Logements sociaux : réponse du maire de Mandelieu-la-Napoule
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 90 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
On va commencer cette émission par quelque chose qui va vous surprendre et par quelqu'un que vous ne connaissez sans doute pas.
- 0:46ComplaisanteÉludée
Sébastien Leroy, alors qu'il était républicain, il a été militant et membre du bureau politique et il a annoncé son départ du parti en 2026.
- 1:01ComplaisanteRéponse directe
Écoutons-le.
- 4:34OuverteRéponse directe
Là, ça vous laisse quoi, d'ailleurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:16Invité politiqueFait
« qui me demande, qui m'ordonne de construire 2345 logements sociaux à Mondelieu pour remplir les quotas de la loi SRU. »
- 1:25Invité politiqueChiffre
« naturellement, 2345 logements sociaux avec une modalité d'en faire 774 avant le 31 décembre 2028. »
- 1:34Invité politiqueChiffre
« En résumé, on me demande de faire par mois un immeuble de 35 logements. »
- 1:59Invité politiqueChiffre
« Et tout ça pour une amende de 2,5 millions d'euros par an. »
- 2:10Invité politiqueChiffre
« Mandelieu est exposé de risque majeur à 85%. »
Temps de parole
- Présentateur41 %
- Invité politique38 %
- Invité12 %
- Invité 26 %
- ?2 %
≈ 18,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
On va commencer cette émission par quelque chose qui va vous surprendre et par quelqu'un que vous ne connaissez sans doute pas. Il s'appelle Sébastien Leroy.
Il
est maire de Mandelieu-Lanapoule
et
il est monté hier au créneau contre l'État. Et il a publié une vidéo sur Instagram qui m'a fait sourire également et qui montre la folie, la folie de notre administration, la folie de notre État. La première réforme à faire dans ce pays, c'est la réforme de l'État. Et c'est là qu'Emmanuel Macron, on peut l'attaquer sur ses dix ans. Cette vidéo est extraordinaire. C'est le maire de Mandelieu-Lanapoule. Il est vraiment, lui, les mains dans le cambouis. Il est au contact en permanence des soucis. Écoutez ce que lui demande l'État, écoutez sa réponse et j'espère que ça pourra faire évoluer la situation.
Sébastien Leroy, alors qu'il était républicain, il a été militant et membre du bureau politique et il a annoncé son départ du parti en 2026. Il a rejoint Nouvelle Énergie qui est le mouvement fondé par David Lysnard qui est, comme chacun sait, le maire de Cade. Écoutons-le.
Bonjour
à tous. Dans notre rubrique de la semaine, le bonheur d'être un élu local et un citoyen français avec ce gouvernement d'élite et ce Parlement extrêmement courageux et créatif,
je
vais vous parler de logement social, puisque je reçois un courrier de l'État qui me demande, qui m'ordonne de construire 2345 logements sociaux à Mondelieu pour remplir les quotas de la loi SRU.
Et
naturellement, 2345 logements sociaux avec une modalité d'en faire 774 avant le 31 décembre 2028.
En
résumé, on me demande de faire par mois un immeuble de 35 logements. Naturellement, vous aurez compris que même si on était une armée de Chinois avec des bétonnières et des brouettes, on n'y arriverait pas. Mais ce n'est pas grave, parce que, vous savez, dans cet hommage toujours perpétuel à l'Union soviétique et au grand plan de Brezhnev, même si c'est débile, on continue à imposer toujours plus. On n'y arrivera pas, mais ce n
'est
pas grave. Ça fait très bien dans les documents de com. Et tout ça pour une amende de 2,5 millions d'euros par an. Alors naturellement, trois observations. Premièrement, c'est totalement irréalisable. Mandelieu est exposé de risque majeur à 85%. Mais ça, j'ai bien compris que ça n'intéressait personne. Et que naturellement, quand demain, on sera inondé, les premiers qui me font ce courrier seront les premiers à me dire qu'on n'aurait jamais dû les construire. Deuxièmement, j'ai bien saisi aussi qu'en réalité, ce n
'est
pas tellement les logements sociaux qui vous intéressent. C'est plutôt les dominos évidemment que versent la ville, qui sont quand même sympas à prendre tous les ans. Et troisièmement, bien sûr, que la réalité est un concept aujourd'hui qui est devenu tellement éloigné de ce qui vous intéresse au quotidien qu'on ne
va
pas s'embarrasser avec ces petits détails. Donc merci encore pour ce courrier. J'aime autant vous dire qu'on ne
va
pas y arriver et qu
'on
ne les fera pas, parce que je ne vais pas faire sur une ville inondable à 85% une urbanisation supérieure à ce qu'a connu ce territoire depuis la Deuxième Guerre mondiale. Mais c'est ainsi, on est toujours dans ce délire. Vive l'Union soviétique, camarade, faisons des plans. 2 300, c'est un peu petit joueur. Moi, je vous propose de faire 5 000 logements sociaux avec un objectif d'en faire 350 par mois. Là, ça a
de
la pêche. Voilà, vive la France et surtout vivement que tout change.
