu'ils étent en train de finaliser l'écriture et tout donc c'est vraiment le truc vous êtes en train de finir un truc vous devez le présenter dans une semaine et là paf bon bref donc vous irez faire des des bisous et des câlins à Antoine quand vous le croisez c'est si c'est si c'est pas encore fait évidemment comme comme chacun c'est puis en plus nous à l'Assemblée c'était pas une commission d'enquête donc pas la même visibilité on galère tout le temps pour trouver des salles pour filmer les les les auditions on nous les refuse parce que vous comprenez on a toujours pas compris mais bon voilà vous avez compris voilà c'est comme ça donc il a travaillé évidemment sur pour le groupe pour le groupe socialiste Sénat je pense que c'est celui qui qui bosse le plus sur les sujets de de sécurité et de justice donc on est content de l'avoir à nos côtés aujourd'hui alors comment ah oui j'ai oublié quand même une petite anecdote je ne peux pas ne pas en parler puisque il a pu passer une journée en immersion complète avec la bravem brave la brave pas moto il y il est pas allé sur les motos me dit-il donc voilà et et et et il me le doit beaucoup d'ailleurs puisque mais c'est vrai c'est tout ça est parti d'une blague de ma part non mais vous vous souvenez plus 1er avril j'aV fait un poisson d'avril en disant que j'avais été invité pour faire une immersion d'une journée avec la bravem céit le 1er avril et le préfet de police il a dit chich à minuit30 il était déjà le 2 avril donc c'était je me suis dit merde c'est pas une blague après nous moi j'ai dit non on va pas le faire on a fait on a nous on a suivi la brave on en a fait deux deux documentaires sur sur ma chaîne youtube puisqu'on a refusé de faire l'immersion en tant et et et et Jérôme lui avait accepté mai euh le 1er mai euh voilà c'est que des premiers de toute façon hein voilà c'est pas très compliqué donc si vous voulez l'interroger à un moment donné ou un autre n'hésitez pas donc euh d'ailleurs comment on va fonctionner pour vous dire un peu le le le format donc comme chaque année pour ceux qui me connaissent la méthode employé qui me semble être la plus efficace pour nourrir la réflexion le débat tout au long de de de cet échange ça va être que vous me fassiez remonter par des bouts de papier euh vos questions vos interventions et moi je me charge de les relayer de la manière la plus cohérente avec le déroulé de de ce qu'on est en train de se dire ici à la table donc on va commencer par des interventions moi je vais revenir d'abord sur une petite introduction sur ce que raconte le programme du nouveau front populaire quant au sujet de police savoir quelle est un peu la la feuille de route qui a été établie les éléments qui sont actés dans le cadre du du du NFP ensuite claire et Jérôme ben en diront ce qu'ils en pensent qu' pensent qu'il y a de bien dedans au quoi ça répond au enjeux quoi ça pas ce qui manque aussi parce qu'évidemment c'est un programme de gouvernement qui a été fabriqué pour au moins les 100 jours et les quelques mois qui suivent mais pas pour pas pour 5 ans ou pas pour 10 ans évidemment et pourtant il y a des besoins de de de changement à à plus long terme et puis moi je je je donnerai mon avis ensuite et on nourira la réflexion et la suite du débat en fonction de ce que vous me ferait remonter à la table et je vous invite à ce moment-là à agiter vos bouts de papier il y a Raphaël qui qui qui m'accompagne qui est là debout qui peut à la fois vous fournir des papiers si vous voulez contrairement contrairement à Gérald daranin nous fournissons les papiers à qui en veut voilà on demande pas et il y a pas de trop de délai d'attente en plus donc ça c'est génial et vous faites vous faites remonter par le même par le même chemin donc pour revenir sur le le programme du nouveau front populaire je crois que le le sujet de la de la police est est plutôt bien traité au moins quantitativement ça c'est sûr puisqu'il fait partie des sujets qui sont mis sur la table ce qui est un peu ce qui est un peu notoire et intéressant surtout pour un programme qui ne tient plus qu'en 24 pages où le choix a été fait justement de d'apporter des réponses et notamment des réponses immédiates sur les les 15 premiers jours dans dans la rubrique 15 premiers jours vous avez déployer des deux premières équipes de police de proximité donc pour donner un signal la police de proximité par opposition à la police dite de projection ou d'intervention qui était l'apanage de de Nicolas Sarkozi et de SESC cesseur euh justement en rupture avec la la la la police de proximité et donc l'idée est de montrer que le chemin inverse doit être fait et peut peut-être fait et deuxème élément dans les 15 premiers jours interdire les lanceurs de balles de défense autrement appelé LBD 40 c'est la taille de de la munition de la babal et les grenades mutilantes et démantelé les braves m d'ailleurs on m on peut mettre P pour à pied ou Q pour les quad pour ceux qui qui sont à à sainteseline ou ou n pour les Jos apparemment il y avait une brave nautique aussi enfin bref toutes les braves toutes les braves ça c'est pour les 15 premiers jours ensuite on a les mois suivants donc là c'est pareil il y a il y a deux endroits où on va trouver des éléments qui vont nous intéresser à la fois sur sûreté sécurité et justice où il y a donc je vous liste hein les les éléments pour pour rappel dans le programme assurer la sécurité de la population par le rétablissement de la police de proximité donc là pas juste des premières équipes de Paul prox mais vraiment quelque chose chose de plus de plus abouti la suppression de la réforme d'armanin qui a affaibli la police judiciaire donc celle dont je vous parlais tout à l'heure pour lequel gérame et moi avons rendu respectivement un rapport dans chacune des des assemblées le maintien de l'ensemble des gendarmeries l'augmentation des effectifs de police judiciaire technique scientifique du renseignement et des unités en charge du narcotrafic pardon de la délinquence financière du trafic d'êtres humains et de démantelllement des réseaux mafieux c'est tout ce que fait d'ailleurs la police judiciaire c'est juste pour développer un peu les axes principaux d'une police judiciaire sous un gouvernement du nouveau front populaire ensuite on a revoir et allongé la formation des policiers et ça été mis dans le programme alors même qu'ils ont revu et allonger la formation des policiers a Gérald armanin mais comme on était à 12 qu'on est redescendu à 9 qui sont revenus à 12 on s'est dit qu'on pourrait quand même aller au-delà donc c'est c'est c'est aussi dans les dans les propositions puis parce que c'est il y a un enjeu majeur sur le sur le sujet de la for tion initiale et continue d'ailleurs mettre en place un nouveau code de déontologie supprimer l'IGPN et l'iggn et les remplacer par un nouvel organisme indépendant rattaché à la Défenseur des droits augmenter les moyens de la justice bon ça c'est connexe mais c'est lié évidemment pour garantir un traitement juste dans des délais raisonnables de l'ensemble des procédures notamment par l'embuche de magistrat greffi agent de la protection judiciaire de la jeunesse il y a aussi la question de la surpopulation carcérale je passe parce que c'est pas le thème de de notre conférence mais c'est un sujet évidemment mettre en place les récipicés pour les contrôles d'identité ça c'est pour la partie sûreté sécurité justice et un peu plus loin il y a il y a une rubrique sur les libertés publiques dans lequel on trouve abroger les disposition liberticide des lois sécurité global séparatisme et les lois qui instaurent un état d'urgence permanent qui porte atteinte à nos libertés individuelles et collectives et réviser la loi et la doctrine sur l'ouverture du feu pour que cessent les morts pour refus d'obtempéré il y a aussi sujet qui est à la fois lié mais pas directement dans le thème et interdire la reconnaissance faciale et évaluer de manière indépendante et dispositifs de vidéosurveillance en lien avec le Défenseur des droits voilà ce que nous avons dans le dans le programme du du nouveau front populaire je je ne vous refais pas ce qu'il y avait dans le programme de la nouvelle union populaire écologique et sociale ça c'est votre problème vous irez voir et je ne vous dis pas non plus ce qu'il y a dans le livr sécurité de la France insomise normalement vous le connaissez déjà par cœur donc je ne vous ferai pas l'affront de vous rappeler tout ça mais voilà en tout cas c'est de ça dont on va discuter aujourd'hui ce programme du nouveau front populaire puisque la conférenceu l'efficacité de la police pour quoi faire tout le monde dit il faut une police plus efficace oui d'accord mais oui c'est-à-dire efficace c'est-à-dire qui qui tire plus qui tue plus qui arrête plus qui est plus souriante qui danse avec les gens comme aux Jeux Olympiques je sais pas voilà c'est quoi c'est quoi l'efficacité en fait he qui permet à la fois un peu temporairement d'évacuer la question parfois fois simple voir simpliste des moyens parce que je pense qu'aujourd'hui les moyens le ministère de l'Intérieur en a beaucoup en beaucoup plus que beaucoup d'autres ministères donc c'est pas le plus implin ça c'est clair c'est une évidence et tout le monde pourra le reconnaître et se dire finalement quelle police on veut qu'est-ce qu'on lui demande de faire et qu'est-ce que nous on juge comme étant efficace ou plus efficace en vue des objectifs politiques qu'on se fixe donc pour commencer je vais laisser la parole à Claire qui va nous donner son avis sur le sujet de euh en quoi pourrait-on améliorer l'efficacité de la police et est-ce que les propositions du nouveau fond populaire permettent d'y répondre en tout partie euh merci beaucoup Hugo bonjour à toutes et tous vous m'entendez bien c'est bon ok euh alors le le sujet est vaste euh il est presque philosophico politique puisque et de toute façon quand on parle quand on parle de de la police on parle bien évidemment aussi de de du vivre ensemble de la démocratie et du respect de l'État de droit et donc pourquoi en fait euh ce sujet est éminemment euh central et que il doit et que le les les programmes euh de de du NFP des des partis politiques doivent absolument en fait s'emparer de cette question-là euh parce que ce n'est pas anodin et parce qu'on ne peut pas le laisser euh à la fois à la droite de Darmanin à l'extrême droite et qu'il faut absolument proposer des mesures et arrêter de dire oui euh répondre concrètement en fait euh pour euh casser en fait la petite musique qui consiste à dire oui euh euh les les à gauche et bien c'est euh c'est le tout laxiste et il n'ont aucune aucune réponse qui pourrait être faite concernant concernant la police d'ailleurs les gens qui sont là se sont en train de se poser la question demain quel délit pourront-ils faire commettre en toute impunité avec le nouveau populaire on train de préparer une association de malfaiteurs en lien avec avec des infractions à commettre sur la voie publque euh donc cette question elle elle elle évoque aussi pourquoi la police est-ce qu'on a besoin de la police et bien évidemment à titre de de provocation est-ce qu'il faut abolir la police je dis ça en à titre liminaire bien évidemment en provoquant un peu mais pourquoi parce que aux États-Unis où après la mort de George Floy il y a eu un mouvement depuis une vingtaine d'années il y a un mouvement très important et puissant qui qui vient travailler en fait sur à quoi sert la police faut-il avoir une police faut-il abolir la police bien évidemment je dis ça mais pour pouvoir poser cette question là que bien évidemment on peut pas vivre en société sans une force qui va réguler qui va avoir la légitimité de l'État pour venir réguler les rapports entre entre les personne on peut très bien en