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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 24 juin 2025 33 min

Popularité : E. Philippe chute, B. Retailleau en embuscade

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Locuteur

Et avec nous pour ce club comme tous les mois, Nathalie Moré. Bonjour Nathalie, merci d'être là. Journaliste politique pour le groupe de presse régionale et bras, ce sont les journaux régionaux de l'est de la France. Hervan Lestro, bonjour Herwan. Merci également d'être avec nous, directeur conseil à l'institut de sondage au Doxa. Et on va justement parler de ce baromètre Doxa pour public Sénat et la presse régionale Marine Le Pen et Jordan Bardella qui domine le palmarès des personnalités. Ils évancent Eddouard Philippe qui passe de la première à la 3e place à égalité avec Bruno Retaillot.

On va revenir évidemment sur ces enjeux politiques et puis Alex, le thème du baromètre ce mois-ci sont les municipales. Oui, on verra que la figure du maire reste celle de l'élucale préféré des Français. On voit ça dans quelques instants et on va en parler tout de suite. C'est l'actualité dans nos régions. Et l'actualité dans nos régions, c'est du côté de la Sainte Saint-Denis. On va retrouver Karine Franklin. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous. Karine Frankl, vous êtes maire UDI d'Aubervilier en scène Saint-Nier. On va parler avec vous du malaise des élus locaux voire même du burnout des élus locaux. Vous avez vous décidé de faire une pause dans votre mandat ?

C'était en février dernier. Vous êtes revenu la semaine dernière. On va en parler d'abord. Pourquoi vous avez décidé de faire cette pause ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Ben écoutez, ce qui s'est passé, c'est ce qui arrive à beaucoup de de femmes, surtout euh en France, euh une forme d'épuisement euh mental et psychologique dû à la charge de travail plus la charge familiale. Donc euh j'ai eu la chance d'être extrêmement bien entourée par une majorité municipale et des collaborateurs qui m'ont dit que là, il est temps de prendre soin de moi et de faire une pause pour pouvoir de nouveau me mettre au service des Alberties Vilariens.

Ouais, c'est c'est un c'est un trop plein, on le comprend quand on vous entend. Est-ce que aussi aujourd'hui la charge de maire, elle devient trop dure ? Il y a trop d'exigences, trop de sollicitations aussi bien euh côté administratif que de la part de vos administrés ? Alors forcément quand on a envie d'être maire, on le sait, on est à proximité et puis euh en fonction des villes, c'est différent.

Mais quand on est maire d'une grande ville de banlieu qui cumule des fragilités mais aussi beaucoup d'atout, les solutions les sollicitations elles sont immenses parfois au-delà de nos compétences ce qui génère aussi beaucoup de frustration et puis vous n'avez pas de journée type, il y a aussi énormément de grands projets très complexes à monter et puis après vous devez gérer aussi des problèmes de quotidienneté, de sécurité, c'est à la fois passionnant mais énergivore et chronophage. Comment comment se passe votre retour ? Vous êtes revenu la semaine dernière. Qu'est-ce que vous avez changé ? Est-ce que vous avez changé des choses dans votre manière d'exercer votre fonction de maire ?

Alors forcément, moi je pense que dans chaque crise, il y a une une opportunité et puis euh le moment de le la quelque part, c'est presque une chance de pouvoir prendre un un pas de un pas de recul et euh euh je me suis rendu compte de de la force du collectif euh qu'il fallait s'appuyer plus euh dessus et puis euh on le dit, il y a des sollicitations qui sont multiples et l'idée c'est aussi de fixer ses priorités et de se concentrer sur sur l'essentiel enfin Enfin, c'est un équilibre qui est fragile mais qu'on peut qu'on peut mener. Vous avez voulu médiatiser votre choix.

Est-ce qu'aujourd'hui vous avez l'impression que la question du burnout des élus locaux des maires c'est un sujet tabou ? C'était un sujet tabou. Et alors pourquoi j'ai voulu le médiatiser ? Déjà parce que je suis quelqu'un de franc et honnête. J'avais envie d'être transparente pour mes administrés. Et puis je pense qu'il fallait aussi libérer la parole sur ce sujet parce que je suis loin d'être la seule. Je suis pas un cas isolé. Est-ce que selon vous, il y a des mesures à prendre justement pour éviter que ces cas se multiplient ? Est-ce que politiquement parlant, on nen fait pas assez pour aider les élus locaux notamment sur leur charge mentale ? Ben, il y a plusieurs choses.