Ce
pays est dingue. Je gère, ce pays est dingue. En fait, ce pays est dingue, mais à un niveau de dinguerie...
Mais
je ne
peux
pas vous dire autre chose. Là, ce que je dis là,
ce
n
'est
même pas... Ce
n
'est pas politique, ce que je dis. Vous comprenez ce que je veux dire ? Ce n
'est
pas de droite ou de gauche. Ce pays est dingue. Et voilà, quand vous l'écoutez, ce maire...
C
'est-à-dire qu'on veut... Enfin, vous avez compris. Il y a 85%. Vous avez 85% de terrains inondables. Ils veulent construire des immeubles. Ce pays est dingue. Alors, il a raison. Il faut
que ça change. Alors, tout le monde ne veut pas le faire changer de la même manière. Mais enfin, c'est un... Mais ce qui est impressionnant, c'est que l'effet comique naît du simple exposé de la réalité. Mais oui ! On rie. Enfin, on
ne
devrait pas rire parce qu'il y a de quoi pleurer. Mais c'est des petits
hommes gris. Simplement
en disant A, B, C. Et tout s'effondre. Parce que les autres sont dans l'idéologie. Les petits hommes gris. Les petits hommes gris, quoi. Enfin, mais que font... Qu
'est
-ce que font les gens qui nous gouvernent ? Vous imaginez tous les services, tous les fonctionnaires qui sont payés à faire tourner cette machine, à envoyer les courriers... Mais ce que ça a coûté ! Les gens qui ont réfléchi là-dessus, ce que ça a coûté ! Mais on est... Je n
'ai
pas d'autre expression à trouver, pardonnez-moi, de dire que ce pays est dingue. Donc si, Mathias Lebesse, ce pays est dingue, c'est l'Union soviétique... Là, ça vous laisse quoi, d'ailleurs ?
Non, non, ça ne me laisse pas quoi. Ce qui m'étonne, c'est qu'il y a une loi, la loi SRU, et cette loi, elle a été votée par les représentants du peuple français. Donc nous sommes tous responsables, collectivement, de cette dinguerie, si le pays est dingue. Mais vous avez
évidemment raison. Moi, je suis un régaliste,
vous savez,
donc... Mais vous avez parfaitement raison.
Vous
avez parfaitement raison. Et la loi SRU, il faut la remettre en cause, mais immédiatement. C'est la première chose qu
'il faut changer. Elle a été
votée par
le Parlement. Mais moi, il y a plein de trucs qui ont été votés par
le Parlement
qu'il faut remettre en cause, en fait. Ça s'appelle la démocratie.
Non, mais
après, si 80% des terrains sont inconstructibles, effectivement, ça paraît incroyable qu'il n
'y ait
pas de dérogation, qu'il n
'y ait
pas, au cas par cas, des aménagements. Mais il y a beaucoup de maires qui dérogent à ces lois parce que, très clairement, ils n'ont pas envie d'avoir de logements sociaux parce que les logements sociaux,
ça
ne fait pas bien dans le paysage. Et du coup, effectivement, ils dérogent à la loi.
Une
question de
paysage. Sébastien Leroy, en tout cas, je salue Sébastien Leroy, que je ne connaissais pas, qui a pris, visiblement, la suite de son oncle, qui s'appelait Henri Leroy, qui est un jeune maire, et il faut toujours écouter les maires. Bon, ça, c'était le premier sujet du jour. J'espère qu'on en reparlera. Le pape.