discuter mais pourquoi pourquoi c'est important et il y a des ouvrages qui ont été qui sont sortis euh en France et je vous invite à à à à lire ces ces ces ouvrages là parce que ça pose la question de pourquoi on fait appel à la police qu'est-ce qu'on veut de la police et quel est le rôle finalement de la police et et et qu'est-ce qu'on attend qu'est-ce qu'on attend de cette police euh la référence à mon sens la première référence celle sur laquelle il faut s'appuyer c'est l'article 12 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen qu'est-ce qu'elle dit qu'est-ce qui dit cet article la garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique cette force est donc instituée pour l'avantage de tous et non pour l'utilité particulière de ceux auquel elle est confiée donc juste au travers en fait de ce texte là bien évidemment on pose des tas d'autres questions sur une force publique pourquoi au service de tout et tous comment on fait pour assurer que cette cette police elle soit au service de tout et tous et elle ne soit pas au service d'intérêt particulier donc ça c'est le c'est le c'est les les premiers les premiers axes en fait de réflexion euh qu'il faut à mon avis se poser bien évidemment avant après pendant le constat qu'on va faire et les proposition qu'on qu'on veut qu'on veut apporter mais il faut toujours avoir en tête qu'est-ce qu'on attend de la police et euh et qu'on sorte en fait du tout répressif et du dès que j'ai un conflit en fait je vais appeler la police ou alors euh la la la police pourquoi on appelle plus la police en fait parce que la police aujourd'hui quand elle intervient la plupart du temps elle intervient de manière violente alors bien évidemment pareil quand je parle de la police où il y a des violences policières il faut aussi évacuer ce sujetl on n'est pas contre les policiers en tout cas moi quand je déroule mon raisonnement je ne suis pas contre les policiers individuellement je je je mène une réflexion pour dire il faut être ne pas être dans le déniis et il faut en fait travailler sur l'institution policière sur les différentes unités de police de gendarmerie et surtout en fait sur l'ensemble de la chaîne pénale c'est-à-dire que au départ la police elle intervient mais derrière on a aussi des donneur d'ordre et on a aussi le système judiciaire le parquet le procureur de la République et les magistrats les magistrats du siège et les juges judiciaires et donc on a bien évidemment tout ça qui doit être pris en compte et donc dans le programme sur la police sécurité il faut aussi l'inclure en fait comme le disait Go dans le volet justice puisque bien évidemment tout est lié la réforme de la police nationale mais aussi la police qui va intervenir dans un cadre législatif par exemple le contrôle d'identité si la police elle peut intervenir dans la rue pour contrôler l'identité c'est parce que il y a un article du code pénal et parce qu'on la laisse contrôler l'identité sans justement la la la la sanctionner parce que elle fait des contrôles discriminatoire si on laisse les unités euh spécialisées comme la BAC ou comme comme là-bas vem intervenir et ne pas les sanctionner c'est aussi parce que le pouvoir judiciaire ne les sanctionne pas et parce que la loi le permet donc il faut aussi englober bien évidemment tout t toutes ces questions là et la dernière question aussi qu'il faut en tout cas l'observation qu'on doit avoir l'élément qu'on doit avoir toujours en tête c'est que au départ en fait la police elle a été créée historiquement en fait pour mettre de l'ordre social pour faire en sorte en fait que les classe laborieuse que tous les travailleurs qui viennent et bien soient rentrent dans le rang et puissent ne pas ne pas se révolter et on a aussi bien évidemment dans la police l'histoire de la colonisation et l'histoire des unités qui interviennent à la fois on il ils sont issus bien évidemment des des unités qui ont été créées qui sont intervenus pendant la guerre d'Algérie en Guadeloupe et ensuite dans les quartiers populaires donc il faut aussi avoir ça en tête que historiquement culturellement on est dans une institution qui est créée et qui a chevillé au corps cette histoire et cette culture pourquoi on dit ça parce que voilà bien évidemment la tendance va être de se réorienter vers en fait des mécanismes des des systèmes de de de tout répressif d'usage de l'arme de la force et donc on a au petit à petit en fait des dérivvees qui nous amèneent aujourd'hui à une une police en tout cas des policiers des interventions de la police qui sont racistes qui sont violents et qui et qui ont des comportements virilistes donc il faut voilà il faut prendre en compte ces éléments là bien évidemment aujourd'hui la question elle est de proposer proposer des des des des réformes pour améliorer améliorer la police améliorer le fonctionnement de la police en gardant bien évidemment en tê tout ce que j'ai indiqué au départ sur brièvement les constats qu'on peut faire en tout cas les constats que nous on a fait au quotidien en tant qu'avocat mais aussi en tant que syndicat on a constaté bien évidemment qu'il y a des difficultés en interne comme tout service public il y a des difficultés parce qu'il ça il manque de moyens parce qu'ils ont pas ils ont des locaux vetust parce qu'on on leur demande de faire du chiffre parce que ils ne sont pas considérés entre guillemets même si bien évidemment les syndicats certains syndicats sont très puissants ils sont entendus il y a beaucoup de policiers dans les commissariats ou dans dans des des des unités et NOTAM la police les officiers de police judiciaire qui ne sont pas ne sont pas considérés en tout cas il y a il y a un manque de moyens et il y a en parti des difficultés en lien avec avec ce avec ce ce système de service public qui n'est pas forcément assuré correctement on a bien évidemment ce qu'à rappelé d'ailleurs on le voit dans les mesures du du du nouveau front populaire on a des grosses difficultés sur l'intervention des forces de l'ordre l'intervention des policiers sur la voie publique et et donc là on a tout le problème des contrôles d'identité qui ne sont pas encadrés et qui peuvent se faire dans sur la base de l'article 78-2 du code de procédure pénale qui en fait permet de contrôler n'importe qui n'importe comment sans qu'il y ait un contrôle de ces contrôles d'identité et donc on a bien évidemment cette pratique notamment auprès des jeunes racisés ça a été documenté on a même le Conseil d'État qui a rendu une décision récemment dis oui il y a des contrôles discriminatoires systémiques oui on rapporte la preuve que ce sont les jeunes euh racisés qui sont contrôlés 10 fois plus 20 fois plus dans la rue mais pour autant en fait l'État ne peut pas on ne peut pas imposer à l'état de mener une politique différente donc on est vraiment en fait sur une décision catastrophique en tout cas qui est très difficile à à entendre puisque on a le Conseil d'État la haute plus la plus haute juridiction administrative qui dit ah bah oui c'est vrai il y a des contrôles au fciè mais on peut rien faire donc on a on a cette grosse difficultés et on a l'intervention des des policiers qui vont aller sur le terrain donc pour contrôler pour pouvoir ensuite mettre en garde à vue quelques heures et puis faire ressortir les gens sans poursuite donc les personnes ensuite ne peuvent pas éventuellement pouvoir demander réparation ou avoir accès un juge pour venir dénoncer en fait ces gardes à vue arbitraires il y a des violences dans les commissariats qui sont commises il y a des violences dans la rue et on on a aussi des amendes forfaitaires des contraventions en fait qui sont dressées par les policiers et qui sont utilisé aussi pour chasser les indésirables de l'espace public clairement on a une politique qui est menée en ce sens-là parce que c'est la politique qui est demandé par le ministère de l'Intérieur qui est validé par le le ministère de la Justice et donc on a des circulaires qui viennent demander à ce que on fasse du chiffr et on a bien évidemment dans le cas des interventions des policiers sur le terrain on a c'est le problème des techniques d'interpellation des techniques d'immobilisation puisque on l'a vu et bien il y a des morts dans le cadre d'intervention de policiers avec ces techniques là puisque et bien plusieurs personnes ont sont mort étouffé du fait de de de technique d'interpellation par par les services de police on a bien évidemment le problème de l'armement de la police une police qui se militarise de plus en plus qui a un AR d'armes hallucinant qu'on ne voit pas qu'on ne voit dans aucun autre pays en Europe récemment vous avez le rapporteur spécial des Nations Unies Michel Forst qui a fait un rapport sur les doctrines de maintien de l'ordre et l'usage des armes et la répression des militants environnementaux partout dans l'Europe et il a indiqué la France est le pays qui est le plus répressif le plus le plus sévère au niveau de son maintien de l'ordre du fait de l'usage de l'usage des armes et et des techniques d'intervention on a bien évidemment aussi la le problème de l'usage massif de d'outils de surveillance ce qu'on appelle la Technopolis euh et l'usage de de là on l'a vu avec les j hein de drone l'usage de la demande de d'utiliser la reconnaissance faciale les euh les vidéos de surveillance automatisé et on a enfin euh une difficulté quant à la politique pénale qui est menée et l'indépendance du parquet c'est-à-dire qu'on a un procureur qui dépend du garde des saau qui va appliquer les circulaires du garde des saau et on l'a vu depuis depuis le début de la mandature sous sous Macron on a un garde des saut qui est aux ordres qui est le bras droit du ministère de l'Intérieur dès qu'il y a un événement et bien il y a une circulaire qui est adoptée par le Garde des saut pour dire vous ferez preuve d'extrême fermeté et je vous demande euh de de de mettre en prison de passer en comparution immédiate telle et telle personne donc voilà pour le pour le constat ensuite sur les propositions bien évidemment nous on rejoint les propositions qui sont faites euh dans le programme du du nouveau front populaire puisque euh on a des associations des syndicats des collectifs notamment après la mort de naë on a voilà établi en fait des des communiqués des tribunes pour dire il faut absolument abroger la loi de 2017 sur la légitime défense pour ne pas permettre au policiers d'avoir un permis de tuer dans le cadre des refus d'obtempéré abolir et démanteler certaines unités bien évidemment notamment donc la brave m créer une autorité indépendante pour ne pas laisser à l'IGPN et à l'iggn le contrôle de la police puisque c'est une sorte de de blanchiment en fait des affaires et on sait très bien que les rapports de l'IGPN et de l'IG ne viennent là pour soit ne pas identifier les auteurs soit pour considérer que ils étaient en situation de de légitime défense encadrer les contrôles d'identité et mettre en place le récipicé du contrôle d'identité c'est un combat que mène le save depuis de nombreuses années et avec cette décision du Conseil d'État bah on a un peu on reste un peu sur notre fin mais c'est c'est c'est quelque chose qui qu'il faut absolument mettre en place il y a un travail plus ou moins qui a été mené entre le Conseil national des barreaux et igpn sur ses contrôles d'identité mais on sent bien que la police ne veut pas toucher à cet article 782 qui lui permet de d'intervenir et donc bien évidemment aussi les l'armement et les techniques d'immobilisation euh je je vais terminer puis on on débattra sur tous ces points-là mais je voulais aussi indiquer que euh si la police aujourd'hui euh elle est dans cet état si la police est extrêmement aujourd'hui en tout cas les unités de police et certains policiers sont extrêmement