Justice et refonte de la police : conditions du calme
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41Invité politiquePromesse
« non seulement nous réclamons la vérité et la justice pour Naël mais ce que nous devons mettre en oeuvre et ce que nous devons exiger de l'État c'est qu'il soit capable de refonder une police républicaine après la mort de Naël »
- 1:24Invité politiqueFait
« les policiers ont menti mais nous citoyennes citoyens responsables politiques nous avons eu accès à des images qui donnent à voir un policier qui dit très vite je vais te mettre une balle dans la tête et qui à peine la voiture a démarré tire directement »
- 2:05Invité politiqueChiffre
« en 2020 refus d'obtempérer qui fait suite à un tir mortel mortel d'un policier c'est un cas 2020 en 2021 4 personnes meurent dans cette dans ces mêmes conditions et en 2022 13 personnes meurent dans ces mêmes conditions »
- 2:47Invité politiqueChiffre
« le Sénat a pointé dans un rapport que c'était plus 28% si ma mémoire est bonne et elle est tout à fait bonne entre 2015 et 2020 des refus d'obtempérer »
- 6:16Invité politiqueChiffre
« les tirs de policiers ont augmenté depuis 2017 de 40% et que le nombre de personnes tuées par tir policier a été multipliée par deux depuis 2020 »
Temps de parole
- Clémentine Autain100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
non seulement nous réclamons la vérité et la justice pour Naël mais ce que nous devons mettre en oeuvre et ce que nous devons exiger de l'État c'est qu'il soit capable de refonder une police républicaine après la mort de Naël c'est un vent de compassion à l'égard de ce jeune tué par un policier qui a saisi notre pays et je veux ici exprimer toutes mes condoléances pour la famille pour les proches de Naël et c'est aussi un vent de colère très important qui s'est même traduit par des émeutes dans un phénomène qu'on a bien connu en 2005 et moi je m'en souviens parce que j'avais à l'époque manifesté on était très très peu nombreux parmi les politiques avoir manifesté avoir exprimé à ce moment là notre compassion et notre quelque part notre compréhension à l'égard de ces de ces jeunes qui fuyaient un contrôle de police et aujourd'hui c'est vrai que dans un état de droit il y a matière à être hors de soi d'imaginer que l'on puisse mourir non c'est impossible qu'en France on meurt par simple refus d'obtempérer et que les policiers puissent tirer de façon aussi simple comme les images que nous avons vu sur les réseaux sociaux le donne à voir parce que les policiers ont menti mais nous citoyennes citoyens responsables politiques nous avons eu accès à des images qui donnent à voir un policier qui dit très vite je vais te mettre une balle dans la tête et qui à peine la voiture a démarré tire directement et ça c'est évidemment sidérant sidérant que ce soit possible en France aujourd'hui au 21e siècle or depuis l'affaire y a des Bouna depuis 2005 et ses émeutes on aurait dû avancer dans une logique de désescalade et repenser la doctrine du maintien de l'ordre c'est pas du tout ce qui s'est passé et on a continué à aller dans le mur et ce qui fait que la situation s'est détériorée regardez pour un cas comme celui de Naël en 2020 refus d'obtempérer qui fait suite à un tir mortel mortel d'un policier c'est un cas 2020 en 2021 4 personnes meurent dans cette dans ces mêmes conditions et en 2022 13 personnes meurent dans ces mêmes conditions donc on voit bien que il y a quelque chose qui tourne absolument pas rond parce que l'impunité permet de perpétuer évidemment ces situations et de les démultiplier et l'impunité elle est au sommet de l'État ce sont les responsables politiques qui doivent taper du point sur la table et qui doivent faire en sorte que ça ne fonctionne pas comme ça mais pire il y a même des lois qui ont permis en fait ces situations ne se démultiplier c'est sous le quinquennat Hollande en 2017 qu'une loi a en gros permis d'user davantage de l'arme à feu dans les situations précises de de cas où on optant perd pas alors c'est vrai que dans le même temps le nombre de personnes qui n'obtent pas à exploser le Sénat a pointé dans un rapport que c'était plus 28% si ma mémoire est bonne et elle est tout à fait bonne entre 2015 et 2020 des refus d'obtempérer et il faut regarder ce qu'il signifie ces refus dans le tempérer évidemment il ne mérite pas de mourir surtout dans le pays qui interdit la peine de mort mais il faut regarder quel est le sens qui est donné parce qu'en fait la tension qui existe entre la population et la police elle génère ce type d'attitude elle les conforte elle est démultiplie et donc si on n'a pas une logique de désescalade si on ne change pas la doctrine du maintien de l'ordre alors on va voir ce démultiplier plus encore ce type de situation et donc non seulement nous réclamons la vérité et la justice pour Naël mais ce que nous devons mettre en oeuvre et ce que nous devons exiger de