Déjà, on n pas de formation. Donc, si c'est sur un premier mandat, on découvre aussi on découvre le métier, on découvre des sujets aussi multiples que variés. Et puis ce qui est frustrant, c'est aussi le on va pas se le cacher, c'est le manque de moyens. On doit toujours euh faire plus avec moins. Nos budgets n'augmentent pas malgré l'inflation, malgré beaucoup de choses. Et puis il y a aussi un empilement de 1000 feuilles administratif qui peut parfois être complexe que les habitants ne comprennent pas forcément et donc on nous sollicite sur des compétences qui sont pas les nôtres. Un dernier mot, comment ils ont réagi les habitants d'Aubergvilier ?

Qu'est-ce qu'ils vous disent aujourd'hui ? Mais alors euh ils disent qu'ils sont contents que je sois revenu et ça ça a été vraiment euh déjà au moment de mon départ, j'ai vraiment senti que ce soit de la part des habitants, de mon équipe, un énorme élan de de solidarité et ça ça m'a porté tout au long de tout au long de cette période qui a été compliquée et vraiment là l'accueil au retour est extrêmement chaleureux et c'est vraiment beaucoup de bonheur de pouvoir retourner sur le terrain. Merci beaucoup. Merci Karine Frankl d'avoir été avec nous pour témoigner de ce que vous avez vécu et et de ce sujet du burnout des élus locaux.

Merci beaucoup et et bon retour du coup à la mairie d'Aubervilier. Merci d'avoir été avec nous. Un mot Erwan et et Nathalie. Alors c'est vrai que Karine Frankl elle a médiatisé son choix mais ce sujet du burnout de la charge des élus locaux ça reste encore un sujet un peu tabou.

un sujet tabou mais qu'on aborde de plus en plus et que les maires aussi notamment de très petites communes euh nous renvoient nous beaucoup en presse quotidienne régionale parce que madame Frankl d'être de s'appuyer sur une équipe à la fois d'élus et d'administratifs mais il y a aussi de nombreux élus dans des communes de moins de 1000 habitants qui sont souvent vraiment en première ligne et seuls en première ligne avec une équipe municipale extrêmement restreinte et sans beaucoup d'ingénierie parce que il y a souvent un ou une secrète secrétaire de mairie mais pas de directeur de cabinet de choses comme ça et c'est pour eux extrêmement difficile parce qu'ils sont sollicités 24/ 24 par les par les administrés qui comme le dit très bien madame Frankl n'ont pas conscience des compétences du maire.

Donc effectivement on les sollicite sur des choses sur lesquelles ils n'ont pas d'emprise. Donc oui, au bout d'un moment c'est compliqué. C'est quelque chose dont on parle de plus en plus. Nous, on prépare plein de papiers sur ce sujet et on en a déjà fait de façon à à à évoquer justement la la charge qui pèse sur les élus et qui est effectivement très très lourde. Ah ben Karine Frankler avec nous, vous vouliez dire un petit mot Karine Franklatie Moret.

Effectivement, on est les maires ont des charges différentes en fonction des tailles de communes et moi je mesure la chance d'avoir un cabinet, une majorité large sur laquelle sur laquelle m'appuyer et quand on est voilà, moi j'ai grandi en milieu rural et effectivement je n'ai pas que de secrétaire de mairie et pour les les maires de petites commune, la charge elle est différente mais elle doit être absolument énorme parce qu'il doit y avoir aussi beaucoup solitude. Merci beaucoup. Merci Karine Franklin. Un mot là-dessus Aran avant de parler du baromètre et et des municipales, est-ce que les Français ils ont ils ont conscience de ce que représente la fonction de maire ?

Oui, de lors qu'on qu'on aborde les élus locaux chez les Français, il y a il y a autant de de bienveillance que d'inquiétude. Mais c'est vrai qu'à la différence des députés, des ministres, des sénateurs, pour les 23 des Français, les élus locaux ont une sécurité qui est mal assurée. Ça c'est un un un point assez important. Et quand on parle des difficultés des élus locaux avec les les Français, ils nous disent "C'est parce que la société est de plus en plus violente. C'est parce qu'il y a des réseaux sociaux qui amplifient les colères." bien plus que c'est parce que les élus locaux sont pas à la hauteur de leur fonction.

Ça c'est vraiment toute cette bienveillance qui va avec les élus locaux. Associ et l'implication de de tout ça, ils savent le sacerdoce que c'est le mérite que ça demande, c'est queil y a une crise d'évocation quand on demande aux Français s'ils pourraient se porter candidat à une élection municipale s'ils en avaient la possibilité. Très majoritairement, ils nous disent non. Et justement, on va parler des municipales, c'est le thème du baromètre au Doxa ce mois-ci, Alex. Euh le baromètre, il s'intéresse à la vision qu'ont les Français de leurs élus locaux et notamment du maire. Euh oui, le maire reste l'élu le plus euh populaire parmi les Français.