violents qu'on est dans un état de violence d'État euh particulièrement élevé euh avec des années des années de répression de de violence de la part dans dans les quartiers dans les manifestations euh on est dans cet état parce que le pouvoir politique l'a permis parce que on utilise C ces unités de police au service au service de de l'État et euh pour pour paraphraser ce qu'que ce qu'a indiqué Michel kocorev dans son livre que je vous invite à lire sur violence policière généalogie d'une violence d'État qui rappelle un peu d'où vient la police et tous les toutes les séquences qu'il y a eu l'hostilité à l'égard de la police et le produit de pratique de l'État renvoyant à tout un un héritage colonial et post-colonial pour mettre en perspective la violence d'État qui s'est déroulé depuis 2016 mais bien avant également et qui provoque une sorte de retour du refoulé et donc pourquoi aujourd'hui on a un niveau de violence t dans la société c'est aussi et en grande partie parce que on a laissé la la police atteindre un niveau de violence particulièrement élevé merci merci merci Claire alors c'est bien par ton intervention tu as répondu à beaucoup de gens qui avaient posé des questions sur des papiers notamment sur comment ça se fait qu'on est arrivé à ce niveau de violence et où on en est sur sur la surenchère euh pour faire un un un petit point des interrogations du public Jérome avant que tu ne prenne la parole pour peut-être t'indiquer les les attentes des uns et des autres il y a quand même un petit sujet au-delà des mesures qu'on propose c'est comment on fait avec les les syndicats de police qui sont là en place est-ce qu'il y a des syndicat de gauche sur lequel on peut s'appuyer comment on fait avec autant de policiers qui votent à l'extrême droite voilà c'est les sujets que qui se recoupent avec le niveau de formation qu'on connaît une question qui dit présence d'un PSI lors des entretiens d'embauche bah il y a il y a un psi lors des entretiens d'embauche donc c'est c'est c'est vous dire que c'est un peu plus compliqué que que que que ça voilà je je mets volontairement en partie de côté les les questions qui ont le trait à au fonctionnement du système judiciaire même si c'est Connect si on veut pouvoir développer sur les aspects police on va essayer de pas trop s'y attarder même s'il va y avoir un sujet police judiciaire et du coup ben l'institution judiciaire l'autorité judiciaire en face et l'articulation entre les deux ça c'est c'est c'est une une une question on blaguit en aparté parce que enfin blaguer c'est pas pas une très bonne blague finalement euh parce que Claire disait juste avant que que il y avait les circulaires de politique pénale que le garde des saut donc Dupon morti se passe un truc il dit au procureur de la République ouais maintenant faut être super sévère sur ça alors on pourrait dire de toute façon les juges ils sont indépendants donc ils s'en cognent ah non c'est pas comme ça que ça marche exactement mais ceci est une autre histoire il y a eu des conférences par le passé aux amphis sur le sujet mais mais du coup je disais à jérô que en fait ce serait même déjà super chouette que la politique pénale soit conduite vraiment par du Moretti et les procureurs de la République parce que la vérité c'est que c'est d'abord pas eux qui la conduisent et que c'est d'abord Gérald daranin et les policiers eux-mêmees qui fourn qui sont les principaux fournisseurs finalement des parquets des procureurs et et donc quand il faut quand Gérald d'Anin fait ses opérations place net c'est lui qui conduit la politique pénale et et qui est subi par les procureurs de la République et quand je dis subit je je pèse tout à fait mes mots c'est le cas c'est formellement le cas cétait d'ailleurs une embrouille à Marseille avec le procureur qui qui s'en est qui s'en est plein qui s'est fait disputer s'est fait gronder par Éric dupomoretti et du coup Éric dupomoretti s'est ensuite fait gronder par le Conseil supérieur de la magistrature parce que normalement il a pas il est pas censé faire ça mais comme ils étaient venus avec le monarque tout de suite ça prenait une autre le monarque c'est c'est Emmanuel Macron si vous avez pas non je bon non je non ok vous saviez d'accord et donc donc donc voilà donc c'est aussi ces problématiques là qu'on a qu'on a traité qui intéresse le le le public même si peut-être qu'il faudrait à un moment donné on y reviendra sans doute par la suite pour creuser je vais te laisser développer ton ton propos mais sur la police de proximité il y a beaucoup d'interrogations évidemment sur ce que c'est une police de de police de proximité il y en a qui qui se disent pourquoi on supprimerait pas complètement la police nationale pour mettre que des polices municipales voilà moi j'ai un avis sur le sur le sujet et est-ce qu'on se passerait pas complètement de la police en tout cas est-ce qu'on ferait pas en sorte de régler une partie des conflits différemment et que ce soit pas forcément la police qui soit en charge de régler qui soit le bon outil en tout cas pour régler une partie des conflits des conflits sociaux ou de voisinage ou ou de quartier voilà je te laisse la parole merci Hugo bonjour à tous merci pour votre invitation et très impressionné par cette présence nombreuse claire Dujardin a abordé le sujet de manière juridique philosophique moi je je vais revenir sur un sujet plus politique même si c'était très politique en disant qu'effectivement puisque la commande qui a été passée c'est que dire de ce programme sécurité justice du NFP bah qu'il est bon euh et comme Hugo a décrit quelques-unes des mesures je vais plutôt chercher à les expliciter plutôt qu'y revenir de manière cursive d'abord je veux dire que c'est une question extrêmement politique que celle de la sécurité euh c'est une une une arme entien parce que la sécurité c'est une valeur de gauche la sécurité c'est une valeur de gauche et ceux qui sont le plus souvent victimes dans la société c'est ceux qui sont en bas de l'échelle sociale le narcotrafic il prospère dans les quartiers il prospère partout maintenant mais ceux qui sont victimes c'est souvent les plus démunis donc quand on est sur le sujet de la sécurité on n'est pas en infraction avec des valeurs de gauche on est au contraire en défense d'une valeur essentielle dans la société et c'est un sujet électoral parce que ceux qui sont dans l'angélisme à dire c'est pas bien pour nous on peut pas être dans le dénis d'une demande de sécurité de gens qui ont besoin de leur bagnoles pour aller bosser et qui supporte pas qu'elle est cramer la nuit ou qui supporte pas de pas pouvoir vivre normalement dans un quartier parce qu'il s il est sous la coupe des narcos donc je je veux le dire parce que ça c'est un sujet qui me paraît extrêmement important deuxème approche politique la sécurité c'est un service public et nous on est pour les services publics donc on défend l'éducation on défend la santé on défend en quantité de services publics il y a pas de raison que les questions de sécurité elles échappent à cette logique de service public et ça me paraît extrêmement important parce que dès qu'on pose la question en ces termeslà on sort d'une logique qui a été décrite sans qu'elle soit explicitée comme par clair euh c'est que la police de la République c'est pas tant la police de la République que la police du prince et dans notre société on a une police qui est une police du monarque et donc du coup elle est hors champ démocratique elle euh hors contrôle démocratique dans ses modalités de régulation dans les consignes qui lui sont passées et quand on repose la question sous l'angle du service public euh alors on voit que un policier de la République un gendarme ce sont d'abord des citoyens parmi les citoyens or aujourd'hui évidemment c'est pas du tout le cas donc ces deux prémisses me paraissent importants euh je veux revenir sur une citation célèbre euh c'était Place d'Italie nous ne sommes pas dans le même camp madame vous souvenez préfet de police monsieur une grosse casquette et des oreilles euh qui euh préfet de police de Paris euh qui avait dit euh un gilet jaune une dame nous ne sommes pas dans le même camp madame bon c'est l'illustration parfaite l'illustration l'allemand l'idé l'allemand l'illustration parfaite que euh bah la police de la République c'est pas ça c'est on est dans le même camp on est dans le camp des citoyens on est le camp de la République je c'est une illustration euh extrêmement éclairante donc tout se joue dans le rapport police population euh le sujet euh épineux des contrôles d'identité euh euh est très éclairant à cet égard ça a été dit par Claire 47 millions de contrôle d'identité dans ce pays 20 fois plus de chance quand on est racisé d'être contrôlé des organismes divers internationaux ONG Conseil d'État qui disent qu'il a une situation qui n'est inadmissible je pense qu'il faut qu'on arrête de de de de dire que le seul sujet c'est une question de moyen et d'ailleurs d'ailleurs après la lopmie la loi d'orientation de programmation du ministère de l'intérieur des moyens il y en a eu de manière considérable et c'est d'ailleurs vrai aussi dans la justice c'est une question de perspective et de commande politique et donc si on continue de demander au policiers aux gendarmes de faire des choses inutile alors on passe à côté de ce qui est utile donc c'est évidemment la question de la police de proximité supprimée en 2003 si on est sur de la prévention sur du contact si on est au milieu des citoyen évidemment on fait baisser le niveau de tension on fait du renseignement on connaît les gens on fait de la régulation comme le font par exemple les Bobby britanniques qui sont très appréciés de la population britannique je signale au passage qui n'ont pas d'armes à feu d'ailleurs que les Bobby britanniques n'ont pas d'armes à feu que la police britannique dispose de lanceurs de balles de défense qu'ils n'ont jamais utilisé donc ça dit quelque chose du du rapport police population donc le rapport de de de police population il est il est problématique du point de vue de ceux qui sont contrôlés mais il est problématique aussi du point de vue des policiers eux-mêmes quand une étude du Défenseur des droits dit que 23 % des policiers et 34 % des gendarmes ne font pas confiance aux citoyens pour se comporter correctement c'est quand même qu'on a un problème dans le logiciel donc voilà ce sujet police population il est au cœur de cette revendication d'une police de proximité ensuite il y a la question de de de de l'efficacité qu'a très bien posé Hugo dans son introduction c'est quoi l'efficacité de la de la police et évidemment on tombe sur les dérives Sarkosiste ou d'armaninesque je sais pas quel est l'adjectif de la politique du chiffre je je viens de piloter la présider la commission d'enquête sur le narcotrafic c'est extrêmement intéressant de voir ce qu'on ce qu'on peut faire sur le narcotrafique al je je je je je ne comment dire on y reviendra si vous le souhaitez mais il y a deux façons de dire les choses le narcotrafic il faut il faut l'égaliser ça résout tout ça n'est pas ma conviction ou alors on peut dire comme les ministres les consommateurs c'est du pomorti les consommateurs ont du sens sur les mains c'est de leur faute et donc du coup si on dit ça et qu'on pénalise la consommation qu'est-ce qu'on fait bah forcément on fait des opérations plac net et les opérations PL net c'est quoi c'est qu'on va ramasser des gamins des cités des gamins d'autres cités dans le pays des mineurs non accompagnés qui sont le l'armée de réserve du narcotrafic qui sont interchangeables qui n'ont aucune connaissance du fonctionnement des réseaux qu'on traduit en comparition immédiate et d'ailleurs que on arrive parfois mal à juger parce que on les prend pour pas