l'État c'est qu'il soit capable de refonder une police républicaine et il y a de quoi aujourd'hui évidemment s'inquiéter parce qu'on sait aussi que dans la police de plus en plus parce que les conditions aujourd'hui d'être policiers sont compliqués vraiment pas simple du fait de ces tensions contre la population et les forces de l'ordre du fait aussi de moyens de formation qui manquent bref je vais pas faire toutes les raisons mais c'est pas évident toujours de faire ce métier et cette tension là elle est aussi générée par des discours de syndicalistes je pense en particulier là à au syndicat France police qui dans le cas de Naël à osé dire bravo aux policiers mettent en cause l'éducation parentale et donc de dédouaner totalement le policier ce qui est complètement sidérant et on sait que de façon récurrente on a des syndicats de police qui nie les violences policières et un ministre monsieur Darmanin qui lui-même non je ne sais combien de cas dit circuler il y a rien à voir et qui refuse de condamner les policiers qui manquent à leurs devoirs or s'il n'y a pas de justice si on n'est pas capable de dire quand il y a ces violences et de les punir de les sanctionner très fortement alors évidemment elle se perpétue et elle se elle se renforce donc pour y mettre fin il faut refondre une police républicaine ça suppose pas mal de choses de changer la doctrine donc il faut changer la loi celle de 2017 ne va pas du tout mais plein d'autres il faut une police de proximité il faut imaginer d'autres manières parce que ça serait percute on le voit dans la pénalisation voilà la criminalisation des mouvements sociaux et on voit bien que quand on encadre des manifestations comme ça a été le cas ça ne solide c'est absolument n'importe quoi tout est prévu d'une certaine manière pour l'escalade de la violence et absolument pas pour la désescalade donc il faut changer de logique former les policiers dans ce sens assurer qu'il y ait jamais d'impunité et qu'il y ait toujours la transparence la vérité et la justice et à partir de là on peut penser qu'on a une police républicaine capable de renouer un lien de confiance avec les citoyens et les citoyens et avec enfin entre les citoyens et la et la police ça passe aussi par une police de proximité ça passe par récépissé pour qu'on puisse quantifier objectiver d'une certaine manière ce qui le ressenti légitime des jeunes qui sont issus de l'immigration ou qui ont une origine une couleur de peau et qui à ce titre font l'objet de contrôle répéter ça ça le refus d'obtempérer il vient aussi de là donc on a un certain nombre de propositions très fortes qui doivent être mises en oeuvre pour sortir de cette situation qui est une situation délétère pour la République délétère pour la démocratie et délétère pour les citerne et les citoyens qui aujourd'hui est de plus en plus perdent leur vie je disais tout perdre de leur vie je disais tout à l'heure que la situation s'aggravait depuis 2005 mais il faut savoir par exemple que les les tirs de policiers ont augmenté depuis 2017 de 40% et que le nombre de personnes tuées par tir policier a été multipliée par deux depuis 2020 mais moi en relisant les chiffres je suis prise d'effroi parce que c'est considérable et c'est bien qu'il y a une espèce de pente savonneuse dans laquelle enfin de laquelle il faut impérativement qu'on sorte donc on a la pression de l'extrême droite on a un gouvernement qui marche dans ses pas et on pense trouver des solutions sécuritaires en armant toujours plus en donnant toujours plus raison à la police va permettre de changer la situation et d'apaiser le climat c'est tout l'inverse si on veut du calme si on veut la paix civile alors il faut une police irréprochable et il faut une police qui arrête de de tendre en permanence la situation et ça ça me paraît tout à fait évident dans dans la situation dans laquelle nous nous trouvons je veux terminer sur ces mots qui m'ont beaucoup touchés sont ceux de Kylian Mbappé qui dit qui dit ce mot très simple j'ai mal à ma France et j'ai mal à ma France c'est très fort parce que la France ça peut pas être ça en fait ça peut pas être ça et de la même manière que Omar Sy à tweeté qu'une justice digne de ce nom au nord la mémoire de cet enfant ça aussi c'est un impératif pour notre pays et pour qu'elle l'honore j'insiste j'insiste en terminant sur le fait que bien sûr il faut la justice et la vérité mais il faut aussi refonder une police républicaine et ça ça demande du courage politique de la part du gouvernement qui a trouvé les mots de la compassion depuis la mort de Naël mais sous la pression sous la pression de la vidéo sous la pression aussi des émeutes parce que là c'est l'angoisse de l'embrassement mais ça ne suffira pas ces mots de compassion il faut une suite et la suite c'est d'être capable de changer la doctrine du maintien de l'ordre vite c'est une urgence absolue pour notre pays
Clémentine Autain