60 % d'entre eux ont une bonne opinion euh du maire de leur commune. 38 % apprécient leur président de région, 37 % leur président de département. C'est un point de plus euh que leurs députés, 36 % en revanche, seulement 26 % des Français ont une bonne opinion de leur sénateur. Alors pourquoi ? Bien car 56 % des Français ne connaissent pas leur sénateur. Alors, il y a des élections municipales en mars prochain. Quelle est la tendance pour les maires sortants ? Et bien 52 % des Français souhaitent la réélection du maire actuel de leur commune alors que 47 % aimeraient qu'un autre maire soit élu. Et puis quels seront les sujets de préoccupation lors de ces élections ? pour 51 % des Français.

C'est la sécurité qui va le plus compter dans ce scrutin. L'activité économique et les commerces est aussi un sujet important de ces municipales pour 31 % des Français. En 3e position, la propreté de la ville en jeu majeur pour 26 % des personnes interrogées devant l'éducation 20 24 %. Merci beaucoup Alex. On va revenir là-dessus. Erwan, le maire reste l'élu préféré des Français. Oui, tout à fait. parce que le maire c'est celui qui s'inscrit vraiment dans une relation de proximité, parfois dans une relation de long terme. Il y a des mèes qui cumule plusieurs mandats consécutifs. C'est aussi une personnalité qui suscite ce qu'on appelle dans les sondages la bienveillance transpartisane.

C'est-à-dire quand bien même il n'est pas de mon bord politique, j'ai plutôt une bonne opinion de lui et si je n'irai pas voter pour lui, j'irai pas faire barrage pour empêcher son son élection. Donc c'est vraiment un maire qui s'inscrit dans une relation de proximité avec les Français qui sont extrêmement attentifs à leur cadre de vie local. Alors que c'est vrai que la figure du député, du sénateur, du président de département ou du président de région est beaucoup moins bien identifié surtout avec la fin du cumul des mandat peut-être. Absolument.

C'est vrai qu'on avait des barons locaux qui cumulaient souvent la fonction de maire avec celle de de députés qui n qui ont dû laisser une des deux places depuis la fin du cumul des mandats et c'est vrai que ça crée des députés assez peu connus et assez peu en prise avec les territoires alors que le maire est connu comme étant celui qui est sur le terrain qui connaît les difficultés du quotidien et c'est pour ça que cette relation de de proximité a du sens pour les Français. Ouais.

et aussi à porter de baffe à porter d'enguelade comme dit Gérard Larch c'est l'él proximité le maire c'est pas le seul à le dire hein que le maire est à à porortter de baffe euh moi j'attire la votre attention sur le fait que les prochaines municipales qui ont lieu dans 9 mois vont être très différentes de celles de 2020 alors déjà première chose en 2020 il y a moins d'un électeur sur de qui s'est déplacé et pas seulement à cause du Covid que de si on regarde la courbe de participation aux élections municipales les municipales étaient vraiment très très hautes parce qu'effectivement il y a un attachement don vous venez d'en parler parler des électeurs à leur maire, mais on voit que cet attachement là, en tous les cas, il ne se confirme pas forcément dans les urnes.

Et là où les prochaines vont être très importantes, c'est qu'elles vont intervenir juste un an avant la présidentielle et que quelque part ça va être le premier tour de l'élection présidentielle de 2027, c'est-à-dire l'occasion pour tous les partis politiques de mesurer leur poids dans les régions et dans les départements. Donc plus national parce qu'on dit souvent que les municipales ça ça se fait pas sur l'étiquette. Là, vous dites ce sera plus national. Ça va être très politique avec une implantation enfin une volonté d'implantation très forte du Rassemblement national notamment.

Donc effectivement ça va être une élection beaucoup plus politique que celle de 2020 qui était effectivement en pleine pandémie mais là c'est surtout un an avec la avant la présidentielle et on est actuellement dans un contexte de flou politique très importante. Donc ça va être un moment de recomposition à mon sens politique très important. Est-ce que ce qui explique c'est ce qui explique Eran que finalement il y a une très courte majorité de Français qui souhaitent la réélection de leur mère ? Oui. Bah c'est c'est tout à fait ce que ce que dit Nathalie Morayet sur le le la dimension stratégique de ces élections municipales qui arrivent.