grand-chose et pendant ce temps-là les types qui pilotent réellement les trafics les vrais grands méchants eux ils sont en train de se dorer la pilule au bord de la piscine avec beaucoup d'argent dans des pays qui sont loin du are donc c'est un exemple très concret sauf que quand on demande de faire ça place net ça permet des conférences de presse en disant préfecture par préfecture regardez comment on a bien travaillé et quand on regarde un peu précisément ce qui se passe sur placenet on saisit très peu de de drogue quelques armes et l'argent on en voit jamais la couleur parce que les les réseaux sont parfaitement hilés et que c'est de la faute des magistrats qui n'ouvr pas assez de d'enquête pour blanchiment non c'est pas ça qu'il a dit Gérald et alors très très très bonne très bonne incise duhugo autre sujet sur la la la misère des moyens c'est qu'on a un problème en terme d'efficacité de compétenence quand vous voyez un préfet d'un département et que vous lui posez la question c'est quoi vos moyens sur le narcotrafic il vous dit moi j'ai 700 gars j'en ai 20 sur le narcotrafic j'en ai aucun sur les compétences économiques et financières or vous avez compris vous le savez pour démeler un réseau il faut que le poisson pourrissent par la tête il faut aller choper les généraux ceux qui pilotent les trafic et pas seulement les fantassins les petites mains qui sont souvent dans dans un état de semi-esclavage d'ailleurs la réalité est quasi celle-là et on n'est pas euh on n'est pas outillé pour ça réforme de la police judiciaire quelle est la difficulté de la réforme de la police judiciaire ben en fait ça conjue les deux difficultés que je viens de de citer 1 on remet la police judiciaire qui a plein de défauts il a plusieurs défauts la police judiciaire d'abord ils sont pas nombreux donc dans le concert syndical au sein des 160000 policiers il pèse rien donc si on veut leur faire la peau tous les autres disent on a rien à sirer c'est pas nous euh pour nos moyens à nous on sera bien servi et c'est d'ailleur ce qui s'est passé et la raison pour laquelle il y a l'association nationale de police judiciaire qui qui s'est créé parce que les syndicats ne faisaient rien pour les défendre qui a on va dire syndqué sans le dire vraiment l'essentiel des effectifs de police judiciaire et que le ministre ne voulait n'a jamais voulu recevoir il a fini par les recevoir moment AC son cabinet et cetera mais parce qu'il y avait ce défaut de représentation on a eu la même problématique pour les nuiteux ceux qui travaillaient de nuit puisque comme ils sont là la nuit ben ils sont pas là le jour voilà donc donc forcément pour avoir les délégués syndicaux qui sont pas là la nuit bon voilà vous avez compris que ceuxl étent moins nombreux et d'où il y a eu plusieurs fois des mouvements comme ça des unisible à l'intérieur de de la maison de la maison police donc quand on fait la peau à la PJ c'est pas grave vis-à-vis des policiers parce que c'est c'est pas un corps électoral intéressant pour les syndicats c'est pas grave du point de vue du ministre de l'intérieur parce qu'un type qui qui fait des enquêtes au long cours ça ne se voit pas ça ne produit pas de statistiqu hebdomadaire et mensuelle je peux reciter Géral je ten prie s'il a dit des trucs si on est vraiment obligé de le faire vas-y non mais il a dit que le l'inefficacité publique en matière de lutte contre les trafics était dû aux enquêtes complexes et de long cours il a assumé de dire ça devant toi devant votre commission d'enquête en disant c'est ça le problème quoi problème c'est les enquêtes complexes parce que c'est inefficace ça apporte pas de résultat alors que nous on a 1200 pages de rapport qui documentent que le seule façon de mettre fin au narcotrafic c'est de taper en haut c'est d'avoir des saisies d'avoir criminels c'est de taper au porte feuille c'est de savoir comment l'argent est blanchi localement dans des entreprises parfois de sécurité je le dis au passage j'y reviendrai dans 2 secondes s'il me reste un petit peu de temps voilà donc les défauts de la PJ c'était ça et pour qu'on soit tout à fait sûr que que ça marche bien pour éviter d'avoir des gars qui étaient considérés comme des diva à faire des enquêtes pour leur plaisir et qui ne produisaient pas de chiffre on les a mis sous l'autorité du préfet police du prince on y revient et donc du coup incapacité d'aller vraiment chercher les informationsond sujet que je voulais aborder aussi c'est la question de la technologie je représente le Sénat à laaknil j'ai bossé sur la vidéosurveillance la reconnaissance Faale et je suis membre du comité d'évaluation de la vidéosurveillance algorithmique face à un certain angélisme parfois à gauche tu la sécurité c'est pas notre truc on a en face une droite qui elle veut toujours taper dur à liite c'est une option politique philosophique très bien le seul problème de cette affaire là c'est que ça marche pas c'est que ça marche pas et que sur tous les sujets euh la droite nous proposera toujours plus de caméras plus de technologie dont malheureusement et sans entrer dans des souvenirs douloureux on sait que cette technologie elle ne produit pas de résultat parce que par exemple on nous dit le le point Goodwin de la discussion sur la technologie en matière de police c'est le terrorisme il faut qu'on ait des outils pour lutter contre le terrorisme et quand vous auditionnez les gens de la DGSI les services de renseignement il nous dit dis mais mais nous on en a rien à sirer mais nos gars on les connaît il y a peut-être 17 20 25 38 gars qui sont dangereux dans le pays et on les connaît on n pas besoin d'avoir des caméras et d'ailleurs les quelques événements douloureux à Nice qui est la ville la plus dotée de France en matière de caméra ou pas loin n'ont pas été empêché par cette technologie donc je pense qu'il faut qu'on soit extrêmement vigilant parce que la tentation du techno de la technopolice ou du technosolutionnisme elle est toujours à nos portes et je pense que quand dans dans le programme du NFP on revient bien sur ce sujet-là je dois être un peu long donc je je je non ça va encore dans les temps euh sur euh dernier point qui me paraît extrêmement important et qui passe un peu sous les radars c'est la police de la République jusqu'où c'est quoi la police de la République je disis un papier là dans philosophy magazine un dossier sur les les États-Unis où euh le philosophe interrogé disait euh je m'inquiète je pense que l'armée peut un pôle de stabilité dans les élection et que ça peut favoriser les démocrates machin euh en r Je suis assez inquiet des polices et de l'influence politique euh qui peut-être celle des responsables locaux sur les polices locales on a eu un texte qui a promu le continuum de sécurité c'est-à-dire la police de la République c'est la police nationale c'est les polices municipales c'est des entreprises de sécurité privée je pense que ce sujet-là il est extrêmement susceptible de de d'ennui à venir pour la simple raison que même si on est pour la décentralisation en disant on peut éventuellement gérer mieux les choses localement et la plupart des élus qui sont la tête de police municipale ils essayent de faire bien le boulot ils veulent former leur gars la difficulté quand même c'est que l'extension du champ des compétences des polices municipales sans limite il y a il y a il y a 200 euh personne ne voulait de caméras maintenant il y en a partout et on est obligé de mettre des caméras les polices n'étaient pas armées il y a encore des endroit il y a pas de police municipale aujourd'hui on dit on est obligé d'armer les polices pourquoi parce que vous comprenez mon voisin l'a fait donc moi si je veux recruter des gars je suis obligé d'avoir des armes et si je veux recruter d'anciens policiers comme ça arrive souvent d'anciens gendarmes euh ils viendront pas s'ils ont pas d'armes donc cette course en avant cette fuite en avant qui amène parfois d'ailleurs avoir des collaborations sur le terrain entre la police nationale et les police municipal avec des syndicats dans la police qui sont pas tous progressistes si on mêle ça je pense qu'il y a grand péril pour les citoyens de ce pays à ne plus avoir une police de la République avec des valeurs régaliennes des valeurs républicaines mais des petits bouts de police avec des élus ici très à droite ou extrême droite qui auront des polices municipales surdoté suréquipé parfois mieux d'ailleurs que la police nationale et une espèce de de de de pot de léopard au niveau national où finalement la police l'égalité des citoyens et on revient au début de la conversation l'égalité des citoyens devant la sécurité ne sera plus assurée voilà donc moi c'est c'est quelques éléments qui sont des éléments de diagnostic politique qui me font dire que ce qu'on a mis dans dans dans ce programme du NFP est extrêmement utile en matière de sécurité qu'il faut l'assumer comme un service public comme une exigence de gauche et qui va falloir tenir bon parce que il y a des corporatises mais sur la question des syndicats c'est vrai qu'il y a une forme de cogestion dans cette boutique où le ministre de l'Intérieur il est premier devant ses troupes mais il est fois un peu des fois un peu derrière parce que c'est une grosse machine et par exemple c'est ce qui explique et je terminerai mon dernier mot que pendant très nombreuses années les policiers eux-mêmes ils ont préféré gérer euh la boutique en assurant euh les indemnités les rémunérations plutôt que d'avoir du matériel euh à niveau euh c'est un choix politique de niveau de dotation mais quand on demande le RIS au policiers dit B on préfère être mieux payé qu'avoir une bagnole et à la fin on nous dit nos bagnoles elle fonctionne pas voilà donc c'est un sujet un peu anecdotique par rapport à l'ensemble mais globalement je pense que il faut tenir bon et qu'on a un combat puissant amener sur ces questions merci j bon je suis vraiment content parce que ça répond vraiment à à toutes les questions qui me sont posées sur les sur les sur les sur les papi et moi pour donner mon avis de d'effectivement les perspectives qui sont tracés par ce programme du du nouveau front populaire je pense que la la la police de de proximité à la fois ça veut rien dire et tout dire euh parce que on peut on peut vous savez Emmanuel Macron il a remis en place la police de proximité en fait au début de de son premier quinquena en 2017 vous vous en souvenez plus hein mais ça s'appelait la police de sécurité du quotidien donc il l'a fait parce que de toute façon Emmanuel Macron a à peu près tout fait euh et tout fait ce qu'il fallait faire mais vous vous ne l'avez pas compris parce que vous êtes vraiment ingrat et in grrat et donc cette police de de proximité il faut bien lui donner effectivement son contenu et la notion de de désescalad elle doit aussi nous nous irriguer se dire bon on va doit faire baisser la tension et pas être dans l'escalade comme on le voit dans les interventions policières quelles qu'elles soi que ce soit celle dans les quartiers que ce soit en manifestation ou voilà dans dans dans dans tous les les domaines les domaines d'action et pour le coup ils ne sont pas formés à ça ils sont formés à une réponse répressive quasi automatisée d'une police de projection qui est facile en fait à mettre en œuvre hein vous avez un central appel 17 il se passe quelque chose vous envoyez la patrouille fin l'histoire et sinon quand il se passe rien vous envoyez la BAC ils vont trouver quelque chose de toute façon à faire et s'il trouvent rien ils trouveront quand même quelque chose donc on en vient aujourd'hui à cette police qui qui finalement n'a plus de Bousson ne sait même plus où elle va qui a finalement elle-même conscience d'être en train de vider l'océan à la petite cuillère et d'avoir