C'est particulièrement vrai parce qu'en fait aujourd'hui on a un français sur deux uniquement qui souhaite la réélection de son maire en 2026. Et si on remonte à 2019, on mesurait déjà la même tendance. Mais en 2020, on a eu l'épisode du Covid, très faible participation. Et finalement la municipale de 2020 c'est une élection de sortant. Il y avait 3 mois entre les deux tours aussi hein. Et 84 % des sortants qui se présentaient ont été réélu. 74 % des sortants ont été rélu dans les villes de 20000 habitants et plus. C'est vraiment une élection qui a consacré les sortants. Et alors que en 2019 les Français souhaitaaient du renouvellement dans leur commune, ils ne l'ont pas eu en en 2020.

Donc il va y avoir des attentes fortes et puis c'est vrai qu'il y a des attentes fortes de transformer l'essai d'enracinement local au sein du RN, au sein de la France insoumise aussi. Donc ça va être en quelque sorte un espèce de laboratoire pré-présidentiel qui va être intéressant à suivre sur de voir comment ces rapports de force nationaux ont infusé au niveau local. Et il y a il y a des sujets qui intéressent plus les Français en tout cas qui feront l'élection selon les Français. Le premier sujet Nathalie c'est la sécurité. Oui la sécurité. Et moi, je mets ça en lien avec le narcotrafic euh parce que on voit que il y a eu une loi qui a été votée.

Le narcotrafic n'importe quelle loi, c'est une proposition parlementaire qui vient du Sénat. Le Sénat, c'est les maires. C'est justement parce que les maires ont été des lanceurs d'alerte sur ces problématiques du narcotrafic qui était pas simplement à Marseille, à Paris, à Lyon, mais sur tout le territoire, y compris dans les dans les petites bourgades, euh que euh il y a eu cette proposition de loi qui est devenue euh une loi donc votée il y a quelques semaines. Donc on voit que oui, en lien avec le narcotrafic, la sécurité est quelque chose qui est devenu hyper pregnant, beaucoup plus je pense qu'il y a qu'il y a 5 ans et demi. Donc oui, c'est une préoccupation majeure.

Attention, moi je mets un bémol entre la préoccupation majeure et infiner le vote des Français parce que si c'est une élection très politique, il y a aussi si c'est forcément une élection aussi très personnelle. Il va y avoir des des personnalités marquantes notamment dans les grandes villes. Donc peut-être qu'au bout d'un moment ce choc des personnalités dans les grandes villes va dépasser le propre enfin le simple débat de la sécurité. En tous les cas sur la campagne électorale, clairement ça va être un thème et on voit les l'écart, il est énorme hein entre le la sécurité 51 %, le 2e thème c'est l'activité économique 31 %.

Voilà l'activité économique qui était à autour de 30 % qui a à son niveau de ce qu'on mesurait avant les municipales de 2020. La thématique qui a vraiment reculé, c'est l'environnement. Je sais pas si vous vous rappelez de la municipale parisienne de 2020 où c'était à qui promettra de planter le plus d'arbres dans son projet. L'environnement a clairement reculé et la sécurité explose. Mais c'est ce qu'on mesure dans notre baromètre sécurité pour le groupe Goron et le Figaro qui sort aujourd'hui. 9 français sur 10 ont l'impression que l'insécurité augmenté ces dernières années. Donc ça c'est une préoccupation qui est transversale.

Et dans les villes, il y a aussi quelque chose qui a changé avec le Covid, c'est que maintenant les gens habitent leur ville avec le télétravail. Les gens sont beaucoup plus sensibles à leur cadre de vie parce qu'ils passent beaucoup plus de temps dans leur ville. C'est là qu'ils vont dans des magasins, qu'ils ont des services qui avant ils avaient sur leur lieu de travail. Donc les gens sont beaucoup plus attentifs à leur cadre de vie. Et dans les enquêtes qu'on réalise nous pour des des communes en ce moment en prévision des des municipales, on observe bien évidemment que ces crainte sur la sécurité, elle concerne le narcotraficne aussi tout ce qui relève de la tranquillité publique.

C'est les nuisances sonores, c'est les incivilités routières, c'est les dépôts sauvages d'ordure dans la rue. C'est c'est toutes ces choses qui participent à un sentiment d'insécurité qui est important dans les communes et sur lesquelles on attend beaucoup. Et c'est vrai que pour boucler avec ce que disait Karine Frankl, il y a problème de aussi des moyens dont disposes pour enrayer l'insécurité parce que quand on n pas assez de police dans une commune où il y a des grosses attentes sur ce planl le national ne répond pas forcément aux besoins du municipal. On va passer au deuxième aspect de ce baromètre et comme tous les mois, on va regarder le palmarès des de popularité politique.

Et alors ce moisci gros changement dans le palmarès Alex, il y a du mouvement et le point marquant de ce palmarès ce mois-ci, c'est la chute de popularité d'Edouard Philippe qui perd sa première place et surtout il perd 4 points de popularité par rapport au mois dernier avec 33 % d'opinion favorable. L'ancien premier ministre se retrouve à la 4e place de ce Palmarès et c'est sa première place à Jordan Bardella et Marine Le Pen qui ont tous les deux 36 % d'opinion favoraable. C'est un point de plus pour eux que le mois dernier. Bruno Rota le ministre de l'intérieur monte sur le podium avec 33 % de bonnes opinions.

Donc à égalité avec Édouard Philippe et on note on note l'entrée directement à la 6e place du classement de Michel Édouard Leclerc le patron du groupe Lecler avec 29 % d'opinion favorable. Ouais effectivement. Alors Édard Philippe, on disait qu'il était indétronable. Ça fait des mois qu'on parle de lui à la première place. Là, il est la plus grosse chute de ce palmarès. Moins 4 points. Comment on l'explique, Aran ?

Mais peut-être qu'il paye un peu aussi son entrée en campagne pour pour la présidentielle parce que c'est vrai que il bénéficit il bénéficiait d'une côte d'adhésion un peu de confort assez élevé tant qu'il était un premier ministre en retrait de la vie politique dont on savait qu'il allait revenir mais qu'il restait en retrait. C'est vrai que depuis un an, il est revenu dans le jeu politique comme chef de parti avec une majorité présidentielle au sein de laquelle ça ça tangue un petit peu. Il a annoncé sa candidature pour la présidentielle. Maintenant, c'est plus seulement un homme politique d'envergure en retrait, c'est aussi un candidat un candidat à la présidentielle en puissance.

Depuis un an, il a perdu 10 points chez les sympathisants Renaissance. Il a perdu des points chez les sympathisants de la gauche parce que finalement ces gens qui avaient encore un peu de bienveillance à son égard, il le voi désormais. Mais pourquoi maintenant ? Parce que ça il est rentré en il a officialisé sa candidature en septembre. Jusque là, il est toujours resté à la première place à un mois après où il y a eu une petite exception. Pourquoi là d'un coup ça chute ? Alors peut-être aussi dans une part de l'électorat de droite, il y a une préférence aujourd'hui pour Bruno Retaillot sur un espace politique concurrent.

On voyait le mois dernier que en code d'opinion simple, Bruno Retaillot était passé devant Édouard Philippe. Les courbes se sont croisées et peut-être que ça s'affesse auprès de cet électorat de droite qui voit plutôt en Bruno Rotaillot son champion et ça détériore le soutien à Édard Philippe mécaniquement. Ouais. Le le match est lancé Nathalie Retaille au Philippe. Oui, j'en veux pour preuve la sortie du livre de Édouard Philippe qui s'appelle Le prix de nos mensonges. Là, il y a il y a il y a de semaines. C'est pas un hasard si ce livre sort maintenant. Je crois qu'il était un petit peu avancé.

C'est parce que justement dans l'équipe d'Édouard Philippe au Parti Horizon, on sent depuis plusieurs mois cet affaissement hein. Il avait un un parti prix Édouard Philippe de faire des congrès décentralisés. il en a fait trois euh durant les 6 premiers mois de la l'année en critiquant en creux le gouvernement avec une ligne stratégique finalement assez simple. Je suis là, je reste en surplomb euh je suis euh loyal, c'està dire je critique pas trop mais en même temps j'affirme ma différence.

Euh ça c'était sans compter euh l'avèement et la la propulsion, on peut pas dire le contraire, de Bruno Retaillot qui était à 14 % chez vous au mois de décembre et qui aujourd'hui avec une code d'adhésion de 30 % et ça bouscule fort forcément euh la stratégie de campagne d'Edouard Philippe. Après, euh je suis pas sûr que fondamentalement ça l'inquiète parce qu'Édouard Philippe, il est préparé à ça. Il est préparé aux turbulences. Il sait que ce qu'on prévoit dans une élection présidentielle qui est un marathon et pas même pas une course de de de bifond, il est préparé aux turbulences.

Euh voilà, c'est pour ça que il sort ce livre Le prix de nos mensonges, justement pour critiquer euh le positionnement politicien euh et électoraliste de de certaines personnalités politiques et pour essayer de parler franc et cash. Après, ce qui est intéressant, c'est de voir ça. Voilà. OK, on voit il est fragile. Ce qui est intéressant à suivre, c'est comment il va essayer de rebondir. On voit qu'il accélère son temps médiatique. Il reste encore un an et demi. Ça le rend un petit peu serein. Mais attention et je crois qu'effectivement dans l'équipe de Horizon, on l'a compris. Ouais.