vraiment que des petites cuillères et qu' y a vraiment un océan en face et donc on a aussi ce phénomène dans la nationale où des gens s'en vont plus qu'on ne le croit notamment et ça rejoint une partie des questions des gens qui ont un peu des convictions je dirais même pas de gauche juste pas d'extrême droite et qui se sentent pas à l'aise dans dans l'institution policières voir des gens racisés là voilà ils s'en prennent plein la tête il encore récemment ça été documenté des femmes qui ont déposé plainte de de dans leur commissariat pour harcèlement harcèlement moral alors qu'elles avaient déjà dénoncé auprès de leur hiérarchie depuis des mois documenter ça et qui se passait rien enfin et c'est des affaires qui ont claté là ce mois-ci quoi je veux dire c'est pas pas il y a 10 ans il y a 15 ans c'est c'est tout frais et justement je pense que on peut s'en orgueillir quand même qu'il y a encore des éléments dans la police nationale dans la gendarmerie qui sont là pour faire valoir le le droit pour faire valoir leur droit le le respect le respect des populations les respect d'eux- même et un fonctionnement républicain de de de la police nationale je dis ça et j'aime bien le rappeler parce que pour vous dire parce que je sais que vous pensez souvent que c'est foutu qu'on y arrivera jamais euh c'est vrai que ça donne cette impression là quand vous regardez ce que déclarent les syndicats majoritaires notamment alliance police naationale mais pas que parce que je veux pas dire que SGP Police et faux sont pas des fois sont vraiment pas en reste hein sur des déclarations qui sont très très limites ils avait fait manifestation commune devant l'Assemblée nationale je vous le rappelle hein pour mettre en cause la justice qui est un problème démocratique un peu un peu fondamental euh étant entendu qu'il voulait rendre justice eux même c'est ça le le le le le le fond la la pensée la justice est défaillante on veut rendre justice nous-même directement donc il y a plein de moyens de manière de rendre justice par soi-même et tirer avec son arme à feu lors d'un refus d'obtempéré est une manière consciente ou inconsciente d'ailleurs peu importe mais de valider ce ce ce ce ce schéma donc on a besoin de tout de suite montrer une autre direction et l'autre direction politique c'est police de proximité ça veut dire que ce n'est plus une police de de de d'intervention c'est plus une police qui arrive que pour pour frapper qui une police qui est comme pendant les Jos on a réussi à le faire pendant les Jos visiblement j'avais un peu des doutes quand même je vous avouis que j'avais vraiment des doutes et finalement on m'a dit mais tu as vu Hugo les policiers ils sourit ils sont sympas et tout par que jeis voir un truc au JO un match de de hand là à Lille parce qu'on avait le hand à Lille euh les demi-finales femmes et il se trouve que j'avais pris les billets avant de savoir que ça serait l'équipe de France C l'équipe de France en demi-finale donc j'étais content on a gagné mais après on s'en fout en fait de ce que je suis en train de vous raconter mais ce que je voulais vous dire c'est que les policiers étaient sympas et et tout le monde tout le monde trouvé ah je vais faire je vais faire comme toi je vais interrompre sur les Jos quand même on peut pas alors peut-être que c'était de l'ironie et que tu tu voulais rebondir là-dessus mais on peut pas dire en fait que pendant les j les flics étaient sympa et c'était super parce que c'est à quel prix au prix de grillage au prix de drone au prix de caméras et au prix de micass de mesure et donc en fait on avait une bulle quoi on était dans un truc dystopique où on avait une bulle avec des des policiers sympas des policiers qui venaient d'Allemagne qui vérifient des QR Codes on avait des des caméras partout et on a eu énormément de mic c'est-à-dire des mesures administratives d'assignation à résidence et des refus d'accréditation d'un nombre de personnes hallucinants juste sur la base de de de mention aotage et et de de fichage des des militants oui voilà le le fichier le fichier traitement antécédent judiciaire donc on a en tout cas c'était intéressant en effet de voir que les policiers pouvaient être sympas dans ce cadre là donc effectivement la spoiler la fin de ma phrase c'était très bien non mais je suis très content je sais pourquoi je t'ai invité tu vois voilà c'est c'est pour ça notamment mais que quand on leur donne la consigne d'être sympa cert dans un environnement précis à un moment précis et ben force de constater qu'ils savent le faire donc c'est la bonne nouvelle c'est que quand on leur demandera nous non pas juste dans l'environnement confiné des Jos mais genre tout le temps d'être sympa ils seront je l'espère tout le temps sympa euh en fait non je sais très bien qu'ils seront pas tout le temps sympas d'où le fait que dans les mesures qu'on qu'on préconise il est le fait de donner les pouvoirs au défenseurs des droits de faire le contrôle externe de la police nationale de la gendarmerie nationale et d'ailleurs aussi on le met pas mais c'est aussi la sécurité privée et les polices municipales c'est parce que alors on m'a demandé pourquoi autant de pouvoirs sur le Défenseur des droits c'est un peu empirique comme truc mais c'est parce que c'est déjà son pouvoir actuellement le Défenseur des droits existe déjà il a déjà ce pouvoir de contrôle externe juste il n'a aucun pouvoir de sanction qui lui est accaparé d'un point de vue administratif par l'IGPN ou l'iggn et donc le ministre de l'Intérieur en tant que tel puisque c'est lui l'autorité hiérarchique de de ses effectif soit par l'autorité judiciaire en matière en matière pénale évidemment il s'agit pas de de reprendre le pouvoir à l'autorité judiciaire c'est pas ça le sujet mais qu'au moins sur la toute la partie administrative ils aient le pouvoir de de de sanctionner et que l'IGPN et l'iggn moi je suis pas pour qu'on les supprime intégralement en fait en réalité on on ramasse la formule comme ça mais je veux dire qu'il fasse une inspection localement pour savoir si le budget il fonctionne bien ilils ont bien dépensé comme ils devaient le faire ou si les normes des cellules de garde à vue sont respectées ça ne pose aucun problème c'est pas ça mon sujet mon sujet c'est quand ils ont affaire à des cas individuels à traiter de policiers ou de ou de policières ou de gendarmes qui ont qui ont déconné c'est ça que le le sujet qui est qui est en cause donc c'est pour ça que je suis content qu'après des années de travail militant dans chacun de nos organisations finalement quand on fait un programme en en en 5 jours ben spontanément on sache quelle est la bonne direction à prendre pour changer la la direction politique évidemment comme on part de loin on va pas vous dire ah vous inquiétez pas tout va bien se passer ah c'est général aussi qui a dit ça donc c'est pas ça le on sait très bien la difficulté qu'on va avoir devant nous mais c'est important de fixer l'horizon dès à présent et compris sur les les mois revenir sur la réforme de Darmanin ça peut paraître anecdotique pour le commun des mortels parce que vous ne la ressentez pas directement mais il faut vous dire qu'à l'intérieur de la police parce que ça n'a concerné que la police dans un premier temps pour l'instant c'est une catastrophe en sein de la police judiciaire ils ont jamais eu autant de défection qu'au moment où on se parle on va commencer là en septembre ils savent pas comment ils font déjà qu'il y avait pas grand monde mais c'est encore pire et notamment parce que à la fin les courses à la prime notamment de de de de quand vous êtes sur le terrain et cetera fait que en fait ils avaient augmenté la prime de la de la police judiciaire il y a de ça un an un peu plus d'un an pour les réhausser parce qu' c'était déjà une prime qui était un peu ridicule quand vous étiez officier de police judiciaire par rapport à si vous ne l'étiez pas alors que c'est des responsabilités normalement et des prérogatives particulières et euh donc ils avaient un petit peu plus de sous bon le déploiement de de cette prime en question la à désirer il y a plusieurs mois entre le moment où vous dit vous allez avoir la prime le moment où vous l'avez vraiment le moment où vous rendez compte que dans votre service on vous a mis 10 primes alors que vous êtes 12 on fait quoi des deux qui restent ah ouais mais il faut que ça remonte enfin bref je passe les détails de des circonvolutions administrative mais à la fin là qu'est-ce qui s'est passé pour les JO et puis parce que l'objectif politique leur a été donné on veut remettre du bleu sur le terrain c'est quand même ça qui était le le la la suite du beauovo de la sécurité et la réforme d'ailleurs elle sert à ça remettre du bleu sur le terrain c'est l'objectif assumé les policiers de voie publique représentés très massivement et majoritairement parce que ce sont les plus nombreux par alliance SGP Police et F on dit ok mais il faut desétudes donc ils ont une prime voie publique augmentée conséquence de quoi la différence entre être sur la voie publique ou officier de police judiciaire aujourd'hui c'est devenu 20 ou 30 balles je sais plus le chiffre exact mais on sa c'est l'UR d'idée quoi donc qu'est-ce que vous allez vous casser la tête exactement qu'est-ce que vous allez vous casser la tête à faire de la police judiciaire pour 20 € de plus alors que vous n'avez pas des horaires fixes puisque vous le faites en fonction des enquêtes que vous allez faire hein vous avez déjà vu des films policiers j'imagine hein vous avez vu que les les les les les criminels il ils passent pas un coup de fille en dis attends je vais faire un truc là est-ce que tu es au boulot euh au policiers disant viens comme ça ah non tu tu tu es en repos bon ben bon benah écoute je vais faire mon infraction plus tard hein et je te laisserai je te laisserai revenir donc c'est toujours un peu plus complexe que ça vas-y tu veux clair tu voulais m'interrompre oui voilà je voulais t'interrompre sur le le euh l'histoire de ce que ce que tu dis de moyens qui sont donnés et pour rebondir sur ce que dit Jérôme par rapport au servicees public c'est-à-dire que même si c'est pas un sujet qui qui est difficile à aborder c'est-à-dire donner des moyens à la police forcément c'est pas naturel c'est un peu contre naturel parce que on n pas forcément envie de donner de moyens à la police pour venir réprimer mais pour autant en fait c'est un sujet service public parce que les les en tout cas les officiers de police judiciaire les avocats on est confrontés à aux officiers de police judiciaire quand on intervient en garde à vue quand on suit les auditions bon il ils nous disent on a des conditions déplorables et c'est vrai ils travaillent dans des bureaux à trois enfermés ils ont pas d'imprimante ils ont des ordinateurs pourris et qu'est-ce qui se passe en fait du coup eux leur revendication auprès du du du garde des saau et du ministère de l'intérieur c'est de dire on n'arrive pas à faire tous les procès verbaux on arrive pas à monter les procédures donc il faut que vous nous aidiez et qu'est-ce que dit le ministère de l'Intérieur il dit et d'ailleurs le Gard des saau continue la petite musique la même petite musique il dit ah bah c'est vrai en fait la procédure pénale bon c'est de la perte de temps et puis le code de procédure pénale quand même il est gros hein vous avez vu le volume on est quand même on est quand même sur des débats comme ça on a un niveau on est vraiment voilà sur des débats complètement médiocres en fait où on vient nous dire que le code de procédure pénale il est énorme et donc on va réformer le code de procédure pénal ce qu'il faut savoir c'est le code de procédure pénal en fait c'est vos droits c'est vos garanties et donc quand on dit on va aider la la police