Alors, autre enseignement de ce palmarès, c'est que pour la première fois, Jordane Bardella et Marine Le Pen sont en tête execut. Oui. Et c'est bah c'est l'incarnation de des préoccupations sécuritaires extrêmement élevées des des Français. On a eu le le meurtre de cette surveillante en en Haute Loire. On a eu les débordements sur les Champs-Élysées après le après le en Hloire, pardon. C'est Hmarne. On a eu les les débordements sur les Champs-Élysées après le sacre du PSG.

On a eu énormément de choses qui ont fait remonter la tension sécuritaire dans dans l'opinion et on sait que dans ce cas de figure, dans les sondages, on voit une prime aux personnalités qui incarne une sécurité sans aucune tolérance pour la développement. Il y a pas d'impact de l'égligibilité de Marine Le Pen dans dans Non parce que finalement on a dépassé cette séquence. On est vraiment dans une période où il y a une prime au discours autoritaire en matière de de sécurité. On le voit bien d'ailleurs, le podium est occupé par Jordan Bardella, Marine Le Pen et Bruno Rotaillot. Nathalie, oui, c'est la prime à l'opposition si vous voulez.

Aujourd'hui, l'opposition, elle est incarnée par trois personnalités, Marine Le Pen, Jordane Bardella Bruno Retaillot. Même si Bruno Rataillot est effectivement au sein du gouvernement et au centre commun, tout le monde a bien intégré qu'il était président et pas dans le camp euh de de de la Macronie euh aujourd'hui.

Donc effectivement bah à 1 an et demi de la présidentielle aujourd'hui dans un paysage politique flou émouvant la prime elle est opposition c'est facile de s'opposer face à un pouvoir qui est de plus en plus faible et qui est j'allais dire impuissant face à une assemblée nationale qui effectivement n'arrive pas à se mettre d'accord sur les textes donc voilà c'est la prime à l'opposition ça ne veut pas dire que vous parliez de le poids de l'inéligibilité de Marine Le Pen était était faible.

Ça ne veut pas dire que ça va pas le revenir parce que pour l'instant le débat n'est pas là-dessus mais à partir de la rentrée où ça va le redevenir avec la perspective de l'appel, ça peut changer la donne. On va dire un mot de la gauche hein. Alors les premières personnalités de gauche, elles sont un peu loin. 9 François Ruffin 10 Raphaël Gluxman qui a présenté hier sa vision pour la France. Est-ce que pour les Français il incarne quelque chose ? Il incarne cette gauche social-démocrate désormais. Oui, tout à fait.

C'est vrai que Raphaël Gluxman, autant on aurait pu avoir des doutes sur sa solidité politique après les européennes de 2019 où il avait eu 6 % des suffrages exprimés, là on voit qu'il a quand même transformé l'essai politique en 2024 plus 8 points d'une élection à l'autre, 14 %. Il a fait exister le Parti socialiste qu'on disait Moribon et avec peu de poids face aux autres forces de gauche. Il a placé le le Parti socialiste en première force de gauche. Il a une dynamique électorale. Maintenant, il faut trouver son espace politique pour Raphaël Gluksman. Et ça, c'est très compliqué. Si on regarde sa côte d'adhésion, elle est de 71 % chez les sympathisants socialistes.

On tombe à 50 % chez les sympathisants écologistes. On atteint 18 % uniquement chez les sympathisants LFI. Donc pour réunir la gauche, ça va être un peu compliqué. Il avait 11,5 % des intentions de vote pour 2027 dans le sondage qu'on a fait avec vous au au mois de mars au niveau de Jean-Luc Mélenchon, mais avec une gauche qui représente à peu près 30 % des voix. Autant Raphaël Gluxman peut être un excellent candidat de premier tour et c'est un candidat crédible et légitime pour figurer au premier tour. En revanche, on voit difficilement dans l'état actuel des choses comment il se il serait au second tour. Là dans les sondages, il prend uniquement 10 % des voix d'Emmanuel Macron en 2022.

20 % des voix de de Jean-Luc Millorchon, c'est trop peu pour espérer être un potentiel candidat présent au second tour. Un mot là-dessus, Nathalie, où est la gauche ? Où est la gauche ? Non, quand on on voit la la gauche est historiquement faible, donc on voit que toutes les les luttes intestines au sein de la gauche sont des des des luttes pour des précarrés et de toute façon, ça ne débouge pas sur un un deuxième tour. 30 % c'est historiquement bas. Et là-dessus, Raphaël Luxman fait le pari du travail puisque hier il n'a pas présenté un programme. Il a dit voilà la vision c'est ça, le travail arrivera ensuite enfin le le avec les propositions ensuite.