parce qu'elle a pas de moyens en enlevant en fait les garanties en réformant le code de procédure pénale bah ça donne quoi ça donne que maintenant le médecin il va pas forcément venir il va être en visio ça donne que l'interprète s'il est pas disponible et ben il est par téléphone voilà et ça veut dire toutes ces choses-là et donc bien évidemment on commence d'abord par restreindre les droits de certaines personnes et notamment des personnes qui sont malades ou des des personnes étrangères mais petit à petit en fait ça va concerner tout le monde et donc du coup il faut aussi avoir ça en tête c'estàdire dire que le service public de la police pour que on on puisse axer en fait le travail de la police sur une politique pénale qu'on va décider cibler sur certaines infractions il faut aussi en fait pouvoir garantir que les droits soient appliqués garantir la procédure pénale et donner aussi des moyens et ne pas jouer cette petite Minique musique du ministère de l'Intérieur en disant bon c'est bon on va donner la procédure à des agents de police judiciairees voir à des auxiliaires de police et puis on va faire des AFD on va faire de l'alternative aux poursuit on va plus passer devant le juge parce que c'est pareil hein le juge hein c'est vraiment une perte de temps et donc du coup vous voyez voilà ce que ça déroule donc il faut aussi nous aussi faire attention à ça et à vraiment mettre l'accent sur ce volet là je je voulais là-dessus ajouter euh un mot euh sur la question des moyens euh on disait tout à l'heure je l'ai dit euh euh il y a eu un effort euh sans précédent avec Dar ranin et du pomoretti sur les moyens de la police et de la justice c'est vrai et d'ailleurs quand moi je suis allé avec le rapporteur de la commission d'enquête présenter nos réflexions sur le narcotrafique du P Moretti m'a dit bah c'est pas très agréable déjà mais qu'est-ce que vous voulez que je fasse je viens d'avoir des moyens sans précédent vous voulez que je red demande de l'argent alors même qu'on venait de dire les finances de l'État sont à sec il faut serrer les robinets vous voulez queon redemande de l'argent c'est pas raisonnable la réalité quand même s y a une chose dont je peux témoigner depuis cette commission d'enquête après toutes les auditions les visites qu'on a faites c'est une détresse de terrain quand on voit des flics parce que les moyens quand on passe du temps à faire des choses qui ne servent à rien on fait pas les choses qui sont utiles les investigations c'est c'est typique envoyer des des des policiers sur le terrain emmerder des gamins parce que ça fait plaisir parce que ça du chiffre c'est autant de temps de travail qui manque sur des investigations long cours et donc ou juste sur les dépôts de plainte des gens sur les dépôt de donc cette ventilation des moyens c'est c'est extrêmement important et c'est pareil côté justice quand vous avez un président de tribunal pas très loin d'ici qui nous dit la côe d'alerte est déjà dépassé on juge en comparition immédiate des actes de barbarie des choses qui mériteraient que qu' qu'on y prenne du temps parce que c'est grave et qu'on n pas le temps de le faire ou qu'on fait des AFD revenons sur les AFD les amendes forfaitaires délictueles c'est une trappe à arbitraire et à discrimination ça permet au policier dire c'est judiciaire mais c'est quasi infrajudiciaire on va pas le juge c'est pas susceptible d'appel c'est inscrit au casier c'est facile de faire de la FD d'emmerder des momes et de les choper trois fois dans la rue en leur disant tu es dans un oldim quand on fait ça euh bah forcément euh on fait pas autre chose et par ailleurs c'est un outil qui contribue à la dégradation du climat police population et en plus en terme d'efficacité puisqu'elle est cherre à Hugo l'efficacité financière des AFD c'est que dal euh en gros ça rapporte 15 à 20 % euh du du produit attendu parce que ça marche pas donc voilà a il y a vraiment des outils il il y a une détresse quand même de la première ligne on a beaucoup parlé de la première ligne pendant le covid il y a aussi dans ce service public de la sécurité de la justice des gens qui sont en première ligne qui bavent qui voi passer des choses graves qui n'ont pas les moyens de traiter et je pense que c'est aussi notre responsabilité pour la société pour eux pour les habitants pour les victimes de leur donner les moyens de faire ça comme il faut exactement et ça revient à une question qui était qui était posée de savoir comment faire en sorte qu'on soit un peu je sais plus comment s'est formulé mais limite qu'on soit un peu plus aimé par la police dans ce qu'on raconte dans nos discours et dans nos propositions politiques quoi bon alors moi je ne cherche pas à être aimé par la police ou par les policiers j'ai pas ce genre de relation avec avec la police mais mais ce qui est sûr c'est que l'objectif aussi c'est de pour nous que ce programme politique améliore les condition de travail des policières des policiers et des gendarmes c'est c'est c'est c'est ça nous semble être une évidence bien sûr évidemment ça ne saute pas aux yeux pour alliance police nationale ils n'ont pas encore remarqué euh et je ne sais pas si c'est eux qu'il faut vraiment convaincre en tout cas là tout de suite là maintenant à très court terme par qu'il faut convaincre c'est les Français et les Français qui votent pour nous au législative au présidentiel et pour ensuite gouverner le pays qu'on est pas Macron qui nous fasse hein qui nous balade comme ça de sorte est-ce que rappelez-vous que dans le passé il y a déjà eu la gauche au pouvoir qui a essayé de faire des trucs sur la police et je reprends souvent cet exemple de de Pierre Jox quand il arrive au ministère de l'Intérieur il y a pas un tapis rouge qui est déroulé par les syndicats et cetera alors même s'il y avait la f la Fédération autonome syndicats de police qui était pas d'extrême droite comme qui était pas de droite d'ailleurs c'était un peu plus Bigaré que ça mais c'était pas non plus un syndicat qu'on pourrait classer formellement à gauche comme on l'entend aujourd'hui c'est un syndicat corporatiste qui défendait qui défendait ses intérêts qui étaaiit moins véément que ce d'aujourd'hui mais c'était pas non plus voilà et d'ailleurs Jo trvic s'est pris des manifs de policiers hein et des manifs av Vandomme qu'il a dû réprimer donc c'était pas une promenade de santé et pourtant quand vous vous discutez avec les plus anciens des policiers aujourd'hui il vous parl de Pierre jus comme un des grands ministres de l'Intérieur hein ils ont oublié qu'il était socialiste avec François mitteran avec l'Armée rouge qui allait débarquer les chars et tout ça tu vois bon c'est quand même si je remets dans le contexte de l'époque c'était pas trop le discours qui était entendu sur le sur le ministre en question et vu d'aujourd'hui on s'est dit ah bah tiens pourquoi parce qu'il a fait aussi des programmes de modernisation de de la police et que la police de proximité les policiers on parle avec nostalgie comme un une forme de bien-être au travail et d'utilité au travail et même d'efficacité dans le travail et c'est ça qu'on doit qu'on doit renouer mais moi je ne crois pas à notre force de persuasion a priori vis-à-vis des policiers en expliquant ça froidement alors fa peut-être qu'il viennent plus écoute plus nos conféren viennent plus aux amphis et il y en a d'ailleurs je sais qu'il y a des policiers policières qui sont à la France insoumis les autres organisations politiques du nouveau fond populaire donc il faut il faut garder espoir là-dessus mais en tout cas nous on doit montrer cette cette direction politique et et comment comment est comment est efficace et c'est à ça que sert à répondre le le programme du nouveau fond populaire sur le narcotraficque moi j'iens quand même un petit peu parce que par que c'est pas juste on se dit tiens bon alors il y a plein de sujets sur la police il y a le maintien de l'ordre puis il y a le narcotraficque comprenez c'est important le narcotrafic je pense que ce sujet du du du narcotrafic il est il est il est il fait partie des plus importants notamment du fait de son potentiel corruptif et son potentiel corruptif vis-à-vis du politique ou des politiques soit de corruption de on ne veut pas agir parce qu'on a peur de ce qui pourrait se passer des représailles des des règlements de compte qui puissent atteindre et cetera soit de de la corruption plus active pour aider des des trafiquants et il y a toujours même la tentation y compris au sein de la très haute police judiciaire de passer des deals finalement avec une partie des trafiquants plus raisonnable pour essayer d'attaquer les moins raisonnables et vous avez vu il y a un procès quand même en cours d'un des anciens chefs de l'Office centrale de la police judiciaire en charge de lutte contre les trafic de stupéfiants justement pour ces raisons-là parce qu'il s'était mis d'accord avec une partie des délinquants des des trafiquants contre contre les autres et vous avez plein de films et de séries qui racontent ce genre de choses et non c'est pas si romancé que ça ça existe vraiment et ce potentiel corruptif il fait qu'à la fin les citoyennes et les citoyens se voient aussi dépossédés du politique et de leur pouvoir de décider sur la suite si vos représentants sont eux même corrompus c'est foutu quoi je veux dire du coup c'est pas un petit sujet c'est c'est un gros sujet important de comment parce que c'est les les les les narcotrafiquant exerc une forme de police privée sur leur secteur sur leur territoire ils régulent les zones dans lesquelles ils sont donc est-ce que c'est est-ce que c'est ça l'objectif se dit ah bah tiens laissz laissez fa laissz bon je vais pas réussir à le dire on va les laisser faire au moins ça se passe bien c'est calme ouais enfin c'est calme c'est un peu comme au j quoi il vous sourit devant mais derrière faut pas trop aller voir non plus quoi tu permets un mot làdessus ou sur le sur le narcotrafic et le ce qui la mission la commission d'enquête que j'ai présidé elle est née de Marseille les narcoméicid 80 meurtres en 80 crimes en 2 ans et des ça se passe aujourd'hui à Grenoble et Chirol ces jour-ci et on a vu prospérer partout en France ce type de règlement de compte parce que il y a de plus en plus de produits 1000 tonnes par an qui arrive sur les côtes européennes le produit crée son marché les réseaux cherchent des débouchés donc guerre des gangs pour le contrôle des des des points des points de Deal plus la distribution plus ubchit et compagnie et du coup ça paraît quand on s'intéresse au dossier on rentre sur la criminalité mais ce qu' a dit Hugo extrêmement intéressant quand on moi je suis sorti de la commission d'enquête avec une un sentiment très inquiétant de gangraine de corrosion alors on parle de la de le poisson pourri par la tête on parle du haut mais on a documenté et ça avait d'ailleurs été documenté par le Fast une corruption de basse intensité ce qui est effrayant c'est que le les 3,5 milliards à 6 milliards de d'Euros de chiffre d'affairirees en France du narcotrafic ça revient dans l'économie légale on nous disait dans le sud France 50 % ça repart BTP hôellerie et restauration entreprise de sécurité des boutiques FM et la corruption c'est une corruption qui est parfois anecdotique et et c'est ça qui est inquiétant pour les citoyens que nous sommes c'est que ça passe sous les radars et d'ailleurs quand on pose la question aux inspections générales de la police nationale de la gendarmerie ils sont un peu dans le dénis puis quand on les titille c'est vrai mais ça ça se voit pas on se rend compte de la corruption de manière incidente une corruption très active c'était il y avait une affaire dans il y a de mois là dans la région parisienne trafic de plaqu et licence de taxi un policier qui avait fait des milliers de consultations rémunéré consultation de fichier rémunéré 50 à 100 € bon ça se voit pas c'est pas tracé ça permet à la criminalité de de prospérer mais mais la société ne s rend pas compte et les institutions ell-mêmes savent pas le gérer après il y a la corruption extrêmement importante même je me permets m plus grave dans genre d'affaire où des policiers ou des policières se sont fait rémunérer 100 balles ou 150 balles pour accéder au fichier pour lire une plaque en fait trouver une adresse qui a servi ensuite à à permettre à une organisation criminelle de trouver l'adresse d'une personne à qui il voulait régler son compte c'est aussi ça le le la finalité de de ce genre de de problématique et c'est pour ça qu'on se dit des fois quand on n dit il faut que tout le monde puisse accéder à tous les fichiers parce que c'est ça l'efficacité voilà voir ce qu'on disait tout à l'heure sur la droite qui veut toujours des outils informatiques parce que les outils informatiques si sont mal utiliser effectivement ils se retourne contre nous la corruption c'est aussi 100000 € vers c'est un docker pour déplacer un conteneur c'est aussi un cabinet d'instruction ou un greffier peut faire tomber des pièces des gens qui sont libérés donc cet aspect de de de de gestion des troupes et et et de la de l'influence du narcotrafic c'est effectivement un sujet qui est devant nous et il faudra qu'on s'en occupe bien donc vous avez compris qu'il y avait beaucoup d'éléments évidemment à mettre en perspective sur sur sur ce qu'on voudrait comme étant une police efficace étant entendu que évidemment on peut pas passer à côté de la formation initiale et de la formation continue on a besoin qu' est au moins allez moi je PL pour qu'il a au moins 2 ans de formation initiale avant d'être sur le terrain voir 3 ans pour aller peut-être dans des services spécialisés on pourrait imaginer que ce soit 2 ans de formation initiale et une préaffectation dans un service et que la dernière année vous la spécialiser en fonction du premier service dans lequel vous allez aller on vous savez nous à la France insoumise pour même rattacher une partiefin la police judiciaire à l'autorité judiciaire comme c'est fait dans dans beaucoup de pays pour favoriser l'indépendance et éviter qui l'exécutif qui est les doigts dans le dans dans dans ce genre d'affaire et que il y a des remontées d'information un peu trop rapide voir des remonter l'information tout court dans dans des affaires en cours donc il y a beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup de choses à faire et même juste dire revenir sur la réforme de Gérald d'armanaana comme on l'a mis dans le programme c'est pas une mince à faire parce que ça rentre dans des enite suite dans des niveaux de détail pour les gens qui sont enfin pour les agents surtout FEM et homme qui sont les affectations de vos services la prime que vous avez le cycle horaire et donc il y a toute une mécanique aussi administrative derrière qui fait que ça leur a pris plus de temps que prévu eux et d'ailleurs on l'avait pointé en disant votre mécanique administrative va envoyer tout le monde dans le mur ça a été en partie vrai et en partie faux heureusement parce qu'on a mis le ha là en faisant les l'é mississions qu'on a fait à l'Assemblée et et au Sénat mais du coup l'inverse c'est vrai c'est que le rétropédalage c'est pas un acclaquement de doigt qu'on qu'on va pouvoir le faire donc on a besoin quand même de à la fois changer l'orientation politique jaoger ce qu'on va pouvoir faire vite et ce qui va prendre plus de temps la Bonne Nouvelle quand même dans sous une 5e République telle qu'elle est aujourd'hui c'est que on peut donner en tant que ministre de de l'intérieur on peut donner des instructions hiérarchiques à toutes ces troupes à tous les agents femmes et hommes qui sont sur le terrain en disant demain on fait plus ça demain on fait moins ça tout comme il peut faire demain on fait place net euh on peut dire demain on arrête les contrôles d'identité à tout craint voilà arrêtez de faire ça et ce qui obéissent pas bah ils se prennent un blab en interne parce que la loyauté quand on est fonctionnaire ça fait partie des obligations comme n'importe quel fonctionnaire n'importe quel service euh dans dans dans dans le pays et du coup il faut irra aussi avoir la le courage euh d'aller jusqu'au bout de sa réflexion parce que si vous mettez pas les sanctions derrière alors que vous avez dit que vous les ferez en intern et cetera et cetera donc les choses doivent pouvoir se tenir dans un ensemble qui doit garantir les libertés publiques c'est quand même ça l'objectif et la Déclaration des droits de l'homme et du citoyens et ce fameux article article 12 qui fait qu'à la fin on peut dire la police selon nous doit être un service public un service du coup au service des gens ni au service du gouvernement ni au service d'elle-même ni au service même juste de l'autorité judiciaire mais au service du peuple français et donc quand on met sur ces perspectiv là on peut se dire bon voilà'est qu'est-ce qu'on doit mettre en œuvre là ça donne les les premières directions même s'il y a encore beaucoup de de de travail à faire évidemment sur le sur le sujet il y avit une petite question qui disait est-ce que quand vous dites police vous parlez des policiers ou des gendarmes ou les deux et cetera alors moi à titre personnel quand je veux parler des gendarme je vous dis gendarme et je vous opère la distinction mais sinon effectivement c'est vrai qu'on on emploie souvent le terme police de manière très polycémique euh c'est les missions de police parce qu'effectivement la gendarmerie fait des missions de police police administrative de police judiciaire et cetera même si elle s'appelle gendarmerie c'est un peu c'est un peu pénible je c'est vrai je je l'accorde mais c'est c'est important et ça me permet de dire que justement de faire une transition sur les les les différentes missions ça été dit tout à l'heure sur le continuum de sécurité moi je me suis opposé au continuum de sécurité parce que c'est un c'est le continuum tel qu'il nous a été présenté l'idée peut être alléchante que les gens travaillent ensemble en bonne en bonne intelligence évidemment moi je suis pour que les gens ne travaillent pas ensemble et en étant complètement cons l'inverse voyez pas pas vrai donc donc l'idée c'est pas ça mais c'est que chacun soit bien dans ses Pr prérogative parce que le continuum de sécurité c'était l'effacement des prérogatives de qui devait faire quoi chacun dans son champ de compétence les policiers municipaux peuvent faire quelques missions de police nationale dans ce cadre là uniquement et la police municipale la police nationale va aider la police municipale dans ce cadre là et la sécurité privée va pouvoir aussi et après on sait plus qui fait quoi et c'est là où commence le drame en fait de qui fait quoi et c'est et à la fin c'est sur ce drame là que des missions des des des des des organismes de sécurité privée viennent prendre prendre une place qui n'est pas la l'heure avec des objectifs politiques qu'on ne partage pas et qui ne sont même pas ceux de l'État quand bien même il serait macroniste voilà donc il y a quand même un enjeu à bien rappeler qui doit faire quoi à quel moment c'est pourquoi moi j'ai j'ai j'ai plaidé on NAA pas précisé dans le programme il faudra qu'on qu'on aille plus loin dans la discussion sur notamment sur la police de proximité quelle police de proximité on veut moi je suis par exemple pour qu'on incorpore les polices municipales enfin tous ceux qu'on le gratte de policier municipal et et de directeur de la police municipale qu'on les incorpore dans une police nationale de proximité à la fois pour garantir l'égalité sur le territoire et en même temps qu'on puisse la mettre sous la double autorité du maire et du préfet parce que on a besoin quand même de déconcentration la principale critique qui a été faite de la police de proximité sous chevenénement c'était que c'était un truc qui tombait depuis Paris qui avait pas forcément de lien avec le local et que les policiers appliquer des des des doctrines qui étaai qui correspondaient pas au terrain or l'objectif de la police de proximité c'est quand même de correspondre au terrain alors certes avec un état d'esprit qui est c à des escalades mais il faut correspondre au terrain donc faut se donner aussi une marge de de souplesse et de manœuvre et faire quand même confiance en tout cas essayer de faire confiance aux élus locaux dans une perspective qui soit celle d'un service public encore une fois et pas celle d'une police du prince ftile local vois tu voulais réagir sécurit prou effit ouais sur la la la loi sécurité globale où on a quand même vu un débat particulièrement inquiétant et alarmant en fait parce que euh heureusement il y a eu il y a eu des des amendements des oppositions il y a eu aussi une mobilisation citoyenne associative et et syndicale sur un aspect de la loi sécurité globale notamment le fait de pouvoir filmer continuer à filmer les policiers même si ils étaient identifiés donc il y avait tout un débat sur est-ce qu'on peut continuer à filmer diffuser et il y avait la création de de ces infractions de de filmer les policiers mais il y avait vraiment en fait dans l'état d'esprit de cette loi il y avait la volonté en fait de complètement privatiser et complètement en fait basculer la police euh nationale vers la police municipale et la police municipale vers la police privée et donner en fait les mêmes pouvoirs de pouvoir verbaliser de pouvoir faire des procédures à la police municipale et à la police privé et donc ce qui est heureusement voilà ça a été ça a été à la fois euh débattu et amendé et il y a eu des censures du Conseil constitutionnel mais pour autant sur la base de cet article 12 de la déclaration des droit droit de l' citoyen en disant bah non en fait ça doit être au service de toutes et tous donc on peut pas donner des certaines missions de police judiciaire à la à la police privé mais on le voit là avec les les les JO de la police privée est intervenu sur de l'encadrement du maintien de l'ordre des contrôles sur sous prétexte d'un événement exceptionnel mais on voit bien en fait qu'il y a vraiment cette tendance à vouloir absolument privatiser de plus en plus la police et on est sur voilà cette envie de donner des missions à la police privée c'est extrêmement inquiétant parce que comme disait Hugo il faut absolument que on reste en fait sur les principes de la police au service de toutes et tous et puis un contrôle de la police et puis une déontologie de la police il y a un turnover incroyable en fait au niveau de la de la police des agents de sécurité privé et donc on aurait et bien du coup une une police qui serait sous contrat et qui qui pourrait ensuite et bien utiliser les éventuellement les informations les données et les fichiers pour pour d'autres d'autres intérêts et d'ailleurs on a aussi ce glissement qui existe au au niveau de la justice puisque on a maintenant de plus en plus d'agents contractuel puisque en effet le budget de la justice est particulièrement important mais pourquoi parce queil ne l'a pas été pendant des années des années et aussi une partie du budget de la justice est attribué à la construction de prison on a quand même une politique du tout carcérale et donc on revient sur la chaîne pénale où euh l'idée c'est de faire du chiffre mais aussi d'aller chercher des gens pour aller les remettre en prison parce que plus on construit des prisons plus il faut les remplir et on le sait bien et bien euh on va remplir ces prisonsl et on va continuer à mener cette politique pénale du tout répressif et dans la justice également on a cette tendance à contractualiser