Mais nous pour l'instant on travaille c'est ce qu'a fait Jean-Luc Mélenchon avec la France insoumise depuis des années et ça a payé. Donc le pari de de Raphael Luxman, c'est de faire la même chose. Évidemment pas le même programme mais voilà c'est de de s'appuyer sur des thèmes, de préparer et cetera. On verra si ça paye pour l'instant 30 % ça suffit pas. On va terminer par la côte de popularité de l'exécutif. Elle reste basse Alex. Et oui, seulement 28 % des Français pensent qu'Emmanuel Macron est un bon président de la République.

C'est un point de moins que le mois dernier et en tout cas c'est tout de même mieux que le Premier ministre François Baïou dont 22 % des Français seulement estiment qu'il est un bon chef de gouvernement. C'est malgré tout 2 % de plus que le mois dernier pour François Baïou. Et on va parler de François Baïou. François Bairou qui euh chose assez peu commune a pris la parole très tôt ce matin à 7h depuis Matignon pour réagir à l'échec du conclave sur les retraites échec qu'il refuse et il convie justement les partenaires sociaux à la discussion. Va l'écouter. Je ne peux pas accepter sans réagir qu'on se satisfasse d'échouer si près du but.

Je considère donc que notre devoir est de ne pas baisser les bras et de tout faire pour permettre de dépasser un tel blocage. C'est pourquoi j'ai décidé d'inviter les organisations qui ont travaillé ensemble durant ces 4 mois à me rencontrer dès ce matin pour rechercher une voie de passage dans l'intérêt de notre pays. On disait Nathalie, c'est pas commun premier ministre qui s'exprime à 7h du mat depuis Matignon. François Bairou, il joue la survie de cette réforme des retraites mais sa survie politique aussi. Ah mais c'est complètement ça en fait.

Si vous voulez, François Bairou depuis 30 ans, son ADN politique c'est de faire confiance à aux discussions avec les partenaires sociaux et euh au fait que les politiques puissent s'appuyer sur les corps intermédiaires. C'est son ADN politique. Là, ça échoue. 4 mois de discussion pour aboutir sur un non accord. Donc là, aujourd'hui, la seule chance qu'il a de s'en sortir, c'est de se mouiller lui-même, d'arriver en première ligne et de dire voilà maintenant on essaie de se mettre d'accord. C'est sa dernière chance parce que la France insoumise dépose aujourd'hui une motion de censure à l'Assemblée nationale.

Il joue sa survie politique à la fin de la semaine, il peut ne pas être premier ministre. C'est ça qu'il est en train de jouer. Et il prend en invitant lui-même les partenaires sociaux autour de la table ce matin à Matignon, il prend aussi les Français à témoin en disant voilà comme Mendes France dont il se réclame souvent, je mets tout le monde autour de la table et ce ne sera finalement peut-être pas de ma fautie. Ça échoue. C'est ça qui est en train de se jouer. C'est ça l'objectif de François Baou ce matin. Oui, même si ce qu'on voit du côté des Français, c'est qu'il est dans une apesanteur un peu paradoxale parce que finalement il a un manque de crédit record.

sous la 5e République qui fait partie des premiers ministres les moins populaires à à Matignon. Et pour autant, les Français ont pas forcément envie de le voir quitter Matignon demain. Ils sont pas majoritairement favorables au vote d'une motion de censure mais peut-être parce que ils craignent qu'on replonge dans une crise de gouvernance. Ils n'ont pas forcément envie de de revivre cette période. Donc finalement, il le voit comme un premier ministre de de transition. Il est pas forcément détesté quand bien même il a perdu énormément de crédit dans dans l'opinion. Il est au plus bas. Ouais.

Un un dernier mot euh euh le Parti socialiste qui dit ce matin que il y aura censure si le parlement euh n'a pas le dernier mot. Est-ce qu'il peut y échapper à la censure, Nathalie ? Oui, parce que euh la main est dans le enfin la clé c'est le Parti socialiste qui l'a et on sait très bien que le Parti socialiste est divisé par rapport à ça. Le Parti socialiste, c'est grosso modo 60 députés et euh l'un d'entre eux me disait hier, en fait, on entend beaucoup une vingtaine de députés qui disent "Attention, on va le faire tomber et cetera." Mais l'essentiel du groupe est quand même très très divisé.

Euh on sait notamment que euh François Hollande n'est pas favorable à une censure justement pour ce que vous disiez, pas pour sauver la peau de François Baou mais justement parce que ça entraînerait une instabilité qui serait défavorable euh au pays. Et le ministre qui me disait récemment euh faire tomber un gouvernement c'est 3 mois d'inactivité et c'est des points de PIB. Est-ce qu'actuellement la France peut milliard de Monchal ? Alors je sais pas si c'est 12 milliards mais en tous les cas est-ce que le la France peut se permettre ça ? le débat auquel on va assister dans les jours prochains. Merci beaucoup à tous les deux. Vous restez avec nous.

continue à parler de ce conclave sur les retraites. C'est à la une de vos journaux régionaux ce matin.

28:58
Non speech

[Musique]

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Locuteur

Et Alex, le conclave sur les retraite à la une de la Marseillaise. Et oui, François Baotou, le premier ministre se trouve sur un volcan après l'échec du conclave sur les retraites qu'il avait promis au socialistes en échange d'une non censure. rencontre aujourd'hui a des partenaires sociaux qui n'ont pas réussi à se mettre d'accord pour améliorer la réforme de 2023 et pourtant hier après-midi, le MEDEF avait tenté un dernier coup de poker en organisant juste avant la reprise des discussions et bien une conférence de presse pour faire de nouvelles propositions sur l'usure professionnelle et l'âge de départ sans décôtte. un coup d'esbrouff selon les syndicats.

L'avenir des énergies renouvelables en danger aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Oui, les députés se prononce aujourd'hui sur l'ensemble de la proposition de loi de programmation énergétique et durant le débat sur ce texte, les députés du Rassemblement national et des républicains ont réussi à faire voter un moratoire sur le développement des énergies éoliennes et solaires. Alors à voir maintenant si l'ensemble du texte est voté par les députés. En tout cas, en Occitanie, le Mé libre nous raconte qu'on s'inquiète beaucoup à propos de ce moratoire.

La vice-présidente de la région en charge de l'écologie et rappelle que dans cette région 2300 emplois directs sont concernés par le photovoltaïque et 3000 emplois sont concernés par l'éolien terrestre. La guerre Israël, Iran et une histoire à la une de l'Union. Oui, c'est l'histoire d'un couple de roois Mathieu et Stéphanie qui sont allés à Tel Aviv le 11 juin dernier pour participer à un mariage. C'était juste avant que Néclatte la guerre entre l'État hébreu et la République islamique d'Iran. Le couple de français a donc vécu 10 jours sous les bombes iraniennes dans leur hôtel. Mathieu raconte, je le cite, "Cous les soirs, l'angoisse arrivait.

19h, première alerte, on allait dans l'abri souterrain de l'hôtel et puis nouvelle alerte toutes les 2hes, ainsi de suite jusqu'à 6h du matin et cela pendant 10 jours et leur retour en France a été tout aussi compliqué. Dans la nuit du vendredi au samedi 21 juin, ils ont reçu un appel masqué. Mathieu raconte également, c'était le qu d'ors on nous confirme qu'on va bien partir et qu'il faut suivre les consignes. Le lendemain à 5h, on monte dans un taxi direction la Frontière avec la Jordanie. Le chauffeur roule à 180 km/h sous les bombes et drones iraniens qui repostent après les frappes américaines. C'est le dô de fer qui nous a sauvé la vie en interceptant ces missiles raconte Mathieu.

Et quelques heures plus tard arrivé arrivé en Jordanie pardon, les gilets oranges de l'ambassade de France les attendaient et c'était la délivrance. La une du Dauphiné libéré c'est la prostitution des mineurs qui sévit à Grenoble. Oui. Trois affaires trois affaires de proxénétisme impliquant des adolescents ont été révélés ces dernières semaines dans l'agglomération de Grenoble. Des filles très jeunes, parfois en FUC, sont prostituées par les narcotrafiquants dans des appartements proches des points de le procureur de Grenoble dénonce une forme d'esclavage moderne. On finit par du sport, l'heure des comptes.

Et oui, fin de saison et fin d'exercice financier pour de nombreux clubs professionnels et les temps sont durs au niveau budgétaire pour le sport professionnel français notamment dans de nombreux territoires comme dans le dans le Ménéoire, c'est la une du courrier de l'Ouest où euh c'est euh une forme de diète budgétaire pour les clubs de sport professionnel. Et puis à la une de Corse matin, ça va parler cash pour les deux clubs de foot professionnels Corse, la Serge Acio et le Sébastien qui vont tenter aujourd'hui de convaincre le gendarme financier du football français que leurs finances sont assez saines pour rester en Ligue 2. Donc Orian, vous allez croiser les Bah oui quand même.

Merci beaucoup. Merci Alex, merci Nathalie, merci Aran d'avoir été avec nous. Merci à tous de nous avoir suivi. On se retrouve demain. Très bonne journée.

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Non speech

[Musique]