les missions du juge et à déjudiciariser et il faut absolument en effet que ce ce sujetl fasse partie des débats quand on parle de la justice on parle aussi de la privatisation enfin quand on parle de la police on parle aussi de la privatisation de la police et la privatisation de la justice d'ailleurs c'est pour ça qu'il faut que cette police de proximité ça peut pas être juste le slogan de dire on prend les mêmes policiers et on les met chacun dans un quartier et puis faites comme avant si on fait ça on va avoir un problème à nouveau des problèmes c'est dire qu'ils vont passer leur temps à faire ce qu'il savent faire ce qu'ils ont appris à faire c'est faire des contrôles d'identité ramasser des gamins et alimenter la chaîne pénale plutôt que de faire de la tranquillité publique et de faire baisser le niveau de tension donc on a besoin de de d'avoir une direction qui soit très claire y compris sur la question du du racisme systémique dans la police il y a quand même un rapport qui a été mis sous le tapis commandé par Gérald d'Anin qui fait la démonstration que non c'est pas juste des c'est pas juste trois tris trois personnes par commissariat qui font n'importe quoi oui il y a aussi trois personnes par commissariat qui font vraiment n'importe quoi mais c'est l'ensemble c'està dire l'omerta qui règne avec avait des questions sur le sujet le fait que les les collègues qui les dénoncent ce soit eux-mêmes qui soient mis en cause à chaque fois le fait que bon et cetera et cetera donc ça c'est ça qui fait système on dit pas que tous les policiers sont sont racistes fort heureusement mais que il y a un effet de système qui fait ça et donc si vous ne changez pas ça et vous mettez une police de proximité vous pouvez même empirer le mal que vous pensez que vous pensez réglé de de la même manière donc il faut quand même bien en avoir conscience parce que les sociologues de de la police ont toujours dit que la police de proximité était une police qui avait davantage de contrôle social en fait en réalité parce qu'elle était mieux renseignée elle connaissait mieux les gens donc donc il faut bien pas juste la la méthode mais changer aussi les objectifs politiques et moi s'il doit y avoir une déjudiciarisation c'est pour qu'il y ait moins de gens présentés devant la justice et que le policier puisse le gérer directement ça ça ne me gênerait pas en l'occurrence cette forme de déjudiciarisation là qui disent bon je t'ai pris cette fois la prochaine fois tu recommences pas comme ça peut ça peut-être déjà pu vous certains vous arriver vous faites contrôler sur la route vous avez fait une connerie griller un feu machin c'est le plus en plus rare c'est vrai mais le policier qui vous dit bon ça va pour cette fois la prochaine fois c'estignette bon surtout si vous êtes blanc c'est plus simple normalement mais si vous êtes pas blanc ça va jamais dû vous arriver j'en suis j'en suis absolument persuadé malheureusement mais mais peêtre peut-être certains ont fait l'expérience donc on sait que ça peut fonctionner et puis c'est et puis bon bah vous réfléchissez vous dites bon c'est vrai j'ai fait une connerie vous recommencez pas tout de suite peut-être que vous recommencez mais pas tout de suite si tu me permets un mot d'ailleurs sur sur la question de la police de proximité la place des polices municipales dans l'architecture actuelle un un des sujets qui est extrêmement problématique c'est que on voit qu'on est quand même loin du compte en terme de déontologie dans la police nationale avec des instances de contrôle igpn gendarmerie GG qui sont ni transparentes ni indépendante alors que ça existe dans d'autres pays je pense à à l'Angleterre avec un système iop 6 un système ex d'illeurs mais pour les polices municipales c'est un désert habissal il n'y a aucune aucun contrôle de déontologie à part les consignes politiques du maire qui les emploie avec toutes les limite que ça présente donc là on voit qu'on a quand même devant nous un risque politique important donc on a on a besoin de de à la fois de cet objectif de police de proximité de pas tomber dans sortir de la police de réaction on a besoin aussi de donner des consignes qui son soit clair voilà et et la consigne et on le sait c'est pour ça que les gendarmes c'est intéressant c'est là on va faire un vrai parallèle c'est que les gendarmes par construction finalement ils ont pas trop d'autrre choix que d'être de proximité ils sont là à la caserne ils vivent sur place ils vont faire leur cours au mêmes endroits que les gens qui vont potentiellement arrêter vont enfin ils utilisent les mêmes services autour d'eux ce qui était le cas en fait avant dans la police il y avait une obligation d'habiter à moins de 20 km je crois au départ puis c'est 40 puis maintenant c'est plus du tout respecté de de son lieu de son lieu de travail et même les policiers réclament d'absolument ne plus ne plus ne plus habiter là là où il travaillent parce que les rapports sont tellement conflictuels et vous entendez souvent les syndicats dire oui mais moi il y a un collègue ses enfants ils sont fait prendre un parti à l'école et cetera et cetera et c'est pas satisfaisant de faire ça mais en fait les choses s'aliment plus vous vous armez plus vous mettez de la distance plus vous mettez de la tention bah plus ça ça ça vous revient un moment où en tout cas vous générez de la tenenstion et du coup c'est compliqué vous vous éloignez et cetera le le truc s'alimente et donc la seule la seule solution que vous voyez vous entrevoyez là-dedans c'est d'être encore plus armé encore plus loin donc c'est à nous de briser ce cercle là et de l'argumenter et d'expliquer en quoi ce serait tout aussi efficace si en fait en réalité plus efficace que le système actuel évidemment pour compléter tout ceon tout ce qu'on se raconte il faut pas oublier tout le volet judiciaire pénal répressif il y a eu des conférences les années précédentes sur le sujet il y en aura sur les années suivantes il y en a même quelques-unes à ces universités d't là euh donc voilà pour pour pour avoir le le tableau le tableau complet de ce programme du nouveau front populaire qui qui donne la direction la bonne direction sur les sur les en matière de de sécurité et on peut s'en enorgueillir de pas avoir fait ce que par le passé je le dis je déploris mais j'ai j'ai pas passé longtemps Parti socialiste je suis resté un an et demi tu vois j'ai pas tenu comme toi j'ai pas tenu comme toi mais à l'époque c'était la grande époque de Manuel Vals qui qui qui expliquait que finalement pour faire de la police de gauche il fallait faire des des mesures de droite et donc de d'expliquer que la vidéosurveillance le récipisser pour cont contrôle l'identité c'était un jusqu'iciici ça se passait bien non mais je je veux dire je suis content de se dire de se dire qu'on va on n on n'est pas en train d'esquiver et on n'est pas en train d'essayer de se justifier mais d'expliquer en quoi on est convaincu que ça va être plus efficace ce qu'on raconte et d'affronter le sujet et pas de l'ou voyer sachant que normalement en bonne conclusion mais je vous laisser redire un petit mot et je ferai un petit mot de conclusion à la fin euh qui qui à mon avis euh il faut affronter le sujet savoir ce qu'on va faire parce que ce n'est pas possible d'arriver au pouvoir en disant faites comme avant parce que comme avant c'est vraiment pas pas pas terrible euh voir très problématique et en même temps on affronte les sujets et on va dans la bonne direction géram un petit mot de la fin et clair merci je pense que vous avez compris euh que que qu'on était euh sur ce programme très très dense et et très affuté sur les objectifs politiques qui sont extrêmement importants moi je le redis c'est un sujet extrêmement important dans la vie électorale du pays il y a une attente de sécurité on peut pas être dans le dénis mais il faut qu'on le fasse avec des valeurs de gauche on les porte et pour rassurer tout à fait Hugo sur le les bonnes orientations qu'on prend au Parti socialiste je peux dire que au Sénat on est en train de déposer une une PPL qui rétablit le répissé donc je te voisà rassuré ah bonne nouvelle alors bonne bonne nouvelle s'il y a le récipie c'est du contrôle d'identité même si bon ça suffira pas mais c'est déjà pas mal de le de le remettre dans le dans les débats et euh et en effet il faut aussi sur la période socialiste je quand même je vais mettre une couche moi aussi il faut aussi euh voilà faire très attention et je pense se mobiliser euh de manière massive quand il y a comme ça des des des périodes exceptionnelles en fait où on a quand même eu voilà un parti socialiste qui a eu peur et qui a mis en place l'état d'urgence et ensuite on a eu euh des lois en fait tirées en fait de ces moments exceptionnels qui sont rentrés dans le commun et là c'est pareil les JO il faut absolument travailler dessus vérifier ce qui a été fait et être particulièrement vigilant sur le fait qu'on a réussi en tout cas la France a réussi à mettre en place ces JO là avec un niveau en fait de répression jamais atteint et qui est d'habitude utilisé par des pays autoritaires donc il faut vraiment continuer à être très vigilant et à se mobiliser pour dénoncer en fait ce qui s'est passé on sort de la séquence voilà on est tous content il y a eu les Jos et mainant il faut vraiment tirer des leçons de ce qui est passé et et constater en fait les dégâts qu'il a eu notamment sociaux mais aussi au niveau judiciaire et faire attention à ce que ça recommence pas et au niveau policier aussi voilà après j'avais une question sur faut-il croire encore à la justice en parlant des militants à 69 et de la police qui est au service du préfet et moi j'ai pour avoir une note d'espoir j'ai envie de croire que si le préfet du Tarne agit clé c'est aussi parce que il y a eu une mobilisation massive sur la 69 au sol dans les arbres qu'on a exercé beaucoup de recours qui a eu beaucoup de médiatisation et que peut-être que ça a fait bouger un peu les lignes et que le préfet a giclé pour ça voilà merci pour vous donner le le mot final de de conclusion tout ce qu'on vient de se dire là ne sert absolument à rien s'il n'y a pas le reste du programme politique que nous défendons je le dis avec la plus grande des sincérité ce n'est pas la police qui va elle-même faire diminuer la délinquence et la criminalité dans ce pays il faut rester complètement lucide là-dessus et pourtant J a passé beaucoup de temps à vous dire ce qu'on s'est raconté là et jérô aussi mais à la fin la vérité c'est si on on fait pas diminuer le chômage si on cré pas l'emploi si on fait pas la bufurcation écologique si on partage pas les richesses non mais franchement ça va servir à rien et si on met pas en place la prévention primaire à la hauteur de ce qu'elle devrait être que ce soit ucation nationale au sens large mais aussi toute la prévention spécialisée qui se prend des coups dans la dans la figure matin midi et soir par tous les départements de droite dans le pays depuis déjà plus de 15 ans c'est pas la peine non plus donc voilà juste vous redire ça on n'est pas c'est pas parce que on on traite les sujets de police comme on l'a fait aujourd'hui qu'on esquive tout le reste bien au contraire mais il faut pas non plus parce qu'on traite tout le reste esquiver les sujets comme on a traité aujourd'hui et c'est ça notre responsabilité politique de de de de militante et de militants de pouvoir argumenter et compris sur le terrain qui intéresse les policières les policiers les gendarmes de leur terrain professionnel de leur quotidien et savoir fixer un un autre perspective un autre cap c'est ce qui fait que le nouveau front populaire et vivement que Lucy casté qui va bientôt parler non loin d'ici gouverne ce pays merci pour votre attention
Jérôme Durain